L’Afrique de Monsieur Sarkozy
par Etienne Smith/MOUVEMENTS
Véritable coup de force symbolique, le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier enferme l’Afrique dans les clichés coloniaux et insulte son rapport au monde.
« Il n’y a presque jamais de discours sur l’Afrique pour elle-même. Dans le principe même de sa constitution, dans son langage et dans ses finalités, l’énoncé sur l’Afrique est toujours le prétexte à un propos sur quelque chose d’autre, quelque autre lieu, d’autre gens. Plus précisément, l’Afrique est cette médiation grâce à laquelle l’Occident accède à son propre inconscient et rend publiquement compte de sa subjectivité. (…) Ce diagnostic peut surprendre par sa sévérité. C’est oublier que persiste encore, presque partout, le préjugé beaucoup trop simpliste et trop étroit selon lequel les formations sociales africaines relèveraient d’une catégorie spécifique, celle des sociétés simples ou encore des sociétés de la tradition. Qu’un tel préjugé ait été vidé de toute substance par la critique récente semble ne rien y changer : le cadavre s’obstine à se relever après chaque enterrement et, bon an mal an, le discours vulgaire et une part importante des travaux prétendument savants restent largement tributaires de ce présupposé » [1] (Achille Mbembe).
« Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle est devenue un mythe que chacun reconstruit pour les besoins de sa cause ». On ne saurait mieux dire ! Cette phrase, extraite du discours de M. Sarkozy adressé à la jeunesse africaine [2] est sans doute la plus pertinente. Partant de ce constat, il est légitime de s’interroger sur le mythe de l’Afrique que construit Nicolas Sarkozy pour les besoins de sa cause. Annoncé comme un moment de « rupture » très attendu, rarement discours n’aura été autant à côté de la plaque. « Fraîchement accueilli », « applaudissements à peine polis », rapportent les reporters de grands quotidiens français ayant assisté à l’événement. C’est que les amateurs de rupture en ont été pour leur frais, entendant une intervention dont l’arrogance le dispute à l’ignorance.
Le discours est étonnant, tant dans la forme que dans les thèmes choisis. Au lieu des propositions attendues sur le nouveau format des relations France-Afrique, le public a eu le droit à un long monologue se voulant historico-philosophique sur ce que seraient l’Afrique et ses problèmes. Le ton et la forme lyrique de cette adresse, tout en hyperbole pour conter les « malheurs » comme la « magie » du continent, s’inscrivent dans une longue tradition d’arrogance et de monologue français sur l’Afrique. Le contenu est à l’avenant. En résumé, l’Afrique serait figée dans la répétition du même, sans histoire, incapable d’universalisme et imperméable au reste du monde. L’archétype de « l’homme africain » (sic) qu’il construit de toutes pièces, serait ainsi l’antithèse même de toute idée de « rupture » que M. Sarkozy prétend incarner. On peut trouver sévère le diagnostic de l’historien et philosophe camerounais Achille Mbembe cité en exergue. Mais le discours de M. Sarkozy est bien un modèle du genre de ces « discours vulgaires », sourds à l’évolution des connaissances et des idées. Et même plus grave encore, car sanctionné par l’autorité d’un chef d’Etat de la République française.
La prise de parole
« Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre ». Cette sommation apparaît deux fois dans le texte, et en dit long sur la distribution des rôles entre la France et l’Afrique selon M. Sarkozy. Quoiqu’il s’en défende, il veut administrer une leçon et faire la morale. « Ce que veut l’Afrique (…) ce n’est pas que l’on pense à sa place » avait-il pourtant prévenu. Le discours relève cependant de l’exercice inverse : « tu crois que », « ce que tu veux, c’est », « ce que tu ne veux pas, c’est »… Le ton est présomptueux et paternaliste : « Le drame de l’Afrique, c’est », « Le problème de l’Afrique c’est », « L’Afrique doit »… s’adressant à la jeunesse africaine, la parole présidentielle prend la forme d’une injonction, éminemment coloniale : « ne cède pas à », « ne te coupe pas de », « ne te laisse pas », « n’écoute pas », « tu dois », « tu n’a pas besoin de ».
En clair, M. Sarkozy dit à la jeunesse du continent ce qu’elle doit faire de son passé, de son présent et de son avenir, lui enseigne comment elle doit voir le monde, la France, et elle-même ! Il y a là un problème de fond : l’appropriation du constat de la situation du continent et la formulation des remèdes appartient en premier lieu aux Africains, sans quoi on ne sort pas du malentendu colonial. Ce ton est symptomatique de l’incapacité à écouter. Où le président Sarkozy a-t-il rencontré la jeunesse africaine pour se prétendre oracle de ses aspirations et porte-parole de ses intérêts ? Le coup de force symbolique est frappant, quand on sait que rarement président français aura fédéré contre lui autant d’animosité au sein des jeunesses africaines, et d’origines africaines.
Ainsi le président français vient-il chez ses hôtes leur expliquer quels sont leurs problèmes et leur donner la marche à suivre. Imagine-t-on un seul instant que M. Sarkozy se rende en Chine, en Inde ou aux Etats-Unis et qu’au lieu de parler des relations de la France avec ces pays, il prétende tirer à leur place les leçons de leur histoire, faire la liste de leurs fautes et de leurs charmes, leur dire ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire, ce qu’il aurait fallu faire et ce qu’il aurait fallu ne pas faire ? Ce genre de discours serait proprement impensable dans les pays de l’Afrique anglophone. Plus épatante encore est la généralisation du discours : M. Sarkozy prétend parler de « l’Afrique » et des « Africains ». S’il reconnaît en une phrase la diversité du continent, c’est pour ensuite gloser sur son ensemble, pris comme essence. Imagine-t-on le président français se rendant au Vietnam et s’adresser à « l’Asie » et aux « Asiatiques », aller au Chili et s’adresser à « l’Amérique Latine » et aux « Latinos » ?
En somme M. Sarkozy ne semble pas s’être libéré du complexe colonial qu’il décrit pourtant si bien. Les colonisateurs ont fauté, nous dit-il, car « ils ont dit à tes pères ce qu’ils devaient penser, ce qu’ils devaient croire, ce qu’ils devaient faire ». C’est sans doute ce qui autorise M. Sarkozy à dire aux fils ce qu’ils doivent penser, ce qu’ils doivent croire et ce qu’ils doivent faire…
Négrologie surannée
Ce qui a sans doute le plus surpris le public dans le discours de M. Sarkozy, c’est cette obsession étonnante, voire cette délectation suspecte, à présenter les arguments d’époque sur, comme on disait, « l’infériorité des nègres » ou la « mentalité primitive ». On s’étonne qu’il glose quatre fois sur le sujet, tant cela revient à enfoncer des portes déjà ouvertes… Il s’oppose ainsi courageusement à « ceux qui jugent la culture africaine arriérée, ceux qui tiennent les Africains pour de grands enfants ». La complaisance à présenter des arguments qu’on réfute avec évidence est pour le moins étrange. Est-ce le signe que l’auteur des propos a du faire un long chemin sur lui-même, qu’il a encore besoin de se convaincre de ce qu’il dit ? Au fil de l’intervention, cela devient même franchement surréaliste : « L’homme africain est aussi logique et raisonnable que l’homme européen ». Ah bon merci, on ne savait pas ! « Le drame de l’Afrique n’est pas dans une prétendue infériorité de son art ou de sa pensée ou de sa culture (…) [il] ne vient pas de ce que l’âme africaine serait imperméable à la logique et à la raison ». Là encore, merci bien, quelle découverte ! « Je suis venu te dire que tu n’as pas à avoir honte des valeurs de la civilisation africaine, qu’elles ne te tirent pas vers le bas mais vers le haut ». Merci, y’a bon !
Cette rhétorique nous ramène des décennies en arrière. Quel beau pari de modernité ! On se croirait à une conférence des années 1930 aux débuts du mouvement de la négritude où il fallait prouver que l’Afrique avait quelque chose à prouver. Singulier retard que voilà, en 2007, sur l’évolution du monde et des idées.
Ethnologie de l’immobile
« Le mythe et la fable seraient ce qui, ici, dirait l’ordre et le temps. L’invocation du temps des commencements suffirait. Empêtrées dans une relation de pure immédiateté au monde et à elles-mêmes, de telles sociétés seraient incapables d’énoncer l’universel (…). Le temps, « toujours déjà-là », « depuis toujours », y serait stationnaire. D’où l’importance de la répétition et des cycles, et la place centrale qu’occuperaient, dans la vie effective, les procédures de l’enchantement et de la divination, ainsi que les stratégies d’accoutumance, par opposition à celles de la rupture. L’idée même de progrès viendrait s’y désintégrer. (…) En lieu et place de l’individu, on aurait des entités captives des signes magiques, au sein d’un univers enchanté et féerique où la puissance d’invocation remplacerait la puissance de production, et où le merveilleux, la fantaisie et le caprice cohabiteraient non seulement avec la possibilité du malheur, mais avec son actualité » [3] (Achille Mbembe).
Cette même ringardise intellectuelle se retrouve dans la description qui nous est faite de l’Afrique, tout en généralisation et essentialisation. Curieux choix que de s’adresser à l’élite africaine (étudiants), dans une ville de plus de deux millions d’habitants, cosmopolite à souhait, pour parler de « l’homme africain » (sic), réduit au type du paysan fermé à l’idée de progrès. Cette description de « l’homme africain » est en fait une recherche de l’origine des « malheurs » de l’Afrique, et M. Sarkozy l’a identifié pour nous : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons (…) ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais il reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance. Jamais il ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. Le problème de l’Afrique est là ».
Rien de neuf depuis Hegel et sa Raison dans l’histoire (1830), pour qui l’Afrique, siège de la barbarie, des forces de la nature, et continent de l’immobile, ne faisait pas partie de l’histoire universelle. « Tels nous les voyons aujourd’hui, tels ils ont toujours été. (…). Elle [l’Afrique] n’a donc pas, à proprement parler, une histoire… Ce que nous comprenons en somme sous le nom d’Afrique, c’est un monde anhistorique non-développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l’histoire universelle » [4] ; « L’Afrique, aussi loin que remonte l’histoire, est restée fermée, sans lien avec le reste du monde ; c’est le pays de l’or, replié sur lui-même, le pays de l’enfance, qui, au-delà du jour de l’histoire consciente, est enveloppé dans la couleur noire de la nuit [5] ». Le président Sarkozy fait donc sienne la vision ancienne, et discréditée depuis longtemps, de l’Afrique comme continent des « naturels ». Ce continent serait, par excellence, celui du merveilleux et du magique, celui des « cultes à mystères ». D’où la célébration des poèmes décrivant l’Afrique comme une terre peuplée d’« êtres fabuleux qui gardent les fontaines, chantent dans les rivières et se cachent dans les arbres ». Certes, le continent connaît, comme tous les autres, ses mythes et légendes. Mais qu’y aurait-il de si particulier en Afrique pour justifier qu’on s’y appesantisse à ce point ? Pourquoi cette omniprésence du champ lexical de l’ancestralité, de la nuit, de l’immobilité, décrivant un continent à la fois enfant et ancestral : « jadis », « du fond des âges », « village », « ancêtres », « ancestral », « nuit », « depuis des millénaires », « éternel recommencement », « la répétition sans fin », « tout recommence toujours », « la nature commande tout », « immobile », « ordre immuable », « écrit d’avance », « éternel présent », « se répète », de « siècles en siècles » « aube des temps », « nuits des temps ». Certes, « chaque peuple a connu ce temps de l’éternel présent » nous dit-il, mais pour mieux souligner que l’Afrique elle, y serait restée !
Cette reprise des clichés ridicules sur le continent ne peut s’expliquer que par la grande ignorance de M. Sarkozy.. On ne peut que lui souhaiter de consulter les innombrables ouvrages d’histoire du continent, il y trouvera tout ce qu’il faut de variations régionales, de temporalités différentes, de ruptures et de continuité, de sociétés organisés et d’Etats, d’innovations sociales et politiques, de branchements avec le reste du monde, qui n’ont pas attendu le colonisateur pour se manifester. Bref, comme toutes les régions du monde, le continent a une historicité que M. Sarkozy gagnerait à connaître. Peut-être, puisqu’il était à l’université de Dakar, aurait-t-on du lui suggérer d’assister à quelques cours d’histoire dans cet établissement avant de prononcer sa leçon magistrale. Car la France ne peut plus se payer le luxe, et le ridicule, d’analyser l’Afrique du XXIème siècle avec les outils intellectuels du XIXème.
Croit-il, par ailleurs, que le « paysan africain » (sic) refuse la pompe électrique, le téléphone portable, la connexion internet, l’école pour ses enfants ? Sait-il que le paysan se fait vendeur, boutiquier, chauffeur, migrant, qu’il regarde les matchs de la Coupe de la ligue, suit les courses hippiques de Longchamp dans les journaux, que ses enfants ou petits-enfants lui téléphonent de Dubaï, Shanghai, Barcelone, Milan ou New York ? « Le paysan africain », voilà ce que le moderne Sarkozy retient de l’Afrique, au lieu de s’intéresser à ses ingénieurs, ses entreprises, ses chercheurs, ses cyber-cafés, ses ateliers, ses associations, bref les talents contemporains, qui certes font souvent face à des coupures d’eau ou de courant intempestives, mais qui ne se découragent pas, et sont nullement prisonnier d’une quelconque « tradition ». Pour eux, pas un mot de M. Sarkozy, qui, tout à ses stéréotypes, ne doit tout simplement pas les voir. A défaut d’avoir convaincu quiconque que l’Afrique serait le continent de l’éternel retour, le discours du président Sarkozy a au moins confirmé l’éternel retour des clichés sur l’Afrique.
L’Afrique dans les têtes
Dans son discours, l’Afrique est enfermée dans une « mentalité africaine » (sic) ou une « âme africaine » (re-sic), objet de tous les fantasmes. Qu’est ce que la « mentalité africaine », si ce n’est un artefact créé par le discours pour tenter de résumer un continent et ses centaines de millions d’habitants à un archétype, le paysan prisonnier de « coutumes » et des « traditions ». Les sociétés africaines, comme toutes sociétés ont des pratiques sociales transmises à travers les générations. Mais elles n’ont jamais eu le caractère figé que M. Sarkozy leur attribue. Ne sait–il pas que toute tradition a été une invention ? Ce discours essentialiste sur l’Afrique crée de toute pièce une dichotomie simpliste entre modernité et tradition, rupture et répétition, et se piège lui-même. Paradoxe d’un propos, victime du stéréotype et empêtré dans l’illusion de la tradition qu’il prétend combattre : il fabrique ainsi de toute pièces une identité africaine figée mais complètement imaginaire, pour ensuite se plaindre qu’elle est figée, et mieux l’opposer au mouvement, qui viendrait d’ailleurs. Ceci pour tenter d’accréditer l’idée que l’identité africaine serait un frein au développement et à l’entrée du continent dans l’histoire.
Cela revient à s’enfermer dans une impasse, soi-même et son interlocuteur : si c’est votre essence, votre identité même qui est cause de tous vos malheurs, que reste-il alors, si ce n’est le suicide [6] ? A nul moment, dans cet exercice, le péremptoire négrologue ne se demande ce que lesdits Africains pensent de leur soi-disant tradition immuable, si ce qu’il construit comme vérité du continent n’est autre chose que le fruit de ses propres stéréotypes. Tout l’argumentaire repose sur la prémisse bien fragile et indéfendable d’une Afrique « ancestrale » et d’une identité soi-disant irréductible au reste du monde. « L’Afrique a fait se ressouvenir à tous les peuples de la terre qu’ils avaient partagé la même enfance. Elle en a réveillé les joies simples, les bonheurs éphémères et ce besoin de croire plutôt que de comprendre, de ressentir plutôt que de raisonner (…) ». C’est là de la paraphrase du plus mauvais Senghor [7] , qui cantonne les habitants d’un continent dans le monde des sens et de la foi, de l’émotion, de l’enfance et de la féminité selon les stéréotypes d’époque, tandis que la raison serait la spécialité du reste du monde, et singulièrement de l’Occident [8] .
En effet, cette présentation de l’Afrique vise aussi à se rassurer soi même, comme le souligne Achille Mbembe, à la suite de Valentin Mudimbe [9] : « l’Afrique en tant qu’idée et en tant que concept a historiquement servi et continue de servir d’argument polémique à l’Occident dans sa rage à marquer sa différence contre le reste du monde. A plusieurs égards, elle constitue encore l’antithèse sur fond duquel l’Occident se représente l’origine de ses propres normes, élabore une image de lui-même et l’intègre dans un ensemble d’autre signifiants dont elle se sert pour dire ce qu’il suppose être son identité [10] ».
Ainsi décrite [11] , qu’est-ce que l’Afrique peut apporter au monde ? « La mystique, la religiosité, la sensibilité, la mentalité africaine » nous dit M. Sarkozy. Jusque dans ses arts, ajoute-t-il, l’Afrique rappellerait l’enfance de l’Occident… Ainsi décrite, l’Afrique ne se suffit pas à elle-même, il lui faut quelque chose pour combler son « manque », lui forcer l’ouverture au monde, la rendre adulte, la sortir du cœur des ténèbres. C’est là une réhabilitation implicite de la colonisation, et l’on voit les accointances entre le discours naturaliste et essentialiste sur l’Afrique et celui qui souligne le rôle positif de la colonisation [12] . M. Sarkozy feint-il d’ignorer que le discours qu’il véhicule est le même que celui qui a servi à légitimer l’entreprise de conquête coloniale ? Visiblement, il n’a toujours pas su s’extraire de la gangue de la « mission civilisatrice ».
Sarkolonisation
Bien qu’il ne cesse de répéter vouloir en finir avec ce passé, le thème de la colonisation est omniprésent dans le discours de M. Sarkozy. Si on s’en étonne, c’est qu’on avait mal compris. Cette injonction à en finir ne vaut que pour les autres, pas pour lui. Lui s’arroge le droit de venir asséner ses vérités sur la question, sans dialogue, avant de clore le débat définitivement.
M. Sarkozy ne dit pas que la colonisation a consisté à « apporter la civilisation aux sauvages », comme le fait Alain Finkielkraut. Il reconnaît du bout des lèvres des « fautes » et des « excès ». Mais en voulant jouer à l’équilibriste et faire la part du positif et du négatif, cela laisse la fâcheuse impression que les crimes et les fautes sont compensés par les routes et les ponts. « Il a pris mais il a aussi donné ». Serait-il légitime de prendre si l’on donne ? Un village détruit est il compensé par une route construite ? Des massacres sont ils compensées par l’ouverture d’un dispensaire ? Au lieu de s’enfermer dans un débat in abstracto, fumeux et sans fin, sur le positif et le négatif [13] , M. Sarkozy n’aurait-il pas mieux fait de s’interroger sur la prétention ridicule qu’il y a pour l’ancien colonisateur à vouloir imposer le signe du bilan ? Le seul pays au monde qui s’est donné le ridicule de voter une loi pour proclamer le rôle positif de son impérialisme doit-il aggraver son cas en tentant de vendre cette vision positive au reste du monde ? Une mémoire partagée sur la colonisation est sans doute nécessaire, mais certainement pas dans les termes dictés par l’une des parties.
La mémoire de l’esclavage connaît le même sort. L’esclavage est certes reconnu comme crime, mais à condition de reconnaître que « ce sont des Africains qui ont vendu aux négriers d’autres Africains », comme si cette évidence changeait quoi que ce soit. En faisant la liste des fautes de l’Afrique, M. Sarkozy laisse la détestable impression que ce qui est banni à domicile (la fameuse « repentance ») serait une obligation pour les autres. Lui a le droit de critiquer et de faire le procès de l’Afrique prise dans sa globalité, mais que ses interlocuteurs ne s’avisent surtout pas de le faire à la France, ce serait la forcer à la repentance et lui manquer de respect [14] . La France de Sarkozy se veut juge et partie, les autres n’ont qu’à se taire. Là encore, la parole doit être sienne, ou nulle.
Haine et culpabilité
Mais le principal péché des colonisateurs, selon Sarkozy, est le suivant : « Ils ont nourri la haine. Ils ont rendu difficile l’ouverture aux autres, l’échange, le partage ». Soit. Franz Fanon, Albert Memmi et Jean-Paul Sartre ont écrit des pages fameuses sur le sujet, mais dans un tout autre ton [15] . Le président Sarkozy préfère s’appesantir sur les souffrances et l’amertume silencieuse des anciens colons mis en contraste avec la haine et le désir de vengeance qui habiterait les anciens colonisés [16] . On voit donc à qui incombe paradoxalement la responsabilité première de l’échange infructueux : à l’ancien colonisé, qui ne nourrit que de la haine pour l’ancien colonisateur, qui lui, en revanche, n’était qu’ « amour » et « sincérité ». Plus loin dans le discours, la supposée haine née de l’interaction coloniale, devient même une caractéristique de l’Afrique contemporaine, une haine entre Africains : « Tu veux mettre fin au cycle infernal de la vengeance et de la haine ? ». Le motif de la haine et de la culpabilisation forcée que les Africains feraient subir à l’Occident et à la France en particulier, est dans la droite ligne des propos d’Alain Finkielkraut ou de Stephen Smith sur le « racisme anti-blanc » [17] . A croire que le président, comme ces derniers, ne rencontre que des Africains pleurnichards et vindicatifs.
Mais cette question renvoie plus à un débat franco-français qu’à l’Afrique proprement dit [18] . Ce que semble ignorer le président Sarkozy, c’est que pour les jeunes générations présentes en Afrique, la colonisation n’est ni une obsession, ni même un sujet de débat. Ce qui fait débat et suscite de nombreux sentiments anti-français sur le continent, c’est bien la politique contemporaine de la France en Afrique [19] . Si les ambassades de France à Lomé ou N’djamena sont à ce point honnies, cela n’a pas grand-chose à voir avec la France coloniale, mais tout à voir avec le soutien à bout de bras, envers et contre tout, de ces institutions au régime en place et de ce qu’elles ont signifié depuis les indépendances.
En faisant l’impasse complète sur la période post-coloniale et dans le déni des politiques menées par Paris dans son pré carré depuis les années 1960, le président Sarkozy se prive des moyens d’intelligibilité des sentiments des jeunesses d’Afrique à l’égard de la France, fortement ambivalents au demeurant. Fondamentalement, Sarkozy et Guaino restent prisonniers de l’image qu’ils se sont construits de l’Africain obsédé par la colonisation. Ce qui explique sans doute la place disproportionnée qu’occupe ce thème dans un discours adressé à la jeunesse, qui attendait qu’on lui parle d’enseignement supérieur, d’investissements, de mobilité, d’opportunité d’échanges et certainement pas qu’on lui refasse l’histoire de la colonisation pour l’accuser d’ailleurs de n’en tirer que haine et rancune [20] . Un mystère demeure : pourquoi Sarkozy ne s’est-il pas appliqué à lui-même son invite à la jeunesse africaine à ne pas « ressasser le passé » ?
Une question d’héritages
Croyant sans doute faire œuvre novatrice, le président français, nous dit même ce qu’il convient de faire ce de passé. Le dépasser, pour inventer l’avenir. « Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres ». Qui n’est pas d’accord ? Ce qui pose problème, c’est là encore : qui parle ? D’où parle-t-il ? Qui est M. Sarkozy pour décréter ce que le continent doit faire de son passé ? Faut-il théoriser l’ingérence mémorielle ? Outre que la jeune génération a déjà réglé cette question, et qu’elle n’a pas leçon à recevoir à ce sujet d’un président français, tout peuple a le droit de s’inventer un passé et de se raconter des histoires. La France, comme toutes les nations européennes, n’a pas fait autre chose dans la constitution de son nationalisme et de son histoire nationale, si chers à M. Sarkozy. Ceci n’empêche aucunement de préparer l’avenir et de soumettre ces mythes nationalistes à la critique des historiens, mais certainement pas des chefs d’Etats des autres pays. La déconstruction des idéologies de l’âge d’or et des passés recomposés de l’Afrique a été largement opérée par des chercheurs tant africains qu’occidentaux. Si l’exercice plaît tant à M. Sarkozy, que n’encourage-t-il le travail de révision critique des mythologies nationalistes de la France, et notamment sa mythologie coloniale qu’il véhicule encore ? Enfin, faut-il, comme le serpent qui se mord la queue, conjurer la jeunesse de rejeter l’image de l’Afrique, toute de traditions et d’immobilité, qu’il a lui-même brossée : « N’écoute pas, jeunesse d’Afrique, ceux qui veulent faire sortir l’Afrique de l’histoire au nom de la tradition parce qu’une Afrique ou plus rien ne changerait serait de nouveau condamnée à la servitude ».
La focalisation du propos sur la colonisation conduit le président français à exagérer un supposé problème d’identité dont seraient victimes la jeunesse d’Afrique, prise entre deux héritages difficilement conciliables : « il y a en toi deux héritages, deux sagesses, deux traditions qui se sont longtemps combattues : celle de l’Afrique et celle de l’Europe. » Le procédé est classique : exagérer l’opposition qu’il y aurait entre deux cultures réifiées (l’occidentale et l’africaine), pour ensuite affirmer que leur conciliation est difficile, bien que souhaitable. De cette « aventure ambiguë », Samba Diallo en sait quelque chose [21] . Mais le débat tel qu’il se posait dans les années 1950, se pose-t-il de la même façon en 2007 ? S’adresser à la jeunesse en ces termes, c’est avoir un train de retard, c’est prêcher pour une synthèse culturelle qu’elle vit au quotidien, un métissage qu’elle a adopté depuis fort longtemps et qui n’a pas attendu les bons conseils de M. Sarkozy pour s’exprimer.
L’Afrique dans le monde
A écouter M. Sarkozy, l’Afrique n’est pas dans le temps mondial. Renvoyée à une altérité radicale vis-à-vis du reste du monde, elle est ensuite sommée de s’ouvrir à lui et d’apprendre : « la Renaissance de l’Afrique commencera en apprenant à la jeunesse africaine à vivre avec le monde, non à le refuser ». On se demande bien où le président français est allé chercher ce présupposé idiot selon lequel la jeunesse africaine refuserait de vivre avec le monde et aurait besoin d’un tuteur pour l’introduire ? Les jeunes du continent sont des acteurs de premier plan de la globalisation à l’œuvre, ils comptent parmi les premiers accoucheurs de la civilisation de l’universel par leurs migrations, leur cosmopolitisme, leurs aller et retours entre les continents. Les grandes métropoles du continent vivent au rythme des pulsations du monde [22] . Sa jeunesse ne demande qu’à « s’élancer vers l’avenir ». On compte sur M. Sarkozy pour ne pas l’entraver dans ses mobilités ! « La Renaissance de l’Afrique commencera quand la jeunesse africaine aura le sentiment que le monde lui appartient ». M. Sarkozy encourage les Africains à ne pas refuser l’ « aventure ». Ignore-t-il comment on appelle les migrants qui tentent la traversée du Sahara, de la Méditerranée ou de l’Atlantique : les « aventuriers » précisément [23] . « Ouvre les yeux, Jeunesse d’Afrique et ne regarde plus, comme l’ont fait trop souvent tes aînés, la civilisation mondiale comme une menace pour ton identité mais comme quelque chose qui t’appartient aussi ». Ses yeux ne sont que trop ouverts, sans doute ne voit-elle pas la même chose que Monsieur Sarkozy…
Etant donné que dans la tradition de pensée que reprend M. Sarkozy l’Afrique n’existe que pour autant qu’elle a été colonisée par la France, on ne s’étonnera pas de ce renvoi du continent dans le « hors-monde » [24] . Ce faisant, il fait l’impasse complète sur les relations anciennes et multiples que le continent a entretenu avec les autres continents, ses liens multiséculaires avec l’Asie, le Moyen-Orient et la Méditerranée. Le « désengagement du monde » de l’Afrique est un mythe, tant l’extraversion ancienne et durable du continent a été documentée [25] . Ce qui interroge, au contraire, c’est sa marginalisation contemporaine dans les relations de pouvoir au plan mondial, qui n’excluent nullement l’initiative historique et les marges de manoeuvre. Encore faudrait-il parler de ces processus au lieu d’en occulter l’existence en glosant sur le soi-disant refus d’histoire du continent. Son insertion dans le monde est une évidence pour qui voyage et connaît le continent : la question pertinente est de savoir sur quel mode se fait cette insertion ? On pourrait sans doute dire que le continent, dans sa sphère francophone, pâtit plutôt d’une extraversion trop poussée de certaines de ses élites, qui souvent s’imaginent plus devoir rendre des comptes à l’ancienne puissance coloniale, qu’à leur propre population. Pas de démocratie sans « accountability ». Peut-être M. Sarkozy a-t-il parlé de ces questions avec messieurs Bongo et Kadhafi au pouvoir depuis des décennies, avec, on s’en doute, l’assentiment de leur peuple ?
Pourquoi l’Afrique meurt
Le détour par la colonisation permet au président Sarkozy d’évoquer les « malheurs » actuels du continent, pour nous rappeler que les seconds n’ont rien à voir avec la première. “La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n’est pas responsable des génocides. Elle n’est pas responsable des dictateurs. Elle n’est pas responsable du fanatisme. Elle n’est pas responsable de la corruption et de la prévarication. Elle n’est pas responsable des gaspillages, de la pollution.” Formulé ainsi, on ne peut qu’être d’accord avec la proposition. On admire la répétition. On serait d’ailleurs tenté d’ajouter à la liste, après la pollution, les intempéries, les coupures de courant, les embouteillages… Le problème n’est pas d’attribuer ou non tous les problèmes contemporains de l’Afrique à la colonisation (discours qui existe, et qui n’a pas de sens, que M. Sarkozy croit majoritaire, alors qu’il n’en est rien), mais réside dans le choix des mots.
« Guerres sanglantes » : existe-il des guerres qui ne sont pas « sanglantes » ? Il est si courant, quand on parle du continent, d’accoler au terme « guerre » l’adjectif « sanglant » ou « cruel », sans parler de « tribal », que cela en devient suspect. Où est la plus-value informative de l’expression ? « Génocides ». Le pluriel est étonnant, y’aurait-il comme une répétition sans fin de génocides ? « Le fanatisme » : les guerres de religions sont-elles particulièrement présentes en Afrique subsaharienne ? Les difficultés du continent sont bien réelles, mais pourquoi faut-il toujours en rajouter dans le vocabulaire en intensité et en généralisation ? L’énumération, le présent de vérité générale et l’hyperbole laissent entendre qu’il y a là un comme une caractéristique du continent. Ce renvoi de l’Afrique à la haine et la violence, comme spécificité du continent, se retrouve dès l’entame du discours, pour le moins étonnante : « je veux m’adresser (…) à vous qui vous êtes tant battus les uns contre les autres et souvent tant haïs, qui parfois vous combattez et vous haïssez encore mais qui pourtant vous reconnaissez comme frères ». La question est : pourquoi l’auteur des propos ressent-il ce besoin d’insister sur la haine et la guerre pour s’adresser à son auditoire ? Lui seul a la réponse. Faut-il lui rappeler que l’immense majorité des pays du continent n’est tout simplement pas en guerre ?
Que faire ?
A l’inverse des passages consacrés à l’Afrique éternelle et à la salutaire colonisation, au rayon des perspectives d’avenir, le propos est étonnamment vague et peu précis. Ainsi, par exemple, le président Sarkozy dit appeler de ses vœux une « alliance de la jeunesse française et de la jeunesse africaine ». « Alliance » : mot ne pouvait être mieux choisi. L’alliance, le mariage, c’est effectivement le choix que font de nombreux Européens et Africains, chaque année en France et en Afrique et qui doivent se battre contre les restrictions et la bureaucratie imposée par les lois Sarkozy qui rendent la procédure de plus en plus compliquée, longue et onéreuse… On attend donc une « rupture » à ce sujet.
Autre projet, « l’Eurafrique », dont on ne sait pas très bien ce qu’il recouvre. Par contre, ce qu’on sait, c’est qu’une « Eurafrique » bien réelle celle là, existe déjà dans les têtes et dans le quotidien de nombreux jeunes Africains et Européens, notamment rendue possible par les migrations, la mobilité de l’une et de l’autre, le métissage de l’une et de l’autre. Mais là encore, elle se fait largement -en France- contre les lois Sarkozy qui la décourage chaque fois un peu plus. Cette Eurafrique ne se fera pas à distance, chacun chez soi, avec un partenaire « assigné à résidence ». Un conseil, donc, pour M. Sarkozy : écouter cette jeunesse là, plutôt qu’un dinosaure politique tel Omar Bongo, sans doute très agréable interlocuteur, mais dont les conceptions d’Eurafrique renvoient sans doute plus à « la Communauté » des années 1960, qu’aux aspirations de la jeunesse actuelle.
La nécessité de la coopération universitaire, enfin, est évoquée. Chiche ! Qu’il demande donc à son ministre Hortefeux de faciliter la tâche des chercheurs et doctorants africains, encore trop nombreux, qui n’obtiennent pas leur visa pour se rendre à des colloques scientifiques en France en raison des quotas.
En attendant la rupture
Manifestement, donc, le discours de Dakar restera dans l’histoire comme une occasion ratée de rupture. Dans le discours [26] , la seule chose qui a changé avec le paternalisme chiraquien, outre la complaisance en moins, c’est qu’il est désormais accompagné de stigmatisation et de dénigrement. M. Sarkozy promettait de rompre avec les « complexes », soulevant des espoirs, sans doute trop naïfs, de changement fort. En fait de rapport « décomplexé » avec l’Afrique, c’est « libéré du complexe de culpabilité » qu’il fallait donc entendre. Voilà pourtant une porte déjà bien ouverte. Pour « libéré du complexe de supériorité », il faudra donc encore attendre ! « J’aime l’Afrique » nous dit pourtant Sarkozy. Devant une telle proclamation d’amour, on ne peut que se montrer prudent et rappeler, en guise de conclusion, la mise en garde de Vincent Hugeux à propos des « faux amis » de l’Afrique : « L’Afrique crève d’être trop et mal aimée. (…) Voilà un continent qu’il faudrait chérir un peu moins, connaître un peu mieux et respecter davantage [27] ».Etienne Smith
Etienne Smith est doctorant au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) et ATER à Sciences-Po Paris. Il a co-dirigé le numéro 184 des Cahiers d’études africaines ("Parentés, plaisanteries et politique") et publié dans Raisons Politiques.
Pourquoi ce texte?
"Le discours de Dakar, on en parlera encore dans dix ans". Selon le Canard Enchaîné (1er aooût 2007), Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, se serait ainsi vanté de l’adresse rédigée par ses soins, ajoutant "ceux qui ne connaissent pas l’Histoire ne font pas de bons discours". Pour Etienne Smith au contraire c’est d’un fardeau historique bien lourd dont s’est ici chargé la parole élyséenne, réactivant une vision naturaliste et essentialiste de l’Afrique, renvoyée à une altérité radicale, comme aux plus beaux jours missionnaires du XIXe siècle.
Notes
[1] Achille Mbembe, De la postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine, Paris, Karthala, 2000, p 11.
[2] Discours prononcé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le 26 juillet 2006. Rédigé par son conseiller Henri Guaino, le discours de M. Sarkozy a été publié le lendemain dans son intégralité par le journal sénégalais Le Soleil. On se base sur cette version publiée pour l’explication de texte qui suit. Lors de son allocution, le président français a finalement préféré le vouvoiement au tutoiement prévu dans le texte. Les deux sources principales de M. Guaino sont apparemment Senghor et Stephen Smith.
[3] Achille Mbembe, De la postcolonie, op. cit.,p. 12.
[4] Hegel, trad. f., La raison dans l’histoire, Paris, UGE, 1979. Cité par Achille Mbembe, De la postcolonie, op. cit., p 225.
[5] Hegel, trad. f., La Raison dans l’histoire, Paris, UGE, 1965, p. 247. Cité par Jean-François Bayart, « L’Afrique dans le monde : une histoire d’extraversion », Critique Internationale, n°5, automne 1999, 97-120, p.97.
[6] C’est le même raisonnement qui sous-tend Négrologie, l’ouvrage du journaliste Stephen Smith (Négrologie, Pourquoi l’Afrique meurt, Paris, Seuil, 2004). Ce dernier, après avoir dressé un tableau des malheurs du continent, et uniquement de ses malheurs, pense pouvoir leur attribuer une origine unique : l’identité africaine, et sa valorisation supposée. Pour une note de lecture de cet ouvrage et de celui qui lui répond (B. B. Diop, O. Tobner & F.X. Verchave, Négrophobie Paris, Les Arènes, 2005), cf. Vincent Bonnecase, Mouvements, No. 47-48, 5-6, 2006.
[7] Senghor semble en effet convoqué, comme une caution, à chaque fois qu’il faut gloser sur l’inachèvement supposé du continent. Dans le passage consacré à la francophonie, tout ce qu’on apprendra, Senghor à l’appui, c’est que la langue française serait d’une espèce supérieure aux langues d’Afrique : « le français nous a fait don de ses mots abstraits si rares dans nos langues maternelles. Chez nous les mots sont naturellement nimbés d’un halo de sève et de sang ; les mots du français eux rayonnent de mille feux, comme des diamants. Des fusées qui éclairent notre nuit ».
[8] On se rappelle la fameuse phrase de Senghor (« l’émotion est nègre et la raison hellène »), inspirée des théories racistes de Gobineau qui créditait les « nègres » d’une « sensitivité artistique » spécifique : « la source d’où les arts ont jailli est étrangère aux instincts civilisateurs. Elle est cachée dans le sang des Noirs ». Mais cette « faculté sensuelle », ou « soulèvement des sens », avait pour contrepartie l’absence de raison. Alors que Gobineau établissait une supériorité de la raison sur l’émotion, Senghor, à la suite de Teilhard de Chardin, voyait dans cette supposée « complémentarité » entre « races » une « forme supérieure d’égalité ». Visiblement, M. Guaino ne s’est pas émancipé de cet héritage racialiste de la « complémentarité ».
[9] V.Y. Mudimbe, The Invention of Africa, Bloomington, Indiana University Press, 1988.
[10] Achille Mbembe, De la postcolonie, op. cit.,p. 9.
[11] « Temps de la sensation, de l’instinct, de l’intuition. (…) Temps des magiciens, des sorciers et des chamanes. Temps de la parole qui se répète de génération en génération et transmet de siècle en siècle des légendes aussi vieilles que les dieux ».
[12] « Il a rendu fécondes des terres vierges » nous dit-il significativement à propos du colonisateur.
[13] Au détriment du travail d’histoire et de sociologie historique de la colonisation, largement entamé.
[14] "Parler de pré carré n’a aucun sens, ce n’est pas respectueux, a affirmé, agacé, M. Sarkozy, jeudi à Dakar, à un journaliste sénégalais », Le Monde, 27 juillet 2007.
[15] Frantz Fanon, Les damnés de la terre, Paris, Maspero, 1961 ; Albert Memmi, Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Paris, Corréa, 1957. Les deux ouvrages ont été préfacés par Sartre.
[16] « La colonisation fut une grande faute qui fut payée par l’amertume et la souffrance de ceux qui avaient cru tout donner et qui ne comprenaient pas pourquoi on leur en voulait tant. La colonisation fut une grande faute qui détruisit chez le colonisé l’estime de soi et fit naître dans son coeur cette haine de soi qui débouche toujours sur la haine des autres » ; « Ils croyaient donner l’amour sans voir qu’ils semaient la révolte et la haine ».
[17] M. Sarkozy se fait ainsi professeur d’antiracisme : « Ne te laisse pas, jeunesse d’Afrique, voler ton avenir par ceux qui ne savent opposer à l’intolérance que l’intolérance, au racisme que le racisme. » Le danger immédiat qui guetterait la jeunesse africaine serait « la tentation de la pureté », la « haine des autres ». Ce qu’il semble oublier, c’est que la jeunesse africaine a d’autres préoccupations que celle de se définir et d’être définie par d’autres : la cherté de la vie, le besoin d’études et de travail, les entraves à sa mobilité sont parmi les problèmes concrets qui l’intéresse plus que la recherche d’une hypothétique pureté ou d’un insatiable désir de vengeance que lui prête le président français.
[18] Il semble que le rapport de Sarkozy, comme celui d’Alain Finkielkraut, à l’ « Afrique », qu’ils connaissent mal et dont ils ont quasiment peur, soit largement surdéterminé par leurs représentations des « banlieues » françaises et notamment des émeutes de 2005. De fait, des « sauvageons » de Jean-Pierre Chevènement aux « géants noirs » de Nicolas Sarkozy, n’est-ce pas, comme le souligne Jean-Loup Amselle, « d’abord et avant tout, dans le cadre de cette Afrique hexagonale et menaçante pour la République que se façonne en définitive notre représentation des Africains ». Cf. Jean-Loup Amselle, « L’Afrique : un parc à thèmes », Les Temps Modernes, n° 620-621, 2002, 46-60, p. 60. N’eût été son obsession pour la question de l’immigration, prisme quasi-exclusif par lequel il voit le continent, le président Sarkozy eut sans doute été heureux de se désintéresser du continent.
[19] Voir le numéro de Politique Africaine, « France-Afrique : sortir du pacte colonial », n°105, mars 2007.
[20] Ce que semble aussi ignorer M. Sarkozy, c’est que, pour la génération de jeunes européens et africains, de complexe de culpabilité, il n’y en a point. Cette dialectique coloniale est dépassée depuis longtemps, ce qui ne semble pas être exactement le cas chez M. Sarkozy et son entourage. En fait cette exhortation à la jeunesse à dépasser ce passé sonne trop comme un exercice d’auto-exorcisme.
[21] Du nom du héros du célèbre roman de Cheikh Hamidou Kane, L’aventure ambiguë, Paris, Julliard, 1961.
[22] Les villes d’Afrique sont des « haut lieux de la globalisation ». Pour s’en convaincre, M. Sarkozy peut consulter le numéro spécial de Politique Africaine, n° 100, 2006 : « Cosmopolis. De la ville, de l’Afrique et du monde ».
[23] L’actuel président a-t-il oublié l’ancien ministre de l’Intérieur qu’il était ? : « Tu ne dois pas être la seule jeunesse du monde qui n’a le choix qu’entre la clandestinité et le repliement sur soi » ; « tu ne dois pas être la seule jeunesse du monde assignée à résidence. » ; « L’Afrique n’accomplira pas sa Renaissance en coupant les ailes de sa jeunesse ».
[24] Cf. Achille Mbembe, De la postcolonie, op. cit., pp. 217-264
[25] Voir par exemple, Jean-François Bayart, « L’Afrique dans le monde : une histoire d’extraversion », Critique Internationale, n°5, automne 1999, 97-120
[26] Pour ce qui est des actes, il faudra juger sur pièces. Mais sans changement de paradigme intellectuel d’une part, et mise à jour du logiciel de la politique française en Afrique d’autre part, le seul pragmatisme suffira-t-il ?
[27] Vincent Hugeux, Les sorciers blancs. Enquête que les faux amis français de l’Afrique, Paris, Fayard, 2007, p.9.
10/08/07
Discours de Dakar, décortiqué, laminé, recraché
La LDH communiqué
Vu sur HNS-INFO La vie d’un enfant vaut-elle une expulsion ?
Communiqué de la LDH
L’intervention des forces de l’ordre au domicile d’une famille ukrainienne, dont la demande d’asile a été rejetée, a provoquée une réaction de peur d’un enfant de 12 ans qui s’est jeté dans le vide.
Il est actuellement dans le coma.
La politique menée par l’actuel, comme par le précédent, gouvernement ne cesse de provoquer des drames humains sans pour autant résoudre ce contre quoi elle prétend lutter.
Au-delà de toute démarche politique, nos gouvernements semblent avoir oublié jusqu’aux principes éthiques les plus élémentaires.
La LDH dénonce et condamne cette attitude, indigne d’un pays qui se prétend respectueux des droits de l’Homme.
Paris, le 9 août 2007.
Source/auteur : LDH
Mis en ligne le vendredi 10 août 2007, par Le Barde
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, immigration choisie/jetable
Faut que ca se sache ! clik et voteSans papiers de Lille


Echos de la gréve de la faim 9 et 10/8
Lu sur Indymédia Lille : "Voici quelques nouvelles de la gréve
Résistances dans les hopitaux Les directions hospitalières (hormis à Armentières), sous les ordres de la préfectures, virent toujours les grévistes de la faim des hopitaux (voir :csp59 à l’agence régionale de l’hospitalisation). Cependant certains infirmiers commencent a refuser ces ordres.
Roubaix... place du travail à Roubaix les sans papiers virés des hopitaux se sont installlés place du travail. La bac est venue détruire le campement de fortune, mais des habitant-e-s du voisinage ont ramené du matériel.
manif quotidienne Les manifs quotidiennes en soutien aux gréviste regroupent toujours un bon petit paquet de personnes et sont assez énergiques. Entre 300 et 150 personnes sont là tous les soirs, malgré parfois la pluie diluvienne. Cette visibilité de la lutte gène la préfecture, qui organise des contrôle au faciès autour de la place de la République avant la manif. Résistons et soyons présent tous les soirs à 18H place de la république
diff de tract Des diffs de tract s’organise un peu partout Lille Centre, Wazemmes (avertissement de la police municipal), près du CHR (contrôle policier), Hellemmes, Lesquin, Roubaix...
Mis en ligne par libertad, le Vendredi 10 Août 2007, 21:47 dans la rubrique "Actualité".
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, immigration choisie/jetable
Faut que ca se sache ! clik et voteTélé : recherche d’audimat ou de qualité ?

Pendant sa campagne présidentielle, Sarkozy avait "admis le manque de moyens" de France Télévisions et envisagé des ressources supplémentaires ainsi qu’une meilleure qualité des programmes. Aujourd’hui, il semble que le gouvernement veuille enterrer cette idée.
Patrick de Carolis, PDG du groupe France-Télévisions, relance l’affaire en faisant remarquer que la redevance en Grande-Bretagne est de 200 euros contre 116 euros en France. Le directeur des programmes de France 2 (Eric Stemmelen) avait déclaré en juillet qu’une coupure publicitaire supplémentaire dans un programme de divertissement rapporterait environ 20 millions d’euros, somme qu’il s’engageait à investir dans des fictions de prestige et des documentaires.
Aujourd’hui, la promesse faite pendant la campagne n’apparaît plus comme une bonne idée aux yeux du gouvernement. La ministre de la Culture, Christine Albanel, s’y oppose et l’a fait savoir à François Fillon. La raison ? Une coupure publicitaire détournerait vers le service public les juteuses recettes des chaînes privées. Il faut savoir renvoyer l’ascenseur aux copains (TF1) ! Les autres raisons se devinent aisément : on ne veut pas alourdir les charges du contribuable surtout au moment de la préparation de la mise en place du bouclier fiscal, des franchises, du gel du SMIC et des revenus des fonctionnaires, des revenus des personnes handicapées, de la limitation du droit de grève... En rajouter serait fâcher le peuple attaché à sa chère télé. Mais la raison principale, c’est que la culture, dans la ligne sakorzyste, on s’en fout totalement ! Le "Je ne suis pas un intellectuel" l’avait bien fait comprendre.
Pourtant, la qualité des programmes de la BBC nous montre qu’avec un budget conséquent, il est possible de produire des oeuvres intéressantes, que nous rachetons d’ailleurs pour diffusion sur les chaînes publiques françaises. On voit de plus en plus de documentaires britanniques sur nos petits écrans. Il semble que la promesse de choix de qualité et de développement de la culture à la télévision française soit sacrifiée sur l’autel de l’audimat et en considération d’intérêts financiers privés. On voit ici ressurgir la collusion entre le pouvoir et les médias qui fut dénoncée par François Bayrou.
Cela ne dérangera pas la majorité des téléspectateurs pour qui TF1 est la chaîne la plus regardée et qui comble leur appétit de divertissement et de voyeurisme. Et peu importe si cette chaîne abuse de procédés peu respectables pour faire de l’audience. Ainsi, d’anciens dirigeants de TF1 (Le Lay, Mougeotte, Charles Villeneuve du Droit de savoir, Jacques Aragonès, le rédacteur en chef de cette émission), un journaliste (Olivier Baudry) viennent d’être déférés devant le tribunal correctionnel d’Alès pour "violation et recel du secret de l’instruction". A cause d’un reportage sur les gendarmes de la section de recherches de Nîmes pendant leur traque des meurtriers d’une aide-soignante (meurtre d’une jeune Ardéchoise dans le Gard, en avril 2004.).
Selon le journal Le Monde, "Après sa diffusion sur TF1, le 7 septembre 2004, le reportage avait montré que le journaliste avait filmé les gardes à vue et interrogé les meurtriers présumés. L’émission avait provoqué un tollé des avocats. En mai 2004, quelques semaines après sa mise en examen pour meurtre, un des suspects avait déposé plainte avec constitution de partie civile pour violation du secret de l’instruction". On ne sera guère surpris de voir, le procès venu, la défense de la chaîne invoquer la liberté de la presse et regagner très facilement la confiance de ses adorateurs.
Le déni culturel du gouvernement, qui fait coprs avec TF1, ne consacre pas le droit de la presse, mais plutôt la liberté de la paresse intellectuelle à laquelle cède la grille des programmes de cette chaîne. Sans indépendance du pouvoir par rapport aux puissances financières et aux médias, la culture continuera de se déprécier sur le petit écran, la course à l’audience engagée par les chaînes publiques se renforcera. Et la médiocrité se généralisera.
La promesse de la campagne n’était-elle qu’un leurre pour faire oublier la crise de colère de Sarkozy dans les studios de France 3 ? (Ce jour-là, il menaça de renvoyer toute l’équipe de direction de la chaîne). La politique de l’audiovisuel sera-t-elle figée pour préserver les bonnes relations avec TF1 qui saura bien s’en souvenir au moment des prochaines élections : 2008 et 2012 ?
En attendant, la chaîne TF1 contine d’arborer sans complexe son logo aux couleurs nationales : bleu-blanc-rouge ! Représente-t-elle toute la France et sa culture ?
par La Taverne des Poètes
http://www.agoravox.fr
Publié par loran 0 commentaires
Libellés : culture, gouvernement
Faut que ca se sache ! clik et voteMigrants morts, expulsions..l 'Europe forteresse incapable de solutions humaines
Malte: dix migrants portés disparus après le naufrage de leur embarcation
10.08.07 | 18h36/ LE MONDE
Dix immigrants clandestins étaient portés disparus vendredi au large de Malte après le naufrage d'une embarcation selon les témoignages de rescapés récupérés par l'équipage d'un bateau de croisière, a indiqué l'armée maltaise.
Un porte-parole de l'armée a indiqué à la presse avoir lancé une opération de secours à une centaine de kilomètres au sud de la petite île méditerranéenne pour retrouver les disparus, soulignant que les conditions météo étaient mauvaises et la mer agitée.
Vingt-sept rescapés ont été récupérés par le bateau de croisière français le "Jules Verne" affrété par la compagnie espagnole Vision Cruises, a indiqué à l'AFP un porte-parole de Vision Cruises à Madrid.
Ces rescapés, dont seulement une partie avaient des gilets de sauvetage, ont été soignés dans l'hôpital à bord, a précisé la compagnie. Le "Jules Verne" faisait route vers Malte où il devait arriver en début de soirée, selon la même source.
Selon l'armée maltaise, une femme souffrant d'hypothermie a été évacuée par hélicoptère vers un hôpital maltais.
Par ailleurs Vision Cruises a indiqué que le "Jules Verne", avec 500 personnes à bord, avait auparavant repéré dans le même secteur une autre embarcation avec quelque 200 clandestins à bord et a maintenu sa présence dans les parages dans l'attente de l'arrivée de secours maritimes.
L'armée maltaise avait auparavant fait état de 250 personnes à bord de l'embarcation repérée par le navire de croisière.
str-kd-gr-gg/juv ef
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, immigration choisie/jetable
Faut que ca se sache ! clik et voteLe fond est douteux et la forme insupportable, la mission horteufeux pue !!

M. Hortefeux rappelle que la lutte contre l'immigration illégale est une priorité
LE MONDE | 10.08.07 | 15h31 • Mis à jour le 10.08.07 | 15h31
NICE ENVOYÉE SPÉCIALE
"Combien de contrôles depuis ce matin ?" interroge Brice Hortefeux au péage de la Turbie, jeudi 9 août, à l'occasion d'une rencontre avec le ministre italien de l'intérieur, Giuliano Amato, en déplacement officiel dans le département des Alpes-Maritimes. Depuis qu'il a reçu sa mission du président Nicolas Sarkozy, le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement répète que "les citoyens en situation irrégulière ont vocation à être reconduits dans leur pays d'origine." "L'espace Schengen, ce n'est pas l'ouverture à tout vent aux clandestins", insiste-t-il. L'objectif est "de mieux intégrer ceux qui parlent notre langue, partagent nos valeurs et respectent les lois de la République", explique-t-il.
Et pour ce faire il faut "augmenter les contrôles". Il est donc venu, ce jeudi, observer l'efficacité de ces contrôles améliorée par la coopération franco-italienne au péage de la Turbie, où près de 80 000 véhicules passent chaque jour, et au Centre de coopération policière et douanière (CCPD) de Vintimille, "où 40 % des demandes d'information concernent l'immigration clandestine", précise la commissaire divisionnaire du CCPD, Sylvia Casanova.
"PACTE EUROPÉEN"
Soulignant le "succès" de la collaboration franco-italienne, qui s'est traduit par une forte hausse des "réadmissions" de l'autre côté de la frontière entre 2005 et 2007, le ministre français a réaffirmé sa volonté de donner une ambition européenne à la lutte contre l'immigration clandestine : "L'Europe a besoin d'un pacte européen pour l'immigration. La lutte contre l'immigration clandestine sera une priorité de la présidence française de l'Union européenne en 2008."
Les deux ministres ont affirmé avoir aujourd'hui les mêmes priorités sur l'immigration. Il faut "refuser les régularisations générales et massives et travailler ensemble contre l'immigration illégale, en renforçant notamment le dialogue avec le Maroc, la Tunisie et la Libye, ainsi que le caractère opérationnel de Frontex", précise M. Hortefeux.
L'agence européenne de surveillance des frontières a dû suspendre cet été une de ses missions dans la Méditerranée par manque de moyens, selon Frontex (Le Monde daté 5-6 août). L'opération "Nautilus II" "n'était pas prévue en août", réplique M. Hortefeux. "Le passage d'immigrés irréguliers représente des milliers de personnes, affirme Giuliano Amato. Il faut créer des systèmes plus efficaces pour lutter contre l'immigration clandestine". Le ministre italien suggère également de "travailler beaucoup plus avec la Libye". "Quelle que soit la sensibilité de nos gouvernements, nous avons formulé les mêmes constats et les mêmes objectifs", martèle M. Hortefeux.
Anne Rodier
Article paru dans l'édition du 11.08.07.
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, Dossier Hortefeux, immigration choisie/jetable
Faut que ca se sache ! clik et voteMontebourg et les vacances de Sarkozy: pas saines les invitations

Pour Montebourg, la France devrait payer les vacances de Sarkozy
10.08.07 | 21h24
PARIS (Reuters) - La France devrait payer les vacances du président de la République, ses invitations par des millionnaires affaiblissant l'autorité et l'indépendance de sa fonction, estime le député socialiste Arnaud Montebourg.
"Un président doit se situer au-delà des groupes de pression et des intérêts privés. Ce sont des amis multimillionnaires qui lui paient ses vacances", dit l'ancien porte-parole de Ségolène Royal dans un entretien à paraître samedi dans Le Parisien.
Nicolas Sarkozy, qui séjourne dans une luxueuse villa à Wolfeboro, dans l'état américain du New Hampshire, a précisé y avoir été invité par des amis.
Selon plusieurs articles de presse, la propriété se louerait près de 22.000 euros la semaine.
"Ca ne me gênerait pas que la République paie au président des vacances même chères, pourvu que ce soit aux frais des contribuables", poursuit Arnaud Montebourg.
Selon le député de Saône-et-Loire, "un président qui a des amis richissimes est toujours porté à les remercier en faisant commerce du pouvoir qu'on lui a confié".
Après son élection à l'Elysée, Nicolas Sarkozy avait passé quelques jours à Malte à bord d'un yacht appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré.
Pour Arnaud Montebourg, "lorsqu'il va juste après son élection dans ce paradis fiscal qu'est Malte, sur le yacht battant pavillon de complaisance d'un ami milliardaire, lorsqu'il choisit pour ses première vacances les Etats-Unis, où il attend pendant trois jours le coup de fil de confirmation d'un déjeuner avec George Bush, le président affaibli l'autorité symbolique de sa fonction en donnant le sentiment d'une dépendance à l'égard de l'argent et de la puissance des autres".
"Et il froisse l'image d'indépendance que la France détient aux yeux du reste du monde", ajoute-t-il.
Nicolas Sarkozy doit déjeuner avec George Bush ce samedi dans la propriété que détient la famille du président américain à Kennebunkport, dans le Maine.
Ethnicisation des statistiques...un choix dangeureux

La France prête à se compter ethniquement
Par Chloé Leprince (Journaliste) 19H35 10/08/2007
Face aux demandes répétées, dont la dernière émane du Cran, la Cnil y est favorable pour lutter contre les discriminations.
Une jeune musulmane lors d'une manifestation en 2004(Charles Platiau/Reuters)
Longtemps taboue en France, la question de la prise en compte par les statistiques et le recensement démographique de l’appartenance ethnique, de la couleur de peau et même de la religion se pose de plus en plus, avec le soutien prudent de la Cnil prête à autoriser de nouveaux outils au nom de la lutte contre la discrimination.
"La Cité nationale de l'histoire de l'immigration s'efforce de constituer une équipe diverse et riche de talents variés, à l'image de la société française d'aujourd'hui. Elle combat toute forme de racisme et de discrimination dans sa politique de ressources humaines." Voilà ce qu’on peut lire sur la page recrutement du site de la Cité de l’histoire de l’immigration, qui ouvrira ses portes le 12 octobre. Mais qu’est-ce qu’une équipe "à l’image de la société française d’aujourd’hui"? A l’heure où l’on reparle de discrimination positive, Ratiba Kheniche, chargée de la communication à la Cité, fait valoir que le personnel y est "avant tout recruté pour ses compétences" tout en reconnaissant que "de fait, [sa] présence, en particulier à la com', n’est pas un hasard, au moins symboliquement".
Pourtant, si la Cité confirme indirectement avoir cherché à embaucher des salariés aux origines variées, elle ne peut légalement étayer cette ambition d’aucune statistique. En effet, les statistiques ethno-raciales demeurent en France des "données sensibles" au regard de la loi. Un principe républicain qui prime dans la tradition française prohibe le comptage ethnique. La loi Informatique et libertés de 1978, amendée en 2004 et dont le respect est assuré par la Cnil, entérine la réticence de la République à décompter la population en fonction de l’origine, la religion ou encore la couleur de peau. Le recensement national, ainsi, ne prend pas en compte ces critères, contrairement par exemple à la Grande-Bretagne.
Toutefois, le débat enfle depuis un an en France. Si certains craignent une "racialisation de la société", plusieurs associations et des chercheurs réclament un changement culturel. Tous font valoir que des statistiques ethno-raciales fourniraient un outil précieux dans la lutte contre les discriminations, par exemple à l’embauche. Lors des débats autour de la Charte de la diversité, Claude Bébéar, à la tête du conseil de surveillance d’Axa, avait ainsi prôné le "recensement ethnique".
Cette semaine, le Cran (Conseil représentatif des associations noires) a relancé le débat en réclamant une enquête pilote sur l’apparence au sein de la fonction publique hospitalière. Son but: mettre en lumière la surreprésentation des fonctionnaires noirs aux échelons subalternes, là où le Cran réclame une meilleure représentation des Noirs à des postes hiérarchiques. "La Cnil autorise désormais les études sur l’apparence, mais nos responsables politiques ne sont pas conscients de tout ce que la loi permet", argue le Cran, qui n’en est pas à son premier appel du pied.
De fait, si la Cnil n’a pas encore changé de braquet et avalisé le "comptage ethnique", elle a néanmoins assoupli sa position. L’an dernier, elle a ainsi donné son feu vert à l’Ined pour une étude visant précisément à connaître le ressenti lié à l’origine chez des personnes de la deuxième génération d’immigrés issus du Maroc et de Turquie. A l’initiative de l’étude, le socio-démographe Patrick Simon réclame depuis longtemps le droit à inclure dans les statistiques des questions sur la couleur de la peau, le pays d’origine des parents, ou encore la religion. Pour lui, ces outils sont nécessaires pour distinguer avec acuité les discriminations dont font l’objet les Noirs, les Arabes ou encore les musulmans dans l’Hexagone, là où l’on ne prenait jusque là en compte que des critères comme le lieu de naissance.
En donnant son aval à l’étude de Patrick Simon et Martin Clément, la Cnil a créé un précédent important. Or les demandes sont de plus en plus nombreuses. Les réponses, elles, se font au cas par cas. La Cnil a ainsi autorisé l’Ined mais opposé une fin de non recevoir à la Sofres. Mandatée par le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) pour prendre le pouls de la communauté juive sur l’actualité, l’institut de sondage avait sollicité la possibilité de baser son échantillon sur les noms à consonance juive qu’il aurait relevés dans l’annuaire téléphonique. Refus: comme le rappelait la Cnil en mai dernier sous forme de recommandations, certains critères demeurent, et notamment l’anonymat, comme l'explique Sophie Vulliet-Tavernier, directrice des affaires juridiques à la Cnil:
La Cnil elle-même lie toute évolution dans la pratique à la nécessité de doter la lutte contre les discriminations d’outils supplémentaires. Tout en conservant une certaine prudence et sans aller jusqu’à préconiser explicitement la discrimination positive, la Cnil se prononce depuis peu en faveur d’une modification la loi Informatique et libertés.
Quand on s'attaque aux livres, le bruit de botte n'est pas loin
La "Nuit de cristal" de l'Abbaye de Lagrasse
Par David Servenay (Rue89) 21H49 10/08/2007
Les 600 Lagrassiens se sont réveillés dans une drôle d'atmosphère, jeudi matin. Dans la nuit, ce petit village des Corbières a été le théâtre d'un moderne autodafé: près de 10000 livres consciencieusement souillés, un à un, par un mélange d'huile de vidange et de gasoil. Montant du préjudice: entre 60000 et 80000 euros. D'après les premières constatations des gendarmes de Carcassonne, les "Inquisiteurs" ont probablement fracturé une meurtrière pour pénétrer dans l'abbaye qui abritait la librairie temporaire du dixième festival annuel Le Banquet du Livre. Un "acte de foi" relaté et dénoncé par les éditions Verdier et l'un des organisateurs du Banquet, Jean-Michel Mariou...
"Les 120 journées de Sodome" dans l'abbaye
Dans le village, on est plutôt fier de cette abbaye médiévale fondée par Charlemagne et coupée en deux par la Révolution: d'un côté, la partie laïque, aujourd'hui gérée par le Conseil général de l'Aude, de l'autre, la partie religieuse, occupée par les chanoines réguliers de la Mère de Dieu. Les seconds se sont installés là contre l'avis du premier qui voulait récupérer la totalité du bâtiment. En ces terres hérétiques, chacun campe sur son quant-à-soi, le bâtiment étant complètement séparé par un mur. Jusqu'à cette dixième édition du Banquet, les relations étaient plutôt cordiales. Mais le thème retenu cette année a raidi les positions.
L'association Marque Page a décidé de rendre hommage à l'oeuvre du romancier Pascal Quignard, auteur de "la Nuit sexuelle". Le roman, qui sort en octobre, "essaie de montrer que notre civilisation de l'image reflète l'impossibilité de montrer l'immontrable" explique Béatrice Mocquard, des éditions Flammarion. En clair, il interroge les représentations de la sexualité dans l'art, notamment la peinture. L'écrivain a donc été convié à présenter son ouvrage au milieu d'autres oeuvres, la programmation incluant une projection de "Salo ou les 120 journées de Sodome", le film de Pasolini, L'Empire des Sens de Nagisa Oshima... etc. Pas de quoi fouetter un chat.
"L'abbaye doit être réunifiée"
Samedi 4 août, dans un article alarmant, le Figaro se fait l'écho des inquiétudes écclésiales. "La polémique fait rage dans ce joyau du pays cathare" commence le papier, rapportant les propos du Père-abbé Emmanuel-Marie: "Ce sont des habitants du village qui sont venus nous prévenir du thème de la manifestation, dit-il. Pour eux, il s'agit d'une profanation de ce lieu à vocation spirituelle." Pas de menace ou de mise à l'index dans les propos du chanoine, mais un vague soupçon: "Je souhaite de tout mon coeur qu'il ne s'agit pas d'une provocation." Le président (PS) du Conseil général s'en agace: "Les jours suivants, j'ai bien reçu cinq mails insultants, anonymes ou signés, dit Marcel Rainaud, mais j'en ai souri." Aujourd'hui, il rit jaune: "S'attaquer à des livres, c'est le retour au XIIIe siècle et la Nuit de Cristal!" Y-a-t-il un rapport avec le conflit qui l'a opposé à la communauté chrétienne? "Rien à voir avec notre différend immobilier, ajoute Rainaud, nous considérons simplement que l'abbaye doit être rachetée par la collectivité et réunifiée". Les chanoines n'ont pas répondu aux appels de Rue89.
L'écrivain Catherine Millet -proche de Quignard dans sa démarche artistique d'interrogation de la sexualité et qui s'est rendue à Lagrasse- attaque plus frontalement le quotidien: "Il faut stigmatiser le travail du Figaro, soulignant le fait qu'il y avait des polémiques religieuses et politiques, en les mélangeant et alertant des extrémistes qui ne savaient sûrement pas que ce festival existait." Evidemment, jeudi matin, après la découverte du saccage, la condamnation est unanime. Y compris de la part du père-abbé comme le relate la Dépêche du Midi. Le responsable du Banquet du Livre, Jean-Michel Mariou, a son idée sur les possibles auteurs de cette expédition punitive...
Des soupçons corroborés par le vice-procureur de Carcassonne qui, sans privilégier une piste plutôt qu'une autre, a relévé l'importance des e-mails de menaces et le récent activisme du site de "chrétiens engagés", Unitas.fr. "La concommitance est troublante", a assuré Florence Galtier vendredi, lors d'une conférence de presse, en révélant que des auditions sont en cours.
"Dimanche matin, nous sommes allés à la messe, conclut Catherine Millet, car l'abbaye est magnifique et que la messe y est très belle... et bien le Chanoine était très content de nous accueillir. Je trouve cela désolant ce genre d'agression, car le libraire (Christian Thorel, patron d'Ombres Blanches à Toulouse, ndlr) avait beaucoup travaillé sur son fond pour exposer des livres rares ou difficiles à trouver. J'en ai d'ailleurs acheté plusieurs. C'est aussi cela qui a été saccagé: le travail d'intellectuel du libraire. Je suis de la génération de 68, où on a vécu dans l'illusion que les moeurs allait évoluer. En fait, non, soupire-t-elle, il faut toujours lutter contre l'intolérance."
A Lagrasse, on s'interroge sur la présence dans les environs de groupes des Scouts d'Europe. L'un d'eux, d'ailleurs, est hébergé dans l'abbaye de la discorde.
Doc Gyneco annule son concert au M6 Live
Sale période pour Doc Gynéco. Le rappeur à la cool vient d'annuler sa prestation prévue le 10 août à Bandol pour le festival M6 Live. Motif invoqué par Thierry Chabrot, organisateur du concert : "Nous avons reçu un certificat médical qui fait état de son impossibilité de chanter. Il est psychologiquement touché par cette affaire", explique t-il dans Var-Matin.
Cette affaire, dont parle Thierry Chabrot, c'est le camouflet subi par Doc Gynéco il y a une semaine à Genève. Son concert dans la ville suisse avait troublé par des manifestants anti-sarkozystes. Les chahuteurs avaient brandi une banderole "Sarko facho, Gynéco collabo" avant d'envoyer des projectiles en direction du chanteur.
Si Doc Gynéco semblait cool à l'issue de l'incident, l'affaire l'a visiblement marqué. "Nous avons tout tenté pour convaincre son producteur de revenir sur sa décision mais en vain", raconte dépité l'organisateur du M6 Live à Var-Matin. Axel Bauer remplacera le rappeur au pied levé.
Le concert de Faudel, autre sarkozyste notoire, est quant à lui maintenu... mais la sécurité sera renforcée. Il faut se souvenir que Faudel avait aussi dû subir les foudres du public, lors de la dernière fête de la musique.
VIDEO : Faudel à la fête de la musique le 21 juin 2007. Le chanteur se fait siffler et huer à la fin de sa prestation.
http://hexagone.hautetfort.com/ Lire la suite...
Expulsion familles africaines à Asnières
La France continue avec la même cadence, de maltraiter les Noirs. Pourquoi cette différence de traitement ? Lire la suite...
Publié par loran 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, Infos //
Faut que ca se sache ! clik et voteLes Roms de Strasbourg ne seront pas expulsés...pour l’instant
Vice de forme
Dans son délibéré, le juge des référés a annulé la demande d'assignation de la préfecture en raison d'un vice de la procédure administrative, faute d'une «mise en demeure» de quitter les lieux signifiée en bonne et due forme aux intéressés.
Le juge a en outre estimé que les deux fonctionnaires de la Direction interrégionale des routes (DIR) Est, qui représentaient l'Etat, n'étaient pas habilités à agir en justice au nom de la préfecture. Les arguments de la préfecture concernant l'insalubrité, les problèmes de sécurité et de santé publiques de ce campement situé dans le quartier de Koenigshoffen, en contrebas de l'autoroute A35 ont tous été rejetés, car ils s'appuyaient seulement sur des photos ou des preuves jugées insuffisantes.
Condamnée à verser 800 euros aux familles
La préfecture a été condamnée à verser 800 euros aux familles pour frais de procédure. Le campement, qui existe depuis près de deux ans, accueille dans des conditions sanitaires déplorables une dizaine de familles, dont un bébé d'un mois et demi et plusieurs enfants. L'avocate des familles, Sophie Kling, a estimé que «ce n'est que partie remise car il est fort probable que le préfet formulera dans les jours qui viennent une mise en demeure».
Lire la suite...
La xénophobie informatisée

Libération vendredi 10 août 2007
Depuis 1993, les Français nés à l’étranger doivent prouver la nationalité de leurs parents pour renouveler leurs papiers.
Par Michel Tubiana Président d’honneur de la ligue des Droits de l’Homme
La mésaventure arrivée à une juive de l’Algérie, française depuis le décret Crémieux de 1870, à qui l’on demande la production d’un acte prouvant sa religion à l’occasion du renouvellement de sa carte d’identité, illustre assez bien la folie qui s’est emparée de l’administration française : tout renouvellement d’un document d’identité — le passeport nouvelle formule n’échappe plus à la règle — devient le prétexte d’une chasse aux «faux Français» qui fleure bon la xénophobie d’Etat.
Au prétexte de l’informatisation des documents d’identité et de débusquer ceux et celles qui bénéficieraient à tort de la nationalité française, l’administration contraint tous ceux qui sont nés à l’étranger de justifier de leur nationalité. Ceci nécessite des recherches souvent longues et difficiles sans compter les embarras pratiques et le traumatisme que peut ressentir une personne de 50 ans déstabilisée par la mise en cause de ce qui reste un des attributs essentiels de la personnalité de chacun, sa nationalité. La suspicion est ainsi devenue le droit commun : tout Français né à l’étranger est potentiellement un fraudeur. Que cette suspicion conduise à se préoccuper de la religion de l’intéressé ou de la consonance européenne de son nom ne semble pas préoccuper les fonctionnaires chargés de mettre en œuvre cette politique.
Comme si les principes les plus élémentaires de la République recevaient d’autant moins application qu’il s’agit de la Seine-Saint-Denis. Dans la pratique ce sont des millions de personnes qui sont concernées par cette traque d’autant plus absurde qu’elle est inutile dès qu’elle concerne une personne âgée de plus de 10 ans et ayant été reconnue comme française pendant cette période. L’article 21-13 du code civil dispose, en effet, que «peuvent réclamer la nationalité française par déclaration souscrite conformément aux articles 26 et suivants, les personnes qui ont joui, d’une façon constante, de la possession d’état de Français, pendant les dix années précédant leur déclaration». C’est dire, en clair, qu’une personne ayant 30 ans, qui a eu une carte nationale d’identité depuis sa majorité et tous les attributs d’un Français, ne peut se voir refuser la nationalité française même si elle en a bénéficié par erreur. A quoi sert donc de faire peser sur des millions de personnes l’épée de Damoclès d’une nationalité contestée qui peut en même temps être rétablie par le biais d’une autre procédure ?
Ceci atteste d’une double dérive : ce ne sont plus seulement les étrangers qui veulent venir en France, qui y résident ou qui veulent en acquérir la nationalité qui font l’objet d’un rejet avéré, ce sont aussi les Français d’origine étrangère et par extension ceux nés à l’étranger qui sont victimes de la même logique. La discrimination ainsi institutionnalisée a encore de beaux jours devant elle. Nous sommes bien entrés dans l’ère du contrôle a priori, avec comme alibi et comme moyen l’usage de l’informatique et de la biométrie. C’est très directement, au sens des révolutionnaires de 1789, qui faisait d’elle une protection contre de l’arbitraire de l’Etat, la sûreté de chacun de nous qui est atteinte.
http://inventerre.canalblog.com/
Publié par loran 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, Infos //
Faut que ca se sache ! clik et voteLoi sur la récidive, voilà c'est plié
Loi sur la récidive : le Conseil constitutionnel rejette le recours déposé par les socialistes
LEMONDE.FR avec AFP | 09.08.07 | 17h18 • Mis à jour le 09.08.07 | 18h13
Le Conseil constitutionnel a jugé, jeudi 9 août, "conforme à la Constitution" le projet de loi sur la lutte contre la récidive, définitivement adopté par le Parlement le 26 juillet, et a rejeté le recours dont il avait été saisi par une soixantaine de sénateurs et autant de députés socialistes.
Les neuf sages ont jugé que l'instauration de peines minimales dans les conditions fixées par la loi "ne porte pas atteinte au principe de nécessité et d'individualisation des peines", a indiqué l'institution, alors que les socialistes faisaient valoir que le texte ne permet au juge de déroger aux peines plancher prévues pour les récidivistes que dans des cas limités.
Le Conseil a également rejeté la demande de censure de l'article 5 de la loi – déposée par les parlementaires socialistes au nom du "principe de spécificité du droit pénal des mineurs" – qui étend la possibilité de ne pas appliquer "l'excuse de minorité" pour les récidivistes mineurs de plus de 16 ans. Les neuf sages ont jugé sur ce chapitre que la loi ne portait pas atteinte "aux exigences constitutionnelles propres à la justice des mineurs".
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, JUSTICE, Sarko Intox ;gouvernement
Faut que ca se sache ! clik et voteRESF dénonce l'accélération des arrestations durant le mois d'août

RESF dénonce une accélération des interpellations de sans-papiers
LEMONDE.FR | 09.08.07 | 20h26 • Mis à jour le 09.08.07 | 20h33
Un enfant russe de 12 ans de parents sans papiers a été hospitalisé dans un état grave après une chute accidentelle du quatrième étage d'un immeuble à Amiens, jeudi 9 août. Il voulait fuir avec son père la police qui s'apprêtait à les interpeller. L'enfant est dans le coma, et son pronostic vital "est engagé", selon le procureur d'Amiens, Patrick Beau.
Selon M. Beau, le garçon a tenté de descendre derrière son père le long des balcons de l'immeuble pour échapper à la police venue demander à la famille de répondre à une "convocation pour audition". Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), car pour le procureur, "les conditions de l'accident restaient incertaines".
Cet accident survient alors que le Réseau éducation sans frontières dit observer une accélération des interpellations de sans-papiers. A l'initiative du réseau associatif qui regroupe cent quatre-vingt-cinq organisations, une centaine de personnes ont manifesté sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, aux cris de "Arrêts des rafles, arrêt des expulsions".
UN "PARTICULARISME DU MOIS D'AOÛT" ?
Pour RESF, le mois d'août est une période propice à la multiplication des contrôles. Le réseau, qui tient un compte journalier des sans-papiers poursuivis, relève qu'à Paris, au moins six parents d'enfants scolarisés ont été placés en rétention mardi.
Dans un communiqué, RESF s'inquiète également du fait que la police s'en prenne à des parents. "Jusqu'ici, les parents d'enfants scolarisés qui passaient au tribunal administratif voyaient le plus souvent leur arrêté préfectoral de reconduite à la frontière cassé par le juge au titre du respect de leur vie personnelle installée en France. Beaucoup de parents étaient libérés du commissariat avant la fin de leur garde à vue", précise le texte.
En marge d'une réunion avec le ministre de l'intérieur italien, Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement a contesté l'augmentation des interpellations, assurant "qu'il n'y a pas de particularisme du mois d'août".
COMMUNIQUE RESF
Pendant le mois d’août, la fabrique à orphelins accélère ses cadences !
A Paris, le mardi 7 août, au moins 6 parents d’enfants scolarisés ont été placés en rétention :
- M. DONG Zuoliang, père de Zewei, 11 ans, scolarisé en CM2 à l’école élémentaire 77 bd de Belleville (11°), arrêté lundi 6 août, placé au centre de rétention de Vincennes mardi 7 août.
- M. ZHENG Lin Min, père de Xin, scolarisé en CM1 à l’école élémentaire de la rue de l’Ourcq (19°), sa femme est enceinte (grossesse pathologique). Il a été arrêté lundi 6 août, placé au centre de rétention de Vincennes mardi 7 août.
- M. CAÏ Renuyi père d’un enfant de 6ans et demi, scolarisé à l’école élémentaire avenue de St Ouen (17°), arrêté lundi 6 août, placé au centre de rétention de Vincennes mardi 7 août.
- Mme ZHENG Ling Wei, mère de Lucinne, 3 ans, scolarisée à l’école maternelle Maurice Genevoix (18°), arrêtée lundi 6 août, placée au centre de rétention mardi 7 août.
- M. YANG Hui, père d’un enfant de 3 ans, qui sera scolarisé à la maternelle Boy Zelenski (10°) à la rentrée 2007 et d’un bébé né en 2007. Il a été arrêté lundi 6 août, placé au centre de rétention de Vincennes mardi 7 août.
- Mme LI Aizhu, grand-mère d’Eric (les parents d’Eric sont en situation régulière) scolarisé à l’école maternelle Pierre Bullet (10°), arrêtée lundi 6 août 2007, placée au centre de rétention de Cité mardi 7 août.
… Cette liste a été faite sur une durée de 24 heures. D’autres arrêtés dans les jours précédents sont dans les centres de rétention.
Il est clair que la brutalité monte d’un cran. Jusqu’ici, les parents d’enfants scolarisés qui passaient au Tribunal Administratif voyaient le plus souvent leur APRF (Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) cassé par le juge au titre du respect de leur vie personnelle installée en France. Beaucoup de parents étaient libérés du commissariat avant la fin de leur garde à vue. Il y a eu du côté de la police des moments d’exaspération (l’affaire Rampal en a été une illustration), mais il y a aujourd’hui la volonté évidente de profiter du mois d’août pour « se rattraper » des frustrations d’alors : les écoles sont fermées, et la mobilisation sans faille, comme rebondissante d’un établissement à l’autre, qui a marqué ces deux dernières années est plus difficile en ce moment. Alors, c’est la chasse, fébrile.
La Préfecture de Police espère sans doute que ses mauvais coups perpétrés au cœur de l’été, passent inaperçus mais chaque tentative d’expulsion suscitera la même indignation.
Notre vigilance et notre réactivité toutefois ne faiblissent pas : ni celles des familles, qui appellent leurs voisins du Réseau éducation sans frontières à chaque retard suspect (hélas, elles ont rarement tort d’être inquiètes), ni celle des militants qui sont présents pour rendre visibles ces cruautés gratuites. Se taire ferait de nous des complices !
Car ce sont bien de pures et simples cruautés, parfaitement inutiles. A quoi sert de renvoyer une grand-mère loin de ses enfants et petits enfants ? Quelle est l’utilité de casser des couples, de risquer de détruire psychologiquement des enfants ? Quel est le but ? Il n’y a pas de bénéfice financier (ça coûte très cher, au contraire) et le seul gain politique est de renforcer les idéologies nauséabondes qui utilisent le vieux mécanisme de l’étranger bouc émissaire. Tout cela au mépris de quelques familles malheureuses ?
C’est pour cela que nous continuerons en quelque saison que ce soit de révéler et dénoncer la traque honteuse dont sont victimes des familles déjà fragilisées par leurs migrations.
Des militants du Réseau Éducation Sans Frontières seront Jeudi 9 août entre 12h00 et 13h00, entre le Parvis de l’Hôtel de Ville et l’annexe de la Préfecture de Police 12 quai de Gesvres pour informer les citoyens et faire en sorte que tout cela ne se fasse pas dans le silence souhaité par la préfecture de police.
Contacts : Anne-Laure Barbe (06 07 79 79 65) - Isabelle Benoît (06 73 02 14 10) - Jean Pierre Fournier ( 06 13 26 33 42) - Brigitte Wieser (06 88 89 09 29)
jeudi 9 août 2007.
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, immigration choisie/jetable, Infos //POLICE
Faut que ca se sache ! clik et votehorteufeux dément les accusations de RESF
Hortefeux dément toute accélération des expulsions pendant l'été
Le ministre de l'Immigration conteste les affirmations de RESF, qui accuse la préfecture de police «de profiter du mois d’août» pour multiplier les arrestations de parents sans papiers d'enfants scolarisés.
Par AFP
LIBERATION.FR : jeudi 9 août 2007
Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement Brice Hortefeux a contesté jeudi que l’été soit l’occasion d’accélérer les interpellations de parents sans papiers d’enfants scolarisés, comme l’affirme le Réseau Education sans frontières (RESF).
«Il y a une politique qui n’est pas fonction des mois, des climats, du gré des uns et des autres (…), il n’y a pas de particularisme pour le mois d’août», a affirmé M. Hortefeux, en marge d’une visite dans les Alpes-Maritimes consacrée à la coopération franco-italienne en matière de lutte contre l’immigration régulière.
«Il y a une politique française, une politique européenne, qui est valable toute l’année, douze mois sur douze», a ajouté le ministre qui effectuait son déplacement aux côtés du ministre de l’Intérieur italien Giuliano Amato.
Le ministre s’exprimait avant l’annonce de l’hospitalisation dans un état grave d’un enfant ukrainien sans papiers de 12 ans, qui avait chuté accidentellement en début de journée à Amiens du 5e étage d’un immeuble en voulant fuir avec son père la police qui s’apprêtait à les interpeller.
A Paris, une centaine de personnes ont manifesté jeudi sur le parvis de l’Hôtel de Ville aux cris de «arrêts des rafles, arrêt des expulsions» à l’appel du Réseau Education sans frontières (RESF).
Mercredi, ce réseau qui rassemble à travers toute la France 185 organisations, a accusé, dans un communiqué, la préfecture de police «de profiter du mois d’août» pour multiplier les arrestations de parents sans papiers d’enfants scolarisés et leurs placements en centre de rétention.
Selon la même source, au moins six parents ou grands-parents d’enfants scolarisés à Paris ont été arrêtés lundi et placé mardi en centre de rétention.
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, immigration choisie/jetable, Infos //POLICE
Faut que ca se sache ! clik et vote09/08/07
TVA sociale, elle revient sur le tapis

TVA SOCIALE
Une idée pas "enterrée" (Novelli)
NOUVELOBS.COM | 09.08.2007 | 10:40
Réagissez à l'article1 réaction
Elle pourrait faire figure de remède aux mauvais résultats du commerce extérieur français.
La "TVA sociale", dont beaucoup à droite estiment qu'elle a limité la victoire de la majorité aux élections législatives, fait son retour dans le débat politique.
Jeudi 9 août, Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat aux Entreprises et au Commerce extérieur, a estimé sur RMC que cette idée, dont il juge le principe "logique", n'était pas "enterrée".
"Nous avons une compétitivité en matière de coûts salariaux qui est dégradée parce que nous avons des charges qui pèsent sur le travail", a-t-il estimé, au lendemain de l'annonce de l'aggravation du déficit commercial français. "La proposition du gouvernement est de transférer ces charges sociales vers d'autres mécanismes, comme par exemple la TVA, pour éviter que cela ne pèse sur les coûts et dégrade la compétitivité".
Eric Besson doit rendre ses conclusions
La TVA sociale consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée. Un principe qu'est chargé d'étudier le secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des politiques publiques, Eric Besson, qui devrait rendre ses conclusions dans les prochaines semaines.
Un groupe de travail de l'UMP sur la TVA sociale doit par ailleurs présenter ses conclusions en septembre devant le conseil national du parti.
Une légère consolation, mais la France reste un état de Droit, il faut se le rappeler
Sans-papiers : condamnation d'une préfète
LE MONDE | 09.08.07 | 15h20 • Mis à jour le 09.08.07 | 15h20
LIMOGES CORRESPONDANTE
A Limoges, un Togolais de 36 ans, en situation irrégulière sous le coup d'une reconduite à la frontière, a été remis en liberté le 1er août. Le juge des libertés et de la détention (JLD) n'a pas prolongé sa rétention et a condamné Evelyne Ratte, en sa qualité de préfet du département, à une amende civile de 1 500 euros pour "recours à la justice manifestement abusif". Une décision rare.
Le 29 juillet, le Togolais était placé en rétention au commissariat de police de Limoges. Le lendemain, il fait une tentative de suicide. Aux urgences, le médecin psychiatre estime que l'état de santé du patient nécessite des soins supplémentaires et ne permet pas de le présenter à la justice. Le centre hospitalier, en travaux, ne dispose pas de chambre carcérale et la préfecture décide alors de passer outre et maintient sa demande de prolongation de la rétention au JLD. Car si la prolongation n'est pas ordonnée dans les 48 heures, la personne est libre. "Le préfet aurait pu se désister de son action puisque l'homme ne pouvait pas comparaître, explique Me Hubert Dasse, l'avocat du Togolais. Mais il a continué et par là même obligé le juge à statuer." La persistance du représentant de l'Etat lui donne tort.
"INACCEPTABLE"
A l'audience, Nadine Marie, JLD, estime que "les services de la préfecture ont maintenu la saisine malgré l'évidence, en totale opposition avec le respect de la personne de l'étranger et de ses droits, et dans l'irrespect le plus total de la juridiction de la détention et de la liberté". D'où le "recours manifestement abusif à la justice", qualifié de "particulièrement inacceptable", et l'amende. Actuellement, l'homme est toujours hospitalisé.
C'est la troisième fois en moins d'un mois que l'administration a été prise en défaut. Les 13 et 16 juillet, c'était pour ne pas avoir laissé un Turc et un Angolais téléphoner gratuitement depuis le local de rétention. Ce dernier avait été équipé d'une cabine à carte. Les deux ressortissants ont été libérés, le juge ayant considéré qu'ils n'avaient pu joindre leur avocate dans un délai raisonnable "faute de matériel approprié". "Dans la mise en oeuvre d'une politique d'immigration, explique l'avocate, Me Nathalie Preguimbeau. Il y a des règles du jeu à respecter, c'est le b.a.-ba du droit de la personne." La préfecture n'a pas souhaité commenter les décisions de justice.
Hélène Pommier
Article paru dans l'édition du 10.08.07.
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, immigration choisie/jetable, JUSTICE
Faut que ca se sache ! clik et voteC'est ignoble, et on pourra dire ce qu 'on veut, ça restera ignoble, indigne de la France

Un enfant sans-papiers dans le coma après une chute en fuyant la police
AFP
Par Martin de MONTVALON AFP - il y a 24 minutes
AMIENS (AFP) - Un enfant russe de 12 ans, sans-papiers, était hospitalisé dans un état très grave jeudi à Amiens après être accidentellement tombé du 4e étage de son immeuble en suivant son père qui aurait voulu fuir en descendant par les balcons alors que la police venait interpeller la famille.
"L'enfant est dans un état grave, on pense que son pronostic vital est engagé", a déclaré à la presse le procureur de la République d'Amiens Patrick Beau, précisant que l'enfant était dans le coma et souffrait d'un grave traumatisme crânien et d'importantes lésions cérébrales.
Les trois membres de la famille, dont le père, âgé de 33 ans et très légèrement blessé, et la mère de 29 ans ont été évacués vers le CHU d'Amiens.
Vers 07H45, des policiers et un interprète se sont présentés au domicile de la famille, dans un quartier nord d'Amiens, pour la contraindre à comparaître au commissariat pour une audition, selon le parquet d'Amiens.
Ayant épuisé tous ses recours depuis son arrivée en France il y a deux ans environ, les trois membres de la famille se trouvaient en situation irrégulière sur le territoire.
Cherchant à échapper à l'interpellation, le père de famille aurait entrepris de descendre le long de la façade de l'immeuble par les balcons de ses voisins, selon M. Beau, qui a affirmé que les policiers n'avaient pas pénétré dans l'appartement au moment des faits, mais s'apprêtaient à le faire grâce à l'aide d'un serrurier.
"Son fils, qui l'avait suivi, a alors chuté et est tombé dans le jardin de la cour intérieure de l'immeuble", a ajouté le procureur. Le père aurait alors sauté d'un étage inférieur ou aurait fini de descendre le long des balcons pour retrouver son enfant, a-t-il indiqué, soulignant que les conditions de l'accident restaient "incertaines".
"C'est ce qu'on déduit actuellement", a déclaré M. Beau, qui a confié une enquête à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour déterminer précisément les conditions d'intervention des policiers, les gestes de chacun des membres de la famille au moment des faits et également les raisons qui ont poussé l'enfant à suivre son père le long de la façade.
Le Président Nicolas Sarkozy a souhaité que "toute la lumière soit faite" et exprimé dans un communiqué sa "tristesse" après le drame, ajoutant être "tenu très régulièrement informé de l'évolution de l'état de santé de l'enfant.
Le Premier ministre François Fillon a également promis de "faire toute la lumière", en précisant que "la politique de l'immigration" nécessitait "une fermeté et un engagement fort de tous les agents de l'Etat".
"La famille était arrivée en France en 2003 et ses demandes d'asile avaient été rejetées", selon Dominique Mullet, membre du Réseau éducation sans frontière (RESF), qui vient en aide aux sans-papiers.
Selon lui, la mère de famille avait déjà répondu à une convocation en se rendant au commissariat du quartier avec son fils. La famille, invitée à revenir mardi dernier avec le père, n'avait en revanche pas répondu à cette deuxième convocation, provoquant, selon lui, la décision du procureur d'ordonner leur convocation d'office.
La Ligue des droits de l'homme (LDH) a dénoncé jeudi la politique mené par le gouvernement qui "ne cesse de provoquer des drames humains sans pour autant résoudre ce contre quoi elle prétend lutter".
Le Parti socialiste a "exigé que toute la lumière soit faite immédiatement". Dans un communiqué à l'AFP, le PS a souligné "sa très grande inquiétude face aux nombreuses poursuites de parents étrangers et de leurs enfants scolarisés".
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Brule - pour - poing, immigration choisie/jetable, Infos //POLICE
Faut que ca se sache ! clik et vote1 km/h=68 euros
1 km/h=68 euros
envoyé par ledud1
Un des nombreux cas typiques du nouveau racket légalisé ! Je compatis avec lui ;)
Derrière le prétexte d'une meilleure sécurité pour le citoyen, comprendre le phénomène de ce racket par le Maquereau :
http://www.syti.net/Repression.html
http://www.syti.net/Criminalisation.html
Dati à wolfeboro
Publié par loran 0 commentaires
Libellés : Dossier Rachida Dati, Video
Faut que ca se sache ! clik et voteNicolas Sarkozy tel que le voit la presse internationale
Rue89 est allé voir comment la presse étrangère parlait de Nicolas Sarkozy. Réponse: en toute indépendance. Cliquez sur les pictogrammes pour lire l'article concernant le pays qui vous intéresse.
"Contrairement à ce qu'on pense en France, les commentaires de la presse internationale sont très critiques pour Nicolas Sarkozy, remarque Anthony Bellanger, chef des informations de Courrier international. Il y a une distorsion incroyable entre le traitement de la presse britannique, allemande, italienne ou espagnole et la complaisance de la presse française."
Un tour d'horizon de quelques médias portugais, algérien, ivoirien, argentin, turc... montre en tous cas que la presse internationale écrit ce qu'elle veut. Ce qui ne signifie pas qu'elle étrille l'action de Nicolas Sarkozy, loin de là.
La présence de femmes et de personnes issues des minorités au gouvernement a ainsi été largement saluée. Le Président a des inconditionnels, comme ce chroniqueur brésilien qui pleure l'absence d'un homme comme lui dans le paysage politique local, ou son confrère britannique qui l'élève au statut de héros en prétendant qu'il a risqué la révolte en prenant des vacances outre-Atlantique; à Yaoundé, un fan club sarkozyste a même été créé.
Qu'ils semblent l'aimer ou pas, les médias du monde commentent son parcours très librement: en Turquie, la dimension "people" du couple présidentiel a été largement couverte, alors qu'au Sénégal on raille la "politique spectacle" et les journalistes français "pisse-copies".
Lire la suite...
témoignage d'une fin de manif ... La première de l'ère Sarko ....
Sarkozy tire un trait sur Michèle Alliot-Marie
Il ne la trouve pas assez claire dans l’affaire Clearstream et lui fixe des objectifs innateignables en matière de sécurité.
« On n’aura pas à lui demander sa démission, elle le fera de son plein gré ». l’Elisée ne s’embarrasse pas de sentiments avec Michèle Alliot-Marie.
MAM est aujourd’hui politiquement asphyxiée. Elle est dans le collimateur de la justice et son espace politique s’est réduit comme peau de chagrin. Elle se rêvait à l’Elysée, et elle se retrouve à la tête d’un ministère amputé, privé de l’important volet de la politique d’immigration confié à Brice Hortefeux. Les nominations dans la police et celles des préfets sont décidées à l’Elysée. Cela frise parfois l’humiliation quand Claude Guéan, par exemple, choisit de nommer conseiller à Matignon le général Millet alors que MAM voulait le mettre à la retraite…
L’œil de l’Elysée
Il lui revient aussi d’achever le rapprochement de la police et de la gendarmerie, réforme dont elle ne voulait pas quand elle régnait à la Défense. Le reste de sa « lettre de mission » définit des objectifs que même Sarko n’avait pu atteindre. Comme celui de faire baisser la délinquance sur la voie publique de 10%, quand son prédécesseur n’avait pu afficher qu’un maigre 8,5%. Egaler Sarko reste une gageure, sauf pour la lutte contre les violences aux personnes qui, sous son règne, avaient augmenté de 43% ! MAM doit encore prendre sa part pour arriver a la « fin des ghettos » dans les banlieues », rien de moins. Et en tant que ministre des collectivités territoriales, elle est priée de « réformer réellement la taxe professionnelle », belle réforme restée en plan depuis trente ans.
Lire la suite...
Les locaux de Rue89 cambriolés, des ordinateurs volés
Trois ordinateurs ont été volés dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué à l'AFP Pascal Riché, qui a porté plainte.
Rue89 a été créé début mai par quatre anciens de Libération (Pierre Haski, Pascal Riché, Laurent Mauriac et Arnaud Aubron). Site gratuit, il s'était illustré peu après son lancement en révélant que le Journal du Dimanche avait renoncé à publier un article sur l'abstention de Cecilia Sarkozy au deuxième tour de l'élection présidentielle.
Lire la suite...
Publié par loran 0 commentaires
Libellés : Infos //, Soutien medias
Faut que ca se sache ! clik et voteUn enfant sans-papiers dans le coma à Amiens après une chute pour fuir la police
"On pense que le pronostic vital est engagé", a déclaré le magistrat à la presse, précisant que l'enfant, qui présente un traumatisme crânien grave et d'importantes lésions cérébrales, était hospitalisé en réanimation au service de neuro-chirurgie du CHU d'Amiens.
La mère de l'enfant, âgée de 29 ans et présente dans l'appartement au moment des faits, ainsi que son père, ont également été transportés vers un hôpital.
Selon le déroulement des faits donnés par le procureur, l'enfant est tombé du 4e étage de l'immeuble où il vivait avec ses parents, dans les quartiers Nord d'Amiens, en tentant de descendre, derrière son père, le long des balcons du bâtiment, pour échapper à des policiers, venus contraindre la famille à répondre à une "convocation pour audition".
La famille russe -et non ukrainienne, comme indiqué par erreur dans un premier temps- n'avait pas répondu à plusieurs convocations antérieures, selon M. Beau.
Après avoir épuisé ses voies de recours administratives, la famille se trouvait dans une situation irrégulière, selon le parquet d'Amiens.
Une enquête pour déterminer les causes des blessures graves de l'enfant et les conditions d'intervention de la police a été ouverte et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Lire la suite...
Publié par loran 0 commentaires
Libellés : immigration choisie/jetable, Infos //POLICE
Faut que ca se sache ! clik et voteUne destruction anonyme..pro ou anti OGM?
ARDECHE
17.000 pieds de maïs transgénique
détruits à Lussas
NOUVELOBS.COM | 09.08.2007 | 13:06
Aucune revendication n'a été émise. Les pieds détruits représentent le tiers d'une des trois parcelles de maïs OGM en Ardèche, soit 1,7 hectare en tout.
Un faucheur volontaire anti-OGM, le 4 août 2007 à Paillet (Gironde), après avoir arraché un pied de maïs transgénique (AFP)
Quelque 17.000 pieds de maïs transgénique ont été détruits dans un champ à Lussas (Ardèche), où les faits ont été constatés mardi soir par le propriétaire à qui aucune revendication n'a été transmise, a-t-on appris jeudi 9 août de source judiciaire.
Au pied de son champ, l'agriculteur a seulement trouvé une affichette proclamant "la terre n'appartient pas à l'homme", a-t-on appris de même source.
Une plainte a été déposée par le propriétaire de la parcelle pour "destruction de biens" et une enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie de Villeneuve-de-Berg (Ardèche), a précisé le procureur de la République de Privas, Christophe Raffin.
Les pieds détruits représentent le tiers d'une des trois parcelles de maïs OGM de semence en Ardèche, soit 1,7 hectare en tout, selon le collectif ardéchois anti-OGM qui "ne cautionne pas du tout cette action".
Phrase de Sitting Bull
"Depuis le début de l'été, nous sommes dans une démarche de négociations avec les autorités, les agriculteurs concernés ainsi que le semencier Limagrain, et non dans une démarche de destruction", a affirmé à l'AFP Gabriel Fabregoule, porte-parole du collectif.
"Détruire des parcelles ne nous amènent à rien et nous n'avons aucune idée de qui a pu faire cela", a ajouté Gabriel Fabregoule.
La phrase retrouvée sur l'affichette est la moitié d'une citation attribuée au grand chef indien Sitting Bull ("la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre"), "qui, selon Gabriel Frabregoule, pourrait être utilisée autant par les anti que par les pro-OGM".
Dans le Vaucluse, c'est une parcelle de 1.000 mètres carrés de maïs OGM qui a été détruite dans la nuit de lundi à mardi par des militants anti-OGM dans un champ d'au total 4.000 m2 situé à Jonquières.
Louis Biscarrat, le maire DVD de la commune, a affirmé qu'il n'était pas au courant de la présence de ce champ sur son territoire. "Je n'ai jamais été en contact avec le propriétaire ni avec la société de semence", a-t-il déclaré.
Le propriétaire de la parcelle a expliqué au quotidien La Provence qui révèle l'affaire dans son édition de jeudi, que le site lui avait été loué par le semencier Limagrain en avril.
Les anti-OGM étaient à la recherche de cette parcelle depuis un mois. Samedi, le collectif anti-OGM de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avait dénoncé "un manque de transparence" pour les paysans et les apiculteurs de la zone qui "se retrouvent dans une totale incapacité à se prémunir contre la contamination liée à la dissémination des pollens".
Jonquières, une bourgade de 4.300 habitants, est située à 25 kilomètres au nord d'Avignon, sur l'axe Orange-Carpentras. La gendarmerie d'Orange est chargée de l'enquête. (avec AFP)
Lettre ouverte a Jean-Christophe RUFIN( ex médecin , ambassadeur de France au Sénégal)
Vu sur Indymédia
Lettre ouverte à son Excellence M. Jean-Christophe Rufin
Un vieux briscard qui découvrait Guy Debord et le Velvet Underground en 1970 se souvient avec une émotion grinçante de la prudence politique de "l'humanitaire labélisé" Jean Christophe Rufin, à l'époque où simples étudiants de la Pitié Salpétrière, ils partageaient les bancs des mêmes amphis et quelques pizzas à défaut de partager les mêmes convictions.
Mon cher Jean Christophe,
Ton éminente position actuelle acquise dans le sillage de notre brillant confrère Bernard Kouchner ne m'a guère étonné. Déjà, ton dernier roman paranoïde donnait le ton.
Selon toi, ce sont désormais les "terroristes écologistes" qui menacent le monde. Une thèse très bien accueillie aussi bien à Washington qu'à Paris. Car qui dit "écologiste", dit aussi souvent "altermondialiste" ou "extrême gauche", cette mouvance ( engeance ?) que tu désignes précisément dans ton rapport "d'expert" remis à notre Guide Suprême, comme étant propre à glisser de "l'anti-sionisme radical" à l'antisémitisme. Cette obsession galopante des antisémites honteux à traquer "les racines de l'antisémitisme "me sidère. Mais peut-être est-ce un sentiment lié à ton "identité chrétienne européenne ? "
Je me souviens qu'un jour, durant nos dernières années de faculté, sachant que tu étais très croyant, j'avais craché devant toi à la face de Dieu en lui demandant de me foudroyer si j'étais coupable. En jeune homme de bonne famille tu en avais été choqué. En affranchi du Livre des Trois Imposteurs, j'en avais longtemps rigolé. Il est vrai que tu n'étais pas le style a tester le LSD ou l'antipsychiatrie...
Tu étais prudent, obstiné, bien éduqué par tes grands parents résitants anti-nazis, et je savais que ta carrière serait brillante. Tu nous considérais mes amis et moi, avec toute la douce bienveillance dont la classe petite bourgeoise est capable, même si parfois, nos analyses géopolitiques trop pertinentes te dérangeaient. Tu n'étais pas vraiment méchant, tu ne nous diagnostiquais pas d'emblée comme "schizophrènes border line", à l'instar de certains de nos confrères ambitieux déjà passés au service de la normalisation des années Pompidou.
Notre petite bande d'apaches revenait de stages sauvages en Palestine, en Irlande ou en Albanie, la tienne préparait l'internat. On ne voyait déjà pas "l'humanitaire" de la même manière.
Les coulisses pétrolières du Biafra, le Chili, septembre Noir en Jordanie, Belfast, l'Argentine nous avaient brutalement vaccinés contre les bêlements humanistes lancés aux médias en paravent aux appétits des ogres de la finance internationale. Je te parlais de "politique spectacle", de "show de l'humanitaire" et comme tu n'avais pas acheté l'intégrale de l'INTERNATIONALE SITUATIONNISTE au kiosque du boulevard Saint Michel, tu n'y comprenais couic. Après ça, tu as fais comme moi. Tu as pris les chemins de traverse de la littérature, nous avons écrit à peu près le même nombre de bouquins, mais comme dans la chanson de Lou Reed " Men of good fortune and men of poor begining..." , tes origines, tes actions spectaculaires en Bosnie, ton parcours sans faute au sein des institutions de gestion de la pénurie que sont les agences humanitaires, ont fait que ton sympathique visage glabre est apparu comme par miracle partout sur les écrans. Tes belles histoires pleine de sagesse et de bons sentiments plaisent et c'est normal, puisque les masses ont besoin de consolation. Tu as donc REUSSI !
Mais bizarrement, le fait d'apprendre ta nomination comme ambassadeur au Sénégal m'a fait rire. Malgré mon ventre creux et mes poches trouées, je me suis dit que j'avais de la veine d'être resté à l'ombre. J'avais échappé à ce putain de pacte faustien ! Tu sais, celui qui te lie désormais aux appareils de pouvoir, aux groupes occultes de Françafrique et de la haute finance. Ces mêmes groupes et ces mêmes hommes qui ont organisé, avec leurs homologues étrangers, les conditions du génocide rwandais, celui du Darfour, de Centrafique...
Ces mêmes juges qui relâchent deux génocidaires donneurs d'ordre, le jour même où notre Bien Aimé Président Unique s'adresse aux Africains, ces mêmes hauts magistrats qui soutiennent des thèses historiques truquées sur le Rwanda, ces présidents tortionnaires et ces ministres marchands d'armes. La liste est infinie et tu devras suivre les consignes d'en haut, de tout en haut, même si ça devait te déchirer de chagrin comme à Phnom Penh quand l'ambassadeur de France a fermé les grilles à l'arrivée des Khmer Rouges.
Et quand tu rencontreras ces personnes importantes engraissées dans la combine et le sang, tu devras te tordre l'âme comme un damné pour parvenir à avaler les couleuvres de la Raison d'Etat.
Pour un "humaniste déclaré", c'est à mes yeux un échec absolu que d'en arriver là. Passant de Claude Malhuret à Leotard, tu finis chez Nicolas Sarkozy et son ami Bolloré. A moins que ce ne soit la pénitence que ton Dieu t'inflige pour avoir aimé la gloire au point de lui offrir la souffrance des autres en best seller ? Va savoir...En tout cas, sache que tu n'as pas changé, tu es bien resté un homme obstinément fidèle à sa classe et à ses principes et celle-ci, en la personne de son membre le plus éminent a su le récompenser. Bon courage dans ton voyage au bout de la nuit, il ne fait que commencer.
Confraternellement
Dr Ramdane ISSAAD
http://rushes.yi.org
le mercredi 8 août 2007 à 21h11
Bové réponds à la FNSEA qui l'accuse d'obscurantisme
«Présenter les arracheurs comme des obscurantistes, c’est de la propagande»
José Bové, leader emblématique du mouvement des faucheurs volontaires :
Par CHRISTIAN LOSSON/LIBERATION
QUOTIDIEN : jeudi 9 août 2007
José Bové est chef de file des faucheurs volontaires et porte-parole de l’organisation paysanne internationale Via Campesina.
Vous sentez-vous en partie responsable du suicide du paysan qui cultivait des OGM ?
Ce drame, que je déplore, est surtout l’occasion d’une instrumentalisation pour nous diaboliser et mieux faire avancer la cause des pro-OGM. Or, on n’a pas harcelé Claude Lagorse. Un membre de la Confédération paysanne, Patrice Vidieu, l’avait même eu au téléphone trois jours avant son suicide. On ne s’apprêtait pas à faire une opération coup-de-poing, mais un pique-nique auxquels étaient conviés des élus locaux et régionaux. Il cultivait trois hectares de transgénique dont il avait caché l’existence même à ses proches : on ne sait pas la raison de son acte.
Mais cela intervient dans un climat de tensions dans les campagnes entre partisans et opposants des OGM…
C’est vrai. Depuis 2006 et la mise en place de cultures en plein champ à des fins commerciales et d’exportation vers l’Espagne, on intervient pour arracher des cultures de «transgéniculteurs». Mais cela fait dix ans qu’on a lancé le débat dans un silence étourdissant autour des enjeux socio-économiques des transgéniques. Depuis, tous les gouvernements successifs ont éludé les débats et Jospin, le premier, a autorisé la mise en culture de semis transgéniques sans consultation préalable.
Mais il y a pourtant eu, depuis, des consultations, des débats ?
Du pur formalisme, qui illustre combien les canaux du débat démocratique sont bouchés. On se moque des citoyens, qui, à plus de 80 %, rejettent les OGM, ou même des paysans, qui, à plus de 60 %, veulent un moratoire. Dernier exemple en date : le projet de loi sur les OGM est passé par décret lors des derniers jours du gouvernement Villepin. Des débats, il y en a eu, des consultations de 1998, au comité des sages en 2000, en passant par la commission parlementaire de 2005. Mais jamais les recommandations n’ont été appliquées. Même l’actuelle secrétaire d’Etat à l’Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait alors fait front commun avec les Verts et le PS pour demander, en vain, le moratoire. Aujourd’hui, Borloo, son ministre de tutelle, me dit : «Faites-nous confiance, on va multiplier par cinq le bio !» Peut-être. En attendant, la mise en culture d’OGM a été multipliée par quatre en un an.
Soit moins de 1 % du maïs cultivé, qu’il faut déclarer…
Sauf que les OGM sont une culture totalitaire, invasive, qui contamine les autres champs. Ils se disséminent lors de la récolte, dans les transports, en stockage. Il n’y a pas d’obligation d’informer les exploitants de parcelles voisines. Quand le président du Conseil général du Gers veut faire un référendum sur les OGM, soutenu par 10 % du corps électoral, le préfet le lui interdit. L’Etat sert les lobbies…
Y a-t-il un complot ? On vous accuse d’être un croisé qui joue avec les peurs…
Je ne l’ai jamais fait. Nous considérer comme des obscurantistes refusant le développement du chemin de fer au XIXe, c’est de la propagande. Je ne crois pas au complot, mais à la mainmise d’intérêts privés au détriment de l’intérêt général. On demande un moratoire pour évaluer les risques, sanitaires, écologiques et économiques, à longue durée. Les OGM, c’est la logique de la marchandisation du vivant : faire payer ce qui se reproduit gratuitement. La logique de brevet qui coupe l’accès aux logiciels ou aux médicaments. La logique d’un monopole de firmes sur la nourriture.
Allez-vous revoir vos modes d’action de désobéissance civile ?
7000 arracheurs vont persister : l’Etat ne nous laisse pas le choix. Je suis prêt à retourner en prison. J’ai fait dimanche ce qui m’a déjà valu quatre mois fermes : arracher un épi. Et s’il faut aller jusqu’à l’acte ultime de la grève de la faim, je le ferai.
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Ecologie, Résistance en France
Faut que ca se sache ! clik et voteUne vague d'origine inconnue..12 morts en Algérie
Une vague géante d'origine inconnue a tué douze baigneurs en Algérie
LEMONDE.FR avec AFP | 09.08.07 | 10h03 • Mis à jour le 09.08.07 | 10h03
La protection civile algérienne a annoncé, mercredi 8 août, la mort de douze baigneurs emportés par une vague géante sur une plage de Mostaganem, dans l'ouest algérien, vendredi. L'origine de la vague est inconnue et nourrit les débats des scientifiques et de la population locale.
L'hypothèse d'un essai scientifique en Méditerranée effectué par des pays de l'autre rive, comme l'Espagne, l'Italie ou la France est avancée. "On peut supposer qu'il s'agit d'une expérience scientifique d'armes conventionnelles", explique le professeur Loth Bonatiro, spécialiste d'astronomie et de planétologie au Centre algérien de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag), cité dans les colonnes du quotidien algérien L'Expression.
L'hypothèse d'un mini-tsunami avancée par les habitants semblait peu plausible, dans la mesure où la vague n'a touché qu'une seule plage, celle dite du Petit-Port.
Une secousse sismique d'une magnitude de 4,6 sur l'échelle ouverte de Richter avait été enregistrée vendredi à 21 h 08 en plein milieu du bassin méditerranéen par le centre de Strasbourg, mais pas par le Craag, qui évoque un possible problème technique.
L'invit officielle de Bush
Vu sur Le Monde/ Blog Big Picture de Corine Lesnes
08 août 2007
Lunch
Finalement, c’est un lunch.
On s’est demandé longtemps si ce serait un jogging mais ce sera donc un déjeuner à Kennebunkport (la résidence de George Bush père se trouve justement être à moins de 100 km de l’endroit où Nicolas Sarkozy passe ses vacances incognito).
C’est plus approprié à la situation.
George Bush met les bouchées doubles en ce moment.
Il n’est même pas encore parti en vacances à Crawford (alors que le Congrès irakien et le Congrès américain ont déjà fermé depuis un moment).
Il n’allait pas se montrer en short avec “Sarko”.
Malheureusement pour le président français, il va falloir travailler…
La Maison Blanche a publié le communiqué suivant:
THE WHITE HOUSE
Office of the Press Secretary
________________________________________________________________
For Immediate Release August 8, 2007
STATEMENT BY THE PRESS SECRETARY
President and Mrs. Bush to Welcome the President of France and Mrs. Sarkozy
The President and Mrs. Bush will welcome French President Nicolas Sarkozy and Mrs. Sarkozy to former President George H. W. Bush’s home in Kennebunkport, Maine for a private lunch on August 11, 2007. The United States and France share a deep historic friendship and have worked together since the founding of our Nation to protect freedom around the world. The President looks forward to meeting President Sarkozy on his first visit to the United States as President.
Il paraît qu’il n’y aura pas de photographes…
Faut arreter l'acharnement ...pas la peine d'implanter des ours si c'est pour qu'ils finissent comme ça..c'est dégoutant !!


L'ourse Franska tuée accidentellement par une voiture près de Lourdes
AFP
AFP - il y a 14 minutes
LOURDES (AFP) - L'ourse slovène Franska, qui cristallisait une bonne partie du mécontentement provoqué par la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, a été tuée accidentellement tôt jeudi matin par une voiture sur une route nationale des Hautes-Pyrénées proche de Lourdes.
L'accident ayant entrainé le décès de l'ourse, confirmé par le secrétariat d'Etat à l'Ecologie, a eu lieu sur la RN21, près de Viger, à environ 5 kilomètres au sud de Lourdes, a indiqué la gendarmerie.
L'ourse a été écrasée en traversant la deux fois deux voies reliant Lourdes à Argelès-Gazost, longeant le gave de Pau, alors qu'elle venait du massif du Pibeste et se dirigeait vers le massif de Hautacam.
Elle a été accrochée vers 06H30 par un premier véhicule qui se dirigeait de Lourdes vers Argelès-Gazost et projetée de l'autre côté de la route où elle a été écrasée par une seconde voiture, selon des témoignages reccueillis sur place.
Son chauffeur, un militaire, n'a pas été blessé mais le véhicule est hors d'usage, a indiqué la gendarmerie.
Franska, introduite en avril 2006 dans les Pyrénées et ayant hiberné dans la région, avait déjà été aperçue traversant cet axe routier. Son retour dans la région avait était signalé ces derniers jours.
Cette ourse avait été lâchée sur la commune de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Elle avait attaqué depuis des troupeaux à plusieurs reprises, tuant près de 150 brebis, ce qui lui avait valu d'être cataloguée comme "ourse à problème" par nombre de responsables locaux.
"Si on nous avait écoutés, Franska vivrait des jours heureux et paisibles en Slovénie", a commenté, en apprenant sa mort, l'un des opposants à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, Bernard Moules, secrétaire général de la FDSEA de Midi-Pyrénées.
De nombreux éleveurs, relayés par les élus, réclamaient avec virulence la capture de ce plantigrade et son retrait du massif pyrénéen. Cette éventualité avait été rejetée fin juillet par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, lors d'une rencontre à Toulouse avec les professionnels concernés par le problème de la réintroduction de l'ours brun dans le massif pyrénéen.
La secrétaire d'Etat avait annoncé une nouvelle expertise sur Franska en faisant appel à des spécialistes étrangers et indépendants.
Quatre autres plantigrades slovènes avait été lâchés dans les Pyrénées en même temps avec Franska. L'une de ses congénères, Palouma, avait été retrouvée morte quelques mois plus tard, apparemment victime d'une chute accidentelle.
Mme Kosciusko-Morizet a promis pour l'automne une évaluation "à mi-parcours" du plan de restauration de l'ours dans le massif pyrénéen, s'étendant de 2006 à 2009.
Avant l'arrivée des ours slovènes, les Pyrénées ne comptaient plus que 14 à 18 ours. Ils étaient des centaines il y a un siècle.
08/08/07
Sans papiers de Lille au 8/08/07
Vu sur Myspace de Fuquelezautres
8 août 2007 23:22
Sujet : Dernières nouvelles de Lille
Texte : Texte : Transmises par Claude :
Des nouvelles de la greve des Sans papiers en quelques mots:
*il a été annoncé la régularisation de deux grévistes de la faim qui ont arété leur jeune
*Trois grévistes particuliérement suscitent de graves inquiétudes
*dans l'ensemble la santé de ces hommes est gravement en danger
*les intimidations contre les militants et militantes non grévistes s'accentuent....(parfois à domicile, ou proche du domicile.....)
*la police effectue des controles aux faciés aux abords de la manifestation, présence policiere au moment des diffusions de tracts
*La mobilisation le soir à 18heures Place de la République est un franc succés.
*beaucoup de communiqués de soutiens de syndicats , d'associations ...chez les politiques réactions des communistes, des alternatifs, des verts, de la Lcr, des anciens comité Bové,
*le compte à rebours est interminable
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, immigration choisie/jetable, Résistance en France
Faut que ca se sache ! clik et voteLes gifles ça paye, les balles perdues( ..) beaucoup moins
Vu sur Pagecrim.com
Un policier à Saint Etienne condamné à 10 mois de prison
25-07-2007
Un policier, âgé de 51 ans, a été condamné à 10 mois de prison avec sursis, interdiction d'exercer son activité pendant un an et 400 euros d'amende, le mercredi 25 juillet 2007.
En février 2005, le policier avait procédé à un contrôle "musclé" sur un jeune homme de 17 ans. Le policier l'avait giflé à 3 reprises. L'accusé devra également indemniser la victime (3 000 euros) et la Ligue des Droits de l'homme, partie civile (1 euro).
Source: Zoom42.fr
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Infos //POLICE, JUSTICE
Faut que ca se sache ! clik et voteON NE VEUT PAS DE CA !!
Vu sur REZO.NET
Blog: Des bassines et du zèle
Etats-Unis: ces enfants qu'on jette en prison pour toujours
Par emcee le mercredi 8 août 2007, 13:41 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
* Amérique
Plus de 2000 prisonniers aux Etats-Unis, mineurs au moment des crimes qui leur sont reprochés, sont incarcérés à vie sans possibilité de remise de peine ni de libération conditionnelle.
J'ai bien dit: A VIE.
Un ENFANT.
Sans aucun espoir d'en sortir un jour vivant
Soixante, soixante-dix ans dans une cellule.
Entre quatre murs de violence.
Sans plus jamais revoir le monde extérieur.
C'est bouleversant.
Ah, ils la vendent bien leur "démocratie"!
Voici un article, un peu long certes, mais il n'y avait rien à jeter.
"Life without hope"
Article: http://www.guardian.co.uk/usa/story...
Paru le 4 août 2007 dans le Guardian
Reportage d' Ed Pilkington
Toute une vie sans espoir
Aux Etats-Unis, il y a 2270 détenus condamnés à la prison à vie sans remise de peine possible alors qu'ils étaient mineurs au moment des faits. Ils mourront en prison. Ed Pilkington demande à cinq d'entre eux – de 21 ans à 70 ans - comment ils s'en sortent.
"On ferme!" hurle une gardienne de prison (…). Elle appuie sur un bouton et une grille de métal se referme. Je suis à l'intérieur maintenant. (…). Au parloir, se trouvent les familles des prisonniers (..) et les prisonniers eux-mêmes vêtus de leurs uniformes bleu foncé. (…).
Et là devant moi se tient une jeune femme qui lève les yeux vers moi, un sourire nerveux aux lèvres. Elle a les yeux bleus, des cheveux châtains et des taches de rousseur. Son matricule est inscrit dans le dos: 599905.
Nicole Ann Dupure. Taille: poids: 70 kgs. date de naissance: 8 juillet 1986. Date de libération : perpétuité.
Avant sa condamnation, elle a passé 264 jours en préventive et ces jours-là ne pourront même pas lui être défalqués puisque personne ne peut savoir la date de sa mort.
Elle a été condamnée à passer sa vie entière à la prison Robert Scott, la principale prison pour femmes dans l'état du Michigan. Elle n'aura jamais la possibilité d'expliquer qu'elle regrette son geste ni de convaincre quiconque qu'elle a changé: il est bien spécifié qu'elle n'a pas droit à une libération conditionnelle.
Dupure avait 17 ans au moment du crime pour lequel elle est condamnée. Elle fait partie des 2270 mineurs des Etats-Unis à avoir été condamnés à vie sans possibilité de libération conditionnelle, la sanction pénale maximum juste après la peine de mort.
Ils avaient tous moins de 18 ans quand ils ont commis les crimes.
Six d'entre eux avaient 13 ans, et 50 avaient 14 ans, un âge où, aux Etats-Unis, ils sont légalement trop jeunes pour conduire, pour signer une décharge à l'hôpital, pour voter, pour quitter l'école, pour signer un contrat, pour boire de l'alcool dans un bar, pour faire partie d'un jury, pour s'engager dans l'armée, pour quitter le domicile familial. Et pourtant, ils ont été jugés comme des adultes dans un tribunal pour adultes et se sont vu refuser la possibilité d'une seconde chance.
Dupure compte parmi les 307 détenus du Michigan dans le même cas qu'elle. C'est un des chiffres les plus élevés de tous les Etats-Unis, après la Pennsylvanie et la Louisiane.
Elle raconte sa journée en prison.
Elle se lève à 4h du matin pour travailler dans les cuisines. Elle effectue 40 heures par semaine pour 18 cents de l'heure. Quand elle a demandé aux responsables de la prison l'autorisation de suivre un formation professionnelle, ils ont rejeté sa demande, disant que, dans la mesure où elle ne sortirait jamais de prison, cela ne servait à rien qu'elle suive un enseignement destiné à une réinsertion.
Ce n'est pas exactement ainsi qu'elle avait imaginé son avenir quand elle était adolescente, me dit-elle. A l'école, elle voulait faire des études de technicienne de laboratoire médical, spécialisée dans le traitement des malformations cardiaques. Son profil n'était pas du tout le profil typique d'un condamné à perpétuité. Pas de casier judiciaire, pas de problème d'alcool ni de drogue, de bons résultats scolaires. Après le lycée, elle comptait aller en faculté.
Une rencontre fortuite à l'âge de 17 ans a bouleversé le cours des choses. pour gagner de l'argent pour se payer son essence, elle travaillait pendant les vacances dans une épicerie près de chez elle dans le comté de St Clair, dans le Michigan. Il y avait un garçon de 19 ans William Blevins qui y travaillait aussi; il était amusant et charismatique; ils ont commencé à sortir ensemble. "Je ne voyais pas les signaux d'alarme. Ma mère oui. Elle m'a dit qu'il ne lui plaisait pas et qu'il ne fallait pas que je le fréquente parce qu'il me ferait plonger. Je ne l'ai pas écoutée. Je pensais, comme tous les adolescents, qu'elle ne voulait pas que j'aie un petit copain".
Quand Blevins a été mis à la porte par ses parents, Dupure, qui était enceinte, a quitté sa famille pour aller vivre avec lui. "Je ne voulais pas qu'il reste seul", dit elle. Ils sont allés chercher une chambre dans un motel. Le 23 avril 2004, ils s'arrêtaient à Big Boy, un fast food qu'elle connaissait bien parce qu'il était à côté de l'appartement de Shirley Perry, la meilleure amie de sa grand-tante. Perry, qui avait 89 ans, gardait Dupure quand elle était toute petite, Dupure et Blevins étaient allés chez elle plusieurs fois, pour lui ramener des courses et lui rendre divers services.
C'est là que la version officielle diffère de celle de Dupure. Au tribunal, l'accusation a estimé que les adolescents avaient décidé ensemble de tuer Perry pour lui prendre son argent - 30 dollars qui serviraient pour payer le motel et deux milk-shakes à Big boy. Dupure aurait activement participé au meurtre en frappant la vielle femme sur la tête avec une casserole et en allant prendre le couteau de cuisine que Blevins avait utilisé pour la tuerDupure affirme qu'elle n'était pas dans l'appartement du tout, mais qu'elle attendait dans le restaurant, faisant abstraction de ce qui se passait, Blevins y étant allé seul.
Ce qui est certain, c'est que c'est Blevins qui a assassiné la vieille femme, en lui donnant plusieurs coups de couteau et en l'étranglant. Durant l'interrogatoire de police, il l'a avoué, disant qu'il avait agi seul. Mais peu de temps avant de passer en jugement, il a changé sa déposition, déclarant que Dupure était dans l'appartement avec lui au moment du crime. En échange, l'accusation a convenu alors de l'inculper de meurtre sans préméditation seulement, ce qui lui éviterait la perpétuité. Au cours d'un contre-interrogatoire, il a admis devant le jury "je n'avais pas l'intention de lui faire porter le chapeau, mais je n'avais pas d'autre choix."
Blevins a été condamné à 50 ans de réclusion assortie d'une peine de sûreté de 20 ans, avec l'espoir d'obtenir une réduction de peine pour bonne conduite. Dupure, elle, a été condamnée à la perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, sans aucune preuve matérielle la reliant au meurtre et entièrement sur la foi de la déposition de Blevins. Dupure vient d'avoir 21 ans mais on dirait qu'elle en a toujours 17. On lui a expliqué ce qu'était la perpétuité sans libération conditionnelle pour la première fois au moment où elle est entrée en prison: "Tu ne retournes jamais chez toi".
Elle a passé la majeure partie de la première année en prison à pleurer, dit-elle. Le médecin de la prison lui avait prescrit du Prozac, mais elle a cessé d'en prendre, comme elle dit: "je suis déprimée parce que je suis ici, pas parce que je suis déprimée ". A la place, elle rencontre un psychologue une fois par mois. Parler avec un psychologue lui apporte du réconfort (elle ne peut pas confier des peurs et ses angoisses aux autres détenues, car cela serait pris pour de la faiblesse). En prison, "il faut faire semblant d'être forte".
Le plus dur, c'est de refouler l'idée que je suis ici pour toujours. Cela ne dure qu'un temps. Après, on craque encore". On se prend comme une décharge. Quelqu'un dit: 'je suis contente de ne pas avoir pris perpète' et ça me rend malade.
Ou alors, vous vous faites une amie et elle est libérée et ça, ça fait mal, alors, vous cessez de vous rapprocher des gens.'
Elle a reçu récemment un questionnaire d'avocats qui réalisaient une étude sur les prisonniers mineurs condamnés à vie sans libération conditionnelle. Quand on lui a demandé ce qui était le plus difficile à surmonter: elle a répondu"essayer de ne pas ressentir la solitude."
Le Michigan est l'un des 41 états qui autorisent la réclusion à perpétuité pour les mineurs.
Les Etats-Unis font partie d'une infime minorité de pays (par ex la Somalie) qui ont refusé de signer la Convention des Nations Unies sur les Droits de l'Enfance qui interdit expressément cette pratique.
D'après Amnesty International et Human Rights Watch, seuls trois pays (Israël, l'Afrique du Sud et la Tanzanie) infligent cette peine et, ensemble, ils n'ont que 12 détenus condamnés à cette peine.
En théorie, il n'y a pas d'âge minimum pour être condamné à perpétuité pour meurtre avec préméditation. Au-dessus de l'âge de 14 ans, les prévenus peuvent être renvoyés directement devant le tribunal pour adultes.
Et là, même les juges n'ont aucune latitude. Si un enfant est condamné dans un tribunal pour adultes pour un crime grave donné (participer à un hold-up qui s'est terminé par un meurtre, par ex) il est automatiquement condamné à perpétuité sans libération conditionnelle possible, même si le juge estime que c'est inadapté.
C'est ce qui s'est passé pour Matthew Bentley. Matricule: 271014. Taille: 1m,53. Poids: 65 kgs. Date de naissance: 4 oct 1982.
Bentley est entré par effraction dans une maison dans la commune de Colfax, Michigan, le 2 sept 1997, cherchant à voler une voiture et de l'argent liquide. Par malchance, il avait choisi une maison où le propriétaire était un passionné d'armes et possédait 25 pistolets et fusils. Bentley n'avait aucune expérience des armes à feu, mais, en les voyant dans le vestibule, il a attrapé deux pistolets en même temps qu'une bouteille de coca.
Betty Bardell, la maîtresse de la maison, l'a pris par surprise quand elle est entrée dans le vestibule en criant: "Mais qu'est-ce que vous foutez ici? J'appelle la police!"
Bentley a alors dirigé un des pistolets sur elle et a tiré. La balle l'a touchée à l'épaule gauche, et elle est tombée par terre, perdant beaucoup de sang.
Il m'a raconté ce qui s'est passé ensuite: "Je me suis approché d'elle et je lui ai dit 'je suis désolé. Si je pouvais appeler la police pour vous' … J'ai un peu pleuré, puis je suis parti". Restée sur la moquette, elle est morte d'une hémorragie.
Bentley n'a rien d'un innocent. Il n'a jamais contesté ce qu'il a fait. Il a tout de suite su au moment où il a tiré qu'il avait fait quelque chose de terrible. "Si j'ai ressenti du remords? J'ai regretté mon geste à la seconde même et je le regrette toujours".
Les seules circonstances atténuantes étaient son âge et son milieu familial. Quand il a tué Bardell, Matthew Bentley avait 14 ans. Son dossier contient des indications sur sa famille.
Père: en prison pour agression sexuelle sur une parente.
Mère: alcoolique; pasible de prison pour recel.
Demi-frère: en prison pour avoir violé un membre de la famille.
Sœur K.: alcoolique;
Sœur T.: série d'arrestations pour violence domestique;
Demi-sœur C.: en hôpital psychiatrique.
Les parents de Bentley, Terry et Debra, sont des multi-divorcés. Ils se sont mariés en 1975 et ont divorcé deux ans plus tard. Terry a ensuite épousé Grace, en 1978. Ils ont divorcé un an plus tard. Terry a épousé à nouveau Debra en 1980, et elle a donné naissance à Matthew en 1982. Ils ont divorcé une deuxième fois en 1989. Terry a épousé Grace une seconde fois en 1991, époque à laquelle il était déjà en prison comme délinquant sexuel.
L'enfance de Matthew a été telle que vous pouvez l'imaginer en ces circonstances. Il avait des résultats scolaires épouvantables. Il était régulièrement exclu pour avoir manqué l'école et il avait souvent eu maille à partir avec la police.
Il a commencé à fumer de la drogue à l'âge de 10 ans. Il allait régulièrement dans des foyers pour enfants et à l'époque où il a tué Bardell, il était sous antidépresseurs et prenait de la Dexédrine qui traite l'hyperactivité.
Il n'a pas fallu plus d'une heure aux jurés pour le déclarer coupable en juillet 1998. Il avait alors 15 ans. Un des jurés a dit au journal local que "deux des dames âgées du jury ont fondu en larmes quand elles sont entrées dans la salle des jurés. Elles ont expliqué qu'elles avaient de la peine pour le jeune Bentley et qu'elles avaient des petits-enfants de son âge. La juge Richard Knoblock a prononcé la seule peine possible dans la législation du Michigan. Mais il a clairement exprimé sa pensée: "Je ne suis pas d'accord avec cette loi qui veut qu'il soit envoyé en prison pour le reste de son existence," a déclaré le juge. Il a certes commis un crime atroce et il méritait une peine très sévère. Simplement, je ne crois pas qu'il faille le mettre derrière les barreaux pour toujours".
Bentley a 24 ans aujourd'hui. Il dit qu'il a passé ces neuf dernières années d'abord à refuser d'admettre la réalité, puis à plonger dans un profond désespoir. Maintenant, il a, dans une certaine mesure, accepté son sort. Il a cessé de se battre en prison. Il a également réfléchi sur les raisons qui l'ont poussé à faire ce qu'il a fait à l'âge de 14 ans."J'étais un enfant qui voulait se comporter en homme. J'essayais d'accéder aux rôles qui manquaient chez moi. Je pensais que je m'en tirerais. Même cela c'était puéril."
Dans son dossier pénitentiaire, il y a un autre document, un poème qu'il a écrit sur sa peine de prison.
En voici un extrait:
"Chaque jour qui passe,
Tu sais qu'il faut que tu meures
Pour arriver au bout de ta peine.
Soudain, tu es tout seul
Et 50-60 ans c'est une éternité
Seul dans un monde devenu froid"
Il n'y a que trois possibilités pour que les détenus mineurs incarcérés à vie puissent espérer revoir le monde extérieur.
Ils peuvent gagner en appel en prouvant qu'il y avait un vice de procédure (ils ne peuvent pas contester la peine elle-même).
Ils peuvent être graciés par le gouverneur de l'état (sauf que le gouverneur n'a jamais gracié aucun mineur condamné à perpétuité).
Ou bien l'assemblée de l'état pourrait voter une loi qui rende cette pratique illégale avec effet rétroactif.
Les juristes qui travaillent sur une majeure partie des 307 cas ont élaboré un projet de loi qui permettrait cela justement, et ils espèrent pouvoir le soumettre aux législateurs de l'état du Michigan cet automne.
Deborah LaBelle, avocate éminente qui présente ce projet de loi au nom de l'Union des Libertés en Amérique (American Liberties Union) dit qu'elle a actuellement bon espoir que cette loi soit votée. "Quand on envoie quelqu'un en prison, il s'agit, d'une part, de préserver la sécurité publique et, d'autre part, d'appliquer une peine.
"On commence à réaliser qu'un mineur incarcéré devrait avoir la possibilité de démontrer devant un jury qu'il ne représente plus un risque pour la société.
Et pour ce qui est de la peine, que quelqu'un passe plus d'années en prison que le temps qu'il a passé à l'extérieur quand il était enfant, cela devrait suffire, même pour les plus impitoyables"
LaBelle a pris soin d'impliquer dans le débat sur le projet de loi les victimes de crimes commis par des mineurs et leurs familles, et plusieurs familles de victimes ont, à titre personnel, apporté leur soutien. "Ils disent que ce qui s'est passé était atroce et que cela les a démolis, mais ils ne veulent pas avoir sur la conscience que le jeune criminel soit emprisonné jusqu'à la fin de sa vie."
Kevin Boyd. Matricule: 251328. Taille: 1m54. Poids: 85kgs. Date de naissance: 26 sept 1977.
Il avait seize ans quand, le 6 août 1994, il a aidé sa mère à assassiner son propre père. Comme Matthew Bentley, Boyd est issu d'un milieu défavorisé. Sa mere, Lynn, prenait des cachets et de la drogue; son père, Kevin était alcoolique et le battait souvent.
Ses parents se sont séparés le lendemain de Noël quand Boyd avait onze ans et sa mère est partie vivre avec une autre femme.
Boyd a fréquenté 10 écoles différentes avant d'abandonner l'école définitivement à l'âge de 15 ans. Il était régulièrement sous traitement psychiatrique et été hospitalisé après une tentative de suicide.
Le soir du meurtre, la mère de Boyd, sous l'effet de la drogue, l'a rejoint dans un Burger King et lui a demandé les clés de l'appartement de son père. Il lui a donné les clés. Le lendemain, Boyd s'est rendu dans l'appartement de son père et, en n'entendant pas de bruit à l'intérieur, il a dû forcer la porte pour entrer. Kevin senior était affalé dans son fauteuil. Il avait été assommé avec une batte de baseball et avait reçu 23 coups de couteau.
Boyd a subi un interrogatoire de police pendant 8 heures. Il leur a expliqué qu'il avait donné les clés et que c'était tout.
C'est alors qu'une deuxième équipe de policiers est venue l'interroger. Ils ont arrêté le magnéto et n'ont cessé de répéter: "la vérité te libèrera".
"Chaque fois que j'essayais de leur dire ce qui s'était passé, ils hurlaient pour me faire taire: "Non, ce n'est pas ce que tu as fait!".
Cela peut paraître complètement aberrant, je sais, mais après des heures de ce traitement, j'ai pensé que si je leur disais ce qu'ils voulaient que je leur dise, ils me laisseraient sortir et que tout serait fini".
Il a avoué avoir donné les 23 coups de couteau, et a été condamné à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
Boyd a beaucoup réfléchi à ses actes et à leurs conséquences au cours de ces douze années passées en prison. Il écrit actuellement un récit sur son enfance, le meurtre et l'incarcération qui s'en est suivie. S'il dit qu'il n'a pas tué, il se considère entièrement responsable d'avoir donné les clés à sa mère et il pense que c'est normal qu'il ait été envoyé en prison pour de longues années. Je ne suis pas innocent. Je suis responsable de sa mort. J'aurais pu dire non à ma mère. J'aurais pu appeler mon père pour l'avertir. Faire quelque chose, au moins. Mais je ne l'ai pas fait, et j'en supporte les conséquences maintenant."
Il dit qu'il a donné ce coup de fil à son père "un million de fois". "J'y pense tous les soirs avant de m'endormir".
Depuis six ans, sa conduite en prison est exemplaire et il mène une vie assez solitaire. Il a eu un animal avec lui: un oiseau blessé qu'il avait trouvé dans la cour, qu'il a soigné puis relâché. Cela fait dix ans qu'il n'a pas eu de visite, bien qu'il corresponde avec sa mère, qui purge sa peine de réclusion à perpétuité dans la même prison que Dupure.
Il trouve du réconfort en jouant de la guitare, en faisant du jogging dans la cour de promenade et en écrivant ses mémoires.
Dans un des chapitres, il demande pardon à son père. "Si je pouvais changer le cours des choses, je mourrais à ta place, juste pour entendre une dernière fois ton rire, rare mais contagieux. Papa, je suis désolé, profondément désolé. Cela vaut ce que cela vaut, mais je t'ai toujours aimé. Je vous ai toujours aimés tous les deux".
Donald Logan. Matricule: 132850. Taille: 1m,54. Poids: 68 kgs. Date de naissance: 23 juin 1954.
Il a été jugé et condamné deux fois pour le meurtre de Thomas Eldridge, un jeune livreur de journaux qui fréquentait son école. Ils avaient 16 ans tous les deux.
Au premier procès, Logan, qui est noir, a été déclaré coupable par 12 jurés blancs. Ses avocats ont fait appel, disant que la composition du jury était préjudiciable à l'accusé, et il a été décidé de rejuger l'affaire.
Au cours du second procès, il y avait 11 jurés blancs, dont deux faisaient partie d'organismes réservés aux Blancs. La douzième jurée était noire, mais au cours de l'audition, il s'est avéré qu'elle était la tante du témoin principal de l'accusation qui déposait contre Logan en échange d'une réduction de peine.
Le cas de Logan est l'illustration de deux statistiques importantes sur la réclusion à perpétuité des mineurs sans liberté conditionnelle.
Parmi les 307 détenus du Michigan condamnés à cette peine, 69% sont noirs, alors que l'ensemble de la population ne compte que 15% de Noirs. D'autre part, une étude réalisée par Human Rights Watch et Amnesty montre que plus d'un quart des mineurs incarcérés à vie sont condamnés pour "felony murder" – c'est-à-dire pour un crime grave au cours duquel quelqu'un est assassiné mais où le mineur n'a pas directement ou personnellement participé au meurtre.
L'acte d'accusation contre Logan consistait à ce qu'il avait désigné le livreur de journaux à un groupe d'amis de son frère aîné qui avaient volé Eldridge la semaine précédente et qui voulaient l'empêcher de témoigner contre eux. Logan était censé, d'après la justice, avoir fait le guet pendant que les deux membres du gang lui ont tiré dessus.
Il n'a jamais été question qu'il ait tiré lui-même, voire qu'il ait eu une arme à feu sur lui. "Je n'ai tué personne", dit Logan. Les gars m'ont demandé que je leur montre le livreur de journaux. Et c'est moi qui leur ai dit qui c'était. C'est tout ce que j'ai fait."
Au procès, un psychologue qui l'a examiné Logan a déclaré qu'à 17 ans, il avait le niveau de compréhension d'un gamin de douze ans.
L'enquête préliminaire l'a décrit comme "en situation d'échec dans tout ce qu'il a entrepris" et il a été déclaré "débile".
Sitôt après son arrestation, à l'âge de 16 ans, on l'a mis dans une cellule pour adulte où il a subi des violences physiques et des abus sexuels de la part des autres détenus.
"Ca, c'est un truc pour lequel je me battrai si je sors un jour: ne jamais incarcérer un adolescent avec des adultes. C'est comme un petit animal qui se fait dévorer à l'instant même où il s'approche", me dit-il.
Au début des années 90, Logan a appris tout seul à lire et à écrire et a découvert, à sa grande surprise, qu'il n'était, après tout, pas "débile" du tout. Il est également devenu témoin de Jéhovah et, grâce à la Bible, il a appris à vivre sereinement en prison. La dernière fois qu'il a eu un avertissement pour discipline, c'est en 1996.
"Je comprends maintenant que j'ai gâché ma vie. Mais j'ai également appris quelque chose au cours de ces longues années en prison: à devenir un homme, à respecter les gens, à ne pas prendre la vie à la légère." Et pourtant, d'après les conditions de sa peine, il n'aura jamais la possibilité d'expliquer qu'il a changé devant le conseil qui décide des libérations conditionnelles. Son appel le plus récent (et le dernier) a eu lieu en octobre 2001. Ses avocats ont affirmé que le laisser encore en prison, c'était empiler les gens. Ils ont expliqué qu'il s'était avéré fiable, très religieux et métamorphosé.
La décision finale figure dans son dossier: Appel rejeté.
Et alors, qu'est-ce que ça peut faire si perpétuité veut encore dire à vie?
Qu'est-ce que ça peut faire si le projet de loi de cet automne tombe à l'eau?
Qu'est-ce que ça peut faire si Donald Logan et tous les autres restent dans une cellule jusqu'à la mort?
Je comptais interviewer un homme, aujourd'hui âgé de 70 ans, qui sait qu'il ne se retrouvera jamais à l'extérieur d'une prison.
Allen Smith. Matricule: 085017. Taille: 1m80. Poids: 80 kgs. Date de naisance: 6 décembre 1936.
Il m'a envoyé un mot me disant qu'il était d'accord pour me rencontrer mais me prévenait qu'il avait eu des problèmes de santé récemment et qu'il avait passé pas mal de temps à l'infirmerie de la prison. Il m'appellerait, disait-il, à l'étude de son avocat.
En attendant le coup de fil, j'ai lu son dossier. Smith avait eu des rapports difficiles avec son beau-père, se retrouvait régulièrement dans des foyers, et était sujet, disait-on, à des accès de colère.
Il avait 16 ans quand, le 2 décembre 1953, il s'est rendu chez Robert and Celeste Holton, un couple âgé qu'il connaissait bien. Il a déclaré qu'il pensait seulement voler mais ça a mal tourné. Il a attrapé un fusil posé à coté du réfrigérateur. Et après cela, il a déclaré qu'il ne sait pas ce qui lui est passé par la tête, pourquoi il a vidé le chargeur sur eux et les a tués tous les deux.
Il a été arrêté le jour même et incarcéré. L'avocat commis d'office lui a conseillé de plaider coupable. De cette façon, il sortirait au bout de 10 ans. "Ecoute-le, petit", lui a dit le sheriff. "Il te conseille bien ". Smith a donc fait ce qu'on lui disait de faire et le 19 décembre, 17 jours à peine après le meurtre, il a été condamné à perpétuité sans possibilité de liberté conditionnelle.
Le juge a expliqué qu'il n'avait pas le choix. "C'est dur pour la cour, c'est dur pour toi et dur pour tout le monde, et trop dur pour les deux personnes qui sont mortes, mais le crime ne paie pas."
Smith a passé plusieurs années en isolement cellulaire et été condamné aux travaux forcés. Il écrit dans son dossier qu'aussitôt après le meurtre il avait été pris d'un profond sentiment de remords. "J'avais espéré qu'ils m'ôteraient la vie, et je n'arrivais pas à comprendre comment j'avais pu faire une telle chose à des gens si formidables, parce que c'était des gens formidables. Cela m'a longtemps obsédé.
Les renseignements dans le dossier sont sommaires, mais il est clair qu'il a subi d'autres périodes d'accès de colère et de désespoir, interrompus par des moments d'espoir et de bonheur. Ce n'est qu'après quelques années de prison qu'il a réalisé qu'il allait passer sa vie entière derrière les barreaux.
En 1976, il a essayé de se construire une vie meilleure en prison et a épousé une visiteuse de prison. A l'époque, il avait espoir qu'on étudierait son cas pour la mise en liberté conditionnelle. Quand il a été clair que ses espoirs étaient vains, il a dit à la femme qu'il voulait divorcer, pour lui rendre sa liberté. Ils s'écrivent toujours.
Puis, en 1982, il s'est échappé de prison, et a été arrêté à nouveau quelques jours plus tard. Il a été condamné, inutilement, à 5 années de peine de prison supplémentaires.
Il est, depuis peu, plus apaisé. Il a donné des cours sur la Bible et des cours d'alphabétisation. Il s'est également qualifié en droit, et, jusqu'à ce qu'il tombe malade, il servait de conseiller juridique aux jeunes prisonniers, les aidant à préparer leurs appels. Dans un texte écrit il y a quelques mois, il dit qu'il n'en a probablement plus pour longtemps à vivre. Il dit que la religion l'a beaucoup aidé:"Je sais que j'ai été pardonné".
J'ai passé la majeure partie de la journée à l'étude de son avocat, à attendre son coup de fil. Mais il n'est jamais venu.
Nicole Dupure n'en est qu'au début du parcours et elle a encore à faire l'expérience du désespoir et de l'apaisement. Elle a commencé à réfléchir à ce qui lui est arrivé et pourquoi. "Je voulais grandir trop vite".
Sa mère et son père viennent la voir régulièrement. "Je fais des efforts pour ne pas montrer quand je suis mal. Surtout pour mon père. Il a 70 ans et il pense qu'il sera mort avant que je sorte". L'enfant qu'elle a eue avec Blevins a deux ans maintenant et a été adopté par la mère de Nicole. La petite fille est venue voir sa mère une seule fois, au mois d'avril. Nicole a été surprise parce qu'elle avait pensé que sa fille ne se souviendrait pas d'elle, mais celle-ci s'est jetée dans ses bras en criant: "Maman!"
Il est l'heure de partir et je pose les toutes dernières questions à Dupure. Si ce projet de loi est rejeté cet automne, si elle devait rester en prison jusqu'à la fin de sa vie, quel prix donnerait-elle à la vie? "Je vais rester positive, répond-elle. "Je ne vais pas essayer de me suicider ou autre. Je suis en prison, certes, mais c'est quand même la vie. Je suis juste dans un autre monde actuellement."
Et ses regrets?
" Je regrette de n'avoir pas écouté ma mère. Elle rit quand je dis ça. Elle me dit: c'est un peu tard, non, Nic?
Je me lève pour partir, et j'entre dans le sas où se trouvent les portes coulissantes en métal. La gardienne de prison s'avance à ma rencontre et crie, "on ferme!".
……………………………………………………………………………………………
Notes:
'felony murder": quiconque présent au moment d'un meurtre peut être accusé de meurtre au même titre que le meurtrier.
http://www.cbsnews.com/stories/2003...
Rapport d'Human Rights Watch
http://hrw.org/french/docs/2005/10/...
...................................................................................................................................
Note perso:
Ca décoiffe, non?
Comment une société peut-elle être assez cruelle pour accepter qu'un enfant (ou quiconque à peine sorti de l'enfance) soit enfermé à double tour jusqu'à SA MORT?
Comment des êtres humains peuvent-ils refuser tout espoir, toute réhabilitation à d'autres êtres humains?
Comment une nation de bigots et de béni-oui-oui peut-elle refuser le pardon à celui qu'elle a engendré?
Comment une société "démocratique" peut-elle n'envisager que la répression comme solution à ses problèmes de société?
Comment une société qui se prétend "juste" peut-elle incarcérer essentiellement les pauvres (et en particulier les "minorités") qui n'ont pas les moyens de se défendre?
Et comment une société qui se veut responsable peut-elle mettre des armes à portée de main de tous et se scandaliser qu'ils les aient utilisées?
C'est pourtant ce qui se passe dans la "plus grande démocratie au monde".
Ca, la peine de mort, la torture (légalisée ou non), le délit d'opinion, les traitements barbares dans les prisons, le port d'armes, la bigoterie: une société de violence et de haine comme nulle part ailleurs.
C'est quoi, la non-démocratie?
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Avenir radieux, Brule - pour - poing
Faut que ca se sache ! clik et voteLE PEN devient sarkozyste.
Il aura finalement suffi de peu de choses pour faire du leader du FN un « toutou » du président. La perte de plus d’un million de voix et une rencontre à l’élysée. Et voilà que Jean-Marie Le Pen se met à louer le travail de Nicolas Sarkozy.
Invité hier de RTL, le président du Front national a jugé que le chef de l’État tenait, pour le moment, «un certain nombre de ses promesses électorales». «Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire».
Pourtant durant toute la campagne présidentielle, le FN n’avait pas ménagé le candidat de l’UMP. A plusieurs reprises, Jean-Marie Le Pen avait qualifiait Sarkozy « d’illusionniste», de «petit télégraphiste de Bruxelles» ou encore de «chef de la racaille politicienne».
Ses attaques se firent même de plus en plus virulentes au fur et à mesure que le leader frontiste sentait la qualification pour le second tour lui échapper. Ainsi, il avait brocardé les origines de Sarkozy : «C’est un candidat qui vient de l’immigration, moi je suis un candidat du terroir. C’est vrai qu’il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français», déclarait-il sur Europe 1 le 8 avril. Enfin dans un entretien accordé au quotidien israélien Maariv le 19 avril, il soulignait que le futur président «est juif par sa mère.
Alors pourquoi un tel revirement ? Peut-être que le vieux chef usé par la dernière campagne a compris que le salut de son parti (et de sa fille…) viendra d’un rapprochement avec l’UMP. En effet, le FN est sorti très affaibli des deux dernières élections. La présidentielle a vu la fuite d’une partie des électeurs frontistes pour l’UMP, et les législatives ont confirmé la chute électorale du FN. A ces mauvais résultats s’ajoutent des comptes exsangues et une perte importante de militants.
L’UMP pourra-t-elle recycler le FN ?
Il faut dire que le jeu de séduction de l’UMP à l’égard du FN fonctionne. Et pour cause. Nicolas Sarkozy a pris une série d’engagement que le FN ne peut qu’approuver. La création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale ou encore la remise en cause du droit de grève. Tout cela va dans le bon sens pour le FN. C’est en quelque sorte le programme du FN qui est appliqué.
En dehors de toute « tambouille politicarde », ce rapprochement de circonstance n’est pas sans un accord idéologique entre le FN et l’UMP, sur le fond. En effet, si le leader historique de l’extrême droite française voit en Nicolas Sarkozy « un type qui tient ses engagements » c’est bien que la politique du président est proche de ce que Le Pen aurait voulu faire, si il était à sa place.
Cela montre en tout cas combien le « prince président » Nicolas Sarkozy est un homme dangereux.
Ulrich Savary.
Lire la suite...
Aux Baumettes, la folie reste derrière les barreaux

Denis (1) a cinquante-cinq ans. En avril 2003, un expert psychiatre avait été sollicité en vue de son placement sous protection juridique. L’expert constatait que, « consécutivement à une hémorragie cérébrale néonatale, sa pensée est ralentie, pauvre, rudimentaire, lui interdisant tout raisonnement logique, toute possibilité d’abs- traction, de conceptualisation… Il présente une débilité profonde… Son quotient intellectuel est voisin de 30… Il a besoin de tutelle et de surveillance ». Il recommandait une protection continue et signalait de nombreuses séquelles physiques qui ne permettaient qu’un périmètre de déplacement limité.
Pourtant, en juin 2006,
Denis est incarcéré aux Baumettes, en détention préventive, pour des faits qui devraient relever de la cor- - rec- tionnelle. L’instruction du dossier est toujours en cours. Un autre expert estime alors que « l’infraction constatée est en relation directe avec la pathologie mentale » dont il est atteint. « Il n’est pas accessible à une sanction pénale » et « doit faire l’objet d’une hospitalisation d’office dans un établissement psychiatrique, et ceci rapidement », ajoute-t-il. Mais Denis reste en prison.
Une contre-expertise juge son discernement seulement « altéré » et l’homme accessible à la sanction pénale, mais remarque aussi qu’il « pourrait être utilement orienté vers une institution adaptée, telle une maison de retraite, de manière à le soustraire aux situations exposées ». Denis est toujours aux Baumettes.
Il ne sort jamais en promenade, il a perdu du poids et se déplace de moins en moins bien. Quand il peut disposer d’une des cinq chambres dont dispose l’unité de consultation et de soins ambulatoires, les infirmières peuvent s’en occuper quotidiennement et lui faire pren- dre une douche une fois par semaine. Mais, comme il n’est pas « le plus mal loti » des prisonniers, il n’en dispose pas régulièrement et, relégué aux étages supérieurs de la prison, ne bénéficie pas du suivi nécessaire à son hygiène.
Le juge d’instruction a rejeté deux demandes de remise en liberté parce qu’elles ne présentaient pas les garanties de sécurité nécessaires et qu’il n’y avait eu « aucune proposition alternative à la détention ». L’Observatoire international des prisons (OIP), qui s’inquiète de la tendance récurrente à incarcérer les débiles profonds, rappelle que « la détention d’une personne malade dans des conditions inadéquates peut, en principe, constituer un traitement inhumain et dégradant », selon la Cour européenne des droits de l’hom- me qui a déjà condamné la France pour ce genre de faits.
(1) Le prénom a été modifié.
Émilie Rive
Contrats libyens: décryptage d'un marchand d'armes
Jean de Quengo de Tonquedec détaille pour Rue89 les règles et coutumes du commerce international des armes.
Nicolas Sarkozy l'a dit dimanche aux Etats-Unis en abordant la vente, pour 168 millions d'euros, de missiles anti-char à la Libye: "Ce contrat, ça fait dix-huit mois qu'on en discute, la transparence, elle était totale." Totale? Pas vraiment, si l'on en croit les confidences d'un ancien du milieu des armes.
Jean de Quengo de Tonquedec a l'apparence d'un vieil Africain blanc. La jovialité, la rudesse et la dose de cynisme qui sied à celui qui a vu et fait beaucoup de choses –pas toujours avouables– dans une vie de baroud. Ancien commandant d'une harka pendant la guerre d'Algérie, puis membre actif de l'Organisation de l'armée secrète (OAS), il a ensuite passé trente ans à négocier la vente de véhicules blindés et de bateaux de guerre. D'abord pour le compte d'une filiale de Renault, la Société des matériels spéciaux, puis pour les Constructions mécaniques de Normandie, aujourd'hui propriété du Franco-Libanais Iskandar Safa. Retraité depuis peu, il détaille volontiers les grandes règles et petits arrangements du système français. Selon lui, l'un des "plus contrôlés au monde".
Les dictatures, ce négociateur connaît. Notamment la Libye du colonel Kadhafi, qu'il a fréquenté à plusieurs reprises dans les années 80 et 90. "La particularité de la Libye, dit-il, c'est qu'elle achète tout et qu'elle a du cash." Riche en pétrole et en gaz, ce pays a les moyens de payer grassement les marchands d'armes. Sans oublier de gros besoins militaires dans une zone agitée par les tensions nées du conflit du Darfour depuis quatre ans. Ce n'est donc pas un hasard si, depuis la levée de l'embargo sur les ventes d'armes en 2004, les grands acteurs du marché (dont la France) frappent à la porte du "guide" Kadhafi.
En janvier 2006, les Italiens furent les premiers à conclure un marché pour dix hélicoptères Agusta, officiellement pour la surveillance des frontières du pays. Anglais et Français proposent aussi leurs avions et leurs navires. Mais c'est finalement l'équipementier européen EADS (co-propriété du groupe Lagardère) qui va le premier fournir à Tripoli des missiles antichar Milan pour un montant global de 168 millions. Un joli contrat qui s'est certainement accompagné du versement de commissions, même si officiellement c'est une pratique interdite par la Convention de l'OCDE ratifiée par la France en 2000. Et même si, selon Jean de Tonquedec, la Libye n'a pas la réputation d'être "un pays très corrompu".
Dernière interrogation: quelles sont les clauses de l'accord de coopération militaire franco-libyen signé le 25 juillet à Tripoli, le lendemain de la libération des infirmières bulgares? Pour le moment, l'Elysée se refuse à en livrer le moindre détail, arguant d'un accord nécessaire de Tripoli pour dévoiler le texte. D'après l'entretien accordé par Saïf Al-Islam, fils du colonel Kadhafi, au journal Le Monde, il serait question "d'exercices militaires" et de la fourniture d'une "manufacture d'armes". Sans plus de précisions. Un beau terrain de recherche pour les futurs membres de la commission d'enquête parlementaire proposée par le Parti socialiste et dont le principe a été accepté par Nicolas Sarkozy.
► Pour en savoir plus: "Marchand d'armes" de Jean de Tonquedec avec Jérôme Marchand, Flammarion, 2003.
Par David Servenay (Rue89) Lire la suite...
Le Cran veut plus de noirs dans les hautes sphères de l'Etat

PARIS (AFP) - La population noire n'est pas assez présente dans la Fonction publique, et notamment dans les hautes sphères de l'Etat, a estimé mercredi le Conseil représentatif des associations noires (Cran), demandant qu'une "étude pilote" soit menée au sein de la Fonction publique hospitalière.
En l'absence de toute statistique sur le sujet, le Cran souhaite que soit mis en place "un outil de la diversité", a rappelé Patrick Lozes, président de cette association créée en 2005 pour promouvoir la place des noirs au sein de la société française, qui était reçu par le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, André Santini.
La Fonction publique hospitalière, qui compte près de 2 millions de personnes, est "emblématique", a déclaré M. Lozes à l'AFP, à l'issue de son entretien.
Dans les hôpitaux publics, "il y a une concentration de nos concitoyens noirs, notamment originaires de l'Outre-mer, parmi les catégories les plus modestes, comme les aides-soignants ou les agents d'entretien", souligne-t-il, souhaitant qu'une étude pilote soit menée dans cette administration.
"La Cnil (Commission La Commission nationale de l'informatique et des libertés) autorise désormais les études sur l'apparence, mais nos responsables politiques ne sont pas conscients de tout ce que la loi permet", a-t-il affirmé, demandant également "la nomination d'un Monsieur ou Madame Diversité au sein de la Fonction publique".
De manière générale, "dans la Fonction publique, on trouve des noirs dans la catégorie C, la plus basse, mais "pratiquement plus quand on monte vers les catégories B et surtout A" (encadrement), a-t-il poursuivi.
Ainsi "il n'y a pas de noirs parmi les 173 ambassadeurs de France actuellement en poste", a-t-il dit, estimant "à peine croyable que parmi les presque deux millions de noirs en France, la diplomatie française ne puisse pas en trouver au moins un digne de représenter son pays".
Sans citer le nom de la nouvelle secrétaire d'Etat chargée des droits de l'Homme, Rama Yade, il a mis en garde contre les "actions coup de poing" ou médiatiques, en réclamant une action de fond sur le sujet.
Le Cran, qui fédère un milliers d'associations, avait écrit début juillet au président Nicolas Sarkozy, chef des armées, pour s'étonner que "l'armée reproduise les inégalités et discriminations raciales qui ont cours dans le reste de la société française".
"Il ne suffit pas de rentrer dans la Fonction publique, il faut aussi pouvoir progresser," souligne M. Lozes.
Selon lui, M. Santini "a reconnu lui-même que la Fonction publique devait donner le bon exemple", sans cependant "prendre d'engagement ferme".
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique a rappelé que l'Etat proposait depuis août 2005 un dispositif permettant à des jeunes peu qualifiés de moins de 26 ans d'intégrer la Fonction publique, appelé PACTE.
De plus, une allocation de 2.000 euros sera mise à la disposition de jeunes issus de milieux défavorisés à partir de septembre pour les aider à préparer les concours d'entrée dans la Fonction publique.
"Nous saluons ces initiatives, mais comment mesurer leur impact sans véritable évaluation statistique", ajoute M. Lozes, qui a déjà des rendez-vous avec d'autres ministères dès septembre.
Par Cécile AZZARO
Encore des musiciens bloqués

Refus de visas
pour "Les Gwanas de Fès"
NOUVELOBS.COM | 08.08.2007 | 13:10
Les six membres du groupe marocain étaient invités au festival "Les Nuits secrètes" d'Aulnoye-Aymeries, dans le Nord.
Affiche du festival "Les nuits secrètes"
Affiche du festival "Les nuits secrètes" (DR)
Six artistes marocains invités à se produire au festival "Les Nuits secrètes" d'Aulnoye-Aymeries (Nord), de vendredi à dimanche 12 août, se sont vu refuser leur visa sans que le consulat ne justifie sa décision, a dénoncé mardi 7 août le directeur artistique de la manifestation.
"Les Gnawas de Fès" étaient invités dans le cadre d'un projet mis en place "depuis un an" et devaient proposer un concert de musique traditionnelle, a expliqué à l'AFP Olivier Connan.
"aucune difficulté pour les Australiens, les Japonais …"
Agés de moins 30 ans, ces artistes, "des musiciens déclarés", "se sont vu refuser leur visa sans raison officielle", a-t-il affirmé, en soulignant ne pas comprendre "pourquoi les Marocains n'auraient pas le droit de venir, alors (qu'il ne rencontre) aucune difficulté pour les Australiens, les Japonais..."
"L'argument souvent c'est de dire qu'il risquent de ne pas rentrer dans leur pays. Mais, dans la tradition gnawa, c'est justement l'inverse, ils sont très attachés à leurs origines", a souligné Olivier Connan, en estimant qu'il n'y avait "aucun danger".
Le festival Afrikabidon, organisé du 19 juillet au 12 août en Ardèche, a connu des difficultés similaires avec des artistes sénégalais. (AFP)
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, culture
Faut que ca se sache ! clik et voteNouvelle Calédonie: nouvelle crise
A Nouméa, démission collective du FLNKS
Après l’élection d’un nouveau président du gouvernement, mini crise en Nouvelle-Calédonie.
Par N.Cr./LIBERATION
QUOTIDIEN : mercredi 8 août 2007
Imbroglio à Nouméa. La Nouvelle-Calédonie s’est certes dotée hier d’un nouveau président du gouvernement, en la personne de Harold Martin, président du parti Avenir Ensemble (droite), élu avec les voix des loyalistes de l’exécutif dont celles de l’UMP. Mais les indépendantistes du FLNKS ont démissionné, arguant d’une erreur de vote d’un de leurs élus, la veille, lors de la désignation du gouvernement par les membres du Congrès. Dès lors, Harold Martin est en sursis puisque la démission collective des élus du FLNKS entraîne une nouvelle élection (dans les quinze jours) du gouvernement. « On a demandé l’annulation du scrutin, car au final, il y avait 55 bulletins pour 54 votants, mais le président du Congrès nous a dit que ce n’était pas possible, donc nous démissionnons», a expliqué Jean-Pierre Djaïwe, du Palika, une des composantes du FLNKS.
La stabilité politique en Nouvelle-Calédonie n’est donc pas acquise. Pourtant, les deux frères ennemis de la droite, Avenir Ensemble et l’UMP, s’étaient engagés sur le chemin de la réconciliation. Sous la forte pression du gouvernement. D’ailleurs, le FLNKS s’est publiquement «inquiété» hier de la réunion le 10 juillet entre le ministre de l’Outre-mer, Christian Estrosi, Pierre Frogier, patron de l’UMP locale et Harold Martin. Le FLNKS a ainsi dénoncé «le rôle partisan de l’Etat».
En fait, les indépendantistes redoutent que l’alliance (à l’ancienne mode) de la droite freine le processus des accords de Nouméa de 1988, qui prévoient un référendum d’autodétermination entre 2014 et 2018.
Dingue, dingue, dingue

Les New-Yorkais manifestent pour une image libre
Par Malika Worrall (Journaliste) 19H21 07/08/2007
Lors de la manifestation d'Union Square (Malika Worral).
(De New York) Après des semaines de lutte, les New-Yorkais peuvent sourire: ils garderont, comme les touristes, le droit de photographier librement leur ville. Vendredi, la municipalité a annoncé le retrait d'un projet du bureau municipal du film (MOFTB) qui aurait rendu obligatoire l'obtention d'un permis pour capter des images à New York.
Cette information, relayée par le New York Times, prouve que la mobilisation a payé. Des centaines de photographes, réalisateurs et militants de la liberté d'expression se sont en effet battus pour protéger leur droit à l'image gratuite. Ils ont battu le pavé et lancé des manifestations multimédia, afin de gagner des soutiens avant la fin de la période légale de consultation du public, vendredi dernier.
Les nouvelles règles auraient rendu l'obtention d'un permis obligatoire pour des tournages ou séances photo impliquant deux personnes ou plus pendant une durée supérieure à trente minutes, ou cinq personnes ou plus utilisant un trépied pendant plus de dix minutes. Les réalisateurs et photographes devaient aussi avoir une assurance responsabilité civile à hauteur d'1 million de dollars. Le MOFTB a reconnu que son projet était confus, et aurait pu être trop largement appliqué, y compris au détriment de touristes. De nouvelles règles seront soumises à l'approbation du public.
Les militants de la liberté d'expression, qui attendent cette nouvelle proposition avec vigilance, se sont mobilisés massivement ces deux dernières semaines. Plusieurs manifestations ont eu lieu contre le projet et une pétition en ligne a rassemblé plus de 31000 signatures vendredi. Un rassemblement a également eu lieu à Union Square et des vidéos en ligne ont été adressées à Julianne Cho, du MOFTB. A la tête de ces manifestations: une coalition d'artistes, de réalisateurs et de photographes baptisée "Picture New York Without Pictures of New York".
Une menace pour les pigistes?
Soutenue par la section new-yorkaise de l'Union pour les libertés civiles (NYCLU), Picture New York critiquait surtout la discrimination implicite à l'encontre des photographes et réalisateurs indépendants, qui n'ont pas les moyens de payer l'assurance requise. "Je fais partie d'un média indépendant qui n'est pas considéré comme une forme crédible d'information, déclarait Jim Costanzo, un artiste-photographe activiste, lors de la manifestation à Union Square. Je suis sûr que Fox et les grands médias obtiendront ce qu'ils voudront. Mais quid de ceux qui ne travaillent pas avec les grand médias? C'est là que ça devient un problème de censure."
De son côté, le site web du MOFTB notait qu'il est rare pour les photographes amateurs de rester au même endroit plus d'une demi-heure, et affirmait que les étudiants et les photographes de presse seraient à peine affectés par les nouvelles règles. Le site envisageait la possibilité de renoncer à l'obligation d'assurance au cas par cas, sous certaines conditions.
"Une violation du premier amendement"
Mais ça n'a pas suffit à apaiser les opposants, qui voyaient dans les nouvelles règles une violation du premier amendement de la Constitution américaine. Cet amendement protège les cinq libertés de religion, de parole, de la presse, de s'assembler et de lancer une pétition. La coalition Picture New York a ainsi répété plusieurs fois que le seul permis nécessaire pour photographier New York est justement le premier amendement: "Il y a certaines libertés de base dans notre démocratie, disait Ben Sheperd, un militant qui battait le pavé d'Union Square. Mais existent-elles vraiment si nous ne pouvons même pas en bénéficier?"
Pour les militants des libertés civiles, ce projet n'était qu'une nouvelle tentative de restreindre les libertés dans la ville. Depuis janvier, de nouvelles règles de police imposent par exemple une autorisation pour les rassemblements publics de plus de 49 personnes. Par ailleurs, des photographes et réalisateurs se plaignent d'être déjà harcelés par la police. "Apparemment, la police arrête couramment les gens qui ont des caméras", affirme James Wagner, un photographe et blogueur sur la politique et les arts visuels.
L'histoire d'amour de New York avec l'image
Ce projet de règlement était en fait la réponse à une plainte déposée par la NYCLU contre le MOFTB, après la mésaventure d'un documentariste indien, Rakesh Sharma. On lui avait interdit de filmer car il n'avait pas d'autorisation, malgré l'absence de réglementation en la matière. Le MOFTB soutient qu'il ne cherche qu'à éviter ce type de situation. Mais les militants ne l'entendent pas de cette oreille. Comme le disait un des manifestants, "New York vit une histoire d'amour avec l'image: les images que les gens adorent, les images à travers lesquelles ils tombent amoureux de New York ne pourraient pas exister si ce règlement est adopté."
Traduction: Augustin Scalbert
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, Avenir radieux
Faut que ca se sache ! clik et voteLes sarcophages c'est Bouygues naturellement :-)
TCHERNOBYL
L'appel d'offres remporté par un consortium français
NOUVELOBS.COM | 08.08.2007 | 11:18
Un nouveau sarcophage va être construit par Bouygues et Vinci pour remplacer la structure érigée juste après la catastrophe de 1986.
A Monaco , on rigole pas
Prison ferme requise contre l'auteur d'un "Charlie Hebdo"
NOUVELOBS.COM | 08.08.2007 | 10:14
Marc Giacone ambitionnait de réaliser une imitation du journal satirique dans la Principauté. Le délit d' "offense au chef de l'Etat" a été retenu.
Une peine de six mois de prison ferme a été requise mardi 7 août par le procureur devant le Tribunal correctionnel de Monaco, contre l'auteur d'un site Internet qu'il voyait en "Charlie Hebdo monégasque", une vision satirique de la classe politique de la Principauté et du prince Albert II.
Marc Giacone encourt également une amende de 1.500 euros. Agé de 53 ans, cet organiste dans une chapelle du Rocher au moment des faits a été démis de ses fonctions depuis lors.
Le site incriminé et dont l'accès a été suspendu au bout de quelques jours, "Monaco Politic Circus", présentait dans une galerie de portraits caricaturant l'intégralité de la classe politique monégasque. Ces personnages, dont le prince, étaient notamment affublés d'un nez rouge.
"Chef clown séducteur"
Albert II était ainsi devenu "chef clown séducteur", tandis que le ministre d'Etat – équivalent du chef du gouvernement – Jean-Paul Proust était affublé du titre de clown "ronfleur", désespérant de pouvoir terminer sa sieste.
Au total, douze personnalités visées ont déposé plainte pour "injure", tandis que le délit "d'offense au chef de l'Etat" a donc été retenu s'agissant du monarque. Pour sa défense, Marc Giacone explique qu'il n'avait "l'intention de faire qu'une imitation, certes mauvaises, d'un Charlie Hebdo monégasque", et a demandé "sincèrement pardon à toutes les personnes qu'(il) a insultées".
Dérapage et diffamation
Pour sa part, le procureur Gérard Dubes a estimé que le prévenu avait "dérapé gravement et basculé dans la diffamation". "C'est la première fois qu'on va si loin dans une atteinte au souverain", a-t-il affirmé.
L'avocat de Giacone, Me Patrick Bérard, a défendu le droit à liberté d'expression et relativisé les propos de son client: "le procès des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, c'est autre chose que de dessiner des grandes oreilles et un nez rouge", a-t-il suggéré, en rappelant qu'en France, le dernier procès pour "offense au chef de l'Etat" remonte à 1965.
Le jugement a été mis en délibéré au 9 octobre.
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, Censure
Faut que ca se sache ! clik et voteWhy French President Sarkozy lashes out 2 U.S journalists (French explications)

Just remember Sarkozy Bush meeting...
The photo was strange isn'it .?
Sarkozy the little
Bush the big..
and?
the same size ?
Essayez dans google :
sarkozy lashes out
Ouh !
Mauvaise operation Nicolas! !!
et là on peut voir à quel point cette humeur Sarkozyenne "marque mal" est nefaste pour son image..
mais une image n'est elle pas le reflet du bonhomme ?
Nous on le connait .
USA now you know the guy...
Et pourquoi Sarkozy s'enrve t il tant ?
Et si le journaliste etait un sniper ...?
tu parles d'une protection....
Ah bah bravo...
On est bien entouré...
Et Mme Dati est là incognito , ministre dela justice et Gardes des Sceaux ,
le Nicolas parle de transparence...
il est bien opaque le Monsieur et depuis longtemps..
Quelqu'un qui parle de transparence aussi souvent doit bien avoir qq chose qui le tracasse...
Foutu budget quand meme le Nicolas en vacances ...
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : SARKOMEDIAS, Train de vie Sarkozy
Faut que ca se sache ! clik et voteSarkozy bons baisers de wolfeboro

Guillemette Faure, collaboratrice de Rue89, nous adresse cette carte postale de Wolfeboro, où elle a couvert les vacances des Sarkozy pour le compte de RTL et du "Figaro".
(De Wolfeboro) C’est quand j’ai vu Nicolas et Cécilia Sarkozy, Rachida Dati et leurs amis aller louer des vidéos pour tuer une journée sous la pluie que je me suis dit qu’il était temps de quitter Wolfeboro. Nicolas portait un jean et une chemise à carreaux, Cécilia un chapeau genre cow-boy. Moi aussi, pendant plusieurs jours, je me suis sentie à Crawford, au Texas (la maison de campagne de George Bush). Avant de rentrer, quelques précisions et souvenirs de vacances...
La suite sur rue89.om en cliquant le titre de ce message...
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : SARKOMEDIAS, Train de vie Sarkozy
Faut que ca se sache ! clik et voteLa version Officielle..tu parles.
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : SARKOMEDIAS, Train de vie Sarkozy, Video
Faut que ca se sache ! clik et voteUtile : Cours officiel de Langue de bois.

DEEPINYOURASSmanagement
consulting-coaching-jogging-fist-fucking
16 rue de la poupée kitousse
neuilly-prat/seine
08.00.00.00.17 n°vert de gris (8€ la seconde)
(organisme agrée par la résidence de l'arrêt publique)
Merci à Kelu pour cet envoi
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : Bonus Torapamavoyen, drole ?, Vos messages
Faut que ca se sache ! clik et voteLa SNJ exige des excuses de Sarkozy ..(déjà? lol )
Sarkozy se fâche contre des photographes, le Syndicat national des journalistes exige des
EUROPE mar 07 août, 11:08
Le Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT) "exige" mardi dans un communiqué que le président de la République, Nicolas Sarkozy, présente ses "excuses" aux deux photographes américains qu'il a pris à partie dimanche.
Un incident a opposé dimanche le président français à deux photographes qui faisaient un reportage sur ses vacances, Nicolas Sarkozy ayant violemment pris à partie l'un d'entre eux après être monté à bord de leur bateau. Il a piqué une colère contre les photographes qui le traquaient, perturbant le rythme de son "American way of life" fait de jogging, jet-ski et parties de pêche dans une station estivale huppée du nord-est des Etats-Unis.
Le SNJ-CGT "dénonce la violence" de la réaction d'un "président aux nerfs fragiles" qui "se complait à solliciter plus qu'à son tour les médias sur le moindre de ses faits et gestes et s'est trouvé piégé en se brûlant aux feux de la rampe". "L'homme aux nerfs d'acier a craqué pour des photos en menaçant des journalistes d'agence et non comme certains ont voulu le faire croire en ayant à faire à des +paparazzi+ en mal de scoop", souligne le syndicat qui appelle le président à retrouver son "calme".
"Zut alors! Le président français perd son sang froid", titrait lundi sur son site internet le quotidien local New Hampshire Union Leader, les deux premiers mots en français dans le texte.
La version papier du journal, dont le titre est plus mesuré --"Les appareils photos font enrager Sarkozy sur un lac du New Hampshire"-- publie à la Une une photo du chef de l'Etat en maillot de bain. Il se trouve sur un hors-bord conduit par un des agents de sécurité français qui l'accompagnent, et pointe du doigt en direction de deux photographes postés non loin à bord d'un autre bateau.
Dimanche en milieu de journée, vers 14H00 (18H00 GMT), M. Sarkozy a violemment pris à partie l'un d'entre eux après être monté à bord de leur bateau, avait-on appris dimanche soir auprès de l'un des deux reporters, Vincent DeWitt.
"Un photographe d'Associated Press, Jim Cole, et moi, sommes sortis vers 13H00 en hors-bord et nous nous sommes dirigés vers la villa où réside le président", a précisé le photographe indépendant. "Il y avait du mouvement sur le pont, le président, une femme et des enfants ont pris place à bord d'un bateau", a-t-il poursuivi.
"C'est là que nous avons vu M. Sarkozy pointer du doigt vers nous. Je pouvais voir qu'il était furieux. Il a demandé au capitaine de se diriger vers nous, et lorsque son bateau s'est approché il est monté à bord", a précisé M. DeWitt. "Il a commencé à nous invectiver en français, avec véhémence. A bord du bateau tout le monde restait très calme. A un moment il s'est approché de moi et m'a pris mon appareil photo, il l'a tenu entre les mains un certain temps", a dit le journaliste.
"La femme à bord du bateau (...) nous a dit en anglais très calmement: le président vous avait demandé de ne plus faire de photos", selon le photographe, qui a rapporté que M. Sarkozy s'était ensuite calmé et était reparti en répétant qu'il avait demandé que les journalistes cessent de faire des photos. Les photographes présents à Wolfeboro où réside le président sont tous anglophones, et ont assuré ne pas avoir compris le président lorsqu'il a demandé aux medias dimanche matin lors d'un point de presse de le laisser tranquille avec sa famille.
Les journalistes soulignent par ailleurs que les eaux du lac sont publiques et qu'ils font leur travail, ce que le chef de l'Etat lui-même a reconnu dans un premier temps. "Je vais répondre à toutes vos questions, et puis après peut-être que vous pourrez (...) me laisser avec ma famille tranquillement", avait-il dit au début du point de presse.
"Je suis venu chercher l'Amérique profonde, les forêts, les lacs, la tranquillité. J'ai trouvé les forêts et les lacs, la tranquillité on a veillé à ce que je ne puisse pas en bénéficier", avait dit M. Sarkozy.
Le responsable à Wolfeboro de la sécurité du président, Fabrice Chanudet, a répondu qu'il n'avait aucun commentaire à faire. "Je suis responsable de la sécurité, j'ai organisé la rencontre des médias avec le chef de l'Etat dimanche matin, c'est tout. Il faut s'adresser à l'Elysée pour une réaction", a-t-il dit. Pour le député Jean Glavany (PS), "on ne peut pas convoquer les gens (à un point de presse) et leur intimer l'ordre, brutal, de ne pas faire leur métier". "Cette République des médias menés à la botte finira mal, tôt ou tard", a-t-il dit lundi.
M. Sarkozy passe des vacances avec sa famille et des amis dans une luxueuse maison à Wolfeboro, en bordure du lac Winnipesaukee. Il a indiqué avoir été invité par des amis qui viennent depuis longtemps dans la région.
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : SARKOMEDIAS, Veille citoyenne
Faut que ca se sache ! clik et vote07/08/07
Saint Denis Frederic raconte
Le parquet de Bobigny annonce avoir "ouvert une enquête dès le 6 juillet" au sujet de l'homme blessé à la jambe à Saint-Denis après avoir été renversé par un bus de la RATP, démentant ainsi ne pas avoir été informé par les policiers de Saint-Denis. La victime accuse notamment le chauffeur de "délit de fuite".
Le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a ouvert une enquête le 6 juillet au sujet d'un jeune homme de 27 ans, blessé à la jambe à Saint-Denis après avoir été renversé par un bus de la RATP, a-t-on appris mardi 7 août auprès du parquet.
Le parquet a expliqué avoir "ouvert une enquête dès le 6 juillet" afin de "déterminer les conditions dans lesquelles le jeune homme (avait) été blessé", démentant ainsi une information de Libération, selon laquelle le parquet n'avait pas été informé par les policiers de Saint-Denis.
Question du délit de fuite
"J'ai porté plainte contre le chauffeur de bus RATP de la ligne 170 le 17 juillet auprès du commissariat de Saint-Denis", a expliqué à l'AFP la victime, Frédéric Dumesnil, 27 ans, hospitalisé à la clinique Hoffmann de Rosny-sous-Bois avec 45 jours d'ITT (Incapacité totale de travail). Selon le jeune homme, le chauffeur du bus ne s'est pas arrêté après l'avoir percuté.
Selon le parquet, en revanche, "le délit de fuite du chauffeur de bus n'est pas caractérisé" en l'état actuel de la procédure. Des "témoins de part et d'autre" ont été entendus et "les bandes vidéo du bus ont été saisies".
La victime a raconté à l'AFP s'être rendue le 6 juillet vers 18H00, "à Saint-Denis pour voir un ami".
"Je suis sorti d'un supermarché, j'ai entendu quelqu'un me dire de faire attention. J'ai vu le bus arriver sur moi. J'ai tenté de me déporter et j'ai eu l'impression qu'il venait sur moi. Il a roulé sur ma jambe droite et il a continué sa route", a expliqué Frédéric Dumesnil, père de quatre filles âgées de trois mois à 5 ans.
"Huit policiers, munis de flashballs"
La police est arrivée rapidement sur place mais Frédéric Dumesnil ne comprend pas que "huit policiers, munis de flashballs, soient restés tout autour de moi, sans rien faire, alors que j'étais blessé à la jambe". "C'est un de mes amis qui est venu me faire un garrot avant que les pompiers n'arrivent", a-t-il ajouté.
L'avocat de la victime Me Patrick Arapian ne comprend pas que la RATP n'ait pas contacté son client depuis le 6 juillet.
Selon la RATP et le parquet, le chauffeur a expliqué "avoir été victime d'une agression" peu avant l'accident.
La RATP n'a pas confirmé la responsabilité du chauffeur, disant "attendre les conclusions de l'enquête". (AFP)
NOUVELOBS.COM | Lire la suite...
Publié par loran 1 commentaires
Libellés : Infos //, Infos //POLICE
Faut que ca se sache ! clik et voteLes 100 jours de Sarkozy

L’état de grâce que connaissent tous les nouveaux présidents touche à sa fin, et les premiers "couacs" apparaissent.
La précipitation n’est jamais la meilleure des solutions, et le passage en force de différentes lois (pendant que les Français se font bronzer) risque de causer quelque agitation à la rentrée.
Appliquant l’inverse du concept de Robin des Bois, lequel, comme on le sait, prenait aux riches pour donner aux pauvres, Nicolas Sarkozy a commencé par baisser les impôts des riches, et tenté une hausse de la TVA, impôt injuste puisqu’il défavorise surtout les classes pauvres et moyennes.
Pour l’instant, ce projet est retourné dans un tiroir, mais nul doute qu’il n’en ressorte sous peu.
En ne remplacant qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, l’Education nationale va se trouver affaiblie.
Pour permettre à une classe scolaire de ne laisser personne sur le côté de la route, il faudrait un maximum de 17 élèves par classe. On en est déjà très loin, et on va s’en éloigner un peu plus.
De plus l’abandon de la carte scolaire va favoriser les plus malins, et laisser de côté les secteurs difficiles.
La banlieue pourrait bien se trouver très agitée sous peu.
Le bouclier fiscal ne semble pas avoir eu beaucoup d’effet jusqu’à présent puisqu’une bonne partie des nantis, d’Amélie Mauresmo, à Patricia Kaas en passant par Marc Levy n’envisagent pas pour l’instant de retourner au pays.
Et puis, en mettant à la retraite 23 000 fonctionnaire, on ne réalise aucune économie, puisque l’Etat doit payer les retraites, et comme dit Eric Woerth, ministre du Budget, le compte n’y est pas.
L’affaire Clearstream ne touche pour l’instant que le pouvoir précédent, mais qui nous dit que les juges n’iront pas pousser leur investigation un peu plus en avant, pour comprendre comment ce faux document est arrivé sous les yeux de Villepin, alors que Sarkozy était ministre de l’Intérieur ?
Quand au sacro-saint droit de grève, fallait-il y toucher, au risque de réveiller le mouvement ouvrier ? C’est lorsqu’ils sont les plus affaiblis que les syndicats sont capables des plus grandes audaces.
Le pétard mouillé de Grenelle aura vite fait long feu, et les défenseurs de l’environnement vont peut-être arrêter rapidement leur bienveillance sarkozyste et leur flirt avec Nicolas Hulot.
La croissance zéro ne fait pas l’affaire de tous et l’Europe va punir les mauvais élèves.
Et puis le leurre de la chute du chômage va être de plus en plus voyant, puisque de nombreux professionnels affirment haut et fort que les chiffres sont truqués.
Sans parler de la Bourse... qui baisse, baisse.
Et quid des infirmières toujours déconsidérées, de La Poste de plus en plus menacée, des délocalisations qui vont se poursuivre au nom de la logique du marché, des intermittents du spectacle pour qui rien n’a été modifié, de la SNCF qui voit la concurrence se presser au portillon ?
Que vont faire les ministres « caution » de l’ouverture à gauche, douchés déjà, comme c’est le cas pour bernard Kouchner, lequel a vu comment Cécilia pouvait lui brûler la politesse dans l’affaire des infirmières bulgares.
Et comment vont finir les remous déclenchés par la sordide tractation nucléaire avec Khadafi, dans le dos de nos partenaires allemands.
Au niger, Areva se trouve dans la tourmente, pris au piège d’un conflit dont le nucléaire semble être le principal facteur, puisque les Etats-Unis, la Chine et la Lybie y pointent le bout du nez.
Bref on l’aura compris, la rentrée 2007 risque d’être chaude.
Tant mieux, car le mois de juillet a été si froid, qu’il faut bien de temps en temps trouver des compensations.
par olivier cabanel
http://www.agoravox.fr
ATTAC contre les franchises
« Plus on rationne les soins, plus nombreux sont ceux qui attendent de se faire soigner. La pathologie se développant, les soins coûtent en définitive plus cher. Instaurer un système de franchise est donc un non-sens économique », dénonce le mouvement altermondialiste, membre du collectif d’organisation de la Journée nationale contre les franchises, prévue le 29 septembre. Une journée qui, selon l’association, « doit être le point de départ d’un vaste mouvement d’opinion afin d’obliger le gouvernement à retirer son projet ».
Lire la suite...
Publié par loran 0 commentaires
Libellés : Résistance en France, Sante
Faut que ca se sache ! clik et votePetit tour du net qui se bouge ! images §
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : **, Bonus Torapamavoyen, Zimages
Faut que ca se sache ! clik et voteLE Blog de Mononoke retrouvez le lien en bas de page
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : Bonus Torapamavoyen
Faut que ca se sache ! clik et voteCe n'est qu 'un début, le fichage continue
Le moteur de recherche Spock fiche les internautes
VALÉRIE COLLET/LE FIGARO
Publié le 07 août 2007
Actualisé le 07 août 2007 : 07h40
Dans quelques semaines, un nouveau moteur de recherche va faire parler de lui. Baptisé "Spock", il a l'intention de recenser des millions de profils personnels. En faisant fi des question de protection de la vie privée.
VOTRE VIE privée intéresse les moteurs de recherche. L'un d'entre eux, baptisé Spock - comme le héros de la série télévisée Star Trek - actuellement en phase de test, mettra en ligne dans quelques semaines des données personnelles portant sur 100 millions d'individus. Ce n'est là qu'un début. À terme, Spock envisage d'indexer toutes les informations disponibles sur des centaines de millions de personnes en piochant dans les sites Internet et en agrégeant ces données personnelles.
Les fondateurs de Spock, une start-up basée à Redwood en Californie, sont confiants : près d'un tiers des recherches effectuées sur Internet concernent des personnes. « Au lancement, nous aurons 100 millions de profils d'individus, a assuré Jaideep Singh, le président de Spock interrogé par 01net. Mais nous avons déjà indexé 400 millions de profils. Nous avons commencé avec des célébrités pour entraîner l'algorithme. Pour l'instant 75 % des profils concernent des Américains. »
La société composée d'une trentaine de personnes basées aux États-Unis et en Inde a été créée il y a moins d'un an grâce à une levée de fonds de sept millions de dollars. À terme Spock sera financé par la publicité comme tous les autres moteurs de recherche.
Pour l'instant inaccessible, Spock propose d'aller au-delà d'une simple requête à partir d'un nom comme Google, Yahoo ou Live Search le font déjà. L'algorithme peut aussi fournir une liste de noms quand l'internaute tape une requête portant sur un parti politique, une famille, une entreprise...
À l'inverse, il permet aussi de faire une recherche à partir d'une liste de contacts. Ainsi, Spock doit être capable de déceler un joueur de golf parmi vos contacts. De là à fournir des informations plus sensibles, il n'y a qu'un pas...
Les dirigeants de Spock ne veulent pas s'appesantir sur les questions d'éthique arguant que d'autres sites se sont déjà spécialisés sur les recherches portant sur les individus, en passant au crible les contacts professionnels, les carnets d'adresses et les réseaux sociaux (ZoomInfo, UpScoop ou ProfileLinker).
Pour nourrir leur banque de données, les « agents » de Spock vont puiser dans tous les sites Internet auxquels les internautes ont eux-mêmes fourni des renseignements. Le fait que ces informations soient détournées de leur vocation initiale ne semble pas inquiéter les fondateurs.
Les utilisateurs informateurs
Ceux-ci soulignent que les utilisateurs participent eux-mêmes à l'élaboration de ce vaste annuaire. « La méthode d'indexation automatique ne permet pas d'interpréter toutes les données que nous récoltons et l'apport des utilisateurs pallie ces manquements », précise Jay Bhatti, cofondateur du site. Ainsi, les utilisateurs sont invités à corriger les erreurs de Spock.
Les personnes indexées de force peuvent, certes, demander que le contenu les concernant soit retiré du site et accéder aux sources. Mais ces dispositions semblent insuffisantes aux yeux des associations de défense des droits des utilisateurs en ligne. « Les internautes peuvent se sentir attaqués en voyant des informations les concernant agrégées de cette manière surtout s'ils n'ont pas choisi de le faire par eux-mêmes », constate Derek Slater de l'Electronic Frontier Foundation. Selon le droit américain, les moteurs de recherche ne sont pas considérés comme responsable du contenu qu'ils fournissent.
Mais les dirigeants de ces entreprises, dont l'impact médiatique est considérable, sont conscients qu'ils ne pourront pas éternellement s'abriter sous ce parapluie juridique. Les grands noms de l'Internet sont forcés de mettre en place des politiques de protection de la vie privée plus respectueuses des libertés individuelles. Les utilisateurs y sont de plus en plus sensibles.
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, Avenir radieux
Faut que ca se sache ! clik et voteCa se passe à Lille et ce n'est pas glorieux

Restez au courant via :
de toutes une série d’occupations (chronologie, compte rendu, photos, son, analyse)
http://lille.indymedia.org/
Grève de la faim des sans-papiers
Les soutiens sont appelé-e-s à se retrouver place de la république tous les jours à 18H.
lundi 6 août Des nouvelles nous proviennent de Rennes et Toulouse où les sans papiers continuent leurs gréve de la faim et où les juges les maintiennent en rétention. Les actions de soutien s’organisent également là bas.
dimanche 5 aout A 15H ne pas rater l’émission de radio indymedia lille | enregistrement de l’émission.
samedi 4 août des rassemblements ont lieu à Rennes et Toulouse. Sur Lille, 32 sans papiers sont passés et ont été libérés pour vice de forme. Sinon toujours des problèmes dans les hopitaux, des arrestations (récit)et des violences policières (photos) | communiqué du csp59
vendredi 3 août, rendez vous au tgi de lille à 10h (récit)| Depuis l’expulsion de la Bourse du Travail, les grévistes de la faim subissent de nombreuses brimades et violences et la préfecture agit dans la confusion .
jeudi 2 août visite d’Albert Jacquard aux grévistes | Communiqué de soutien du collectif "Libérez-les !"
mercredi 1 août expulsion de la bourse du travail : déroulement | photos
communiqué du CSP, soutien de la CGT cégélec. récit et photos d’une après-midi avec des grévistes de la faim à saint-philibert.
mardi 31 juillet le CSP59 dépose la liste de 56 grévistes de la faim et la liste des 12% de dossiers en instance ou en retard depuis 2004 Communiqué. La préfecture annonce la "vérification" de 35 cas annoncés comme régularisés mais n’ayant toujours rien obtenu, l’examen prioritaire des dossiers des grévistes de la faim, et l’étalement des dossiers des 12% sur les rencontres mensuelles des prochains mois, et exige l’arrêt de la grève de la faim ce jour en menaçant d’une évacuation de la Bourse du Travail.
dimanche 29 juillet réponse du CSP59 au dernier communiqué préfectoral et annonce que 3 listes seront déposées le 30 juillet à lire dans les commentaires de cet article
vendredi 27 juillet communiqué de presse de la préfecture : la préfecture confirme sa décision de mettre fin aux accords et propose que soit transmise la liste des grévistes dont les dossiers, déjà présentés, seraient sans réponse. La préfecture affirme qu’il n’y aura pas de régularisation "massive".
jeudi 26 juillet communiqué de presse du CSP59 - bilan des régularisations depuis mars : un certain nombre de régularisés ont fait l’objet d’arrestations voire de tentatives d’expulsion suite à l’occupation du 15 juin.
mercredi 25 juillet, installation à la bourse du travail : Les sans-papier-e-s en grève de la faim s’installent dans les jardins de la Bourse du Travail. | communiqués de presse : LDH | Hélène Flautre | communiqué de la préfecture du 25 juillet
dimanche 22 juillet communiqué du CSP59 à propos des causes de la grève de la faim : les demandes d’explication et de déblocage du CSP59 pour les nombreux dossiers bloqués ou en attente n’obtiennent pas de réponse satisfaisante, les occupations sont systématiquement évacuées et 60 personnes sont arrêtées le 15 juin.
jeudi 19 juillet le préfet annonce dans la presse que les accords qui régissaient les rapports du CSP59 , des assos et de la préfecture "ont vécu".
mercredi 18 juillet dans le cadre des rencontres mensuelles, une délégation se rend en préfecture. Les représentants de l’Etat n’évoquent pas le cas des grévistes de la faim. Lettre ouverte commune LDH, Cimade, CSP59, MRAP
mardi 17 juillet : Procès en appel pour les grévistes de la faim, à la Cour d’Appel de Douai (258 rue de Paris) à partir de 8h. Appel à soutien ! Rendez-vous covoiturage de Lille : 8h devant le CCL (4 rue de colmar).
lundi 16 juillet : Les grévistes de la faim interpellés vendredi au CHR devaient comparaître au TGI. La procédure est rejetée pour vice de forme mais le parquet fait appel (mardi à Douai). | Ce soir deux grévistes de la faim ont été hospitalisés.
samedi 14 juillet : un rassemblement de soutien 17h place de la République à Lille est empêché par la police. Appel et déroulement
vendredi 13 juillet : sortie publique des grévistes de la faim au CHR pour faire constater leur état de santé.. Une cinquantaine de grévistes est arrêtée et placée au centre de rétention de Lesquin suite à leurs prises de sang. Déclaration publique des grévistes et déroulement de la journée
Des sans-papiers ont déclenché une grève de la faim depuis le 15 juin à Lille suite à leurs pacement en centre de rétention. Ces arrestations ont eut lieu lors de la dernière
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : immigration choisie/jetable, Veille citoyenne
Faut que ca se sache ! clik et voteRecu sur myspace / via Fabienne

A votre avis, le séjour de Rachida Dati est aussi payé par les potes milliardaires de Sarko ??????
Ou pait-on, nous pôv contribuables, des vacances de tzars aux membres du gouvernement adoubés par Sarko 1er?
Il ne faut pas lâcher l'affaire et réussir à savoir qui paie quoi !!!!!!!
Quant à la libération d'Ingrid Betancourt, j'l'avais dit que Cécilia même en vacances faisait des miracles.....;))))) Avant même que l'info ne soit démentie, on entendait dire sur les chaînes d'infos continues que le nom de Cécilia avait été prononcé..... Incroyable, non ?????...... Et maintenant qu'on sait que tout çà est bidon, la Cecilia, elle a fait quoi ????......;)))))
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : Vos messages
Faut que ca se sache ! clik et voteRomain est libre...
Romain est libre depuis 15 jours ..
E tnous some sbien content que cela soit achevé.
Un autre est déjà condamné à 4 mois fermes pour avoir insulter Sarkozy alors premier ministre..
d'une peine à l'autre .
il ya une petite joie.
Welcome Back romain.
Pax.
«Libre depuis 15 jours»
Très chers tous,
Je suis libre depuis 15 jours. J’ai été extrait le même jour que Martial, le jongleur qui a été condamné le même jour que moi pour les mêmes raisons. Il a été dans le bâtiment d’en face pendant ces deux mois et onze jours, et ça nous a fait drôle de nous retrouver au dispatching : il y a récupéré son sac, il sentait encore la lacrymo. Une fois tous les papiers signés, on s’est retrouvés à deux dans la dernière salle d’attente, et on a causé de notre aventure comme si on évoquait des souvenirs de colonies de vacances, en riant. Et puis, la porte s’est ouverte et le ciel était plein.
Il n’y a pas à proprement parler de retour la liberté. C’est plus comme des retrouvailles avec les sirènes des habitudes de la vie moderne. Mon premier repas, je voulais me le préparer seul.
Chaque petit moment du quotidien se vit pleinement sans poser de questions. Je pense tous les jours à mes camarades de là-bas. T., mon ex co-détenu, est sorti le 31 en liberté provisoire : ça fait tout drôle de s’avoir au téléphone. D. est toujours là-bas : j’ai reçu une lettre ; là aussi ça fait drôle de lire le courrier de quelqu’un qui est en prison et qu’on connaît. J’imagine joyeusement que l’on se retrouve plus tard autour d’une table avec un bon vin pour rire de notre passé commun.
Je n’ai jamais écrit directement de la prison. C’est la première fois que j’écris directement pour ce blog. Je m’apprête à partir une semaine en Crète pour voir la mer loin de la France. Au retour de ce repos que l’on me dit bien mérité, je devrais rattaquer le travail pour Europe 2 et M6. Mon frère, qui n’était pas au courant des raisons de mon absence, m’a dit : «Alors, c’était bien tes vacances ?» Comme si rien de spécial ne s’était passé. Quand j’y repense maintenant, j’ai l’impression de n’avoir passé que trois semaines là-bas, comme si le temps avait été compressé pour ne garder que le souvenir de certains moments. Comme un sale rêve qui aurait duré plusieurs nuits sans fin. J’appréhendais le réveil, mais il a été facilité par l’aide extraordinaire de ma famille et de mes amis, et le mot merci paraît tellement insignifiant et petit que c’en est frustrant.
Cette lettre est donc la dernière de ce blog. Je précise qu’il était alimenté par des extraits de correspondance à des amis choisis par des modérateurs sans mon avis. Merci à vous de l’avoir suivi, de m’avoir soutenu et accompagné avec vos commentaires, et d’y avoir «combattu» les quelques bien-pensants qui y faisaient de la morale de concierge. De France, des USA ou d’Irak, chaque mot était comme une petite poussette ennemie de la solitude, un témoignage du «on ne se laissera pas faire», un souffle de cette liberté que j’attendais patiemment et qui existait donc encore.
Je lisais certains de vos commentaires une bonne semaine après, mais ça ne changeait rien, là-bas le décalage est calé dans le temps. Les premiers extraits publiés n’avaient pas été écrits pour être mis en ligne, d’où l’apparition litigieuse des «53% de connards». Je n’ai voulu insulter personne. J’ai écrit cette phrase à une amie un jour ou deux après mon incarcération, j’avais ce qu’on appelle la Haine avec tout ce qu’elle comporte : manque de recul et de discernement, rejet de tout, facilité excessive à trouver des coupables. Je ne pensais pas ce que j’ai écrit, je le vivais trop pour être conscient de certains amalgames. Je présente donc mes sincères excuses à tous les gens qui se sont sentis visés, car je les respecte en concitoyens, et je respecte leur vote, mais pas la personne de leur choix.
Sarkoléon est le président de certains Français, mais plus de sa vie publique que de la république. Mettons-le au défi de gouverner deux mois sans passer à la télé ou à la une des journaux people, et on verra s’il est si bon que ça. J’entends déjà dire qu’il est là jusqu’en 2012 : à baisser les bras comme ça, on n’y arrivera jamais.
C’est moins facile d’arrêter de fumer que de choisir si on veut être un mouton ou un homme. Je ne saisirai plus de pavé. Mais je dresserai encore le poing, et vous aussi, encore et encore, puisqu’ensemble nous sommes libres d’avoir des idées et le droit absolu de les défendre.
Se changer les idées, c’est la phrase clé de l’effondrement du système démocratique. Se changer les idées, c’est arrêter d’en avoir. Soyez fiers de penser, de débattre, d’échanger, d’arrêter la télé quand il n’y a rien. Comme disait l’autre : «Ensemble tout devient possible». Gniark, gniark, gniark…
Je vous dis tous à très bientôt sur un autre blog, parce que la vie est une prison si on oublie nos libertés. Encore merci pour tout. Stay nice and cool.
Publié par Ministre de L'antipropagande 0 commentaires
Libellés : securitaire, Veille citoyenne
Faut que ca se sache ! clik et voteAllez plus loin avec ...
Faites vous un nouveau pote alias :
Djamal auteur de Torapamavoa, Mc dans Kabal puis dans In Vivo, vous propose en exclu 2 titres issus de son prochain maxi disponible fin septembre 2007 ainsi que Silex en duo avec Julien delmaire (Ganesh)
Djamal sur myspace
Decouvrez les prochains projets à sortir rentrée 2007
..
Publié par Ministre de L'antipropagande 1 commentaires
Libellés : Bonus Torapamavoyen, culture, Les Plateaux de la St Nicolas
Faut que ca se sache ! clik et voteCa se passe en France..le délit? un défaut de titre de séjour

Vu sur Myspace/by courtesy of Fuquelesautres 7 août 2007 13:52
Sujet : LA TORTURE DES GREVISTES DE LA FAIM CONTINUE !!
Texte : LA TORTURE DES GREVISTES DE LA FAIM CONTINUE !
PREFECTURE DU NORD : LA TORTURE DES GREVISTES DE LA FAIM CONTINUE !
Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél:06.80.57.50.61- fax : 03.20.74.16.68 – e-mail : csp59@wanadoo.fr -
PREFECTURE DU NORD : LA TORTURE DES GREVISTES DE LA FAIM CONTINUE !
Témoignages des violences policières relevés à la sortie du TGI le 5/08/07. H. : Jeudi 2/08, vers 10 h au CHR, le policier est venu dans le box et lui a arraché la perfusion. D. : Mercredi 1er août vers 11 h, alors qu’il était visité par le médecin, les 2 policiers présents ont arraché la perfusion du bras puis l’ont emmené au commissariat. Pareil pour M., avec arrachage des mains de la bouteille d’eau. M. : Mercredi 1er août, lors de l’expulsion de la Bourse du Travail, à deux reprises il a reçu des coups de pied dans le dos, des policiers lui ont déchiré ses vêtements. Il a été emmené pied nu à l’hôpital de Seclin, au commissariat central et au commissariat de Loos. Un policier ayant pitié lui a donné une paire de baskets et une paire de chaussettes. S. : Mercredi 1er août, lors de l’expulsion à la Bourse du Travail, coups de pieds et poings dans le dos et les épaules. Jeudi 2/08 au CHR la police lui a donné des coups de pieds et poings ; 9 personnes en ont été témoins dont des soutiens. L. : Jeudi 2/08, vers 19 h, Au central de Lille, il s’approche du robinet pour boire et est bousculé par le policier pour l’empêcher de boire. Il lui a donné des coups de poings. N. : Mercredi 1er août au 88 Bd de la Liberté (police),1 policier aux cheveux noirs lui a donné des coups de pied dans la jambe droite. Le 5 août, des hématomes de 10 cm de diamètre sont visibles.
Il en est de même dans le bras gauche où sont visibles 8 hématomes de tailles variables de 3 à 4 cm de diamètre.
Depuis aujourd’hui la Préfecture innove dans son harcèlement des grévistes, elle les expulse des Commissariats pour les déposer dans la nature. Ainsi trois ont été jetés dans un quartier de Lambersart, rue Henri Delecaux et d’autres en face de l’Eglise du Sacré C,,ur.
La Préfecture tente aussi de bluffer les grévistes de la faim en remettant ainsi à certains des « convocations en vue de la régularisation » qui se révèlent être des autorisations provisoires de séjour (APS) en vue d’un réexamen des dossiers. Il y a là faux et usage de faux.
Malgré ces maltraitances indignes de la France, les grévistes de la faim continuent leur lutte. Ce soir ils sont 37 dans les hôpitaux (CHR, Armentières, Roubaix, Seclin, Saint Philibert, Saint Vincent) ou à terre à la porte de ces hôpitaux et certains sont ramenés menottés par la police à nouveau dans les Commissariats (alors qu’ils viennent d’être libérés par la Justice). Le scandale du refus de remettre les analyses aux grévistes de la faim se poursuit, alors que la Préfecture est manifestement informée du dossier médical des patients sans papiers grévistes. Plus grave au CHR en guise de document de sortie, il est remis aux grévistes la même photocopie anti-datée (deux dates y figurent : le 02/08/07 et le 05/08/07) stipulant systématiquement « ne nécessite pas une hospitalisation ». Ces pratiques inadmissibles se déroulent alors que pour plusieurs grévistes de la faim le taux de potassium avoisine les 3, c’est à dire un seuil en dessous duquel les séquelles et l’accident mortel sont possibles.
Dans les centres de rétention sont encore détenus 22 sans papiers à Lesquin, Toulouse, Rennes. Les trois de Bordeaux ont été libérés et ont rejoints Lille par leurs propres moyens.
Après avoir perdu la bataille de l’évacuation, puis celle de la violence physique sur les grévistes, le Préfet est en train de se voir infliger la gifle d’un désaveu massif par la Justice : 48 sans papiers placés en Centre de Rétention ont été libérés par les tribunaux. Il ne reste aujourd’hui au Préfet, CANEPA, que la brutalité pour casser le moral et la détermination des grévistes de la faim. Ce que M. CANEPA n’a pas compris, c’est que ces humains nés quelque part ailleurs se battent pour leur dignité et que face à un tel enjeu la barbarie ne fait que renforcer la volonté de vivre par le travail dans la légalité. La barbarie est du côté de la Préfecture et l’humanité porteuse du vivre ensemble dans l’égalité est du côté des grévistes de la faim sans papiers.
Le CSP59 et ses partenaires associatifs continueront d’appeler la Préfecture, comme hier, pour avoir une audience avec M. CANEPA en vue d’une solution de sortie de crise sur la base de la revendication de régularisation immédiate des grévistes de la faim, de la remise immédiate des récépissés du reliquat des 35 annoncés régularisés dans les rencontres mensuelles, des visites médicales immédiates des 59 de l’ANAEM et de la régularisation échelonnée du reste de la liste 12% pour prévenir conformément à l’accord Delarue d’autres grèves de la faim. Le sens des responsabilités fait que nous continuerons à appeler la Préfecture en vue d’une réponse claire.
Fait le 05/08/07
Le CSP59 invite Mmes Danièle Mitterand, Simone Veil, le Magistrat Serge Portelli, Dr Bruno Pelloux, Marie George Buffet, Taubira, José Bové, N. Mamère, Maryse Dumas(CGT), Annick Coupet(Sud),Aschieri(FSU),etc., à visiter les grévistes de la faim de Lille.
Les sans papiers invitent la France que nous aimons à agir, à réagir et à témoigner pour que vivent les principes et valeurs qui ont fondé la République et la nation française : Liberté, Egalité, Fraternité.
Le CSP59 appelle le mouvement démocratique à réagir contre cette violence et cette sauvagerie intolérable.
TOUS LES JOURS A 18H PLACE DE LA REPUBLIQUE A LILLE : MANIFESTATION jusqu’à la régularisation des grévistes de la faim !
Publié par cat 0 commentaires
Libellés : Atteinte aux libertés, immigration choisie/jetable
Faut que ca se sache ! clik et voteLa Rance en Action
Posté le 06 août 2007, sur le site Réflexes

Le week-end dernier, samedi 28 juillet, Libération a consacré sa rubrique « Portrait » à Zara Whites, “actrice porno convertie au végétarisme militant”. Rassurez-vous, nous ne traiterons pas dans cette brève de végétarisme ou antispécisme. Une malheureuse fois a suffit. Ni d’ailleurs des talents artistiques de l’actrice en question, n’étant pas des critiques avertis du genre. C’est tout autre chose qui attira notre attention.
A la fin de l’article, on apprend incidemment qu’Esther (le vrai prénom de l’artiste) “pendant la campagne présidentielle (...) a milité pour La France en Action, un nano mouvement politique qui défend les animaux, les handicapés et la médecine alternative”. Rien que ça !! Sans plus de précision de la part de l’auteur, on associe donc le végétarisme militant à un parti politique dénommé La France en Action, parti qui présenta des listes aux dernières législatives, et non à la présidentielle soit dit en passant. Première surprise : l’auteur ne cite pas la dépêche AFP du 6 juin 2007, reprise entre autres par Le Monde ou 20 Minutes, dans laquelle Georges Fenech, président de la commission d’enquête parlementaire sur les sectes, dénonçait les liens entre ce parti et des mouvements sectaires [1]. Mais bon, un journaliste ne peut pas tout savoir, n’est-ce pas ? Mais si, en ce qui nous concerne, cette dépêche ne nous avait pas échappé, c’est qu’elle évoquait un parti qui nous intéressait pour une toute autre raison.
C’est en effet sous ces couleurs que se sont présentées certaines personnes déjà citées dans l’article sur Dieudonné paru sur le site REFLEXes (http://reflexes.samizdat.net/spip.php ?article313), et proche de ce que l’on peut appeler la clique Dieudonné / Skandrani.
En premier lieu, Ahmed Moualek de La Banlieue s’exprime. Il a été candidat dans la 9ème circonscription de Seine-Saint Denis à Bondy [2] ou il réalise le score de 0.70% (soit 202 voix). Présent au côté de Dieudo aux BBR en novembre 2006 (dans la foulée il interview Le Pen pour son site), ou l’accompagnant au Liban l’été dernier (en compagnie de Soral, Meyssan et Chatillon), il a donné une interview dans Minute (13 déc. 2006) dans laquelle il déclarait “Le Pen n’est ni raciste ni idiot”. À ce niveau d’analyse, nous
















