Essayez la boite magique ! Outil de recherche Anti Sarkozy !

16/08/07

Pantin : Monsieur Wang ne doit pas être expulsé


Arrêté le 8 août à Paris, rue du faubourg du Temple, en situation irrégulière, Mr Wang, qui habite Pantin, a été mis en rétention au centre de Vincennes et, dès le lendemain, le Préfet de Paris a pris contre lui un APRF (Arrêté de Préfectoral de Reconduite à la Frontière).

25 000 expulsions sont requises des services de police pour l’année 2007, et en août l’absence des enseignants, des voisins, des élus municipaux, facilite les choses. Alors Mr Wang risque d’être l’une des victimes de cette politique du chiffre. Mr Wang, qui est entré en France en 1999, loue régulièrement son logement à Pantin où il vit avec sa compagne et son enfant âgé d’un an, né à Paris. Ils attendent un second enfant. Que va devenir sa famille si Mr Wang est expulsé ? Il leur est impossible de rentrer tous en Chine : n’étant enregistrés dans aucune ville, ils n’auront aucun droit, ni à l’emploi, ni aux prestations sociales, ni aux soins dans les établissements publics. Ils devront payer des amendes exorbitantes. De plus, la politique de l’enfant unique est toujours en vigueur, avec des lectures variées selon les moments et les régions, ce qui revient à dire que la naissance du second enfant de la famille Wang serait soumise au total arbitraire des autorités de l’endroit.
En 2005, environ 7000 femmes ont été stérilisées de force (Le Monde, 24 septembre 2005). Les coupables auraient été démis de leurs fonctions, mais le risque est présent de ’traitements inhumains et dégradants’ , selon les termes de la Convention Européeene de sauvegarde des droits de l’Homme, et il n’est pas possible de l’ignorer. En mai 2007, ces exactions avaient encore lieu, puisqu’elles ont provoqué des émeutes dont la presse internationale a rendu compte (Libération, 24 mai 2007).

La famille Wang n’a pas vocation à être reconduite en Chine. Elle a vocation à rester en France, là où elle s’est constituée, là où se construit l’avenir de ses enfants. Une famille chinoise et une famille colombienne de Pantin ont déjà été privées de leur père cette année, comme peut-être d’autres dont nous n’avons pas connaissance, uniquement pour satisfaire aux exigences d’une politique inhumaine et absurde.

Nous resterons aux côtés de la famille Wang pour demander à Mr le Préfet de Police l’abrogation de l’APRF, et à Mr le Préfet de la Seine Saint-Denis sa régularisation.

MRAP Pantin-Le Pré saint-Gervais
Collectif de soutien aux sans Papiers de Pantin

Contact : Marie-Geneviève Guesdon, guesdongclub-internet.fr

Source/auteur : http://www.educationsansfrontieres.org/

Lire la suite...

Belfort : une assistante sociale en garde à vue pour aide au séjour irrégulier



Solidarité avec les délinquants du travail social !



La fédération CNT santé social & FPT tient à condamner la répression dont fait l’objet Catherine Bernard, assistante sociale de l’association « solidarité femmes » de Belfort, pour avoir simplement exercé sa profession.

En effet, suite à l’aide qu’elle a apporté dans le cadre de ses fonctions à une femme migrante victime de violences conjugales, Catherine Bernard a été convoqué par la PAF puis placée en garde à vue le 17 juillet dernier sous l’accusation « d’aide au séjour irrégulier ».

Il s’agit ni plus ni moins d’une tentative d’intimidation visant à dissuader les travailleurs sociaux d’intervenir auprès d’une population que le gouvernement considère comme indésirable : les personnes sans papiers.
Privés de droits sociaux, refusés par un nombre croissant de structures d’hébergement, soumis à une extrême précarité.l’objectif est maintenant d’asphyxier les plus fragiles d’entre elles en leur coupant toute possibilité d’accès à un travailleur social.

Après la loi sur la prévention de la délinquance destinée à transformer les travailleurs sociaux en délateurs, l’heure est désormais à la criminalisation de leur pratique professionnelle et de leur déontologie.
Dans cette guerre déclarée ouvertement aux pauvres, il apparaît clairement que le gouvernement cherche à contraindre les professionnels du social à choisir leur camp : auxiliaire de police au service d’un Etat oppresseur, ou criminel au service des personnes oppressées !

La fédération CNT santé social & FPT exprime tout son soutien et toute sa solidarité à Catherine Bernard, réprimée pour n’avoir rien fait d’autre que son travail d’assistante sociale. Elle tient également à inciter tous les travailleurs sociaux à s’organiser collectivement pour résister à la criminalisation de leurs métiers mais aussi à celle des populations dont ils s’occupent quotidiennement.

Refusons l’instrumentalisation du travail social à des fins répressives et développons la solidarité !




Fait à Paris le 10 août 2007





Fédération CNT Santé Social & FPT 33 rue des Vignoles 75020 Paris 06 28 33 42 43 fede.sante-social@cnt-f.org
Source/auteur : forum mailing list

Lire la suite...

Maison d’arrêt de Clermont-Ferrand (63) : suicide d’un jeune portugais, sa mère contrainte de prendre en charge le rapatriement du corps...


La section française de l’OIP informe des faits suivants :

En détention provisoire depuis le 19 septembre 2006 à la maison d’arrêt de Clermont-Ferrand (63), M.S., un jeune Portugais de 19 ans, a tenté de se suicider par pendaison le 30 avril 2007. Hospitalisé au CHU de Clermont-Ferrand dans un état critique, M.S. y est finalement décédé le 18 mai, trois jours après que le Juge d’instruction ait ordonné sa remise en liberté. M.S. ne dépendant plus de l’administration pénitentiaire au moment de sa mort, les frais relatifs au rapatriement de son corps ont été entièrement supportés par sa famille qui ne dispose pourtant que de très faibles ressources.

Incarcéré pour s’être soustrait aux obligations du contrôle judiciaire auquel il était soumis, M.S. occupait une cellule collective pouvant accueillir jusqu’à 8 personnes détenues. Dans la matinée du 30 avril, M.S. tente de se pendre dans les toilettes de la cellule. Il est découvert peu de temps après par ses codétenus qui tentent de le réanimer avant l’arrivée des secours. M.S. est ensuite transféré, dans le coma, au CHU de Clermont-Ferrand où il est placé en réanimation.

Suite à une expertise médicale concluant à un « pronostic vital engagé », le 15 mai 2007, le Juge d’instruction ordonne la mise en liberté de M.S., estimant que « son état de santé est incompatible avec la détention ». Au moment de sa levée d’écrou, l’intéressé est toujours plongé dans un « coma anoxique profond ». Il décédera trois jours plus tard. Alors que selon le chef d’établissement, la famille de l’intéressé a été alertée le jour même de sa tentative de suicide, l’avocat de ce dernier a indiqué à l’OIP que lui-même n’a été prévenu que le 16 mai lorsqu’il a reçu l’ordonnance de mise en liberté de son client.

Interrogé sur les circonstances de ce suicide, le Directeur du service pénitentiaire d’insertion et de probation (DSPIP) a indiqué à l’OIP que la commission de prévention du suicide mise en place dans l’établissement n’avait pas repéré M.S. comme présentant un risque suicidaire. Le DSPIP a toutefois précisé que M.S. ne parlait pas français, « ce qui a peut-être empêché l’établissement d’un bon diagnostic ». Dans un courrier adressé à l’OIP le 19 juillet, le chef d’établissement a pour sa part expliqué qu’ « en raison de la barrière de la langue usuelle (le portugais) M.S. avait été affecté dans une cellule collective dont l’un des occupants, d’origine portugaise, permettait des échanges et de nous faire savoir s’il rencontrait des difficultés. Rien n’a été signalé pendant plusieurs mois, et rien ne laissait transparaître qu’il supportait mal sa détention ». Ayant été vu « par l’ensemble des partenaires de la maison d’arrêt (UCSA, SPIP), sans qu’aucun d’entre eux n’ait formulé de remarques particulières le concernant (hormis la difficulté des échanges », M.S. n’a donc bénéficié d’aucune prise en charge particulière au cours de sa détention. Contacté le 4 juillet, un intervenant régulier à la maison d’arrêt a pourtant rapporté à l’OIP que « les codétenus de M.S. lui avait plusieurs fois confié qu’il vivait très mal son passage en prison ».

S’agissant du rapatriement du corps au Portugal, le chef d’établissement a déclaré à l’OIP qu’ « en raison de la décision de justice (ordonnance de mise en liberté), l’administration pénitentiaire a été désaisie des suites de la prise en charge ». La famille de l’intéressé a donc du en assurer seule le financement, et ce, bien qu’une « attention particulière ait été apportée à cette situation, en lien avec le SPIP ». En effet, ce dernier « s’est rapproché des services de l’Etat, de l’association socioculturelle, ainsi que du Consulat portugais, pour tenter de trouver des aides de financements, mais sans résultat ». Interrogé par l’OIP, le Consulat a admis que « le coût financier, environ 4600 euros, a été conséquent pour la famille qui se trouvait déjà dans une situation très précaire due notamment au cancer généralisé dont souffre la mère de M.S. ». Cette dernière ainsi que l’un de ses autres fils ont du également financer leur voyage en France. Une partie des frais engagés a toutefois pu être prise en charge par plusieurs associations portugaises de la région de Clermont-Ferrand.

M.S. n’étant plus sous écrou au moment de son décès, son suicide ne sera pas comptabilisé dans le relevé annuel des suicides établi par l’administration pénitentiaire.
Interrogé à ce sujet, le chef d’établissement a tenu à préciser, après en avoir référé à sa hiérarchie, « qu’il ne tenait pas une comptabilité et encore moins de statistiques lorsqu’il s’agit du décès d’une personne humaine, fusse-t-elle détenue ». Il a en revanche assuré à l’OIP « que les services de la Direction Interrégionale prennent en compte ce décès, l’acte ayant été commis en détention ». Contacté par l’OIP le 3 août, ces derniers ont en effet déclaré « qu’il serait malhonnête de [leur] part de ne pas en tenir compte », tout en concédant qu’à ce sujet « il y a une divergence de point de vue avec la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) ». Contactée à son tour le 7 août, la DAP a rétorqué qu’il était « logique que le décès de cette personne ne soit pas recensé comme suicide en détention, étant donné qu’il est survenu alors qu’elle était en liberté ».

L’OIP rappelle :

le rapport du Professeur Terra sur la prévention du suicide des personnes détenues (novembre 2003) qui constate que « le repérage des personnes en détresse est très insuffisant pour prévenir le suicide car il ne présente aucun caractère systématique. Ainsi, seulement un quart des personnes décédées par suicide avaient été repérées comme suicidaires ». Le rapport relève en outre qu’« en 2001-2002, près de la moitié (47,3%) des personnes détenues qui se sont suicidées étaient prévenues alors que la part des prévenus au sein de la population carcérale était de 33,2 % au 1er janvier 2002. ».

la circulaire du 12 mai 1981 sur l’« Amélioration des relations entre l’administration et les proches d’un détenu malade ou décédé » soulignant que « l’entourage d’un détenu, (...), déjà bien souvent éprouvé par la détention elle-même, mérite, dans des circonstances pénibles comme celles-ci, une considération et une compréhension particulière ».


Source/auteur : http://www.oip.org/

Lire la suite...

Bordeaux : ville propre



Témoins d’une situation hors du commun dans notre belle ville de Bordeaux classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, nous tenons à vous faire part de notre indignation et vous la faire partager.



Le 12 juillet vers 19 heures, place Gambetta, deux "SDF", connus de beaucoup d’entre nous par leur implantation dans la ville, étaient en train de se faire verbaliserpar la police minicipale.
Intrigués par la situation, nous nous sommes permis de demander ce qui motivait ce geste.
Ainsi nous avons appris que notre maire (le même ayant déclaré être excédé par la présence des Dons Quichottes) a conçu un décret le 23 janvier 2006, rentré en vigueur en juin dernier.
Ce Décret autorise la police municipale à verbaliser tout groupe stationnant en train de consommer de l’alcool et ceci dans un espace de temps et de lieu bien particulier : sur tout le centre ville entre le 1er juin et le 31 août.



Il est bien clair que cela s’adresse tout particulièrement aux "sans domicile fixe" qui après avoir été pénalisés sont également priés de quitter les lieux.



Bordeaux, ville classée.


Bordeaux, ville touristique


. Bordeaux, ville propre.



Ceci me rappelle l’extrait d’un roman d’un écrivain du siècle dernier racontant comment lors de visites de "grandes personnalités", un roi faisait immédiatement chasser les mendiants et les miséreux hors de la ville.



Cependant, tout ceci se déroulait au Moyen Age sur un territoire très éloigné de l’incident.
Doit-on en déduire que malgré tous les discours de nos politiques sur la république, la démocratie et la citoyenneté, rien n’a vraiment changé depuis ces temps reculés ?



Evelyne pour Hacktivismes



http://hacktivismes.org/
http://http//php.espace.free.fr/im..


.De : Hacktivismes


vu sur bellaciao

Lire la suite...

Le crédit d'impôt, une promesse de Sarkozy retoquée


Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi instaurant un service minimum dans les transports et celle dite «paquet fiscal», deux promesses électorales de Nicolas Sarkozy. Mais il a restreint la portée des avantages fiscaux prévus pour les emprunts immobiliers.

Les parlementaires de gauche avaient demandé aux sages présidés par Jean-Louis Debré de censurer plusieurs dispositions de ces deux textes.

Rupture d'égralité et charge trop lourde


Mais la haute juridiction n'a retoqué qu'un point dont elle s'est autosaisie: le crédit d'impôt pour prêts immobiliers déjà contractés. Elle y a vu une «rupture d'égalité» entre contribuables, et une charge trop lourde pour l'Etat (7,7 milliards d'euros).

Les sages ont considéré que ce serait un «soutien au pouvoir d'achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires de leur habitation principale».

Réaction immédiate


François Fillon a aussitôt annoncé que le gouvernement proposerait un nouveau dispositif permettant aux Français ayant déjà souscrit un emprunt immobilier de bénéficier aussi d'exonérations fiscales.

«Le gouvernement tiendra les promesses du projet présidentiel», a-t-il assuré dans un communiqué, «le crédit d'impôt jouera à plein pour tous les Français qui souhaitent acquérir une résidence principale».

La mesure devait bénéficier à ceux qui achèteront un logement après l'entrée en vigueur de la loi, mais aussi à ceux qui avaient acquis leur habitation principale depuis moins de cinq ans.

Remous

Le sujet avait déjà créé des remous au sein du gouvernement en mai. Il avait valu aux ministres Eric Woerth (Budget) et Christine Boutin (Logement) de se faire «recadrer» par Nicolas Sarkozy. Ils avaient en effet annoncé que cette exonération fiscale s'appliquerait aux acquisitions réalisées après le 6 mai 2007, date de l'élection du président de la République.
Joël Saget AFP/Archives ¦ L'entrée du Conseil constitutionnel à Paris



© 2007 AFP

Lire la suite...

J + 0




Vu sur Info des médias

Lire la suite...

Politique sécuritaire

Il est important que nous gardions à l'esprit

que chacun des dispositifs ci-dessous ont été pris

en l'absence totale de concertation démocratique

et sont financer intégralement par nos impôts



Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG)

Lionel Jospin avait mis en place ce fichier pour recueillir l'ADN des personnes définitivement condamnées pour les infractions à caractère sexuel (exhibition, agression, viol) et la plupart des crimes (meurtre, vol avec violence, etc.). Avec sa loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure, Nicolas Sarkozy l'a étendu à l'intégralité des personnes ayant affaire avec la police (coupables et suspects) quelque soit le type de délit (vol à la tire, tags, manifestation...). L'ADN est conservé 40 ans.

Signer la pétition en ligne pour le retrait du FNAEG

Pour en savoir plus

L'entreprise PRO-ADN : découvrez l'horreur


Suite à sa garde à vue pour avoir participé au fachage d'un champ OGM, Benjamin a refusé de donner son ADN. Il risque 15 000 euros d’amende et 1 an de prison ferme. (vidéo ci-dessous)




Prélèvement ADN par les autorités fédérales aux Etats-Unis


Selon le New York Times, les Etats-Unis se prépareraient à étendre le prélèvement systématiquement d'ADN sur les suspects détenus par les autorités fédérales et non plus seulement sur des criminels inculpés.La mesure a été autorisée dans un amendement passé relativement inaperçu au sein d'une loi de janvier 2006 destinée à lutter contre les violences faites aux femmes.

Il s'agissait de donner aux autorités fédérales un outil supplémentaire pour identifier les auteurs d'agressions sexuelles.De fait, cette mesure devrait principalement concerner les immigrés clandestins, qui représentent l'immense majorité des personnes arrêtées par les autorités fédérales et libérées ou expulsées sans être inculpées. La plupart des autres délinquants et des criminels sont arrêtés par les autorités locales.

Source : Le Figaro (6 février 2007)


INES : la carte d’identité biométrique obligatoire
Conformément à ce que recommande l’Union européenne et à ce que réclament les États-Unis depuis le 11 septembre 2001, la France va se doter d'une carte nationale d'identité -obligatoire et payante- contenant des informations biométriques sur son propriétaire. Elle s'acompagne de la création de deux fichiers nationaux regroupant les empreintes digitales des ressortissants français et leur image faciale numérisée. Ce dernier fichier permettra grâce aux logiciels de reconnaissance faciale le contrôle d'identité par vidéosurveillance. De plus le contrôle d'identité pourra se faire par un lecteur à distance, donc à l'insu des individus.


La finalité du projet nécessaire pour lutter contre le terrorisme est d'instaurer une carte universelle intégrant l’identité, le bénéfice de droits et de prestations sociales et la capacité de réaliser des transactions monétaires. Il s’agit de rendre ainsi l’individu totalement transparent tant aux autorités publiques qu’aux opérateurs commerciaux.


Signer la pétition en ligne pour le retrait de la carte INES


La fin du secret professionnel


Nicolas Sarkozy dans le cadre de son projet de loi de prévention de délinquance souhaite instaure le "secret professionnel partagé" permettant aux maires d'accèder à ses informations et éventuelement de s'en servir pour gérer les allocations des familles à problèmes.
Pour en savoir plus


Service Citoyen Volontaire


Nicolas Sarkozy vient d'instaurer dans dix régions pilotes le SCV (Service Citoyen Volontaire). Il s'agit pour les citoyens qui le souhaitent de s'engager en tant que bénévole à aider les forces de l'ordre à assurer la sécurité publique. Les volontaires seront recrutés à l'issue d'un entretien et d'une enquête administrative. Ils pourront participer "à des actions de soutien et de renforcement de l'autorité parentale, d'accueil et de suivi des victimes, de prévention, de médiation et d'explication de la loi dans le cadre de structures scolaires". Dans le cadre de leurs fonctions ils bénificiront de l'immunité policière. Les postulants sont invités à retirer un dossier d'inscription au commissariat le plus proche.


Taser : un pistolet de plus pour les forces de l'ordre


Le pistolet Taser X26 est une arme en mesure d’infliger une décharge électrique de 50.000 volts à une distance de 10 mètres, elle neutralise la victime en paralysant son système nerveux pendant 5 secondes. Nicolas sarkozy après un face de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, en a équipé 1 000 policiers et 1 000 gendarmes en 2006.


Cette arme qui a déjà fait 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle Zélande et au Pakistan.


Un pistolet à électrochocs paralysants laisse aucune trace, crée des souffrances aiguës similaire et sera susceptible d'être utilisé par les forces de l'ordre pour intimider, humilier ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Dans ces conditions, ce pistolet s'apparente à une arme de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984. La France l'ayant ratifié, est dans l'obligation de prévenir tout acte de torture qui pourrait être commis sur son sol. En dotant des forces de l'ordre au contact constant de la population de pistolets à électrochocs paralysants, telles les B.A.C, nos autorités se rendent coupables de défaut de vigilance et exposent la population à des souffrances extrêmes et injustifiées

.Signer la pétition en ligne pour le retrait du Taser sur le site du RAIDH


Conservation des données Internet et téléphoniques


Après six mois de débat, les députés européens ont adopté la directive proposée par la Commission qui rend obligatoire la conservation, par les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès internet, des données de connexion de leurs abonnés : cela concerne les appels passés par des téléphones fixes, des mobiles, les SMS et les e-mails. Il s'agit de pouvoir déterminer qui a communiqué avec qui, quand et combien de temps. La durée de rétention de ces données pourra aller de six mois à deux ans selon le souhait des États.


En décembre 2005, le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi contre le terrorisme de Nicolas Sarkozy. Il impose la rétention des données de connexion internet jusqu'à un an, à tout fournisseur d'accès à Internet.


En Angleterre, des caméras dans les classes


Il y en avait déjà dans les garderies et les crèches. Une école primaire de Burnley, près de Manchester, vient d'installer à son tour une vingtaine de caméras, aussi discrètes que celles qu'il y a dans les maisons pour les systèmes d'alarme antivol, dans les salles de classe et dans la cour de récréation. Entre 7 h 30 et 18 heures, les parents d'élèves, des enfants âgés de 2 à 11 ans, peuvent à tout moment voir ce qui se passe dans l'école grâce à un mot de passe qui leur permet de se connecter par Internet sur ce système de surveillance, unique dans une école britannique.


Une mère « rassurée » La directrice de l'établissement a douze écrans de contrôle dans son bureau. Elle a tout d'abord organisé des réunions avec les parents, puis avec la société qui installe les caméras. « Il y a une semaine que le système marche. Tout le monde s'y est habitué, explique Barbara Cross, la directrice de la Sunny Bank Preparatory School, une école privée. Au début, les enfants faisaient des grimaces aux caméras de l'entrée de l'école, mais maintenant ils n'y pensent plus. C'est aussi une sécurité pour les enseignants : s'il y a une plainte contre eux, nous aurons des preuves filmées car nous pouvons stocker les films. » Lucy, une Française de 32 ans responsable d'atelier dans une usine de Burnley, dont le fils Alexandre, 2 ans, va dans cette école, se dit rassurée : « Il y a quelques semaines, une journaliste de la BBC avait filmé secrètement ce qui se passait dans les crèches en se faisant passer pour une aide-maternelle. On voyait des enfants se faire battre. Avec ce système, je suis complètement rassurée. En plus, comme ma mère vit à Clermont-Ferrand, je lui ai donné mon mot de passe et elle peut regarder son petit-fils à l'école sur son ordinateur. C'est en couleurs. C'est comme un petit film de télé. »


Jean Robin

Source : Le Parisien (26 octobre 2004)

Lire la suite...

Trop de Juifs juif!!!

Lire la suite...

un bedot chez sarko...



reperé par cat!!!!

Lire la suite...

FACE 2 FACE



EXTRAIT DE L ACTION ILLEGAL AU PROCHE ORIENT DU PROJET FACE 2 FACE PAR JR ET MARCO

VOIR LES AUTRES VIDEOS SUR LE COMPTE 28MILLIMETRES

LIVRE DISPONIBLE SUR http://www.crakedz.com

Lire la suite...

Santini anti -ministre de la Fonction Publique

MARIANNE
Fonctionnaires : Santini a testé sa méthode à Issy-les-Moulineaux
Le Maire Santini est cohérent avec le secrétaire d'Etat qui vitupère contre le trop grand nombre de fonctionnaires : dans sa municipalité, il utilise massivement la sous-traitance. Dans des conditions qui n'ont pas échappé à la Chambre régionale des
Comptes.

« Il n'est pas normal que 24% de la population active soit fonctionnaire », tempêtait André Santini, mardi dernier, sur RTL. On reconnaitra au secrétaire d'Ètat à la Fonction publique une forme de courage politique, puisqu'il réagissait par cette déclaration à un sondage du Journal du Dimanche montrant que 61% des Français sont hostiles au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, comme il était prévu dans le programme de Nicolas Sarkozy. Certes, comme l'ont relevé nos confrères de rue89http://www.rue89.com/2007/08/14/santini-tacle-les-fonctionnaires, dans son emportement, André Santini a quelque peu gonflé les chiffres. Si l'on prend pour base la population active totale, chômeurs compris, les fonctionnaires ne représentent pas 24 mais 18%.... Autre objection de taille, lorsque les libéraux évoquent la fonction publique, les gens pensent aux enseignants, aux policiers et aux inspecteurs des impôts. Or, comme l'a bien montré Rolland Hureaux dans son ouvrage « Les nouveaux féodaux » (Gallimard), l'augmentation des fonctionnaires et de la dépense publique provient essentiellement de la fonction publique territoriale, qui a plus que triplé en vingt-cinq ans, avec plus 1,7 million d'agents locaux, décentralisation oblige. Comment obliger nos élus à réduire les effectifs des collectivités locales ? Comment, finalement, André Santini compte-t-il s'y prendre pour faire baisser le nombre de fonctionnaires ?

Une piste possible consiste à analyser le comportement du secrétaire d'Etat là où il exerce ses talents de gestionnaire depuis vingt-sept ans : à la mairie d'Issy-les-Moulineaux. Fait remarquable, qui souligne la cohérence du discours d'André Santini, cette ville des Hauts-de-Seine n'emploie effectivement qu'un petit millier de fonctionnaires pour quelque 60 000 habitants. Les Isséens seront heureux d'apprendre que les dépenses de personnel de la mairie ne représentent que 41% des charges de fonctionnement, alors que la moyenne nationale est de 51%. Le secret ? Il est dévoilé en page 5 d'un rapport de la Chambre régionale des comptes de la région Ile-de-France : « Le niveau modéré des dépenses de personnel s'explique notamment par le recours à des prestataires extérieurs. » Problème : toujours selon ce rapport, rendu public en mai 2006, la délégation des services publics à des prestataires privés « se traduit par un montant élevé de charges externes : 427 euros par habitant, contre 237 euros par habitant pour la moyenne nationale ». Et encore, il s'agit là d'une estimation. Car pour avoir des chiffres plus précis, il faudrait pouvoir disposer de comptes clairs.

A Issy, les prestataires privés s'occupent de tout : des parkings, des crèches, de la piscine, de la restauration scolaire et même de la gestion des ressources humaines et des tâches administratives. Mais le rapport de la Chambre des comptes dénonce, quasiment à chaque paragraphe, le « flou », « l'absence de précisions et l'absence de cohérence entre les différents documents financiers produits par certains délégataires » qui empêchent un audit digne de ce nom. Il souligne également que certaines « clauses contractuelles préservent mal les intérêts de la commune ». Un euphémisme laissant entendre que la délégation des services publics à des prestataires extérieurs n'est sans doute pas un facteur d'économie.

Bref, André Santini possède bien une recette susceptible de réduire le nombre de fonctionnaires, mais celle-ci a un prix, même s'il est difficile à estimer. Laurent Pieuchot, candidat PS à la mairie d'Issy-les-Moulineaux, l'a bien compris et ne manque d'ailleurs pas de faire savoir que « les différents acteurs (privés) ne sont plus maîtrisés par la municipalité et leurs activités ne sont pas forcément bénéfiques à la population, qui s'en plaint régulièrement. » Tandis que le secrétaire d'Etat à la fonction publique bat la campagne médiatique pour relayer les idées chères au président, et surtout à l'ex-candidat Sarkozy, son opposant à la mairie a un argumentaire tout trouvé pour les prochaines municipales.

Jeudi 16 Août 2007 - 19:32
Anna Borel

Lire la suite...

2 grévistes de la faim expulsés, avec violences



SANS-PAPIERS
Lille : deux expulsions vers la Guinée
NOUVELOBS.COM | 16.08.2007 | 19:24
Le comité de soutien des deux Guinéens, grévistes de la faim, refusent l'accord proposé par la préfecture du Nord, parce qu'il impose l'arrêt préalable de la grève.

Les grévistes de la faim (Reuters)

Les grévistes de la faim (Reuters)
Deux sans-papiers, interpellés le 1er août à Lille, avec quelque 120 autres étrangers, ont été expulsés vers leur pays d'origine, la Guinée, a-t-on appris, jeudi 16 août, auprès de leur comité de soutien.
Les deux Guinéens sont en grève de la faim pour obtenir leur régularisation comme une cinquantaine d'autres sans-papiers lillois. Selon un membre du Comité de soutien des sans-papiers du Nord (CSP-59), les deux sans-papiers ont été expulsés mercredi vers Conakry, via le Maroc.

"Bastonnés, menottés et attachés comme des bêtes"

D'après le CSP, ils ont été "bastonnés, menottés par les jambes et les pieds et attachés aux sièges comme des bêtes".
Sept autres sans-papiers lillois, dont deux qui devaient être expulsés vendredi également vers la Guinée, se trouvaient jeudi au centre de rétention de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d'Oise) en vue de leur reconduite à la frontière.
Sur les quelque 120 personnes interpellées le 1er août, 86 sans-papiers avaient été placés en rétention, mais au moins 72 avaient ensuite été remis en liberté par des juges des libertés et de la détention (JLD).
La justice administrative examine depuis la semaine dernière les demandes d'annulation de leur reconduite à la frontière; Elle a déjà rejeté plusieurs recours.

Arrêt de la grève de la faim avant un accord

Une cinquantaine de sans-papiers poursuivaient jeudi leur grève de la faim, tandis que le bras de fer entre la préfecture et leur comité de soutien se durcissait.
Ce dernier a refusé le dispositif de sortie de crise proposé mardi par le préfet Daniel Canépa. Ce dispositif prévoit le réexamen des dossiers de 150 sans-papiers - dont les grévistes de la faim -, la délivrance, dès le dépôt de la liste, d'un document leur permettant de circuler librement et la remise immédiate d'un titre provisoire pour ceux qui seront régularisés.
L'accord a été signé avec six associations humanitaires "non-représentatives" selon le CSP-59. Ce dernier le juge "inacceptable", notamment parce qu'il impose comme préalable l'arrêt de la grève de la faim.

Lire la suite...

500 nauffragés en 24 H, on ne peut pas juste fermer la porte

LE MONDE
Italie: plus de 500 immigrants clandestins secourus en 24 heures
16.08.07 | 17h05

Plus de cinq cents immigrants clandestins partis des côtes d'Afrique sur des embarcations de fortune ont été secourus en divers points des côtes italiennes au cours des dernières 24 heures, ont annoncé les gardes-côtes italiens.

Six corps flottant autour d'un pneumatique à demi submergé ont par ailleurs été repêchés mercredi soir à l'endroit où un avion de reconnaissance avait signalé la présence de 14 corps plus tôt dans la journée. Les huit autres cadavres n'ont pas été retrouvés.

Les arrivées les plus importantes ont été signalées jeudi vers l'île de Lampedusa, à 200 Km au sud de la Sicile, où quatre embarcations transportant un total de plus de 400 personnes ont été repérées et secourues par les vedettes de la marine italienne.

La plus grosse barque mesurait une quinzaine de mêtres et transportait environ 300 personnes dont des femmes et des enfants, a indiqué l'agence italienne Ansa.

Plus au nord, aux environs de Syracuse (sud de la Sicile), les secours ont porté assistance jeudi matin à 56 immigrants en difficulté dont cinq femmes. Dans le même secteur, 26 immigrants dont trois femmes et un enfant, avaient réussi à atteindre la côte par leurs propres moyens avant d'être appréhendés sur la plage.

Enfin au nord-ouest, en Sardaigne, 12 hommes venant d'Algérie ont été secourus jeudi matin près de Cagliari, à l'extrémité sud de l'île, alors que leur barque de sept mètres prenait l'eau.

Une autre embarcation transportant dix Algériens était arrivée devant le port de Cagliari mercredi soir.

Tous ces immigrants sont dans un premier temps acheminés vers un centre de premier accueil aux fins d'identification avant d'être ensuite regroupés dans des centres de séjour dans l'attente d'une décision concernant leur demande d'asile ou leur reconduite dans leur pays d'origine.

jflm/nou/jb

Lire la suite...

Serge Dassault, ne connais pas le mot : déontologie

LE MONDE
Un actionnaire "a le droit d'avoir un regard" sur son journal (Dassault)
16.08.07 | 15h51

Le propriétaire du Figaro, Serge Dassault, a réagi jeudi sur BFM à l'opposition de la rédaction des Echos à un rachat éventuel par LVMH, en estimant qu'un actionnaire avait "le droit d'avoir un regard" sur son journal, notamment sur son "orientation politique".

"Il y a une chose que les journalistes oublient, c'est que quand quelqu'un met de l'argent (dans un journal) ce n'est quand même pas pour laisser faire n'importe quoi", a déclaré l'industriel.

"Le propriétaire comme l'actionnaire a quand même le droit d'avoir un regard sur ce qui se passe, ne serait-ce que sur sa rentabilité et sur son orientation politique", a-t-il ajouté.

"Pourquoi un patron ou un actionnaire principal ne peut-il pas écrire dans son journal ce qu'il pense? Pourquoi la liberté de parole est aux journalistes et pas aux actionnaires", s'est-il interrogé, jugeant "pas normal de dire que les actionnaires n'ont pas le droit à la parole".

Les journalistes des Echos s'opposent à une éventuelle cession de leur titre à LVMH, estimant qu'une entrée dans le giron du groupe de luxe mettrait en péril leur indépendance éditoriale.

M. Dassault a assuré par ailleurs qu'il n'avait pas l'intention de vendre le Figaro, ni d'investir dans l'audiovisuel.

"Un journal comme ça me suffit amplement, la télévision c'est un autre métier, moi ce n'est pas mon métier", a-t-il dit.

Lire la suite...

Bush perd son cerveau


Soutenez Bellaciao ! Signez la pétition - Un don - Plus d’info

mercredi 15 août 2007 (02h20) :
Avez-vous déjà essayé d’imaginer Bush, cerveau en moins?
De Alexandre Sirois

C’est l’état dans lequel le président américain se retrouvera dans deux semaines. Et rares sont ceux qui estiment que ce sera « une grosse perte », même si c’est ce qu’a soutenu la Maison-Blanche hier.

Le « cerveau » en question, c’est bien sûr Karl Rove. Stratège qui, pendant de longues années, a été jugé indispensable à la survie politique de Bush.

Prenez par exemple la controverse dans laquelle Rove a été plongé en 2005. Il faisait l’objet d’une enquête pour avoir divulgué l’identité d’une agente de la CIA, Valerie Plame, à un journaliste du magazine Time.

Tout semblait indiquer que le stratège quinquagénaire au visage poupin serait inculpé et devrait démissionner. Le Tout-Washington était en émoi. Les politiciens républicains se découvraient de nouveaux cheveux blancs alors que les démocrates se retenaient pour ne pas sabler le champagne.

Deux ans plus tard, le départ de Rove n’affole personne. Et ne surprend pas vraiment. « Je pense que le moment est venu », a-t-il platement déclaré. Ses jours étaient en fait comptés depuis les élections de mi-mandat de novembre dernier.

Bush s’est alors presque instantanément transformé en canard boiteux en perdant le contrôle des deux chambres du Congrès américain. Rove ne s’en est jamais vraiment remis.

Aux États-Unis, on a longtemps considéré Rove, avec raison, comme l’un des plus brillants stratèges politiques de sa génération. Il a bel et bien été « l’architecte » de victoires historiques de Bush et du Parti républicain.

Il a notamment contribué à la réélection de Bush en 2004 en plus de permettre aux républicains d’accroître leur contrôle au Sénat et à la Chambre des représentants. Un exploit qui s’est produit une seule autre fois dans l’histoire américaine, en 1936.

Rove était alors l’éminence grise de Bush. Son absence lors d’une réunion à la Maison-Blanche signifiait que cette rencontre était insignifiante, racontait-on à l’époque.

Les temps ont changé. Pas Rove. Le Wall Street Journal, qui a annoncé la démission du cerveau de Bush en primeur, l’a également interviewé.

Dans cette entrevue, il apparaît complètement déconnecté. Comme s’il était aux commandes du Titanic et qu’après avoir heurté le fameux iceberg, il persistait à dire que tout va bien.

À en croire Rove, Bush va rebondir dans les sondages. La situation en Irak va s’améliorer grâce aux renforts expédiés en début d’année. Le Parti républicain redeviendra synonyme de responsabilité fiscale dès cet automne et conservera la Maison-Blanche en 2008.

On trouve à la source de telles déclarations le même complexe d’infaillibilité qui avait poussé Rove à prédire que son parti régnerait sur les États-Unis pendant plusieurs décennies. Depuis son arrivée à Washington, il disait être en train d’orchestrer la mise en place d’une « majorité républicaine ».

Un responsable des relations de Bush avec les médias, Mark McKinnon, avait même comparé le stratège au légendaire joueur d’échecs américain Bobby Fischer. « Il ne voit pas seulement le jeu, il voit ce qui va se passer 20 coups à l’avance » avait dit ce porte-parole.

Aujourd’hui, tout porte à croire que Rove a perdu son match le plus important. Que sa façon de diviser pour régner et de courtiser effrontément les conservateurs purs et durs était efficace à court terme, mais se révélera néfaste à l’avenir. Elle semble avoir fait peur non seulement aux libéraux, mais aussi aux Américains les plus modérés.

Le blogueur conservateur Andrew Sullivan a récemment soutenu que la méthode Rove aura contribué à la formation d’une majorité démocrate. Pas l’inverse. Une façon polie de lancer un « échec et mat ! » bien senti à l’arrogant stratège.

http://www.cyberpresse.ca/article/2...

De : Alexandre Sirois
mercredi 15 août 2007

Lire la suite...

Vous ètes française? prouvez-le/ la suite..

«Ma grand-mère a sorti sa carte avec la mention "juif"»
Les témoignages de lecteurs affluent après notre article sur les déboires d’une Française, Brigitte Abitbol, pour obtenir ses papiers d’identité.
Par Catherine Coroller/ LIBERATION
QUOTIDIEN : jeudi 16 août 2007

Les déboires avec l’administration de Brigitte Abitbol, Française juive née en Algérie en 1950 ( Libération du 7 août) ont passionné les lecteurs de Liberation.fr.
Comme à tous les Français nés hors de l’Hexagone ou de parents étrangers, cette quinquagénaire s’est vu demander, pour le renouvellement de sa carte d’identité, un certificat de nationalité, délivré par un tribunal d’instance, en l’occurrence celui de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Mais, comme elle porte un patronyme à «consonance israélite», le greffier lui a demandé de fournir un «acte de [sa] religion».
Objectif : s’assurer que Brigitte Abitbol est bien juive, ce qui laisse supposer qu’elle descend d’une famille naturalisée en 1870 grâce au décret Crémieux, comme la quasi-totalité des juifs d’Algérie. Brigitte Abitbol a refusé de produire un tel document. Elle n’a toujours pas de carte d’identité. Et son cas n’est pas isolé.
Médiateur. Le grand nettoyage organisé par l’Etat depuis 1993-1994, lorsque la carte d’identité papier a été remplacée par sa version informatisée et sécurisée, en désoriente plus d’un. Ainsi Gérard à qui une greffière du tribunal d’instance du XVIIe arrondissement de Paris a demandé «un certificat de judaïcité». «Il a fallu l’intervention du médiateur de la République pour résoudre ce problème, témoigne-t-il. Un grand-père qui s’est battu en 14-18, un père mort pour la France et moi-même deux ans d’armée dans les paras… bravo pour l’égalité, la fraternité».
De même Mita : «Juive d’origine algérienne, il m’a été demandé de prouver ma nationalité française. J’ai produit le jugement de nationalité de mon père ainsi que le livret de famille. Il m’a été demandé, malgré ce premier jugement, de prouver ma judaïté, comme si le décret Crémieux prévoyait que les descendants des juifs algériens devaient rester juifs jusqu’a la nuit des temps. Il se trouve que je suis restée juive et que j’ai produit le certificat demandé, mais si j’en avais eu le temps et les moyens, j’aurais saisi le Conseil d’Etat».
Mamwe raconte que sa mère a vécu la même mésaventure que Brigitte Abitbol : «Il lui est arrivé la même chose à la mairie de Massy (Essonne). En effet, elle est née en 1953 à Bône en Algérie. Son nom de jeune fille à consonance israélite , y est peut-être pour quelque chose. Mais elle a fait un tel scandale que c’est passé».
Que l’administration ose réclamer un «certificat de religion» choque les internautes. «On n’a pas à demander un acte religieux, s’insurge Warp. A quand une demande de baptême pour les inscriptions dans les maternelles ? Lamentable». «Et si cette dame était de famille juive athée ? questionne un autre. Comment avoir un acte religieux ? On fait quoi, on lui paie un charter ? Pour aller où ?»
«Dégradant». Les non-juifs nés à l’étranger ou de parents étrangers sont censés avoir hérité de la nationalité française par le sang et non grâce au décret Crémieux. Ils ne sont pas astreints à la fourniture d’un certificat religieux. Mais beaucoup jugent humiliant de devoir produire un certificat de nationalité. «Je témoigne en tant que pied-noir. C’est dégradant de se voir considéré comme non-français», écrit un homme. «Née en Algérie d’un père réfugié espagnol, naturalisé français et d’une mère née en Algérie, j’ai dû moi aussi prouver ma nationalité, rapporte Caroline. Fonctionnaire depuis 38 ans, j’aurais pu en rire mais je me suis sentie furieuse et surtout… en danger. J’imagine si j’avais été juive, ou noire ou beur…» Ce lecteur raconte l’histoire de sa grand-mère : «Elle est née en 1919 dans un shtetl en Pologne à 30 km de Dachau, et a été naturalisée française en 1921 après que sa famille a émigré suite aux premiers pogroms. En 2001, elle s’est vu demander un certificat de nationalité pour le renouvellement de sa carte d’identité. Elle a expliqué que son village avait été détruit et brûlé et qu’il n’existait plus de documents. On lui a rétorqué qu’alors elle serait renvoyée dans son pays . Elle a sorti sa carte nationale de Français éditée en 1943 et barrée de la mention JUIF et m’a téléphoné en larmes… J’ai demandé à voir le sous-préfet et celui-ci a fini par s’excuser et ma grand-mère a eu sa carte.» Autre catégorie de population qui vit particulièrement mal l’obligation de fournir un certificat de nationalité, les Français descendants de personnes nées en Alsace-Lorraine entre 1870 et 1918 alors que cette province était allemande. «J’ai dû renouveler mes papiers et ceux de mes enfants, raconte Isabelle. L’administration a exigé un certificat de nationalité car un de mes parents est né en Alsace. On m’a demandé le livret militaire de mes deux grands-pères (morts depuis longtemps), ne les ayant pas, il y a eu enquête approfondie. Manifestant mon mécontentement devant cette procédure basée sur le délit de sale origine , on m’a gentiment répondu que je n’étais française que par réintégration.»
Indépendance. L’inquisition administrative atteint son maximum pour les Français originaires d’anciennes colonies descendants, non pas de colons, mais d’indigènes. L’administration zélée s’attache alors à vérifier si eux - ou leurs parents - ont fait toutes les démarches nécessaires pour conserver la nationalité française lors de l’indépendance.
L’enquête aboutit parfois à un retrait de la nationalité. «Pour les Français nés à l’étranger et notamment ceux nés au Maghreb, s’insurge Mathkara, il est assez déroutant, pour ne pas dire vexant ou humiliant, à 50, 60 ans et plus, de voir de jeunes freluquets venir demander à des individus, français depuis des années, de justifier de leur francité . Le pire étant lorsque après avoir été français pendant plusieurs décennies, on vient vous dire : ha, mais en fait, non vous n’êtes pas français, vous allez devoir retourner dans votre pays car vous êtes en plus sans-papiers ! »

Lire la suite...

Un mort relance le débat sur la vidéosurveillance


L'agression d'un Italien dans le métro pose de nouveau la question de la multiplication des caméras. MAM en première ligne.



Le débat sur la nécessité d'accélérer la vidéosurveillance en France a été relancé par la mort, mardi soir, du journaliste sportif italien Sergio Vantaggiato, attaqué dimanche par deux hommes dans le métro parisien.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a profité de l'émotion soulevée par ce drame pour relancer son appel à multiplier les caméras dans les lieux publics et les réseaux de transport, et dénoncer le "retard" de la France par rapport à la Grande-Bretagne -un Londonien serait en moyenne filmé près de trois cents fois par jour.


Sergio Vantaggiato, en vacances, a été attaqué dimanche soir, vers 21h30, à la station Bir-Hakeim, près de la tour Eiffel. Son sac lui a été volé, et il a chuté dans des circonstances encore imprécises. Il était, jusqu'à mardi, en état de mort cérébrale. Faute de témoignages, il ne sera pas facile de retrouver ses agresseurs: la plupart des stations de métro sont équipées de caméras, mais Bir-Hakeim était l'une des dernières à ne pas en être pourvue.

Nicolas Sarkozy prône depuis depuis des mois l'augmentation de la vidéosurveillance. Il s'était déclaré, lorsqu'il était encore Place Beauvau, "très impressionné par l'efficacité de la police britannique grâce à ce réseau de caméras".

Fin juillet, Michèle Alliot-Marie a exposé son projet de triplement du nombre de caméras. Personne ne sait pourtant précisément combien de caméras sont en service sur le territoire: les estimations vont de 300 000 à plus de un million. Ce flou des chiffres témoigne de l'absence de contrôle sur les systèmes de vidéosurveillance, qui se développent pourtant rapidement depuis la loi Pasqua de 1995.

Le triplement programmé du nombre des caméras est au coeur du projet de Loi d’orientation et de programmation de sécurité intérieure (Lopsi). Le gouvernement souhaite que les policiers puissent avoir accès aux images filmées par les caméras de vidéosurveillance privées (entreprises de transport, etc.). Michèle Alliot-Marie a annoncé en juillet des crédits importants pour l'interconnexion des systèmes et l'amélioration des images filmées.

"Alerte à la société de surveillance"

Le gouvernement ne semble pas trop préoccupé par les conséquences d'une telle politique sur les libertés publiques. Il y a un an, Nicolas Sarkozy ne déclarait-il pas que "le débat caméras-libertés individuelles [était] un débat totalement dépassé"?

En France, les associations de défense des libertés publiques, comme la Ligue des droits de l'homme, ne sont pas encore très actives sur le sujet. Finalement, c'est la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui s'est récemment montrée la plus audacieuse, en lançant "une alerte à la société de surveillance", dans son dernier rapport d'activité, et en mettant en garde contre la prolifération de caméras.

Le plus grave n'est pas l'augmentation du nombre des systèmes de surveillance, c'est que cette évolution échappe au contrôle des citoyens. Ces caméras, par ailleurs, peuvent être intégrées dans des systèmes de contrôle plus vastes. Déjà, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, des logiciels de reconnaissance faciale ont été connectés à des caméras de surveillance...

Une vidéo militante inventive, "Stop the Big Brother state", qui se propage actuellement sur Internet, souligne ces dangers. Selon son auteur, David Scharf, ce sont des Etats policiers qui se construisent peu à peu à travers ces systèmes, dans l'indifférence générale. Alarmisme exagéré? (Voir la vidéo sous-titrée en français.)


L'efficacité des caméras de surveillance, enfin, est encore controversée (lire ici et là). Il faut, pour la mesurer, comparer leur coût aux avantages qu'elles apportent, concrètement, dans la résolution des troubles quotidiens. Alors que, selon un rapport rendu l'an dernier, en France, les élus locaux "négligent dans 90% des cas" de vérifier quel est l'impact des caméras qu'ils ont fait installer.

L'efficacité des caméras dans la lutte contre le terrorisme reste également à démontrer. On cite souvent leur rôle joué dans l'identification des auteurs des attentats de Londres en 2005... Mais elles n'ont pas empêché ces attentats.

Par Pascal Riché (Rue89)

merci cat!!!!

Lire la suite...

Après l’angine blanche, l’avion fantôme de Sarko


Le Canard Enchaîné du 15 août...


…révèle que Nicolas Sarkozy et sa famille ont bien voyagé sur un vol régulier Air France pour rejoindre leur villa à Wolfeboro, près du lac Winnipesaukee aux Etats Unis. Mais la vraie raison est qu'il n'y avait pas assez de place dans le Falcon 900 présidentiel (14 sièges) pour suivre le Président dans un tel voyage. Entre l'aide de camp, le médecin, les secrétaires, les gardes du corps-joggeurs, l'équipe qui devait accompagner Sarko aux Etats Unis comptait une bonne vingtaine de personnes !


Plutôt que de laisser ses agents de sécurité le rejoindre en avion de ligne, il a préféré s'y coller ; c'est meilleur pour l'image. Il a pu proclamer à la presse le 5 août que ce voyage américain ne coûtait rien au contribuable français.


Faux. Le Falcon 900 de l'armée de l'air a suivi l'Airbus 340 d'Air France. C'est d'ailleurs avec ce Falcon qu'il a pu faire son aller retour vendredi 10 août pour l'enterrement de Mgr Lustiger. Du coup, la cérémonie à la cathédrale Notre-Dame fait figure d'enterrement le plus cher de l'année. L'heure de vol d'un Falcon coûte à l'armée 6 328 Euros. Pour un trajet aller-retour Boston-Paris d'une durée de quatorze heures trente, l'escapade sarkozienne est revenue au moins à 92 000 euros au contribuable.

lu sur http://inventerre.canalblog.com

Lire la suite...

Monopoly dans la Presse régionale

Pendant les vacances, les concentrations continuent (SNJ-CGT)
Publié le mardi 14 août 2007
Nous publions ci-dessous un communiqué du SNJ-CGT (Acrimed).

Le Groupe Hersant Médias (GHM), ex- France-Antilles, vient donc de racheter les quotidiens méditerranéens détenus par Lagardère (La Provence, Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et le gratuit Marseille Plus) pour 160 millions d’euros.

Cette nouvelle concentration dans la presse quotidienne régionale intervient en plein cœur de l’été, selon un scénario bien connu par les deux protagonistes, Philippe Hersant et Arnaud Lagardère.

L’opération permet à Philippe Hersant d’effectuer un grand retour après avoir été écarté du rachat des quotidiens du groupe Rhône-Alpes de l’ex-Socpresse (Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Journal de Saône-et-Loire et le Bien Public) au profit du groupe de l’Est Républicain.

Rappelons que cette vente a fait l’objet d’un recours de la part de Philippe Hersant et d’une annulation par le Conseil d’Etat.

Le rachat des titres du groupe Lagardère constitue bien une opération de concentration qui met un peu plus à mal le pluralisme.

En effet, le groupe Hersant possède déjà 31 titres de presse quotidienne, parmi lesquels Paris-Normandie, les deux titres du Havre en Normandie, L’Union - L’Ardennais de Reims et l’Aisne Nouvelle en Champagne-Ardennes et 6 titres outre-mer, 16 hebdomadaires régionaux sur la côte atlantique et en Normandie.

Le groupe est un acteur majeur de la presse gratuite avec le groupe Comareg éditant les titres ParuVendu, distribué dans 260 villes, et le Journal des plages, distribué en juillet et août sur les lieux de villégiature balnéaire (il contrôle aussi le site CarrièreOnline).

Mais, surtout, le groupe est un opérateur majeur de la télévision locale avec Canal 32 à Troyes, Télé Grenoble, Paris Cap’, Télé Alsace et des participations dans Orléans TV (37,8 %), Cityzen TV à Hérouville-Saint-Clair et Caen et Télé Miroir à Nîmes.

Enfin, Philippe Hersant, qui est résident suisse, possède 4 quotidiens à Nyon et Neuchâtel et deux télévisions locales, Léman Bleu (au côté de la ville de Genève) et TVM3, chez nos voisins helvètes.

Le président de la République qui estime que la presse n’est pas encore assez concentrée se satisfera sans doute de cette opération. Le SNJ-CGT, lui, condamne cette nouvelle partie de poker sur les bords de la Méditerranée. Les personnels sont une fois encore l’objet des stratégies à géométrie variable des industriels des médias, pour qui le mot pluralisme est absent de leur vocabulaire.

Ce rachat, dont les personnels et les journalistes en particulier feront les frais, est un nouveau mauvais coup porté à l’information. Alors que de toutes parts monte la revendication d’un véritable pluralisme, les grands groupes continuent à faire des affaires. C’est un mauvais signe adressé au Parlement, qui ne sera pas enclin à élaborer des mesures législatives anti-concentration.

Le SNJ-CGT appelle les journalistes à prendre toutes les initiatives pour faire grandir cette revendication avec toutes les organisations soucieuses de défendre le droit à l’information.

Montreuil, le 13 août 2007

Lire la suite...

Morin fait et défait le planton


Un gendarme qui fait le pied de grue 24 heures devant un ministère, c’est cinq gendarmes en poste durant la journée et la nuit. C’est fort de cette équation qui figure dans un rapport de la Direction générale de la gendarmerie qu’Hervé Morin a décidé de supprimer les 500 factionnaires qui protègent les bâtiments officiels de la capitale.

Retour donc aux brigades, et seuls les ministres s’en plaindront.


Même si Sarko est de plus en plus entouré de gardes du corps, pour cause de train de vie de l'état, ses prédecésseurs sont, dans ce registre, soumis au régime de peau de chagrin. Le dispositif de sécurité du Château-Chirac de Bity (Corrèze) va être sérieusement allégé. Valéry Giscard d'Estaing est lui aussi dans le collimateur de la défense. Les deux gardes statiques mobilisés jour et nuit devant son manoir auvergnat lui seront bientôt retirés au profit dd'un système de vidéo-surveillance.

A quand le bracelet électronique pour l'Ex ?

Le canard enchaîné mercredi 15 Août

Lire la suite...

Michèle Alliot-Marie veut renforcer la vidéo-surveillance


Michèle Alliot-Marie s'est prononcée, mercredi 15 août, pour un renforcement de la vidéo-surveillance en France, après la mort la veille d'un journaliste italien agressé dans le métro parisien.

La ministre de l'Intérieur a souligné que la station Bir-Hakeim où s'était déroulée l'agression était l'une des dernières de la capitale à ne pas être équipée de caméras, ni sur les quais ni dans les couloirs.

"Dans un cas comme celui-ci, nous ne savons pas ce qui s'est passé exactement", a-t-elle déclaré lors d'une rencontre à Antibes dans les Alpes-Maritimes avec les forces de l'ordre mobilisées pendant la période estivale.
"Ce drame plaide donc pour un renforcement du maillage de vidéo-surveillance en France où nous sommes encore loin de celui existant en Grande-Bretagne", a-t-elle ajouté.

"Il n'est pas question de vouloir tout couvrir"

Michèle Alliot-Marie a dit travailler avec ses services sur la façon d'améliorer les interconnexions entre les différentes institutions utilisant chacune la vidéo-surveillance.
"Ce qui s'est passé à Londres est l'illustration de l'utilité de ce système, c'est un moyen de protection important et efficace contre le terrorisme, le banditisme et les violences contre les personnes", a-t-elle souligné.
"Il n'est pas question de vouloir tout couvrir. La vie privée et les libertés individuelles doivent être protégées, mais dans un certain nombre de lieux, il faut pouvoir savoir ce qu'il s'y passe".

Pour la gratuité des secours

Michèle Alliot-Marie s'est prononcée par ailleurs pour le maintien de la gratuité des secours, en mer comme en montagne.
"Lorsqu'il y a des vies en jeu, il est normal de garder un principe de gratuité. Cela n'empêchant pas, quand il y a des fautes avérées, que la responsabilité de ceux qui ont provoqué le déploiement de moyens de secours importants et mis en jeu la vie de ceux qui viennent les sauver, puisse être retenue", a-t-elle ajouté.
A Antibes, la ministre s'est fait présenter les dispositifs spécifiques mis en place pour l'été. Sur le port Vauban, elle a rencontré les gendarmes de la brigade nautique et côtière d'Antibes assurant la sécurité et la prévention en mer.
Elle a ensuite effectué une courte sortie en mer au cours de laquelle quelques embarcations ont été contrôlées. (avec Reuters)
NOUVELOBS.COM | 16.08.2007

Lire la suite...

2.000 jours de captivité pour Ingrid Betancourt


Les enfants de la Franco-colombienne, disparue depuis le 23 février 2002, vont lancer, lundi, un appel pour des preuves de vie "directes".


Les proches d'Ingrid Betancourt réclament à nouveau des preuves de vie "directes" de la Franco-Colombienne, qui passe, jeudi 16 août, son 2.000ème jour de captivité aux mains de la guérilla marxiste, ainsi qu'un "accord humanitaire".
L'appel sera lancé en France par les enfants d'Ingrid, Mélanie et Lorenzo Betancourt, accompagnés de leur père, Fabrice Delloye, sur le site de Paris-Plages où leur comité de soutien tient un stand.

"Alors que nous restons sans nouvelles - incontestables - d'Ingrid, la mobilisation des Parisiens doit être plus forte que jamais", a déclaré le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.
La capitale française a fait Ingrid Betancourt "citoyenne d'honneur" depuis 2002.

25 manifestations dans le monde

L'ex-candidate des Verts colombiens à la présidentielle et sa collaboratrice Clara Rojas sont détenues par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) depuis le 23 février 2002.
Selon la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt pour la libération des otages en Colombie (FICIB), des comités organiseront autour du 16 août plus de 25 manifestations à travers le monde.
A cette occasion, seront hissées des répliques du drapeau qui a été planté par ses militants, au cours des années précédentes, sur plusieurs sommets du globe, dont l'Aconcagua et l'Everest.

"La même équipe est en ce moment en route pour la Tanzanie, pour planter le drapeau au sommet du Kilimandjaro", précise la FICIB dans un communiqué.

"Sablier intarissable"

En France, les comités déploieront les drapeaux sur les points culminants du Poitou-Charentes, de la Creuse, du Nord, de la Savoie, de la Corse, ou à l'île de la Réunion, notamment, et le hisseront aux façades de mairies qui les soutiennent.
"Pour les 45 otages 'échangeables' encore aux mains des Farc, et dont font partie Ingrid et Clara, seul un accord humanitaire négocié entre le gouvernement et la guérilla peut encore donner à leurs proches un espoir de les revoir vivants", estime la FICIB.

"Jamais nous n'aurions pensé atteindre le cap des 2.000 jours. Malheureusement, la prise d'otage d'Ingrid et de Clara prend de plus en plus l'apparence d'un sablier intarissable où le temps dépasse davantage qu'il ne passe", renchérit son comité de soutien en France.

Détermination de Sarkozy

Sur son lieu de vacances aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a récemment réaffirmé sa détermination à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, après le dénouement heureux de l'affaire des infirmières bulgares emprisonnées en Libye.
Toutefois, l'Elysée et les proches de la Franco-Colombienne ont démenti des informations de médias étrangers faisant état d'un processus de libération en cours avec la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez.

Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, a également qualifié de "rumeurs" et de "spéculations" les informations sur une prochaine libération.
"Dernièrement, rumeurs et témoignages se sont fait légion : le Comité de soutien rappelle que rien ne peut se substituer à des preuves de vie directes. Ce que nous exigeons des Farc, dans les plus brefs délais", insiste son comité de soutien à Paris.

La plus vieille guérilla marxiste d'Amérique du Sud, qui détient environ 4.000 otages, propose d'échanger un groupe de 45 personnes, dont trois Américains et Ingrid Betancourt, contre la libération de 500 rebelles prisonniers. (avec Reuters)

NOUVELOBS.COM

Lire la suite...

15/08/07

Pas d'information nouvelle sur Betancourt


La Colombie n'a pas d'informations nouvelles sur le sort d'Ingrid Betancourt, otage des Farc depuis 2002. La France attend toujours des preuves de vie de la Franco-colombienne.


A la veille du 2.000ème jour de captivité d'Ingrid Betancourt, la Colombie a reconnu mercredi 15 août n'avoir "aucune information nouvelle" concernant l'otage franco-colombienne détenue par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).
"Nous n'avons aucune information nouvelle sur Ingrid Betancourt", a déclaré le haut commissaire du gouvernement pour la paix, Luis Carlos Restrepo au cours d'un entretien à la radio privée colombienne Caracol.

Pas de preuve de vie

Luis Carlos Restrepo a affirmé ne pas croire à la présence de l'otage franco-colombienne au Venezuela, comme l'avait affirmé la semaine dernière depuis Miami une journaliste vénézuélienne.
"Nous n'accordons pas de crédit à l'information selon laquelle elle serait présente au Venezuela", a souligné le représentant du gouvernement colombien, ajoutant que la France restait dans l'attente de recevoir de la part des FARC "une preuve de vie".
Le président vénézuélien Hugo Chavez avait lui-même rapidement démenti l'information de la journaliste d'opposition Patricia Poleo, qui affirmait s'appuyer sur des sources militaires anonymes.

L'ex-époux d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, a aussi exprimé mercredi son scepticisme sur les ondes de Caracol, estimant que cette information était un moyen de "se détourner de la question de l'accord humanitaire" entre les otages et les guérilleros détenus.

La guérilla marxiste des FARC, la plus importante du pays avec 17.000 hommes, réclame la libération de 500 rebelles détenus par les autorités en échange de celle d'un groupe de 45 otages, dont trois Américains et Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne.

http://tempsreel.nouvelobs.com/

Lire la suite...

Prélèvement ADN, procès a Angers

Angers procés pour refus de prélevement adn
Ben jeune militant d'Angers est convoqué ce jeudi 16 août 2007,devant le tribunal d'Angers pour refus de prélèvement ADN

Jeudi 14h00 -Rdez-vous devant le palais de justice d'Angers .

Angers - Procès pour refus de prélèvement ADN

Suite à sa participation remarquée, par la police, au mouvement anti-cpe du printemps dernier, Ben est passé au tribunal et a été condamné pour outrage à agent.

Il est de nouveau convoqué devant le tribunal d'Angers cette fois-ci pour refus de prélèvement ADN, ce jeudi 16 août 2007.

Rdez-vous est donné à tous ceux et toutes celles qui veulent le soutenir devant le Palais de Justice d'Angers - jeudi dès 14h00.

Rappel :

Maud militante anti-cpe d'Angers est aussi passée au tribunal le 31 mai dernier pour ,le même motif, refus de prélèvement ADN, Pierre-Jean est convoqué le lundi 1er octobre.

Tous les 3 ont en commun d'avoir été condamné-e-s une première fois suite aux manifs anti-CPE de mars avril 2006.

source
indymedia nantes

http://nantes.indymedia.org/article/12698
le mercredi 15 août 2007 à 14h45

Lire la suite...

Lille, communiqué du collectif csp59

Vu sur Indymédia
lille merci du csp59 aux populations
démission immediate du ministère de la honte de brice hortefeux

Le Préfet CANEPA continue de balader les grévistes de la faim, aujourd'hui au 58ème jour, des hôpitaux à la rue. Les passages obligés aux Commissariats menottés, bastonnés, violentés, insultés, après les jugements de libérations des tribunaux, sont maintenant remplacés par les interventions policières pour démonter et confisquer les tentes, sortir de force les grévistes de la faim des hôpitaux, les menacer, etc.

Ces exactions préfectorales qui s'apparentent à des tortures accroissent la dégradation rapide de la santé des sans papiers déjà mise à mal par la grève de la faim. Pour une fois nous sommes d'accord avec le Dr P. GOLDSTEIN coordonnateur des urgences du Nord quand il déclare à la presse : « Sur un homme sans maladies préexistantes, les premiers signes cliniques peuvent commencer à apparaître entre 50 et 60 jours de grève de la faim. (.) La conséquence, ce n'est pas de vivre ou de mourir.

C'est de vivre mais avec de vraies séquelles liées au défaut de vitamines ou à une hypoglycémie prolongée.

Elles peuvent être irrémédiables au niveau neurologique et neuro-musculaire. D'abord un effort de persuasion des risques encourus. Et puis, quand un patient n'est plus capable d'exprimer sa volonté, on ne peut pas le laisser mourir. On le soigne » (VDN, 10/08/07). Cette parole attendue enfin du médecin dévoile le stratagème cynique et dangereux auquel se livre le préfet CANEPA dans sa guerre contre les sans papiers grévistes de la faim que l'on peut résumer ainsi

Ne pas s'embarrasser de préoccupations humanistes liées à la santé des grévistes de la faim, mais les fatiguer le plus possible par des méthodes répressives dégradantes pour vaincre leur volonté de sortir de la clandestinité pour travailler dans la légalité. La solidarité que vous exprimez de plus en plus au quotidien fait que les désespérés sans papiers grévistes de la faim ne désespèrent pas du pays berceau des droits de l'homme. A chaque fois que la répression préfectorale les jette à la rue, vous êtes là toujours plus nombreux pour leur apporter des couvertures, du thé, de l'eau, du sucre, du sel.

Vous êtes là aussi pour protester contre les pratiques intolérables de la police, de certains hôpitaux. C'est le cas à Lille au CHR, aux hôpitaux Saint Vincent, Saint Philibert, à l'hôpital de Seclin, à l'hôpital de Roubaix et Tourcoing. Quand voulant les séparer en les rendant invisibles le Préfet CANEPA transfert les sans papiers grévistes de la faim à l'hôpital de Valenciennes, puis de Maubeuge ou encore de Hazebrouck, vous vous mobilisez - prêtres dans les églises invitant les fidèles à la solidarité humaine, syndicalistes, associatifs, citoyens, habitants

pour apporter aux grévistes de la faim sans papiers l'humanité encore présente au sein de la société et condamnant de fait ainsi les actes répréhensibles, inhumains et irresponsables du représentant de l'Etat.

C'est ainsi que face à la solidarité grandissante de la Flandre, très vite l'ordre a été donné par le préfet CANEPA de retirer les 6 grévistes de la faim de l'hôpital et de la rue d'Hazebrouck pour les ramener à Lille dans certains hôpitaux avant de les rejeter à la rue à nouveau. Dans vos actes de fraternité humaine et de solidarité citoyenne, certains d'entre vous se demandent quelle différence y a t-il entre « clandestin » et « sans papiers » ? Le « clandestin », c'est l'étranger qui accepte de vivre cacher, inconnu des Préfectures.

Le sans papiers, c'est l'étranger qui n'accepte pas l'inexistence légale, qui cherche à vivre et à travailler légalement., qui même si l'Etat lui impose l'illégalité refuse d'être hors la loi. Vous demandez aussi « est-il possible que toute la misère du monde soit accueillie en France » ? Il s'agit là d'une tromperie des politiciens qui instrumentalisent électoralement le fantasme de « l'invasion » pour faire peur et opposer ainsi français(e)s et immigré(e)s. L'immigration, c'est pas la déferlante des hordes nazies qui ont occupé la France en 1940. Sur 250 millions d'immigré(e)s dans le monde, à peine 1% sont dans les pays développés d'Europe, des Etats Unis et du Japon.

La part de l'immigration dans la population française est restée stable, 7%, tout le long du 20ème et en ce début du 21ème siècle. Vous demandez aussi « quelle utilité à le Ministère de l'Identité Nationale et de l'Immigration » ? En fait ce ministère mal nommé devrait être appelé « Ministère de l'identité raciste(MIR) », car la nation française comme toute nation est une catégorie historique évolutive et non définitivement fixée une fois pour toute. A partir des années 45 pour la reconstruction de l'après guerre et puis pour faire face aux besoins de main d'ouvre jusqu'en 1974, la France a fait venir des centaines de milliers d'immigrés des anciennes colonies d'Afrique notamment.

Les regroupements familiaux se sont opérés, des enfants sont nés et ont grandi dans les quartiers populaires. Ils, elles s'appellent Mohamed, Fatima, Moussa, Fatou, etc. Ils, elles sont français, sont musulmans, ont en partie la culture de leur papa et maman pour la majorité. Ils, elles parlent le français et parfois les langues de papa et de maman. Ils, elles font partie de l'identité évolutive de la nation française.

C'est ce que les partisans du « Ministère de l'identité nationale », en réalité de l'indignité ou de l'opprobre nationale veulent détruire en opposant les populations les unes aux autres. Vous demandez aussi « que veut dire le Préfet quand il parle de liste de 12% non crédible » ? C'est au Préfet de répondre justement aux questions suivantes : Comment explique t-il que toutes les listes de nos commissions juridiques (CSP59, Ldh, Mrap, Cimade) aient été « crédibles » de 2004 jusqu'à la dite liste de 12% ? Pourquoi le Préfet refuse t-il de dire qui dans la liste de 12% est inéligible à la régularisation et pourquoi ?

Ces deux questions auxquelles le Préfet refuse de répondre montrent clairement la mauvaise foi du Préfet CANEPA. Le CSP59 espère avoir répondu aux questions que vous vous posez tout en agissant solidairement avec les grévistes de la faim. Par la présente, le CSP59 vous exprime sa gratitude et sa confiance dans la victoire d'une société du vivre ensemble dans l'égalité et la fraternité. Fait à Lille le 13/08/07

LETTRE DE REMERCIEMENT DU CSP59 AUX CITOYENS ET AUX POPULATIONS : MALGRE LES SEVICES PREFECTORAUX, LES GREVISTES TIENNENT BON, CONTINUEZ VOTRE SOUTIEN SOLIDAIRE
le mercredi 15 août 2007 à 22h25

Lire la suite...

18 AOUT A PARIS

Publié par 9e le 15 août, 2007 - 16:31.

* Communiqués

Début:18 août 2007 - 14:00

MANIFESTATION LE SAMEDI 18 AOÛT A 14H00
DEPART : PLACE DE LA SORBONNE
Métro : CLUNY LA SORBONNE (L 10)
RER B Luxembourg, Bus 21, 27, 38
STOP A LA CHASSE L'IMMIGRE
REGULARISEZ MAINTENANT

Le gouvernement Sarkozy poursuit sa politique nationaliste destructive et meurtrière, qui consiste aujourd'hui à aller terroriser les sans-papiers chez eux, comme il est demandé aux préfets dans une dernière circulaire qui recommande à la police d'effectuer des vérifications du domicile des sans-papiers, et de “solliciter le procureur de la République afin d'obtenir la coercition” en cas de “non déferrement” des personnes convoquées.

Cela consiste également à demander aux inspecteurs du travail de se substituer à la police pour contribuer à cette chasse, alors que ces derniers sont là pour protéger les employés quand ils sont victimes de l'exploitation face aux employeurs.

Le nouveau projet de loi Hortefeux, premier projet du ministère d'apartheid dit de l'immigration et de l'identité nationale, bafoue le droit de vivre en famille, et démantèle le droit d'asile...

Les conséquences de cette politique répressive, ce sont des drames humains : suicides dans les centres de rétention, tabassages à mort lors d'expulsions, un jeune enfant se trouve dans un état critique, il s'est jeté par la fenêtre lors d'une rafle à domicile, les sans-papiers de Lille perdent leur santé à vie, etc.

Nous continuons jour après jour à nous battre pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Sans-papiers, sortez de la clandestinité et rejoignez la lutte !
Français, sortez de l'indifférence et solidarisez-vous !

9ème Collectif des Sans-Papiers
9emecollectif.net
9eme_collectif@no-log.org

Lire la suite...

Tabassé puis expulsé vite fait et le jour d'après

LIBERATION /Blog de Karl Laske INDOCILES

Le portable d'Abdelkader ne répond plus

«Je suis sur un bateau, à Marseille», a annoncé Abdelkader à Rachida, son amie. «Tiens bon», a-t-il ajouté.
Interpellé à Ermont le 26 juillet, Abdelkader a été expulsé par bateau vers l'Algérie, mercredi 8 août. Vers 4 heures du matin, une escorte policière est venue le chercher au centre de rétention du Mesnil Amelot. Il a été conduit à l’aéroport du Bourget. On lui a fait prendre un avion de la Police de l’air et des frontières à destination de Marseille, pour l’embarquement.
Le vendredi précédent, Abdelkader avait été roué de coups lors d’une première tentative d’expulsion à l’aéroport de Roissy. Il s’apprêtait à déposer plainte.

C’est un communiqué de la Cimade, le 6 août, qui a révélé les «violences graves» subies par deux étrangers, dont Abdelkader, lors de leur expulsion.
Ces violences ont eu lieu pour l'un à Orly, le 2 août, pour l'autre à Roissy, le 3 août. «Tous les deux ont été victimes lors de l'embarquement et loin de tout regard extérieur, d'actes de violences particulièrement choquants et démesurés de la part des agents de la Police de l'air et des frontières chargés de leur reconduite», relève la Cimade, seule ONG autorisée en rétention. Tous deux ont également témoigné avoir eu les pieds et les mains attachés avec de la bande adhésive, ils en portent effectivement les traces. L'un d'eux, qui a des ecchymoses un peu partout sur le corps et dont le visage tuméfié saigne encore lorsqu'il est entendu, raconte avoir été violemment jeté à terre avant de recevoir des coups au visage et sur le corps. L'autre, affaibli par une grève de la faim qu'il menait depuis plusieurs jours, porte des traces de strangulation, a du mal à respirer et se plaint de douleurs sur tout le corps. Il a déclaré que les agents de la PAF se sont assis sur lui dans l'avion afin de l'empêcher de crier, et ont ainsi bloqué sa respiration.» C'est Abdelkader.

Abdelkader, 33 ans, avait été arrêté le 26 juillet à la gare d’Ermont en sortant du travail. C’était son sixième jour dans une société du bâtiment. Auparavant, il avait travaillé cinq ans comme électromécanicien dans un garage.
Sans-papiers, il vivait en France depuis 2001, avec sa compagne de nationalité française, Rachida. Il s’était fait arrêter en 2003 mais la reconduite à la frontière n’avait pas été exécutée. Rachida a été avertie par le commissariat d’Ermont. Abdelkader est transféré au centre de rétention du Mesnil Amelot, où il commence aussitôt une grève de la faim. Alors que les recours sont engagés par le couple, le 3 août, le portable d’Abdelkader ne répond plus. C’est la Cimade qui prévient Rachida de la tentative d’embarquement de son ami à Roissy, et des incidents.

«Les policiers se sont acharnés sur lui, me raconte-t-elle. Il est grand mais il est très maigre. Il pèse cinquante kilos pas plus. Les policiers l’ont mis dans l’avion à bout de bras, comme on porte un enfant. Avec sa grève de la faim, il est devenu squelettique, pour ne pas dire cadavérique. Ses mains étaient déjà menottées mais il a été ligoté... Les policiers lui ont aussi ligoté les pieds pour l'embarquer. Mon ami porte des traces de strangulations autour du cou, des bleus aux poignets, et un hématome sur la tempe gauche. Il y a eu des insultes… Je ne sais pas à quelle époque on est revenus ? Tout s’est passé avant l’embarquement des passagers. C’est grâce à l’intervention du commandant de bord qu’on l’a fait redescendre. Je l’ai retrouvé dans un état de choc incroyable. Nous avons fait appel de la décision de reconduite à la frontière, mais ils ne lui ont pas laissé le temps d'attendre le résultat.»

Ni de témoigner. L’autre victime des brutalités a été expulsée par avion, dans la précipitation, dès le lendemain des faits par la préfecture de Loire-Atlantique. Rachida a quand même confié le dossier à une avocate pour qu'elle dépose une plainte avec constitution de partie civile.

Le 29 juin, le tribunal correctionnel de Bobigny avait relaxé pour «légitime défense» Salif Kamaté, un ressortissant malien, poursuivi pour «violences sur dépositaire de l'autorité publique» à la suite d’incidents lors d’un refus d’embarquement pour Bamako.

Rédigé le 15/08/2007 à 08:0016/08/2007

Témoignage a l'arrivée en Algérie
«Ils m'ont tapé la tête contre le mur»

Expulsé par bateau vers l’Algérie, le 8 août, Abdelkader a trouvé refuge chez un cousin, à Annaba, sur la côte Nord-Est. Il n’a pas la force de rejoindre sa famille et sa mère pour le moment. « Je vais rester encore quelques jours pour récupérer mon visage, me dit-il au téléphone. Je ne veux pas rentrer comme ça... que ma mère me voit comme çà. J'ai le visage d'un mort...». Abdelkader a perdu 14 kilos pendant sa grève de la faim. Il pèse 43 kilos. Il me raconte les violences subies lors de sa première tentative d’expulsion, le 3 août, à Roissy. La ligne téléphonique est mauvaise. Notre conversation est coupée deux fois. J’entends qu’Abdelkader marche sur du gravier, tout en parlant, ému.

« A l'aéroport de Roissy, j'ai dit aux trois policiers de la Police de l'Air et des Frontières que je ne voulais pas partir. J'avais fait appel de la reconduite à la frontière. J’étais en droit d’attendre le résultat. Ils m'ont dit “tu n'as pas le droit de refuser“. J'étais dans une petite pièce quand les violences ont commencé.

Les policiers m'ont d'abord tapé dans le ventre parce que je restais debout. Comme j'ai crié, la femme policer m'a pris à la gorge. Je lui ai dit “vas-y: tue moi !“. Elle m'a répondu “tu vas partir…“. Un troisième policier est passé derrière moi et m'a fait tomber par terre. Une fois allongé, alors que j’avais les mains attachées dans le dos par des menottes, ils m'ont attaché les pieds. Comme je protestais, ils m'ont dit “tu n'as aucun droit“.
Pour que je ne bouge pas, la femme policier est montée sur mon ventre et ma poitrine, debout. J’étais affaibli par la grève de la faim. Elle m'a tapé avec toute sa force. Elle s'en foutait. Ils sont tous les trois montés sur moi. Ils m'ont coincé la tête contre le mur pour m’immobiliser. J'ai hurlé que j'avais mal. Je leur ai dit de me tuer. Ils m'ont répondu “arrête de crier et on te lâche“. Ils m'ont tapé la tête contre le mur. J'avais une oreille bouchée à cause de ça. Puis ils m'ont étranglé pour que je ne crie pas. Mais vraiment étranglé... Je n'arrivais plus à respirer. J'ai perdu le souffle. D'ailleurs, cela m'a laissé des marques qui ont été constatées par les médecins.
Au bout d'un moment, un policier m'a pris les pieds, l'autre la tête et le troisième la ceinture. Ils m'ont porté comme un bout de bois pour me faire monter dans l'avion. J'ai crié pendant une heure. L'avion était vide. Puis les policiers ont décidé de me redescendre et de me ramener au centre de rétention. Dans la voiture, ils m'ont répété la même chose: “de toute façon tu vas partir“. “Si c'est pas aujourd'hui ce sera à Marseille. Il y a le bateau“.

Quand je suis arrivé au centre, j'étais rouge partout. J'avais mal partout. J'avais du sang sur les mains, les pieds, le visage... J'ai vu les gens de la Cimade. J'ai croisé aussi un autre sans-papiers, qui a eu le visage complètement cabossé, les yeux noircis par les coups.

Le mercredi d’après, les policiers sont venus me chercher au centre de rétention vers 4 heures du matin. Je n’étais pas du tout prévenu. Et mon amie non plus. Ils m’ont dit : “Tu vas prendre l'avion de la police. Tu n'as pas le choix: tu dois partir“. Ils ont laissé mes affaires, mes chemises, ma veste et même mon portefeuille et mes papiers. Quand je leur ai réclamé, ils m'ont dit “Après! Tu les auras après!“ Dans l’avion, j’ai encore vu des violences vis-à-vis d’un sans-papiers qu’ils avaient embarqué à Laval. J’ai dit : “quand même on est des êtres humains…“ “C’est pas la mafia qui nous reconduit à la frontière…“ J'avais froid. Je leur ai encore demandé mes affaires dans l'avion. Ils m'ont dit “Après! Après! Après!“ Finalement, je suis parti sans rien. Sur le bateau, j'ai seulement récupéré ma chaîne, une bague et mon portable qu'ils avaient ramassé sur une armoire ».

Abdelkader dit qu’il a encore mal à la poitrine et sur les côtes. Il dit qu’il se sent mal. Il a pris rendez-vous à l’hôpital pour y faire des radios.

Lire la suite...

Santini jongle avec les chiffres, il est à la fonction publique ce qu'hortefeux est aux immigrés

Santini tacle les fonctionnaires
Par David Servenay (Rue89) 17H13 14/08/2007

André Santini à l'Elysée, le 20 juin

Est-ce l'impair politique de l'été? Ou un simple ballon d'essai pour tester l'opinion? En tout cas, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique s'est lâché mardi sur RTL. Invité du matin, l'UDF André Santini était interrogé sur un projet peu populaire du gouvernement: la suppression –pardon, le "non remplacement"– de 22000 fonctionnaires qui partent à la retraite.

Un sondage publié dans le JDD dimanche dernier pointait les 61% de personnes qui ne sont "pas satisfaites" de cette mesure. On l'aura compris, le sujet est glissant. Surtout en France, pays très attaché à sa fonction publique (écoutez l'interview).

"Tout le monde gueule contre les fonctionnaires..."

Face au piège, Santini commence, fidèle à sa légende, par une galéjade:

"C'est très bizarre. Très bizarre parce que dans l'opinion, tout le monde "gueule" contre les fonctionnaires, etc. Et 75% des jeunes n'ont qu'une envie: c'est d'être fonctionnaire, vous le savez. Alors, il faut sortir de ce climat "je t'aime moi non plus"."

Puis, il étale un peu de pommade: "Nous avons vraisemblablement la meilleure administration du monde. Tout le monde le sait. Et l'ENA est l'école que tout le monde veut copier. Alors maintenant, il suffit d'ajuster, il suffit de cadrer davantage."

Enfin, il passe à l'attaque: "C'est pas normal qu'il y ait 24% de la population active qui soit fonctionnaire. C'est le record mondial. C'est pas normal que les fonctionnaires, aujourd'hui, soient mal payés et qu'en gros, l'employeur -l'Etat- est un mauvais employeur. Il ne les choisit pas, il ne les affecte pas comme ils veulent; donc, il faut aujourd'hui -avec les fonctionnaires- moderniser notre fonction publique."

Entre 7% et 18% maximum

Problème: André Santini est allé un peu vite en besogne. Certes, la France fait partie des pays européens comptant le plus grand nombre de fontionnaires. Autrement dit, l'ensemble des effectifs des trois fonctions publiques: celle de l'Etat, celle des collectivités territoriales et celle des hôpitaux. Mais, d'après les derniers chiffres de l'Insee, sur la population active et la fonction publique d'Etat, ainsi que les données fournies par son propre ministère, le compte n'y est pas.

En résumé, la population active française comptait 27 637 000 personnes en 2005. L'administration d'Etat s'élevait alors à 1 970 820 fonctionnaires (titulaires et non titulaires), soit 7,1%. En y ajoutant la territoriale et la fonction publique hospitalière (au total, 5 031 834 fonctionnaires en 2003), on obtient un ratio de 18%!

Petit arrangement sur les définitions

Contactés par Rue89, les services du secrétaire d'Etat ont un peu joué sur les définitions, en prenant comme chiffre de référence "l'emploi salarié et non salarié" de l'Insee (24 870 000) et non la population active totale, incluant les chômeurs (27 637 000). Sans oublier un rapport de l'OCDE en 2006 qui parvient à un 23% bien gonflé, en recensant les "emplois dépendant de la fonction publique", avec les organismes publics, les associations... Et voici comment on arrive à ce claquant: "24% de la population active" est fonctionnaire!

Avec de tels propos, Santini ne fait rien pour décourager les mouvement sociaux que certains annoncent pour la rentrée. D'autant qu'il continue de soutenir que l'Etat est un "mauvais employeur", que les fonctionnaires sont "mal payés" et que personne ne les "choisit". Naît-on fonctionnaire?

Lire la suite...

Mayotte, comment on a créé la notion de clandestinité, après cela il reste a compter les morts !!

Mayotte: des "immigrés clandestins" chez eux!
Par Fahmi Boina (Collectif Comores-MasiwaMane) 18H45 14/08/2007/RUE89

Lundi, un nouveau kwasa-kwasa venant d'Anjouan a a fait naufrage. Il avait, à son bord, quarante passagers. Dix-sept corps ont été repêchés, quatre personnes ont été admises dans un hôpital de Mayotte, tandis qu'on comptait dix-neuf disparus en mer.

Au cours du mois de juillet, il y a eu au total cinq kwasa-kwasa échoués et près de 100 morts et disparus. Deux autres embarcations ont pu faire demi-tour à temps. Dans le naufrage du 22 juillet dernier, il y a eu un mort, 26 disparus et 9 rescapés. Le 27 juillet, on comptait encore 4 morts, 22 disparus et 14 rescapés.

L'océan qui entoure les quatre îles de l'archipel des Comores constituent un cimetière pour des milliers de Comoriens depuis que le gouvernement Balladur a décidé, en 1994, d'instaurer une procédure de visa entre les trois îles effectivement indépendantes (Grande-Comore, Anjouan et Mohéli) et l'île encore sous administration française (Mayotte).

Face au drame du 13 août 2007, les médias français se contentent de dire que ce sont des "clandestins comoriens" qui souhaitent se rendre dans "l'île française de Mayotte". Or les choses ne sont pas aussi simples puisque la France, pour des raisons de stratégie militaire, a pris la décision en 1975 (au moment de l'indépendance des Comores), de couper Mayotte de ses îles sœurs en organisant en 1976 un référendum jugé nul par l'Onu. Elle a été condamnée plus d'une vingtaine de fois par des résolutions de l'Onu pour son maintien dans "l'île comorienne de Mayotte", reconnue par la communauté internationale dans son ensemble comme étant une des quatre îles de l'Etat comorien.

C'est cette revendication qui vaut à l'Etat comorien les nombreuses déstabilisations depuis plus de 30 ans par l'intermédiaire de mercenaires français, comme le reconnaissait l'un d'entre eux lors du procès du tristement célèbre Bob Denard et 30 de ses acolytes qui s'est tenu à Paris l'année dernière.

Mais une des armes redoutables de l'Etat français reste le chantage à la coopération ou au "codéveloppement" pour utiliser le nouveau vocable du néocolonialisme à la française. Ainsi, le nouveau gouvernement des Comores qui avait l'intention de réintroduire la "question de l'île comorienne de Mayotte" à l'Onu dès 2006 s'est
vu signifier par l'ambassadeur de France à Moroni qu'en marge des accords de coopération signés en 2005, un accord secret avait été également paraphé par les deux parties interdisant aux Comores de parler de cette question à l'Onu jusqu'en 2007.

Après la rencontre entre l'actuel ministre des Relations extérieures comoriennes, M. Ahmed ben Saïd Jaffar et le Secrétaire d'Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel, puis le secrétaire d'Etat chargé des Dom-Tom, Christian Estrosi, la société civile comorienne craint qu'encore une fois le gouvernement comorien n'ait accepté de retirer
de l'ordre du jour de l'Assemblée générale de l'Onu à l'automne prochain "la question de l'île comorienne de Mayotte" contre une aide économique. Pourtant, pour mettre fin aux drames que connaissent les Comoriens, il faudrait que les deux Etats trouvent une solution juste et conforme au droit international.

Les Comoriens n'ont jamais renoncé à Mayotte et ne le pourront jamais, d'abord parce que quasiment toutes les familles comoriennes ont des membres de leur famille établis dans cette île, ensuite parce que les transferts d'argent (ou le système d'assistanat) de l'Etat français ont rendu cette île de l'archipel plus riche que les autres constamment déstabilisées. C'est en constatant cela que l'ancien président du conseil général de Mayotte, Younoussa Bamana, qui vient de disparaître avait déclaré: "On peut en renvoyer tous les jours, ils reviendront. Allez pisser sur le mont Choungui, ça tombe quand même dans le lagon." Pourtant, Mayotte demeure "l'illusion de la France" qui pense qu'il suffit de rajouter un troisième ou un quatrième radar pour empêcher ceux qui veulent se rendre à Mayotte de continuer à s'y rendre.

Depuis 1994 et l'instauration du "visa Balladur", il y a près d'un millier de morts comoriens chaque année dans des naufrages de kwasa-kwasa entre Mayotte et Anjouan. La France, en usant du droit du plus fort, a établi une frontière artificielle au sein d'un même Etat reconnu par toutes les instances internationales. Ainsi, elle porte la responsabilité de toutes ces morts et pourrait être poursuivie, entre autres pour déplacements de populations (qu'elle assimile à des reconduites à la frontière) à l'intérieur d'un même pays.

Lire la suite...

Khadafi et le nucléaire


Le colonel Kadhafi voulait la bombe atomique
Par David Servenay (Rue89) 00H31 15/08/2007

L'ancien n° 2 de Framatome (aujourd'hui Areva) révèle à Rue89 comment le "Guide" a manoeuvré dès les années 70.

La centrale nucléaire israélienne de Dimona, construite avec l'aide de la France (Jim Hollander/Reuters).

C'est une certitude pour les nucléocrates: Kadhafi a toujours voulu la bombe atomique. Yves Girard s'en souvient très bien. Vice-président de Framatome (l'ancêtre d'Areva) entre 1974 et 1981, puis de Technicatome jusqu'en 1991, il a accompagné plusieurs minitres des gouvernements Barre à la fin des années 70 à Tripoli. Juste après l'Iran, la Libye du colonel Kadhafi cherchait alors à développer un véritable arsenal, en lorgnant sur un réacteur du même type que celui fourni à Israël. Par la France. La centrale nucléaire de Dimona (photo) fut opérationnelle dès 1963.

Or, les quelques éléments rendus publics par l'Elysée depuis la signature d'un "mémorandum d'entente", le 25 juillet dernier, sur la construction d'un réacteur laissent penser que le "Guide" n'a pas changé d'avis sur cette question stratégique. D'après Yves Girard, un réacteur de "dessalement d'eau de mer" permet d'obtenir assez facilement une matière fissile de qualité militaire. Surtout lorsque ce même pays a utilisé les filières "clandestines" du réseau du docteur Abdul Qadeer Khan, le physicien pakistanais.

Dernier conseil de ce nucléocrate au président Sarkozy: faire durer les discussions et ne jamais aboutir...

Dans les années 70, comment êtes-vous arrivé à la conclusion que le colonel Kadhafi cherchait à acquérir la bombe atomique?

Il s'en cachait à peine. Il ne s'en cachait même pas du tout. Quand je dis que Kadhafi ne se cachait pas, je veux parler de ses sbires et de son état-major. Quand on a commencé à discuter, il voulait faire du nucléaire. Ce n'était pas très difficile de faire avouer aux responsables libyens que ce qu'ils cherchaient, c'était une copie de Dimona. Et s'ils cherchaient une copie de Dimona, c'est qu'ils supposaient que Dimona avait donné la bombe à Israël. Il n'y a pas eu un compte rendu où est mentionné ce désir, c'était le fruit de conversations. Mais, effectivement, cela correspond au réacteur de Dimona: on pourrait faire de l'eau dessalée avec le réacteur de Dimona.

Quels risques présente une telle livraison?

Si vous faites un réacteur genre Dimona, un réacteur à basse température, pour faire du dessalement d'eau de mer, c'est un réacteur qui pourra être alimenté en uranium naturel, facile à trouver. Et de cet uranium naturel, on tirera du plutonium de qualité explosive, il n'y a aucun problème.

D'après le journal Le Parisien du lundi 13 août, Tripoli chercherait à s'équiper de l'EPR?

C'est complètement délirant. Cela ne correspond pas du tout à la production de la Libye. Complètement délirant. Mais vous savez, c'est comme cela que ça se passe: on ne veut pas vexer les gens en leur disant "non", alors on leur dit "oui", mais en fait rien ne se passe.

Lorsque la France a refusé la livraison d'un réacteur du type Dimona à la Libye, comment Kadhafi a-t-il réagi?

Les Libyens ont suggéré, aussi bien aux Egyptiens qu'aux Tunisiens, de commander la même chose que le réacteur de Dimona, pensant que cela aurait plus de chance d'être accepté. Comme Kadhafi savait qu'il n'était pas en odeur de sainteté, il pensait qu'on ferait plus confiance aux Tunisiens. En fait, cela n'a pas été le cas, parce que la Tunisie n'a absolument pas besoin de ça.

Si on vous demandait aujourd'hui de conseiller le président Sarkozy, que lui diriez-vous?

Cause toujours... On peut très bien faire traîner, l'art de faire traîner un accord pendant plusieurs années... Je lui conseillerais de ne pas aboutir. Cela me paraît aberrant, aujourd'hui, de livrer de l'équipement nucléaire, même modeste, à un pays comme la Libye. Une fois que vous êtes embrayés là-dedans, vous ne savez jamais comment cela se termine. Je ne sais pas sous quelle forme il l'a promis, mais j'espère que c'est une promesse qui ne sera jamais tenue.

Lire la suite...

HUMOUR DU JOUR!!!!


Lire la suite...

"Le Monde" imprécis à propos des interpellations de sans papiers


Beaucoup d'imprécisions dans l'article du Monde titré "Les interpellations de sans-papiers chez eux restent rares".



Le jeune russe, Ivan, tombé d'un immeuble (photo) alors que la police venait interpeller ses parents à domicile.



Le Monde pose la question: "Le nombre d'interpellations à domicile augmente-t-il ?"
Bonne question. La réponse est moins convainquante.
Tout d'abord, le papier ne comporte aucun chiffre. Manque d'efficacité journalistique ou absence de transparence de la police?



Prenons le titre: "Les interpellations de sans-papiers chez eux restent rares".



Le mot "rare" appartient au registre subjectif. Le journaliste juge que ces interpellations sont rares. C'est un jugement, non un fait. Comme nous le verrons, le "bon" titre aurait été "Les interpellations de sans-papiers chez eux sont en augmentation".
L'article contient aussi une contradiction.



"Le nombre d'interpellations à domicile augmente-t-il ? Difficile à dire." écrivent Bertrand Bissuel et Anne Rodier. Et plus haut: "A l'époque où Charles Pasqua était ministre de l'intérieur, de 1993 à 1995, les forces de l'ordre avaient, en quelques occasions, procédé de la sorte, se souvient Jean-Pierre Alaux, du Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti)."
Or, si l'on comprend bien, les interpellations à domiciles avaient lieu en 1993-95. Elles ont cessé depuis.
Autrement dit, les interpellations à domiciles n'existaient quasiment pas depuis 1995. Elles ont repris avec l'élection de Nicolas Sarkozy. Elles sont donc en augmentation.
Le Monde ajoute: "Dans un passé plus récent, les associations d'aide aux plus démunis avaient été directement concernées par de telles interventions. En février 2003, la police aux frontières (PAF) s'était rendue dans la communauté Emmaüs de Bourg-en-Bresse pour arrêter un Algérien sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière."



Donc, entre 1995 et 2007, les interpellations pouvaient se faire dans les locaux d'une association, mais pas à domicile. Le journal évoque une circulaire datant de février 2006. Mais il ne pouvait ignorer le document paru samedi dans Libération. Une circulaire préfectorale qui demande aux policier d'accéler les interpellation. Pourquoi Le Monde ne cite pas ce document?
A la fin de l'article, Le Monde tente d'obtenir des chiffres. Deux sources sont interrogées: association et police.
"Dans le monde associatif, certains ont toutefois le sentiment que les interventions policières au domicile des sans-papiers progressent tout en restant marginales sur le plan quantitatif."
"Ces pratiques étaient excessivement rares il y a quelques années, estime Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade (service oecuménique d'entraide). Aujourd'hui, elles ne sont plus exceptionnelles."



"En Ile-de-France, le phénomène s'avère presque inexistant, d'après un responsable syndical policier."
Pourquoi le Monde n'a pas choisi ce titre: "Les interpellations de sans-papiers chez eux sont en augmentation"
(photo trouvée sur yahoo infos)


http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/

Lire la suite...

Un an après, les leçons de Cachan!!!!!


solidarité . Le 17 août 2006, plusieurs centaines de migrants étaient jetés à la rue. Deux mois et demi plus tard, ils faisaient plier le gouvernement. Retour sur une mobilisation exemplaire.
C’était il y a un an, tout juste. La rumeur filait dans les couloirs du bâtiment F de l’ancienne cité universitaire de Cachan (Val-de-Marne). « Évacuation. » Le mot passait de bouche en bouche, de chambre en chambre. Depuis 2003, près d’un millier de personnes se sont installées dans cette grande barre de cinq étages, promise à la destruction. « Le plus grand squat

de France », dit-on. Des hommes, des femmes, des célibataires, des couples avec enfants. Une trentaine de nationalités, dont une grande majorité de Maliens et d’Ivoiriens, et une bonne moitié de sans-papiers. Officiellement, la préfecture parle de « vétusté » et de « risque incendie ». Mais pour Nicolas Sarkozy, en précampagne électorale sur l’immigration, l’occasion est trop belle de marquer les esprits. Surtout ceux à droite de sa droite.

chaque cas étudié

Le 17 août, vers 9 heures, une fois les hommes partis au travail, huit compagnies de CRS se mettent donc à pied d’oeuvre. Mais les expulsés se rebiffent, refusent d’être dispersés au gré des hébergements en hôtel que leur propose le préfet Bernard Tomasini. Leur union fait leur force. Ils le savent. S’ils veulent obtenir un logement ou des papiers, voire les deux, il faut rester groupés. Cet entêtement les conduira à vivre des semaines durant dans le gymnase de la ville où le maire (PS) de la ville, Jean-Yves Le Bouillonnec, accepte de les accueillir. Les images de promiscuité et de détermination vont bouleverser la France. Et étendre les soutiens. Cachan n’est plus un problème. Il devient un symbole.

Deux mois et demi plus tard, le gouvernement va plier. Le 6 octobre, un protocole d’accord est signé entre trois associations (France terre d’asile, SOS Racisme, la -Licra) et le ministère de l’Intérieur. Chaque cas de sans-papiers sera étudié. Un relogement pérenne doit être trouvé.

Que reste-t-il aujourd’hui de ces promesses ? « Beaucoup a été fait », souligne Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile. Au total, 440 personnes avaient été évacuées du gymnase Belle-Image. Parmi elles, 238 adultes étaient en situation irrégulière. Aujourd’hui, 231 sont régularisés. Côté logement, la centaine de familles qui étaient en situation régulière a été relogée définitivement par le GIP Habitat, dans le parc social, à Paris ou en région Île-de-France. Pour les autres, régularisés entre-temps, elles vivent encore, pour la plupart, en hôtel ou en foyer CADA ou SONACOTRA, par l’intermédiaire de France terre d’asile.

pénurie de logement

« 60 % des 130 familles que l’on a prises en charge ont, au moins, une personne adulte en CDI et à temps complet, précise Pierre Henry. Le montant de leur rémunération se situe entre 1 000 et 1 300 euros. Ce sont donc des travailleurs pauvres qui sont confrontés, comme beaucoup, à la pénurie de logements sociaux en Île-de-France et à la difficulté d’accéder au logement privé. » Pour les cas les plus difficiles, comme les femmes sans formation, à la tête d’une famille monoparentale, France terre d’asile mise sur les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et lorgne hors de la région. L’association travaille notamment avec les chantiers navals de Saint-Nazaire. Sept anciens de Cachan se sont inscrits à une formation de soudeur. « Tout ça ne se règle pas en un coup de baguette », glisse Pierre Henry.

Pour les associations, cette lutte reste en mémoire comme une victoire exemplaire. « La détermination des résidents, avec le soutien des élus et des militants, a réussi à forcer des portes et, in fine, a obligé le gouvernement à reculer », rappelle Pablo Krasnopolski, cofondateur de RESF. Il y a eu, grâce à Cachan, comme lors de Saint-Bernard, une prise de conscience de l’opinion publique. « Cela se produit dès que les fantasmes autour du clandestin s’évanouissent au profit du visage réel et humain de cette forme de précarité. Malheureusement, les élections suivantes ont montré que cette prise de conscience n’est jamais - acquise. »

une lutte symbole

Les mois ont passé. Mais Fidèle Nitiéma, l’ancien délégué, reste profondément marqué par la période Cachan. « Cette lutte reflète la situation de tous les migrants de France et d’Europe, lance-t-il. Nous voulons tous travailler et respecter les lois du pays. Nous ne sommes pas des vagabonds ni des bandits. Si nous étions dans ce squat, c’est que nous n’avions pas le choix. » Le 17 août 2006, lors de l’évacuation manu militari, lui s’est senti « humilié ».

Laurent Mouloud et Ludovic Tomas

Lire la suite...

« On est des aventuriers, c’est obligé… »


Cachan, un an après

Que sont-ils devenus ? Toute la semaine, l’Humanité donnera la parole aux anciens de Cachan avec un portrait quotidien. L’occasion de découvrir, loin des images d’expulsion et de répression, leur regard sur la lutte du gymnase Belle-Image, mais aussi sur leur vie actuelle et sur cet itinéraire de migrant, souvent mouvementé, jamais anodin.

Aujourd’hui : Diakité, ancien délégué du « deuxième étage » du squat, originaire du Mali.

Dans le bâtiment F de Cachan, Diakité habitait au deuxième étage avec sa femme et son fils. Régularisé, l’ancien délégué du squat vit aujourd’hui dans un foyer à Créteil.

Jusqu’en 2000, Diakité était un commerçant heureux. Boutons, popeline, fils de machine à coudre : à Bamako, sa boutique de mercerie tournait bien. « J’avais même réussi à faire une autre boutique pour mon petit frère. » Il avait aussi de quoi payer un studio où il vivait avec sa femme Mawa et leur fille, qui avait alors un an. Ce même studio qu’elle a continué à habiter plus tard, quand Diakité a quitté le Mali. Après le début de ses malheurs, le 2 août 2000 : « Pendant la nuit, des bandits sont allés casser la boutique de mon petit frère. Voyant ça, mon fournisseur, qui avait des dettes sur moi, a commencé à me réclamer l’argent. Je n’ai pas eu d’autre choix. Pour rembourser, j’ai dû vendre mon autre boutique. Avec l’argent, j’ai décidé de venir en Europe : je n’avais plus rien là-bas. »

L’histoire cachanaise de Diakité commence trois ans plus tard, en avril 2004. Deux mois auparavant, Mawa, sa femme, l’a rejoint, l’obligeant à quitter le foyer du 15e arrondissement de Paris où il vivait depuis presque trois ans. « Il était impossible d’y vivre en couple. Alors un ami nous a présenté quelqu’un qui habitait ce grand squat installé dans une ancienne cité universitaire bientôt démolie. Nous nous sommes installés en avril. Le même mois, une ordonnance d’expulsion a été collée sur le bâtiment. » Diakité est choisi comme « délégué » pour représenter le deuxième étage où il vivait.

Récit d’une mobilisation et d’un combat qu’il est fier d’avoir mené jusqu’au bout. Ordonnances préfectorales, manifestations, protocoles refusés et négociations : son histoire à Cachan, ce jeune père de famille, âgé de trente-cinq ans, la raconte en choisissant chacun de ses mots, entre un « nous » dont il est une des émanations officielles et un « je » policé, privé de considérations personnelles. Près d’un an après l’évacuation, Diakité n’a pas abandonné son rôle de porte-parole. Dates, noms et remerciements : rien n’est laissé au hasard.

Point de départ de ce combat : une trahison. « Une catastrophe », plus exactement. « Le 4 août 2004, le préfet nous a demandé de nous faire recenser et nous a dit que ceux qui vivaient en France depuis cinq ans ne seraient pas expulsés : 680 personnes avaient accepté de déposer leur dossier avec la photocopie du passeport. Mais en octobre, le préfet a envoyé les premières réponses aux habitants du 5e étage, avec arrêté préfectoral de reconduite à la frontière pour ceux qui n’avaient pas de papiers. C’est là qu’a commencé le combat : nous avons dit aux habitants du 5e de ne pas bouger et nous sommes restés avec eux. Après cela, nous n’avons plus jamais rien cru des promesses qu’on nous a faites. Et nous avons eu raison. »

Aujourd’hui régularisé, Diakité vit, avec Mawa et ses deux derniers enfants qu’ils ont eus en France, dans une chambre de vingt mètres carrés, au troisième étage d’un foyer de France terre d’asile, à Créteil. C’est là que la famille a été relogée après l’évacuation du gymnase Belle-Image où ils avaient vécu cinquante jours, dans la promiscuité et l’angoisse des négociations. Aujourd’hui, la famille rêve d’un « vrai logement ».

Sa décision de partir « pour l’Europe », Diakité l’a prise dans le plus grand secret, avec sa femme, sans en parler à personne. Il aurait préféré l’Espagne, il a choisi la France. « Le problème c’était l’hébergement, explique-t-il. En France je n’avais pas de famille, ni personne de ma région, mais j’avais des copains. Quand je suis arrivé, je suis allé chez le frère d’un ami qui m’a hébergé quelques mois jusqu’à ce que je trouve une chambre dans un foyer. » Grâce à l’argent qui lui restait de la vente de sa boutique, il a payé son visa tourisme d’une durée d’un mois et demi. Il l’a obtenu rapidement. « J’ai payé 16 000 francs CFA, soit 24 euros », précise-t-il avant d’admettre dans un sourire : « Être commerçant m’a aidé. » Rien de plus sur « la chance » qui lui a permis de l’avoir « du premier coup ». Rien de plus, non plus, sur ce qu’a représenté ce départ dans sa vie : « Si j’avais eu des sous, je serais resté pour développer mon pays », prévient-il.

Avant de venir en France, Diakité a d’abord grandi dans un village au nord du Mali, avant d’être emmené à l’âge de huit ans en Côte d’Ivoire par un oncle « qui n’avait que des filles et voulait un garçon ». C’est là, à Abidjan, qu’il a été scolarisé dans une école franco-arabe. De retour dans son village, à l’âge de vingt ans, « pour retrouver ses vrais parents », il a commencé à faire des trajets réguliers vers Bamako pour de petits commerces, histoire aussi de « tâter le terrain ». Avant de finalement s’installer dans la capitale pour y ouvrir son commerce.

« Nous, les Africains, on est des aventuriers, c’est obligé », détaille-t-il. Alors, à Paris, il s’est toujours débrouillé pour travailler. Dans le bâtiment et comme jardinier. « Depuis que j’ai des papiers, je ne fais plus le bâtiment, trop éprouvant, trop dangereux », explique-t-il. Les espaces verts, c’est dangereux aussi. « On coupe les bordures sur le bord de la nationale 104 et de l’A86… Si une voiture sort de la route, c’est pour nous. En France, de toute façon, les sans-papiers font le travail que les Français ne veulent pas faire. Ils leur manquent juste les autorisations. »

Anne Roy
http://www.humanite.fr/

Lire la suite...

Quand les préfets jouent l’intimidation


« Rafle », un terme qui, dans le Jura, est à proscrire du langage, selon le préfet Christian Rouyer.


Ce haut fonctionnaire vient, en effet, d’annoncer qu’il allait porter plainte contre Patrick Viverge, conseiller général PS du département, qui a osé utiliser le terme pour s’indigner de l’expulsion musclée d’une famille bosniaque installée à Dole.
La chasse à la sémantique est donc ouverte dans ce département, mais les contrevenants n’hésitent plus à s’afficher.


Ainsi, Michel Ginies, conseiller général communiste, rappelant qu’il a tenu les mêmes propos, s’engage : « Un État policier se met en place. Il semble qu’on n’ait plus droit à la liberté d’expression. Je regrette que tous les préfets de France ne s’appellent pas Jean Moulin.


».../...lire l'article en entier sur http://www.humanite.fr/ ©

Lire la suite...

Pour un monde solidaire sans armes nucléaires !



L' élimination des bombes atomiques est une obligation du droit international !



Le TNP ( Traité de Non - Prolifération nucléaire) signé par 186 Etats dont la France, fait du désarmement nucléaire une obligation du droit international( article 6 du TNP). A travers le TNP. Les Etats dotés de l'arme atomique se sont engagés à éliminer leurs bombes atomiques en échange de quoi les Etats non dotés se sont engagés à ne jamais en posséder.



Etats dotés: USA, Russie, Royaume Uni,France, Chine, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord.



Les bombes atomiques n'apportent pas la sécurité



Les milliers de bombes atomiques possédées par les USA ou le Royaume Uni ou d'autres Etats ont été inutiles contre les attentats terroristes. Lutter contre le terrorisme demande de s'attaquer à ses racines : l'injustice, la pauvreté, les atteintes aux droits humains .




La prolifération des bombes atomiques se poursuit



Les USA portent une responsabilité essentielle :



• non ratification du traite d'interdiction complête des essais,



• rupture unilatérale du traité ABM avec la Russie



• militarisation de l'espace



• miniaturisation des bombes atomiques (mini nukes)



• implantation de 480 bombes atomiques en Europe via l'OTAN



La France alimente aussi cette prolifération des bombes atomiques :



Elle développe actuellement de nouvelles armes nucléaires en violation du TNP



• essais nucléaires en laboratoire au Barp près de Bordeaux



• nouveaux sous marins nucléaires (les SNLE- NG)



• nouveaux missiles (40 Missiles M 45)



• nouvelles bombes atomiques(400 têtes nucléaires TN 75)



• nouveaux avions armés de bombes atomiques (les Rafale à Ystres et Landivisiau)



Elle programme déjà leur remplacement dès 2012.



Les coûts, qui paye?



• 42 milliars d'Euros = le budget de la défense



• 20 milliards d'euros en 2006 pour les nouvelles armes



• 8 milliards par an pour les armes nucléaires



• 4 milliards par an de crédits d' équipement pour les armes nucléaires



• un milliard d'euros c'est 100 lycées de 10 000 m 2 ou le salaire annuel net de 50 000 personnes à 20 000 Euros par an !



La vérité de la paix exige que tous – tant les gouvernements qui sont ouvertement ou secrètement en possession d’armes nucléaires, que ceux qui ont en programme de les acheter – décident clairement et fermement de changer de route et de lutter pour un désarmement nucléaire progressif et concerté »,. Aux vues des derniers résultats concernant la vente des armes, atteindre cette vérité de paix reste un objectif très difficile mais il est tout aussi urgent de pouvoir l’atteindre.



Les dépenses militaires mondiales ont atteint en 2006 la somme fabuleuse de 1 035 milliards de dollars. Sont compris dans ce chiffre les dépenses pour le juteux commerce des armes, les productions propres à chaque pays et les dépenses affectées à l'entretien des armées (solde des militaires, entretien des casernes...)



Les Etats-Unis dépensent 47 % des 1 035 milliards, puis le Japon, loin derrière, avec 5%, puis ex aequo, la Grande-Bretagne, la Chine et la France avec 4% du total. Les 170 autres pays de la planète se partagent le reste.



Si on prenait 30% de ce total (il en resterait encore 70% pour détruire le monde!), on pourrait :



*annuler la dette du Tiers-Monde (avec 30 milliards d'euros)



éradiquer toutes les maladies infectieuses (Sida, lèpre...) avec 21 milliards d'euros



éliminer la famine et la malnutrition (avec 19 milliards d'euros)



donner de l'eau potable à tous (avec 10 milliards)



éliminer l'illettrisme avec 5 milliards etc...


Ces sommes employées à combattre ces fléaux serviraient en plus pour la paix, car, trop souvent,la guerre prend racine sur le terreau de la misère Chiche !


Le Mouvement pour la paix : http://www.mvtpaix.org/

Lire la suite...

14/08/07

L’ex-suppléant de Sarkozy à l’Assemblée mis en examen


Charles Ceccaldi-Raynaud est poursuivi pour favoritisme et corruption passive dans l’affaire du renouvellement du contrat de chauffage de la Défense

Une nouvelle affaire pénale menace le Sarkoland, le département des Hauts-de-Seine, présidé par l’actuel locataire de l’Elysée d’avril 2004 jusqu’à sa récente élection à la présidence de la République (1). Elle vise son ancien suppléant à l’Assemblée nationale, Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a récemment transmis ses mandats de député-maire de Puteaux à sa fille, Joëlle. Ceccaldi-Raynaud père, 79 ans, inamovible élu UMP du 9-2 depuis 1969, réfugié au Sénat puis au conseil général, a été mis en examen fin juillet par un juge d’instruction de Nanterre, Richard Pallain, pour favoritisme et corruption passive. Les présumés corrupteurs actifs sont soupçonnés d’avoir versé une commission de 750 000 euros au Luxembourg, à l’occasion du renouvellement du contrat de chauffage de La Défense, 3 millions de m2 de bureaux près de Paris.

Le chauffage et la climatisation du premier quartier d’affaires en Europe était assuré à l’origine par une filiale de Charbonnages de France (CDF), Climadef. CDF devant liquider tous ses actifs en parallèle à l’extinction programmée de ses mines de charbon, Climadef était mise en vente en 2001, concomitamment à la fin de sa concession à La Défense. Une étonnante équipe se constitue pour récupérer le bébé:Bernard Forterre, ancien n°3 de Vivendi viré par Jean-Marie Messier; Jean Bonnefont, président de Climadef rétif à la retraite; Laurent Gimel, intermédiaire en Asie de Lagardère et Dassault. Le tout financé en coulisse par Alain Afflelou et un promoteur passé au football, Alain Pedretti.

Cette équipée baroque fait coup double : elle concourt sous la bannière d’une société, Enertherm, constituée à cet effet, puis rachète la société Climadef, candidate à sa propre reconduction. Cette double casquette ne semble déranger personne, à ce détail près : Climadef, concessionnaire sortant, avait mis de côté une provision de 15 millions d’euros pour remettre en état l’usine de chauffage. Enertherm étant désigné lauréat à suite d’un appel d’offres, la cagnotte est acquise à ses repreneurs.

Héliportage. L’autorité décisionnaire est le Sicudef, syndicat intercommunal à cheval sur Puteaux, Courbevoie et Nanterre, les trois villes se partageant La Défense, présidé par Ceccaldi-Raynaud. Le «Renard argenté des Hauts-de-Seine» dit avoir eu vent des rumeurs de pots-de-vin autour de ce marché public : «Il y aurait eu des déplacements en pays étrangers, Suisse et Luxembourg, au moment de l’acquisition de Climadef, et notamment le jour de la signature.» Et même un singulier héliportage au Grand-Duché, mais, dit-il, «aucun pilote d’hélicoptère n’a fait état de mon déplacement au moment de l’attribution de la concession; je n’en connais aucun, aucun ne me connaît.»

Forterre, également mis en examen avec Bonnefont, souligne que les élus locaux avaient statué «à l’unanimité, dans un arc-en-ciel politique». Sous-entendu : il aurait été impossible d’arroser tout le monde, jusqu’aux communistes de Nanterre. Un document interne ne parle que « d’intégration dans le tissu» local…
Lettre anonyme. On en restait là, enquête pénale en suspens depuis cinq ans après les premiers doutes émis par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) puis l’envoi d’une lettre anonyme au tribunal de Nanterre. Quand revint tout récemment le résultat d’une commission rogatoire internationale. Des documents enfin réceptionnés, mais aussi saisis en perquisition, ont convaincu le juge d’instruction de passer à l’action. Un ancien avocat des repreneurs, qui avait attesté de la sincérité de ses clients, estime aujourd’hui avoir été manipulé. Cela ne fait pas d’eux des corrupteurs, loin de là. Mais produit un peu d’agitation alto-séquanaise.

(1) Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à Neuilly puis à Bercy, est également poursuivi à Nanterre dans une affaire immobilière.

Par Renaud Lecadre
QUOTIDIEN : mardi 14 août 2007

Lire la suite...

Manifestation à Paris pour dénoncer les "rafles" estivales de sans papiers


PARIS (AFP) - Environ 200 personnes ont manifesté mardi soir à l'appel du Réseau éducation sans frontières (RESF), dans le quartier populaire de Belleville à Paris, pour dénoncer les "rafles" de sans papiers durant l'été, a constaté une journaliste de l'AFP.


Ce rassemblement a été dédié à Ivan, le jeune russe de douze ans en situation irrégulière grièvement blessé jeudi en chutant du 4ème étage de l'immeuble où il vivait avec ses parents à Amiens alors que des policiers venaient les interpeller.

"Nous ne voulons pas de cette violence faite aux familles et aux valeurs de la France", a déclaré Jean-Michel Delarbre, représentant le comité central de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), ajoutant : "nous ne voulons plus de cette xénophobie d'Etat qui s'exerce sur les étrangers et ceux qui sont sensés en être".

Brigitte Wieser, de RESF Paris, a raconté que le début de la manifestation avait été marquée par "une dizaine de policiers qui faisaient des contrôles au faciès dans la station de métro: l'homme, noir, qu'ils ont embarqué s'est avéré être Français ! C'est une vraie provocation !"

La manifestation, qui débordait sur la chaussée, a réuni des militants de RESF, de la LDH, de la LCR et de Lutte ouvrière, de Droits Devant, de la CGT, de la CNT et du 9ème collectif des sans papiers ainsi que des élus de gauche.

"On perçoit chez les familles que l'on a parrainées et que l'on suit une inquiétude croissante", a déclaré Hervé Morel maire adjoint (Verts) du 11e arrondissement, qui témoignait de cas de familles, certaines régularisées, d'autres non, "sans que l'on s'explique la différence de traitement".

Un militant de RESF à Romainville (Seine-Saint-Denis) a mis en avant le cas d'un jeune Chinois, Jiye Jia, âgé de 19 ans, arrêté le 2 août dans le restaurant où il effectuait son stage professionnel et placé en centre de rétention: "c'est un jeune en pleine intégration, qui a réussi à l'école, il y a un monde entre la perception administrative et la réalité humaine", a déploré Jean Lavanchy.

"La solution n'est pas l'expulsion de ces gens, ils sont trop nombreux, ils reviendront, il faut trouver une autre solution, une logique globale d'autant qu'aux immigrés économiques et politiques s'ajouteront bientôt les immigrés climatiques", a estimé M. Morel.

Lire la suite...

Lille: le préfet Canépa fait son affaire dans le dos du collectif



LILLE
Un accord de sortie de crise
proposé aux sans-papiers
NOUVELOBS.COM | 14.08.2007 | 17:59

Le dispositif de sortie de crise établi par le préfet du Nord et six associations de solidarité n'a pas été signé par le Comité des sans-papiers du nord.

Le préfet du Nord et six associations de solidarité, dont Emmaüs et la Cimade, ont proposé mardi 14 août un dispositif pour mettre un terme à la grève de la faim suivie depuis plusieurs semaines par une cinquantaine de sans-papiers à Lille.
Le dispositif de sortie de crise, qui a pour préalable l'arrêt de la grève de la faim, n'a toutefois pas été signé par le Comité des sans-papiers du nord (CSP-59), une association qui soutient depuis plusieurs années les sans-papiers à Lille, ni par le Mrap ou la Ligue des droits de l'homme.
"Personne n'a et ne doit avoir le monopole du traitement de la question des sans-papiers", a justifié au cours d'une conférence de presse le préfet Daniel Canépa, qui a souligné que l'accord proposé était "ouvert à toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté".

Examen au cas par cas

L'accord repose sur trois volets: l'établissement d'une liste de 150 noms de sans-papiers (dont ceux des grévistes) dont les dossiers seront examinés au cas par cas en préfecture; la délivrance, dès le dépôt de la liste, d'un document permettant aux sans-papiers de circuler librement le temps de l'examen des dossiers; et la délivrance immédiate d'un document provisoire en attendant la carte de séjour pour les personnes qui seront régularisées.
Le préfet a par ailleurs rappelé sa volonté de mettre en place dès septembre une commission départementale chargée de donner un avis sur les demandeurs de séjour, à laquelle pourront prendre part les associations "qui veulent siéger dans un esprit constructif".
Le CSP-59 a de son côté toujours demandé la régularisation globale de tous les sans-papiers grévistes de la faim. Il demande aussi la régularisation d'environ 500 autres personnes dans le cadre d'un accord passé en 2004 avec la préfecture.

Dispersés dans plusieurs communes

Environ 120 sans-papiers avaient été interpellées le 1er août à Lille, dont une soixantaine affirmaient observer une grève de la faim, pour certains depuis le 15 juin, afin d'obtenir une régularisation. La plupart de ceux qui avaient été placés en rétention ont depuis été libérés.
Depuis lors, les sans-papiers grévistes de la faim sont dispersés dans plusieurs communes de l'agglomération, selon les associations qui les soutiennent. (AFP)

Lire la suite...

14 morts au large de Malte

14 cadavres de clandestins trouvés au large de Lampedusa
NOUVELOBS.COM | 14.08.2007 | 18:50
Un avion de la marine italienne qui survolait la petite île, au sud de l'Italie, a repéré les corps. Les gardes-côtes n'excluent pas d'en retrouver davantage.

Les cadavres de 14 immigrés clandestins ont été repérés, mardi 14 août, au large de l'île de Lampedusa, au sud de l'Italie, par un avion de la marine italienne, ont annoncé les garde-côtes à l'AFP.
Un hélicoptère se dirige vers la zone où les cadavres, certains portant des gilets de sauvetage, ont été repérés, à environ 90 km au sud de la petite île.
Les gardes-côtes de Palerme n'excluent pas de retrouver d'autres corps.
Selon l'agence Ansa, il n'y avait pas de trace d'embarcation dans la zone de recherches, qui se trouve dans les eaux sous compétence maltaise. (AFP)

Lire la suite...

Là, on pourra juger de l'impact d'une grève symbolique


Les pilotes hélico Samu, en grève, ont été réquisitionnés
AFP
Par Gérard DUBUS AFP - il y a 2 heures 17 minutes

PARIS (AFP) - Les pilotes d'hélicoptère des sociétés privées de sauvetage qui travaillent pour les Samu sont en grève depuis mardi matin, "à 100%" dans certaines entreprises selon les syndicats, mais comme "tous ont été réquisitionnés" par les préfets, ils ont assuré leurs missions d'urgence.

Le préavis de grève, lancé par la CGT, le Snpl (pilotes) et le Snmsac (mécaniciens au sol), se poursuit mercredi. Les syndicats protestent contre l'absence d'ouverture de négociations sur leurs conditions de travail.

De son côté, le président du SNEH, qui regroupe les patrons de sociétés d'hélicoptères, Eric Fraissinet, a affirmé à l'AFP que les pilotes de Samu, au nombre de 150 à 160 dans tout le pays, "en grande majorité" ont travaillé et n'étaient pas grévistes.

Il n'a pas évoqué de rencontre immédiate avec les syndicats: "Cela doit se faire autour de la table et non pas autour d'un préavis et notre réunion de négociation, traditionnelle et statutaire, est programmée en septembre", a-t-il dit.

La grogne concerne les salariés des sociétés Mont-Blanc Hélicoptère, Secours Aérien Français, Hélicap, Hélicoptère de France, Protéus Hélicoptères, Jet Systems/Héliocean, qui travaillent pour le compte des 36 Samu de France.

"Le ministère de la Santé qui nous a reçus lundi nous a dit que tous les pilotes seraient réquisitionnés (...), c'est une grève symbolique", a déclaré mardi à l'AFP Jérôme Bansard, porte-parole du Snpl.

Le syndicat avait d'ailleurs donné consigne de se "rendre sur le lieu de travail, en tenue de vol et prêts à répondre à une réquisition", car, a souligné Thierry Coiffard (Snpl) "nous sommes avant tout des sauveteurs".

Pour Jean-Pierre Hernio (CGT-Aérien), "100% des pilotes de la société Hélicoptères de France étaient grévistes, mardi, sur les six sites concernés: Montpellier, Nimes, Carcassonne, Perpignan, Alençon et Nancy".

Selon lui, "tous ont été réquisitionnés et les pilotes non programmés soutiennent le mouvement".

Certains, comme Marc Tomasi, pilote de la société Hélicap qui travaille pour le Samu d'Amiens, se sont déclarés "solidaires" du mouvement, sans toutefois y participer.

"Mon employeur joue le jeu et respecte à la lettre les temps de travail, la prise de congés, où il n'y a pas d'astreinte la nuit. Ce sont les premières revendications et chez nous cela se passe bien", a-t-il indiqué à l'AFP reconnaissant toutefois que "les salaires sont très bas comparés à la sécurité civile où à d'autres pays".

Dans d'autres départements comme l'Aisne, les Bouches-du-Rhône, la Dordogne, le Finistère, la Haute-Garonne, l'Indre-et-Loire, la Marne, l'Orne et la Vienne, les préfectures ont confirmé à l'AFP les réquisitions "pour assurer le suivi sanitaire dans le département".

En revanche, en Alsace et Auvergne, dans le Calvados, la Corse, l'Eure-et-Loir, le Maine-et-Loire, la Manche, le Nord, la Seine-Maritime, ces missions sont dévolues aux hélicoptères de la protection civile.

Les revendications des pilotes, dont 75% sont d'anciens militaires, portent sur les salaires, jugés "ridiculement bas" par la CGT-Aérien, alors que le Snpl fait état d'un "différentiel de 40% avec les pilotes des Samu italiens". Ils demandent aussi la publication d'un décret qui permette de sanctionner les entreprises qui ne respectent pas notamment les temps de repos.

Les hélicoptères du Samu affichent en moyenne 600 heures de vol par an et par appareil, et sont sous astreinte 24 heures sur 24 pour des interventions "primaires" (sauvetages, accidents) ou "secondaires" (transferts d'hôpitaux) et un total de 13.000 interventions en 2000.

Lire la suite...

Faut pas lâcher l'affaire !!

La responsabilité de l'Etat "au coeur" du drame, selon les avocats de la famille d'Ivan
AFP
AFP - il y a 1 heure 33 minutes

AMIENS (AFP) - Les avocats de la famille d'Ivan, l'enfant russe blessé après une chute lors d'une tentative d'interpellation le 9 août à Amiens, ont demandé mardi à l'Etat de "reconnaître sa responsabilité" dans cette affaire et réclamé l'ouverture d'une information judiciaire.

"La responsabilité de l'Etat est au coeur de ce drame. Nous demandons à l'Etat de reconnaître sa responsabilité", a déclaré Me Francis Lec lors d'une conférence de presse avec Me Jacques Vergès à Amiens, en présence du père et de la mère d'Ivan.

"Nous voulons l'ouverture d'une information judiciaire confiée à un juge indépendant", a ajouté Me Lec, alors que seule l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a pour l'instant été chargée d'une enquête par le parquet d'Amiens.

Ivan, 12 ans, a été grièvement blessé le 9 août en chutant accidentellement du 4e étage de son immeuble à Amiens lors d'une tentative d'interpellation de ses parents en situation irrégulière.

Hospitalisé au CHU d'Amiens, son état de santé "évolue favorablement" et il sort progressivement du coma dans lequel il se trouvait depuis l'accident, a indiqué l'hôpital dimanche.

Lire la suite...

Pitié pour les ours



L'ourse Franska avait reçu des plombs, plainte d'une association
Reuters
Reuters - il y a 37 minutes

PARIS (Reuters) - Une association annonce avoir porté plainte pour "tentative de destruction d'une espèce protégée" après la publication des résultats de l'autopsie de l'ourse slovène Franska, tuée jeudi dans les Pyrénées.

L'examen a confirmé que Franska avait été percutée par un véhicule sur une route nationale près de Lourdes mais il a aussi révélé qu'elle avait été atteinte, il y a un mois environ, de plusieurs dizaines de plombs de petit calibre.

Selon le parquet de Tarbes, "les clichés radiographiques réalisés préalablement à l'autopsie mettent aussi en évidence la présence de plusieurs dizaines de plombs de petit calibre ayant atteint l'animal sur l'arrière-train, il y a environ un mois".

Pour l'association de défense des animaux Ferus, qui avait déjà déposé plainte en août 2006 contre les battues d'effarouchement de l'ourse slovène, il ne fait aucun doute que "les anti-ours ne se sont pas contentés d'effaroucher mais ont tiré sur cette ourse avec du vrai plomb pour l'abattre."

Elle entend donc porter plainte pour "tentative de destruction d'une espèce protégée" et "contre tous les participants aux battues ayant eu lieu en 2007 dans la continuité de sa plainte déjà déposée en août 2006."

"Des milices d'autodéfense ne sauraient imposer leur loi sur le sol français !", déclare-t-elle sur son site internet.

En outre, les traces des coups de fusil montrent que l'ourse ne menaçait pas les tireurs puisqu'elle leur tournait le dos.

Lundi, Pays de l'ours-Adet de Midi-Pyrénées, Ferus et le Fonds mondial pour la nature WWF avaient déjà appelé le gouvernement à "rétablir l'état de droit dans les Pyrénées" face aux débordements des anti-ours.

Pour les associations, la seule réponse possible est "le remplacement automatique par deux individus de tout ours retrouvé mort suite à des actions illégales d'opposants."

Introduite au printemps 2006 dans les Pyrénées, en même temps que quatre autres ours slovènes, Franska était accusée par les éleveurs et bergers d'avoir attaqué plusieurs troupeaux de brebis.

Lire la suite...

Pour 1fois l 'RAIDH se réjouit

Soutenez Bellaciao ! Signez la pétition - Un don - Plus d’info
mardi 14 août 2007 (13h51) :
RAIDH se réjouit de l’interdiction du Taser auprès de la police municipale.

RAIDH, Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme se félicite de l’interdiction du port d’armes à électrochocs par les agents de la police municipale.

« Le préfet de Seine et Marne a enfin mis un terme à une situation de non-droit » indique RAIDH, qui mène campagne depuis mai 2006 contre l’implantation généralisée de l’arme à électrochocs de type Taser, du nom de la société américaine qui commercialise le produit incriminé. Ce dernier a en effet retiré aux policiers municipaux des villes d’Emerainville et de Clayes-Souilly, le droit de porter une arme de type Taser, pistolet à électrochocs en mesure d’adresser une décharge de 50 000 volts à une distance de 10 mètres.

En appliquant le décret du 24 mars 2000 qui fixe la liste des armes des policiers municipaux en excluant le Taser, le préfet s’inscrit ainsi dans la lignée de l’une des demandes de RAIDH formulées dans un rapport adressé il y a un an à l’ensemble des parlementaires. Ce rapport recommande notamment que les armes adressant une décharge de 50 000 volts n’équipent que les seules unités d’élite de la police.

RAIDH craint que la généralisation de ce pistolet électrique conduise à un usage disproportionné d’une arme particulièrement douloureuse, pouvant contribuer à une escalade de la violence entre citoyens et agents du maintien de l’ordre, voire constituer de possibles traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Le rapport mentionnait notamment le cas de la mairie de Wissous (Essonne) qui équipait jusqu’alors de manière illégale sa police municipale, cas également sanctionné récemment.

Une quinzaine de parlementaires avait alors saisi le ministère de l’Intérieur de l’époque pour réguler les conditions d’usage et d’équipement des forces de police en Taser.

Le Taser X26, l’arme qui équipe 3000 policiers et gendarmes en France, avait alors fait l’objet d’une classification en 4ème catégorie par un arrêté interministériel du 22 août 2006. « Après avoir classé le Taser X26, dans la même catégorie que le 357 Magnum ou le fusil à pompe, et en interdisant dans les faits sa détention par les agents de police municipale, le ministère de l’Intérieur reconnaît de lui-même le caractère dangereux du Taser » indique la jeune association de défense des droits de l’Homme.

RAIDH s’interroge toutefois sur les conditions d’achat et de mise à disposition de pistolets de type Taser auprès d’agents municipaux, en dehors de tout cadre légal, et souhaite que tous les préfets veillent à l’application du décret du 24 mars 2000.

> Pour en savoir plus sur la campagne

Créée en 2002, RAIDH, Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme est une ONG dédiée à la défense et la promotion des droits fondamentaux, notamment au droit à la sûreté des citoyens.

RAIDH - Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme

De : RAIDH
mardi 14 août 2007

Lire la suite...

Mayotte l'eldorado


L'extrême pauvreté pousse les Comoriens à tout tenter pour rejoindre Mayotte
LE MONDE | 14.08.07 | 11h15 • Mis à jour le 14.08.07 | 16h53
DZAOUDZI (Mayotte), CORRESPONDANT

Aux premières heures du jour l'effervescence était à son comble, lundi 13 août, sur la piste menant aux plages de Moya. Très tôt, la nouvelle a fait le tour de Mayotte : "Un kwassa a chaviré" au large des plages de Moya. La barque, partie de l'île d'Anjouan, aux Comores, chargée d'une quarantaine d'immigrés clandestins, s'est retournée, faisant au moins dix-sept morts, dont sept enfants. Quatre rescapés ont été secourus et ont été hospitalisés à Dzaoudzi, sur l'île mahoraise de Petite-Terre.

Lors de sa ronde, au lever du soleil, Maoulida, un des agents chargés de la surveillance de ce site de ponte de tortues marines, découvre plusieurs corps. Il appelle immédiatement ses collègues basés sur l'autre plage de Moya. Il croise ensuite un jeune sportif de Labattoir, surnommé "Bozobo", qui fait son jogging et entend soudain des cris venant du lagon tout proche.

Le sportif s'est jeté à l'eau et, se guidant aux cris, il est parvenu à atteindre un enfant agrippé à un bidon. Il le ramène à terre, au pied de cette falaise où nichent par centaines les pailles-en-queue, et repart dans sa quête. Il secourt alors une femme malgache qu'il ramène aussi à terre. Pendant ce temps, les autres gardiens alertés arrivent. Ils aperçoivent dans les broussailles, quittant discrètement la plage, un groupe de quatre personnes, vraisemblablement des rescapés qui tentent de gagner le village. Ils les rejoignent et apprennent que leur embarcation vient de chavirer, qu'ils étaient entre trente-cinq et quarante à bord et qu'ils ont vu des corps morts emmenés par l'eau.

L'un des gardiens prévient alors les secours. Il est 6 h 40. Les pompiers et les gendarmes basés en Petite-Terre seront là en quelques minutes.

Les sirènes ont retenti en traversant le village de Labattoir tout proche. Ce ballet de véhicules a attiré l'attention des habitants, comprenant qu'un drame venait de se nouer. Les badauds se dirigent par dizaines vers le lieu du naufrage. La communauté comorienne et les clandestins en particulier apprennent rapidement la nouvelle et s'inquiètent pour un membre de la famille ou un ami devant tenter de venir prochainement. Le dernier recensement en date (2002) – un nouveau est en cours en ce mois d'août – faisait état de près de 60 000 clandestins sur l'île pour un total de 200 000 habitants, soit 30 % de la population.

Un périmètre de sécurité est installé et les accès aux deux plages de Moya sont interdits. La brigade de la gendarmerie nautique avec sa vedette Kondzo est aussitôt engagée pour rechercher des corps ou des rescapés. Un second navire de la gendarmerie, la vedette de la police aux frontières ainsi qu'un ULM sillonnent ensuite la zone.

Avec le début de la journée et alors que la température monte à 27 degrés en cet hiver austral, les forces de l'ordre ramassent dix-sept corps sans vie : dix adultes et sept enfants, qui sont amenés au centre hospitalier de Mayotte. Deux autres rescapés seront sauvés. Devant leur état de choc, ils ont à peine été interrogés sur les conditions du naufrage et leur nombre à bord avant d'être conduits à l'hôpital. On saura juste que cette modeste embarcation de 7 mètres de long est partie comme d'habitude d'Anjouan, située à 70 km de là, malgré la mer très mauvaise en cette saison à cause des alizés.

Le 22 juillet, un "kwassa" s'était déjà échoué sur les côtes mahoraises avec plus de trente personnes à bord. Une vingtaine de personnes étaient mortes alors. Le 27 juillet, une autre embarcation de fortune se renversait deux heures après son départ au large d'Anjouan.
LA GENDARMERIE ACCUSÉE DE "COMPLICITÉ" AVEC LES PASSEURS

"Les passeurs sont encouragés par le prix alléchant de la traversée estimé à 150 euros par personne actuellement et la complicité de certaines autorités, surtout de la gendarmerie qui ne fait pas son travail", estime M. Gharibou, le directeur de l'hôpital et ancien maire de Domoni (Anjouan) d'où partent les "kwassas". Dans un entretien avec l'agence de presse HZK, M. Gharibou accuse la gendarmerie de "complicité" avec les passeurs. Racontant sa courte expérience de maire de la ville, il a affirmé que "même les rapports qu'il adressait à la gendarmerie de la ville étaient montrés aux passeurs ou à leurs chefs".

A Mayotte, une enquête est ouverte. Elle devrait prendre de l'ampleur dans les prochains jours, a précisé aux journalistes le lieutenant-colonel Patrick Martinez, commandant des forces de gendarmerie à Mayotte. Et la lutte contre l'immigration clandestine continue à terre comme en mer. Il y avait eu 13 253 reconduites à la frontière en 2006 et le centre de rétention administrative prévu pour accueillir 60 personnes – souvent surpeuplé – devrait être remplacé dès 2008.

Lundi soir, le bilan provisoire de ce naufrage s'établissait à 4 rescapés, 17 morts et 17 disparus. Sur le lagon de Mayotte, les opérations de recherche ont repris, mardi, dès le lever du jour. Le 18 juillet, les services de l'Etat ont procédé à une destruction de 56 "kwassas" et de 93 moteurs saisis ces derniers mois. Après un premier radar installé en 2005 pour contrôler le nord de l'île, un deuxième a été installé pour couvrir la côte ouest et un troisième confirmé pour 2008 par Christian Estrosi lors de sa récente visite, pour couvrir la côte est. Mais la pauvreté des Comores, l'absence de travail et d'espoir, conduisent la population à tout tenter pour venir à Mayotte.

L'éducation des enfants et les soins constituent le cœur des raisons de cette immigration. L'espoir de trouver un travail existe aussi, même s'il s'amenuise. Alors que le salaire mensuel de base aux Comores tourne autour de 30 euros, il est désormais de près de 800 euros à Mayotte. Une sorte d'"eldorado" pour les Comoriens...
Laurent Canavatte

Lire la suite...

Les migrants a la loupe

L'UE veut améliorer sa connaissance des phénomènes migratoires
LE MONDE | 14.08.07 | 15h49 • Mis à jour le 14.08.07 | 15h49
BRUXELLES BUREAU EUROPEEN

Un Réseau européen des migrations (REM), destiné à assurer une meilleure information des autorités en matière d'asile et d'immigration, va être créé au terme d'une phase expérimentale de cinq ans. Cette proposition a été présentée, vendredi 10 août, par la Commission européenne, qui participera au nouveau réseau aux côtés des représentants des vingt-sept Etats membres.

Une telle structure, a déclaré le commissaire Franco Frattini, sera "un outil précieux pour améliorer notre connaissance des phénomènes migratoires dans l'Union" en fournissant des informations pertinentes "non seulement aux décideurs politiques mais également au public".

L'UE considère qu'elle manque de données solides et aisément accessibles en matière d'asile et d'immigration. Afin de remédier à cette carence, elle a créé en 2002, à titre de projet-pilote, un système d'échanges, appelé Réseau européen des migrations, auquel elle a confié la collecte, l'analyse et la diffusion des renseignements dont elle estime avoir besoin pour élaborer sa politique. L'objectif fixé par le cahier des charges est d'offrir, dans ces domaines, "des informations objectives, fiables et comparables" sur la situation aux niveaux européen et national et d'en assurer la circulation.

Depuis son lancement, cette structure a produit trois rapports annuels et des études trimestrielles. Celles-ci ont porté notamment sur la situation sociale des demandeurs d'asile et les systèmes d'accueil des Etats, sur les conditions d'entrée et de séjour dans l'UE des travailleurs hautement qualifiés originaires de pays tiers, sur le profil des immigrants en séjour irrégulier et l'approche des Etats à leur égard, sur les migrations de retour. Une étude est en cours sur le regroupement familial. Ces travaux s'accompagnent de la mise en place d'un registre informatisé.

Le REM sera composé de points de contacts nationaux, un par Etat membre, choisis au sein des ministères de l'intérieur ou de la justice, d'instituts nationaux de statistiques ou de centres de recherche, et de la Commission européenne, qui jouera "un rôle central" dans la programmation de ses activités. Un comité directeur accueillera des représentants des Etats, de la Commission et du Parlement. L'hypothèse d'une agence communautaire, envisagée par la Commission dans son "livre vert" de 2005, a été écartée pour le moment mais pourrait être considérée, indique-t-elle, comme "une solution à plus long terme" en fonction du budget qui lui sera alloué et des missions qui lui seront attribuées.

La transformation du REM en structure permanente a notamment pour but de clarifier son fonctionnement, son financement et ses missions. Elle doit aussi lui permettre de coordonner son action avec des organismes chargés de tâches analogues tels que l'Agence des droits fondamentaux et le Consortium euro-méditerranéen pour la recherche appliquée sur les migrations internationales.
Thomas Ferenczi
Article paru dans l'édition du 15.08.07.

Lire la suite...

Wolfeboro en direct

Wolfeboro-Kennebunkport: aller-retour des journalistes
Par Rue89 14H06 14/08/2007

J’ai retrouvé la caravane du tour de France à Kennebunkport. C’est un joli petit village de carte postale. La côte escarpée évoque un peu la Bretagne. Le parking du village a un système de paiement sur l’honneur où on vient glisser dans une boîte en bois des dollars en fonction du temps passé. Ici, on est chez Bush. Bush père s’entend. Dans les boutiques, on trouve même le livre des recettes préférées de George H. Bush et Barbara (avec quelques fiches cuisine de l'ex-gouverneur Jeb). Quelques uns se souviennent que le père du Président actuel y avait reçu François Mitterrand. "Ils avaient mangé plein de homards."

Rendez-vous samedi matin dans un hôtel de la petite ville. Il y a là des correspondants français et américains. A la différence des Français, les reporters américains savent toujours où est leur Président. A plusieurs reprises dans la semaine, ils reçoivent son emploi du temps des jours à venir. Même chose en vacances. Julie Mason, la sympathique correspondante du Houston Chronicle m’a raconté pour Le Figaro le dispositif des vacances de Bush à Crawford: 150 correspondants, une salle de presse, des briefings quotidiens sur les activités supposées d’un Président invisible. J’aurais un aperçu de ce fonctionnement à Kennebunkport.

On était là depuis quelques minutes quand le menu a été communiqué. No homard. Hamburgers et hot-dogs. "J’ose pas imaginer ce qu’on va nous servir à nous", a réagi un journaliste américain. On nous a distribués nos accréditations, des chiens ont reniflé nos sacs et ordinateurs, et on a nous a mis dans des minibus. En avant pour Walker’s Point, la presqu’île des parents Bush. Les bus n’ont pas démarré. "Le Président Sarkozy sera en retard. Madame Sarkozy et les enfants ne se sentent pas bien. Elle ne sera pas là." On s’interroge dans le minibus. Un confrère l’a vue la veille faire du shopping dans les rues de Wolfeboro. "Elle ne doit pas aimer les hot-dogs", a réagi le Washington Post aujourd'hui.

On est arrivé finalement un peu avant midi au lieu de 11h. "C’est vraiment choquant trois quarts d’heure de retard pour Bush qui est si ponctuel, m’a dit une consoeur américaine, mais à Nicolas Sarkozy, Bush serait prêt à tout pardonner tellement il est content de ne plus avoir à faire à Chirac." Dès que le Président français est sorti de son quatre-quatre, George Bush qui bavardait avec nous en l’attendant, a fait le geste de l’emmener déjeuner. Et il s’est immédiatement aperçu que son invité avait envie de parler aux journalistes. "Allez-y, a dit George, posez-lui des questions, ce type n’est pas timide avec la presse."

Le président des Etats-Unis semble connaître la réputation "media-friendly" de son homologue. Après un quart d’heure de conversation, ils sont partis pique-niquer. On est retourné en salle de presse. Au premier rang, des photographes se repassaient en gloussant les photos des salutations de Nicolas Sarkozy à la famille Bush. Le Los Angeles Times a relevé son pot pourri d’étiquettes pour saluer ses hôtes. Une bise à Laura. Une poignée de main au père. Des tapes sur l’épaule au fils. Un baise main à Barbara. Des "hugs" aux jumelles. (Ce n’est que quelques minutes plus tard qu’on apprendra qu’il venait de transmettre une angine blanche à sa femme et ses enfants).

Tout à coup, quelqu’un s’est exclamé: "Goin’ boating!" Sur des écrans, on pouvait voir le bateau partir. Dana Perino, la jeune porte-parole de la Maison Blanche est venue un peu plus tard nous donner l’emploi du temps: 50 minutes de réunion, le déjeuner, 25 minutes de bateau. On ne demandait qu’à la croire, tout comme lorsqu’on nous a dit que Nicolas Sarkozy était parti.

On était toujours en train de travailler quand un homme en costume de crêpe est entré dans la salle. Il ressemblait à un homme politique comme dans les vieux films de Colombo. En plus, il portait une cravate imprimée de la Maison Blanche. On a tous levé la tête. "Je me présente: je m’appelle Robert Paine et je suis candidat à la présidence des Etats-Unis." Tiens un fou. C’est étonnant ce qu’un costume et une cravate peuvent vous garantir d’attention.

J’ai repris la route (très jolie de Wolfeboro). Rentrer à Wolfeboro, c’est un peu comme retourner vivre dans Sesame Street. En quelques jours, on connaît tout le monde, le shérif dont les parents étaient français, le libraire Al qui trouve que Nicolas Sarkozy a le droit qu’on lui fiche la paix… La vendeuse de la boutique de vêtements de sport qui a mis une photo du président français découpée dans le journal sur sa caisse enregistreuse… Peut-être que les habitants de Wolfeboro ont appris à le reconnaître. Le jour où Nicolas Sarkozy était à Paris pour les obsèques du Cardinal Lustiger, un envoyé spécial du Monde a été interviewé par la chaîne NBC. A la fin de la journée, trois personnes de Wolfeboro témoignaient avoir vu Nicolas Sarkozy interviewé par NBC.

Le lendemain, je prenais mon petit déjeuner au café quand deux confrères m’ont appris qu’ils venaient de voir Cécilia Sarkozy. Elle avait l’air complètement guérie, en short dans la rue. Quelqu’un qui marchait derrière elle semblait très énervé que des journalistes l’aient vue. Il les a pris à partie, avec des mots comme: "Ne m’obligez pas à appeler vos rédactions pour vous faire rapatrier." Il leur a aussi dit: "Regardez sur les blogs, ça n’intéresse personne."

Guillemette Faure

Lire la suite...

Un petit cours d'économie

Ce que signifie, concrètement, "la BCE a injecté des liquidités"
Par Pascal Riché (Rue89) 00H34 14/08/2007

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi avoir injecté de nouveau 47,66 milliards d'euros, pour détendre un peu l'atmosphère sur les marchés financiers. La semaine dernière, elle avait déjà introduit dans les circuits bancaires 156 milliards d'euros... Les milliards volent, mais que représentent-ils? Que signifie, concrètement, "injecter des liquidités"?

Pour comprendre, il faut revenir aux principes de base de la politique monétaire. Ce qui suit se veut éclairant, mais je vous préviens, ce n'est pas toujours très sexy.

Pour commencer, contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les banques centrales qui créent de la monnaie. Ce sont les banques commerciales. Lorsque celles-ci font un prêt, ce prêt atterrit sur un compte de dépôt: c'est de la monnaie.

Pour éviter que le crédit (et donc la création de monnaie) ne s'emballe, il faut que la Banque centrale puisse s'immiscer d'une façon ou d'une autre dans la relation entre les banques et les emprunteurs. Elle le fait à travers un instrument qu'on appelle les "réserves obligatoires".

Le rôle des réserves

Quand le Crédit Agricole accorde un crédit de 100000 euros à un client, le niveau des dépôts augmente de 100000 euros. Si le taux de réserves obligatoires est de 2%, la banque doit alors conserver, sur un compte BCE non rémunéré, 2% de ces nouveaux dépôts, soit 2000 euros.

L'ensemble des "réserves" des banques, augmentées des pièces et des billets, est appelé la "base" monétaire. Ou encore, M0 (M zéro).

Si une banque n'a pas suffisamment de réserves pour exercer son activité de crédit comme elle le veut, que peut-elle faire? Elle va chercher une autre banque qui, elle, dispose de plus de réserves qu'elle n'en a besoin. Elle va emprunter à cette autre banque les réserves dont elle a besoin, en échange d'une rémunération. Chacun y gagne: la première pourra faire son prêt, la seconde est ravie de pouvoir prêter des réserves qui, sinon, ne lui rapporteraient rien.

Le marché interbancaire

Ces échanges sont organisés sur un marché, le marché monétaire "interbancaire". Sur ce marché s'échangent chaque jour de très grosses sommes, des prêts à court terme: un jour, une semaine, un mois.

Comme sur tout marché, l'offre et la demande se chargent de fixer le prix de la denrée qui y est échangée: si la demande d'argent à court terme (ou "liquidités") est forte, alors les taux d'intérêt grimpent.

Si les banques se mettent à accorder toutes des crédits, alors elles font face à une pénurie de "réserves". Conséquence: les taux d'intérêts menacent de s'envoler sur le marché interbancaire. Le risque, c'est qu'ensuite les banques répercutent cette hausse sur leurs clients, et que tout cela ne finisse par freiner la croissance.

La Banque centrale peut éviter ce scénario, car elle est dans une situation unique: elle a le monopole de la création de la denrée qui est échangée sur le marché interbancaire. Les banques peuvent en effet toujours se tourner vers elle pour emprunter les fameuses réserves.

Si la banque centrale veut faire baisser les taux d'intérêts et pousser les banques à accorder davantage de crédits à leurs clients, elle peut donc leur prêter plus de réserves. C'est ce qu'on appelle, dans la presse, "injecter des liquidités".

Les fameux "appels d'offre"

Comment l'opération a-t-elle lieu? La BCE procède à des "appels d'offre" sur le marché interbancaire. Elle a proposé ainsi lundi de l'argent, sur un jour, au taux minimum de 4% (le "taux de refinancement" , qui est son principal "taux directeur"). Les banques répondent à cette offre en proposant des taux supérieurs à 4%, afin d'être certaines d'obtenir les liquidités dont elles ont besoin. La BCE examine le niveau de la demande, les taux proposés par les banques, et elle fixe alors un taux au-delà duquel les les "offres" sont servies.

Les liquidités sont alors distribuées. Un peu comme au Mont-de piété, la Banque centrale prend en gage (on dit "en pension") des titres (bons du trésor, etc.).

Ces appels d'offre, en période normale, ont lieu toutes les semaines. Mais en cas de désordres financiers, la BCE procède à des "appels d'offre rapides" pour injecter ou retirer des liquidités. Dans ce cas, ce sont des opérations à très court terme: des prêts d'un jour.

Si la BCE intervient aujourd'hui massivement, c'est pour contrecarrer la méfiance qui s'est instaurée sur le marché interbancaire. Que se passe-t-il? Les banques hésitent à se prêter mutuellement leurs liquidités, car elles craignent que certaines d'entre elles aient massivement investi dans l'immobilier américain, et se retrouvent piégées par la crise actuelle des "subprimes".

Vous êtes toujours là? Bravo!

Numéro d'équilibriste

Alors vous me direz, quelles conséquences tout cela a-t-il avec la vie réelle?

Elles sont énormes. Si la Banque centrale surestime la crise et facilite une création monétaire trop importante, cela risque de déboucher sur l'inflation (je n'y crois pas du tout, mais bon). Si au contraire elle se montre trop timide dans son action, si elle ne parvient pas à dégripper le marché interbancaire, alors les taux d'intérêt se tendent, les crédits se tarissent, avec le risque de casser la croissance.

La Banque centrale tente de résoudre cette équation, ce qui se traduit par un numéro d'équilibriste: d'un côté elle inonde le marché interbancaire (et elle a raison de le faire), de l'autre elle annonce qu'elle augmentera son taux d'intérêt directeur en septembre, pour contrecarrer l'inflation... Ce grand écart commence à lui valoir des critiques. Ainsi, dans une interview au Monde , Thierry Breton, ancien ministre des Finances, aujourd'hui prof à Harvard, se demande si elle n'est pas en train de devenir "prisonnière de sa stratégie de hausse des taux, à contre courant d'un renversement de cycle économique qui pourrait bien intervenir plus tôt que prévu, en 2008"...

Les décisions des Banques centrales, dans ces périodes de crises financières, sont capitales. En 1929, la Réserve fédérale américaine avait très mal réagi, choisissant de restreindre le crédit: le krach s'était transformé en crise économique majeure. En 1987, face à un krach boursier plus vertigineux encore, la FED et les autres banques centrales avaient fait l'inverse, ouvrant hardiment les vannes du crédit: l'économie n'avait pas été affectée. Et qui se souvient aujourd'hui du krach de 1987, surnommé à l'époque avec angoisse "le jour le plus bas"?

Lire la suite...

La croissance n'obeit pas a Sarkozy...


Croissance française décevante au 2e trimestre, la tâche du gouvernement se complique
AFP
Par Marie WOLFROM AFP - il y a 2 heures 9 minutes

PARIS (AFP) - La croissance de l'économie française, déjà timide en début d'année, a marqué le pas au printemps, compliquant la tâche du gouvernement qui tablait sur une progression supérieure à 2,25% en 2007 pour contenir les déficits.

Après 0,5% de hausse au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,3% au deuxième, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique (Insee).

"+L'effet Sarkozy+ sur l'économie française a fait pschitt", commente Alexander Law, du cabinet d'études Xerfi. Le chiffre est "décevant", pour Mathieu Kaiser (BNP Paribas), puisque inférieur de moitié aux prévisions de l'Insee et de la Banque de France. Sur la même période, l'Allemagne n'a certes pas fait mieux (0,3% également), mais l'Espagne a affiché une croissance de 0,8%.

Pour la France, cela signifie à ce stade un niveau garanti de croissance d'au moins 1,3% en 2007, sauf récession, ce qui n'est pas énorme.

Du coup il n'y a plus guère d'économistes pour parier, comme le gouvernement, sur une croissance comprise entre 2,25 et 2,5% sur l'ensemble de l'année.

"L'idée d'atteindre une croissance de 2,5% cette année relève du fantasme", assène Nicolas Bouzou, du cabinet d'études Asterès, jugeant que même un niveau de 2% "semble quasi inatteignable". Il est rejoint par Alexander Law, pour qui la croissance "tournera, au mieux, autour de 1,75% cette année". Plus optimiste, Mathieu Kaiser espère 2%.

A Bercy, on tente de relativiser. Certes, le chiffre trimestriel "est moins bon que prévu", a-t-on concédé. Mais "le deuxième trimestre 2007 correspond à la période électorale, qui est traditionnellement une période d'attente", a-t-on fait valoir.

"Ce qui nous importe maintenant, c'est la croissance à venir", a-t-on ajouté, assurant que "les indicateurs du climat des affaires de l'Insee sont au plus haut". Après avoir progressé en juin, le moral des industriels français est toutefois demeuré stable en juillet.

Les économistes se montrent beaucoup plus soucieux. Profitant d'une inflation toujours sage (+1,1% sur un an en juillet), les ménages "continuent à faire de la résistance", avec des dépenses toujours en hausse, note Alexander Law. Mais les entreprises, elles, "sont sur la défensive", s'inquiète-t-il.

"C'est gênant, d'autant que les turbulences actuelles sur les marchés financiers pourraient conduire certains chefs d'entreprise à geler provisoirement des décisions d'investissement en attendant d'y voir plus clair", estime cet économiste.

Au deuxième trimestre, ces investissements, "composante la plus importante pour la croissance à long terme de l'économie" n'ont "même pas progressé", s'alarme Nicolas Bouzou, pour qui, "dans ce contexte, notre système productif ne peut que perdre en compétitivité". Et cet économiste de souligner la mauvaise performance du commerce extérieur français, qui a amputé la croissance trimestrielle de 0,3 point.

Dans ces conditions, la tâche du gouvernement, qui s'est engagé à ramener fin 2007 à 2,4% du PIB le déficit public de la France (qui comprend celui de l'Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales), s'annonce compliquée.

Car une croissance nettement plus faible que prévu en 2007 pourrait se solder par de moindres rentrées fiscales, et un déficit budgétaire accru. Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a déclaré à l'AFP n'avoir "aucune inquiétude" à ce sujet. "On a des recettes fiscales qui se tiennent bien et des dépenses qu'on maîtrise bien", a-t-il assuré.

On "pourrait bien reparler de la TVA sociale", glisse Nicolas Bouzou, en plaidant pour un "électrochoc qui aille au delà du sympathique mais limité +paquet fiscal+".

Lire la suite...

Cécilia Sarkozy dans le collimateur de la commission d'enquète sur l'affaire des infirmières en Libye

La gauche veut entendre Cécilia Sarkozy sur le dossier libyen
AFP
Par Catherine FAY DE LESTRAC AFP - il y a 38 minutes

PARIS (AFP) - La gauche a ciblé mardi l'épouse du président, Cécilia Sarkozy, demandant qu'elle vienne témoigner devant la future commission d'enquête parlementaire sur les conditions de la libération en juillet des soignants bulgares détenus en Libye.

"A partir du moment où (...) elle a, semble-t-il, joué un rôle important dans leur libération et participé à la négociation, nous ne sommes plus dans la sphère privée, mais dans la sphère publique. Il paraît logique qu'elle explique son rôle à la commission d'enquête", a lancé Pierre Moscovici, député PS du Doubs, dans un entretien à Libération.

Le Parlement doit pouvoir "écouter la femme du président de la République, puisqu'on nous dit que c'est elle qui a joué un rôle décisif dans la libération des otages bulgares", a renchéri sur France Inter Jean Glavany, secrétaire national du PS.

"Il est indispensable que Mme Sarkozy vienne s'expliquer devant la Parlement" pour que le travail de la commission ait une "quelconque validité politique", a déclaré à l'AFP le député vert de Bègles Noël Mamère.

La commission d'enquête parlementaire devrait se constituer après la rentrée parlementaire d'octobre et déterminera alors qui elle veut entendre.

Nicolas Sarkozy a rendu hommage à plusieurs reprises au "travail remarquable" de son épouse, qui s'est rendue deux fois en Libye lors de la phase finale des négociations ayant mené le 24 juillet à la libération des cinq infirmières et du médecin bulgares qui y étaient détenus depuis huit ans.

Mme Sarkozy avait raccompagné les soignants dans leur patrie à bord d'un avion officiel français.

Plusieurs responsables de gauche, dont Arnaud Montebourg, avaient critiqué alors son implication, jugeant qu'elle se substituait au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, a laissé entendre mardi qu'il était peu probable que Mme Sarkozy soit entendue par la commission d'enquête: "Elle est l'épouse du président de la République - aurait-il, lui, à répondre à une commission parlementaire ?", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Ce n'est pas très digne d'attaquer l'épouse du président de la République parce qu'ils (les socialistes) n'ont pas le courage d'attaquer le président lui-même", a-t-il estimé.

Ces déclarations interviennent alors que Cécilia Sarkozy a presque volé la vedette à son époux dans les médias français en se faisant porter pâle samedi au pique-nique organisé pour eux par le président américain George W. Bush à Kennebunkport (Etats-Unis).

Quant au secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique André Santini, il a jugé que les femmes en particulier donnaient raison à Cécilia Sarkozy qui "ne veut pas être bobonne, ne veut pas faire le yucca, le caoutchouc" et incarne à sa manière une rupture avec les précédentes "premières dames" de France.

Lire la suite...

Glavany : Sarkozy est un président "accro des médias"


Dressant un bilan des 100 premiers jours de mandat du président de la République, le député PS Jean Glavany dénonce une "boulimie médiatique" et une "politique du coup d'éclat permanent, de la conférence de presse permanente, même en vacances ce qui a un caractère un peu pathétique".



Les cent jours premiers jours Nicolas Sarkozy à l'Elysée ont fait apparaitre un président "accro aux médias", estimé le député PS Jean Glavany, interrogé mardi 14 août sur France Inter.
"Ce président-là est manifestement accro des médias, qui le lui rendent bien. Mais je crois qu'un président, ça ne doit pas être accro, ça doit être serein, réfléchi, sage", estime le député des Hautes-Pyrénées.
Jean Glavany dénonce "la boulimie médiatique, cette politique du coup d'éclat permanent, de la conférence de presse permanente, même en vacances ce qui a un caractère un peu pathétique".

"Questions démocratiques"

Nicolas Sarkozy n'est plus dans le rôle d'arbitre que lui confère la constitution, mais est devenu "un super Premier ministre, un super ministre de tous les sujets, mais sans contrôle", poursuit le secrétaire national du PS.
"On a une méthode nouvelle, mais qui ne laisse pas d'inquiéter", dit-il, jugeant que "l'hyperprésidence pose des problèmes constitutionnels et des questions démocratiques.

NOUVELOBS.COM

Lire la suite...

Bwemba Bong - Les Insultes de Sarko



2eme partie et fin:

Lire la suite...

Sefyu face au racisme

Lire la suite...

La TVA sociale contestée


Fiscalité . Socialement injuste, cette mesure est critiquée dans les rangs mêmes de la droite.

La TVA sociale sera-t-elle au coeur du débat politique de la rentrée ? Fin août ou début septembre, Éric Besson remettra son rapport au premier ministre. Le secrétaire d’État à la Prospective s’est rendu au Danemark et en Allemagne, qui ont déjà instauré une telle mesure. La TVA sociale consiste à transférer une partie des cotisations patronales vers un impôt à la consommation, payé par tous les ménages, y compris les plus modestes. Les employeurs participeraient moins au financement de la Sécurité sociale, les consommateurs mettant la main au portefeuille pour compenser ce désengagement. La TVA sociale, qui porte mal son nom, s’annonce très impopulaire et pourrait devenir bientôt la patate chaude du gouvernement.

L’ultralibéral Hervé Novelli, secrétaire d’État aux Entreprises et au Commerce extérieur, pousse à la mise en place de cette mesure. Dans le discours libéral, la baisse des cotisations patronales réduirait le coût du travail, ce qui rendrait les entreprises françaises plus compétitives et permettrait de sauver les emplois. La TVA sociale serait une arme contre les méfaits de la mondialisation ! Dans cette logique, il faudrait donc toujours baisser les salaires et les cotisations sociales des employeurs. Une telle politique, outre son injustice sociale, fait débat au sein même de la droite. La TVA sociale n’aurait-elle pas des effets inflationnistes ? Ne va-t-elle pas pénaliser fortement la consommation ? Selon l’économiste Philippe Waechter, Italie et Espagne seraient incitées à en faire autant et tous les pays verraient s’élever leur taux de TVA. Même Jean-Pierre Raffarin, dans le Journal du dimanche, n’est pas chaud pour la TVA sociale : « Je reste sceptique sur les conséquences globales de cette réforme. »

Bruno Vincens

Lire la suite...

Un Big Brother high-tech en Chine!!!


Le projet aurait été décrié dans le monde entier s'il avait été lancé dans la foulée de Tian'anmen. Mais la peur du terrorisme a affaibli l'hostilité du public, souligne l'IHT : la police chinoise va déployer 20 000 caméras "intelligentes" afin d'identifier personnes et comportements "suspects" à Shenzhen, qui compte déjà environ 180 000 caméras privées. Les habitants des grandes villes devront par ailleurs porter des cartes électroniques de résidents incluant leurs données scolaires, professionnelles, policières, ethniques, religieuses, etc.




A l'origine du projet, une société US dont le créateur, inspiré par Bush, a été impressionné par l'utilisation des nouvelles technologies en Irak.

Le Monde

Lire la suite...

presentation de l'"e.p.r"

voici un sujet sur la presentation de l'"e.p.r"

tres interessant et trés instructif!!!!!

cliquer sur le lien ci dessous:
http://www.areva.com/servlet/ContentServer?pagename=arevagroup_fr/FolderGameQuiz/FolderGameQuizFullTemplate&c=FolderGameQuiz&cid=1086340380951

Lire la suite...

Iraniens menacés de mort : Sarkozy, Kouchner, Yade, personnellement responsables de leurs vies


Act Up-Paris prend acte de la réaction du Quai d’Orsay aux pendaisons qui ont eu lieu en Iran ces dernières semaines. Paris doit désormais empêcher d’autres exécutions et accorder l’asile au jeune gay iranien actuellement menacé d’expulsion de France vers l’Iran.

Act Up-Paris prend acte de la réaction du Quai d’Orsay et de la convocation ce matin du chargé d’affaires iranien à Paris suite aux pendaisons qui ont eu lieu en Iran ces dernières semaines.

Nous regrettons toutefois le caractère tardif de cette prise de position : combien de semaines le Ministère des Affaires Etrangères aurait-il encore attendu si nous ne l’avions pas interpellé ? Combien de pendus supplémentaires lui aurait-il fallu pour réagir ?

Nous attendons désormais que Paris continue à faire pression sur Téhéran et demande en particulier des explications sur les 17 personnes encore menacées de pendaison en Iran. Nous les tenons responsables du sort futur de ces Iraniens menacés de mort.

Nous déplorons enfin le silence officiel de la France sur la situation d’un gay iranien de 21 ans en instance d’expulsion de France vers l’Iran, ce qui le condamnerait à une mort certaine. Nous exigeons que sa demande d’asile lui soit accordée et qu’il soit libéré au plus vite.
Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner et Rama Yade ont sa vie entre leurs mains.

http://www.actupparis.org/

Lire la suite...

Les anti-corrida interpellent Nicolas Sarkozy


Plusieurs célébrités demandent dans une lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy de prendre positon dans le litige qui oppose plusieurs associations de défense des animaux au Bureau de vérification de la publicité (BVP), après que ce dernier a refusé d'autoriser un spot destiné à dénoncer la pratique de la corrida.



Faisant valoir la "liberté d'expression", l'ancien championne de patinage Surya Bonaly, le chanteur Renaud, l'acteur Jean-Claude Van Damme ou encore l'ancien mannequin vedette Twiggy Lawson demandent dans une action commune menée par la Société protectrice des animaux (SPA) et People for Ethical Treatment of Animals (PETA) son arbitrage au chef de l'Etat afin que le spot anti-corrida -trois fois retoqué par le BVP- puisse être diffusé sur les antennes françaises alors que la saison tauromachique bat son plein dans le dans le Sud-Ouest.


"Les associations anti-corrida se sentent ainsi bâillonnées, par un organisme qui préserve les intérêts d'une activité hautement contestée et internationalement décriée", dénoncent-ils dans cette lettre rendue publique lundi.


"Je suis prête à prendre l'avion de Las Vegas (où elle réside, NDLR) pour rencontrer Nicolas Sarkozy sur son lieu de vacances près de Boston et lui présenter la situation", a confié lundi Surya Bonaly, jointe au téléphone par l'Associated Press. "Les hommes politiques n'ont peut-être pas le temps d'assister à ces spectacles macabres, mais on ne pas prétexter l'exception culturelle française à cette boucherie organisée (...), alors que le BVP estimait récemment les spots de la SPA étaient trop violents pour le jeune public", martèle la championne d'Europe de 1991 à 1995.

La Tribune

Lire la suite...

HUMOUR DU JOUR!!!!!!



© Erby

Lire la suite...

En attendant que Sarkozy revienne de vacances



par chimulus

Lire la suite...

Rufin nommé à Dakar: "La vraie décolonisation a lieu maintenant"


il avait apporté son soutien à Bayrou: voilà le Prix Goncourt 2001 ambassadeur de la France de Sarkozy au Sénégal. Sur proposition de Bernard Kouchner en conseil des ministres du 20 juin, et par validation du Journal officiel du 3 août, Jean-Christophe Rufin a été nommé à l’ambassade de France à Dakar.

Ouverture culturelle ou débauchage? L’ancien vice-président de Médecins sans frontières s’est donc vu proposer le poste par un ministre ex-PS passé au gouvernement de droite. Si l’engagement du nouveau diplomate a toujours été humanitaire (responsable MSF, mais aussi président d’Action contre la faim (ACF) jusqu’en juillet 2006), ce médecin et romancier de 55 ans avait par deux fois travaillé auprès de ministres: comme conseiller du secrétaire d'État aux droits de l'homme Claude Malhuret en 1986, puis comme conseiller du ministre de la Défense François Léotard en 1993. "J’ai participé à des cabinets de gouvernements de droite, donc j’ai été catalogué à droite", admet le romancier diplomate, "mais il s’agit plus d’un parcours de vie que d’un parcours politique. Je n’ai pas participé à la campagne de Nicolas Sarkozy puisque j’avais exprimé mon soutien à Bayrou et à sa politique de gouvernement de rassemblement.

Alors, Rufin, débauchage ou ouverture? "Je suis arrivé à la politique par l’humanitaire, plaide-t-il, et en cela c’est une ouverture. Une ouverture technique et culturelle: un signe que les intellectuels ont leur mot à dire."

Romancier diplomate, une ancienne tradition française. L'octroi de missions diplomatiques ou de postes d'ambassadeur à des écrivains est une tradition: Chateaubriand, Paul Claudel ou encore Roger Peyrefitte notamment. Pour le double Goncourt (pour son premier roman, L’Abyssin, en 1997, puis pour Rouge Brésil en 2001), être nommé au Sénégal est d’autant plus marquant que "ce pays a toujours mis en avant sa dimension culturelle et valorisé la vie intellectuelle: Senghor et Diouf durant leur présidence, Abdoulaye Wade maintenant. Cela va me permettre de me situer tout de suite sur un angle plus culturel que politique. Ainsi, on reconnaît au Sénégal sa spécificité. C’est, en tout cas, de cette façon que ma nomination a été interprétée sur place."

Après l’Est, l’Ouest. Après des missions en Afrique de l’Est (Erythrée notamment), en Amérique latine et en Bosnie, le nouvel ambassadeur arrive dans une Afrique de l’Ouest qu’il ne connaît pas. "Ce poste a une grande valeur régionale: Dakar rayonne sur toute la région, dit-il, le nez plongé dans ses tout nouveaux dossiers. Mon expérience africaine a primé. Et elle se situe dans des pays qui n’ont pas été colonisés par la France. Ainsi, je peux apporter un regard différent, nouveau, sur ce pays qui, lui, a été sous tutelle française."

Pour le nouveau diplomate, c’est maintenant, dans le monde de la mondialisation, que le continent africain vit son moment charnière. A travers, notamment, la force de pénétration de la Chine sur le continent. "L’Afrique a fait sa décolonisation dans les pires conditions, celles de la Guerre froide, dit-il, en ce sens, la présence de la Chine marque la fin d’une relation quasi-exclusive avec les anciennes puissances coloniales. La vraie décolonisation a lieu maintenant, en fait." Ainsi, la place de la France est à redéfinir, en Afrique comme dans le reste du monde. Comme au Sénégal. Pour J-C Rufin, "il faut refonder notre partenariat avec ce pays, la France n’étant plus le seul partenaire. Il y a eu un flottement dans nos rapports avec ce pays. Lequel est par ailleurs exemplaire: il n’y a aucun conflit au Sénégal, la transition démocratique s’est faite sans problème."

Jouant à fond la carte humanitaire et diplomatique, Jean-Christophe Rufin avoue ne pas souhaiter entrer dans la polémique sur la non-repentance sarkozyenne. Pourtant, sur le continent, ces propos provoquent de vives réactions. Au Sénégal comme ailleurs. L’ambassadeur s’attend donc à de chaudes soirées. "Cette question est une source de débats en Afrique, évidemment, y compris au Sénégal où il y a une presse libre. Les Africains sont tournés vers l’avenir. Moi aussi, c’est ce qui m’intéresse", plaide-t-il.

Quid, donc, d’une "coopération" moderne? Pour lui, "la coopération n’a pas été poussée à son terme. En cela, la nomination de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay est le signe d’un recentrage vers de nouvelles méthodes de présence en Afrique." Jean-Christophe Rufin voit en la reprise des prêts une urgence: "Le Sénégal a quasiment fini de rembourser les prêts contractés à la communauté internationale, une partie de sa dette ayant été annulée. Parmi les pays qui ont dû emprunter au Club de Paris, le Sénégal est un très bon élève. On doit donc pouvoir envisager de leur prêter à nouveau de l’argent, et de rouvrir l’économie africaine à des possibilités d’emprunts. C’est un vrai choix, et nous devrons le faire bientôt."

Jean-Christophe Rufin sera physiquement à Dakar le 4 septembre.

Par Hubert Artus (Journaliste)

Lire la suite...

Moscovici : Cécilia Sarkozy "doit rendre des comptes"


Le député PS Pierre Moscovici souhaite que la commission parlementaire chargée enquêter sur les négociations avec la Libye puisse entendre l'épouse du président.



Cécilia Sarkozy et la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner (à gauche), à l'aéroport de Sofia, lors de la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien


Pressenti pour prendre la présidence de la commission parlementaire qui enquête sur l’affaire des soignants bulgares, le député PS Pierre Moscovici estime que la commission devra entendre Cécilia Sarkozy.

"Il paraît logique qu’elle explique son rôle à la commission d’enquête", déclare le député du Doubs dans une interview à Libération du mardi 14 août. "A partir du moment où elle a été une représentante personnelle du chef de l’Etat, et où elle a, semble-t-il, joué un rôle important dans leur libération et participé à la négociation, nous ne sommes plus dans la sphère privée, mais dans la sphère publique."

"Un personnage public de premier plan"

Et le député de poursuivre : "Cécilia Sarkozy joue un rôle important auprès de son époux dans des missions officielles. C’est donc un personnage public de premier plan. (…) Dès lors que Mme Sarkozy joue un rôle ¬officiel, on doit pleinement entrer dans le champ de la démocratie et du contrôle démocratique. (…) Nous ne sommes pas en monarchie, mais en République. C’est indispensable d’être transparent et de rendre compte au peuple à travers ses représentants."
Pierre Moscovici prône la souplesse et se déclare hostile à la définition d'un statut de première dame de France. Cécilia Sarkozy "doit être respectée dans sa personne et sa fonction", indique-t-il "Mais quand elle joue un rôle public, chaque fois qu’elle devient ou deviendra émissaire du chef de l’Etat en tant que tel, elle doit, comme tout représentant officiel, rendre des comptes

NOUVELOBS.COM

Lire la suite...

The Clash ..... I,m So Bored With The U.S.A (Live)




de la part de toute la redact torapamavoa!!!!!!

Lire la suite...

13/08/07

Estrosi aussi chasse le clandestin

La lutte contre l'immigration au coeur d'une visite d'Estrosi en Guyane
AFP
AFP - Lundi 13 août, 19h02

CAYENNE (AFP) - Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Christian Estrosi, a entamé lundi soir une visite de quatre jours en Guyane, au cours de laquelle il doit mettre l'accent sur la lutte contre l'immigration irrégulière.

M. Estrosi doit également aborder les problèmes économiques de la seule région européenne à avoir vu son PIB par habitant reculer entre 2000 et 2006, avec un taux de chômage à 29%.

Ce voyage, initialement programmé du 11 au 15 août, a été reporté, le secrétaire d'Etat se rendant en Polynésie, à la suite de l'accident d'avion de jeudi.

M. Estrosi a souligné récemment que la France allait "renforcer les moyens d'interpellation et de reconduite des étrangers en situation irrégulière dans les DOM", notamment en Guyane, où les effectifs de la police aux frontières (PAF) ont le plus augmenté depuis 2002.

Il doit inaugurer mercredi des locaux de la PAF à Saint-Georges de l'Oyapock et se faire présenter le projet de pont sur le fleuve qui doit relier en 2009 Brésil et France.

Il se rendra à Camopi, commune amérindienne en amont de l'Oyapock, pour visiter un poste de garde des légionnaires.

Un poste de contrôle routier permanent est installé au lieu-dit Bélizon sur la nationale reliant Cayenne à Saint-Georges de l'Oyapock (est), comme à Régina (est) et Iracoubo (ouest), d'autres postes ayant été placés en forêt profonde.

Des négociations internationales sont en cours, notamment avec le Guyana, dont les ressortissants en situation irrégulière ne peuvent être reconduits, faute d'accord de réadmission. Un projet de consulat honoraire est également en discussion.

Sur les six premiers mois de 2007, il y a eu 4.793 éloignements du territoire, contre 8.145 en 2006 et 5.942 en 2005, selon le ministère.

Mais de nombreux clandestins reviennent. En 2006, sur 9.711 étrangers illégaux reconduits à la frontière, 59% étaient déjà connus de la police.

Autre difficulté, le seul centre de rétention administrative a été déclassé en local de rétention administrative (LRA), limitant les rétentions à 48 heures. Au-delà, les étrangers doivent être reconduits ou relâchés.

Sur le plan économique, M. Estrosi discutera de zone franche globale permettant des réductions fiscales. Il s'entretiendra avec le président du conseil régional Antoine Karam, qui souhaiterait un concurrent à Air France pour la desserte aérienne.

Il participera jeudi à la signature du contrat de projet Etat-région 2007-2013, ainsi qu'à une convention de partenariat financier relative à la construction et l'extension des établissements scolaires de Guyane. Ce DOM souffre d'un retard en matière de capacité d'accueil des élèves du fait de la très importante croissance de sa population (3,4% par an, parmi les 10 plus fortes croissances mondiales).

Mardi, M. Estrosi visitera à Kourou le chantier Soyouz ainsi que le véhicule spatial chargé de ravitailler la Station Spatiale Internationale. Il assistera dans la soirée au 33ème tir d'Ariane 5 prévu à partir de 20H44 (01H44 mercredi à Paris).

Son séjour s'achèvera jeudi.

Lire la suite...

Sans papiers de Lille: ça bouge enfin

Appel commun PS-PCF-Verts sur la situation des sans-papiers à Lille
AFP
AFP - Lundi 13 août, 19h29

LILLE (AFP) - Le PS, le PCF et les Verts du Nord ont lancé lundi un appel commun demandant notamment la nomination d'un médiateur pour résoudre la crise des sans-papiers lillois, dont certains en grève de la faim depuis plusieurs semaines ont été expulsés de la Bourse du Travail le 1er août.

"Cette situation n'est pas digne de la République", a notamment dénoncé Gilles Pargneaux, secrétaire fédéral du Nord du PS, lors d'une conférence de presse commune avec Eric Corbeaux, secrétaire départemental du Nord du PCF et Dominique Plancke, élu vert de la région.

Environ 120 sans-papiers avaient été interpellés le 1er août à Lille, dont une soixantaine affirmaient observer une grève de la faim, pour certains depuis le 15 juin, afin d'obtenir une régularisation. La plupart de ceux qui avaient été placés en rétention ont depuis été libérés.

Depuis lors, les sans-papiers grévistes de la faim sont dispersés dans plusieurs communes de l'agglomération, selon les associations qui les soutiennent.

PS, PCF et Verts demandent la nomination d'un médiateur, le regroupement des sans-papiers grévistes de la faim dans un même lieu pour assurer "un suivi médical régulier" et la participation des principales associations qui aident les sans-papiers à Lille (Mrap, Cimade, Ligue des droits de l'homme, et Comité des sans-papiers du Nord) à la négociation d'une sortie de crise.

Une réunion est prévue mardi entre les représentants des trois partis et le préfet du Nord. Ce dernier s'est dit à plusieurs reprises prêt à "examiner au cas par cas les dossiers qui méritent de l'être", mais rejette toute régularisation massive.

"Le préfet (du Nord) Daniel Canépa a choisi d'être le bras armé du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice Hortefeux en rompant les accords conclus le 17 juin 2004" à Lille, qui avaient permis de mettre un terme à une précédente grève de la faim de sans-papiers, en définissant notamment des critères de régularisation et en mettant en place des réunions régulières en préfecture, selon M. Pargneaux.

"Le préfet prend un très grand risque, et il en assumera les conséquences", a de son côté estimé M. Plancke.

Lire la suite...

Et oui ! il est lamentable, et tout le monde le sait !!


MARIANNE
Vacances présidentielles : Sarkozy ou l'exception française
Pour ses vacances, Nicolas Sarkozy a copié le style Blair. Malheureusement, pour lui, les règles ont changé dans le reste de l'Europe, où les chefs d'états font plutôt dans la simplicité et le low cost.

Même quand il n'est pas là, il fait parler de lui. Le séjour américain de Nicolas Sarkozy fait des remous. Tandis que l'opposition, via Arnaud Montebourg, s'indigne du mystère qui entoure son financement, nos voisins se gaussent. La semaine dernière, le « style Sarkozy » a fait le bonheur d'un tabloid allemand : Bildi s'est amusé à mettre en regard la simplicité d'Angela Merkel – surprise à faire ses courses dans un bête supermarché - et le faste du président français. D'une manière générale, les médias étrangers vont pouvoir s'en donner à cœur joie, car les vacances de Nicolas Sarkozy constituent bel et bien une exception dans le paysage européen. De l'Espagne à l'Italie en passant par l'Angleterre : tous les grands leaders européens passent sagement leurs vacances dans leur pays, le plus souvent dans des résidences appartenant au patrimoine national.

La palme de l'austérité revient sans doute au Premier ministre britannique, Gordon Brown. Comme pour se démarquer de son prédécesseur Tony Blair, qui avait l'habitude d'aller aux Etats-Unis, Gordon Brown passe ses vacances à Weymouth, dans le Dorset. Joignant l'utile à l'agréable, il peut ainsi faire le tour du site où se dérouleront les épreuves de voile des Jeux olympiques de 2012. Il profitera ensuite quelques jours de sa maison de famille en Ecosse, avant de retourner au 10, Downing street. Gordon Brown ne quitte donc pas le territoire britannique de tout le mois d'août, et il a d'autant plus de mérite que la Grande-Bretagne connaît cet été son plus fort taux de pluviométrie depuis soixante-ans…

Moins modeste, mais tout aussi patriote, Romano Prodi, le leader italien, installe quant à lui sa résidence d'été en Toscane, dans le petit village de Catiglione della Pescaia. Il en profite pour rencontrer les habitants et faire du vélo. De son côté, José Luis Zapatero, tente, bon an, mal an, de profiter du peu de congé qui lui reste entre la fin de la trêve avec les terroristes de l'ETA et les incendies qui ravagent les Canaries. Il a posé ses bagages en Andalousie, au Palacio de las Marismillas, une résidence officielle très luxueuse entourée d'un gigantesque parc naturel. Mais ses détracteurs lui reprochent dépenser les deniers publics pour ses vacances. Curieux, si l'on songe qu'au même moment, Arnaud Montebourg réclame justement que Nicolas Sarkozy fasse de même, afin de lui éviter une dette inavouée envers une personne privée ! Enfin, il serait dommage de ne pas citer le cas suédois, qui a tant servi de modèle au chef de l'Etat pendant sa campagne électorale. Le Premier ministre Fredrik Reinfeldt a pris ses quartiers, sans surprise, dans la résidence officielle de Harp Sund, à quelques kilomètres de Stockholm. Là où tous les Premiers ministres suédois vont en villégiature depuis… 1953 !

Lundi 13 Août 2007 - 20:33
Anna Borel

Lire la suite...

Le centre de rétention de Rennes sera vite plein


Mercredi 1er août. Le centre de rétention de Rennes ouvre. Les membres du collectif de soutien aux personnes sans papier communiquent à travers les grillages avec les Irakiens, interpellés la veille à Cherbourg.


Quelques jours après son ouverture, 40 étrangers en situation irrégulière sont enfermés dans le centre de rétention de Rennes. Ils peuvent être retenus 32 jours.


RENNES. - Ils sont jeunes, un peu hébétés et ne comprennent pas toujours ce qu'ils font là. Ce jour-là, derrière les grillages surmontés de barbelés du Centre de rétention administrative (CRA) de Rennes, plusieurs d'entre eux appellent à l'aide. De l'autre côté du grillage, des membres du collectif de soutien aux personnes sans papier s'informent des conditions de rétention.

Un centre de rétention ressemble à une prison. Il y a les corridors de sécurité, les caméras de surveillance, la présence massive des gendarmes et le barbelé. « Le régime n'y est pas le même », temporise la préfecture. C'est vrai que les coups de fil sont autorisés. Et les étrangers peuvent se promener dans un espace plus grand qu'un centre de détention.



Depuis quelques mois, plusieurs nouveaux CRA ont vu le jour en France. On en compte 17 actuellement, sur tout le territoire. Celui de Rennes - d'une capacité de 60 personnes - a ouvert ses portes mercredi 1er août en recevant 25 hommes, originaires du Moyen-Orient. Une dizaine de jours plus tard, plus de 40 étrangers sans titre de séjour, interpellés à Marseille, Lille, Cherbourg ou Poitiers, attendent une décision. Le délai maximal de rétention est de 32 jours.



Ils sont arrivés là après une audition de garde à vue rapide. Un formulaire type : D'où venez-vous, depuis quand, quelles démarches avez-vous engagées ? Après quelques instants au commissariat, l'étranger doit attendre que la préfecture prenne un arrêté de reconduite à la frontière. Il rejoint alors un centre de rétention administrative (CRA). Dans les 48 heures, le juge des libertés et de la détention doit statuer sur leur sort : la liberté ou le retour au CRA dans l'attente d'une expulsion. Jusqu'ici, toutes les procédures ont abouti, à Rennes, à une prolongation de la rétention.




« Les violences augmentent »



Le tribunal de grande instance, pris d'assaut, doit s'adapter. L'ouverture d'un gros centre comme Rennes engendre une masse de procédures. La rumeur d'agrandissement à 100 places, démentie par la préfecture, n'a pas apaisé les esprits dans les juridictions. La semaine dernière, des renforts ont été nécessaires chez les magistrats et les greffiers.



Vendredi, c'était de nouveau le coup de feu avec 17 comparutions devant le JLD dans la journée ! « Le droit des étrangers produit beaucoup de paperasseries, confie, agacé, un greffier. Il faudra créer des postes si on veut que tout se passe bien. » Chez les avocats, le groupe de défense des étrangers recrute. Cinq confrères ont dû prêter main-forte la semaine dernière aux avocats de permanence.




Le Cimade, seule ONG autorisée à intervenir dans ces centres, a pris ses quartiers dans le CRA de Rennes. Ses membres assistent les étrangers dans l'exercice de leurs droits. « Nous sommes au service des gens retenus, explique Damien Nantes, du Cimade. Ils ressentent une véritable humiliation. Chez eux, ce sont des hommes honnêtes et, ici, ils sont traités comme des délinquants. » Selon l'ONG, la création des CRA a déshumanisé les contacts. « Avant, dans les commissariats, nous n'avions pas cette atmosphère carcérale. Les violences augmentent, tout comme les tentatives de suicide et les grèves de la faim », assure Damien Nantes. Ainsi, samedi, un Guinéen de 24 ans en grève de la faim a dû être hospitalisé après un malaise.



Les avocats appréhendaient l'ouverture du CRA. « Notre façon de travailler change radicalement, déplore Me Mikaël Goubin. Il faut faire vite, ce qui inclut le risque de faire moins bien. L'urgence nous empêche parfois de voir les vices de procédure. » Les magistrats du parquet sont eux aussi exposés à faire des erreurs. Un Géorgien a été remis, lundi, en liberté, suite à une erreur de procédure. Le procureur avait oublié le principe du contradictoire qui veut que le parquet fasse connaître ses arguments à la défense. « Un seul intervenant semble être prêt : la police aux frontières (PAF), poursuit Me Goubin. Nous avons pu constater que l'ouverture du centre était attendue pour mener des opérations de masse contre les sans-papiers. Le centre de Rennes sera vite plein. »

Ouest-France

Lire la suite...

ouais !!!!


Vu sur Bellaciao

Lire la suite...

L'âne frotte l'âne.( anthologie palatine)

Courrier International.com
actualités : france >> 13 août 2007
L'OPINION DU JOUR • Un Nicolas Sarkozy mal inspiré

La Libre Belgique appelle cela "la diplomatie du hot-dog", revenant sur la rencontre Bush-Sarkozy dans la résidence familiale du président américain à Kennebunkport, amplement rapportée par les médias français. Dans le quotidien belge, Philippe Paquet critique ce pique-nique à l'américaine duquel "Cécilia et les enfants se décommandèrent à la dernière minute, comme les plus mal élevés des Français moyens, pour cause d'angine (sic)."

Pour l'éditorialiste, "on ne fera pas le reproche au nouveau locataire de l'Elysée de vouloir raccommoder les rapports franco-américains. Une relation transatlantique saine, et si possible chaleureuse, est essentielle pour la France comme pour la Belgique et l'Europe. Toutefois, faut-il pour cela tomber béatement dans les bras d'un homme dont le manque de discernement a causé tant de torts à la communauté internationale ? Le chaos qui s'est installé au Moyen-Orient est le témoignage le plus éloquent d'une présidence catastrophique, mais il y a d'autres raisons de manquer d'appétit à Kennebunkport, quand on a face à soi quelqu'un qui méprise l'environnement (rejet de Kyoto) ou le droit international (prisons clandestines de la CIA)… Sans doute, M. Sarkozy serait-il mieux inspiré en calquant son attitude sur celle des Américains dont les regards sont désormais fixés sur l'échéance électorale de novembre 2008. Pour une majorité d'entre eux, en effet, George W. Bush, c'est déjà du passé."

Lire la suite...

EPR en Libye: AREVA dément

Pas de négociations sur l'EPR avec la Libye, selon Areva
Reuters
Reuters - il y a 23 minutes

PARIS (Reuters) - Aucune négociation n'a été engagée avec la Libye sur la vente éventuelle d'un réacteur nucléaire de troisième génération EPR, a déclaré lundi le groupe Areva.

Areva réagissait à un article du Parisien dans lequel le quotidien écrit que Tripoli convoite la technologie de troisième génération EPR, que le groupe Areva a présenté en juin à des responsables libyens.

Citant une source non identifiée chez Areva , le quotidien écrit que les responsables libyens "ont marqué leur intérêt pour l'EPR" et que des "discussions préliminaires" ont été ouvertes aussitôt.

Un porte-parole du numéro un mondial du nucléaire a confirmé que l'ensemble des technologies nucléaires avaient été présentées, mais a souligné qu'aucune négociation n'avait été engagée sur telle ou telle technologie.

"C'est le temps des discussions politiques, pas le temps de l'industrie ou du commercial", a déclaré le porte-parole.

A propos de la rencontre évoquée par Le Parisien, il a précisé : "C'était un échange d'informations très général sur les technologies de production nucléaire mais en aucun cas il ne s'agissait de discussions commerciales, ou de négociations en vue d'un contrat."

Au lendemain de la libération des infirmières bulgares détenues depuis plus de huit ans en Libye, la France a signé fin juillet avec Tripoli un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil.

Cet accord pourrait se traduire par la fourniture d'un réacteur nucléaire à Libye, destiné selon l'Elysée à alimenter une usine de dessalement d'eau de mer.

Interrogé par Le Parisien, Philippe Delaune, adjoint au directeur adjoint des affaires internationales du Commissariat à l'énergie atomique, actionnaire majoritaire d'Areva, déclare qu'"Areva a été sollicitée pour présenter l'EPR".

"Une première étude devra d'ailleurs être menée sur la capacité du système électrique libyen à accueillir un tel réacteur, ce qui en tout état de cause ne pourra pas être possible avant dix ou quinze ans", ajoute-t-il.

Le groupe français, qui construit actuellement avec Siemens son premier réacteur EPR en Finlande, a signé un protocole d'accord portant sur la fourniture de deux centrales EPR à la Chine.

Le collectif Sortir du nucléaire dénonce ces accords dans un communiqué, estimant que "c'est dans des dictatures que la France vend des réacteurs nucléaires".

"M. Sarkozy a échangé les infirmières bulgares contre un EPR. Ce 'troc nucléaire' avec le dictateur Kadhafi est injustifiable", déclare le mouvement qui regroupe un ensemble d'associations anti-nucléaires.

La mise en service d'un réacteur de troisième génération, à Flamanville (Manche), est prévue pour 2012.

Lire la suite...

En Libye, on rectifie le tir, mais ici, dans notre belle démocratie, motus et bouche cousue

Kadhafi père réprimande son fils
Par David Servenay (Rue89) 15H54 13/08/2007

Le Guide de la Révolution n'a pas vraiment digéré les dernières déclarations de son fils, Saïf al-Islam ("le sabre de l'Islam"). Et il a, semble-t-il, pris la plume pour lui rappeler les obligations dues à son rang. L'héritier -fils aîné issu du second mariage du colonel Kadhafi- n'avait pas mâché ses mots la semaine dernière, lors d'un entretien avec la chaîne de télévision quatarie Al-Jazira.

Pour la première fois depuis la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien, il reconnaissait publiquement les actes de torture commis pendant leur incarcération. "Ils ont été torturés à l'électricité et on les a menacés de s'en prendre à leur famille, expliquait Saïf al-Islam Kadhafi, mais une grande partie de ce que le médecin d'origine palestinienne a affirmé est un pur mensonge." L'ex-otage dit avoir subi de violentes tortures à l'électricité durant sa détention et avoir assisté au viol de ses codétenues. Kadhafi fils avouait aussi que le dossier judiciaire n'avait jamais été vraiment été étayé.

Scandale à Tripoli, Kadhafi corrige le tir

Des déclarations qui ont fait scandale à Tripoli. D'abord parce qu'elles remettent en cause la version officielle toujours défendue par le régime: les enfants soignés à l'hôpital de Benghazi ont été victimes des soignants étrangers. Ensuite parce que les déclarations de Saïf al-Islam alimentent les risques de poursuites judiciaires contre les plus hauts responsables de l'Etat libyen.

Face au mécontentement des hiérarques tripolitains, Mouamar Kadhafi est sorti de son silence. Dans une lettre adressée à son fils, raconte le site bulgare Focus Information Agency, il "conseille à [son] fils d'arrêter de faire le jeu des criminels et des ennemis de la Libye et de répandre des rumeurs qui peuvent être utilisées contre la Jamahiriya". Citant des "sources de confiance" du site Libya Today, l'agence ajoute que le jeune impétrant a dû "promettre de ne plus faire de déclarations de cette sorte".

Lire la suite...

La traque des sans-papier:les administrations suivent les consignes, ça vous rapelle rien ?


Après le drame d'Amiens, controverse relancée sur les expulsions d'étrangers
AFP
Par Sophie LAUTIER AFP - il y a 2 heures 1 minute

PARIS (AFP) - La controverse sur les expulsions de sans-papiers rebondit au coeur de l'été avec le drame d'Amiens, les associations accusant l'administration de mettre les bouchées doubles en profitant de la torpeur estivale tandis que le ministère dément tout activisme particulier.

"C'est sûr, il y a une accélération depuis début août", a affirmé Brigitte Wieser, militante du Réseau Education Sans Frontières (RESF), qui a précisé à l'AFP: "Rien que sur Paris, nous avons une dizaine de parents en centre de rétention, ça ne nous est jamais arrivé d'en avoir autant en même temps".

RESF Ile-de-France appelle à un rassemblement mardi à Paris qui sera "dédié à Ivan": l'enfant russe sans-papiers de 12 ans s'est grièvement blessé à Amiens jeudi en chutant accidentellement du 4e étage, lors d'une tentative d'interpellation de ses parents à leur domicile.

"Ce type d'interpellations était rare et si cette tendance se confirme, ce sera un tournant. C'est un durcissement net dans les méthodes d'interpellation", a estimé Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade (service d'entraide oecuménique), tout en ne notant pas "de hausse sensible des expulsions" effectives.

Selon M. Giovannoni, ces "méthodes disproportionnées créent des peurs-paniques, un sentiment de psychose" chez les familles "dont les adresses sont connues parce qu'elles ont entrepris des démarches de régularisation".