Essayez la boite magique ! Outil de recherche Anti Sarkozy !

18/07/07

Quand la police fonce, le piéton est en danger de mort


Je voudrais juste vous raconter l'accident dont j'ai été témoin ce matin (mardi 17 juillet) dans Paris et dont les images m'ont perturbé toute la journée:

Vers 8h30 en ce mardi matin je quitte en voiture mon domicile du Xe arrondissement et emprunte la rue Dieu (proche du canal Saint-Martin). Au bout de la rue j'entends une sirène de police et me fais la réflexion que, bien qu'alerté par le bruit, je n'arrive pas à repérer où peut bien être la voiture en question... Mais je sens qu'elle se rapproche.
Je tourne et m'engage dans la rue Yves Toudic. A quelques mètres de là, le feu à l'angle de la rue Yves Toudic et de la rue Léon Jouhaux passe au rouge. Je ralentis et vois alors la voiture à la sirène qui arrive derrière moi. Il s'agit d'une voiture de police banalisée sur le toit de laquelle un gyrophare bleu a été apposé. Elle roule assez vite, déboite, me double et passe, le feu étant toujours au rouge.

Au moment où elle passe le croisement, un véhicule qui remonte la rue Léon Jouhaux, et pour lequel le feu était vert, percute la voiture de police sur le coté droit au niveau de la portière passager. Sous l'effet du choc la voiture de police est projetée vers le trottoir et pivote sur elle même.

Presque aussitôt je vois s'extraire par la vitre de la portière passager de la voiture de police une jeune femme.
Mon feu passe au vert et je m'avance doucement pour continuer dans la rue Yves Toudic. Passant assez près des véhicules accidentés je constate que le choc a été assez violent et que les deux véhicules sont vraiment très endommagés (avant arraché et enfoncé pour le véhicule qui remontait la rue Léon Jouhaux, côté droit écrasé pour le véhicule de police). Mais finalement je me dis presque que ce n'est pas si grave et que ce n'est que de la "tôle foissée".
Mais en dépassant les deux véhicules je vois le corps debout et inanimé d'une femme dont la tête était "encastrée" dans le pare-brise arrière d'un véhicule garé sur le coté gauche de la rue Yves Toudic après le croisement.

Là je comprends que cette malheureuse devait tranquillement marcher sur le trottoir au moment du choc et qu'elle a littéralement été projetée sur la voiture garée par le véhicule de police lorsqu'il est monté sur le trottoir.
Je trouve révoltant que l'on puisse perdre la vie un matin, ou être gravement blessé, alors que l'on marche tranquillement sur le trottoir parce qu'un policier, sous prétexte qu'il dispose d'un gyrophare et d'une sirène, se permet de griller un feu rouge. Le code de la route et la prudence doivent s'appliquer pour tous, et peut-être encore plus à ceux dont le métier est de faire respecter la loi !

Note de Rue89 : Le piéton a été blessé. Le véhicule de police était occupé par deux adjoints de sécurité. Une procédure disciplinaire est d'ores et déjà engagée contre eux, a indiqué la préfecture. Ils se trouvaient en mission mais sans caractère d'urgence, a-t-elle précisé.
Par Didier Garcia (Consultant)
rue 89

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Prisons: 61.810 incarcérées au 1er juillet


PARIS - Près de 62.000 personnes étaient incarcérées en France au 1er juillet, soit une hausse de 3,9% par rapport au même mois de l'année précédente, selon les statistiques de l'Administration pénitentiaire publiées sur le site Internet du ministère de la Justice


Au total, 61.810 personnes étaient écrouées, avec une part de prévenus de 29,5%. Le nombre de personnes condamnées est de 43.587, tandis que les prévenus sont 18.223. On dénombre 825 mineurs incarcérés, soit 1,3% des personnes écrouées.
Selon l'Administration pénitentiaire, le nombre de "places opérationnelles" dans les prisons est de 50.557. De source judiciaire, on précise que 4.979 détenus bénéficient d'un aménagement de peine.


Le précédent pic avait été atteint au 1er juillet 2004, avec 63.652 détenus. Mais le mois suivant, la population carcérale avait fortement chuté pour atteindre les 58.308 sous l'effet de la grâce collective présidentielle du 14-Juillet accordée par Jacques Chirac.
Son successeur, Nicolas Sarkozy, s'est refusé à toute grâce collective cette année, estimant que l'élection présidentielle ne "donne pas le droit d'effacer des ardoises". Il n'a cependant pas exclu des grâces individuelles. AP

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Rafle de prostituées à Lyon - Gérault et Collomb complices des proxénètes !


Vendredi 13 juillet 2007, sur les conseils du maire de Lyon Gérard Collomb, le nouveau préfet du Rhône, Jacques Gérault, tout juste nommé à ce poste par son ami Nicolas Sarkozy a voulu marquer le début de sa prise de fonctions à grands renforts médiatiques par une descente de police sur les quais Perrache de Lyon où travaillent plusieurs collègues.
Après avoir été verbalisées, environ une trentaine de leurs camionnettes ont été envoyées à la fourrière. La préfecture du Rhône a d’ores et déjà annoncé que cette opération allait être suivie d’autres du même type dans les prochains jours.

Jacques Gérault est manifestement complètement ignorant des réalités de la prostitution et se contrefout totalement du sort des prostituées ainsi que de leur avis. Il préfère gaspiller l’énergie des forces de police, et donc l’argent public, à réprimer des personnes innocentes plutôt que de contribuer au service public de la protection de la population.
Il démontre son incompétence en justifiant son action par des motifs fallacieux et d’ordre moral : D’une part, quand Gérault dénonce le « trafic de chair humaine », il ne sait pas de quoi il parle puisqu’il réprime des prostituées dites traditionnelles qui n’ont rien de victimes de trafic sans quoi elles ne pourraient pas être propriétaires des camionnettes qu’il a fait envoyer à la fourrière. D’autre part, en parlant de notre métier comme « d’un spectacle sordide », Gérault non seulement nous insulte mais instrumentalise les familles et les enfants au service de sa morale.

Une telle opération relève en fait davantage de l’esbroufe médiatique au service de sa propre publicité que de la lutte contre le trafic d’êtres humains ou même de la tranquillité des riverains, utilisés comme prétexte. En effet, les prostituées de Lyon se sont retrouvées reléguées sur les quais Perrache car déjà expulsées du centre-ville par Collomb. Elles sont donc hors des zones d’habitation et ne dérangent personne. De plus, afin d’éviter les arrestations pour racolage, les professionnelles du sexe portent des tenues correctes. Ce qui choque les bonnes âmes n’est donc pas le comportement des prostituées qui n’ont rien de délinquantes et exercent leur métier à l’abri des regards, mais simplement leur présence et la vue de leur véhicule.
Cette politique d’expulsion ne résout rien aux problèmes des travailleuSEs du sexe dans leur recherche d’espace de travail adéquat et sécurisé mais renforce au contraire la nécessité pour elles d’obtenir la protection d’intermédiaires extérieurs, perdant ainsi une part conséquente de leurs revenus et au prix parfois de leur liberté.

Malgré les démonstrations flagrantes de l’impact catastrophique de la répression du racolage, et notamment contre-productif en matière de lutte contre le proxénétisme, Sarkozy et ses sbires persistent dans une politique répressive inutile, stupide et dangereuse. Tout cela en complète contradiction avec les rapports des ONG et des instances Européennes. A ce sujet, les Etats membres du Conseil de l’Europe viennent de publier le rapport PACE qui recommande l’arrêt de toute criminalisation des prostituées.
Nous souhaitons adresser notre entier soutien et solidarité à nos sœurs qui résistent face aux rafles policières depuis 5 ans, ainsi qu’aux associations de santé communautaires telles Cabiria qui s’efforcent chaque jour d’en contrer les effets.
Nous exigeons :

* Que la répression cesse immédiatement à Lyon et partout en France
* L’abrogation de la Loi pour la Sécurité Intérieure qui pénalise entre autre le racolage passif.
* La démission de Jacques Gérault de la préfecture de Lyon.
* Que le Parti Socialiste renonce à copier la Droite et exclut le maire de Lyon Gérard Collomb qui depuis 2002 mène une chasse aux prostituées indigne et dangereuse.
* Que les politiques éduquent leurs électeurs sur l’existence de la prostitution plutôt que de les conforter dans des comportements de rejet racistes.
* Que des politiques de médiation soient entreprises entre les travailleuSEs du sexe et les habitants des quartiers près desquels elles exercent leur profession afin de mettre au point des solutions satisfaisantes pour toutes les parties.

http://www.lesputes.org/

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Petition de soutien pour Hamé /La Rumeur face a Sarkozy

Une pétition de soutien au groupe La Rumeur

NOUVELOBS.COM | 18.07.2007 | 11:30

Artistes et intellectuels figurent parmi les signataires d'un texte de solidarité au groupe de rap "poursuivi avec acharnement et malgré deux relaxes", après la décision prononcée par la Cour de cassation le 11 juillet.

Une pétition a été mise en ligne pour soutenir le groupe de rap "La Rumeur", dont le chanteur Hamé est poursuivi pour ses propos contre des policiers "assassins", apprend-on mercredi 18 juillet.
"Nous artistes, intellectuels, et citoyens, nous déclarons solidaires du groupe de rap La Rumeur, poursuivi avec acharnement et malgré deux relaxes, depuis cinq ans par le ministère de l’intérieur pour avoir publié un texte mettant en cause les violences policières depuis plusieurs décennies en France", indique le texte déjà signé par des personnalités comme l'historien Maurice Rajsfus, le journaliste Denis Robert et les musiciens Cali, Benjamin Biolay ou Mouss et Hakim du groupe Zebda.

Relaxe cassée

Le 11 juillet dernier, la Cour de Cassation, la plus haute instance judiciaire, a cassé la relaxe, prononcée en 2004 puis confirmée en 2006, prononcée en faveur de l'un des rappeurs du groupe "La Rumeur", Mohamed Bourokba, dit Hamé, et renvoyé le dossier devant la Cour d'appel de Versailles.
L'artiste était poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins". Le ministère de l'Intérieur, dirigé depuis mai 2002 par Nicolas Sarkozy, avait décidé de porter plainte en juillet de la même année.



PETITION

Nous artistes, intellectuels, et citoyens, nous déclarons solidaires du groupe de rap La Rumeur, poursuivi avec acharnement et malgré deux relaxes, depuis cinq ans par le ministère de l’intérieur pour avoir publié un texte mettant en cause les violences policières depuis plusieurs décennies en France.

Nous le faisons au nom du principe fondamental de la liberté d’expression. Mais aussi parce que nous estimons qu’il est urgent que s’ouvre enfin un débat sans tabou sur les pages sombres de l’histoire de la police française.

La justice doit reconnaître qu’il n’est pas diffamatoire de revenir sur les massacres d’octobre 1961, de Charonne, ou les bavures commises depuis les années 80.


signer l'appel - entrer sur le site
http://la-rumeur.com/

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Quand parle de logistique a propos des expulsions..ça fait froid dans le dos

La police aux frontières loue un avion privé pour assurer des expulsions d'étrangers en situation irrégulière
LE MONDE | 18.07.07 | 12h51 • Mis à jour le 18.07.07 | 14h13

On n'est jamais mieux servi que par soi-même : depuis octobre 2006, la police aux frontières (PAF), en charge de l'éloignement des étrangers en situation irrégulière, s'est dotée d'un Beech 1900, un bimoteur de 19 places, qu'elle loue à une compagnie privée.

Piloté par des agents de la PAF, cet avion permet d'acheminer les étrangers en instance d'éloignement, du centre de rétention vers l'aéroport de départ, mais également de reconduire des personnes jusqu'en Europe centrale et dans les Balkans.

De janvier à mai, ce Beech 1900, qui est aussi utilisé par d'autres directions opérationnelles de la police nationale, a déjà effectué une quarantaine de vols pour la PAF et permis de reconduire dans leur pays d'origine une cinquantaine d'étrangers, notamment des Roumains.

Alors que le transport d'étrangers en situation irrégulière fait l'objet d'une polémique grandissante de la part des syndicats d'Air-France-KLM (Le Monde du 12 juillet), Jean-Yves Topin, directeur adjoint de la PAF, le reconnaît : "Le Beech offre plus de souplesse et assure à la PAF une plus grande indépendance qu'une compagnie régulière." Compte tenu de l'utilisation intensive de ce Beech 1900, le ministère de l'intérieur envisage même de se doter d'un second appareil du même type.

BOMBARDIER D'EAU RECONVERTI

L'essentiel des éloignements, et notamment tous ceux vers l'Afrique et l'Asie, se fait cependant sur les lignes commerciales aériennes régulières, voire sur les lignes maritimes au départ des grands ports. " Et sans encombre, souligne M. Topin. Sur les 6 000 reconduites réalisées par voie aérienne au cours des cinq premiers mois de l'année, 2 200 l'ont été avec escorte, les autres étant repartis seuls, précise-t-il. M. Topin ajoute que sur la même période, "il n'y a eu que 280 refus d'embarquement, soit moins de 5 % (4,6 %)".

Air Azur, Air Algérie, Air austral, Air Lanka, Afrique Airways, Gulf Air... toutes les compagnies peuvent être sollicitées. "C'est un problème de routing (itinéraire) et de places dans l'avion, c'est tout", relève M. Topin. Pour gérer la logistique de ses éloignements, la PAF passe par un voyagiste privé, Carlson Wagon-Lit, qui se charge de lui trouver des places sur des vols commerciaux en privilégiant les routings les plus logiques et les plus directs. Ancienne compagnie nationale, mais également héritière d'UTA et d'Air Afrique, Air France assure néanmoins les deux tiers des éloignements individuels.

Lorsqu'il procède à des vols groupés, le ministère de l'intérieur loue des charters avec équipage. Et pour plus de facilités encore, il réquisitionne des appareils de la sécurité civile.

Reconverti en avion de transport de 69 places, le bombardier d'eau Dash 8 sert ainsi à reconduire des étrangers en situation irrégulière vers leur pays d'origine. "Cette solution n'est valable qu'en période hivernale", note M. Topin. Si en 2007, le Dash n'a encore effectué qu'un seul vol groupé, le 1er avril, cet appareil a cependant servi à plusieurs reprises en 2006, notamment pour reconduire des Bulgares et des Roumains.
Laetitia Van Eeckhout
Article paru dans l'édition du 19.07.07.

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Déclaration Officielle du Président de la Brigade Activiste des Clowns

Vu sur HNS-Info

Cris de joie, de douleur, de vie, d’horreur, de plaisir...
¬ Déclaration pestilentielle et orificielle du 14 juillet (Brigade Activiste des Clowns - BAC)

L’intégrale du discours pestilentiel prononcé par le Président Playmobil-sans-fil (1,27 euro la minute)
(JPEG)

Françaises, Français, chers actionnaires,

Avant son élection, notre nouveau président avait parlé d’instaurer un gouvernement de l’excellence et de l’efficacité. Nous avons cru devoir lui faire confiance tant il s’était illustré avec un zèle indiscutable quand il était ministre de l’antérieur et du plus-que-parfait.
Las ! Nous avons vite déchanté. Dans un excès de démagogie, il s’est cru obligé de procéder à l’ouverture, faisant appel aux pires de gauche, aux pires de droite, sans oublier les pires du centre.
En ce 14 juillet 2007, la Brigade Activiste des Clowns en appelle au sur-sot national et républicain de tous les clowns pour proposer une nouvelle équipe gouvernementale guidée par une feuille de route aussi déterminée que labyrintesque.

Doté des pleins pouvoirs depuis ce matin pour une durée illimitée de 24 heures, j’ai donc unilatéralement décidé de redresser la barre et redonner espoir à la nation en appelant à mes côtés l’équipe de choc que vous attendiez :

Sont nommés Ministres d’Etat :

- De la violence conjugale, du gros rouge qui tache et de l’identité nationale : Patrick Devedjian.
- De la sauvegarde du patrimoine pétainiste : Jean-Pierre Pernaut.
- De la réforme des institutions et du mode de scrutin pour garder le pouvoir même quand on perd les élections : Alain Minc.
- Des grands travaux moyennement utiles : François Bayrou.

Sont nommés Ministres tout court :

- Des transports amoureux et des relations rapprochées avec le Parlement : Nadine Morano.
- Des affaires inutiles : Philippe Douste-Blazy.
- Des affaires étranges : Bernard Kouchner.
- D’un nouveau genre : Christian Vanneste.
- De la liberté de la presse et de l’art de la guerre : Arnaud Lagardère.
- De la délation, de la biométrie et de la justice aveugle : Dominique Perben.
- De la crise du logement de fonction : Hervé Gaymard.
- De l’Outre-Amer : Doc Gynéco.
- Des affaires populaires : Laurence Parisot.
- Du foutage de gueule qui dépasse les clivages politiques : Claude Allègre.

Sont nommés Secrétaires d’Etat :
- Déléguée au textile national : Ségolène Royal.
- Délégué au footing national : François Fillon.
- Délégué à l’immigration choisie et à la protection des prostituées mineures : Dominique Ambiel.
- Délégué au bien-être présidentiel : Vincent Bolloré.

Sont nommés Sous-secrétaires d’Etat :

- Relégué à la collaboration décomplexée : Dominique Strauss-Kahn.
- Relégué à la trahison d’hier, d’aujourd’hui et de demain : Eric Besson.
- Relégué au recyclage des produits hautement polluants et de la classe politique en particulier : Alain Juppé.

Sont nommés également aux Colifichets suivants de la République :

- Co-prince d’Andorre pour qu’il ait quelque chose à faire et nous foute enfin la paix : Jack Lang.
- Haut-commissaire à la probité des statistiques : Alain Carignon.

Ce nouveau gouvernement clownesque va se battre et va vous battre ensemble avec les mesures suivantes :

- Renforcer la loi de la gravité parce que maintenant on ne rigole plus.
- Réduire la vitesse de la lumière et installer des radars pour la contrôler.
- Augmenter chaque année le nombre Pi en fonction de l’augmentation du coût de la vie.
- Pour pallier la disparition de l’amiante à Jussieu, concentrer tous les étudiants de Paris dans la tour Montparnasse.
- Fournir une éducation plus élevée aux Français en construisant des écoles plus hautes.
- Instituer le français, le hongrois et l’analphabétisme comme les trois langues officielles du pays.
- Déplacer les Alpes d’un mètre vers le Nord pour créer des emplois.
- Abolir l’environnement parce qu’il est trop difficile de le garder propre et qu’il prend trop d’espace.
- Envelopper la Corse dans du plastique pour étudier l’effet de serre.
- Éliminer la faim et l’obésité en donnant les gros à manger aux pauvres.
- Relancer la construction européenne en construisant une liaison TGV souterraine entre Malte et Neuilly.
- Déclarer la guerre à l’Italie pour ramener la coupe du monde de football au musée des Arts Premiers et Laure Manaudou en France.
- Adopter progressivement, sur 5 ans, le système britannique de la conduite du côté gauche : d’abord les camions, puis les bus, ensuite les voitures et enfin les deux roues.
- Vendre le Sénat aux enchères comme antiquité et l’Assemblée nationale en pièces détachées.
- Remplacer les Taser (marque déposée) par des vibromasseurs parce qu’il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que les flics qui prennent du plaisir dans la répression.
- Déménager le Vatican à Neuilly-sur-Seine pour promouvoir le tourisme en banlieue.
- Déplacer Paris à la campagne pour que les Parisiens profitent de l’air pur.
- Licencier les fonctionnaires de la météorologie nationale parce qu’il pleut.
- Faire entrer Aguigui Mouna au Panthéon et, en hommage à Ferdinand Lop, rebaptiser la salle Gaveau en salle Lop.

Enfin, pour rendre hommage aux gouvernements Fillon 1 et Fillon 2, ménager la susceptibilité de Jean-Pierre Raffarin et assurer la continuité républicaine, le nouveau gouvernement clownesque complètera sa feuille de route avec une demi-mesure. En effet, dans la perspective de ne pas disperser le vote idiot lors des prochaines élections, nous allons fusionner nos brigades avec les troupes de l’UMP et créer enfin un véritable mouvement populaire : le PMU, Parti Moyennement Utile.

Si vous me le permettez, je terminerai mon allocution par un remerciement personnel à l’adresse de nos actionnaires :
Vive le faste et vive la pompe à fric !

Voir quelques photos du défilé du 14 juillet de la BAC : click !
(JPEG)

Source/auteur : Mailing BAC
Mis en ligne le mardi 17 juillet 2007, par Ludo

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Maintenant , ici se joue une théorie des dominos, a l'envers,

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mardi 17 juillet 2007 (23h48) :
Droit de grêve : de la manipulation de « l’intérêt général » (à l’intérêt de l’usager)

Reconnaissons un mérite à la droite sarkozyenne : celui de la cohérence. Un jour, emportée par une frénésie dévorante, elle offre aux riches une fiscalité sur mesure, les exonérant du minimum de solidarité qu’ils devaient encore, jusqu’à présent, à la société. Le lendemain elle veut imposer une loi dont l’objectif non avoué est d’empêcher les salariés de se défendre.

Certes ce n’est pas ainsi que le gouvernement et ses soutiens médiatiques présentent le projet de loi examiné au Sénat. La main sur le coeur, ils jurent qu’ils ne veulent en rien s’attaquer au droit de grève. Ils affirment n’être animés que de la volonté de permettre aux usagers des transports en commun de pouvoir circuler les jours de grève.

La ficelle est un peu grosse mais la manoeuvre s’appuie sur les divisions entretenues par la droite, portées à leur paroxysme par Sarkozy durant la campagne électorale, entre le salarié grèviste, qui par définition « défend des intérêts corporatistes », et le passager du RER qui par définition est « pris en otage » par le premier. Il faut faire oublier que dans la plupart des cas, le voyageur du métro parisien ou des trains régionaux est aussi un salarié qui a des raisons d’être mécontent de ses conditions de travail ou de sa fiche de paie. Diviser entre elles les diverses catégories de salariés permet d’affaiblir le monde du travail dans son ensemble.

Au nom du « service minimum » dans les transports, la droite veut multiplier les obstacles à l’exercice du droit de grève. Exiger d’un salarié qu’il se déclare gréviste 48 heures avant le conflit est une atteinte à la liberté individuelle. Au nom de quel principe, une fois que les organisations syndicales ont déposé leur préavis de grève, pourrait-on empêcher un travailleur de prendre sa propre décision jusqu’au dernier moment ? Sauf à vouloir exercer sur lui une pression inacceptable et donner du temps à la direction de prendre les mesures qui limiteront au maximum l’effet de la grève.

Organiser un référendum au bout de huit jours de grève reviendrait à permettre à des salariés, même majoritaires, de priver d’autres travailleurs du droit de grève. On voit ici les manoeuvres auxquelles le patronat ne manquerait pas de se livrer.

Il faudrait être particulièrement naïf pour croire que ces limitations au droit de grève sont destinées à demeurer circoncrites aux transports publics. En l’occurrence le texte qui porte sur les trains et les bus est un cheval de Troie cherchant à s’introduire dans le droit du travail. Dans un premier temps les enseignants sont en ligne de mire des sénateurs de droite. Ils évoquent l’extension du service minimum à l’école sous le couvert de « l’accès au service public d’enseignement les jours d’examen ». Cela peut paraître à premier abord dénué de mauvaises intentions. C’est plus vraisemblablement un alibi pour étendre progressivement la loi à l’école. Avant de la généraliser à toutes les activités professionnelles.

Le danger est réel de voir notre pays reculer sur une question capitale des libertés publiques. Combien de morts ont jonché les pavés des cités ouvrières au 19è siècle, combien de vies ont été fauchées par les balles des lignards avant que le droit de grève fut reconnu, puis inscrit dans la Constitution comme lioberté fondamentale ? On ne touche pas impunément à un tel héritage. Alors la droite avance masquée sous le camouflage du « service minimum » qui existe déjà dans les faits, parle sans vergogne de la continuité du service public, tout en supprimant des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires.

Tout se passe comme si le régime politique, dont Sarkozy a dessiné les contours la semaine dernière à Epinal, avait besoin de salariés muselés et de syndicats réduits à l’impuissance. Mais la messe n’est pas dite.

http://www.pcf.fr/spip.php?article1803
De : Paris
mardi 17 juillet 2007

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Désolidarité active serait plus approprié , vu le résultat

Le gouvernement pingre avec les pauvres
Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Reuters.
Le revenu de solidarité active va être expérimenté.
Par TONINO SERAFINI/LIBERATION
QUOTIDIEN : mercredi 18 juillet 2007

Jusque-là, c’est Christine Lagarde qui a occupé le banc du gouvernement. Le temps pour l’Assemblée nationale de voter une vague d’allégements fiscaux d’un montant de plus de 13 milliards d’euros destinés aux ménages aisés : bouclier fiscal, baisse de l’ISF, droits de succession minorés, crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt ( Libération des 13 et 14-15 juillet). Lorsque la ministre de l’Economie a passé le relais à Martin Hirsch, haut commissaire du gouvernement chargé des Solidarités, lundi soir, il a été question d’une autre France : celle des sept millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.
«Choc des symboles». La loi Tepa (travail, emploi, pouvoir d’achat) comporte, en effet, une mesure d’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA). L’objectif est d’assurer une augmentation des revenus des allocataires du RMI et de l’Allocation de parent isolé (API) en cas de retour à l’emploi, même à temps partiel. Le retour à l’activité devant se traduire par une sortie de la pauvreté. Mais les sommes qu’entend consacrer le gouvernement au RSA sont dérisoires. «Monsieur le haut commissaire, le choc des symboles pèse lourd dans ces dispositifs : 13 milliards pour une poignée de favorisés, contre 25 millions pour les 50 000 personnes du dispositif d’expérimentation», a fulminé la députée (PS) Marisol Touraine. «Si le dispositif [.] nous a fait rêver, car il se voulait un plan de bataille contre toutes les pauvretés, il s’est réduit comme peau de chagrin», a-t-elle pointé.
Sur les bancs de gauche, tous les orateurs ont souligné qu’ils adhéraient «au principe du RSA» . Mais le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault a déploré le manque d’ambition d’un dispositif «très éloigné [.] dans la méthode et les conditions d’application», des travaux de la commission «Familles, vulnérabilité, pauvreté» présidée en 2005 par un certain Martin Hirsch, à l’époque président d’Emmaüs. C’est au sein de cette instance qu’avait germée l’idée du RSA, qui ambitionnait d’agir sur toute la sphère de la pauvreté. Les groupes PS et PCF se sont donc abstenus lors du vote de l’article instituant le RSA. Réponse du haut commissaire : «J’ai bien compris votre soutien et votre demande de fidélité absolue au dispositif élaboré en 2005». Mais il a demandé aux députés de faire preuve de patience. «Il serait paradoxal de croire que le fait de franchir un premier pas - grâce à l’expérimentation - nous éloignerait de l’objectif final», a-t-il expliqué, rappelant que l’idée est «de réduire de 30 % en cinq ans» le nombre de pauvres.
Cadeaux fiscaux. Mais lorsqu’il s’est agi de passer aux travaux pratiques, c’est-à-dire au financement, le gouvernement et la majorité UMP se sont montré pingres, refusant un amendement défendu par le socialiste Christophe Seringue, stipulant que «l’Etat doit financer cette expérimentation». «D’après ce que nous avons vu ces derniers jours, vous n’en êtes pas à quelques millions près», a-t-il observé malicieusement, allusion aux cadeaux fiscaux que les députés UMP ont accordé à coups d’amendements. Mais arrivés au RSA, plus question de lâcher le moindre euro supplémentaire. Adopté par la droite, le projet de loi Tepa, devrait être examiné à partir de mercredi au Sénat.

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Du risque du Nucléaire et de la privatisation , en cas de problème, la confiance ne règne pas

La centrale de Kashiwazaki-Kariwa reste fermée après le séisme
Reuters
Reuters - il y a 1 heure 18 minutes

KASHIWAZAKI-KARIWA, Japon (Reuters) - La municipalité de Kashiwazaki-Kariwa, dans le nord-ouest du Japon, a maintenu la fermeture de la plus grande centrale nucléaire au monde, où des fuites radioactives se sont produites après le séisme de lundi.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) est prête à aider le Japon dans son enquête au sujet de ces fuites, a déclaré son directeur général, Mohamed ElBaradeï, lors d'une réunion à Kuala Lumpur.

La compagnie qui gère la centrale, Tokyo Electric Power Co. (TEPCO), a fait état de 50 problèmes relevés dans les installations à la suite du tremblement de terre.

TEPCO a admis avoir sous-estimé dans un premier temps la quantité d'eau radioactive qui a fui de la centrale. Cette mauvaise estimation était due à une erreur de calcul.

La compagnie, citée par l'agence de presse Kyodo, souligne toutefois que la quantité d'eau radioactive rejetée dans l'océan ne dépasse pas le niveau de sécurité établi par les autorités japonaises. TEPCO avait évoqué une fuite de 1.200 litres.

La fuite de substances radioactives et l'incendie dans la centrale nucléaire ont relancé le débat autour de la sécurité de la technologie nucléaire, dont l'archipel tire un tiers de son électricité.

Les autorités n'ont pas caché leur inquiétude au sujet du temps de réaction de Tepco. "Je crois que l'on ne peut faire fonctionner les centrales nucléaires qu'avec la confiance de la population", a déclaré mardi le Premier ministre Shinzo Abe aux journalistes à Tokyo.

RETARD DE COMMUNICATION

"De ce fait, si un événement se produit, il faut qu'ils en rendent compte dans le détail et avec rapidité. Nous devons les amener à refléter fidèlement cet incident", a-t-il ajouté.

La fermeture de la centrale en plein été, période où la demande en électricité est traditionnellement forte, pourrait poser problème.

La société assure que la fuite n'a eu aucune conséquence sur l'environnement mais le retard dans la communication risque d'accroître la crise de confiance à l'égard des opérateurs nucléaires. Tepco et une entreprise concurrente avaient déjà reconnu il y a quelques mois avoir dissimulé plusieurs accidents.

Ajoutant au trouble, elle a fait savoir mardi qu'une petite quantité de matière radioactive avait été rejetée dans l'atmosphère. Une centaine de fûts de déchets faiblement contaminés ont en outre été renversés et le contenu de certains d'entre eux s'est répandu.

L'un des accidents les plus graves survenus au Japon s'est produit en 1999 à la centrale de Tokaimura, où une réaction en chaîne accidentelle a causé la mort de deux personnes. Une fuite de vapeur sous pression a par ailleurs fait quatre morts, cinq ans plus tard, dans une autre centrale de l'archipel, qui compte 55 réacteurs.

Treize autres unités sont en construction et les autorités japonaises n'ont pas l'intention de renoncer à une énergie qui fournit 30 à 40% de l'électricité consommée dans le pays.

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Surenchère pour les fortunes


Fiscalité . La Fête nationale a été marquée par le vote, la veille à l’Assemblée nationale, du paquet fiscal en faveur des 13 000 foyers les plus riches. Le plus grand nombre en fera les frais.

Cette année, le 14 juillet a rimé avec fête des privilégiés. C’est en effet à la veille de la Fête nationale qu’ont été votées, par les députés de la majorité, les mesures phares du « paquet fiscal » qui réduisent en particulier l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Le fait que cette réforme soit la première du mandat de Nicolas Sarkozy est plus qu’un symbole de sa philosophie politique. Un chiffre résume à lui seul les choix du président de la République : 13 à 14 milliards d’euros seront consacrés aux baisses d’impôts et exonérations de cotisations, qui profiteront pour l’essentiel aux plus aisés et aux employeurs. Par comparaison, la mise en place du revenu de solidarité active (RSA), qui doit permettre aux titulaires de minima sociaux de pouvoir cumuler allocation et revenu du travail en cas de reprise partielle d’activité, n’est dotée que de vingt-cinq millions d’euros, la moitié du coût du dispositif restant à la charge des départements.


Double langage du gouvernement


Le gouvernement tient un double langage : à l’immense majorité, les discours sur la nécessité de « se surpasser » au travail pour espérer gagner un peu plus ; aux autres, une « petite frange de nantis, de grands patrons et de gros actionnaires, de nouveaux cadeaux qui creuseront encore le fossé séparant les 35 000 foyers superprivilégiés du reste de la population, des actifs sous-employés, précarisés, des sept millions de travailleurs pauvres qui perçoivent moins de 722 euros par mois », a - dénoncé Roland Muzeau (PCF). « Ce sont autant de mesures qui permettront la captation des richesses produites par les actionnaires, au détriment des investissements et des salariés. »


Les députés de la majorité ont instauré un bouclier fiscal qui limite l’imposition totale d’un contribuable à 50 % de ses revenus annuels. Ce plafond intégrera désormais le montant de la CSG et de la CRDS, qui taxent les revenus du capital à 11 %, ce qui - revient en fait à abaisser la contribution maximale due au titre des autres impôts (impôts locaux + impôt sur le revenu + ISF) de 60 % à 39 % des revenus. Une mesure essentiellement à destination des assujettis à l’ISF (au-dessus de 760 000 euros de patrimoine taxable), le montant de cet impôt n’étant à la base pas calculé en fonction des revenus mais sur une assiette plus large incluant la totalité du patrimoine. Ce bouclier privera l’État de 600 millions d’euros de recettes. Des estimations font état de 240 000 foyers concernés, mais 13 000 très fortunés se partageront plus de 580 millions d’euros, soit un gain moyen de 45 000 euros annuels. Les députés ont aussi instauré la possibilité d’annuler son ISF en investissant dans une PME, le montant étant alors déduit à 75 % de ce qui est dû au fisc, jusqu’à 50 000 euros par an. Ainsi, un apport de 40 000 euros au capital d’une PME ouvrira droit à un avantage fiscal de 30 000 euros. Cette mesure coûtera 410 millions d’euros.
par Sébastien Crépel

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Le consommateur, "grand perdant" de la libéralisation des renseignements téléphoniques







L'ouverture à la concurrence du service de renseignement téléphonique a été un "fiasco", dont "le consommateur est le grand perdant", a estimé l'UFC-Que Choisir, mardi 17 juillet, après un test mené auprès des principaux opérateurs du 118, qui ont remplacé, en novembre 2005, le 12.






L'association de défense des consommateurs précise dans son communiqué que la concurrence de plusieurs services de renseignement n'a pas fait baisser les prix, au contraire. "Quel que soit le 118 testé, le prix du renseignement est supérieur ou égal à 1,12 euro, contre 0,90 euro pour le 12 [transformé en 118 711], soit une augmentation de 25 % pour une qualité de service similaire", note-t-elle. De plus, "les prix affichés ne correspondent jamais au prix réel du service", lequel "est la somme d'une partie fixe à laquelle s'ajoute un prix au temps de communication (avec parfois une minute indivisible), auquel s'ajoute une surtaxe calculée aussi au temps qui peut être soit dans soit hors forfaits, lorsque l'appel provient d'un mobile".

SEPT HAUSSES DE PRIX DEPUIS L'OUVERTURE DU MARCHÉ



Que Choisir s'en prend aussi à "l'arnaque de la mise en relation", "systématiquement gratuite, mais la communication qui suit est surtaxée à 0,11, 0,22, ou 0,34 euro/minute selon l'opérateur". L'association de défense des consommateurs condamne enfin "une valse d'augmentation des prix". Depuis novembre 2005, les tarifs des principaux numéros en 118 (le 218, le 712, le 000 et le 008) ont augmenté à sept reprises, "alors que tous les opérateurs avaient promis de modérer et de stabiliser leurs prix", rappelle le communiqué.



L'UFC-Que Choisir demande à l'Arcep, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, "de faire le ménage et en attendant, appelle les consommateurs à se tourner vers le 12, c'est-à-dire le 118 711, soigneusement maintenu dans l'ombre des campagnes publicitaires".
lu sur le monde.

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La caravane UMP passe le col du Galibier !!!!!


vu sur resistance.

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Loi sur le service minimum : "un bel exemple d'hypocrisie politique", selon la CGT


PARIS - Alors que le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres était examiné pour la première fois la veille par le Sénat, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault dénonce mercredi dans cette disposition "un bel exemple d'hypocrisie politique".


"Nos mises en garde sur l'inutilité voire la dangerosité du texte n'ont pas été entendues", constate le syndicaliste dans un entretien publié mercredi par "Libération". Le syndicat CGT a prévu une journée d'action le 31 juillet sur la question.

"Ce projet de loi est un bel exemple d'hypocrisie politique. Première hypocrisie : on laisse entendre aux usagers des transports que la grève est le premier fléau qui les affecte. Or, 90% des perturbations dans les transports (...) sont le plus souvent liées à des incidents techniques", poursuit Bernard Thibault.

"Deuxième hypocrisie: on laisse croire aux usagers qu'ils peuvent bénéficier d'un service garanti", ajoute-t-il.

Il dénonce aussi des atteintes "au droit constitutionnel de grève", qui deviendrait ainsi, selon lui, "un droit mineur" comparé à d'autres droits "comme la liberté d'entreprendre ou la liberté de circulation".

Estimant "la déclaration préalable" comme une atteinte au droit de grève, car elle oblige "les salariés à déclarer quarante-huit heures à l'avance ce qu'ils comptent faire", il juge aussi le non-paiement des jours de grève comme de "la provocation pure et simple".

Soupçonnant le gouvernement de se prémunir d'un éventuel conflit à la rentrée sur les régimes spéciaux, le leader de la CGT annonce "en septembre une grande campagne nationale d'explication sur la situation des retraites".

Concernant le débat sur les mesures fiscales et les heures supplémentaires achevé mardi à l'Assemblée nationale, Bernard Thibault craint que "les heures supplémentaires restent à la discrétion des employeurs et en aucun cas à la demande spontanée des salariés", et que ces dispositions profitent surtout aux entreprises, "qui vont engranger de nouveaux allégements de cotisations" et "recourir aux heures supplémentaires plutôt que de privilégier le recrutement de salariés".

"A la rentrée, les questions sociales seront aussi prédominantes quelles l'ont été pendant la période de débat électoral", assure le syndicaliste, avant de promettre: "si le gouvernement continue d'ignorer l'opinion des syndicats, il ne pourra pas s'étonner que l'ambiance devienne plus tendue". AP

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A propos du projet de loi sur le contrôle extérieur des lieux de détention


Communiqué de l’OIP dans le cadre d’un collectif d’organisations signataires (1)


Les organisations signataires prennent acte avec satisfaction de l’initiative gouvernementale visant à instaurer un contrôleur général des lieux de privation de liberté, conformément à l’engagement pris par la France auprès des Nations Unies de créer un mécanisme national de prévention des traitements inhumains et dégradants.
Cependant, le contrôleur général des lieux de détention doit constituer une autorité indépendante et incontestable. Les organisations signataires considèrent donc que sa nomination doit intervenir à l’issue d’une procédure transparente et être de la seule responsabilité du Parlement, et ceci conformément au principe exposé par le Premier ministre, lors de sa déclaration de politique générale, sur la nomination des présidents des autorités administratives indépendantes. De plus, au regard du choix gouvernemental de doter cette autorité indépendante d’un champ de compétence qui s’étend à l’ensemble des lieux de privation de liberté, les organisations signataires considèrent que la multiplicité des lieux concernés, leur diversité et leurs spécificités imposent, pour assurer l’effectivité d’un contrôle permanent, une dotation en moyens humains et financiers considérable et adaptée à l’ampleur et l’importance de sa mission. Elles alertent donc sur la nécessité de lui garantir la faculté d’un recrutement de collaborateurs suffisamment nombreux et spécialisés selon le type de lieu à contrôler. A titre d’exemple, en Angleterre, l’inspecteur en chef, qui assure les visites pour le seul domaine pénitentiaire, bénéficie d’une équipe de 41 personnes. Le contrôleur général, dans le projet français, sera compétent non seulement pour les établissements pénitentiaires, mais aussi pour les centres de rétentions, locaux de garde à vue, hôpitaux psychiatriques, etc.
Enfin, en ce qui concerne les prérogatives du contrôleur général, les organisations signataires estiment qu’aucune restriction ne saurait être apportée aux principes du libre accès aux lieux privatifs de liberté et aux informations ou pièces nécessaires à l’exercice de sa mission, conformément à l’esprit du protocole de l’ONU. Par ailleurs, elles considèrent que les autorités publiques doivent se voir imposer l’obligation de répondre aux avis et recommandations du contrôleur général. Pour rendre le contrôle effectif, le contrôleur général doit en outre disposer d’un pouvoir d’évaluation et d’injonction, ce qui n’est pas le cas en l’état actuel du projet de loi. De plus, garantir un contrôle permanent implique un pouvoir de visites régulières et inopinées. Enfin, le contrôleur doit avoir la faculté de rendre public ses rapports de visite, ses avis, ses recommandations et ses rapports annuels, indépendamment des réponses formulées par les autorités publiques.
Aux yeux des organisations signataires, ces modifications sont indispensables pour permettre un contrôle réel et effectif.


(1) Organisations signataires : ACAT-France, ASPMP (association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire), GENEPI, Interco-CFDT, OIP, SNEPAP-FSU, Syndicat de la Magistrature, UGSP-CGT.


Source/auteur : http://www.oip.org/

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Pour Valoriser le TRAVAIL, après le « SMIC »... inventez le « SMAC »


LETTRE OUVERTE à Monsieur SARKOZY, Président de la République



Monsieur le Président,



Je tiens à vous le dire d’entrée : je n’ai pas voté pour vous ! Ancien Chef d’Entreprise à la retraite, j’ai l’esprit pragmatique et aucune idée préconçue, mais j’aime bien voir avant de signer ! Donc à nous revoir dans six mois.



Mais d’ici là, je voudrai vous dire quelques petites choses sur la ’Valeur des choses’. Car avec vous le mot ’Valeur’, terme quelque peu bivalent, a sacrément pris de la Valeur ! Valeur de ceci, valeur de cela, et notamment « Valeur du Travail ». Ce Travail, dont vous en avez même fait le thème central de votre campagne Présidentielle. C’est beau, c’est grand, c’est logique et c’est louable ! Mais est-ce bien vrai tout cela ? Est-ce bien net ? Ne pensez-vous pas, Monsieur le Président, que les propos que l’on vous fait tenir et que vous martelez avec coeur, sont quelque peu ambigus et surtout un peu trop flous ! Pour ma part, je crois que tous les technocrates qui vous conseillent, ne semblent avoir sur le ’Travail’ que des connaissances théoriques ou livresques, apprisent dans les Grandes Ecoles, l’ENA comprise. Et qui vont, comme par hasard, dans le droit fil des désideratas du MEDEF.
Il s’avère, que le Travail et la Condition Ouvrière, je connais ! Je connais même assez bien, pour l’avoir vécu des deux côtés de la barriere, comme l’on dit. En effet, mes premiers contacts avec le milieu du Travail, se sont déroulés en 1936, lorsque jeune Enfant j’allais porté la gamelle à mon Père, qui faisait la grève sur le tas, chez RENAULT à Billancourt. Et c’est toujours chez RENAULT, que j’ai commencé en 1941, ma carrière professionnelle comme Apprenti Ajusteur à l’àge de 14 Ans. Et c’est en 1963, à 36 Ans, que j’ai créé mon Entreprise (mécanique, 100 personnes). Entreprise reconnue pour ses innovations, tant techniques que sociales, que j’ai cédé à mes Cadres en 1987, pour partir à la retraite.
Je vous prie de m’excuser de ce long descriptif, Monsieur le Président, mais j’ai jugé nécessaire de me présenter, afin de donner plus de crédibilité à mes propos. Parce que je dois vous dire que je n’apprécie pas beaucoup le fait de s’appuyer sur le noble concept du Travail, pour développer à tout va, des assertions tendancieuses et rétrogrades :
Tendancieuses, car le mot Valeur a un double sens : qualitatif et quantitatif, et sciemment ou inconsciemment, vous laissez planer la confusion entre la valeur et la durée du Travail. C’est ainsi qu’en parlant de la ’Valeur du Travail’, l’Employé pense à sa Valeur Qualitative et Sociale, ... alors que l’Employeur, lui, ne pense qu’à sa Valeur Quantitative et financière, c’est à dire : à combien ça me rapporte ! Rétrograde, votre fameux slogan : « Travaillez plus, pour gagner plus », à qui vous devez certainement votre victoire. Car reconnaissez avec moi, que pour parler vrai, il aurait été plus honnête de dire : « Transpirez plus, pour gagner plus ». C’est à dire : Travailler et transpirer plus, comme on le faisait au début de l’ère industrielle, au temps des Manufactures et du travail des Enfants, au temps aussi des Maitres des Forges, où l’on travaillait 12 heures par jour et plus ! Ce que vous nous proposez là, n’est ni plus ni moins, qu’un énorme retour en arrière de notre évolution Sociétale ! C’est inscrire votre futur dans notre passé !
Mais alors, pourquoi le Progrès ? Comme vous le voyez, Monsieur le Président, l’orientation que l’on veut vous faire donner à notre si belle FRANCE, correspond à ce que l’on appelle « la négation du Progrès » ! C’est la négation de la Créativité Française ! La négation de l’Intelligence et de l’Esprit Français. C’est aussi et surtout la négation de la FRANCE comme modèle et comme ’phare du Monde’. A quoi donc servirait le Progrès, si les Hommes doivent toujours travailler plus ! Le Monde bouge, alors pour rester dans la course, changez votre slogan et dites : « Le Progrès c’est travailler moins, gagner plus, et vivre mieux ! »
Ou mieux encore, ma devise personnelle que j’ai présenté à l’Unniversité de PAU, il y a une trentaine d’années et que je vous offre de grand coeur :
Le Bonheur, c’est « Vivre et Travailler, à la LUEUR de son front »
Car c’est bien de Bonheur, dont il s’agit ! Ne vous trompez pas d’époque, Monsieur le Président, informez-vous et méditez, vite, ou vous allez rater le train de l’Histoire ! Oui, comprenez, vite, qu’à présent le ’Travail’ n’est qu’une nécessité et non plus une finalité, comme vous semblez encore le croire. Aujourd’hui c’est le ’Bonheur’ qui est devenu la finalité de l’Humanité ! Ne prenez surtout pas mon discours, pour du ’prêchi-prêcha’ ou pour du verbiage de demeuré ! En ce début de 3eme millénaire, des esprits érudits ont déjà compris et nombreux sont ceux qui commencent à comprendre, que le Bonheur est l’objectif premier des Hommes.
Suivez l’évolution, Monsieur le Président, lisez et faites lire à votre aréopage, la page 31 du Journal « LE FIGARO » de ce 14 Mai. Lisez notamment l’article intitulé « Le bonheur est une idée neuve en économie », où l’on apprend que l’austère OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique, vient d’organiser à Rome un colloque sur le thème très hédoniste : « peut-on mesurer le bonheur ? » ... On cite également l’ONU qui a déjà mis en place, des « indicateurs de développement humain »... Sans jouer les prophètes, ni les gourous, les Economistes du Bonheur veulent révéler, « les satisfactions réelles des Hommes, des Travailleurs et des Consommateurs » ; On y a même inventé un nouveau sigle : après le PNB, le Produit National Brut, connu de tous les économistes, nous avons à présent le BNB, le Bonheur National Brut, qui bientôt sera tout aussi connu !
L’EUROPE, est en avance dans ce domaine là, et le CAS, le Centre d’Analyses Stratégiques européen, souhaite que la FRANCE s’engage davantage, afin : de promouvoir des politiques permettant de concilier vie familiale et vie professionnelle, ainsi que de rechercher l’équilibre entre les objectifs sociaux et les objectifs économiques. Notons aussi que le CAS étudie également les possibilités de créer un « Salaire Minimum Européen » , etc.
Comme vous le voyez, Monsieur le Président, à un moment où des économistes, des capitalistes et même des financiers se réunissent, pour parler ensemble de questions sociales et même de parler du Bonheur, votre leitmotiv ’Travaillez plus, pour gagner plus’, fait quelque peu désordre. Et le plus déplorable dans cette affaire c’est que personne ne vous ai alerté, tous vos amis de l’UMP, du Gouvernement et du Patronat , tels les moutons de Panurge, vous ont emboîté le pas. A moins que ce soit le MEDEF, qui vous ait donné l’idée !
Non, Monsieur le Président, la solution n’est pas celle que vous proposez. La solution n’est pas d’accroître la valeur et la durée du Travail, mais bien plutôt d’en partager[1] de façon plus équitable, les revenus et les profits ! Et pour cela la solution n’est pas très compliquée : « Il suffit tout simplement de fixer une ’limite maximum’ à notre grille des salaires » Pour peu que l’on y réfléchisse, c’est à coup sûr l’absence totale de réglementations en haut de l’échelle des rémunérations, qui est le défaut rédhibitoire du Capitalisme ! Ce Capitalisme, qui sans cette énorme faille, serait le meilleur régime qui soit ! « La Liberté totale n’existe nulle part, même pas dans la Nature ! Sauf... dans le système Capitaliste ultra-libéral ».
Il nous faut donc absolument mettre de l’ordre et de l’équité dans notre capharnaüm salarial, et à cette fin.après avoir créé le SMIC, pour fixer une limite inférieure aux salaires, nous devons en toute logique en fixer la limite supérieure, que nous pourrions par exemple dénommée : - Le " SMAC ", le " Salaire Maximum Autorisé aux Champions ".
La solution est simple certes, mais ô combien difficile en sera la mise en application ! D’abord pour définir la ’LimiteMaximum’, que personne, même le Super Champion de tous les Business, n’aurait le droit de dépasser : ... 20,.. 30,..50, ... 100 fois, ?? Le "SMIC " ? Ou plus encore ?
Et ensuite, difficulté aussi, pour en faire accepter le principe.
Il ne sera pas facile en effet, de faire comprendre aux grands patrons, notamment à ceux du CAC 40, avec leurs privilèges et leurs ’parachutes dorés’, aux spéculateurs, aux affairistes, aux saltimbanques des plateaux et aux bateleurs des gazons, bénéficiaires de salaires scandaleux, que le temps des injustices argentifères est révolu ! Sans oublier, car on n’y pense pas assez, les cadres supérieurs du Public et du Privé qui bien souvent ont des rémunérations bien trop élevées et qui n’ont pas conscience que pour pouvoir leur payer des salaires aussi exagérés, les Entreprises doivent obligatoirement serrer fort, les bas-salaires. Sacrée erreur, car si, comme on le dit, la consommation est le moteur de l’économie, ce n’est pas en réduisant le casse- croûte des travailleurs, que l’on vendra davantage de pain et de beurre.
Tous ces Champions du Travail, oeuvrent certes pour la richesse et la gloire de la France, mais leur valeur personnelle serait d’autant plus admirée, que la valeur de leur paye serait moins élevée ! Il n’est quand même pas normal qu’aujourd’hui, des milliers et des milliers d’individus, honnêtes ou malhonnêtes, Champions du boulot ou Champions du culot, ou de la magouille, aient des revenus qui atteignent les hauts sommets de l’Himalaya, alors que des millions de besogneux ont des salaires qui n’arrivent même pas au niveau de la Mer Morte !
Immense, formidable, mais long et difficile Challenge, Monsieur le Président, que d’inventer et d’instaurer sur Terre le « Capitalisme Pondéré par les Revenus ». Et si je pense qu’aujourd’hui, il y a peu d’Hommes capables de relever et surtout de gagner, un tel défi, je crois que vous pouvez être de ceux là ! Je suis persuadé en effet, même si je ne suis pas toujours d’accord avec vous, que par vos ’valeurs’ intrinsèques, votre courage, votre intelligence et votre ténacité, vous seriez capable de remporter cette sacrée victoire !
Alors, Monsieur SARKOZY, divine surprise pour le 1er Juillet prochain : Avec l’annonce de l’actualisation du SMIC, annoncez la création du SMAC en FRANCE.
Là, est toute la raison de ma présente Lettre Ouverte !



Je vous remercie de votre attention, et dans l’attente de nos six mois,



Je vous adresse, Monsieur le Président de la République, mes plus chauds et plus sincères voeux de réussite, pour vous et pour la FRANCE.
Notes
[1] Le Partage Equitable du Progrès : (P.E.P.)
Source
Raymond MONEDI
http://www.cerclepep.com/

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17/07/07

Encore un pavé dans la mare sarko/dati

Vu sur L'en Dehors

lundi 16 juillet 2007
Répression des mineurs : le contre-exemple américain/ Le Monde Diplomatique

Le 5 juillet, au terme d’un examen mené tambour battant par la ministre de la justice Rachida Dati, le Sénat français a adopté le projet de loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs. L’Assemblée nationale en débattra à son tour à partir du 17 juillet. Les peines minimales instaurées par ce texte s’appliquent aux mineurs ; s’ils sont âgés de plus de 16 ans, ceux-ci se voient retirer l’excuse de minorité dès le troisième acte de violence.

Ces mesures s’inscrivent dans une politique de recours massif à l’incarcération — une note de l’administration pénitentiaire publiée le 11 juillet prévoit environ 80 000 détenus en 2017, alors qu’ils sont actuellement au nombre de 60 800 pour 50 500 places. Elles signifient également un nouveau durcissement de la loi à l’égard des mineurs délinquants.

C’est dans ce contexte qu’un éditorial de l’International Herald Tribune (1) vient rappeler le caractère à la fois « inhumain et contre-productif » de la suppression du traitement spécial pour les mineurs. Au cours des dernières décennies, en effet, les Etats américains ont jugé un nombre croissant de mineurs comme des adultes, en les enfermant dans les mêmes prisons que ces derniers. Or, comme l’a encore montré une étude (2) publiée au printemps dernier par l’American Journal of Preventive Medicine, cette politique a eu des conséquences désastreuses : les enfants concernés ont, par la suite, commis davantage de crimes violents que ceux qui avaient été jugés et incarcérés en tant que mineurs. En outre, souligne le journal, la moitié de ceux qui avaient été traduits en justice dans ces conditions n’ont pas été condamnés — mais ont tout de même fait de la détention préventive avec des adultes.

Enfin, il est établi que les mineurs noirs ont davantage de « chances » d’être jugés et condamnés comme des adultes. La déclaration de M. Nicolas Sarkozy justifiant la modification de l’ordonnance de 1945 par le fait que « les mineurs de 1945 n’ont rien à voir avec les géants noirs des banlieues d’aujourd’hui », le 28 juin 2006 en conseil des ministres (lire « La discipline s’impose dès le berceau »), ne permet pas d’affirmer qu’il n’en sera pas également ainsi en France. Un paradoxe au moment où la France, au nom de la protection des mineurs, prend une part active à la campagne internationale pour la libération et la réinsertion des enfants-soldats.

(1) « Juvenile justice in America », International Herald Tribune, 12 juillet 2007.

(2) Lire Michael Tonry, « Treating Juveniles as Adult Criminals. An Iatrogenic Violence Prevention Strategy if Ever There Was One » (PDF), American Journal of Preventive Medicine, avril 2007.

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Une bonne nouvelle !

Vu sur E-TORPEDO
Communiqué de presse du 17.7.07
Le droit de vivre en famille ne doit pas avoir de frontières !
Relaxe pour Mme Thérèse KOPIA !

Une grand-mère victime d’une tentative d’expulsion honteuse... Madame Thérèse Kopia, en France depuis 2003, malade, sans-papiers, grand-mère de 68 ans et demi, avait été arrêtée le 19 juin 2007 dans des conditions particulièrement inacceptables.

Entre 8h30 et 9h, sept à huit policiers en civil, dont des femmes, font irruption dans le petit appartement de Mainvilliers (Eure-et-Loir), au domicile de sa fille, et se livrent à une fouille minutieuse, comme s’il
s’agissait de la recherche d’un criminel dangereux !
Ils découvrent la grand-mère dans son bain, une policière est chargée de l’en extirper.

Thérèse est placée en rétention au commissariat de la
police nationale de Chartres, Eure-et-Loir, du mardi 19 au mercredi 20 juin, puis emmenée, vers 20h, direction aéroport de Roissy et vol Air France de 23h 15 pour Bangui, Centre Afrique. ... mise en échec par la solidarité spontanée des passagers du vol.

Mais elle ne partira pas.

Devant le désespoir de cette femme âgée, malade, qui laisse en France une grande partie de sa famille, l’émotion
de sa famille, la solidarité spontanée et pacifique les passagers qui ont refusé de monter dans l’avion et le soutien de tous ceux présents à l’aéroport, Thérèse n’a pas été embarquée.

Elle a été mise en garde à vue à Roissy, puis libérée le 22 juin du dépôt de Bobigny (93), une fois de plus
grâce à la mobilisation citoyenne...

Mais elle est inculpée pour refus d’embarquement et comparaîtra jeudi 19 Juillet à 13 h devant la 16ème chambre du Tribunal de grande Instance de Bobigny.
Elle risque une lourde amende et une peine de prison.

Une condamnation serait un traumatisme insupportable pour cette femme qui n’a rien d’autre à se reprocher que la volonté de vivre dans sa famille et de vieillir tranquillement en France parmi les siens.
Thérèse Kopia ne représente aucun danger pour la République !

A 68 ans, elle n’aspire qu’à vivre en France entourée de sa nombreuse famille. (4 filles régularisées dont 2 françaises et 19 petits enfants français).

Ajoutons qu’en Centrafrique, le système médical est catastrophique : il est très rare que les gens survivent à une hospitalisation.

Une logique répressive contraire aux Droits de l’Homme.

Cette tentative d’expulsion et ces poursuites sont le produit d’une logique politique, celle qui voit l’immigration présentée comme un problème ou une menace pour « l’identité nationale », celle veut faire du chiffre en matière d’expulsion et fait de l’immigration familiale une cible au mépris des droits les plus élémentaires (pourquoi les enfants et les petits enfants de Thérèse devraient-ils être privés de leur grand-mère ?), celle qui frappe doublement des migrants originaires de contrées en butte aux ravages de la misère et de guerres trop souvent alimentées par les pays mêmes qui barricadent leurs frontières contre les réfugiés et migrants « subis », celle qui conduit à encourager des réflexes xénophobes dans une partie de la population française.

Mais la vigilance et la solidarité ne faiblissent pas parmi les citoyens, de plus en plus nombreux à refuser la « chasse à l’étranger », comme le montre la réaction fréquente des personnels d’Air France (cf. conférence de presse des syndicats d’Air France du 12 juillet 2007) et
des passagers, qui tentent pacifiquement de s’opposer à la violence disproportionnée des éloignements forcés.

RESF réaffirme la conviction de tous ceux qui, sur le terrain, agissent pour le respect concret des Droits de l’Homme, que seule une régularisation des sans papiers, la reconnaissance du droit d’asile, des droits de vivre en famille, de travailler, de se soigner, permettraient
d’en finir avec des situations qui heurtent violemment la conscience humaine et déshonorent la république.
Venez nombreux exiger la relaxe et la régularisation de Thérèse

Jeudi 19 juillet 2007, à 13H,
Tribunal de Grande Instance - 173 avenue P.V. Couturier - Bobigny (M° P. Picasso)

source : RESF
Publié le 17 juillet 2007 par torpedo

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A la soupe !!

Bakchich-info
Les honneurs encore légion
mardi, 17 juillet 2007 |

La rupture a des limites. Surtout quand on arrose ses amis, voire ses ennemis si on observe la tendance du moment. Comme son prédécesseur, Nicolas Sarkozy aime décerner des petites médailles aux grands hommes et femmes du pays. Entre les Justes de France (10 personnes) et les coureurs cyclistes, la légion d’honneur fait figure de curieuse macédoine. Reste bien sûr les attributs du prince : au grade de chevalier, Nicolas Baverez, le déclinologue, qui doit, la médaille autour du cou, sentir la France revenir dans le droit chemin. Sont aussi récompensés Francis Morel, le directeur général du Figaro, Philippe Baudillon, le directeur général de France 2, Christine Ockrent (no comment) et Nonce Paolini, la merveille des merveille ! S’agit-il de récompenser son fantastique travail de directeur adjoint de campagne du candidat UMP ou d’une symbolique compensation à son nouveau poste de directeur général de TF1, qui n’enchantait pas forcément le cador bouyguesque de la téléphonie ? La plus grande dignité, celle de la grand-croix, fut, elle, attribuée à Antoine Bernheim, le PDG de Générali, ancien mentor de Bolloré et lointaine connaissance neuilléenne de Sarkozy . Deux autres PDG sont « promus », Jean Friess, PDG de Realmeca, et Patrick-Ricard, PDG du groupe Pernod-Ricard au grade de commandeur. Pas de pastis pour autant. Place au champagne frais de la République !

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Paris: la prochaine bataille

Ile-de-France: le Conseil de Paris adopte le projet de révision du schéma directeur
AFP
AFP - Mardi 17 juillet, 16h55

PARIS (AFP) - Le Conseil de Paris a adopté mardi le projet de révision du schéma directeur de la région d'Ile-de-France (SDRIF), apportant son soutien au conseil régional, à l'origine du projet, dans le bras de fer qui l'oppose à Nicolas Sarkozy sur ce dossier.

Le groupe PS, les Verts et les communistes se sont prononcés pour. Le Modem s'est abstenu, mais la surprise est venue du groupe UMP qui s'est lui aussi abstenu, alors que depuis plusieurs jours les responsables de la majorité présidentielle multiplient les critiques contre ce document.

Il n'y a eu que quelques voix contre, dont l'une d'un élu Nouveau centre.

Jeudi dernier, le Premier ministre François Fillon avait demandé au président de la région Ile-de-France de surseoir au lancement de l'enquête publique sur le SDRIF, qui aura lieu du 15 octobre au 8 décembre. Selon lui ce document n'est pas en l'état "compatible" avec l'objectif de "traduire une véritable ambition politique" pour la région capitale.

M. Fillon relayait ainsi les critiques exprimées fin juin par le président de la République Nicolas Sarkozy qui, relançant l'idée d'un "Grand Paris" avait appelé à créer une nouvelle dynamique régionale autour de dossiers emblématiques comme l'extension du pôle de La Défense, que la région conteste, le développement du site de Roissy et la liaison rapide CDG-Express, ou le projet de métrophérique.

Devant le Conseil de Paris, le maire Bertrand Delanoë a reproché à Nicolas Sarkozy de vouloir "balayer d'un revers de la manche trois années d'élaboration sérieuse" du SDRIF et affirmé que "toute réforme" visant à affaiblir le conseil régional "serait une faute".

"Les réserves d'une minorité ne peuvent s'imposer à une délibération majoritaire. Rien, à nos yeux, ne peut raisonnablement interrompre brutalement, et de façon unilatérale, un processus aussi indispensable", a déclaré M. Delanoë.

Le maire de Paris a dénoncé les "meccanos destinés à contourner le choix du suffrage universel", qualifié d'"erreur" le fait de "poser la question institutionnelle (le "grand Paris" - ndlr) comme un préalable" et rappelé la création il y a un an de "la conférence métropolitaine", avec des maires de toutes sensibilités.

Denis Baupin (Verts) a regretté l'absence de structure intercommunale au coeur de l'agglomération tout en soulignant qu'elle n'était imaginable que si "dans le même temps, de nouvelles compétences étaient transférées à la région".

Pour les élus communistes, l'intervention élyséenne est un "18 Brumaire au petit pied".

Juste avant, Françoise de Panafieu (UMP) avait avancé que "pour le SDRIF, Paris est considéré comme un trou noir: tout se concentre autour, et rien n'en sort".

Marielle de Sarnez (Modem) a joué les équilibristes en déclarant : "Evidemment l'Etat a son mot à dire et le Conseil régional devra en tenir compte. Et évidemment les collectivités locales ont toute leur place et l'Etat devra se référer au travail qu'elles ont déjà effectué".

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Eh ben..quelle journée !!!

François Fillon "scandalisé" par le non-paiement des heures supplémentaires des infirmières
AP
AP - il y a 1 heure 34 minutes

François Fillon "choqué par la campagne" contre Rachida Dati
AP
AP - il y a 1 heure 55 minutes

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Service minimum, Fillon dit l'inverse de Bertrand ??!!

Fillon: le service minimum peut servir d'exemple, y compris dans l'Education nationale
AFP
AFP - il y a 3 minutes

PARIS (AFP) - Le Premier ministre François Fillon a estimé mardi, sur France 3, que le service minimum dans les transports pouvait servir de "modèle pour être étendu dans d'autres secteurs dont l'Education nationale".
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"La démonstration qui sera faite de l'efficacité du dialogue social dans les transports, peut ensuite servir de modèle pour être étendu dans d'autres secteurs, dont l'Education nationale", a déclaré M. Fillon.

Le Sénat a entamé mardi l'examen du "projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs", une promesse électorale de Nicolas Sarkozy qui suscite de fortes réserves des syndicats.

"Si cela marche, je ne vois pas pourquoi on n'étendrait pas à d'autres domaines, car l'objectif c'est quand même bien de fournir le meilleur service public en permanence à tous les Français", a ajouté le chef du gouvernement.

"Beaucoup de services publics ont d'ailleurs parfaitement résolu cette question, on envisagerait pas d'interrompre l'activité d'un hôpital même lorsqu'il y a un conflit", a-t-il ajouté.

83 amendements ont été déposés au Sénat sur ce texte, dont l'un propose qu'un service minimum soit également assuré dans l'enseignement, les jours d'examen du brevet ou du baccalauréat.

Interrogé sur le risque que la loi n'entrave le droit de grève en obligeant le salarié à déclarer 48 heures à l'avance s'il fera faire grève ou non, M. Fillon a soutenu que "ce n'était pas le sujet".

"Il n'y aura pas plus de pression qu'aujourd'hui", a-t-il dit. "Les salariés de ces entreprises de transport ne peuvent pas ne pas voir cette exigence que les Français ont manifesté à maintes reprises, et à l'occasion des élections présidentielles: il faut du dialogue social, mais en même temps, le droit de grève est garanti et le droit d'aller travailler aussi".

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Le Nucléaire fait peur a juste titre

Japon: le violent séisme de Niigata ravive les craintes sur le nucléaire
AFP
Par Kyoko HASEGAWA AFP - il y a 2 heures 52 minutes

KASHIWAZAKI (AFP) - Le violent séisme qui a fait 9 morts et plus de 1.000 blessés dans le centre du Japon, a ravivé mardi les craintes sur la sécurité nucléaire, après la découverte de nouveaux incidents dans une centrale, alors que les sauveteurs tentaient de venir en aide aux milliers de sans-abri.
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En marge des opérations de secours, le gouvernement a vivement réprimandé la direction de la compagnie électrique Tokyo Electric Power (Tepco) après un gros incendie et de légères fuites radioactives dans sa centrale de Kashiwazaki-Kariwa, une des plus grandes du monde.

Tepco a reconnu qu'une cinquantaine de dysfonctionnements --dont des incendies, deux cas de fuite de liquides radioactifs et du matériel brisé-- avaient été recensés à la suite du tremblement de terre de lundi qui a atteint la magnitude de 6,8 sur l'échelle de Richter.

Une centaine de fûts d'acier hermétiques destinés à recueillir les gants et autres vêtements potentiellement irradiés se sont renversés lors de la secousse.

Le ministre de l'Economie et de l'Industrie, Akira Amari, a ordonné à Tepco de maintenir la centrale fermée jusqu'à ce que des vérifications poussées aient été effectuées.

"Je reconnais qu'il y a eu une certaine inefficacité dans nos mesures" de lutte anti-incendie, s'est excusé le président de Tepco, Tsunehisa Katsumata, après s'être fait morigéner par le ministre.

La lenteur à régler l'incident "pourrait amener les gens à ne plus faire confiance à l'énergie nucléaire", s'est inquiété le ministre.

Le Japon, qui dispose de très peu de ressources naturelles, dépend à 35% du nucléaire civil pour son électricité.

"Je suis très inquiet à cause de la centrale parce que les responsables du nucléaire ont déjà menti dans le passé sur des fuites radioactives", a témoigné un habitant de 83 ans, Koichi Ibe.

Sur le front des secours, plus d'un millier de policiers et pompiers ont poursuivi leurs fouilles dans les ruines de centaines de bâtiments détruits à Kashiwazaki, la zone la plus touchée, dans la préfecture de Niigata.

Les opérations se sont déroulées sous une forte pluie et dans la crainte des répliques, dont une centaine parfois très puissantes ont déjà frappé la région depuis lundi.

Selon le dernier bilan officiel, le séisme a fait neuf morts (six femmes et trois hommes), tous des septuagénaires et des octogénaires, et au moins 1.060 blessés. Une personne est toujours portée disparue.

Les autorités ont dépêché en renfort 450 militaires et sept bâtiments de la Marine dans la région de Niigata pour participer aux opérations de ravitaillement en eau et en nourriture des rescapés.

La Croix-Rouge a envoyé 24 médecins sur place, plus spécialement chargés de s'occuper des rescapés les plus âgés.

A dix jours d'importantes élections et au plus bas dans les sondages, le Premier ministre Shinzo Abe, qui s'était rendu aussitôt sur place lundi, a ordonné à ses ministres "d'agir sans délai" pour venir en aide aux victimes.

Quelque 12.000 habitants, la plupart âgés, sont hébergés dans des écoles et des bâtiments publics transformés en abris provisoires.

"Les dégâts sont beaucoup graves que ce à quoi nous nous attendions", a avoué Hiroshi Aida, le maire de Kashiwazaki, un port de 100.000 habitants, adjurant ses administrés d'être "patients".

Quelque 340 immeubles ont été complètement détruits et 500 autres endommagés dans les préfectures de Niigata et de Nagano, selon les autorités locales.

La circulation est impossible sur plusieurs routes fissurées par la secousse ou bloquées par des éboulements.

La région de Niigata avait déjà subi le 23 octobre 2004 un séisme de magnitude 6,8 qui avait fait 67 tués et 4.800 blessés.

L'énorme majorité des morts était des vieillards décédés de crises cardiaques, d'épuisement ou de chagrin parfois longtemps après la secousse.

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Festival d'Avignon, les intermittents y sont aussi

Vu sur HNS-Info
Les intermittents veillent sur la culture en Avignon

Les intermittents veillent sur la culture en Avignon, toutes les deux heures des veilleurs se relaient jours et nuits avec une servante allumée.

Du 6 au 28 juillet 2007 sur le parvis du palais des papes durant 507 heures des professionnels du spectacle et des spect’acteurs veillent à la survie de la culture, 24h/24 à raison de tranche de 2h et de 2 personnes. 507 heures, c’est 21 jours plus 3 heures alors que le festival d’Avignon dure 22 jours.

La performance est pacifique, un veilleur distribue des tracts et discute avec les passants, pendant que le 2ème veilleur reste muet assis sur un haut tabouret une servante à la main. Où chacun fait son tour pendant une heure.

ils ont encore besoin d’humains, intermittents ou non, près à donner 2 heures de leur temps pour mener à bien cette action symbolique jusqu’au bout des 507 heures.

Vous pouvez vous inscrire
- sur place sur le parvis du palais des papes,
- ou Guygou au 06 68 62 23 21
- ou Sud Culture, Syndicat Solidaire du Vaucluse au 04 90 14 00 47
- ou écrire un courriel à Guigou

- Ecouter (4,5 Mo - 4 minutes 54 : click !) la présentation de l’évènement par Aline Paillet dans l’émission " Jusqu’à la lune et retour " du mercredi 11 juillet 2007 - France culture.
- Ou écouter l’émission entière du 11 juillet sur France Culture ici.
Le tract des veilleurs

Propos de Christine Albanel - Nouvelle Ministre de la culture : « ...Je considère qu’il y a eu beaucoup d’acquis. Les négociations ont été nombreuses entre 2003 et aujourd’hui. Un accord a été signé. Le nouveau système est entré en application le 1er avril dernier...[]... Il faudra faire un état des lieux à ce moment-là. Mais il y a eu des avancées. L’Etat s’est engagé. La solidarité nationale s’est exercée. Un fonds de professionnalisation et de solidarité a été installé avec un volet social. Le système est sûrement perfectible. Ma porte n’est pas fermée. Mon sentiment est que les choses se sont améliorées, même s’il reste des cas particuliers auxquels on est très attentifs. » 30 Juin 2007 - Midi libre.com . Et pendant ce temps là, près de 45 000 artistes et techniciens vont grossir les bataillons de Rmistes. Les têtes changent mais la politique culturelle continue : réduction du nombre d’« intermittents » et réduction de structures culturelles indépendantes. ...

Lire la suite, ou télécharger le tract ci-dessous (pdf) : click !

Source/auteur : http://www.cip-idf.org/
Mis en ligne le mardi 17 juillet 2007, par Ludo

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OGM: encore..de la pomme de terre cette fois

Vu sur HNS-Info

Autorisation d’une pomme de terre OGM : un pas de plus vers l’irréparable

Paris, France - Le 17/07/07 - Une pomme de terre OGM va bientôt être autorisée par la Commission européenne. Il s’agira de la première autorisation de mise en culture d’un OGM depuis le maïs BT Monsanto 810 en 1998. Une majorité des ministres de l’agriculture des pays membres de l’Union se sont pourtant prononcés contre, lundi 15 juillet à Bruxelles, mais la majorité qualifiée n’a pas été atteinte.
Greenpeace déplore que les gouvernements élus se déchargent une fois de plus de leur responsabilité au profit de la Commission.
6 pays se sont abstenus, 11 ont voté contre et 10 pour l’autorisation de mise en culture de la pomme de terre OGM de l’industriel allemand BASF... Faute de majorité dans un sens comme dans l’autre, la décision va donc revenir à la Commission. « Nous déplorons une fois de plus cette procédure biaisée : à chaque fois la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace. « Les ministres fuient leur responsabilité alors que les opinions publiques européennes sont majoritairement opposées à l’invasion des cultures et des produits OGM ! »

En s’abstenant, le gouvernement français a permis d’éviter que la pomme de terre soit adoptée immédiatement par le Conseil des ministres, mais a fait l’autruche, fermant les yeux sur les 86% de français hostiles aux cultures d’OGM.

La pomme de terre BASF contient un gène de résistance à la néomycine et à la kanamycine, des antibiotiques réservés au traitement des infections aigües. « La résistance accrue des hommes et animaux aux antibiotiques est un grave problème médical. Utiliser des gênes résistants alors que ce n’est pas indispensable est tout à fait irresponsable ! » poursuit Arnaud Apoteker.

Contrairement aux affirmations de la Commission, l’utilisation de cette pomme de terre ne sera pas qu’à seule fin de production d’amidon pour l’industrie du papier. Certains résidus pourront servir à l’alimentation animale. Dans sa demande d’autorisation, BASF n’exclut d’ailleurs pas que cet OGM puisse être utilisé ou présent dans l’alimentation.

« En autorisant pour la première fois une pomme de terre OGM, la Commission va faire un pas de plus vers l’irréparable. Comme pour le maïs, le risque de contamination des cultures conventionnelles et biologiques, et donc de passage dans la chaîne alimentaire, ne peut être écarté » conclut Arnaud Apoteker.

Source/auteur : http://www.greenpeace.org/france/
Mis en ligne le mardi 17 juillet 2007, par Ludo

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Un petit coup de tour de France, ça fait plus 'peuple' que le yacht et le Jet privé

Sarkozy s'offre un petit Tour... de France
17 juillet/Libération
Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi sur la neuvième étape du Tour de France, dont il a suivi une partie dans la voiture du directeur du Tour, Christian Prudhomme. Il entend apporter son soutien aux dirigeants de la course cycliste dans leur lutte contre le dopage. «Les efforts qui sont faits par les dirigeants du Tour de France pour que le Tour soit propre doivent être soutenus. C'est ça qui est important, et c'est pour ça que j'ai voulu venir.»
«Le Tour de France, c'est un événement qui présente la France au monde entier, c'est une course qui fait partie des petits bonheurs de nos compatriotes», a-t-il déclaré sur France 2.
Cette étape de montagne, entre Val d'Isère et Briançon, a été remportée par le Colombien Juan Mauricio Soler.

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Libre comme... le logiciel

Bel avenir pour le logiciel libre en France
Par Frédéric Guihéry (Informaticien) 00H00 16/07/2007/Rue89

Du 10 au 14 juillet, avaient lieu à l'université d'Amiens les rencontres mondiales du logiciel libre, connues également sous le diminutif RMLL. Une grande manifestation qui rassemblait, pour la 8e édition, les différents acteurs du domaine. Ici, le monde associatif côtoie le monde de l'entreprise, le monde universitaire, le monde éducatif, les collectivités locales, les grandes administrations ainsi que les simples utilisateurs comme les passionnés.

Tenir compte de l'intérêt des autres

Bref, une vaste communauté où chacun y trouve son intérêt et tiens compte de l'intérêt des autres. Car c'est bien ça le logiciel libre : tout le monde a la liberté de contribuer, et chacun dispose des contributions des autres. Le parallèle avec l'encyclopédie Wikipédia est inévitable.

D'ailleurs, les deux communautés sont très proches et sont liées par une même philosophie, celle du partage et de la création de biens communs. Le logiciel libre sort donc du modèle classique basé sur la concurrence pure, le secret industriel et la logique du brevet. Il a longtemps soulevé des réserves quand à sa viabilité économique. Aujourd'hui, celle-ci ne fait plus aucun doute. De nombreuses études ont validé ce modèle, mais il y a un indice encore plus flagrant: il suffit de voir le nombre d'entreprises (jusqu'aux plus grosses actuelle : IBM, Sun, etc.) impliquées dans le développement d'applications libres.

Nombre d'administrations ont déjà adopté OpenOffice, Firefox ou Linux…

Le marché du service est lui aussi fortement touché. Nous avons vu la création de nombreuses SSLL, autrement dit des SSII offrant des prestations basées sur du libre. Autre indice : de nombreuses administrations ont effectué un déploiement massif de logiciels libres et fonctionnent actuellement avec des programmes bien connus comme OpenOffice, Firefox, Thunderbird ou Linux.

La gendarmerie nationale a été l'un des précurseur en France, avec le déploiement, début 2006, d'OpenOffice et de la suite Mozilla sur son parc informatique. Plus récemment, l'assemblée nationale vient d'équiper ses 577 députés, et autant d'assistants, de postes fonctionnant avec le système d'exploitation Linux et utilisant des logiciels libres, notamment pour la messagerie.

Enfin, les grandes villes européennes franchissent peu à peu le pas: Munich et la migration de 14000 postes, Amsterdam en 2006, ou encore Paris, en juin 2007, qui a annoncé l'équipement des 163 élus de la ville sous logiciels libres. De nombreux pays comme le Brésil, le Chili ou le Venezuela ont également annoncer de pareilles mesures.

Cependant, il serait faux de réduire, comme trop souvent, les avantages du logiciel libre à un simple intérêt comptable. Même si sa base est la libre diffusion du logiciel, des intérêts encore plus fondamentaux sont en jeux. D'une part, l'apport d'une communauté de contributeurs à l'édification de logiciels est indéniablement bénéfique, de part sa réactivité et sa force de proposition.

Le choix de l'indépendance technologique pour combattre les monopoles

Ensuite, il permet à chaque pays, à chaque administration, de marquer son indépendance technologique vis-à-vis des grandes sociétés éditrices de logiciels, généralement américaines. D'autre part, sa philosophie et son développement ont mis en avant un point clé qui est l'interopérabilité et l'utilisation de formats ouverts. Cela facilite considérablement les communications dans un monde équipé de systèmes hétérogènes. Les formats ouverts nous rassurent également sur les futures migrations et mise à jour par l'assurance d'une continuité du support des formats.

Le libre permet également de combattre des monopoles, là où des entreprises classiques ont toutes les peines du monde à s'imposer. Le marché des navigateurs internet est l'exemple le plus marquant : la constante progression de Firefox (en mars 2007 à 24% de parts de marché et aujourd'hui à 28% en Europe d'après Xiti) montre que le monopole de Microsoft sur ce secteur est fortement déstabilisé par un concurrent libre.

Au delà du simple combat sur les parts de marché, cette petite révolution a permis d'imposer le respect des standards sur les nouvelles versions des navigateurs et a relancé l'innovation et l'émergence de nouvelles fonctionnalités. Les utilisateurs, mais aussi les développeurs web, en sont donc les grands gagnants.

Un second monopole est aussi menacé par le libre, celui des ordinateurs grand public. En effet, il n'est plus rare, aujourd'hui, de trouver des PC équipés d'une distribution Linux, réduisant au passage le coût de la machine du prix de la licence du système. La vente forcée ou vente liée, qui a permis à Microsoft de constituer son monopole mais qui a également accéléré l'informatisation du grand public, est de moins en moins omniprésente. Beaucoup de travail reste encore à faire sur ce sujet, mais il est possible, désormais, de trouver des alternatives offrant un vrai choix quant au système d'exploitation.

De la création graphique jusqu'au secteur de l'éducation avec Gcompris, par exemple

A Amiens, pendant cette rencontre internationale, il a été notamment question de l'intérêt du libre pour le secteur public, avec des projets comme le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité) ou la dématérialisation de l'administration; dans le secteur scientifique avec des projets de plate-formes de calcul, de simulation, de télé-médecine; dans le domaine de la création artistique avec des outils de création graphique comme Blender, The Gimp, de montage vidéo et de création de jeux vidéo; dans le monde de l'entreprise avec l'utilisation de plate-formes facilitant la gestion des relations clients et la gestion interne (comptabilité, planification, management, ressources humaines, etc.); dans le secteur de l'éducation, avec la présentation de distributions spécialisées, d'outils pédagogiques comme AbulEdu ou Gcompris ou de système de gestion d'élèves et de rendu de travaux.

Au total, plus de 300 conférences ont été présentées, et environ 1500 personnes d'une cinquantaine de nationalités ont pris part à cette rencontre. Reste que si chacun était d'accord sur le bilan positif du logiciel libre, celui-ci est encore menacé par la volonté d'instaurer les brevets logiciels en Europe. Enfin, la question des verrous numériques (ou DRM), qui a fait largement parlé d'elle lors des discussions sur la loi DADVSI, pose toujours problème car ces verrous sont incompatibles avec des logiciels libres.

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PSA- RENAULT: a la pointe du management parait-il

Nouveau suicide chez Peugeot: décryptage d'un traumatisme
Par Chloé Leprince (Journaliste) 14H55 17/07/2007/Rue89

Le salarié de PSA qui a mis fin à ses jours était rentré de week-end dimanche. Lundi, après sa pause de midi, ses collègues de l’atelier de montage à l’usine de Mulhouse le retrouvaient mort, pendu, sur leur lieu de travail. Il avait 55 ans.

Il s’agit du sixième suicide chez le constructeur automobile depuis le début de l’année. Sur ce site de PSA, c’est le deuxième sur le lieu-même du travail. Mais, après le premier passage à l’acte, en avril, trois autres salariés du site de Mulhouse ont mis fin à leurs jours au mois de mai, à l’extérieur de l’usine. En février, un ouvrier d’un autre site, à Charleville-Mézierres, avait aussi mis fin à ses jours, expliquant dans une lettre son geste par les conditions de travail.

Outre Peugeot-Citroën, EDF ou Renault ont aussi récemment connu le traumatisme de suicides en série. Médecin épidémiologiste et chef du projet "stress au travail" à l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité), Dominique Chouanière revient sur les causes des suicides liés au travail. Elle souligne l'importance de la prévention et la nécessité de réagir rapidement pour éviter que d’autres salariés ne passent à l’acte.

Peut-on distinguer des causes spécifiques à un suicide lié au travail?

De nombreuses études montrent en effet qu’un déséquilibre entre des contraintes génère un stress chronique. Or, physiologiquement, le stress chronique conduit à la dépression. Parfois, cela va jusqu’au suicide. Cet enchaînement est bien connu. Il faut ajouter à ces contraintes les situations de harcèlement. Les suicides ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg.

Qu’est-ce-qui est en jeu lorsqu’on parle d’un déséquilibre entre des contraintes?

Il existe deux grands déséquilibres. Soit il y a une inadéquation entre une forte charge psychique, des exigences très élevées en termes d’investissement… mais pas de reconnaissance, qu’elle soit monétaire ou symbolique. Soit il s’agit d’un cas dit de "job strain" : on demande beaucoup à un salarié sans lui donner de marge de manœuvre. Ce manque d’autonomie génère du stress. On le remarque, par exemple, chez les téléconseillers, à qui on demande du rendement en termes de nombres d’appel et qui sont astreints à un script extrêmement codifié qui engendre du stress.

Peut-on dire que le stress lié au travail a augmenté?

On a connu une hausse de la pression au travail depuis les années 90. La charge psychologique s’est accrue et l’organisation-même du travail a évolué avec la tertiarisation de l’économie. Le contexte économique, plus précaire, est aussi une cause. On demande aux gens de travailler à flux tendus. De plus, le management a évolué, il se fait aujourd’hui "à distance".

Les suicides, liés au travail, davantage médiatisés, ont-ils eux aussi augmenté?

C’est difficile à dire. On dispose de peu de chiffres en la matière et la question des causes d’un suicide lié au travail mais qui n’aurait pas été commis sur le lieu de travail est une vraie nébuleuse. Ce qui est certain, c’est qu’on entend davantage parler de suicides sur le lieu du travail depuis une dizaine d’années. A la fin des années 90, les médecins du travail ont ainsi commencé à nous alerter sur cette question. Autre indicateur : il semble qu’il y ait plus de suicides en série. Autrefois, il existait des cas où deux personnes d’une même entreprise passaient à l’acte. Aujourd’hui, il arrive que ce soit trois, quatre personnes. C’est beaucoup! C’est ce phénomène de contamination à une telle échelle qui est nouveau.

Comment expliquer ce phénomène de suicides en série, comme chez PSA ?

Psychologiquement, quand on vit une situation difficile et que quelqu’un passe à l’acte, cela légitime le suicide comme une solution possible. C’est pour cela qu’il est primordial de donner une réponse adéquate, dans l’urgence et à moyen terme, pour éviter cette contagion et le passage à l’acte d’autres salariés.

Vous avez travaillé sur cette prévention. Que conseillez-vous aux autres salariés lorsqu’un employé se suicide sur son lieu de travail ?

Dans un tout premier temps, il faut accorder grande importance à la communication interne au sein de l’entreprise. Surtout quand le suicide a lieu sur le site. Pour éviter la contagion, il faut bien insister sur le caractère grave, inacceptable de cette situation. Surtout, que l’entreprise considère a priori que ce passage à l’acte est lié au travail : ne pas laisser entendre qu’il s’agit avant tout d’une "fragilité individuelle". Ne pas stigmatiser la personne qui s’est donné la mort. Car il ne faut pas perdre de vue que, si l’entreprise reste dans le déni, les causes qui sont vécues par les gens ne sont pas repérées comme telles. Ensuite, dans un deuxième temps, il faut une vraie prise en charge, avec des debrieffings individuels ou collectifs pour éviter le stress post-traumatique, évacuer l’événement. Une vraie cellule d’écoute permet souvent de repérer les gens en grand danger: comme après un attentat, par exemple, on sait que ce sont souvent ceux qui sont dans une attitude plus passive, plus "stoïque" qui sont en grand danger. Enfin, se pose vite la question de la déclaration comme accident du travail si le suicide a lieu au travail. Une enquête aura lieu, qui est cruciale pour permettre de faire la part des choses. Une fois l’urgence passée, il faut alors réfléchir sur les causes. Un "groupe projet" doit être mis en place ainsi qu’un diagnostic des sources de stress à partir du ressenti des gens.

Certaines entreprises mettent en place des observatoires du stress, que pensez-vous de cette approche?

Il faut surtout un vrai diagnostic approfondi car vous créez alors de l’attente. Si ces espoirs sont frustrés, c’est pire: l’observation simple ne suffit pas pour éviter le risque de contagion après le traumatisme d’un suicide. S’il y a eu passage à l’acte, c’est que la situation est déjà dégradée. L’observation est dépassée, il faut agir. Faire un diagnostic approfondi et mettre en place un plan d’actions pour réduire ou éliminer les sources de stress identifiées.

Et les numéros verts ?

Face à une situation de suicide sur le lieu du travail, c’est une aide trop à distance pour les collègues de la victime. Pour téléphoner, il faut aussi être dans une démarche volontaire or les personnes en danger psychologique sont plutôt dans une certaine passivité.

La réaction des entreprises évolue-t-elle face à de telles situations?

Oui. En février, nous avons organisé un colloque sur la prévention du stress. De nombreux DRH y ont participé. On assiste à une prise de conscience quant à la gravité des risques psychosociaux : auparavant, ils étaient plutôt considérés comme des risques soft, par rapport aux accidents ou aux risques chimiques. De plus, les entreprises sont en demande d’une prévention de plus en plus structurée. Ils ont compris qu’il y avait de nombreux bénéfices, y compris économiques, à éviter le stress pathogène.

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c'est mal barré ..

Environnement: le Grenelle vire à la querelle
Par Julien Martin (Rue89) 14H53 17/07/2007

Plus réticent à la négociation que son prédécesseur, Borloo peine à organiser les débats.

Le climat est loin d'être au beau fixe autour du Grenelle de l'environnement. Alors que les premières réunions de préparation se tiennent cette semaine, les points de crispation s'accumulent. Dernière anicroche en date: l'arrivée surprise de nouvelles personnes autour de la table des négociations, lundi, lors de la réunion du groupe Agriculture.

Après négociation entre toutes les parties, il avait été convenu de mettre en place cinq collèges de huit personnes (ONG, collectivités territoriales, syndicats, entreprises et Etat) dans chacun des six groupes de travail (Agriculture, Mode de développement, Climat, Démocratie écologique, Santé et Biodiversité).

Mais un nouveau collège dit de "personnes morales associées" s'est présenté. "Le ministère de l'Ecologie les a désignées de manière clientéliste, s'offusque Yannick Jabaut, membre de Greenpeace et porte-parole de l'Alliance pour la planète. Ca vient déséquilibrer le travail en collèges et ça minore la représentation des associations."

Sans concertation préalable, de nouveaux représentants de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et même de la Confédération nationale des associations familiales catholiques étaient donc présents lundi autour de la table. L'Alliance pour la planète est toujours dans l'attente d'une clarification de la part du ministère sur ce point.

L'ambiance n'est pas non plus très chaude au sein même du "groupe des neuf" (WWF, Greenpeace, Amis de la terre, Ecologie sans frontière, Ligue de protection des oiseaux, Réseau action climat, Ligue Roc, Fondation Nicolas-Hulot et France Nature Environnement). FNE s'est notamment attiré les foudres de ses collègues en exigeant rien moins que la moitié des postes de représentation des associations, comme le rapporte l'association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE).

Si FNE a ensuite revu ses prétentions à la baisse, la cohabitation n'est pas toujours facile pour Jean-Paul Besse, représentant de la Fondation Nicolas-Hulot:

Les coups viennent aussi de l'extérieur. En témoigne l'histoire mouvementée du lancement du site Internet du Grenelle de l'environnement. Le député des Verts Alain Lipietz a fait main basse la semaine dernière sur son adresse: www.legrenelleenvironnement.fr. Désormais, cette adresse mène tout droit au blog de l'élu écologiste. Le ministère de l'Ecologie a immédiatement réagi en déclarant que la véritable adresse prévue a toujours été www.legrenelle-environnement.fr et a mis son site en ligne lundi.

Pas de quoi rassurer le ministre. D'autant que, si Nicolas Sarkozy s'est, une fois n'est pas coutume, mis un peu retrait, la passation de pouvoirs entre Alain Juppé et Jean-Louis Borloo a provoqué "un trou d'air", selon l'expression de Sébastien Genest. Le président de France nature environnement relève surtout que "Juppé et Borloo ont deux caractères différents. Ils s'impliquent tous les deux, mais n'ont pas la même vision. Juppé était plus sensible à l'aspect négociations, alors que Borloo ne souhaite pas singer le dialogue social".

Toutefois, Jean-Paul Besse se refuse à imaginer l'organisation de ce qui reviendrait à un énième colloque sur le sujet, en lieu et place de réelles négociations:

La marge de manoeuvre est maintenant clairement délimitée. Les six groupes de travail ont jusqu'au 25 septembre pour faire émerger un plan d'action de 20 à 30 propositions, qui sera débattu lors du Grenelle de l'environnement prévu à la mi-octobre.

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Fonctions Publique: Tous aux abris, ça va faire mal !

Fonction publique: le gouvernement laisse les syndicats sur leur faim
AP
Par JeanMarie Godard AP - il y a 21 minutes

PARIS - Le ministre du Budget Eric Woerth a annoncé, mardi, la tenue à la rentrée de quatre "conférences" préparatoires à une réforme de la Fonction publique -dont une sur le pouvoir d'achat des fonctionnaires- laissant sur leur faim les syndicats qui exigent l'ouverture de "véritables négociations salariales", et dénoncent les suppressions de postes prévues en 2008.

Le ministre, qui rencontrait les syndicats en compagnie du secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini, mardi à Paris, a rappelé qu'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux en 2008 ne serait pas remplacé, soit une économie d'un milliard d'euros en année pleine selon Eric Woerth.

La moitié de ces "économies réalisées sur la masse salariale", bénéficiera aux agents, a-t-il assuré. Le ministre a également souligné que les fonctionnaires "qui voudront travailler plus pour gagner davantage", pourront faire des heures supplémentaires qui seront défiscalisées, au même titre que les salariés du privé.

Quant aux conférences qui démarreront à la rentrée prochaine et devraient durer jusqu'au printemps 2008, elles porteront respectivement sur "les valeurs de la Fonction publique et les attentes vis-à-vis du service public", le pouvoir d'achat des fonctionnaires, le dialogue social, et enfin sur les "parcours professionnels au sein de la Fonction publique".

Mais le ministre a fermé la porte à toute discussion sur les suppressions de postes prévues en 2008. "Un sur deux non remplacé, ce n'est pas le fruit d'une négociation, c'est un principe", a-t-il déclaré devant les journalistes après sa rencontre avec les syndicats.

Et au sujet de la revendication unanime des syndicats d'une ouverture de "véritables négociations salariales" sur la base d'une revalorisation du point d'indice (qui sert à calculer le salaire de base de l'ensemble des fonctionnaires), Eric Woerth a expliqué que le gouvernement se refusait à discuter sur ce seul critère. "Le point d'indice aujourd'hui, c'est un quart de l'évolution salariale", a-t-il dit.

"Sur toutes les questions importantes, nous n'avons obtenu aucune réponse", a estimé Charles Bonissol, porte-parole de la fédération CGC des fonctionnaires à la sortie de la réunion.

"Je n'ai pas entendu de réponse aux questions que nous avons formulées", a renchéri le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de la Fonction publique d'Etat) Gérard Aschieri.

"Sur l'emploi, on continue sur la voie du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sans aucune concertation. Sur les salaires, aucun des propos tenus ne laisse entendre qu'il y aura une amélioration du pouvoir d'achat", a-t-il poursuivi, avant de prévenir: "On ne se contentera pas de participer aux conférences. On va essayer de mobiliser avec les autres syndicats".

Pour Gérard Noguès (FO), "nous annoncer officiellement la tenue d'une conférence sur le pouvoir d'achat ne veut pas dire ouvrir des négociations salariales. Et en plus, le gouvernement conditionne l'évolution du pouvoir d'achat aux économies faites sur le non-remplacement des fonctionnaires".

"Le gouvernement veut avancer sans vagues", a-t-il poursuivi. "Nous, on n'est pas pour faire un rapport de force systématique, encore faut-il qu'on avance sur quelques points, notamment les salaires".

L'Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGT (UGFF-CGT), de son côté, "pourrait réserver sa participation" aux conférences selon son secrétaire général Jean-Marc Canon.

"La CGT est prête à négocier, à participer aux conférences", a-t-il dit, "mais pas dans n'importe quelles conditions. La CGT pourrait réserver sa participation si les dés sont pipés, et si les conférences devaient servir d'alibi aux orientations d'une politique générale que nous contestons". AP

god/cov/cr

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Décidement...et 1pièton écrasé ça fait combien de points?

Un piéton blessé dans un accident entre un véhicule de police et un véhicule particulier, à Paris
AP
AP - il y a 8 minutes

PARIS - Un piéton a été blessé dans un accident qui s'est produit mardi matin dans le Xe arrondissement de Paris entre un véhicule de police banalisé et un véhicule particulier, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.
L'accident a eu lieu à l'angle de la rue Léon Jouhaux et de la rue Yves Toudic. Un piéton a été renversé.
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de l'accident, a précisé la préfecture de police. AP

gon/cov/cr

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Je trouve cette déclaration très embrouillée...des amendements pour garantir le droit de grève...pas simple

L'Etat veillera à protéger les grévistes, assure Xavier Bertrand
Reuters
Reuters - Mardi 17 juillet, 08h35

PARIS (Reuters) - Alors que le texte sur le "service minimum" va être examiné au Sénat, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand, assure que l'Etat sera vigilant quant aux pressions que des entreprises voudraient exercer sur des salariés grévistes.

Le projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs est examiné ce mardi par les sénateurs. Le texte, qui s'appliquera à partir du 1er janvier 2008, vise à garantir un service minimum en cas de grève. Il prévoit notamment de rendre obligatoire le dépôt d'un préavis 48 heures avant tout conflit.

"Nous serons vigilants à l'égard des entreprises qui utiliseraient ce préavis pour faire pression sur des salariés grévistes. Il n'y aura pas de constitution de fichiers dans les entreprises", déclare Xavier Bertrand dans un entretien aux Echos.

Le gouvernement est, selon lui, prêt à "garantir plus explicitement le droit de grève des salariés, si des parlementaires proposent des amendements en ce sens".

"Ce texte n'est pas une victoire pour qui que ce soit. Mais les Français n'auraient pas compris que nous n'allions pas au bout de cette réforme", ajoute le ministre du Travail.

Xavier Bertrand se déclare par ailleurs plutôt hostile à l'extension du service minimum à d'autres secteurs, au-delà des transports terrestres.

A l'Education nationale ou à La Poste, "on n'a pas forcément besoin d'une loi", estime-t-il.

"Pour ce qui est des transports aériens, le sujet ne se pose pas de la même manière car il n'est plus question des besoins quotidiens des Français", fait-il remarquer.

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Très interessant flash back

Quand les "juristes" de l'UMP s'opposaient à l'instauration de peines planchers
LE MONDE | 17.07.07 | 14h19 • Mis à jour le 17.07.07 | 14h19

L'Assemblée nationale examine à son tour, à partir du mardi 17 juillet, le projet de loi "renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs" adopté le 5 juillet en première lecture au Sénat. Le texte comprend trois volets : instauration de peines minimales d'emprisonnement pour les récidivistes, majeurs ou mineurs ; restriction de l'atténuation de la responsabilité pénale prévue pour les mineurs de plus de seize ans ; généralisation de l'injonction de soins.

Pour la plupart des députés, la discussion aura un air de déjà-vu. Voilà en effet trois ans que ce sujet s'invite régulièrement dans l'Hémicycle. C'est une proposition de loi visant à instaurer des peines minimales en matière de récidive déposée le 4 février 2004 par Christian Estrosi, et cosignée par 175 députés de la majorité, qui avait lancé le débat. Le député (UMP) des Alpes-Maritimes se faisait le relais du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, qui avait fait de cette question un thème de démarcation avec le chef de l'Etat, Jacques Chirac, et ses fidèles.

Les chiraquiens allumaient alors un contre-feu en constituant une mission d'information, sous la responsabilité du président de la commission des lois, Pascal Clément (UMP, Loire). Celle-ci aboutissait à la rédaction d'une proposition de loi examinée en première lecture à l'Assemblée nationale le 14 décembre 2004. Le texte écartait le principe des peines planchers. M. Estrosi déposait une série d'amendements pour introduire les dispositions qui constituent, aujourd'hui, le corps du projet de loi. Les "juristes" de la majorité s'y opposaient.

Ainsi en était-il de l'amendement prévoyant des peines minimales dès la deuxième récidive, sauf décision motivée de la juridiction. "Cet amendement remet en cause notre tradition juridique, et notamment le principe d'individualisation de la peine, qui est souvent rappelé par la Cour européenne des droits de l'homme, estimait alors M. Clément. Certes, la possibilité pour le tribunal d'écarter l'automaticité en motivant sa décision pourrait permettre de contourner la difficulté constitutionnelle. Cependant, la constitutionnalité d'une telle disposition reste pour le moins douteuse." Le député, qui deviendra ministre de la justice dans le gouvernement Villepin, exprimait sa "crainte que l'adoption de l'amendement de M. Estrosi n'inverse la logique judiciaire, instaurant le principe d'une peine plancher et l'exception d'une dérogation motivée".

Jean-Luc Warsmann (UMP, Ardennes), qui préside aujourd'hui la commission des lois, s'opposait lui aussi à l'amendement estimant qu'il existe deux conceptions de la sanction pénale en cas de récidive : "Une vision fondée sur l'automaticité des peines, d'obédience anglo-saxonne, et une vision d'origine française, reposant sur le principe de l'aggravation des peines en cas de récidive". Il estimait ne pas pouvoir "souscrire au principe de la sanction automatique telle qu'elle ressort, même atténuée, de l'amendement présenté", jugeant celui-ci "en contradiction avec les réalités de la société contemporaine". "Précisément parce qu'il ne prend pas en compte des circonstances de chaque espèce, il pourrait conduire au prononcé de peines disproportionnées", indiquait-il.

Valérie Pécresse (UMP, Yvelines) regrettait pour sa part "qu'un tel amendement n'ait pas fait l'objet d'une étude d'impact" et faisait part de ses "doutes sur son efficacité". Quant à Guy Geoffroy (UMP, Seine-et-Marne), aujourd'hui rapporteur du projet de loi, il estimait qu'"en termes d'affichage l'adoption de l'amendement de M. Estrosi accréditerait l'idée que le législateur a fait le choix de l'automaticité des peines".
Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 18.07.07.

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La région IDF, la perle qui manque au grand chelem UMP

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mardi 17 juillet 2007 (12h01) :
Tentative de « coup d’État » sur l’Ile-de-France
4 commentaires

Le Premier Ministre demande de différer l’enquête publique sur le SDRIF

Alors même que le Préfet de région vient de donner son feu vert pour le lancement de l’enquête publique sur le nouveau Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) qui se déroulera du 15 octobre au 8 décembre 2007, le Premier ministre demande, dans un courrier adressé à Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile-de-France, de stopper l’enquête publique annoncée pour l’automne.

Cette méthode extrêmement autoritaire du nouveau Gouvernement remet en cause un grand processus de concertation engagé dans le cadre de la révision du SDRIF. En effet, la Région a adopté en février dernier son projet de SDRIF : projet travaillé depuis plus de deux ans avec les collectivités, les élus, les acteurs économiques, les associations, les citoyens.

François Fillon, Premier ministre aux ordres de Nicolas Sarkozy, ne supporte pas cette construction démocratique, ce projet ambitieux de rééquilibrage au sein de la région Ile-de-France.

Le gouvernement tombe le masque : derrière les annonces d’ouvertures il ne respecte même pas les choix issus d’une concertation engagée démocratiquement. Ce qu’il veut c’est imposer les choix de la droite dans tous les domaines.

En effet, contrairement au projet progressiste proposé par la Région qui vise à réduire fortement les inégalités, le gouvernement « bras armé du MEDEF » veut imposer sur l’Ile-de-France un projet inégalitaire. Le projet régional affirme la nécessité d’investir fortement dans les transports publics, le logement, l’emploi, dans le cadre d’un véritable nouveau développement économique, attractif, équilibré, solidaire des générations futures. La droite, elle, veut appliquer à notre région la politique menée par Nicolas Sarkozy au Conseil général des Hauts-de-Seine : des concentrations de richesse et de luxe, en même temps qu’un affaiblissement de ses atouts, des inégalités criantes, des territoires relégués, des populations dans la misère, un aménagement sacrifiant l’avenir à la loi des spéculateurs.

Pour Gabriel Massou, président du groupe CACR, « que le Président de la République ose remettre en cause publiquement les choix faits par une assemblée démocratiquement élue et envisage de passer outre ces choix par un coup de force, est totalement inacceptable et doit être dénoncé avec gravité. On peut parler de tentative de "coup d’Etat " sur l’Ile-de-France ».

source : http://www.eluscacridf.org/communiq...

De : IlROsso.....
mardi 17 juillet 2007

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Après le recul historique du chômage, le recul historique de la délinquance, c'est X file !! ..

Recul de 4,11% de la délinquance en juin
Reuters
Reuters - il y a 1 heure 15 minutes

PARIS (Reuters) - La délinquance a reculé en France de 4,11% en juin, selon des statistiques de l'Observatoire national de la délinquance rendues publiques par le ministère de l'Intérieur.

"Avec 320.302 crimes et délits constatés, contre 334.034 en juin 2006, c'est le niveau de délinquance le plus faible pour un mois de juin depuis dix ans", précise le ministère dans un communiqué.

Pour le premier semestre 2007, la délinquance a reculé de 2,53%.

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Communication de l'Association Française des Anthropologues, qui se bougent contre le ministère dit de l'immigration etc..

Veuillez trouver ci-joint :

* La lettre de l’AFA n° 2 qui présente les activités de l’Association française des anthropologues. Cette seconde livraison “Identité nationale” : la réponse des anthropologues
* Un appel à contribution “Identités nationales d’État” pour une journée d’étude le 25 octobre 2007 et la publication d’un numéro hors-série du Journal des anthropologues.
* Vous trouverez en outre un appel à contribution « “Immigration et identité nationale” : une alliance controversée » de la revue Consommation&Société, que nous diffusons à la demande des coordinateurs de cette revue.


Rappel
Dernières parutions du Journal des anthropologues

* n° 108-109, 2007 : Anthropologues à durée déterminée – Peurs collectives – Regards sur les banlieues en crise
* n° 106-107, 2006 : Des normes à boire et à manger
* n° 104-105, 2006 : Anthropologie et histoire face aux légitimations politiques
* n° 102-103, 2005 : Hommage à Gérard Althabe
* n° 100-101, 2005 : Education, religion, Etat


Prochains numéros

* De l’anthropologie de l’autre à la reconnaissance d’une autre anthropologie (oct. 2007)
* Hors-série “Identités nationales d’État” (déc. 2007)
* Anthropologie des usages sociaux et culturels du corps (janv. 2008)
* L’empathie en anthropologie (2008)
* Anthropologie, psychanalyse et État : regards cliniques sur les terrains (2009)
* Hommage à Claude Meillassoux (2009)


http://www.afa.msh-paris.fr/


Appel à contributions
« Identités nationales d’État »

Journée d’étude, Paris, 25 oct. 2007
Journal des anthropologues, hors-série, déc. 2007
En réponse à la création en mai 2007 en France d’un ministère associant les termes « immigration, intégration et d’identité nationale », l’AFA entend contribuer à alimenter et diffuser une réflexion comparative sur les formes contemporaines d’identitarisme d’État qui s’observent à travers le monde. Une journée d’étude le 25 octobre 2007 sera suivie d’un numéro Journal des anthropologues destiné à une diffusion large. Les contributions que nous souhaitons réunir doivent avoir comme objectif :
- à partir d’enquêtes de terrain dans des pays divers, dégager les logiques de l’émergence de discours et de politiques d’institutionnalisation d’une identité d’État. Sur quels modes s’opèrent ces nouvelles constructions du nationalisme et de la xénophobie : ethniciste, religieux, « patriotique », moral, idéologique ?
- montrer quels échos ces discours et politiques rencontrent dans la société. Quelle en est l’efficacité symbolique et l’efficacité pratique ? Dans quelles situations ? Dans quels groupes sociaux ?
- Décrypter comment l’imaginaire de l’identité nationale s’insère dans la reconstruction des articulations entre des champs sociaux en mutation, tels le travail, la famille, le politique, le religieux ou d’autres espaces de sociabilité.
- Dans un souci pédagogique, et sans céder à la qualité scientifique construite autour de matériaux précis, montrer quels en sont les effets sur des fractions sociales particulières et sur l’ensemble de la société.

Au côté d’approches ethnologiques nous souhaitons réunir des travaux d’autres disciplines : histoire, sociologie, sciences politiques, géographie, psychologie et psychanalyse, etc.

Propositions d’articles et propositions de contribution à la journée d’étude sont attendues le plus rapidement possible. La date limite est fixée le 16 septembre 2007. Les textes, de 15 à 20 000 signes, devront nous parvenir au plus tard le 24 octobre 2007.
Les propositions de contribution sont à envoyer aux deux adresses suivantes : afa@msh-paris.fr et afa@mmsh.univ-aix.fr
Les normes de présentation et instructions aux auteurs sont consultables sur le site de l’AFA : http://www.afa.msh-paris.fr

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Dati sponsorisée par Kleenex, bouh ouh, sniff !

L'UMP soutient Rachida Dati, qui parle d'"histoires difficiles"
Reuters
Reuters - il y a 1 heure 15 minutes

PARIS (Reuters) - L'UMP a affirmé son soutien et sa solidarité à Rachida Dati, confrontée à une série de déboires, notamment aux ennuis judiciaires de deux de ses frères.
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La ministre de la Justice présente mardi à partir de 15h00 à l'Assemblée le projet de loi contre la récidive, adopté le 6 juillet par le Sénat, qui fait l'objet de critiques de la part de l'opposition de gauche et au sein de l'institution judiciaire.

"Si je suis très heureux d'écouter cet après-midi Rachida Dati, je suis aussi très triste de constater jour après jour les attaques personnelles dont elle est la cible", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, lors d'une rencontre avec les agences de presse.

"Le seul débat qui vaille, c'est celui des idées et jamais je ne me résoudrai à ce que le combat contre les personnes l'emporte sur le combat des idées", a-t-il souligné.

"Ces attaques ont des relents insupportables, faits de jalousie et de xénophobie", a-t-il estimé.

Dans un communiqué, l'UMP "salue la force de caractère de Rachida Dati, qui assume de façon remarquable le poids que les médias font désormais peser sur elle, et condamne de la façon la plus ferme les attaques et amalgames dont elle est aujourd'hui la victime".

Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, et son épouse Cécilia, ont apporté la semaine dernière un soutien appuyé à la ministre, louée par les médias pour son parcours hors normes et figure emblématique de l'ouverture du gouvernement aux "minorités visibles" avec Rama Yade.

"DANS TOUTES LES FAMILLES"

SOS Racisme, notamment, a fustigé les préventions des "élites républicaines" qui verraient d'un mauvais oeil la promotion d'une femme jeune d'origine maghrébine, fille d'un maçon marocain.

Rachida Dati a dû en outre faire face à une série de démissions au sein de son cabinet, où son caractère autoritaire susciterait les critiques, et aux ennuis judiciaires de deux de ses frères, des récidivistes rejugés pour trafic drogue.

Jamal Dati, 35 ans, doit être jugé ce mardi par la cour d'appel de Nancy pour trafic de stupéfiants. Un autre frère de la garde des Sceaux, Omar Dati, 36 ans, serait mis en cause dans une autre affaire de drogue.

"Dans toutes les familles, il y a des moments difficiles, des histoires difficiles et des étapes difficiles", a déclaré mardi Rachida Dati sur RTL.

"Elle, c'est elle, moi, c'est moi", déclare Jamal Dati dans un entretien publié mardi dans L'Est Républicain. Il exprime l'espoir que son procès "ne rejaillira" pas sur sa soeur.

S'agissant des remaniements au sein de son ministère, Rachida Dati les impute à "la vie quotidienne des cabinets en général".

"Ça arrive fréquemment. J'ai un nouveau directeur de cabinet, qui est Patrick Gérard, qui est quelqu'un d'une grande compétence et d'une très grande qualité, qui dirige un cabinet qui tourne et qui fonctionne bien et qui me permet de travailler confortablement au quotidien", a-t-elle dit.

Les critiques la visant participent de "l'exposition liée à sa mission", a-t-elle estimé.

Quant au soutien de Nicolas Sarkozy et de son épouse, "il a toujours existé, comme l'affection que j'ai pour eux".

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A Tahiti aussi..

Multiplication d'incidents violents en Polynésie française
17.07.07 | 11h35
Retrouvez l'intégralité du "Monde" en HTML.

PAPEETE, Polynésie française (Reuters) - La Polynésie française connaît depuis environ un mois une recrudescence d'actes violents opposant le plus souvent des jeunes aux gendarmes, ce qui inquiète les forces de l'ordre.

Si l'on ne peut parler "d'insécurité quotidienne", cette série est "un peu inquiétante", déclare dans le quotidien Les nouvelles de Tahiti du 16 juillet le commandant de la gendarmerie en Polynésie, le colonel Jean-Yves Ortega.

La Polynésie connaît tous les ans, à l'époque des festivités du juillet (le traditionnel "Tiurai", réjouissances appelées "Heiva"), des troubles commis par jeunes désoeuvrés ayant le plus souvent abusé de l'alcool et de certaines drogues.

Le 12 juillet dernier, un groupe de six jeunes a fait irruption au Club Med de Bora Bora où il a semé la panique chez les touristes. Selon des témoins, les jeunes gens âgés de 19 à 35 ans visiblement en état d'ébriété se sont présentés vers 20h30 au club de vacances, dont l'entrée leur a été refusée.

Ils ont alors forcé le passage et s'en sont pris à l'un des animateurs de la soirée puis à d'autres employés avant de vandaliser les lieux en insultant les touristes effrayés. Finalement arrêtés par les policiers, ils ont été déférés en comparution immédiate.

Cet incident fait suite à plusieurs autres du même genre entre des jeunes gens et les forces de l'ordre.

Ainsi le 13 juin, dans l'île de Rimatara, aux îles Australes, des gendarmes ont dû se retrancher dans leur gendarmerie pour échapper à une vingtaine de jeunes planteurs de "pakalolo", nom local de la marijuana, furieux qu'on leur détruise leurs plantations.

Le 22 juin, une centaine de jeunes de Faa'a, commune voisine de Papeete, à Tahiti, se sont affrontés lors d'une bagarre générale et ne se sont séparés qu'après l'intervention des forces de l'ordre.

Le 6 juillet, un homme en état d'ébriété a assommé un gendarme d'un coup de tête à Rurutu (îles Australes) lors d'une manifestation sportive.

Dans la nuit du 7 au 8 juillet, à Bora Bora, une centaine de jeunes, répartis en deux bandes rivales, se sont affrontés et s'en sont pris aux gendarmes venus les séparer. Il y a eu trois blessés parmi les forces de l'ordre.

Le 12 juillet, à Mahina, une commune de la côte est de Tahiti proche de Papeete, une douzaine de jeunes se sont battus dans la rue et l'un d'eux a démoli la voiture des gendarmes venus le calmer.

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L'avocat Me Achoui, pourrait être poursuivi après sa mise en cause de la police


PARIS (AFP) - L'avocat Karim Achoui, blessé par balles à Paris, et qui accuse la police judiciaire parisienne d'être impliquée dans cette affaire, pourrait être poursuivi pour diffamation, déclare la ministre de l'Intérieur dans une lettre au syndicat général de la police (SGP-FO).

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Dans une lettre datée du 9 juillet au secrétaire général du SGP-FO, Nicolas la Comte, dont l'AFP a obtenu copie mardi, Michèle Alliot-Marie déclare avoir demandé "au directeur des libertés publiques et des affaires juridiques d'étudier la possibilité d'intenter une action en diffamation".

Elle précise au syndicat "que le parquet de Paris a saisi l'Inspection générale des services de la préfecture de police sur la base des faits allégés par Maître Achoui contre la police" et qu'au vu "des résultats de cette enquête, le parquet envisagera la possibilité d'ouvrir à son encontre une procédure pour diffamation".

Dans une lette à Mme Alliot-Marie, le 6 juillet, le SGP-FO, déclarait avoir pris connaissance avec "stupéfaction" des propos "infamants et calomnieux portés par M. Achoui, avocat, accusant les policiers de la BRB (Brigade de répression du banditisme ndlr ) d'être impliqués dans la tentative d'assassinat dont il a été victime".

"Ces propos portent atteinte non seulement à l'honneur et à l'image des policiers de la BRB, mais également à l'ensemble des fonctionnaires de la police nationale", a encore estimé le SGP-FO, sollicitant la ministre "afin que la justice soit saisie".

Dans sa réponse, Mme Alliot-Marie indique partager "pleinement votre indignation quant à ces accusations".

"Pour certains flics, en particulier une frange de la BRB, avait affirmé Me Achoui dans Le Monde daté du 6 juillet, j’étais l’homme à abattre".

"C’est facile, pour eux, d’instrumentaliser des jeunes qui défilent dans leurs locaux ou de demander un service à un indic", ajoutait l'avocat. "Cela ne coûte pas un euro à l’Etat et la hiérarchie policière n’est pas informée".

Le directeur de la police judiciaire (PJ) parisienne avait immédiatement démenti ces allégations.

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Un député UMP demande plus de caméras


Libération mardi 17 juillet






Le député UMP de Paris Philippe Goujon a réclamé hier la mise en place de 1000 nouvelles caméras de vidéo-surveillance dans Paris. Fin juin, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, avait affirmé que la capitale était «en première ligne sur les risques de terrorisme» et n’était pas «suffisamment bien équipée en surface» en matière de vidéo.






Note : Radars, caméras, presse, télévision, l’UMP instaure le « paquet médiatique ! ».

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Les Sarkozy habiteront à l'Elysée à partir de septembre


Jusqu’ici, faute de place, la famille du chef de l’Etat était restée à son domicile de Neuilly-sur-Seine.






Trop petit, trop vieux ? Deux mois après son élection, le chef de l’Etat n’avait pas encore emménagé à l’Elysée. C’est désormais décidé, la famille Sarkozy posera ses cartons dans le palais présidentiel "à partir de septembre". C’est ce qu’à indiqué Nicolas Sarkozy à la presse samedi. D’ici là, les Sarkozy seront toujours domiciliés dans un appartement qu'ils louent à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, ville dont Nicolas Sarkozy fut longtemps le maire.





L’emménagement à l’Elysée avait posé quelques problèmes, notamment de place : « Nous sommes une famille nombreuse », avait confié le chef de l’Etat peu après son élection. Nicolas Sarkozy avait d’abord envisagé de transformer en résidence personnelle l’hôtel Marigny, qui se trouve sur le trottoir d’en face, et accueille habituellement les hôtes étrangers en visite à Paris. Trop «sinistre», avait finalement jugé le couple. D’ici septembre, des «travaux de peinture» devraient rafraîchir quelque peu les appartements présidentiels de l'Elysée.





C'est quoi cette peinture qui sèche en deux mois ?
vu sur resistance:inventerre.

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MONSIEUR LE PRESIDENT JE VOUS FAIS UNE LETTRE...


par Françoise Simpère



Ca faisait longtemps que je n’avais pas parlé du petit Nicolas. Faut dire qu’il est si omniprésent qu’on a l’impression de l’avoir chaque jour chez soi ! Pas inintéressant, d’ailleurs, d’observer la fascination réciproque entre le PS et lui et l’irritation grandissante de ses supporters de droite qui se sentent délaissés, pour ne pas dire trahis, plus les effets retards qu’auront certaines mesures …

A propos des heures sup’ exonérées de charges et d’impôts une femme de ménage employée à plein temps (35h) dans un hôtel parisien m’a fait cette judicieuse remarque : « Je gagne 1200 € net par mois après 21 ans d’ancienneté. Je voulais « travailler plus pour gagner plus » mais mon patron n’a pas d’heures supplémentaires à m’accorder. Ou, quand il y a une surchauffe temporaire, il me fait faire des heures sup’ qu’il paie en « repos compensatoire » durant les périodes creuses. » Je fais donc des ménages chez des particuliers, payées en « chèque emploi service : pourquoi ai-je des charges et des impôts sur ces heures supplémentaires, alors que si je les faisais chez mon patron, elles seraient totalement exonérées ? »

Oui, pourquoi ?

D’ailleurs, pourquoi exempter de charges et d’impôts les heures sup’ et pénaliser le travail au noir, qui n’est jamais que du travail en plus sans charges et sans impôts ? Ainsi, le gendarme (je dis gendarme parce que j’en ai connu plusieurs dans ce cas) qui arrondit ses fins de mois en bricolant au noir chez des particuliers est en infraction, alors que lui aussi essaie de « travailler plus pour gagner plus ». Question d’assurance ? Mais pourquoi l’assurance-maladie prendrait-elle en charge un accident survenu pendant des heures sup’ pour lesquels ni l’employeur ni l’employé n’ont versé de charges à la sécurité sociale, et pas celle du quidam qui fait des chantiers (ou des cours de maths, ou du jardinage) non déclarés ?




Autre question : « travailler plus pour gagner plus » se conçoit si on a le temps de le faire, mais quid de la banlieusarde soumise à 3h de transport par jour – ce n’est pas rare- auxquelles on ajoute 7h de travail légal, plus 5h de travail ménager, courses, soins aux enfants, ce qu’on appelle la seconde journée de la mère de famille : 15h par jour ! Où va-t-elle caser des heures sup’ ? La mesure est donc machiste et réservée à ceux qui ont la chance de travailler pas loin de chez eux.



Et puis surtout : gagner plus, pourquoi faire ? S’il s’agit juste de pouvoir se loger, manger et se vêtir, il est honteux qu’un salaire de base à temps complet ne permette pas de le faire dans un pays développé comme la France. S’il s’agit de payer la personne qui garde les enfants pendant les heures sup’, ou est l’intérêt pour le salarié ? S’il s’agit de s’offrir des choses pour ses loisirs, OK… mais quand trouver le temps de s’en servir si on travaille tant d’heures par jour ?

C’est une mesure qui fait le pari de stimuler la consommation et la croissance s’exclament en choeur les vertueux économistes libéraux. Cependant un rapport récent vient de montrer que la pollution et l’effet de serre diminuent dans les pays où on réduit le temps de travail (donc de transport, de consommation d’énergie, etc) Quand


on sait l’urgence des problèmes de dérèglement climatique et écologiques en général, prôner une croissance qui les aggrave est-il cohérent ?

Allez hop, j’envoie ce post à l’Elysée, et je vous tiens au courant de la réponse éventuelle.


http://fsimpere.over-blog.com/

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Les ONG écologistes contestent la préparation du Grenelle de l'environnement

Jean-Stéphane Devisse, de l'Alliance pour la planète, s'étonne de "l'absence de cadrage réel"
lors de la première réunion consacrée à l'agriculture, lundi 16 juillet. Et estime que le gouvernement a désigné des experts sans prévenir les associations. Mais, pour les écologistes,
"il est hors de question de sortir de Grenelle maintenant".
le monde.

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Rachida Dati: "dans toutes les familles, il y a des moments difficiles"


PARIS (AFP) - La garde des Sceaux Rachida Dati a tenu mardi à souligner que "dans toutes les familles, il y a des moments difficiles", quelques heures avant la comparution prévue de son frère Jamal devant la cour d'appel de Nancy pour trafic de stupéfiants.

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"Dans toutes les familles, il y a des moments difficiles, des histoires difficiles, des étapes difficiles. Je n'en dirai pas plus. Je ne ferai pas de commentaire. Il serait mal venu en tant que garde des Sceaux de faire des commentaires... Par pudeur, je n'irai pas plus loin", a-t-elle ajouté sur RTL.

Au journaliste qui insistait, elle a répondu : "faites la part des choses, comme vous le feriez pour vous-même".

Quant à savoir si, en tant que femme issue de l'immigration, elle se sentait plus "exposée", elle s'est contentée d'expliquer qu'elle était "garde des Sceaux, ministre de la République" et donc "forcément exposée".

Reçoit-elle un soutien "suffisant et convenable" de l'UMP ? lui demande-t-on: "le soutien, il est dans la vie des Français au quotidien, dans ce qu'ils me renvoient et puis il sera dans l'adoption du texte sur la récidive et l'adoption du texte sur la loi pénitentiaire. Le soutien, il sera là, ce sera un soutien populaire", a répondu la ministre.

Le soutien du président de la République Nicolas Sarkozy, et de son épouse, en revanche, "a toujours été. Il a toujours existé ce soutien, comme l'affection que j'ai pour eux", a-t-elle souligné.

La ministre a aussi une nouvelle fois défendu son projet de loi anti-récidive, qu'elle devait présenter mardi à l'Assemblée nationale, après un passage au Sénat.

A ceux qui pensent que ce texte va remplir les prisons, déjà surpeuplées, elle a répliqué qu'il n'y avait "pas d'effet mécanique à cette loi", soulignant sa volonté parallèle de "favoriser toutes les politiques d'aménagement de peine".

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16/07/07

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient : Sarko confesse un mensonge



Sarkozy : la France est "pour l’indépendance de la BCE"



Le président Nicolas Sarkozy a affirmé lundi que la France était "pour l’indépendance de la Banque centrale européenne", à l’issue d’un sommet franco-allemand à Toulouse. Lundi 16 juillet 2007 15:11
Il avait critiqué l’indépendance de la BCE pendant la campagne après que Ségoléne se soit emparé du sujet...




De : 53 % ont voté pour un menteur

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Nouveau suicide chez PSA, le sixième depuis le début de l’année

Un salarié du groupe automobile à Mulhouse s’est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique. C’est le sixième depuis le début de l’année.
Un salarié du groupe automobile PSA a été retrouvé pendu lundi 16 juillet sur son lieu de travail à Mulhouse. Ce qui porte à six le nombre de suicides de salariés du groupe depuis le début de l’année.
Selon une source syndicale, l’homme s’est pendu dans les magasins du montage du secteur logistique.
Un nouveau suicide qui survient quinze jours à peine après la mise en place d’un numéro vert d’assistance psychologique et une semaine après la première réunion d’une cellule psychologique destinée à prévenir ce phénomène.
Depuis le début de l’année, quatre autres salariés du site de Mulhouse et un salarié de Charleville-Mézières ont mis fin à leurs jours.
Une autre source syndicale a confirmé qu’un Comité d’entreprise extraordinaire était convoqué en fin d’après-midi pour évoquer la question.
La direction était injoignable dans l’immédiat.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20070716.OBS6919/nouveau_suicide_chez_psale_sixieme_depuis_le_debut_de_l.html
De : Nobs

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14 juillet : Un feu d’artifices de cynisme



La Fête nationale s’est muée en opération géante de communication personnelle. « Nous avons voulu, avec Cecilia, a susurré le président, que cette garden-party soit réservée à tous ceux d’entre vous pour lesquels la vie n’avait pas été indulgente cette année, tous ceux qui ont dû mettre un genou à terre ».
La compassion à l’égard d’un enfant paralysé est digne de respect. Elle s’impose à tous et ne mérite pas d’être glorifiée. Si elle est mise en scène pour camoufler la brutalité sociale derrière une attention de dame patronesse, elle devient indécente. Quel cynisme en effet que ce discours sur « les victimes » qui seraient enfin l’objets d’attention quand la politique de Sarkozy – celle qu’il approuva hier tout autant que celle qu’il conduit aujourd’hui - multiplie les périls pour la majorité des Français. Quinze jours plus tôt, le même président de la République a refusé le moindre coup de pouce pour le SMIC !
Sarkozy a bien le coeur sur la main mais quand il s’agit de mettre la main à la poche, ses attentions deviennent très sélectives. Le paquet fiscal qu’il a fait adopter par l’Assemblée en fait la preuve. Par différents biais, il supprime l’impôt sur les fortunes, allège celui sur les plus gros revenus, réduit la fiscalité des héritages pour les grands patrimoines et... supprime 10 000 professeurs dans l’enseignement public. Il faut bien payer la note.
Et ceux qui paient des précepteurs à leurs enfants ne lui en voudront pas. A la veille du 14 juillet, il abolit la nuit du 4 août pour restaurer les privilèges.
Des jeux sur le Champ de Mars sans doute, mais pour le pain, il faudra repasser. Ou alors travailler encore plus pour rapporter toujours plus à son patron, et même le 14 juillet comme ont dû le faire les employés du Printemps.
Durant les dix dernières années, le patrimoine professionnel des 500 plus grosses fortunes de notre pays a triplé et a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale. Les vases communiquent bien : plus pour quelques uns et moins pour tous les autres ?
http://www.pcf.fr/spip.php?article1800


De : Paris

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Jack Lang entre au comité sur les institutions voulu par Nicolas Sarkozy


PARIS (AFP) - L'ancien ministre socialiste Jack Lang a annoncé lundi qu'il acceptait de siéger au comité de réflexion sur une réforme des institutions installé par Nicolas Sarkozy, une décision réprouvée avant même son annonce par les dirigeants d'un PS en pleine crise.

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"Après avoir mûrement réfléchi, ma réponse est oui", a déclaré M. Lang à TF1. Son entourage avait annoncé sa décision à l'AFP peu avant l'ouverture du journal télévisé.

Ce comité, que le président Sarkozy a voulu "au-dessus des partis", doit envisager d'importantes réformes, dont une éventuelle dose de proportionnelle au Parlement ou la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant le Parlement.

Il sera présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur mais comptera des personnalités de gauche, outre M. Lang, une nouvelle manifestation de "l'ouverture" pratiquée par M. Sarkozy, qui a déjà rassemblé au sein de son gouvernement plusieurs socialistes, dont Bernard Kouchner (Affaires étrangères).

"La constitution n'appartient ni à un clan ni à un parti", et "c'est l'un des combats de ma vie", a dit M. Lang à TF1. "Chacun, quelle que soit sa famille de pensée, a le devoir d'apporter sa pierre à la refondation de notre constitution", a-t-il expliqué pour justifier son choix.

"Je suis un homme libre et fidèle (...) Je n'entre pas au gouvernement" a-t-il ajouté, jugeant qu'il est possible de "travailler dans l'intérêt supérieur du pays sans renoncer à ses convictions".

Le juriste et ex-député socialiste européen Olivier Duhamel, et le constitutionnaliste proche de Michel Rocard, Guy Carcassonne, ont confirmé qu'ils feraient partie du comité.

L'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin Olivier Schrameck a été sollicité mais n'a pas fait part de sa décision.

M. Lang avait réservé sa réponse depuis plusieurs jours. "J'ai posé quelques questions sur deux ou trois points, j'attends des réponses", avait-il dit samedi, alors que l'affaire avait aggravé la crise au PS, en plein débat sur sa "refondation" après son échec à la présidentielle.

La direction du PS avait en effet voté mardi à l'unanimité une motion stipulant la suspension temporaire de toute personnalité participant à titre personnel à une commission mise en place par le gouvernement.

Prenant les devants, le député du Pas-de-Calais avait démissionné le lendemain du secrétariat national du PS. Jeudi, il appelait à la démission "collective" de la direction du parti.

En ouvrant le chantier de réforme des institutions, lors d'un discours prononcé jeudi à Epinal, Nicolas Sarkozy avait rendu un hommage appuyé à M. Lang.

"Je veux, dans les circonstances actuelles, lui dire que je rends hommage à son sens de l'intérêt général, et lui témoigner mon respect et mon estime, à un moment où il me semble que sa famille politique ne lui témoigne ni l'un ni l'autre, lui reprochant simplement d'être un homme ouvert, ouvert d'esprit et ouvert de pratique", avait dit M. Sarkozy.

Le comité, avait expliqué le chef de l'Etat, étudiera la possibilité que le président "puisse s'exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et rendre compte de ses résultats". Il examinera une limitation du nombre de mandats présidentiels, et "discutera de l'introduction d'une dose de proportionnelle" à l'Assemblée ou au Sénat.

M. Sarkozy, qui installera mercredi ce comité de 12 à 15 membres, consultera dès mardi les partis politiques pour recueillir leurs "observations et leurs suggestions" sur ce sujet.

Le comité doit remettre ses propositions "d'ici au 1er novembre".
et un de plus!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Ce n'est pas un canular..'les Macareux d'or' de la ligue de protection des oiseaux

La Ligue de protection des oiseaux récompense un préfet proche de Sarkozy
16.07.07 | 18h26

Le préfet de la région Rhône-Alpes, Jacques Gérault, un proche de Nicolas Sarkozy, a reçu lundi le Macareux d'or 2007 de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), en récompense de sa lutte contre le braconnage de tourterelles lorsqu'il était préfet de Gironde.

"En trois ans, vous avez réussi à mettre un terme à ces pratiques de braconnage et à faire respecter le droit", a salué lors d'un point-presse Allain Bougrain-Dubourg, président de l'association écologiste, à l'adresse du préfet de Gironde de 1998 à 2001.

Récemment nommé préfet de région, M. Gérault a fait partie des inspirateurs de Nicolas Sarkozy en matière d'environnement, lorsqu'il dirigeait son cabinet au ministère de l'Intérieur.

Le préfet a d'ailleurs annoncé que le développement durable serait la priorité de son action en Rhône-Alpes.

Le Macareux d'or, décerné pour la deuxième fois, avait été remis en 2006 à la Brigade anti-criminalité (BAC), pour son action contre le trafic d'oiseaux.

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Garden-party 2007 chez les Chirac : diminution sensible des frais de bouche!!!!


vu sur http://inventerre.canalblog.com/archives/____resistances____/index.html

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Valérie Pécresse lance une "stratégie de revalorisation de la vie étudiante"


PARIS (AFP) - La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a lancé lundi les premiers axes d'une "stratégie pluriannuelle de revalorisation de la vie étudiante", à la satisfaction d'organisations étudiantes qui auraient cependant voulu des mesures concrètes dès la rentrée.

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Mme Pécresse a annoncé son intention, "pour les années à venir", de "repenser le système" des bourses étudiantes, lors d'un bilan d'étape du chantier "vie étudiante", lancé le 11 juin et où sont impliqués les organisations étudiantes, les présidents d'université, des représentants de différents ministères et du tissu associatif.

Elle s'est dite "sensible" à la demande d'élargir le bénéfice des bourses aux étudiants de "classes moyennes". Ses services travaillent déjà sur la prise en compte d'une "assiette élargie pour le calcul des bourses sur critères sociaux", a-t-elle dit. Il s'agit notamment de gommer les effets de seuil, a précisé son entourage.

La ministre a aussi repris une idée chère à Nicolas Sarkozy de récompenser le "mérite", ce "tout au long de la scolarité". Actuellement seuls les bacheliers ayant la mention "très bien" peuvent obtenir une bourse au mérite. Il s'agira de valoriser aussi "un bachelier moyen qui se révèle excellent dans une filière qu'il aura choisie et qui lui apportera satisfaction".

La "mobilité" des étudiants, qu'elle soit "internationale" ou "interacadémique" sera également une "priorité" dans la refonte du système d'aides sociales.

Mme Pécresse a aussi dit étudier, avec la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, "la possibilité d'offrir à tous les étudiants en licence un pack +santé+ gratuit comprenant plusieurs consultations", citant notamment l'"ophtalmologie, le dentaire" et la "gynécologie pour les jeunes filles".

La ministre n'a pas donné de calendrier précis, parlant des "cinq années à venir".

S'agissant de la question du logement, Mme Pécresse entend présenter "un plan d'action interministériel à la fin de l'année".

Par ailleurs, un "mécanisme incitatif" pour favoriser la participation aux élections étudiantes, notamment l'idée d'une "carte électorale étudiante" est à l'étude.

Enfin, une charte Université-Handicap qui sera signée en septembre doit "prévoir la création d'une structure d'accueil dédiée dans tous les établissements universitaires".

Il s'agit de "parvenir à mettre en place une véritable stratégie pluriannuelle d'amélioration de la vie étudiante", a insisté Me Pécresse.

Interrogé par l'AFP à l'issue de cette rencontre, le président du syndicat étudiant Unef, Bruno Julliard, s'est dit "satisfait que la ministre s'engage sur un plan pluriannuel de revalorisation des conditions de vie étudiante".

"Si les pistes avancées font réellement l'objet de mesures, elles amélioreront effectivement les conditions de vie étudiante", s'est réjoui Thiébault Weber, pour la Fage.

Alexandre Hascoet, pour l'UNI (syndicat proche de l'UMP), s'est félicité que "la ministre veuille récompenser le mérite tout au long de la scolarité".

"Le gros problème", a estimé Bruno Julliard, "c'est qu'il n'y a rien de prévu pour la rentrée prochaine. Le gouvernement a été capable d'aller très vite sur la loi +autonomie des universités+, mais là on est obligé d'attendre 2008. C'est inacceptable".

"On aurait pu imaginer que la ministre annonce une allocation exceptionnelle de rentrée. Or rien de cela aujourd'hui", a renchéri Michèle Lauton, secrétaire nationale du Snesup-FSU (principal syndicat du supérieur).

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Ils vous suivent jusqu'en vacances,capotes UMP,....là, t'es sûr de rester fidèle

La "caravane" de l'UMP sur les plages pour expliquer et recruter
AFP
AFP - il y a 1 heure 44 minutes

PARIS (AFP) - Pour la troisième année consécutive, une "caravane" de l'UMP, animée par de jeunes militants, fera la tournée des plages tout l'été, pour expliquer les réformes et recruter de nouveaux adhérents.
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Point de départ : le 19 juillet au pied de la tour Eiffel vers la première étape à Honfleur (Calvados). Nice (Alpes-Maritimes) sera la dernière étape le 26 août.

La caravane 2007, une estafette peinte aux couleurs, bleu, blanc, rouge de l'Union pour un Mouvement populaire, affiche la diversité avec la photo de cinq enfants "blanc, black, beur" sur une plage.

Elle parcourra 28 plages en Normandie, Bretagne, dans les Pays de la Loire, en Aquitaine, Languedoc Roussillon et en Provence-Alpes-Côtes d'Azur et sera animée par deux jeunes militants des Côtes d'Armor, Jonathan Gainche, 22 ans, et de l'Oise, Hélène de Nattes, 21 ans.

Des ministres, parlementaires et responsables du parti viendront aussi animer la "caravane" à chaque étape, a précisé le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian.

"On attend que les gens viennent à notre rencontre (...), et on va discuter, répondre à leurs interrogations ou soucis" sur le programme de Nicolas Sarkozy, a expliqué à l'AFP Hélène de Nattes.

Un petit fascicule simplifié et ludique décline les réformes de l'été, notamment l'exonération des heures supplémentaires, l'autonomie des universités, ou la récidive des délinquants mineurs.

Tiré à une centaine de milliers d'exemplaires, il propose aussi des jeux : sudoku, mots croisés, labyrinthe, coloriages.

Nouveauté de la caravane 2007, un blog permettra de suivre son parcours, "de faire remonter les informations" et "d'avoir un lien direct avec le gouvernement pour exposer véritablement ce qu'attendent les Français", a expliqué Fabien de Sans-Nicolas, 30 ans, responsable des "Jeunes populaires" (adhérents de moins de 30 ans).

Comme chaque année, des "goodies" (gadgets) estampillés UMP seront distribués : tee-shirts, préservatifs, crayons, freesbies et petits ballons de rugby, "clin d'oeil à la coupe du monde".

Difficile d'estimer le nombre d'adhésions recueillies par la caravane 2006, a expliqué à l'AFP le porte-parole de l'UMP Yves Jego, en raison de "l'effet retard, l'effet décalé" des adhésions après le passage de la "caravane".

L'UMP revendiquait au 13 juillet 309.862 adhérents à jour de cotisation, a précisé Patrick Devdjian.

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ARRESTATION DE 23 SANS PAPIERS. VEILLE 14 JUILLET;ARRESTATION LORS DU RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN(lille)

23 sans papiers en rétention
- Publié le 14 juillet 2007- Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61.- fax : 03.20.74.16.68 – e-mail : csp59 kPH wanadoo.fr

23 sans papiers arrêtés hier, alors qu’ils se rendaient aux urgences du CHR de Lille pour faire des examens médicaux dans le cadre de leur grève de la faim, ont été transférés au centre de rétention de Lesquin. Ils passeront au Tribunal de Grande Instance de Lille ce lundi 16 juillet à partir de 10H.
Le CSP59 appelle à se rassembler devant le TGI de Lille, avenue du Peuple Belge, Vieux Lille, à partir de 10H ce lundi 16 juillet 2007
Lille le 14 juillet 2007

http://lille.indymedia.org/spip.php?article9682

arrestations place de la république
- Publié le 14 juillet 2007-

8 personnes viennent d’être arrêté lors du rassemblement de soutient aux sans-papiers. Ils sont en train d’être transférés vers le commissariat central pour vérification d’identité (disent-il ...). Le reste des soutiens, une trentaines de personnes, sont encadrés par les policiers avec interdiction de sortir d’un périmètre de 10 mètre carré ...

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Histoire, Mémoire

Il y a 65 ans, la rafle du Vel d'hiv

NOUVELOBS.COM | 16.07.2007 | 11:22

12.884 juifs français ont été arrêtés au matin du 16 juillet 1942 pour être ensuite envoyés vers les camps de la mort.

Il y a soixante-cinq ans avait lieu la rafle du Vélodrome d'hiver. Le 16 juillet 1942, à quatre heures du matin, 12.884 juifs sont arrêtés. Parmi eux figurent 4.051 enfants et 5.802 femmes. Une grande partie d'entre eux est envoyée au Vélodrome d'hiver, situé dans le XVème arrondissement de Paris. Les autres sont directement emmenés en autobus vers le camp de Drancy. La police française du régime de Vichy joue le premier rôle dans les arrestations.

Le Vel d'hiv sert alors de prison provisoire. Pendant cinq jours, 7.000 personnes vont tenter de survivre sans nourriture et avec un seul point d'eau. Ceux qui tentent de s'enfuir sont immédiatement abattus. Une centaine de prisonniers se suicidra.

Responsabilité française

La rafle du Vel d'hiv représente à elle seule plus du quart des 42.000 Français juifs envoyés à Auschwitz en 1942. Seules 811 personnes en reviendront. Le 16 juillet 1995, le président de la République Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France dans la rafle et dans la Shoah. Il a notamment déclaré : "Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'Etat français. Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l'autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis. (…) La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux".

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Ca part d'un bon sentiment, mais pour moi c'est l'effet Koh Lanta

Sciences-Po va envoyer ses élèves travailler un mois en banlieue
LEMONDE.FR | 16.07.07 | 12h54

Le directeur de Sciences-Po, Richard Descoings, a annoncé lundi 16 juillet la mise en place, à partir de l'automne, d'une "immersion" des étudiants de l'école parisienne en banlieue, dans la "vraie vie", telle que la connaissent notamment les élèves arrivés par le biais des conventions ZEP.


"J'aimerais que nos élèves qui ont eu la chance de vivre dans des milieux protégés – je ne parle pas des malheurs personnels mais matériels – aillent voir ce que c'est qu'être, par exemple, caissier ou caissière dans un hypermarché, à une heure et demie de transport de son domicile", a-t-il indiqué dans un entretien au Bondy Blog. M. Descoings a évoqué une "immersion avec le public, sous le stress d'une obligation de production continue, avec la fatigue du temps de transport le matin et le soir." Elle durerait un mois, et serait organisée entre la première et la deuxième année de Sciences-Po.

Le directeur de Sciences-Po est à l'origine des conventions avec les lycées en zone d'éducation prioritaire qui ont permis à trois cents élèves des quartiers populaires d'intégrer, depuis 2001, la prestigieuse école de sciences-politiques.

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Insécurité sous la plume d'un barbare- Le Texte

Vu sur REZO-NET
Insécurité sous la plume d’un barbare, Le texte qui rend fou Nicolas Sarkozy

Par Hamé, 12 juillet
Introduction
Le mercredi 11 juillet 2007, la Cour de Cassation vient d’annuler la relaxe prononcée à deux reprises en faveur du rappeur Hamé, membre du groupe La Rumeur. Poursuivi depuis 2002 par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy [1] pour " diffamation à l’égard de la police nationale ", pour avoir publié un texte intitulé "Insécurité sous la plume d’un barbare" [2] évoquant les violences policières et parlant à leur sujet d’ "assassinats", Hamé avait été relaxé une première fois le 17 décembre 2004 [3]. Le ministère de l’Intérieur ayant fait appel, Hamé avait dû comparaître à nouveau le 11 mai 2006, mais la relaxe avait été confirmée [4]. Après cinq années et trois rounds, le harcèlement judiciaire continue : en invalidant la relaxe prononcée par la Cour d’Appel, la Cour de Cassation renvoie Hamé devant une seconde Cour d’Appel, celle de Versailles, dans les mois prochains. Pour notre part, au-delà des débats sur le sens courant et le sens juridique des mots assassins et assassinat, ce qui nous frappe depuis le début de cette lamentable affaire est la pertinence du propos d’ensemble de Hamé, et le caractère totalement illégitime de la procédure du ministre de l’intérieur. C’est pourquoi, en solidarité avec Hamé et son groupe La Rumeur, le collectif Les mots sont importants avait décidé, le 24 septembre 2004, de publier le texte incriminé (en indiquant, en caractères gras, les passages considérés par le ministère comme comme diffamatoires) [5] . En attente d’un quatrième procès, et à l’heure où une candidate UMP peut déclarer en toute impunité sa "répulsion" pour "les Noirs et les Arabes", nous ne résistons pas à l’envie de populariser à nouveau ce texte remarquable, dont le diagnostic accablant conserve hélas toute sa pertinence cinq ans après sa première publication.
Article

Ca y est, les partisans chevronnés du tout sécuritaire sont lâchés. La bride au cou n’est plus et l’air du temps commande aux hommes modernes de prendre le taureau par les couilles. Postés sur leurs pattes arrières, les babines retroussées sur des crocs ruisselant d’écume, les défenseurs de "l’ordre" se disputent à grands coups de mâchoires un mannequin de chiffon affublé d’une caquette Lacoste.

Sociologues et universitaires agrippés aux mamelles du ministère de l’intérieur, juristes ventrus du monde pénal, flics au bord de la crise de nerfs en réclamation de nouveaux droits, conseillers disciplinaires en zone d’éducation prioritaire, experts patentés en violences urbaines, missionnaires parlementaires en barbe blanche, journalistes dociles, reporters et cinéastes de "l’extrême", philosophes amateurs des garden-parties de l’Elysée, idéologues du marché triomphant et autres laquais de la plus-value ; et bien évidemment, la cohorte des responsables politiques candidats au poste de premier illusionniste de France... tous, jour après jour, font tinter en prime-time le même son de cloche braillard :

"Tolérance zéro " !!! ` "Rétablissement de l’ordre républicain" bafoué "dans ces cités où la police ne va plus".

Ils sont unanimes et hurlent jusqu’à saturation, à longueur d’ondes et d’antenne, qu’il faut "oser" la guerre du "courage civique" face aux hordes de "nouveaux barbares" qui infestent la périphérie de nos villes. Qu’on en finisse avec le diable !!! l’ennemi intérieur, fourbe et infâme, s’est immiscé jusque dans nos campagnes et y a pris position. Ne craignons pas les contrats locaux de sécurité, les couvre-feux, l’abaissement de l’âge pénal à 13 ans, l’ouverture de nouveaux centres de détention pour mineurs, la suppression des allocations familiales aux familles de délinquants... Que la caillera se le tienne pour dit, la République ne laissera pas sombrer le pays dans le chaos apocalyptique des vols de portables, du recel d’autoradios ou du deal de shit sous fond de rodéos nocturnes...

La République menacée, la République atteinte mais la République debout !!! Quelle leçon d’héroïsme ! Quelle lucidité d’analyse ! Et quel formidable écran de fumée !! A la table des grand-messes, la misère poudreuse et les guenilles post-coloniales de nos quartiers sont le festin des élites. Sous les assauts répétés des faiseurs d’opinion, les phénomènes de délinquance deviennent de strictes questions policières de maintien de l’ordre ; les quartiers en danger se muent en quartiers dangereux dont il faut se protéger par tous les moyens ; et les familles immigrées victimes de la ségrégation et du chômage massif, endossent la responsabilité du "malaise national".

La crème des auteurs de la pensée sécuritaire joue à l’idiot à qui on montre la lune du doigt et qui regarde le doigt. Exit les causes économiques profondes. Exit les déterminismes sociologiques. Exit le risque que le débat prenne un jour l’aspect d’un réquisitoire contre les vrais pourvoyeurs d’insécurité : ceux-là même qui ont réduit des centaines de milliers de famille à vivre avec 4000 francs par mois ; ceux-là même qui appellent de leurs vœux les plus chers la marche forcée vers " l’économie de marché débridée ".

Nous ne lirons pas, dans la presse respectable, que les banlieues populaires ont été, depuis une vingtaine d’années, complètement éventrées par les mesures économiques et sociales décidées depuis les plus hautes sphères de l’Etat et du patronat pour pallier à la crise sans toucher à leur coffre-fort.

Nous n’entendrons pas sous les luminaires des plateaux de télévision, qu’à l’aube maudite du mitterrandisme, nos parents et nos plus grands frères et sœurs ont été les témoins vivants d’une dégradation sans précédent de leur situation déjà fragilisée.

L’histoire officielle ne retiendra pas l’énergie colossale déployée par les gouvernements des trois dernières décennies pour effacer les réseaux de solidarité ouvrière enracinées dans nos quartiers [6] Pas plus qu’elle ne retiendra le travail de récupération et de sape systématique des tentatives d’organisation politique de la jeunesse des cités au milieu des années 80 [7].

Qui parmi les scribouillards du vent qui tourne s’indignera de l’opacité entretenue vis-à-vis de la vallée de larmes et de combats que fut l’histoire de nos pères et grands-pères ? Parmi ces hommes de paille éructant la "croisade républicaine", combien déclareront la guerre du "courage civique" devant les ravages psychologiques du mépris de soi chez des générations qui atteignent la vingtaine avec 8 ans d’échec scolaire et 3 ans de chômage ? Les logiques d’autodestruction (toxicomanie, alcoolisme, suicide...) où certains d’entre nous sont conduits par pur désespoir et complète perte de foi en l’avenir, mériteront-elles quelconque voix au chapitre de l’insécurité ?

Les pédagogues du dressage républicain n’auront pas en ce sens la critique fertile. Ils n’esquisseront nulle moue face à la coriace reproduction des inégalités sociales au travers des échelons du système scolaire, ni l’élimination précoce du circuit de l’enseignement de larges franges de jeunes qui ne retiennent de l’école que la violence qui leur a été faite. Les rapports du ministère de l’intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété. Il n’y figurera nulle mention de l’éclatement des noyaux familiaux qu’ont provoqué l’arsenal des lois racistes Pandraud-Pasqua-Debré-Chevènement et l’application à plein rendement de la double peine.

Les études ministérielles sur la santé refermeront bien vite le dossier des milliers de cancers liés à la vétusté de l’habitat ou au non-respect des normes de sécurité sur les chantiers de travail. La moyenne effroyablement basse de l’espérance de vie dans nos quartiers ne leur semblera être, elle aussi, qu’un chiffre indigne de tout commentaire. Bref, ils n’agiteront jamais au vu de tous le visage autrement plus violent et criminel de l’insécurité. Aux humiliés l’humilité et la honte, aux puissants le soin de bâtir des grilles de lecture.

À l’exacte opposée des manipulations affleure la dure réalité. Et elle a le cuir épais. La réalité est que vivre aujourd’hui dans nos quartiers c’est avoir plus de chance de vivre des situations d’abandon économique, de fragilisation psychologique, de discrimination à l’embauche, de précarité du logement, d’humiliations policières régulières, d’instruction bâclée, d’expérience carcérale, d’absence d’horizon, de repli individualiste cadenassé, de tentation à la débrouille illicite... c’est se rapprocher de la prison ou de la mort un peu plus vite que les autres...

Les hommes et les femmes qui dirigent ce pays savent tout cela. Ils savent aussi que la libéralisation massive de la vie économique française est en très bonne voie. Ils savent que les privatisations, les fusions, les délocalisations de nombreux secteurs d’activité vont se généraliser comme va se généraliser la paupérisation. Ils savent que la nouvelle configuration du marché exige la normalisation du salariat précaire et l’existence d’une forte réserve de chômeurs et de sans-papiers.

Et ils savent surtout que les banlieues populaires (parce qu’elles subissent de plein fouet et avec le plus d’acuité les mutations de la société française) sont des zones où la contestation sociale est susceptible de prendre de radicales formes de lutte si elle trouve un vecteur qui l’organise. On comprendra qu’il est de nécessité impérieuse d’installer toujours plus d’instruments de contrôle et de répression "éclair" au sein de nos quartiers. On comprendra que le monde du pouvoir et du profit sans borne a tout intérêt à nous criminaliser en disposant de notre mémoire et de nos vies comme d’un crachoir.
Post-scriptum
Ce texte a été publié une première fois en avril 2003 dans le magazine La Rumeur, distribué gratuitement dans les magasins de disques. Repris dans le mensuel CQFD, il est en ligne sur lmsi.net depuis septembre 2004.
Textes de Hamé

* Insécurité sous la plume d’un barbare, 12 juillet
Notes

[1] Le même qui, au moment où des "caricatures" islamophobes suscitaient une colère légitime parmi les musulmans et les antiracistes, déclarait qu’il préférait "un excès de caricature à un excès de censure" !

[2] Texte publié dans La Rumeur Magazine, publication gratuite distribuée gratuitement chez les disquaires au printemps 2002, en même temps que le premier album du groupe.

[3] Par la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

[4] Cf. le compte-rendu du site À contre-sens. Cf. aussi l’interview de Hamé au moment de sa relaxe.

[5] Notons que nous avons été bien seuls à nous élever de la sorte contre la censure politique : hormis notre site et le mensuel CQFD, aucun média ne jugea utile, ne serait-ce que pour défendre la libre expression de l’artiste, de publier le texte attaqué, alors qu’ils furent légion, quelques années plus tard, à s’empresser de publier des "caricatures de Mahomet" de bien moindre valeur artistique, sans parler de la pertinence politique...

[6] Dans les années 60-70, les quartiers du monde ouvrier étaient encore traversés de réseaux de solidarité vivaces et actifs au travail ou sur les lieux de vie. Les milieux de l’immigration ouvrière ont toujours combattu en première ligne lors des grands conflits sociaux qui secouèrent la France. En dépit de conditions de vie extrêmement pénibles : maigres salaires, logement extrêmement précaire (bidonvilles, caves, chambres insalubres à plusieurs...), situations de ségrégation, crimes xénophobes, déchirement intérieur de l’exil... nos parents avaient conquis les instruments de lutte (cellules, partis, syndicats) indispensables à la formulation d’un rêve de progrès collectif et d’un avenir plus enviable à offrir à leurs enfants. Ils avaient conscience de participer à l’histoire et de maîtriser ne serait-ce qu’une parcelle de leur destinée. Cette culture ouvrière politisée a volé en éclats sous l’impact des effets multiples de la crise (licenciements massifs, paupérisation, répression de fer des foyers de résistance et de grève, démantèlement, délocalisation des bastions ouvriers - Renault-Billancourt par exemple -, enfouissement rapide de la mémoire de ces luttes sous l’euphorie mitterrandienne, sauve qui peut individualiste...). Pour l’instant, rien ne l’a remplacée.

[7] Notamment au travers d’organisations comme SOS racisme, crée de toutes pièces par le pouvoir PS de l’époque pour contribuer à désamorcer le radicalisme des revendications de la Marche des beurs : l’égalité des droits devient l’égalité devant l’entrée des boîtes de nuit. La justice pour les jeunes assassinés par la police disparaît sous le colosse slogan médiatique "Touche pas à mon pote !" ou "Vive le métissage des couleurs !", etc.

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'Ils sont pas fins, les allemands'Papy fait de la résistance

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dimanche 15 juillet 2007 (13h28) :
Le ministre de l’Intérieur allemand appelle à interner et à exécuter des personnes suspectées de terrorisme
2 commentaires

Il ne se passe pas une semaine en politique allemande sans que le ministre de l’Intérieur, Wolfgang Schäuble (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne, CDU) n’annonce de nouvelles propositions relatives à la sécurité intérieure de l’Allemagne. Si le ministre de l’Intérieur de la grande coalition (CDU, Parti social-démocrate allemand, SPD, et Union chrétienne-sociale, CSU) pouvait en faire à sa tête, l’Allemagne serait transformée en un Etat de surveillance de type Big Brother qui éclipserait même la vision du monde décrite par George Orwell dans son roman "1984".

de Peter Schwarz

Le ministre de l’Intérieur allemand appelle à interner et à exécuter des personnes suspectées de terrorisme Les propositions de Schäuble, dont une partie a déjà été mise en œuvre, comprennent un système de vidéo surveillance à grande échelle ; l’identification des personnes par la biométrie ; le contrôle massif effectué par ordinateur par lequel la police, les services secrets et autres autorités peuvent consulter et croiser entre eux des banques de données énormes afin d’enquêter sur les citoyens ; la surveillance et l’enregistrement des activités des personnes en mettant sur écoute leurs téléphones portables ainsi que la lecture automatique des plaques minéralogiques des véhicules captés par des caméras mises en place sur le réseau autoroutier ; les fouilles intrusives des disques durs d’ordinateurs branchés au web ; le déploiement de l’armée allemande à des fins domestiques ; et enfin, le pouvoir d’abattre des avions civils pour contrecarrer une menace terroriste.

Dans une interview publiée dans la dernière édition du magazine Der Spiegel, le ministre de l’Intérieur est encore allé plus loin. Il insiste à présent pour que des moyens légaux confèrent à l’Etat le pouvoir d’exécuter délibérément des personnes suspectées de terrorisme ou de les interner pour une durée indéterminée.

Schäuble pose la question : « Si, par exemple, des terroristes potentiels, des personnes qui représenteraient une menace pour la société, ne peuvent être extradées, que faisons-nous alors ? » Il propose d’introduire un délit de complot criminel en prescrivant certaines conditions, « comme par exemple, d’interdire toute communication par internet ou par téléphone portable. » Il pose en plus une autre question : « Peut-on traiter de telles personnes comme des combattants et les interner ? »

L’allusion à Guantánamo est sans équivoque ici. Depuis des années, des centaines de prisonniers sont détenus en toute illégalité sous le prétexte d’être « des combattants ennemis illégaux. »

« Les problèmes juridiques s’étendent jusqu’à des cas extrêmes tels que l’exécution ciblée », poursuivit Schäuble. Der Spiegel précise, « donc l’exécution ciblée de suspects par l’Etat. »

Au commentaire que fait l’hebdomadaire Der Spiegel à l’adresse de Schäuble : « Vous poussez l’Etat de droit à ses limites lorsque vous le transformez en un Etat de prévention en acceptant aussi les exécutions d’Etat, » le ministre de l’Intérieur réplique, « Oh, pas du tout !! Consultez donc les lois de police des Länder : le dit tir final salvateur existe déjà depuis bien longtemps. »

Même si l’on ignore le fait que la légalité de telles lois est fortement controversée, la comparaison de Schäuble est scandaleuse. Le « tir final salvateur » ne s’applique que dans le cas concret d’une extrême urgence. La police allemande est, par exemple, autorisée à tirer lorsque, lors d’une prise d’otage, c’est le seul moyen de sauvegarder la vie des victimes. Par contre, ce que Schäuble propose, c’est l’assassinat délibéré de personnes suspectes, même lorsqu’il ne s’agit pas d’une situation d’urgence, à la manière des assassinats pratiqués régulièrement par l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés ou lors d’attaques américaines au missile contre des prétendues bases d’opération terroriste.

Schäuble ne parle pas par hasard de « personnes qui représentent une menace pour la société ». La définition trouve son origine dans la pratique professionnelle de la police. C’est l’expression employée par l’office fédéral de la police criminelle (BKA) pour désigner les personnes identifiées par les services de police judiciaire des Länder comme représentant des menaces potentielles de terrorisme. Selon Der Spiegel, fin mars le BKA avait détecté 65 « personnes représentant une menace pour la société » (niveau rouge) et 177 « personnes spécifiques » (niveau jaune).

Il est tout aussi difficile de vérifier les critères employés par le BKA dans ses investigations qu’il est difficile de savoir d’où vient la preuve qui conduit à qualifier des personnes de « menace pour la société ». Une fréquentation répétée d’une mosquée, la rencontre accidentelle d’une personne ou tout simplement la délation ainsi qu’une opinion politique non souhaitable, peut servir de raison à une enquête du BKA. Der Spiegel écrit, « A la question de savoir quels sont les critères indispensables à remplir pour que l’Etat puisse considérer quelqu’un comme étant une ‘personne qui représente une menace pour la société’, l’on ne récolte que des murmures… Le BKA fait savoir que cette définition est tirée de la ‘pratique professionnelle de la police’ et qu’elle n’a aucune pertinence dans le débat juridique. »

Dans le cas où quelqu’un a été arrêté comme suspect, il n’existe plus d’échappatoire. Pour résumer une prise de position du BKA, Der Spiegel dit : « Etant donné que personne n’est inculpé et que personne ne peut être acquitté, il n’y a qu’une solution, la déportation vers un pays étranger ou l’internement. »

Des critiques impuissantes

Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, l’ancienne ministre de la justice du Parti libéral démocrate (FDP) sous le gouvernement du chancelier conservateur, Helmut Kohl, avait accusé Schäuble de vouloir légaliser le meurtre politique en proposant l’exécution de suspects.

Le journaliste Heribert Prantl du journal Süddeutsche Zeitung, accuse Schäuble de « la Guantánamisation du système juridique allemande ». Prantle affirme qu’il est en train d’organiser la « mutation de l’Etat de droit en un régime illégal » et de chercher à « obtenir un permis de tuer pour l’Etat. » Prantl commente ensuite la proposition de Schäuble de considérer le complot comme un délit criminel en disant : « Un conspirateur est quelqu’un qui pense, qui parle et qui agit d’une manière hostile à l’Etat, alors qu’autrement ces pensées, ces discours et ces actes ne font pas l’objet de poursuite. »

Le président du Parti social-démocrate (SPD), Kurt Beck, a également critiqué Schäuble : « Nous ne pouvons pas protéger à mort la liberté »

Schäuble, n’est pourtant pas impressionné par de telles critiques et est déterminé à poursuivre ses projets. Il sait qu’aucune résistance sérieuse n’est à attendre des rangs du SPD. Après tout, ses propositions ne sont que la continuation de la législation introduire par son prédécesseur social-démocrate, Otto Schily qui, après les attentats du 11 septembre, avait fait passer deux vastes projets de lois sécuritaires constituant des attaques à grande échelle contre une série de droits démocratiques.

En mars dernier, Schäuble avait activé le soi-disant « dossier antiterrorisme » préparé par Schily en mettant à la disposition des services secrets les données centralisées par la police, les autorités et les services de renseignement. Ceci mettait un terme à la séparation entre la police et les services secrets comme le stipulait la constitution allemande d’après-guerre, conférant ainsi au BKA des pouvoirs énormes apparentés à ceux dont dispose le FBI aux Etats-Unis.

Bien que bredouillant de temps à autre quelques mots de protestation, le SPD continue de soutenir le renforcement des pouvoirs des services secrets. Le porte-parole pour les question de sécurité du SPD, Dieter Wiefelspütz, vient justement de publier un livre sur la réponse à apporter à la menace terroriste, dans lequel il préconise le déploiement de l’armée allemande à des fins domestiques. La réponse immédiate donnée par le président du groupe parlementaire du SPD, Peter Struck, qui s’était plaint de ce que Schäuble avait traité le SPD de « cantonistes incertains » est une indication que le SPD est disposé à accepter le prochain renforcement de la législation sécuritaire allemande.

Et, malgré ses attaques rhétoriques à l’encontre des projets de Schäuble, la réponse tiède de Prantl dans le Süddeutsche Zeitung fut d’appeler le ministre de l’Intérieur à garder un silence forcé tout au long de l’été.

Par ailleurs, les propositions de Schäuble ont été saluées par trois ministres-présidents du CDU : Roland Koch (Hesse), Günther Öttinger (Bade-Wurttemberg) et Peter Müller (Sarre).

En dépit du fait que le gouvernement allemand s’est officiellement distancé du recours à la torture par les Etats-Unis, et que la chancelière, Angela Merkel, a publiquement critiqué le camp de Guantánamo, Schäuble continue de collaborer étroitement avec les services secrets américains.

Schäuble a déclaré au magazine Der Spiegel : « En ce moment notre collaboration avec les services de renseignement américains est plus étroite qu’elle ne l’a jamais été. Aucun pays au monde ne dispose d’un service de renseignement mondial aussi bon que celui des Américains et nous en profitons tous les jours. J’ai rencontré plusieurs fois ces dernières semaines Michael Chertoff, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure. A la mi-mai, je l’avais également reçu chez moi à Gegenbach avec sa femme et nous avons eu un échange de vues très franc sur la menace de terrorisme. »

Ce n’est donc pas étonnant que Schäuble se soit jusque-là strictement refusé à délivrer le mandat d’arrêt issu par l’avocat général de Munich contre les agents de la CIA qui ont enlevé le citoyen allemand Khaled el-Masri pour le transférer aux autorités américaines en Afghanistan.

A la question de l’hebdomadaire Der Spiegel quant à son refus de respecter la demande de l’avocat général, Schäuble a répondu, « Les services de renseignement sont tenus de respecter la loi. Mais les Etats-Unis sont d’avis qu’il vaut mieux pour eux qu’ils règlent ceci eux-mêmes. Nous devrions le respecter. »

Les causes

Vue superficiellement, la campagne de Schäuble pour un Etat fort peut apparaître comme une obsession personnelle. Aucun autre politicien allemand ne s’était investi aussi pleinement et avec autant de ténacité dans la tâche de démonter les barrières constitutionnelles qui barrent la voie à un pouvoir autoritaire sans limite. Selon Schäuble : « Le point de départ de la pensée moderne d’un Etat est la préservation de la sécurité intérieure et extérieure du pays. »

Mais il existe des causes objectives puissantes à l’initiative de Schäuble. C’est ce que montre le soutien qu’il a déjà reçu et le peu de résistance qu’ont rencontré ses propositions.

Le gouvernement allemand a réagi à la débâcle américaine en Irak en renforçant son engagement militaire au Proche-Orient dans le but de sauvegarder ses intérêts. Schäuble souhaite également modifier la constitution allemande d’après-guerre de sorte que les soldats allemands puissent à l’avenir non seulement participer à des missions dans le contexte de l’OTAN ou de l’ONU mais également sur la base « d’une responsabilité nationale exclusive. » Jusque-là, l’Allemagne est restée relativement épargnée d’attentats terroristes en comparaison avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l’Espagne. La proposition de Schäuble ne pourra conduire qu’à accroître le danger de telles attaques sur le sol allemand.

Le renforcement de l’Etat allemand est d’ailleurs avant tout une réaction aux tensions croissantes à l’intérieur de la société allemande. L’Allemagne ne dispose pas de traditions démocratiques bien enracinées, elle n’a jamais vécu de révolution démocratique bourgeoise victorieuse. Dans la mesure où il existe des droits démocratiques en Allemagne, ceux-ci furent la conséquence des luttes menées sous la bannière du marxisme par le mouvement social-démocrate d’avant 1914. Le caractère limité de tels droits démocratiques a seulement pu être maintenu tant que les conditions sociales étaient stables. Bien avant l’arrivée au pouvoir de Hitler en 1933, la République de Weimer avait recouru de plus en plus fréquemment à des mesures autoritaires, en gouvernant par décrets d’urgence, ce que le SPD d’alors avait soutenu du bout des lèvres.

En dernière analyse, l’insistance avec laquelle Schäuble cherche à renforcer l’Etat est une réaction à la polarisation croissante de la société dans laquelle les compromis sociaux de la période d’après-guerre ne sont plus réalisables. Dans le contexte d’une lutte de classe violente et imminente, la campagne menée par Schäuble doit être considérée comme un avertissement sérieux.

(Article original paru le 10 juillet 2007)

Voir aussi :

Le ministre de l’Intérieur allemand cherche à introduire des lois martiales

Conférence de l’UE à Dresde Le ministre de l’Intérieur allemand Schäuble préconise un Etat policier européen

Samedi 14 Juillet 2007 - 13:10 Peter Schwarz

http://www.wsws.org/francais/News/2007/juil07/140707_ministre.shtml http://www.wsws.org/francais/News/2007/juil07/140707_ministre.shtml

De : Peter Schwarz
dimanche 15 juillet 2007

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Louis Gallois président d'EADS, Thomas Enders président d'Airbus


TOULOUSE (Reuters) - Thomas Enders, actuel co-président exécutif d'EADS, annonce qu'un accord sur la simplification du mode de gouvernance du groupe a été trouvé, précisant qu'il prend la présidence d'Airbus et Louis Gallois la présidence d'EADS.

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Juste avant le début des discussions entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à Toulouse, il a également dit que Rüdiger Grübe serait le seul président du conseil de surveillance d'EADS, maison mère d'Airbus.

Le sommet entre le président français et la chancelière allemande s'était donné pour objectif d'arriver à une simplification de la structure bicéphale d'EADS, considérée comme responsable des difficultés de l'entreprise.

Avant l'accord de ce lundi, le groupe comptait à la fois deux co-présidents de conseil de surveillance (Arnaud Lagardère et Rüdiger Grübe) et deux co-président exécutifs (Thomas Enders et Louis Gallois), ce dernier assurant jusqu'ici également la présidence d'Airbus.

"Je suis très heureux de mon futur travail qui est très proche de celui que je fais actuellement", a déclaré Louis Gallois.

Il a également déclaré que le plan "Power 8" visant à réduire les coûts chez Airbus via notamment 10.000 suppressions d'emplois en quatre ans était basé sur 1,35 dollar pour un euro sur le moyen terme.

"Power 8 est basé sur 1,35 dollar pour un euro sur la durée. Cela ne change pas à cause d'un dépassement ponctuel de ce palier", a ajouté Louis Gallois, prié de commenter le niveau de 1,3791 dollar atteint par l'euro lundi matin.

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Mesures fiscales : on ne prête qu’aux riches !



Les premières mesures fiscales du nouveau gouvernement, contenues dans le projet de loi sur « le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat », s’inscrivent pleinement dans la logique néolibérale qui consiste à toujours baisser plus l’imposition des plus riches

La France des rentiers a le sourire ! La justification de cette loi est que les bénéficiares des baisses d’impôt pourront investir davantage et favoriser la création d’emplois... Pourtant, les allègements précédents n’ont jamais démontré cela, les baisses d’impôt ayant surtout accéléré le développement des inégalités. Nous assistons à la mise en pièces de l’imposition redistributive, celle qui permet de réduire les inégalités de revenus et de patrimoines. Alors même que la « valeur travail » est tant invoquée, les mesures du « paquet fiscal » conduiront au résultat paradoxal suivant : les principaux bénéficiaires verront s’accroître leur pouvoir d’achat sans effort, sans mérite et sans travail !

La défiscalisation des heures supplémentaires Cette mesure, consistant à exonérer d’impôt sur le revenu les heures supplémentaires, est porteuse de nombreux effets pervers. Elle inciterait les employeurs à ne pas relever le niveau des salaires et à déclarer des heures supplémentaires fictives venant masquer une hausse des salaires éventuellement individualisée (les heures supplémentaires peuvent varier d’un salarié à l’autre alors que les augmentations générales profitent à tous les salariés d’une entreprise). Il s’ensuivrait, dans les entreprises concernées, une stagnation du niveau général des salaires, une augmentation spectaculaire des heures supplémentaires déclarées et, au bout du compte, un manque à gagner en termes de recettes publiques et sociales, là où une augmentation générale des salaires génère de nouvelles ressources. En clair, les salariés ne seraient aucunement bénéficiaires, puisque les heures supplémentaires seraient déclarées en lieu et place d’augmentations générales de salaires. Par ailleurs, un tel dispositif serait un puissant instrument au service de la flexibilité puisqu’il aurait également pour effet d’inciter, voire d’obliger, les salariés à effectuer des heures supplémentaires se substituant à des créations d’emplois. Le manque à gagner provoqué risque également d’être transféré sur d’autres prélèvements (par exemple la TVA « sociale »), payés par tous les ménages, ou de se traduire par un aff a iblissement de la protection sociale. Ces effets combinés démontrent bien le caractère trompeur du slogan qui a été mis en avant par le Président pour justifier ces mesures. Plutôt que « travailler plus », on préfèrerait nettement travailler tous et toutes, dans de meilleures conditions et pour un vrai salaire !
C’est possible : en baissant le temps de travail, en partageant les gains de productivité et les richesses produites. La réduction des droits de succession Les droits de succession et de donation rapportent environ 8 milliards d’euros au budget de l’Etat. Mais tous les décès ne donnent pas lieu à imposition, loin s’en faut. En 2005, on dénombrait ainsi en France 144 000 déclarations de succession imposables sur un total de 537 000 décès. Par ailleurs, selon un rapport du Sénat, près de 90% des transmissions entre époux et 80% en ligne directe (de parents à enfants) ne donnent pas lieu à imposition au titre des droits de succession. Le patrimoine moyen transmis en 2005 avoisinait les 144 000 euros, le patrimoine médian ne s’élevait, quant à lui, qu’à 62 000 euros. Seules 10 % des successions portaient sur un patrimoine supérieur à 222 000 euros. Ces chiffres montrent la relative faiblesse de la valeur des patrimoines ; ils prouvent que l’immense majorité des français n’est pas concernée par l’abaissement des droits de succession, contrairement au discours démagogique du gouvernement qui prétend qu’il s’agit d’exonérer la transmission du « fruit d’une vie de travail ». Le relèvement des abattements applicable en matière de donation et de succession aura un double effet : il allégera la taxation des patrimoines imposables et permettra en outre à chaque parent de transmettre, tous les 6 ans, 150 000 euros à chacun de ses enfants (contre 50 000 euros aujourd’hui). Or, tout le monde n’a pas les moyens de bénéficier de ce type de largesse : c’est une minorité qui bénéficiera de ces mesures. L’effet prévisible est évident : la circulation des patrimoines se trouvant moins taxée, une infime partie de la population accumulera, au fil des donations et des générations, toujours plus de richesses. Les inégalités de patrimoine vont donc se développer alors qu’elles sont déjà importantes actuellement, puisque 10 % des ménages détiennent déjà 46 % du patrimoine total des ménages. La réforme du bouclier fiscal La proposition de rabaisser le seuil de déclenchement du bouclier fiscal à 50% au lieu de 60 % et d’y intégrer, de plus, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) a été une proposition phare du candidat Nicolas Sarkozy. Voici une mesure taillée pour une poignée de riches contribuables : en 2007, le bouclier bénéficiera à 93 000 personnes pour un coût budgétaire de 400 millions d’euros. Parmi ces bénéficiaires, 16 000 contribuables imposables à l’ISF se verront rembourser 350 millions d’euros et les 77 000 autres se partageront 50 millions d’euros. Avec un bouclier fiscal abaissé à 50 % (et la CSG et la CRDS comprises dans le calcul), le remboursement augmentera significativement pour les 16 000 bénéficiaires actuels. D’autres redevables de l’ISF intègreront le nouveau dispositif, de sorte que le coût budgétaire connaîtrait un hausse spectaculaire. On estime ainsi à 235 000 le nombre potentiel de bénéficiaires du futur bouclier fiscal. Parmi eux, 13.000 bénéficieront d’un remboursement global de 583 millions d’euros. Le bouclier fiscal ? Une mesure destinée à une élite... Réduction d’ISF pour investissement dans une PME Plutôt que de supprimer directement l’ISF, cet impôt symbole de la justice fiscale et de la solidarité, la majorité parlementaire a décidé d’ouvrir plusieurs fronts afin de le vider de sa substance avec : le bouclier fiscal, le relèvement de l’abattement applicable à la résidence principale (de 20 à 30 %) et la réduction de 50 000 euros pour investissement dans une PME. Dans les faits, le cumul de ces mesures conduirait 95 % des actuels contribuables imposés à l’ISF à s’en trouver exonérés... Le crédit d’impôt pour intérêt d’emprunt Il devrait s’agir d’un crédit d’impôt classique dont le taux serait fixé à 20 % des intérêts payés durant une année au titre d’un emprunt souscrit pour une première acquisition d’une résidence principale. Un emprunt de 100 000 euros à 4 % pourrait en toute hypothèse donner lieu en année pleine à une réduction d’impôt d’environ 790 euros. C’est la mesure a priori la mois choquante car elle bénéficierait aussi aux non imposables, à condition toutefois qu’elle soit plafonnée afin d’éviter les e ffets d’aubaine. Mais il faut tout de même avoir la capacité d’emprunter pour pouvoir bénéficier de cette mesure. N’oublions pas que près de 45 % des français ne sont pas propriétaires : cette mesure ne réglera pas les besoins en logements sociaux et devrait même contribuer à maintenir des prix élevés dans l’immobilier et à rendre encore plus difficiles la recherche de logements à des prix non- prohibitifs.

Un dispositif qui va accroître les inégalités_ L’ensemble de ces mesures, contrairement aux discours gouvernementaux, ne visent en rien une quelconque incitation au travail. C’est au contraire, ceux dont les revenus viennent d’abord de leurs placements boursiers, qui vont y gagner ! De plus, un tel manque à gagner budgétaire (environ 15 milliards d’euros en année pleine), ne peut être compensé que par l’augmentation d’autres impôts ou par une réduction drastique des dépenses publiques. Dans un cas comme dans l’autre, la grande majorité des ménages y perdra, en particulier les plus défavorisés, soit du fait de l’augmentation de la TVA par exemple, soit du fait d’une réduction du financement des services publics. Dans un cas comme dans l’autre, c’est bien la solidarité qui est sacrifiée !
lu sur union syndicale solidaires.

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A Marseille, pollueurs bientôt payeurs


Metro 16 juillet


Les comportements inciviques seront sanctionnés
35 euros


C’est le prix de l’amende qui pourra être dressée par un des 400 agents assermentés pour sanctionner par exemple le fait de déposer des déchets dans la rue ou de placer ses poubelles dans des conteneurs avant 19 heures.


Les cinq règles pour la propreté :


1. Je trie mes déchets : ménagers, recyclables, encombrants.

2. J’utilise des sacs-poubelles recyclables et bien fermés.

3. Je jette mes sacs-poubelles dans des conteneurs après 19 heures

4. Je ne jette rien par terre

5. Je ramasse moi-même les déjections de mon chien


Après des mois de prévention, la municipalité promet maintenant qu’elle va passer au stade de la répression. En ligne de mire, les particuliers et les professionnels indélicats qui ne respectent pas les cinq règles élémentaires de propreté.
Avant l’application de ce volet répressif, que 400 agents assermentés (200 policiers municipaux et 200 agents de la propreté) se chargeront de faire respecter dès la rentrée, une campagne d’information se poursuivra pendant l’été, “afin que personne ne puisse dire qu’il n’était pas au courant de ces règles”, précise Gérard Chenoz, adjoint au maire en charge du projet centre-ville. Réprimer en dernier recoursUn dépliant rappelant les cinq règles, accompagné d’une lettre signée par le maire Jean-Claude Gaudin, sera envoyé dans le 400 000 foyers marseillais à partir du 16 juillet, en plus des affiches déjà disséminées dans la ville.
“Je pense que la répression ne fait pas tout”, confie Gérard Chenoz, pour qui les amendes pour les particuliers ou les commerçants indélicats, doivent venir en dernier recours, après l’information et des avertissements.
Reste qu’en matière d’incivisme, notamment dans le cas du stationnement anarchique sur la chaussée, la menace d’une amende et d’une mise en fourrière ou l’installation de plots se révèlent plus dissuasifs que de longs discours de sensibilisation. Concernant la (mal)propreté urbaine, une autre “spécialité” marseillaise, la verbalisation pourrait du coup être mieux perçue par les Marseillais que de longs discours.

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Les chaussettes de Sarkozy


Nouvels Obs 15 Juillet
Les fabricants français sont un peu contrariés de voir le président de la République faire son jogging équipé en Nike des pieds à la tête! Emboîtant le pas à Décathlon, la société française Olympia a envoyé à l'Elysée un prototype de ses nouvelles chaussettes spécial marathonien, hypertechniques, en coton Néoprène, destinées à résister à 7 500 kilomètres ! (1) Après trois plans de restructuration, le leader de la chaussette en France tente de survivre dans un secteur sinistré en se lançant dans le haut de gamme: au rayon des nouveautés, des chaussettes techniques de sport comme celles envoyées au président, mais aussi des chaussettes «soignantes».
(1) ouille, ces chaussettes pourraient faire plusieurs septennats ?

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Vidéos anti-sarko


Sarkozy...tu m'auras pas !
envoyé par jouk_tarakanovitch

Il les a eu, oui mais non il nous aura pas!



Le kärcher a Sarko
envoyé par baptistou27


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ces vidéos et d'autres sont visibles sur

le blog actif et militant

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Bonnes résistances
à vous

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Pendant ce temps a Londres, on réfléchit, on fait les comptes

Grande-Bretagne: régulariser 500.000 immigrants illégaux profiterait à l'économie
AFP
AFP - Dimanche 15 juillet, 15h45

LONDRES (AFP) - Près d'un demi million d'immigrants illégaux en Grande-Bretagne devraient être régularisés, a estimé dimanche un cercle de réflexion de centre-gauche, arguant que cela profiterait à l'économie du pays.

Une telle régularisation rapporterait près d'un milliard de livres (1,47 milliards d'euros) par an, a calculé l'Institute for Public Policy Research, un "think-tank" proche de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

A contrario, la politique d'expulsion des personnes en situation irrégulière en Grande-Bretagne coûterait 4,7 milliards de livres (6,9 milliards d'euros) et n'est de toute manière pas réaliste, a ajouté le groupe, citant des estimations gouvernementales qui montrent qu'il faudrait 30 ans pour la mener à bien.

"La simple vérité est que nous n'allons pas expulser des centaines de milliers de personnes du Royaume-Uni", a déclaré un responsable de l'institut, Danny Sriskandarajah, tout en reconnaissant que la question était politiquement délicate.

"Notre économie stagnerait et nous le remarquerions directement avec des bureaux non nettoyés, des rues sales, des pubs et des clubs sans personnel", a-t-il argumenté.

"Alors, nous avons un choix pour l'avenir: laisser les gens vivre en marge, exploités et dans la peur de l'avenir, ou les ramener dans la société, pour qu'ils paient des impôts et vivent une vie honnête", a-t-il ajouté.

Le ministère britannique de l'Intérieur, qui envisage de durcir les règles d'immigration, avait estimé en 2001 que 430.000 personnes étaient en situation irrégulière en Grande-Bretagne, mais admis que ce chiffre pouvait s'élever à 570.000.

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15/07/07

Valls fait l'article sur l'ouverture à gauche, alors que les UMP sont dégoutés..on vit une époque formidable !!

Valls défend Lang, salue la candidature de Strauss-Kahn au FMI
Reuters
Reuters - il y a 1 heure 55 minutes

PARIS (Reuters) - Le député socialiste Manuel Valls défend l'ancien ministre Jack Lang, pressenti par le président Nicolas Sarkozy pour faire partie d'un comité de réflexion sur la modernisation des institutions.

Mis en garde par le Bureau national du PS avant même d'avoir fait connaître sa réponse, Jack Lang a claqué la porte des instances dirigeantes du parti.

"On fait un mauvais procès à Jack Lang", a déclaré Manuel Valls, invité du Grand Rendez-Vous d'Europe 1. "Qui peut mettre en cause son engagement à gauche depuis 30 ou 40 ans ?"

"Il a été d'une loyauté exemplaire ces derniers mois. Il réfléchit par ailleurs beaucoup depuis longtemps sur la question des institutions", a-t-il ajouté. "Arrêtons ce sectarisme et arrêtons (...) d'embêter Jack Lang dans cette affaire."

L'ex-conseiller de l'ancien Premier socialiste Lionel Jospin a estimé que si Jack Lang participait à cette commission, ce serait "évidemment à titre personnel".

"La loi fondamentale, la Constitution, ce qui fait fonctionner une démocratie, ça devrait (...) dépasser tous les clivages politiques", a-t-il ajouté. "Je me réjouis que Nicolas Sarkozy mette en place cette commission au début (de son) mandat."

"Que cette commission travaille", a-t-il souligné. "J'espère qu'elle sera audacieuse (...) et ensuite l'Assemblée nationale et le Sénat devront changer la Constitution. Et là, il va falloir trouver un accord entre la majorité et l'opposition, entre la droite et la gauche parce que, pour une réforme de ce type, il faut le consensus et, en plus, la droite actuelle n'a pas les trois-cinquièmes (des sièges au Parlement) pour réformer la Constitution."

Manuel Valls a confirmé qu'il avait lui-même été approché par Nicolas Sarkozy pour faire partie du gouvernement.

"Oui Nicolas Sarkozy me l'a proposé mais j'ai refusé", a-t-il déclaré. "Je lui ai dit tout de suite que ne rentrerai pas dans ce gouvernement."

Le député socialiste a expliqué qu'il n'était pas d'accord avec la politique économique et sociale du nouveau chef de l'Etat et qu'il entendait pour sa part participer à la rénovation de la gauche.

"Mais j'ai apprécié de dialoguer avec le président de la République", a-t-il ajouté. "Je ne vois pas pourquoi je m'interdirais de discuter avec le président de la République."

Nicolas Sarkozy, qui a nommé six ministres ou secrétaires d'Etat venant de la gauche, a également manifesté sa volonté d'ouverture politique à gauche en poussant la candidature de l'ancien ministre socialiste de l'Economie Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI).

"Je crois que c'est un bon choix", a déclaré Manuel Valls. "Ça devrait être une bonne nouvelle pour les socialistes, on devrait plutôt s'en réjouir. Moi, je m'en réjouis. C'est une bonne chose pour Dominique Strauss-Kahn, c'est une bonne chose pour la France."

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Soutien de SOS-Racisme et de Nicolas Sarkozy à Rachida Dati...


Le chef de l’Etat rappelle à Rachida Dati, en difficulté, "son obligation de réussite" Deux frères de la garde des sceaux mis en cause par la justice
de Philippe Ridet et Pascale Robert-Diard
La première garden-party de la Place Vendôme, vendredi 13 juillet, a tenu ses promesses. Invités en grand nombre, ambassadeurs, champagne, petits-fours et la ministre de la justice, Rachida Dati, frêle en robe jaune paille, s’exprimant à la tribune sur un fond de messieurs très sérieux en costumes gris.
Confrontée à une passe difficile avec des démissions en cascade dans son cabinet et des révélations dans la presse sur les déboires judiciaires de deux de ses frères, Omar et Jamal, elle a crânement fait front, sous le regard de ses deux "parrains", Simone Veil et Albin Chalandon.
Dans l’après midi, elle avait reçu le soutien de SOS-Racisme à travers un communiqué titré "Rachida, une beurette à abattre ?". Son président, Dominique Sopo, a expliqué au Monde : "La France est en train de connaître une mutation politique à travers ce gouvernement. Et cette mutation entraîne forcément des réticences, des crispations, de la part d’une élite française composée principalement d’hommes, blancs, de plus de 50 ans. Je pressens quelques peaux de banane glissées sous ses pieds par les milieux politiques. C’est notre rôle de réagir. SOS a toujours milité pour que la diversité entre au gouvernement. On ne va pas changer de discours parce que c’est Sarkozy qui la réalise !"
FEUILLE DE ROUTE
Patrick Gaubert (Licra) a estimé que "Rachida Dati, du fait de la consonance de son patronyme, est victime d’une campagne injuste".
Nicolas Sarkozy, justement, est passé pour redire à sa protégée sa "confiance, son amitié et son obligation de réussite, parce que la présence de Rachida Place Vendôme est un hommage à tous les enfants de France".
Mais bien vite il lui a fixé sa feuille de route : "J’ai voulu un certain nombre de textes que Rachida a fait passer d’excellente façon, j’en souhaite d’autres : je pense notamment que la pratique des dénonciations anonymes n’est pas compatible avec l’idée que je me fais d’un Etat de droit et d’une République aboutie."
Alors que le chef de l’Etat, avec d’autres personnalités, avait été accusé faussement, sur dénonciation anonyme, de détenir des comptes occultes chez Clearstream, il a ajouté : "On m’appelle à être le garant des libertés, eh bien en voilà une : ne pas permettre aux revanches de se manifester de façon anonyme."
http://www.lemonde.fr/web/article/0...


De : Paris

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Un couple franco-algérien attaque l’Etat pour non respect du contrat d’accueil et d’intégration



L’expulsion à la place de l’intégration, « drôle » de conclusion au contrat d’accueil et d’intégration
Sana K. est mariée à Omar, un ressortissant français. Elle est entrée en France munie d’un visa au mois de mars 2006, a déposé le mois suivant une demande de titre de séjour et a signé un contrat d’accueil et d’intégration. Sana attend 14 mois que la Préfecture traite son dossier. Pendant cette période, seuls des récépissés, valant autorisation provisoire de séjour, lui sont délivrés. Avec de tels documents, impossible de trouver un emploi stable, un logement, etc... Le 1er juin 2007, la décision tombe : refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Les époux ne se seraient pas présentés à une convocation de police ce qui constitue, pour le préfet, la preuve qu’il s’agit d’un mariage fictif. Sana, actuellement enceinte de trois mois, a saisi le tribunal administratif qui se prononcera au mois de septembre. D’ici là, elle est contrainte de se maintenir en situation irrégulière en France bien qu’elle dispose d’un droit au séjour en application des accords franco-algériens.
Sana et Omar ont décidé d’attaquer en indemnité l’Etat pour non respect du contrat d’accueil et d’intégration. Sana a respecté les termes du contrat, obtenu l’attestation ministérielle de compétence linguistique, et suivi l’ensemble des démarches qui lui ont été demandées. De son côté, l’administration l’a maintenue pendant 14 mois dans une situation de grande précarité administrative. Un tel traitement est incompatible avec l’engagement souscrit par l’Etat et la mesure d’expulsion prise à l’encontre de Sana constitue une rupture à la fois abusive et illégale du contrat d’accueil et d’intégration.
Les Amoureux au ban public de MontpellierCollectif pour la défense du droit à une vie familiale des couples mixtes
Contact : Nicolas FERRAN : +336 72 70 55 47
Source/auteur : http://www.cimade.org/

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Tant qu'il y aura du champagne..l'indépendance de la Presse ne taraude pas tout le monde...

http://www.bakchich.info/article1442.html

Les stars des medias cachetonnent à Aix
Presse | samedi, 14 juillet 2007 | par Paul Litzer

On ne peut pas dire que le sujet soit particulièrement glamour. « Quels capitalismes pour le XXIe siècle ? » Tel était le thème des Rencontres économiques du Cercle des économistes le week-end dernier à Aix. Bizarrement, ces débats réunissant des universitaires, dont plusieurs Prix Nobel, des politiques et des chefs d’entreprise ont attiré nombre de stars des médias. Il y avait là Jean-Marc Sylvestre, le chroniqueur ultralibéral et ultrasarkozyste de TF1 et de France-Inter, qui pense connaître l’économie parce qu’il cire les chaussures des puissants. On voyait aussi Arlette Chabot, la tyrannique directrice de France-2, qui, écouteurs de traduction simultanée sur les oreilles, prenait frénétiquement des notes sur des sujets économiques dont les journaux télévisés de sa chaîne ne parle jamais. Bah, il n’y a pas d’âge pour se cultiver. Il y avait aussi Christine Ockrent, chargée d’animer une table ronde. Sans oublier le patron de la rédaction de La Tribune (François-Xavier Pietri) et les journalistes du Monde Eric Le Boucher et Frédéric Lemaître. En face, on retrouvait les patrons du Crédit Agricole, d’ING, de CNP, de Total, de la Caisse des dépôts, etc.

Et c’est bien sûr cette présence qui justifiait celle des éminences médiatiques. Car ces « Rencontres économiques » sont financées par de grandes entreprises et la plupart de nos grands journalistes sont invités tous frais payés. A eux les déjeuners et les dîners préparés par les meilleurs traiteurs alors que les journalistes de base de la presse locale restent en rade. Cerise sur le gateau : les stars des médias peuvent assister le soir aux spectacles du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, où ils peuvent croiser, une coupe de champagne à la main, les patrons et les grands de ce monde comme le président de la BCE Jean-Claude Trichet et une bonne partie du gouvernement. Comme dit Christine Lagarde, notre Marie-Chantal de Bercy, il faut réconcilier les Français avec l’argent. Pour les grands journalistes parisiens, c’est déjà fait.

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Forum de la résistance sociale, compte-rendu

Vu sur Indymédia

Compte-rendu et nouvel appel du Forum de la Résistance Sociale
45 personnes ont participé au Forum de la Résistance Sociale qui s'est déroulé le samedi 7 juillet 2007 à Paris. Il appelle notamment à l'organisation d'initiatives similaires dans les autres villes dès que possible, afin de préparer dès maintenant la riposte contre la politique réactionnaire du gouvernement Sarkozy-Fillon, ainsi qu'à l'organisation d'un prochain forum sur Paris le 22 septembre. En outre, deux groupes de travail ont été créés : Le premier portant sur les réflexions et actions à mener contre la répression policière dans les mouvements sociaux ; le second portant sur la rédaction d'un texte spécifique à la remise en cause du droit de grève.

COMPTE-RENDU DU PREMIER FORUM DE LA RÉSISTANCE SOCIALE

Paris, 7 juillet 2007

45 personnes ont pris part au premier Forum de la Résistance Sociale qui s'est tenu à Paris le samedi 7 juillet. La vice-présidente de l'Université Paris-III avait donné son autorisation pour la tenue de cette réunion, mais a décidé l'avant-veille de l'empêcher, en fermant purement et simplement l'établissement !

Les participants, rassemblés devant l'Université Paris-III, se sont indignés de cette décision et ont décidé d'organiser le Forum dans la grande salle d'un café. Ont participé aux discussions des représentants mandatés de la CGT Jeunes, du CILCA, de la FSE nationale, de la FSE Paris-I/Paris-IV, du Groupe CRI, du Mouvement lycéen de Paris, de Résistance républicaine, du SNASUB Paris-III, des militants de l'AGEN, de Carré rouge, d'Equidemos, de First-Respect, de la Fraction de Lutte ouvrière, de la Gauche révolutionnaire, du GSI, de SUD-Lycéens, ainsi que des travailleurs et des jeunes non organisés. Un responsable des JCR et un responsable du MJCF sont également passés.

L'ordre du jour s'est articulé en trois points :

1) Présentation précise des premières attaques portées par Sarkozy et son gouvernement (mise en cause du droit de grève, loi sur l'autonomie des universités, projet de défiscalisation des heures supplémentaires et de « TVA sociale », chasse aux sans-papiers), discussion sur leur cohérence d'ensemble, mais aussi sur la politique des directions syndicales et des principales organisations « de gauche ».

2) Question de la répression et comment y faire face. La répression policière et judiciaire qui s'est abattue sur les manifestants depuis le second tour de l'élection présidentielle ira sans nul doute en s'amplifiant. Une discussion a donc été menée sur la nécessité de s'en prémunir, à deux niveaux : contre la violence des policiers (flics en civil, CRS) lors des manifestations, par un système de protection et un service d'ordre efficace ; contre la violence judiciaire, par un système de solidarité et des armes juridiques adéquates (réseaux d'avocats, mise en place d'une information précise aux manifestants par le biais de tracts notamment…).

3) Discussion d'un appel du forum à tous ceux qui veulent résister aux attaques de Sarkozy suivant un plan d'ensemble. La discussion a entre autres porté sur la double nécessité de l'auto-organisation des travailleurs et des jeunes et d'un front unitaire des organisations pour des luttes coordonnées dans tous les secteurs. Plusieurs amendements ont été intégrés dans le projet initial et l'appel a été adopté (ci-joint).

Ont en outre été décidées :

Une interpellation de l'intersyndicale de l'enseignement supérieur qui se tiendra le 10 juillet afin qu'elle organise des manifestations dès juillet au moment de l'adoption de la loi sur l'autonomie des universités ;

La mise sur pied d'un groupe de travail sur la répression et d'un autre pour la rédaction d'un texte contre la mise en cause du droit de grève ;

La tenue d'un second Forum de la résistance sociale le 22 septembre ;

La tenue d'une réunion d'information et d'organisation sur la question de la répression samedi 6 octobre ;

La constitution d'une mailing-list des participants au Forum, pour faire circuler les informations sur les actions et initiatives diverses contre la politique de Sarkozy.

CR Forum Résistance Sociale 07-07-07 - 7.6 ko
CR Forum Résistance Sociale 07-07-07
(PDF, 7.6 ko)

Pour tout contact :

Courriel : resistancesociale@free.fr
Site : http://resistancesociale.exprimetoi.net
Téléphone : 06 08 86 73 13

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Comme d'habitude..lire le dernier paragraphe avec attention ..

Nicolas Sarkozy veut mettre fin aux dénonciations anonymes à la justice
AFP
AFP - Vendredi 13 juillet, 20h59

PARIS (AFP) - Le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi qu'il souhaitait que les dénonciations anonymes à la justice ne soient plus recevables, lors d'un discours à la garden party offerte par la Garde des Sceaux Rachida Dati.
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"J'ai voulu un certain nombre de textes que Rachida a fait passer d'excellente façon, j'en souhaite d'autres : je pense notamment que la pratique des dénonciations anonymes n'est pas compatible avec l'idée que je me fais d'un Etat de droit et d'une république aboutie", a lancé le président.

"Je comprends très bien que tel ou tel soit dénoncé, sans donner son nom au public, mais une dénonciation à laquelle on ne donnerait pas son nom à l'administration, et qui veut nous révéler quelque chose, c'est une pratique d'un autre temps", a-t-il ajouté.

M. Sarkozy a admis des exceptions, notamment "dans des cas très précis, à l'intérieur d'une famille, (lors de) violences sexuelles" ou encore pour la "protection, dans le cas de l'action terroriste".

En dehors de cela, "si un citoyen a quelque chose à dire à la justice de son pays, qu'il le dise et la justice garantira la discrétion", a-t-il dit, estimant que "la dénonciation comme principe, cela rappelle des heures très sombres de notre pays". "Le papier où l'on dénonce sans signer, ce n'est pas l'idée que je me fais de la République".

"On m'appelle à être le garant des libertés et bien en voilà une, ne pas permettre aux revanches de se manifester de façon anonyme", a insisté le président.

Nicolas Sarkozy, avec d'autres personnalités, avait été accusé faussement, sur dénonciation anonyme, de détenir des comptes occultes chez Clearstream, un organisme financier par lequel auraient transité les pots-de-vin de la vente de frégates à Taïwan en 1991.

Il a depuis déposé plainte et s'est constitué partie civile.

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Pas de trève pour les rafles, les grévistes de la faim de Lille arrétés

Soutenez Bellaciao ! Signez la pétition - Un don - Plus d’info
samedi 14 juillet 2007 (16h36) :
23 sans papiers arrêtés hier, alors qu’ils se rendaient aux urgences du CHR de lille

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61.- fax : 03.20.74.16.68 – e-mail : csp59@wanadoo.fr

23 sans papiers arrêtés hier, alors qu’ils se rendaient aux urgences du CHR de Lille pour faire des examens médicaux dans le cadre de leur grève de la faim, ont été transférés au centre de rétention de Lesquin. Ils passeront au Tribunal de Grande Instance de Lille ce lundi 16 juillet à partir de 10H.

Le CSP59 appelle à se rassembler devant le TGI de Lille, avenue du Peuple Belge, Vieux Lille, à partir de 10H ce lundi 16 juillet 2007

Lille le 14 juillet 2007

De : zpajol
samedi 14 juillet 2007

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La récré: interview Public Enemy

Vu sur BOKSON.NET

En Avril dernier, le plus grand groupe de rap de l’Histoire était de passage à Paris pour la 58ème tournée de leur carrière. Bokson était présent à la conférence de presse donné par Chuck D, leader de Public Enemy, et le controversé Professor Griff, Ministre de l’Information. En invité de luxe, pour la conférence et pour le concert, nous avons eu la surprise de retrouver le légendaire saxophoniste Archie Shepp (dont les 70 ans n’altèrent en rien la classe naturelle). La salle était remplie d’une palanquée de journalistes de tous crins, maîtrisant plus ou moins le sujet, mais avec qui il a fallu composer. Ca nous aura donné quelques grands moments de solitude (genre: «Est-ce que vous comptez sortir un jour un album en collaboration avec le rappeur Paris?» Euh… Tu veux dire comme celui qu’ils ont sorti l’an dernier??). Et comme dans toute société, il y en a qui ne respectent pas les règles et qui gueulent plus fort que tout le monde pour passer en premier. Votre webzine préféré n’a donc pas eu le loisir de poser ses propres questions. Un peu frustrant mais mieux que rien… On a tout de même essayé de donner un semblant de cohérence dans la retranscription de cet entretien un peu anarchique, aimablem