26/04/2008

1/ les conditions d'accès à l'emploi : 28,3 % des 15 à 29 ans qui travaillent disposent d’un emploi précaire

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issu de notre Dossier " En reponse au SarkoShow du 24/04 "
issu du rapport de la Plate forme Française pour les Droits Économiques Sociaux et Culturels
Morceaux choisis :

INFORMATIONS ET DONNEES STATISTIQUES SUR LES CONDITIONS D’ACCES A L’EMPLOI











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INFORMATIONS ET DONNEES STATISTIQUES SUR LES CONDITIONS D’ACCES A L’EMPLOI

1.- Votre comité, dans le cadre du groupe de travail de pré session qui s'est réuni du 21 au 25 mai 2007, a relevé que le rapport périodique présenté par le gouvernement français ne laisse place à aucune analyse, ni aucune donnée statistique sur d’éventuels dispositifs visant à assurer une formation professionnelle et des débouchés pour certaines catégories de personnes (in Liste des points à traiter à l'occasion du troisième rapport périodique de la France concernant les articles 1er à 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, paragraphe 10).

2.- Les ONG et syndicats notent, pour leur part, que si le nombre total de travailleurs précaires reste encore limité, aux alentours de 13 %, cette proportion augmente considérablement chez les jeunes et chez les femmes. 28,3 % des 15 à 29 ans qui travaillent disposent d’un emploi précaire (CDD, intérimaires, et contrats aidés) contre 8,4 % chez les 30-49 ans, en augmentation de 1,5 point en deux ans.

3.- Un diplôme élevé n’est pas une garantie de trouver un emploi stable : 40 % des diplômés du 3e cycle ont commencé par un emploi temporaire en 2001. Cette proportion s’élève à 63 % chez les non qualifiés. De plus, le chômage touche d’abord les plus jeunes : en 2006, 18 % des actifs de 15 à 29 ans sont au chômage.

4.- L’inégalité d’accès à l’emploi concerne particulièrement les immigrés et leurs descendants. A titre d'exemple, plus de 23 % des hommes dont les parents sont d’origine algérienne sont au chômage contre 10 % pour ceux dont les parents sont français.

5.- Cette situation est aggravée par le fait que progressivement la norme d’emploi socialement reconnue tend à ne plus être le contrat à durée indéterminée à temps plein.
Ainsi, les CDD représentent 73% des embauches à la sortie du chômage. Les divers dispositifs gouvernementaux qui visent à combattre la pauvreté, comme la prime pour l’emploi (PPE) ou le revenu de solidarité active (RSA) renforcent cette tendance en légitimant un recours accrus aux temps partiels et contrats précaire. Ainsi 16,7% des actifs en 2005 n’ont connu que le chômage ou des emplois à bas salaire, contre 7,3% en 1985.

6.- L’existence de salariés de plus en plus nombreux qui n’ont pas accès à un véritable emploi à temps plein, avec un salaire décent conduit au développement du phénomène des travailleurs pauvres qui, tout en travaillant, n’ont pas les moyens de leur autonomie financière et ne peuvent accéder à des droits fondamentaux comme celui de pouvoir bénéficier d’un logement stable. Ainsi 27% des travailleurs à temps complet touchaient moins de 1,3 salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) en 2006. Selon l’INSEE, en 2006, un salarié sur vingt jonglerait entre plusieurs métiers (augmentation de 13,5% par rapport à 2003).

7.- Il doit être relevé que la précarité des contrats s'aggrave avec la mise en place du "contrat nouvelle embauche" et du "volontariat civil". Ce dernier a conduit à autoriser le recrutement de "volontaires" pendant une période pouvant aller jusqu'à deux ans, hors code du travail, avec une "indemnité" plus proche du revenu minimum d'insertion (RMI) que du SMIC.


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