31/05/2008

Six mois de taule pour avoir chourré 30 euros

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Six mois de taule pour avoir chourré 30 euros

Gabriel, tzigane roumain de 28 ans, passait aux comparutions immédiates le 28 mai parcequ'il a chourré un larfeuille dans le métro. Larfeuille qui contenait exactement 30 euros, des cartes (ANPE et théâtre) et c'est tout. Compte rendu de comparution immédiate du 28 mai
Gabriel a 28 ans, il est arrivé de Roumanie en Fance il y'a 6 ans, pour fuir la persécution dont sont victimes les tziganes en Roumanie.

Il est arrivé avec sa femme et ils ont un petit garçon de 3 ans qu'ils élèvent dans des conditions qu'on imagine pas vraiment diffèrentes de la Roumanie. Gabriel n'a pas d'emploi à part la débrouille, sa femme non plus, elle s'occupe du petit. Ils habitent une chambre d'un hôtel Etape, payé par une association humanitaire. Pour manger, ils font les poubelles des restaurants ou des cantines aux alentours, ça suffit pour nourrir les adultes. Pour leur enfant, ils font la manche et ça leur permet d'acheter des produits alimentaires qu'ils peuvent donner au minot.
Gabriel passe aux comparutions immédiates parcequ'il a chourré, sans violence, un larfeuille à Chatelet dans le métro. Larfeuille qui contenait exactement 30 euros, des cartes (ANPE et théâtre) et c'est tout.

La "victime", qui s'est fait chourrer les 30 euros, s'est portée partie civile et demande des dommages et intérêts, 270 euros exactement. Une fois qu'elle a pu s'exprimer, elle quitte la salle avec le sourire, peut-être contente d'accompagner la politique hyper-répressive de Rachida Dati. Elle n'assistera pas au délibéré.
Pendant qu'un assesseur dort, la procureur requiert. Elle pense que la présence de l'interprète est inutile, "que le prévenu a une compréhension du français acceptable", et que l'argument qui évoque une nullité de procédure en raison de l'absence de l'interprète durant la garde à vue, n'est pas valable. Elle exprime son racisme social en laissant penser que dés qu'un gitan porte un blouson Nike, c'est qu'il l'a volé : "est-ce l'association humanitaire qui lui permet de s'acheter un blouson Nike ?". Elle requiert deux ans de prison ferme pour Gabriel, en évoquant la loi sur la récidive, avec mandat de dépôt ; c'est à dire la taule direct pour 2 ans.
Pendant que l'avocat plaide une défense bâclée en une heure max, la comparution immédiate ne laissant guère plus de temps, le prévenu pleure en regardant son fils et sa femme présents dans la salle d'audience.
Après avoir délibéré, le Tribunal condamne Gabriel a 6 mois de taule ferme, avec mandat de dépôt, pour avoir chourré 30 euros dans le métro


http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=100454





**La suite et fin de ton message blog.**


Sarkozy aux Invalides: cafouillage à la prise d'armes

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Le ministère de la Défense vient de mettre en ligne sur son site internet un reportage télé consacré à la prise d'armes présidée par le Chef de l'Etat, le 21 mai aux Invalides, "en hommage aux trente ans des opérations extérieures" et de Kolwezi. On peut également écouter l'intégrale du discours prononcé par le président de la République sur le site de l'Elysée.







Le ministère de la Défense vient de mettre en ligne sur son site internet un reportage télé consacré à la prise d'armes présidée par le Chef de l'Etat, le 21 mai aux Invalides, "en hommage aux trente ans des opérations extérieures" et de Kolwezi. On peut également écouter l'intégrale du discours prononcé par le président de la République sur le site de l'Elysée. (Photo: Elysée)

Ce que vous ne verrez pas sur ces vidéos, c'est le cafouillage de cette cérémonie et la désinvolture avec laquelle l'Elysée a traité une partie des anciens combattants et de leurs familles. Depuis le 21 mai, les témoignages accablés et les regrets attristés se multiplient. Voici comment les choses se sont (mal) passées.

L'idée de la cérémonie, à l'occasion du trentième anniversaire de l'opération de Kolwezi, était d'évoquer trente ans d'opex au travers de sept "tableaux". La Présidence se demanda d'abord s'il était vraiment judicieux d'y inclure l'Afghanistan "étant donné le contexte"... Finalement, on choisit de le faire, mais il aurait peut-être mieux valu s'en abstenir ! La cérémonie était un peu longue: à chaque tableau, une section entrait dans le cour d'honneur des Invalides en chantant. La majesté d'une cérémonie militaire nécessitant plus de temps qu'un clip, les conseillers de l'Elysée s'impatientèrent. Ils demandèrent aux organisateurs d'accélerer le tempo, passant à la trappe des évocations et demandant aux troupes de faire vite. Du coup, le chant des uns s'emmêla à celui des autres...

Le chef de l'Etat devait ensuite remettre des décorations à d'anciens combattants. Il expédia la chose, sans un mot de sympathie. L'un d'eux - dont nous avons eu le témoignage - se demanda sur le moment "pourquoi le président lui en voulait personnellement... Je n'ai jamais croisé son regard." Il était enfin prévu que le Président aille voir les familles de morts ou de blessés dans les Opex, qui étaient regroupées à l'angle Nord-Est de la cour. Las ! "D'un pas pressé vers la sortie", raconte un témoin, "il est passé devant elles sans un regard". Certaines familles étaient venues de province, à leur frais. Un officier de haut rang, qui assistait à cette prise d'armes avoue en est reparti "déçu et consterné".

Ce cafouillage - qui peut s'expliquer par des contraintes d'emploi du temps et le zèle de conseillers - n'est malheureusement pas une première. Lors de son déplacement aux Glières, le 18 mars dernier, le comportement du président de la République a surpris de nombreux participants. S'adressant à d'anciens maquisards au garde-à-vous devant lui, il leur parla de son épouse Carla... Enfin, alors que la question des médailles (très délicate dans ce milieu) était évoquée par une personnalité locale qui demandait l'attribution d'une dizaine de Légion d'honneur à d'anciens résistants, Nicolas Sarkozy lâcha, souriant : "Je vous en donne quinze. Vous êtes content?" Fermez le ban.


source:http://secretdefense.blogs.liberation.fr

Des panneaux interdisant l'accès aux gens du voyage à une commune de la Loire enlevés après une plainte de SOS Racisme

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Après l'annonce du dépôt d'une plainte par SOS Racisme, la préfecture de la Loire a annoncé vendredi soir l'enlèvement en cours de panneaux interdisant l'accès aux gens du voyage, situés à l'entrée de la commune de Saint-Martin-la-Plaine (Loire).


"Informés par SOS Racisme, nous avons contacté le maire de la commune qui a convenu qu'il s'agissait d'une maladresse", a déclaré Laurent Buchaillat, le directeur de cabinet du préfet, joint par téléphone. La préfecture indique que "l'élu a décidé de faire procéder à l'enlèvement en cette fin d'après-midi des panneaux en cause", ajoutant que cette signalisation avait un caractère "inacceptable".

SOS Racisme avait annoncé vendredi avoir déposé la veille une plaine contre X à Saint-Etienne pour discrimination concernant ces panneaux de signalisation routière. Les six panneaux rond d'interdiction fixés sous celui du nom de la commune, portaient sur fond rouge l'inscription "interdit aux gens du voyage".

Encore visibles vendredi, ils avaient, semble-t-il, été installés en décembre dernier à la suite d'un arrêté municipal de septembre 2007 interdisant le stationnement des gens du voyage sur la commune, après la fermeture d'une aire qui leur était réservée. Saïd Hamimi, secrétaire général de SOS Racisme Loire, qui avait également envoyé une lettre de protestation au préfet de la Loire, estime qu'"il s'agit d'un acte de discrimination délibéré, d'autant plus choquant de la part d'élus". AP



30/05/2008

vidéo:Je sais pas ce qui m'a pris... (parodie)

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Un CDD d’un jour à 500 km

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Mauvaise surprise pour un chômeur de Montpellier. L’ANPE locale lui propose un CDD d’un jour... à Sartène, en Corse, à près de 500 km de chez lui. Une mésaventure qui relance le débat sur la définition d’une "offre d’emploi raisonnable", notion qui doit figurer dans la future loi sur l’indemnisation des chômeurs.


Après la publication par l’ANPE d’une offre d’emploi low-cost en Inde début mai, une autre affaire vient reposer la question de la qualité des offres d’emploi proposées par l’ANPE, alors que les chômeurs vont être de plus en plus contraints à les accepter.

Un Héraultais de 58 ans, en recherche d’emploi depuis plusieurs années, s’est vu proposer un CDD d’un jour en Corse, à plus de 500 km de chez lui, dont 150 de mer. Avec obligation de répondre, sous peine d’être radié.


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L’affaire tombe alors même que le projet de loi instaurant des sanctions renforcées pour les chômeurs est en phase d’éllaboration. Après avoir été écrit par le gouvernement, il est arrivé cette semaine entre les mains des partenaires sociaux, sollicités pour donner leur avis. Les syndicats avaient déjà fait connaître leur méfiance quant à la notion d’offre d’emploi raisonnable. CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC ont émis un avis négatif sur l’avant-projet de loi.

Le gouvernement compte le soumettre au vote des députés avant la mi-juillet. S’il est adopté tel quel, un chômeur ne pourra pas refuser plus de deux “offres d’emplois raisonnables”, sans voir ses indemnités rognées, voire suspendues. Par ailleurs, les chômeurs devront accepter de revoir leurs prétentions financières à la baisse en fonction du temps qu’ils passent au chômage.

source: france-info

Sylvie Noachovitch déboutée face à Nicolas Poincaré

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voir aussi le dossier torapamavoa:http://torapamavoa.blogspot.com/search/label/Dossier%20Noachovitch


La rivale UMP de Dominique Strauss-Kahn aux législatives poursuivait en diffamation le journaliste de RTL qui lui avait attribué la phrase : "Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes. L'idée de coucher avec l'un d'eux me répugne".





Le tribunal correctionnel de Paris a débouté, vendredi 30 mai, Sylvie Noachovitch, rivale malheureuse de Dominique Strauss-Kahn aux dernières élections législatives, qui poursuivait en diffamation le journaliste de RTL, Nicolas Poincaré, qui lui avait attribué certains propos racistes.

Avocate de l'émission "Sans aucun doute" de Julien Courbet (TF1), Sylvie Noachovitch, candidate UMP, avait perdu les législatives contre Dominique Strauss-Kahn en juin 2007, puis après sa démission contre François Pupponi en décembre.
En juin 2007, l'affaire avait grand bruit. Entre les deux tours des législatives, Le Canard enchaîné avait publié un article selon lequel la femme politique, après avoir évoqué le grand appétit sexuel de DSK, aurait déclaré : "Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes. L'idée de coucher avec l'un d'eux me répugne".

Ces propos auraient été tenus en mars 2007, lors d'un déjeuner de délibération du jury du prix littéraire Comte de Monte-Cristo dont Sylvie Noachovitch est membre.

"Complot"

Quelques jours après l'article de l'hebdomadaire satirique, Nicolas Poincaré, également présent au déjeuner, avait confirmé lors de son émission "On refait le monde", avoir entendu ces propos.

Dans son jugement, la 17e chambre a jugé que ces propos étaient bien diffamatoires à l'encontre de Sylvie Noachovitch.

"Au vu des attestations produites, le prévenu peut bénéficier de l'excuse de la bonne foi", a toutefois estimé le président Philippe Jean-Draeher.
En effet, a-t-il expliqué, les témoignages de plusieurs autres membres du jury présents au déjeuner "rendent vraisemblables les déclarations de Sylvie Noachovitch telles que reprises par le prévenu à la radio".

Lors de l'audience du 11 avril, Sylvie Noachovitch avait vigoureusement démenti avoir tenu ces propos racistes et avait dénoncé un "complot" contre elle auquel aurait participé Nicolas Poincaré.

Le tribunal n'a pas partagé son point de vue, estimant qu'elle n'avait pas "démontré en quoi Nicolas Poincaré aurait, comme elle le prétend, un intérêt personnel à la déstabiliser".


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080530.OBS6374/sylvie_noachovitch_deboutee_face_a_nicolas_poincare.html


Education nationale : les dérives du chiffre

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«De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluations pédagogiques?» s'indigne une parent d'élève. Questionnaires diffusés aux élèves et aux parents dans les Pyrénées atlantiques, injonctions chiffrés de l’académie de Besançon concernant les redoublements. Alors que les enseignants comptent les suppressions de poste à la rentrée prochaine, le ministère de l’Education ne renonce pas à ses objectifs statistiques.







«De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluations pédagogiques?» s'indigne une parent d'élève. Questionnaires diffusés aux élèves et aux parents dans les Pyrénées atlantiques, injonctions chiffrés de l’académie de Besançon concernant les redoublements. Alors que les enseignants comptent les suppressions de poste à la rentrée prochaine, le ministère de l’Education ne renonce pas à ses objectifs statistiques.

Mapi. «A l’école primaire de Monein, charmant petit village du Béarn, sont arrivés, dans un gros carton, les “évaluations expérimentales CM2”. Rien que de très normal, sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves, doivent être retournés directement au ministère, sans que les parents n’en prennent connaissance. Et pour cause! Si les trois premières parties sont anodines, la partie 4 réserve bien des surprises avec des questions comme: "Est tu né en France?" "Ta mère est née en France?" "Ton père est né en France?" "Quelle langue parles tu à la maison?" "Qui vit avec toi à la maison? (ta mère ou une autre femme tenant le rôle de ta mère)". Viennent ensuite les questions concernant les devoirs à la maison: "A la maison j’ai vraiment l’impression de perdre mon temps", "Je fais mes devoirs parce que j’aurai une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas". Bref, onze pages de questions qui n’ont rien à voir avec la pédagogie. Quel est le but de ce questionnaire? De quel droit le ministère de l’éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d’évaluations pédagogiques? Ceci n’est pas sans rappeler “base élève”. Sans l’attitude courageuse et civique des enseignants de notre école (qui ont alerté les parents), cette opération se serait déroulée dans le plus grand secret. Cette expérimentation va toucher d’autres écoles!

Nous avons eu un bon relais dans la presse et les radios locales et ce questionnaire a bien circulé entre les mains de parents d’autres communes de notre département (64). Face à ce tollé, la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a envoyé un mail aux écoles en leur demandant de ne pas compléter la partie 4 du questionnaire. C’est une petite victoire mais nous n’en avons pas fini, puisque qu’un deuxième questionnaire est en cours pour les élèves de 6ème : “le panel des 35000”. Là c’est les parents qui répondent (18 pages de questions!). C’est un véritable questionnaire des RG avec des questions du type: A quelle heure rentrez-vous du travail? A quelle langue parlez vous à votre enfant? Quelle est votre nationalité? Quel est le montant mensuel dont dispose votre famille pour un mois ordinaire? Il n’y a que 10 questions qui concernent la pédagogie! Le plus fort se trouve dans la première page : Un questionnaire reconnu d’intérêt général et de qualité statistique et donc obligatoire! Si les parents ne répondent pas c’est 300 euros d’amende! Comme le questionnaire précédent, il est mis en place en catimini.»

Mathias. «Jusqu’à maintenant, les consignes de limiter le nombre de redoublement n’étaient faites qu’oralement (en donnant un chiffre maximum par classe) ou consistaient pour certains à dire aux enseignants d’éviter les commissions d’appel et d’essayer de convaincre les parents d’accepter une réorientation en BEP plutôt qu’un redoublement. Enseignant, j’ai reçu par l’intermédiaire d’un collègue la note adressée par l’inspecteur d’académie au principal de son établissement à Besançon. Que dit l’inspection?

“Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement. Il est hors de question que ce taux pour les élèves de 6ème soit près du double du taux départemental observé en juin 2007 (9,6% contre 5,7%). Je vous enjoins d’user de votre pouvoir décisionnel pour faire en sorte qu’à l’issue de cette années scolaire, il redescende pour le moins à 7%. Le taux de redoublement en fin de 4ème est plus de quatre fois supérieur au taux départemental. Il ne dépassera pas 10% pour la présente année. Enfin le taux de passage des élèves de 3ème en 2ème général et technologique est de 48,1% alors que celui du département est de 60,6%. Ce taux atteindra obligatoirement pour le moins 55%. Je précise si besoin était que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie qui s’applique à tous les personnels de votre établissement”.

Ce document, par son ton, montre que l’on est passé à un degré supérieur dans les consignes. Un journal du soir comparait l’éducation nationale à l’armée rouge, il sera sûrement satisfait de voir que le vision bureaucratique et comptable est partagée par la hiérarchie (le recteur d’académie et son inspecteur). On a l’impression que dans cette école du respect, les responsables de l’académie de Besançon ne parlent pas d’êtres humains, mais d’objets statistiques. C’est insultant pour les élèves, les parents d’élèves et les enseignants qui font un travail non reconnu long et fastidieux de correction de copies. Seule une vision comptable de l’enseignement, ici le coût du redoublement, peut expliquer une telle dérive.

Cette note montre que l’on ment aux élèves en leur faisant croire qu’ils ont le niveau pour passer en classe supérieure. On ment également aux parents, car on repousse l’échec aux classes supérieures du collège ou en seconde au lycée. On alimente la spirale de l’échec en laissant les lacunes s’accumuler. Les professeurs se retrouvent ainsi avec des élèves qui n’ont pas le niveau en seconde générale sans pouvoir les aider tant les lacunes sont importantes. On assiste actuellement dans de nombreuses classes de seconde à des redoublements ou des réorientations atteignant 10 sur des effectifs de 32. Par la suite les parents tenteront de prendre des cours particuliers payants pour leurs enfants, ce qui permettra au mieux de limiter les dégâts. La responsabilités des échecs retombera bien entendu sur les enseignants véritables bouc émissaires des décisions prises par l’académie et par le ministère. Nous assumons tous les jours nos responsabilités devant les élèves, il serait bon que les auteurs de cette note assument également les leurs devant l’opinion publique».

Réalisé par KARL LASKE

http://contrejournal.blogs.liberation.fr

Les placements de Sarkozy peu rémunérateurs

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Les placements personnels du président Nicolas Sarkozy sont mal diversifiés et peu rémunérateurs, estime l'hebdomadaire Le Revenu dans un article à paraître dans son numéro de vendredi.








PARIS (AFP) - Les placements personnels du président Nicolas Sarkozy sont mal diversifiés et peu rémunérateurs, estime l'hebdomadaire Le Revenu dans un article à paraître dans son numéro de vendredi.


Se basant sur sa déclaration publiée au Journal officiel du 11 mai 2007, Le Revenu souligne que le patrimoine de M. Sarkozy est "mal diversifié" et que "son rapport est loin d'être optimum puisqu'il varie selon les solutions adoptées entre 0,81% et 4% avant impôts par an".

Au 31 décembre 2006, le président de la République avait en effet placé 93% de son argent dans trois contrats d'assurance vie pour un montant d'un peu plus de 2 millions d'euros.

"Le président cherche à préserver son épargne" mais "il n'obtient pas les meilleures performances du marché", estime Le Revenu.

Interrogé par l'AFP sur cet article de l'hebdomadaire, l'Elysée a renvoyé "à la déclaration de patrimoine du président de la République déjà rendue publique".

Avec le contrat Sequoia Sécurité de la Société Générale et le contrat de Neuflize OBC, M. Sarkozy a obtenu selon Le Revenu un rendement de respectivement 4% et 3,5% en 2007 alors que "la concurrence réalise de 3 à 5%" pour des produits similaires en 2007.

La performance de son contrat Sequoia Equilibre, où il avait placé près de 7.000 euros fin 2006, est encore plus décevante à 0,81% alors que d'autres contrats de ce type ont rapporté jusqu'à 20% en 2007 et 8,9% en moyenne.

M. Sarkozy a en revanche "fait le bon choix" en plaçant des liquidités (4.769 euros) sur un livret de développement durable (ex-Codevi) puisque cela lui a rapporté 3,5% sans impôts.

M. Sarkozy avait aussi plus de 10.000 euros sur un compte courant non rémunéré au 31 décembre 2006. "S'il a persisté sur l'année 2007, il a perdu 300 euros d'intérêts", note Le Revenu.


vidéo:Rachida Dati sous les huées(agen)

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29/05/2008

Samedi 31 Mai à 14h à Villepinte (93)

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TOUS A LA MARCHE DE SOUTIEN A LAMBA SOUKOUNA Samedi 31 Mai à 14h à Villepinte (93)- RDV quartier la Fontaine Mallet- RER B arrêt Vert-galant

Le 08 Mai 2008 dernier vers 23h30, notre quartier, La Fontaine Mallet à VILLEPINTE a connu une nouvelle descente des forces de police du commissariat de Villepinte particulièrement violente. Sans motif légal apparent, ils se sont livrés à une véritable chasse à l’homme : au moyen de « grenades de dispersion », ils ont ouvert le feu sans sommation, chargeant puis dispersant les habitants qui étaient restés tranquillement dehors. Cette expédition punitive s’est soldée par la grave agression de LAMBA SOUKOUNA, alors qu’il rentrait tranquillement chez lui. Celui-ci a été frappé à coup de crosse et de flashball à la tête causant une ouverture de 3 cm, par un brigadier en présence de 3 autres « collègues ».







TOUS A LA MARCHE DE SOUTIEN A LAMBA SOUKOUNA Samedi 31 Mai à 14h à Villepinte (93)- RDV quartier la Fontaine Mallet- RER B arrêt Vert-galant

Le 08 Mai 2008 dernier vers 23h30, notre quartier, La Fontaine Mallet à VILLEPINTE a connu une nouvelle descente des forces de police du commissariat de Villepinte particulièrement violente. Sans motif légal apparent, ils se sont livrés à une véritable chasse à l’homme : au moyen de « grenades de dispersion », ils ont ouvert le feu sans sommation, chargeant puis dispersant les habitants qui étaient restés tranquillement dehors. Cette expédition punitive s’est soldée par la grave agression de LAMBA SOUKOUNA, alors qu’il rentrait tranquillement chez lui. Celui-ci a été frappé à coup de crosse et de flashball à la tête causant une ouverture de 3 cm, par un brigadier en présence de 3 autres « collègues ».

Après l’avoir passé à tabac, il est menotté puis placé en garde à vue alors qu’il n’a commis aucun délit. En cellule, Lamba est victime d’une crise car il souffre d’une maladie grave appelée LA DREPANOCYTOSE. Malgré ses demandes répétées, dû à son état de santé nécessitant la prise quotidienne de médicaments lourds, les policiers font la sourde oreille. C’est grâce à la seule intervention des pompiers de Tremblay - en - France, qu’il sera transporté à l’hôpital Robert Ballanger. Les médecins et le personnel médical qui le connaissent bien, le mettront à l’abri et en sécurité, au vue de son bilan de santé : 3 points de sutures au niveau du front, 6 jours d’ITT avec certificat du médecin attestant les coups reçus.

Ce qui est arrivé à Lamba au commissariat de Villepinte est inadmissible, cela aurait pu mal finir au vue de son état de santé. Et il n’est pas le seul à être victime de la brutalité policière ! D’autres dans notre cité comme dans tous les quartiers populaires ont à subir le racisme, le harcèlement, le passage à tabac, quand ce n’est pas les balles de ces soi-disant « gardien de la paix », comme le montre dernièrement l’interpellation policière à Grasses qui s’est soldée par la mort du jeune Hakim Ajimi. La police « républicaine » jouit dans les faits d’une impunité totale, où trop souvent la Justice s’en fait l’avocat. Le 08 Mai dernier n’est pas un dérapage, cela arrive tous les jours dans le « pays des droits de l’homme » !

Parce que personne n’est à l’abri de ces bavures quotidiennes, nous devons réagir en montrant notre solidarité avec Lamba car demain ce pourra être toi, toi ou toi ! Pour notre dignité, dénonçons cette injustice permanente !

NON A L’IMPUNITE !

CONTRE LES BRUTALITES POLICIERES, REAGISSONS !

TOUS A LA MARCHE DE SOUTIEN A LAMBA SOUKOUNA

Samedi 31 Mai à 14h à Villepinte (93)- RDV quartier la Fontaine Mallet- RER B arrêt Vert-galant

Comité de soutien à Lamba Soukouna

Mail : justicepourlamba@yahoo.fr
Avec le soutien : Mouvement des Indigènes de la République, Mouvementde l’Immigration et des Banlieues, Bouge qui Bouge (Dammarie-les-Lys), Ac Le Feu, Divercité (Lyon), Comité Zyed et Bouna, Comité Reda Semmoudi, Comité Dieng, Eveil des consciences (Mantes la Jolie).


source:Mailing-list

la solidarité est une arme

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http://paris.indymedia.org

Entre les occupations des lieux de travail, l'occupation de la rue charlot, le combat est le même. Des liens et des solidarités sont à crées pour une victoire totale, celle de la liberté de circulation et d'installation. Notre unité sera notre force. Soyons présents là ou les gens luttent. N'hésitons pas à passer sur tous les lieux de grève ainsi que rue charlot.

Liste à compléter des lieux de travail occupés
-Gonesse, usine alimentaire
-Chez papa, gare de l'est
-Charly birdy, rue de la boétie
-Pasta papa
-Bistrot romain
-Chez marius et janeth, 6 avenue georges v
-Entreprise de nettoyage, 134 rue du chemin vert dans le 11ème
-Entreprise de démolition, 6/8 rue xaintrailles dans le 13ème
- Entreprise de démolition, 3 rue des batteries à montreuil
-Annexe mairie du 17ème


Sarkozy reprend contact avec Bachar el-Assad

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DAMAS/PARIS - Nicolas Sarkozy a téléphoné au président syrien Bachar el-Assad, ont annoncé séparément jeudi l'Elysée et l'agence de presse officielle syrienne SANA.







DAMAS/PARIS - Nicolas Sarkozy a téléphoné au président syrien Bachar el-Assad, ont annoncé séparément jeudi l'Elysée et l'agence de presse officielle syrienne SANA.

C'est le premier contact entre les deux hommes depuis la suspension des relations entre la France et la Syrie en décembre dernier. Nicolas Sarkozy avait alors affirmé qu'il ne "prendrait plus de contact" avec la Syrie tant que Damas n'aurait pas "prouvé dans les faits" sa volonté d'aider le Liban à sortir de sa crise politique. Or l'accord de partage du pouvoir au pays du Cèdre, conclu le 21 mai à Doha (Qatar) et qui a permis l'élection du général Michel Sleimane à la présidence libanaise, "constitue un développement positif", estime l'Elysée dans un communiqué du service de presse. "Le Président Sarkozy compte sur l'appui de tous pour la mise en oeuvre effective de cet accord, dans le strict respect de l'indépendance, de la souveraineté et de la démocratie au Liban."

L'entretien de MM. Sarkozy et Assad, précise la présidence française, a porté "sur la situation régionale, sur les évolutions au Liban, ainsi que sur la reprise du dialogue indirect entre la Syrie et Israël". "La relation bilatérale et le projet d'Union pour la Méditerranée ont également été évoqués." Le président Assad a été invité au sommet prévu pour le 13 juillet à Paris.

"Les deux chefs de l'Etat ont souligné leur souhait commun de développer la relation bilatérale, sur le plan politique, économique et culturel", ajoute le communiqué officiel. Selon l'agence syrienne, le président français a aussi "rendu hommage" à son homologue pour son rôle dans la résolution de la crise au Liban. AP


Trois blessés par balles par des policiers hors service

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Trois jeunes gens ont été blessés par balles, dans le dixième arrondissement de Paris, lors d'une altercation avec deux policiers qui n'étaient pas en service et qui auraient "bu plus que de raison".






Dans la nuit de mercredi à jeudi, Trois jeunes gens ont été blessés par balles, dans le dixième arrondissement de Paris, par deux policiers qui n'étaient pas en service et qui auraient "bu plus que de raison", a-t-on appris jeudi 29 mai de source policière.

Les policiers et les jeunes gens ont été placés en garde à vue. L'un des jeunes, blessé "dans la région du dos", est toujours hospitalisé dans un état jugé "sérieux".

On ignore encore si les deux autres jeunes gens sont encore hospitalisés. Par ailleurs, un policier a également été blessé.
Les deux policiers du service régional des transports, qui sortaient d'un bar boulevard de Strasbourg, ont eu une altercation avec une dizaine de jeunes gens. Dans des conditions qui demandent à être éclaircies, les policiers se sont servis de leurs armes de service.

L'Inspection générale des services et la 2e division de police judiciaire ont été saisies de l'enquête.

NOUVELOBS.COM


28/05/2008

Lagarde garde la Rigueur

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Déclaration de CLagarde mercredi 28 mai. Elle parle de politique budgétaire rigoureuse.












Le gouvernement vide les 35h de leur substance

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Les syndicats crient à la déclaration de guerre et le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a accusé le chef de l'Etat de mensonge.






Reuters

Si le président Nicolas Sarkozy a promis de maintenir la durée légale du travail à 35 heures par semaine, le gouvernement vide celle-ci de sa substance dans un avant-projet de loi sur la démocratie sociale.
Les syndicats crient à la déclaration de guerre et le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a accusé le chef de l'Etat de mensonge.

Ce texte, transmis mardi soir aux partenaires sociaux par le ministre du Travail Xavier Bertrand et rendu public mercredi, reprend certes pour l'essentiel les propositions des partenaires sociaux en matière de représentativité syndicale.

Mais il va bien au-delà pour le volet temps de travail, qui ne faisait l'objet que d'un article de deux paragraphes dans la "position commune" adoptée en avril par le Medef et la CGPME du côté patronal, la CGT et la CFDT du côté syndical.

Ces derniers n'évoquent que la possibilité de fixer par des accords d'entreprise, à "titre expérimental", les modalités de dépassement des contingents d'heures supplémentaires.

Ils spécifient que ces accords doivent être conclus avec des organisations syndicales ayant recueilli la majorité absolue des voix aux élections des représentants du personnel.

Le projet gouvernemental, qui consacre à ce volet cinq longs articles sur 19, renvoie à la négociation d'entreprise ou, à défaut, à des accords de branche, non seulement les modalités de dépassement du contingent d'heures supplémentaires mais aussi la fixation de ce contingent et le repos compensateur octroyé pour les heures travaillées au-delà de ce contingent.

Selon ce texte, il suffira pour que ces accords soient valides qu'ils soient signés par des organisations syndicales ayant recueilli au moins 30% des suffrages aux élections des représentants du personnel, à condition que les organisations opposées à ces accords n'aient pas recueilli la majorité des suffrages lors des mêmes élections.

A défaut d'un accord collectif, un décret déterminera le contingent annuel et le repos compensateur, précise l'article 15 du projet gouvernemental.

Celui-ci étend d'autre part à tout salarié la possibilité de fixer la durée de travail sous la forme de forfaits en heures sur la semaine, le mois ou l'année, ou de forfaits en jours.

"SORTIR DU CARCAN" DES 35 HEURES
Pour les forfaits en heures sur la semaine ou le mois, des conventions individuelles pourront être conclues sans accord collectif préalable. La conclusion de forfaits en heures ou en jours sur l'année devra être prévue par un accord collectif d'entreprise ou, à défaut, par un accord de branche.

Dans ce cas, l'accord collectif fixera la durée annuelle du travail, dans la limite de 218 jours, et le nombre maximal de jours travaillés au-delà. Pour ces "jours supplémentaires", la majoration de la rémunération ne pourra être inférieure à 10% et devra être négociée entre le salarié et l'employeur.

Le projet gouvernemental prévoit par ailleurs que la durée du travail pourra être répartie sur tout ou partie de l'année par un accord d'entreprise ou, à défaut, de branche, qui devra notamment prévoir des délais de préavis et un seuil de prise en compte des heures supplémentaires.

"Nous avions prévenu les partenaires sociaux que nous irions plus loin (que leur position commune) (...) Nous l'assumons pleinement", a expliqué aux Echos le ministre du Travail Xavier Bertrand, qui reproche aux partenaires sociaux de ne pas avoir "voulu réellement se saisir" de la question du temps de travail.

Il estime que les "nouvelles souplesses" introduite par le projet gouvernemental permettront de "sortir définitivement du carcan imposé par les 35 heures".

Avant même que l'avant-projet de loi ne soit public, les secrétaires généraux de la CGT et de la CFDT, Bernard Thibault et François Chérèque, avaient jugé "inacceptable", lundi, les "velléités" du gouvernement de faire adopter "en catimini" des mesures de déréglementation du temps de travail.

Dans une déclaration commune, ils avaient mis en garde Nicolas Sarkozy contre les conséquences d'un tel choix.

Mercredi, la CFDT est allée plus loin en accusant le gouvernement de renier ses engagements, tandis que l'Union syndicale Solidaires a brandi la menace d'un conflit majeur.

De son côté, la présidente du Medef, Laurence Parisot, tout en réaffirmant sa position en faveur d'un abandon de la durée légale du travail, a souhaité mercredi matin sur LCI que les termes de l'accord conclu avec les syndicats soient respectés.

"Le président de la République a menti" en disant qu'il ne toucherait pas à la durée légale du travail, a pour sa part déclaré Jean-Marc Ayrault.


Il faut tenir bon sur la mesure de la pauvreté !

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Martin Hirsch avait énoncé et fait reprendre par Nicolas Sarkozy, en octobre 2007, un « engagement national contre la pauvreté » (une réduction d’un tiers du nombre de pauvres d’ici 2012). On savait depuis des mois qu’il souhaitait changer la mesure de la pauvreté. Il devait sans doute réaliser qu’avec le principal indicateur existant, et avec un gouvernement qui pratique quotidiennement l’engagement national pour les riches, cet objectif n’avait aucune chance d’aboutir.







Martin Hirsch avait énoncé et fait reprendre par Nicolas Sarkozy, en octobre 2007, un « engagement national contre la pauvreté » (une réduction d’un tiers du nombre de pauvres d’ici 2012). On savait depuis des mois qu’il souhaitait changer la mesure de la pauvreté. Il devait sans doute réaliser qu’avec le principal indicateur existant, et avec un gouvernement qui pratique quotidiennement l’engagement national pour les riches, cet objectif n’avait aucune chance d’aboutir. J’évoquais déjà cette tentation dans mon blog du 6 décembre 2007 en écrivant :

« En arrière fond de ces débats, on trouve l’engagement public de réduire de 7 à 5 millions le nombre de pauvres d’ici 2012. Faisons le pari : la seule façon d’y parvenir avec ce qui se profile, en l’absence d’engagements financiers et humains massifs de l’État, sera de changer la définition statistique de la pauvreté… Bien des pauvres sortiront alors avec bonheur des chiffres de la pauvreté »… Il suffit pour cela… « de recourir… à une définition de la pauvreté en termes absolus (l’accès à un panier fixe de biens) et non en termes relatifs (une fraction du revenu médian de la population). »

Eh bien, nous y sommes (voir Le Monde du 8 mai 2008).

AUJOURD’HUI, UN INDICATEUR CENTRAL RECONNU

En France, en Europe et dans la plupart des pays développés, on évalue prioritairement le nombre de pauvres sur la base des revenus des ménages et d’un seuil de pauvreté monétaire défini en termes relatifs, comme proportion (le plus souvent 60 %) du revenu médian de l’ensemble des ménages. C’est sur cette base que l’on estime qu’en 2005, (dernière année connue dans les statistiques publiées en mai 2008 !), il y avait 7,1 millions de pauvres « au seuil de 60 % » en France, chiffre que citait Martin Hirsch lorsqu’il s’engageait à le réduire de 2 millions. C’est aussi de cette façon que l’on évalue le seuil de pauvreté « à 60 % » à 817 euros pour une personne seule en 2005. Je n’entre pas dans les quelques complications qui interviennent dans le cas des ménages composés de plusieurs personnes, car cela a peu d’incidences sur la suite.

Les arguments en faveur de la définition relative de la pauvreté monétaire sont connus (voir mon article dans Alternatives économiques de juin 2006) : être économiquement pauvre, dans une société donnée, c’est ne pas avoir accès à certains standards de niveau de vie. Or ces standards changent avec le temps. Ce ne sont plus les mêmes aujourd’hui qu’en 1900, ou même en 1960 ou 1980.

Or, depuis des mois, Martin Hirsch s’active pour que l’on change ce thermomètre. Il s’abstient toutefois de parler de pauvreté absolue : il avance masqué, avec une notion de « pauvreté ancrée dans le temps », ce qui est pourtant identique. L’idée est la suivante : on conserverait (dans l’exemple d’une personne seule) le niveau de 817 euros « à prix constants » pour les années à venir, ce qui veut dire que le pouvoir d’achat du nouveau seuil de pauvreté en 2012 serait identique à celui de 2005. Comme, au fil des ans, le revenu médian va progresser à prix constants (il a par exemple augmenté de 11,5 % entre 1998 et 2005), ce seuil de pauvreté immuable sera de plus en plus faible par rapport à la médiane : l’écart se creusera entre les pauvres ainsi comptabilisés et les autres. Selon l’ONPES (Observatoire National de la Pauvreté), cet indicateur « aboutit à dissocier la question de la pauvreté de celle des inégalités et compromet ainsi l’objectif de cohésion sociale ».

1,7 MILLION DE PAUVRES DISPARAISSENT PAR MAGIE

Avec cette méthode, Martin Hirsch pourrait réduire le nombre de pauvres de 1,7 million entre 2006 et 2012 sans rien faire, sauf un tour de passe-passe statistique. En voici la preuve, sur la base d’un exercice rétrospectif. Supposons qu’un homologue de Martin Hirsch ait décidé avant lui de mettre en œuvre un indicateur de pauvreté « ancré en 2000 » et posons-nous la question : combien cela ferait-il disparaître mécaniquement de pauvres des statistiques en 2005 (par rapport à l’indicateur de pauvreté relative) ?

Selon les chiffres de l’ONPES, il y avait en 2000 autant de pauvres « au seuil de 60 % » qu’en 2005, soit 7,1 millions de personnes en France métropolitaine. Le taux de pauvreté a baissé (12,5 % en 2000 et 12,1 % en 2005), mais comme la population a progressé dans des proportions équivalentes, le nombre de pauvres n’a pratiquement pas varié.

Appliquons maintenant la méthode Hirsch à un indicateur « ancré en 2000 ». Le rapport 2007-2008 de l’ONPES (page 28) montre que le taux de pauvreté correspondant baisserait fortement : de 12,5 % à 9,7 %. Le nombre de pauvres passerait de 7,1 millions à 5,7 millions, soit 1,4 million de pauvres en moins en cinq ans, 280 000 par an en moyenne. En six ans, cela ferait environ 1,7 million en moins, en sept ans deux millions… pour peu que la croissance reste semblable à celle des années 2000-2005 (au demeurant faible : 1,7 % par an en moyenne).

En choisissant d’évaluer le succès de sa politique sur une période de cinq ans (2006-2011), ou peut-être de six ans (2006-2012), ce qui n’est pas encore affiché clairement, Martin Hirsch s’assure déjà que son objectif de deux millions sera atteint aux trois-quarts, voire aux quatre cinquièmes, sans rien faire. Peu de responsables politiques ont cette chance. Avec cet indicateur magique, il suffit en fait de changer d’année de base pour obtenir à peu près tout ce qu’on veut ! Par exemple, avec un indicateur « ancré en 2000 », on réduirait d’environ trois millions le nombre de pauvres entre 2000 et 2012. Et s’il était en base 1996, on dépasserait 4 millions…

Encore faut-il ajouter que l’indicateur Hirsch utilise, pour déduire l’inflation, l’indice général des prix. Or on sait qu’au cours des années récentes, les prix ont augmenté nettement plus que cet indice pour les dépenses contraintes (logement, énergie, etc) et pour l’alimentation et l’essence, qui pèsent lourdement dans les budgets modestes. Cet indicateur sous-estime donc l’inflation spécifique qui affecte les plus pauvres, et donc le nombre de pauvres. Ce n’est même pas un indicateur « ancré dans le temps » (qui supposerait de suivre les prix des dépenses des ménages concernés), c’est pire.

LA PAUVRETE EST MULTIDIMENSIONNELLE

Les associations n’apprécient pas cet indicateur. Si l’on en croit Le Monde du 8 mai, elles n’ont pas pu obtenir son abandon comme « indicateur central », un indicateur auquel Martin Hirsch ne peut renoncer sans avouer son impuissance à réduire vraiment la pauvreté. Mais elles ont en revanche fait valoir, à juste titre, que la pauvreté n’est pas seulement une question de revenus. Elle prend de multiples dimensions, par exemple l’accès à un logement décent, aux soins, à l’éducation, à l’emploi, mais aussi la pauvreté salariale qui s’étend, etc.

Cette multidimensionnalité est essentielle. Les initiateurs du BIP 40 (voir le site) l’ont défendue et mesurée dès 2002. La statistique publique a réalisé de grands progrès en la matière. L’ONPES est également sur cette ligne, tout comme le groupe du CNIS (Conseil national de l’information statistique) qui a travaillé sur la question en 2006-2007. Des indicateurs multiples d’exclusion peuvent servir à suivre des progrès ou des régressions selon différents domaines des politiques publiques.

Il faut aussi savoir gré à ATD Quart Monde d’avoir insisté pour l’inclusion, dans le tableau de bord, du taux de pauvreté à 40 % du revenu médian « afin de vérifier que les plus pauvres ne seront pas les oubliés des réformes », ce qui est le cas depuis 2002.

Lorsque Martin Hirsch présentera son bilan, on peut parier qu’il fera tout pour mettre en avant son « indicateur central », celui qui réduit la pauvreté sans rien faire dès lors que le revenu médian progresse. Cette manipulation serait un mauvais coup pour la démocratie statistique, et pour la démocratie tout court. Il faut la dénoncer.

source:http://alternatives-economiques.fr

La Cour des comptes juge le déficit 2007 de l'Etat artificiellement sous-évalué

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PARIS (AFP) -- La Cour des comptes a estimé mardi que la réduction du déficit de l'Etat en 2007 était liée à des irrégularités comptables et des opérations exceptionnelles et que le déficit budgétaire devrait en réalité être de 44,12 milliards d'euros l'an dernier.





"Comme tous les ans, nous avons en effet constaté une série d'opérations de gestion qui visent à limiter le déficit budgétaire de l'Etat en fin d'année", a souligné le premier président de la Cour, Philippe Séguin, en présentant à la presse le rapport sur "les résultats et la gestion budgétaire de l'Etat" en 2007.

Le projet de loi de règlement retient pour 2007 un déficit de 34,7 milliards d'euros, en amélioration de 4,3 milliards par rapport à celui de 2006 (39 milliards).

Mais, d'une part, le déficit de 2006 avait été artificiellement gonflé, à hauteur de 3,3 milliards, par une modification du calendrier du versement des pensions des fonctionnaires, ce qui limite en réalité l'amélioration à 1 milliard d'euros en 2007.

D'autre part, l'exercice 2007 inclut une cession de titres EdF pour un montant de 3,74 milliards destinés à financer les universités.

Enfin, la Cour relève qu'un certain nombre de dépenses de l'Etat ont été effectuées à tort "hors budget", pour environ 5,7 milliards au total.

Si l'on réintègre ces opérations exceptionnelles et irrégulières dans le budget, le déficit de l'Etat se monte au total à 44,12 milliards d'euros fin 2007, soit une dégradation de près de 8,5 milliards d'euros par rapport à 2006.

En termes de comptabilité générale, qui prend en compte non seulement les dépenses et les recettes mais aussi les "ressources" et les "charges", le "résultat patrimonial" de l'Etat est passé de -31,6 milliards d'euros en 2006 à -41,4 milliards en 2007, soit une dégradation de 9,8 milliards.

"Cela signifie que l'amélioration de la situation budgétaire n'est qu'apparente. En réalité les principaux équilibres se sont dégradés", a résumé Philippe Séguin, alors que la France s'apprête à recevoir mercredi une "recommandation" de Bruxelles sur la dérive de son déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales).

Revenant sur les "débudgétisations", M. Séguin a notamment pointé du doigt l'avance faite par le Crédit Foncier à l'Etat pour financer les primes dues aux banques pour la clôture des plans d'épargne logement (600 millions d'euros).

"La Cour critique également vivement le montage financier auquel il a été recouru pour régler une partie de la dette de l'Etat envers la sécurité sociale", a déclaré M. Séguin.

"Cette dette, d'un montant de plus de 5 milliards d'euros résultait de l'insuffisance, année après année, des dotations budgétaires destinées à rembourser" cette dette, qui a finalement été réglée "par un singulier tour de passe-passe", sans aucun décaissement de la part de l'Etat et donc sans aucune trace sur le budget, a-t-il déploré.

Selon M. Séguin, la dette de l'Etat vis-à-vis du régime général de la Sécurité sociale, que cette opération était censée solder, "s'est reconstituée à fin 2007 à hauteur de 2,5 milliards, ce qui traduit au minimum une sous-budgétisation manifeste".


27/05/2008

Estrosi ou la langue de Stère [VIDEO]

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Après la langue de bois, la langue de Bûche ...la langue de Stère.








Endemol : les amis de mes amis sont mes amis

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Endemol récompensé par........Edouard Balladur



Selon le site jeanmarcmorandini.com :
Edouar Balladur a décoré, il y a quelques jours, la présidente d'Endemol de l'insigne de chevalier de l'Ordre national du mérite


Il faut noter qu’Endemol a produit le docu-fiction « L'Arbre de Mai» (souvenirs de mai 68) qui n’est autre que l’adaptation du livre d’Edouard Balladur lui-même



La cérémonie s'est déroulée à Bercy, au 7ème étage.

De nombreuses personnalités ont assisté à cette "décoration" de Virginie Calmels.


Parmi elles, Nadine Moranosecrétaire d’Etat à la famille.>


Pourtant cette dernière se réjouit et se félicite devant la presse, de l’expérience menée dans une école strasbourgeoise dont les élèves tentent de vivre pendant dix jours sans télévision ni ordinateur.


Alors comment ne pas voir un paradoxe en prônant de "moins regarder la TV et de manière plus intelligente, tout en participant à une cérémonie pour la présidente d’

Endemol société qui crée des contenus vides de sens tels Fear Factor », « Loft story » « Nice people » « secret story »… ??

Vilains dossiers sur le gouvernement Sarkozy

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Consultez nos vilains Dossiers classés par Personnalités.

Dossier Laporte (13)
dossier AESCHLIMANN (1)
Dossier Albanel (24)
Dossier Amara (31)
Dossier Bachelot (24)
Dossier Balkany (8)
Dossier Besson le traître (24)
Dossier Betancourt (26)
dossier borloo (14)
Dossier Boutin ; (47)
Dossier Darcos Xavier (44)
Dossier Devedjian (42)
Dossier DSK (2)
Dossier Fillon (66)
Dossier Hirsch (10)
Dossier Hortefeux (167)
Dossier Jégo (14)
Dossier karoutchi (4)
Dossier Kosciusko-Morizet (12)
Dossier Kouchner (41)
Dossier Lagarde (43)
Dossier Laporte (2)
Dossier MAM (27)
Dossier Mignon (4)
Dossier Morano (24)
Dossier Morin (9)
Dossier Nicolas Princen (24)
Dossier Noachovitch (3)
Dossier Novelli (1)
Dossier Panafieu (11)
Dossier Pasqua (2)
Dossier Patrick Ouart (1)
Dossier Pecresse (36)
Dossier Rachida Dati (187)
Dossier Rufin (1)
Dossier Woerth (5)
Dossier Xavier Bertrand (16)
Dossier Yade (34)

Devedjian ne paiera pas pour le 93

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Devedjian ne paiera pas pour le 93


Tollé à gauche. Le président (UMP) du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, a provoqué la colère de nombreux élus en affirmant vendredi dans une interview au Monde qu'il était « prêt à créer une taxe professionnelle unique » dans le cadre du Grand Paris, mais qu'il n'était « pas d'accord pour payer pour la Seine-Saint-Denis ». Trois adjoints au maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), Annick Lepetit (PS) et Pierre Mansat (PCF), ont aussitôt dénoncé une « conception profondément inégalitaire » de la région.
Quant à Jean-Paul Huchon, président (PS) du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), il n'a pas apprécié que Patrick Devedjian propose la reprise en main du Stif par l'Etat. Une idée qu il juge « carrément déplacée ».


- ©2008 20 minutes







NEWS NEWS NEWS

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Retrouvez un lien vers chaque projet depuis la page
http://myspace.com/djamal93

http://myspace.com/invivomusica
IN VIVO sor son second Album en exclusivité sur internet !
DEUZE sera disponible à l'ecoute et à la vente sous 4 semaines !




http://myspace.com/ceuxquivivent




une rencontre 5 individus.
Charlie Bauer, militant révolutionnaire, docteur en anthropologie sociale, écrivain et acteur.
MariPaule B. comédienne, clown et metteur en scène,
Djamal, rappeur, compositeur,
Julien Delmaire, poète et slameur,
DJ Boulaone, turntablist, concepteur sonore et compositeur.


http://myspace.com/laluttedesclashs











http://myspace.com/torapamavoa

le collectif Anti Sarko le plus actif et le plus tordu de la toile...





http://myspace.com/torapanovoa

Disponible à la vente sous 4 semaines !
Vente en ligne !
Nicolas, Francois , Segolene , Jean marie... en tête de liste mais y'en aura pour tout le monde....






Entre les 2 tours de la présidentielle 2007 qui amena Nicolas Sarkozy à la présidence, 50 rappeurs issus des huits coins de l'hexagone et plus encore jusque Alger , se sont réunis de toute urgence pour marquer leur position face aux propos des politiciens francais.

L'introduction du morceau est réalisée par "BERG" ancien resistant 84 ans.

Plus de 70 ans séparent le cadet du Doyen du morceau...


-2 morceaux uniques-

50 Mc's s'adressent aux politiciens !

-DEFINITIVEMENT D'ACTUALITE-










**La suite et fin de ton message blog.**


Sarkozy evoque une grace (garce) presidentielle partielle pour Jean-Charles Marchiani l'ancien lieutenant de Charles Pasqua

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A qui Nicolas doit bien une autre faveur...


Source
8h32 – Jean-Charles Marchiani a demandé une grâce à Nicolas Sarkozy. «Honnêtement, je ne suis pas partisan des grâces totales», dit Sarkozy. Pas très sympa pour l'ancien lieutenant de son mentor, Charles Pasqua. Mais le Président se rattrape: «Je verrais s'il y a matière à faire une grâce partielle».









**La suite et fin de ton message blog.**


Ils sont là : Tentative de lynchage raciste à Paris

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*Tentative de lynchage raciste à Paris

Le MRAP porte plainte





Peu avant la finale de la coupe de France de football qui s'est tenue samedi 24 mai 2008 entre le PSG et Lyon, une centaine de supporters du Cop (KOP ndTorapamavox) de Boulogne ont agressé des passagers du RER à la gare de Saint-Michel à 19h24. Selon plusieurs témoins dont les propos ont été rapportés par France bleue Ile de France et que le MRAP a contactés, ce groupe de skinheads s'en est pris à une personne présumée d'origine maghrébine en scandant la Marseillaise et "La France aux Français" en faisant des saluts nazis. Une trentaine d'individus ont alors, toujours selon ces témoignages, molesté le jeune homme à terre en le frappant au visage. "Si cet homme n'avait pas été extirpé de la foule, poursuit le témoin, c'était une ratonnade, un lynchage ou un passage à tabac et il serait mort."













Le MRAP, horrifié, tient à exprimer sa solidarité avec la victime et l'incite à se faire connaître très rapidement afin qu'il puisse exiger les réparations juridiques qui lui sont dues..



D'ores et déjà, le MRAP dépose plainte pour incitation à la haine ou à la discrimination raciale en raison des cris et des vociférations racistes, ainsi que pour apologie de crime de guerre et de crime contre l'humanité suite aux saluts nazis



Le MRAP attend que tout soit mis en œuvre pour arrêter et identifier les coupables, et attend une contribution de la SNCF qui devrait détenir les bandes vidéos.



Cette affaire, qui vient prolonger le racisme dans les stades marque une étape supplémentaire dans le passage à l'acte raciste et ce au lendemain des mesures gouvernementales qui, en la circonstance, n'ont eu aucun effet.





Paris, le 26 mai 2008




Manif des Déboulonneurs, 25/05/08 Video

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Manif des Déboulonneurs, 25/05/08
video










**La suite et fin de ton message blog.**


26/05/2008

"Ca mange pas de pain, ça fait du bien" # 2

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Les infos sans censure , sans balais dans l'cul , sans pommade et sans filet c'est ici !!!
" Ca mange pas d'pain , ça fait du bien !!! " épisode n°2 en ligne .
EN SOUTIEN A LA FAMILLE DE LAMINE DIENG
On attend vos réactions sur ce chef d'oeuvre audiovisuel à gros budget .












25/05/2008

Torapamavoa Youtube -> #16 Most Viewed (All Time) - Musicians - France

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Salut à tous ,

Torapamavoa a recu 2 petites medailles grace à vos visites :

16eme Musicien France le plus vu de TOUS LES TEMPS !

78eme le plus vu du mois categorie Musicien France ;)

http://www.youtube.com/user/Djamal93



#78 - Most Viewed (This Month) - Musicians - France


#16 - Most Viewed (All Time) - Musicians - France









**La suite et fin de ton message blog.**


EXPULSION !!!!

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La mobilisation très forte du lycée La Martinière de la Duchère, où lycéens, étudiantss et enseignants se sont battus ensemble, ces derniers jours, pour sauver Landry de l'expulsion, n'a pas suffi.






La mobilisation très forte du lycée La Martinière de la Duchère, où lycéens, étudiantss et enseignants se sont battus ensemble, ces derniers jours, pour sauver Landry de l'expulsion, n'a pas suffi. Ce garçon de 23 ans, Ivoirien en BTS de gestion informatique a quitté la France samedi matin. Son cas est particulièrement étonnant, un un chouïa kafkaïen. Le préfet du Rhône, qui a ordonné l'expulsion, reconnait en effet que sa situation mérite l'attention. Et il s'est engagé à le régulariser dès qu'il aura perdu quelques semaines dans cet aller-retour pour revenir en France régulièrement. "Pour régulariser sa situation, expliquait vendredi le représentant de l'Etat, il doit d'abord retourner dans son pays afin de demander aux autorités consulaires françaises un visa de long séjour étudiant. (...) Après obtention de ce visa, il pourra revenir sur le territoire français et obtiendra un titre avec la mention étudiant". Les enseignants et les camarades du garçon restent indignés par cette expulsion...

Landry (23 ans) est arrivé en France en 2001. Il est passé par un collège à Villeurbanne, puis a obtenu un bac S, suivi des études de physique-chimie à la fac, avant de s'orienter vers un BTS. Il a d'abord vécu chez un oncle devenu tuteur, mais en 2003, serait retourné quelques mois au pays, où son père, opposant, a été assassiné. Lui-même aurait été emprisonné quelques semaines. Il a ensuite rejoint la France, avec un passeport d'emprunt. Pour la préfecture du Rhône, sa trajectoire commence, dans l'illégalité.

En France, Landry vivait avec sa copine. Ils doivent se marier à l'automne. Mais le 10 mai, il a été arrêté près d'une station de métro. Très vite, les enseignants, alertés par le réseau Education sans frontières, se sont mobilisés. Des pétitions ont été faxées au préfet, ainsi qu'une déclaration adoptée à l'unanimité par le conseil de classe.

Les élèves se sont mobilisés aussi, ont monté des blogs de soutien à leur camarade. Des parlementaires se sont également émus du cas. Pierre-Alain Muet, député socialiste du Rhône, a écrit au préfet et lui a parlé à plusieurs reprises. "Lors de notre premier échange, raconte-t-il, il m'a dit qu'effectivement, c'était un cas qui méritait d'être examiné et qu'il allait faire ce qu'il faut." Puis le parlementaire a appris qu'un "accord" avait été proposé au garçon : il se laissait expulser, et pourrait revenir avec un visa étudiant. Si la Côte d'Ivoire joue le jeu, que Landry récupèrera là-bas un passeport ivoirien, puis un visa de l'ambassade. Au passage, les autorités auront en revanche ajouté un bâton aux statistiques des reconduites.

Depuis le début de cette histoire, plusieurs manifestations ont été organisées, la dernière jeudi soir devant la préfecture. Les élèves les plus mobilisés de La Martinière se sont ensuite réunis, et ils ont décidé le blocage de vendredi matin. Ils sont arrivés dès 7h30 pour l'organiser. "Landry, c'est quelqu'un de très généreux, d'ouvert, sans histoire, explique l'un de ses copains, qui harangue la foule lycéenne avec un plot de chantier en guise haut-parleur. C'est un citoyen modèle, qui veut réussir son BTS et travailler ici." Roger Sanchez, professeur de Landry, ajoute que le garçon "n'est pas spécialement brillant mais très bosseur, qui veut vraiment décrocher son BTS".

Devant le lycée, sous le soleil matinal, les lycéens étaient chauds comme des bouillottes. "Ils sont très remontés parce qu'ils sont animés d'un sentiment d'impuissance", commentait l'une des enseignantes du garçon. Les slogans couvraient sa voix. "Landry, Landry, reste ici !", "laissez le étudier au lieu de l'expulser", ou encore un détournement du cri de ralliement des supporters de l'Olympique lyonnais : "Qui ne saute pas sauve pas Landry", en formant une vague ondulante devant le lycée.

Les enseignants ont organisé de leur coté une collecte en salle des profs. Deux conseillers principaux d'éducation et un prof d'histoire géo sont allés, vendredi après-midi, au centre de rétention pour lui remettre la somme, afin qu'il puisse faire refaire ses papiers, et payer le billet retour. Un conseil d'administration est par ailleurs prévu la semaine prochaine. Les enseignants veulent demander l'inscription d'office de Landry en deuxième année, bien que l'expulsion lui ait fait rater son stage obligatoire, qui commençait lundi.
Ol.B.



"HOMICIDE VOLONTAIRE"

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Michèle Alliot-Marie a demandé samedi 24 mai la suspension d'un gendarme qui a tué vendredi soir un homme qui tentait de s'évader de la compagnie de gendarmerie de Draguignan (Var). La ministre de l'intérieur a aussi appelé à "une enquête interne de la gendarmerie", "sans délai, afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire".






Michèle Alliot-Marie a demandé samedi 24 mai la suspension d'un gendarme qui a tué vendredi soir un homme qui tentait de s'évader de la compagnie de gendarmerie de Draguignan (Var). La ministre de l'intérieur a aussi appelé à "une enquête interne de la gendarmerie", "sans délai, afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire".



Selon le procureur de la République de Draguignan, Christian Girard, "l'homme interpellé a profité du fait que la lumière de l'escalier s'est éteinte pour sauter par une petite fenêtre. Le gendarme a fait les sommations et a tiré sept coups de feu dans sa direction. Trois projectiles l'ont atteint, dont l'un perforant dans le thorax". Joseph Guerdner, selon le nom et l'orthographe qui figure dans la procédure, est parvenu malgré ses menottes et ses blessures à sauter un grillage donnant sur une propriété voisine et à grimper dans un arbre, d'où il est ensuite tombé. Ainsi retrouvé, l'homme de 27 ans est décédé peu après, en dépit des secours, a indiqué le représentant du parquet.

"HOMICIDE VOLONTAIRE"

La victime, sans profession et appartenant à la communauté des gens du voyage, vivait dans un campement à Brignoles. Il avait trois enfants âgés de 10 mois, 3 et 7 ans, a précisé sa soeur aînée, Mauricette Cshatz, ajoutant qu'il "avait fait pas mal de bêtises dans le passé" mais était sous contrôle judiciaire et en voie de réinsertion. Son nom était apparu dans un dossier récent concernant l'agression et la séquestration d'un chauffeur routier. Après trois interpellations, les gendarmes de la section de recherche de Marseille étaient sur sa piste. Ils avaient profité de son pointage pour un contrôle judiciaire à la gendarmerie de Brignoles pour l'interpeller puis le transférer à Draguignan.

Le gendarme, un officier de police judiciaire, maréchal des logis-chef de la brigade de recherche de Draguignan, a été placé en garde-à-vue. "On s'achemine vers une ouverture d'information judiciaire du chef d'homicide volontaire et j'ai demandé au président du tribunal de grande instance de désigner un magistrat autre que celui qui instruisait l'affaire dans laquelle la victime était impliquée", a affirmé le procureur. Pour ce dernier, qui a saisi l'inspection technique de la gendarmerie, la question qui se pose désormais est de savoir si les coups de feu procédaient d'une intention de tuer. Le magistrat a également précisé qu'il souhaitait savoir "si l'utilisation de l'arme s'était effectuée dans le respect de la réglementation spécifique aux gendarmes". Alors que pour la police, l'utilisation ne peut se faire qu'en état de légitime défense, "les textes de la gendarmerie sont plus complexes, parce que les gendarmes sont des militaires qui ont le droit de faire usage de leurs armes dans certaines circonstances, notamment dans le cadre d'évasions", a souligné M. Girard.



Le général Georges Chariglione, commandant la région de gendarmerie PACA et le préfet du Var, Jacques Laisné, étaient attendus sur place. Une quarantaine de proches et de membres de la famille de la victime se sont rassemblés devant la gendarmerie de Draguignan, protégée par des forces de l'ordre en tenue anti-émeutes.


source:http://www.lemonde.fr

24/05/2008

Une trentaine de sans-papiers grévistes enfermés dans un restaurant

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Une trentaine de sans-papiers grévistes enfermés dans un restaurant
Par La rédaction du Post , le 24/05/2008

Et ça se passe sur les Champs Elysées, à Paris.


C'est quoi cette histoire?
Une trentaine de grévistes sans papiers, employés du restaurant Bistrot Romain des Champs Elysées à Paris, sont enfermés dans le restaurant par la direction depuis mardi, date du début de leur deuxième vague de grève des employés sans papiers.

http://www.lepost.fr/article/2008/05/24/1197733_une-trentaine-de-sans-papiers-grevistes-enfermes-dans-un-restaurant.html












Travailler le dimanche, ou le Sarko show!

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Travailler le dimanche, ou le Sarko show!

ouverture dimanche - N Sarkozy 21 mai 2008










C'est pas possible avec sarkozy

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Ces tee-shirts qui font hurler Nicolas Sarkozy
Par La rédaction du Post , le 24/05/2008

Jouer avec le nom du président de la République va peut-être valoir cher...


Thierry Boeuf, un entrepreneur du Vaucluse, pourrait avoir de gros soucis. Convoqué le 9 avril dernier devant le juge puis a été mis en examen. Il est poursuivi pour contrefaçon et modification de marque sans autorisation. Parmi les parties civiles: Heineken, Lacoste... et Nicolas Sarkozy. Et il n'est pas le seul, plusieurs gérants d'entreprise de distribution de tee-shirts ont été mis en cause.

http://www.lepost.fr/article/2008/05/24/1197551_ces-tee-shirts-qui-font-hurler-nicolas-sarkozy.html












23/05/2008

Les pauvres polluent, les riches gaspillent !!!

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Le député (UMP) George Tron, président du Conseil immobilier de l'Etat, dénonce des dérives dans la gestion des bâtiments publics et un mode de gestion bien éloigné des économies annoncées par le président Sarkozy










source:liberation

Le projet de rapport d'information parlementaire, signé par les députés Yves Deniaud (UMP) et Jen-Louis Dumont (PS), sur les suites données au préconisations de la Mission d'évaluation et de contrôle (MEC), fait état de sérieux dysfonctionnements dans cette gestion immobilière. Le député George Tron (UMP), estampillé villepiniste, préside cette MEC et aussi le Conseil de l'immobilier de l'Etat (CIE). Pour Libération.fr, il détaille les conclusions dépitées de ce projet de rapport qui montre que l'Etat ne réalise pas les économies qu'il souhaite ou dit réaliser, loin s'en faut.

Confirmez-vous les conclusions du projet de rapport d'information sur la gestion immobilière de l'Etat, qui fait état de sévères dérives?
Il faut dire les choses avec clarté. Le problème dont nous parlons est ni plus ni moins qu'un manque de centralisation sur la gestion du patrimoine immobilier de l'Etat. Le ministre de la Réforme fait attention à la gestion du parc immobilier de l'Etat mais il y a une carence du pouvoir donné à France domaine, qui est censé être le bras séculier de l'Etat dans la gestion immobilière. Les ministère entendent conduire leur politique immobilière seuls. Il y a donc un risque de retour à une gestion calamiteuse que nous avons déjà signalée en 2005.

C'est-à-dire?
La Mission d'évaluation et de contrôle (MEC) est chargée d'évaluer la façon dont l'Etat gère son patrimoine immobilier. En 2005, j'en étais déjà le président. Du reste, le Conseil de l'immobilier de l'Etat (CIE) a été créé en 2006 après notre rapport très critique de 2005. Grâce à lui, on a fait la moitié du chemin. Mais les ministères sont en train de reprendre la tutelle sur la gestion de leur patrimoine. On rentre à nouveau dans le cycle de la folie immobilière. Cette volonté est contraire à celle affichée par le gouvernement dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP, lancée par Nicolas Sarkozy en juillet 2007 pour diminuer la dépense publique tout en renforçant l’efficacité et la qualité de l’action publique, ndlr), qui est censée réaliser des économies.

De quoi s'agit-il?
France domaine est court-circuité par les ministères: il n'y a pas assez de poids mis par le pouvoir politique pour contrer les administrations centrales et les ministères. Ces derniers souhaitent récupérer leur autonomie dans la gestion de leur parc immobilier. Ils contredisent le rapport de 2005. C'est une situation ubuesque qui engloutit des centaines de millions d'euros si on n'y prend pas garde et va aboutir à rendre caduques tous les efforts de la RGPP.

Quelques exemples?
Le ministère de la Culture n'empêche pas le Louvre d'aller louer quelques centaines de mètres carrés au centre de Paris à un prix très largement supérieur à celui du marché. Brice Hortefeux, lui, veut installer son équipe du ministère de l'Immigration dans le centre de Paris. Cela entraîne une opération immobilière extrêmement onéreuse, dans un des immeubles les plus chers de Paris au mètre carré. Le ministère de l'Equipement, pour sa part, veut faire construire des tours pour 700 millions d'euros. De leur côté, les Affaires étrangères, qui ont déjà racheté l'imprimerie nationale pour 400 millions d'euros l'an passé [bâtiment qui avait été vendu par l'Etat quatre fois moins cher en 2003, ndlr], souhaitent maintenant faire construire un bâtiment, pour 100 millions d'euros, qui n'accueillerait que trois ou quatre conférences par an... Enfin, le ministère de la Justice, dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire de Dati, va supprimer 300 tribunaux. Pour ce faire, il va devoir opérer des regroupements de services. Ce qui induit de nouvelles locations, acquisitions ou constructions. Non seulement, il n'y aura pas d'économies de réalisées, mais il y aura de nouvelles dépenses.

Quid de l'entretien de ces bâtiments ministériels, qui semble également poser problème?
C'est effectivement une autre dérive constatée. Les ministère ne considèrent pas l'entretien comme prioritaire. Résultat, ils négligent cette question, et après cela coûte plus cher de faire les travaux nécessaires. A terme, cela va nous ruiner.

Trois ans après vos premières mises en garde, rien n'a donc changé dans cette gestion calamiteuse?
L'intérêt que je poursuis, c'est de montrer la réalité. J'adhère totalement à la démarche de la RGGP mais cette dernière peut être contrariée par des gens complètement à côté de la plaque. Je préfère tout de suite tirer la sonnette d'alarme. Du reste, j'en ai parlé à Claude Guéant [conseiller à l'Elysée] et je lui ai fait une note de six pages pour lui rendre compte de mes observations. Moi, j'ai deux inquiétudes: l'immobilier et la fonction publique. Et l'intérêt est de se placer dans la droite ligne de celui de la RGGP. C'est tout. Car le mode gestion actuel va avoir l'effet inverse à celui escompté.



Sarkozy : la Françe ne travaille pas assez, les français font grève sans arrêt, bizarre, L'ambassade de France au Danemark affiche le contraire !

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Décidément ce gouvernement ne tient pas ses fonctionnaires, qui descendent en masse dans la rue, en plus il doit faire face à la fronde de ses ambassades qui tiennent un discours à l'opposé du discours officiel de Sarkozy et Fillon.

l'article complet sur:http://stop-war.20minutes-blogs.fr

Sécurité - Les policiers municipaux pourront se doter de Taser

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La ministre de l’Intérieur a signé un décret généralisant le pistolet à impulsions électriques, mais refuse d’en « banaliser l’emploi ».
Philippe Cohen-Grillet Edition France Soir du jeudi 22 mai 2008




Les 17.000 agents de sécurité employés par les municipalités vont très bientôt trouver dans leurs petits souliers un décret signé Michèle Alliot-Marie. En cadeau, le texte leur donne désormais le droit de porter à la ceinture le pistolet à impulsions électriques, un « joujou » hi-tech plus connu sous le nom de Taser. Le porte-parole de MAM, Gérard Gachet, nous a confirmé hier que le décret était actuellement sur le bureau du Premier ministre pour validation, avant d’être soumis au Conseil d’Etat mi-juin, puis « mis en œuvre début juillet ».

Jusque-là, cette « arme non létale » (non mortelle) était réservée à la police nationale et aux gendarmes, qui disposent respectivement de 1.955 et 1.500 exemplaires. La décision de MAM va également faire la joie de la société SMP-Technologies, distributeur exclusif du Taser pour la France, qui a décroché en 2006 le marché police-gendarmerie pour près de 7,5 millions d’euros.


Interpellée par la sénatrice Nicole Borvo (PC) sur l’opportunité d’une telle extension, MAM vient de répondre que « le plan de dotation ne vise en aucun cas à banaliser l’emploi de ce nouvel équipement ».
Une prudente réserve qui reprend mot pour mot la déclaration de Nicolas Sarkozy, alors premier flic de France, en décembre 2006.


Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. [Sénat - 21/05/2008][ndl]
"Je note qu'une telle décision irait à l'encontre même de la déclaration du précédent ministre de l'intérieur, actuel Président de la République, qui s'était prononcé contre la banalisation de l'emploi de cette arme. C'est la raison pour laquelle je regrette d'être obligée d'interroger le Gouvernement aujourd'hui. [...] Selon la réponse officielle de la France au comité européen pour la prévention de la torture, 83 % des usages du Taser X26 par la gendarmerie nationale ne relevaient ni de la légitime défense ni de l'état de nécessité prioritairement envisagés dans les procédures internes. "



En clair, le Taser ne doit pas être utilisé à tout-va et par n’importe qui, mais on lui ouvre le marché potentiel de milliers de policiers municipaux. Toutefois, selon Gérard Gachet, le décret instaure une série de garde-fous. Ainsi, les agents municipaux ne pourront l’utiliser qu’au terme d’une formation spécifique et continue. Une municipalité devra encore solliciter un avis, obligatoire, du préfet avant de fournir des Taser à ses forces de l’ordre.


La décision de MAM ne va pas manquer, à coup sûr, de faire des étincelles.

Ainsi, Fabrice Ferrier, président de l’association Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme, pourfendeur du Taser, se dit « stupéfait » que cette arme soit accordée aux polices municipales. Il rappelle une recommandation du Comité contre la torture de l’ONU, concernant l’utilisation du Taser par la police portugaise, et qui s’inquiétait « de ce que l’usage de ces armes provoque une douleur aiguë, constituant une forme de torture, et que dans certains cas, peut même causer la mort ». Pas de panique, on n’en est pas encore au rétablissement à la gégène. Quant aux décès allégués, ils font référence aux cas de 150 personnes qui ont succombé après avoir été victimes d’une décharge de Taser aux Etats-Unis et au Canada. Mais, précise le ministère, le Taser utilisé en France, modèle X26, est différent de celui en circulation outre-Atlantique et « quatre fois moins puissant ».


Reste que l’arme, peut-être non mortelle, n’a rien d’anodin. Et on peut s’attendre à un franc succès auprès de certaines municipalités. En 2005, le maire d’Emerainville, en Seine-et-Marne, s’était allègrement dispensé d’une autorisation légale pour en équiper ses troupes. L’initiative façon shérif lui avait valu les foudres du préfet qui lui écrivait alors : « Je vous invite à restituer au plus vite ces armes et j’attire votre attention sur certains risques de dangers liés à l’utilisation de cette arme et sur le caractère non approprié de l’utilisation de telles armes dans des missions de surveillance des voies et des lieux publics. » Visiblement, le ministère ne partage pas les préventions de cet empêcheur d’électrocuter en rond.