A peine élu à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy ferait déjà l’objet d’une procédure pour complicité de crime contre l’humanité introduite devant la Cour Pénale Internationale pour son rôle en 1987 dans le mensonge d’état sur la catastrophe de Tchernobyl.
Les difficultés s’accumulent pour le nouveau président, après les violences qui ont émaillé son élection et la polémique sur ses vacances princières en Méditerranée aux frais de M. Bolloré. Selon l’hebdomadaire suisse Le Petit Genevois, Nicolas Sarkozy devrait en effet être entendu la semaine prochaine par le procureur de la Cour Pénale Internationale M. Luis Moreno-Ocampo sur son rôle dans la dissimulation au public français des conséquences sanitaires réelles de l’accident de Tchernobyl. Cette procédure aurait dû constituer une première si M. Sarkozy avait été président en exercice, ce qu’il ne deviendra légalement que le 16 mai.
La Cour Pénale Internationale est une juridiction pénale internationale créée par le Traité de Rome du 17 Juillet 1998 ratifié par la France en 2000. Elle est saisie en dernier recours et statue sur les crimes les plus graves, génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
« C’est déjà en soi une immense victoire » a déclaré au Petit Genevois M. Conrad Köhler, avocat du Mouvement pour la Reconnaissance du Scandale de Tchernobyl comme Crime contre l’Humanité (site), qui constitue la partie civile dans cette affaire. « Que la Cour se soit déclarée compétente signifie que notre intérêt à agir est réel et que les actions de M. Nicolas Sarkozy en ses fonctions de chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l’Intérieur en 1987 engagent sa responsabilité dans le désastre sanitaire qui s’en est suivi » explique l’avocat.
La Ligue des droits de l’homme a ce matin fait savoir par la voix de son président Jean-Pierre Dubois que cette mise en cause « confirme tragiquement que Nicolas Sarkozy est bien le tyran en puissance contre lequel la LDH avait mis en garde les français. On le comparait à Bush et Berlusconi, mais l’homme s’inscrit en fait clairement dans l’héritage de Milosevic, Mladic, et Pol Pot. Son inculpation est une victoire historique du droit et de la justice. »
Julien Dray pour le parti socialiste a appelé ce matin Nicolas Sarkozy à « prendre ses responsabilités et à démissionner sur le champ, » soulignant qu’il était inconcevable que la France soit dirigée par « un homme soupçonné d’un crime aussi grave »
Pressé de réagir dans cette affaire, M. Sarkozy s’est exprimé ce matin par l’intermédiaire de son avocat Maître George Ziebermann. « Mon client n’a rien à cacher dans cette affaire et compte faire toute la lumière sur les événements dans lesquels il est mis en cause » a annoncé l’avocat de la défense, avant de préciser que cette soudaine mise en accusation au lendemain de son élection constituait pour son client « une preuve supplémentaire de la détermination des ennemis du changement en France. »
C’est un tout autre son de cloche que l’on entend à la rédaction de l’hebdomadaire suisse qui a ébruité l’affaire. « Nous avons subi des pressions énormes » avoue Bertrand Lejeune, directeur de rédaction du Petit Genevois depuis 2002. « J’ai personnellement reçu un coup de fil du cabinet de M. Sarkozy, m’avertissant que je m’exposais à de sévères représailles si nous sortions l’affaire avant que la procédure ne devienne publique. » Encore en instruction, l’affaire est en effet normalement couverte par le secret de la procédure de façon à protéger l’identité des accusés. « Mais tout cela nous a semblé trop grave, il était impossible de nous taire » raconte-t-il avant d’ajouter : « les français ont le droit de savoir pour qui ils ont voté, c’est la première mission d’une presse libre. »
M. Bruno Cathala, greffier de la CPI, a confirmé dans une conférence de presse que l’affaire était sérieuse et que M. Sarkozy, s’il était reconnu coupable, risquait « jusqu’à 60 ans de prison. » « Le bureau du procureur étudie actuellement le dossier transmis par les parties civiles, et l’instruction pourrait prendre jusqu’à 2 ans » a-t-il déclaré, avant d’admettre qu’à ce stade, toute présomption sur la culpabilité de l’accusé ne serait que « pure spéculation ».
« Toute la question est de savoir si les 2129 morts reconnus par la CRII-RAD comme directement liés au nuage radioactif peuvent être imputés à M. Sarkozy. Les parties civiles insisteront sur le fait que la distribution de capsules d’iode aux populations aurait permis de sauver ces vies. La défense fera probablement valoir qu’il n’existait à l’époque aucune preuve formelle de la dangerosité du nuage » explique M. Gridel, professeur de Droit Pénal à l’université Panthéon-Assas. « Dans tous les cas, la jurisprudence du sang contaminé devrait être invoquée » précise-t-il.
L’autre question centrale concerne la définition du crime contre l’humanité, par opposition à celle de l’empoisonnement. En se déclarant compétente, la CPI vient d’y répondre de façon éclatante en précisant par la voix de son greffier que « l’irradiation volontaire de populations civiles constituait indubitablement un crime contre l’humanité. »
M. Sarkozy, plus habitué à se appliquer la loi qu’à la subir, sera donc entendu en tant qu’accusé par le Bureau du Procureur le mardi 15 mai à 14h à La Haye, soit la veille de sa cérémonie de passation de pouvoir à l’Elysée.
4 commentaires:
No comment, c'est de la connerie pur et dur...VIVE LE COURANT libertaire... mdr...vous êtes des rigolos! A quand un procés d'intention à Krusty le Clown... Ah qu'est ce qu'on dirait pas comme conneries pour tirer la couverture... elle est belle l'extrême extrême gauche!
Tout à fait d'accord! Ceux qui mettent en avant de telles éculubrations sont des personnes dangeureuses qui vendraient père et mère pour s'attirer les foules mécontentes las des politiques actuels ou en mal de scoup à l'imagination débordante. Une façon de transmettre tout ce qu'il y a de plus vil sur une personne. Si je n'avais aucunes valeurs morales je trouverai dans ce texte effectivement de quoi nourir ma ranqueur contre Sarko. La gauche et la droite sont utiles pour apporter des avis contradictoires et doivent se faire la guerre mais pas à n'importe quel prix et sans aucunes dignité au risque de déplaire les masses populaires prisent à tort pour des êtres naifs. Mise en garde donc contre ces pseudo observateurs libéralistes du dimanche qui seraient si ils avaient pu, être des dictateurs en puissances vu la dangerosité de leurs propos!
Il est vrai, heureusement pour nous nous ne sommes pas encore complètement comme les Etats-unis pour voir nos libertés disparaitres avec un simple article. M. Loran nous a rassembler de manière très subjective et on peut le dire malhonnete des informations sur Sarkozy.(Un texte fait en 10min à tout casser je pense et sans aucune recherche). Mais Il a chercher le scoop avec un but principal : choquer. Et ca marche vu que j'écrit ledit commentaire.Le fait d'être sans scrupule afin de s'attirer des anonymes aura le mérite pour moi de ne pas m'ennuyer en voyant un phénomène de société de plus en plus fréquent : Calomnier les gens célèbres ou connus, après tout ils l'ont bien voulu alors...
Il est clair que je n'ai rien vu d'aussi puéril depuis le lycée...ptdr!. L'on se fout pas mal de la personne c'est sa politique que l'on veut combattre. Ceux qui s'attaquent à sa personne signifie qu'ils n'ont d'autres pains à manger et donc rien de concret à apporter...ces articles égarent ceux qui sont contre les idées menée par Sarkozy et les éloignent de la politique. Vous allez tuer des mouvements de gauche par ce qui ressemble de plus en plus à à des articles de "Voici" qui est là pour distraire...alors effectivement si votre article à le même but...c'est gagné! Ciao les comiques
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