02/03/2015

Intermittents : Qui de vous peut payer ses traites et factures avec 350e pour deux mois ?

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.Voici un message de notre correspondant anonyme chez les intermittents du spectacle :


"Qui de vous peut payer ses traites et factures avec 350e pour deux mois ?"

"Intermittent serre les dents, ca pique.

"Bonjour à tous,

Le but de cet article n'est pas de faire une analyse de la nouvelle convention mais de vous dire comment elle s'applique.

Alors la voilà arriver cette nouvelle convention, enfin la "modifiée" ..
Je viens de renouveler mon statut et bien mefie toi collègue , ca va pas etre marrant.
(c'etait prevu, previsible mais quand meme !)

Comme moi tu as recu la circulaire, qui te dit :

*va à la fin de tes droits.
* attends 30 jours
* telecharge ton dossier
*Renvoile completé à pole emploi
*attends de nos nouvelles, y'en a pour 3 semaines.

Déjà evidemment tu n'es pas obligé d'aller à la fin de tes droits...blabla on sait tout cela..

Alors voilà ....
le 3 janvier mes droits s'epuisent;
Pole emploi me paie une journée, j'en ai travaillé deux.
me voilà avec 350e pour me faire le mois de janvier....
grand ecart jusqu'au ......... 4 fevrier ..
je telecharge mon dossier le renvoi manu military illico presto en AR à popole emploi.
le 25 fevrier pas de nouvelle. 24 jours plus tard............

Le 2 mars versement du mois de janvier....moins la carence de 7 jours.
je declare donc Fevrier pour que popole me paie mes droits.

alors ?
qui de vous peut payer ses traites et factures avec 350e pour deux mois ?
qui de vous a 2 mois de budget d'avance ?
qui de vous va s'endetter d'une maniere ou d'une autre pour faire face ?
Qui de vous va aller au resto du coeur pour acheter à manger ?
Qui de vous va entendre son telephone avec le banquier qui veut causer...?

Paraitrait meme,
que l'année prochaine ce sera pire.
que la carence sera du 25 jours en moyenne.
En somme non seulement t'attendra un mois mais en plus t'auras rien au bout.
Excellent.
Intermittent, prepare toi.
Qud aux Permittents , franchement suicidez votre propre emploi, au nom de la culture.

On pourra parler des limites et procédés des syndicats d'intermittents en tous cas si tout le monde ferme sa bouche, personne ne saura rien de ce qu'il va advenir de la culture dans ce pays.

Il y a bien d'autres implications à ce nouveau trip de pole emploi...si tu veux en savoir plus ,
tu cherches.

Des conseils ? 
Demerde toi."






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21/02/2015

transmettre des documents aux médias français dans l’anonymat le plus complet

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.Tenus au secret par leur statut de salarié, à l’obligation de réserve lorsqu’ils sont fonctionnaires, de nombreux citoyens sont contraints de se taire face à des comportements maffieux : trafic d’influence, corruption, détournements en tout genre, etc.
Le site Source Sûre a été réalisé pour vous permettre de transmettre des documents aux médias français dans l’anonymat le plus complet. Avec une réserve toutefois. Sachez que les communications de ce site peuvent faire l’objet d’une écoute administrative du gouvernement français depuis le décret d’application de la LPM du 24 décembre 2014. Pensez alors à utiliser le réseau Tor pour envoyer vos documents par Internet.
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Quand "Charlie Hebdo" veut faire interdire "Charpie Hebdo"

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bah?!



.Charlie, réveille-toi, ton avocat a pété une durite !” La rédaction du journal satirique bimestriel Le Connard, dont le dernier numéro est sorti aujourd’hui en kiosque, est remontée. Sa société éditrice, Sonora Media, a reçu fin janvier une lettre recommandée de l’avocat de Charlie Hebdo, Richard Malka, lui intimant de ne pas publier un pastiche censé s’appelerCharpie Hebdo, sous peine d’interdiction par la voie d’un référé. Le motif ? Cette publication interviendrait un mois après les attentats terroristes des 7 et 9 janvier, qui ont fait 12 morts parmi les proches de la rédaction de Charlie Hebdo : “Dans ce contexte, le titre Charpie Hebdo évoque évidemment de manière directe ces événements et les victimes, ce qui nous semble parfaitement indécent, étant précisé qu’il ne saurait revêtir un quelconque caractère humoristique, dépassant largement des ‘lois du genre’ de l’humour satirique acceptable”.
La rédaction du journal ne l’entend pas de cette oreille, et voit dans cette injonction un paradoxe étalé en une : “Charlie Hebdo lutte contre la liberté de la presse”. Charlie ne serait pour ainsi dire pas ‘Charlie’ ?
Charpie hebdo sera publié “un jour”
Contacté par Les Inrocks, Stéphane de Rosnay, associé de la société éditrice Sonora Media (qui édite aussi Le Monte, pastiche trash duMonde), explique que le projet du pastiche Charpie Hebdo a bien existé, mais qu’il fut éphémère : “L’idée a été émise le 19 janvier, et le lendemain nous prenions la décision de l’abandonner, préférant nous consacrer à nos journaux déjà existants”. Si Richard Malka a cru que la sortie du pastiche était prévue le 11 février, c’est donc sur la foi de mauvaises informations qui ont peut-être été diffusées par un document interne des MLP (distributeurs des titres de presse) selon lui.
Cependant, en réaction à la lettre de Richard Malka, les provocateurs deConnard affirment qu’ils sortiront finalement “un jour” Charpie Hebdo“On va le publier finalement parce qu’il est honteux d’interdire un pastiche qui n’est même pas conçu, explique Stéphane de Rosnay. Il n’y a pas de meilleur hommage que le pastiche. En général ils sont lus par des gens qui aiment bien l’original. C’est le symbole par excellence de la liberté de la presse”.
“La satire c’est drôle quand c’est de très mauvais goût”
Stéphane de Rosnay précise au passage que le nom Charpie Hebdo était utilisé par Le Monte depuis bien longtemps, en référence à sa situation financière délicate avant les attentats : “Dans le numéro du Monte en vente depuis fin novembre, un article était consacrée à Charpie Hebdo, à propos de leurs problèmes d’argent. Le hasard fait que désormais ce nom a une connotation différente. Mais la règle de la satire, c’est que c’est drôle quand c’est de très mauvais goût”.
Le Monte existe depuis 6 ans et tire à 18 000 exemplaires. Il a fait l’objet de plusieurs procès depuis qu’il existe. En 2010 il avait été condamné à retirer des photomontages de Nicolas Sarkozy utilisant sans autorisation l’image de son visage. Le dernier numéro de Connard a quant à lui été tiré exceptionnellement à 30 000 exemplaires, du fait de cette passe d’armes avec Richard Malka.
Attitude nécrophage
L’avocat dénonce l’attitude nécrophage du projet de Charpie Hebdo dans sa lettre (reproduite dans Le Connard) :
“Il semblerait que votre Société cherche à s’inscrire dans le sillage de Charlie Hebdo, dont les ventes ont été décuplées en raison de la mobilisation mondiale pour la liberté d’expression et à tirer, ainsi, indûment profit de cet engouement actuel pour le journal Charlie Hebdo. La vocation de votre journal Charpie Hebdo s’inscrirait, à l’évidence, dans une démarche purement opportuniste et mercantile, exclusive de toute intention humoristique”.
D’autres ont déjà essayé de s’engouffrer dans le sillon de Charlie après les attentats, se livrant à des escroqueries nauséabondes. Ainsi le journalZoo était-il réapparu mystérieusement alors qu’il avait cessé de paraître en 2000, avec des illustrations des dessinateurs morts reproduits sans autorisation. Son ancienne équipe n’était pas au courant, et son ex-rédacteur en chef s’était réservé de droit de poursuites judiciaires.
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FN : Parti respectable et républicain.

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Un bon candidat recruté par le Fn mais trop bavard pour rester en vitrine .. 

Alex Larionov


Le Front national a découvert des propos inacceptables tenus par le candidat titulaire, sur son compte Facebook. A noter, il n’était pas à cette date adhérent du Front national.
En conséquence et en accord avec les instances nationales, Alex Larionov, adhérent depuis six mois, a été immédiatement exclu.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/20/2052933-aveyron-un-candidat-exclu-du-fn-apres-des-propos-antisemites.html#1CCkqdGK6eUDB6pS.99

20/02/2015

Pense bete : Penser à marcher 10h avec une djellaba dans le Gard...

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.Pense bete : Penser à marcher 10h avec une djellaba dans le Gard...
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05/02/2015

Carte : "j'ai comparé le PIB départemental (richesse produite sur une année) et la richesse accumulé par les 4 plus grandes fortunes de France."

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.http://neocarto.hypotheses.org/848

Les 100 plus grosses fortunes de France ont accumulé une fortune de 257 milliards d'euros en 2014 ! En pleine crise économique, cette somme est en progression de 10% par rapport à 2013. Pour illustrer ces inégalités croissantes qui traversent la société et pour leur donner une dimension spatiale, voici donc la carte des départements moins riches que nos riches. Pour cela, j'ai comparé le PIB départemental (richesse produite sur une année) et la richesse accumulé par les 4 plus grandes fortunes de France. Si cette carte est discutable sur le plan méthodologique, puisqu'elle met en relation un flux (la production de richesse par les départements au cours d'une année) et un stock (le patrimoine des 4 plus grandes fortunes françaises), elle illustre néanmoins efficacement la captation de richesses démesurée par quelques uns au détriment du plus grand nombre. Ceci confirme la prémonition piquante du milliardaire Warren Buffet qui, interviewé en 2005 sur CNN, déclarait :«Il y a une lutte des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette lutte, et nous sommes en train de la gagner». A méditer...


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Le compte caché des sénateurs UMP

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Le compte caché des sénateurs UMP

 |  PAR MATHILDE MATHIEU
D'après des documents obtenus par Mediapart, un ministre de Nicolas Sarkozy, Henri de Raincourt, arrondissait ses fins de mois au gouvernement grâce à une cagnotte secrète au Sénat. Un compte bancaire ouvert au nom du « groupe UMP »était distinct du compte officiel et réservé à quelques sénateurs seulement.


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KROC BLANC Rap Identitaire et appelant à la violence...

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.Nous y revoilà....Rap de Faf ....KROC BLANC
Lui il va devenir rapidement mon preferé.
Tocard.


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"l'assassinat systématique d'enfants appartenant à des minorités religieuses ou ethniques par des membres de l'organisation de l'Etat islamique

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GENEVE (Reuters) - Des membres de l'Etat islamique vendent des enfants irakiens comme esclaves sexuels et en tuent d'autres en les crucifiant ou en les enterrant vivants, dit le Comité des droits de l'enfant, un organisme des Nations unies, dans un rapport publié mercredi.
Des Irakiens mineurs sont de plus en plus souvent utilisés par le groupe islamiste pour commettre des attentats suicides, jouer le rôle d'informateurs ou servir de boucliers humains pour protéger des installations des bombardements de la coalition emmenée par les Etats-Unis.
"Nous sommes vraiment très préoccupés par la torture et le meurtre de ces enfants, en particulier ceux qui appartiennent à des minorités, mais pas seulement", a déclaré Renate Winter, experte appartenant au comité. Des enfants appartenant à la communauté Yazidi ou à la communauté chrétienne font partie des victimes.
"Nous avons des informations selon lesquelles des enfants, en particulier des enfants déficients mentaux, sont utilisés comme kamikazes, très probablement sans qu'ils s'en rendent compte", a-elle dit. "Une vidéo diffusée (sur internet) montre de très jeunes enfants, d'environ huit ans et moins, qui sont entraînés pour devenir des enfants soldats."
L'Etat islamique, émanation d'Al Qaïda qui a décrété l'été dernier l'instauration d'un califat à cheval sur la Syrie et l'Irak, a fait des milliers de victimes et provoqué le déplacement de milliers d'autres au cours de ce que les Nations unies qualifient de règne de terreur.
Le comité des Nations unies, dans son rapport, dénonce "l'assassinat systématique d'enfants appartenant à des minorités religieuses ou ethniques par des membres de l'organisation de l'Etat islamique, y compris plusieurs cas d'exécutions de masse de garçons, ainsi que des décapitations, des crucifixions et des ensevelissements d'enfants vivants".
L'Etat islamique en outre, poursuit le rapport, est responsable de violences sexuelles systématiques et notamment d'enlèvement et d'asservissement sexuel d'enfants. "Les enfants de minorités ont été capturés dans nombre d'endroits, vendus sur des marchés avec sur eux des étiquettes portant des prix, ils ont été vendus comme esclaves".
Les dix-huit experts indépendants qui ont contribué à la rédaction de ce rapport demandent aux autorités irakiennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les enfants qui vivent sous le joug de l'Etat islamique et de poursuivre en justice les auteurs de ces crimes.
(Stephanie Nebehay, Nicolas Delame pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
Vidéo liée

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Ylies 6 ans, traité comme un terroriste.

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.Les Inrocks : 

Une institutrice aurait fait jouer à un enfant de 6 ans le rôle d’un des frères Kouachi

05/02/2015 | 
(Jean-Paul Pellissier/Reuters)

Une mère de famille accuse une école d’avoir fait jouer à son fils le rôle d’un frère Kouachi lors 

d’une reconstitution. Le directeur et le rectorat nient, mais une autre parent d’élève soutient cette 

version des faits.

C’était juste après la fusillade à Charlie Hebdo. Ilyès, un petit garçon brun de 6 ans au regard malicieux, rentre chez lui un peu tristoune. Avec sa classe de CP, il a joué un “spectacle”, raconte-t-il à sa mère, dans le hall de la petite école maternelle Albert Becquart, au Manoir-sur-Seine, dans l’Eure. En général, Ilyès aime bien les spectacles. Mais là, quelque chose l’a chagriné : il aurait «tué un policier» avec son “frère”. “D’après ce qu’il m’a raconté, j’ai compris qu’il s’agissait d’une représentation pour paler aux enfants de l’attaque à Charlie Hebdo”, précise sa mère, Anaïs Bessayah, “c’était organisé par les instituteurs, à destination des enfants“. La mise en scène convoquait des «attaquants» et des policiers. Ilyès aurait bien voulu jouer un “gentil”, mais sa maîtresse aurait insisté, dit-il à sa maman. Ce fils d’un musulman Algérien et d’une Française convertie et voilée aurait donc endossé le rôle d’un “méchant”, autrement dit d’un des frères Kouachi, devant tous ses petits camarades.
La “sorcière” du Manoir
Il n’y a pas eu de spectacle, il n’y a eu aucun jeu de rôle, aucune pièce de théâtre“, se défend le directeur de l’école primaire, et instituteur, (qui avait refusé de nous répondre avant la publication de l’article mais tient maintenant à apporter sa version). Le rectorat de l’académie de Rouen, qui n’a toujours pas souhaité nous répondre, a  publié mercredi soir uncommuniqué appuyant ce démenti.
Le récit du petit garçon est pourtant confirmé par une de ses camarades de CP. “Ma fille m’a parlé de ce spectacle qu’ils ont fait dans le hall suite à la fusillade à Charlie Hebdo, et où Ilyès avait dû jouer le ‘méchant’”, rapporte Vanessa Pinchon, choquée qu’on ait infligé cette “expérience traumatisante à un enfant de lui faire jouer un des frères Kouachi“. “Elle m’a bien dit que c’était dans le hall, comme Ilyès a raconté à sa mère“, précise Mme Pinchon, une jeune mère au foyer émue par l’histoire et qui est venue proposer son témoignage à Mme Bessayah, à qui elle a donné une attestation écrite.
lettre
D’après ses parents, Ilyès n’avait jamais eu de problème à l’école avant, hormis les disputes habituelles à cet âge avec ses copains -notamment à propos d’un ballon de foot. Mais sa mère, elle, dit sentir une hostilité palpable à son égard depuis des mois.
C’est en novembre 2013 qu’Anaïs et Fethi Bessayah, son mari, sont arrivés au Manoir, petite commune de 1200 habitants à 25 km de Rouen. A cette époque, la jeune femme blonde et pétillante de 26 ans s’était déjà convertie à l’Islam. Mais personne ne le savait: elle n’était pas voilée. «Tout le monde était très gentil avec moi», se souvient-elle. “A l’école, on me disait ‘bonjour’, on me tenait la porte, etc”. Depuis qu’elle a choisi de porter le hijab, Anaïs explique rester confinée chez elle, en dehors de ses allers et venues à l’école, parce que quasiment plus personne ne lui parlerait. “Je suis devenue la sorcière du Manoir“, plaisante-t-elle tristement. “On me dévisage, aucune maman ne veut venir chez moi prendre le café, on me surnomme ‘la voilée’, je n’ai même plus de nom“. Quelques jours après l’attaque de Charlie Hebdo et la prise d’otages de l’Hyper Cacher, alors que la machine sécuritaire se met en marche, un parent d’élève prévient Anaïs qu’un instituteur pose des questions sur elle.
Un drôle de coup de fil
Une semaine après le “spectacle”, la maman d’Ilyès raconte qu’elle reçoit un coup de fil du directeur : “Il m’a demandé si j’avais des griefs contre l’école ou contre lui“, raconte-t-elle, “si j’éprouvais de l’agressivité envers quelqu’un, ou envers la société”. Eberluée, elle répond que non, et demande au directeur ce qu’elle aurait dit ou fait qui justifierait ce coup de fil, ou si le comportement de son fils pose problème. D’après elle, il refuse de répondre et continue : doit-il “signaler” quelque chose ? Anaïs Bessayah lui pose alors la question : est-ce que ce coup de fil a un rapport avec la fusillade et la prise d’otages ? Mais le directeur aurait encore refusé de répondre.
Passablement énervée, elle dit lui avoir fait remarquer qu’elle aurait effectivement eu des raisons de se plaindre quand son fils lui a dit avoir jouer un “terroriste“, mais qu’elle n’en a rien fait, qu’elle a beau être musulmane et voilée en aucun cas elle ne “cautionne les attentats“. Le directeur aurait insisté, lui demande quel est son “ressenti“, si elle est en colère. “J’ai fini par répondre ‘oui’ et je lui ai dit que je voulais quitter ce village. Il m’a répondu ‘bien, en attendant on ne veut plus entendre parler de votre religion’”. La jeune femme raccroche. “On aurait dit qu’il essayait de me pousser à la faute“, poursuit-elle.
Fin septembre, la jeune maman avait grondé un petit garçon qu’elle avait vu pousser son fils par terre et le directeur l’avait convoquée. “Elle a agressé l’autre enfant“, raconte le directeur. “Elle lui a dit ‘si tu continues je te déchire ta race”, précise-t-il, en admettant toutefois qu’il ne l’a pas lui-même entendu mais qu’il rapporte les propos d’un autre petit garçon. “Il s’est montré agressif, m’a dit de la ‘fermer’ quand j’essayais de me défendre, et a ‘signalé’ à l’inspecteur de l’académie que j’avais insulté le petit garçon“, affirme de son côté Mme Bessayah. “Quand je lui ai demandé quelles insultes j’aurais proféré, il a refusé de me répondre. Alors je lui ai dit : ‘celui qui ment ira brûler en enfer’”.
Deux plaintes et un signalement chez les gendarmes
Elle m’a aussi traité de ‘mécréant’“, tient à préciser le directeur. “J’aurais pas dû lui dire que celui qui ment ira en enfer, je me suis emportée“, concède Mme Bessayah. “Mais si vraiment il a pris ça pour une menace, pourquoi attendre quatre mois pour m’en reparler, alors qu’il me voit à l’école 4 fois par jour ?”. Le directeur, lui, reste évasif sur le contenu et les raisons de son appel, évoquant pêle-mêle la mise en place d’un nouveau règlement intérieur, la nécessité de tisser des liens avec les parents, et cette altercation du mois de septembre au cours de laquelle elle l’a menacée de brûler en enfer.
Après cet appel, la jeune maman appelle son mari. Fethi, 30 ans, travaille à Paris la semaine, il est intérimaire dans une entreprise de systèmes anti-incendie et ne rentre chez lui que le jeudi soir. Il lui conseille d’appeler la police. Elle compose le 17 qui l’oriente vers la gendarmerie d’Evreux, qui la renvoie à la gendarmerie du Pont-de-l’Arche, qui lui demande… si elle est affiliée à des groupes, des réseaux sociaux, ou des filières jihadistes. Elle rapporte aux gendarmes le coup de fil du directeur et attend la suite.
La semaine suivante, à l’école, la situation se serait tendue. D’après Anaïs, aucun membre du corps enseignant n’adresse plus la parole aux parents du garçon. Son fils ne voudrait plus aller en classe. Sa mère raconte qu’il est tendu, de mauvaise humeur, se plaint que sa maîtresse est “tout le temps en colère“. Sa mère lui conseille alors de ne pas se faire remarquer, à quoi le garçon lui aurait répondu que si il bouge une oreille il se fait “attraper” par le directeur. “Il lui saisit le bras, le secoue, lui serre le poignet très fort ou l’attrape par le col, m’a-t-il dit“, précise Anaïs. Elle porte plainte contre le directeur le 23 janvier et répète aux gendarmes le récit de son fils. Le médecin de la famille constate, selon la mère, que le petit garçon a peur, qu’il est stressé, et le dispense d’école. Le directeur, quant à lui, affirme qu’il n’a jamais “frappé Ilyès“, et qu’il a porté plainte le 4 février contre Mme Bessayah “pour diffamation et injure“.
lettre 3
lettre2
“C’est vous qu’on veut”
Trois jours plus tard, le 26 janvier, le garde-champêtre du Manoir sonne à la porte d’Anaïs pour lui remettre une convocation à la mairie. Elle doit s’y rendre pour “éviter que la situation ne s’aggrave” dit le papier. Seront présents la maire, Jacqueline Pons, le directeur de l’école, d’autres enseignants, l’inspecteur de l’Education nationale et les gendarmes. La jeune femme raconte avoir été reçue froidement lorsqu’elle appelle la mairie pour avoir plus de renseignements. Puisqu’il s’agit d’une “conciliation” elle demande [lors d'une conversation enregistrée par Anaïs et que nous avons pu écouter] si elle peut venir avec son avocat. “Hors de question“, répond la maire, “ni l’avocat, ni la télé, ni l’imam (…) Vous appellerez votre avocat lorsque vous irez chez les gendarmes (…) mais chez moi vous venez seule ou vous ne venez pas“.
Si ça ne se passe pas à la mairie, ça se passera à la gendarmerie ou au tribunal“, poursuit Jaqueline Pons. Anaïs demande ce qu’on lui reproche, insiste : est-ce qu’elle peut au moins venir avec le parent d’élève qui se propose de représenter Ilyès ? “Il ne s’agit pas de votre fils, c’est vous qu’on veut“, lui assène Jacqueline Pons. Sur les conseils de la juriste du CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), qui s’est saisi de son dossier, la jeune maman ne s’est pas rendue à la convocation. Dans sa petite maison aux portes bleues, d’où elle ne sort pratiquement plus, elle attend la fin de l’année scolaire. Pour quitter Manoir-sur-Seine et partir dans une ville “plus grande, où il y aura plus de diversité, plus d’Arabes, plus de musulmans“. Où, elle l’espère, son fils retrouvera le sourire en allant à l’école.
Ni la maîtresse, ni la maire du Manoir-sur-Seine, ni le rectorat de l’Académie de Rouen n’ont accepté de répondre à nos questions. Le directeur de l’école, lui, avait refusé de nous répondre avant la publication de l’article mais nous a finalement contacté le 4 février pour nous donner sa version.

http://oumma.com/219743/ylies-6-ans-traite-un-terroriste

Dans cette affaire pour le moins emblématique, Ylies 6 ans, de confession musulmane, est malmené de manière odieuse par son école. Les autorités s'en prennent à sa mère, et tentent de les faire taire tous les deux.
Pour mieux comprendre les rouages infernaux de l'islamophobie ambiante dans lesquels ont été pris ce garçonnet et sa mère, revenons sur le contexte et le déroulé chronologique des faits.
Contexte: La maman est convertie à l'islam, mariée à une personne d'origine maghrébine. Son nom de famille ainsi que le prénom de son fils sont donc identifiables comme étant "musulmans". Dans cette petite ville de l'Eure, où les personnes de confession musulmane sont peu nombreuses, elle a bien senti le regard et l'attitude des gens changer dès lors qu'elle a décidé de porter le foulard.
Chronologie des faits:
15 janvier, 9h20 du matin. La mère reçoit un appel du directeur de l'école, qui lui pose une série de questions étranges et surtout inappropriées. "Est-ce que vous avez des revendications contre mon école?", "avez-vous de la colère ou de l'agressivité à mon égard ou à l'égard de l'école?", question qu'il posera à trois reprises. Prenant soin de ne jamais mentionner les attentats, le directeur lui demande quel est son "ressenti". Puis, il lui demande carrément s'il doit faire un signalement auprès de l'inspection académique concernant son fils et elle-même.
Choquée et abasourdie par cette conversation téléphonique, la maman se rend alors au commissariat pour rapporter les propos inquiétants tenus par le directeur de l'école de son fils. Elle est auditionnée et lesdits propos sont recueillis par les gendarmes.
Dès lors, le comportement du corps enseignant et du directeur change, pour devenir extrêmement hostile et agressif à son égard. Une succession d'événements surviennent.
20-22 janvier: Le petit garçon de 6 ans rapporte à sa maman qu'il a été puni plusieurs fois et que le directeur l'a saisi par le bras (au niveau du poignet) de manière violente et agressive. La maman emmène le petit chez le médecin qui délivre une interruption scolaire de deux jours. Ylies ne veut plus aller à l'école et montre des signes d'angoisse importants, comme l'apparition d'un eczéma.
23 janvier: La maman dépose plainte au commissariat pour violences à l'encontre de son enfant.
27 janvier: Elle reçoit, dans le cahier de correspondance de Ylies, un courrier étrange de l'inspection académique qui signale que le garçonnet se jette par terre et se cogne, volontairement, la tête contre les murs... Etrange en effet que ce courrier survienne à peine 4 jours après le dépôt de plainte de la mère qui signalait justement des violences physiques à l'encontre de son enfant.
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Dans la foulée, elle apprend une chose ahurissante. L'école de son fils a organisé un "spectacle" avec les petits de CP, qui consistait à reproduire l'attaque contre Charlie Hebdo. Et le directeur a désigné son fils de 6 ans pour jouer le rôle d'un des tueurs...
La mère comprend alors avec horreur que son enfant est devenu l'élément exécutoire de l'école suite aux attentats, à tel point qu'on se sert de lui pour représenter les tueurs.
Elle diffuse son histoire sur Internet, les réseaux sociaux relaient l'information. Les langues se délient. Les enfants commencent à raconter à leurs parents que le directeur se montre parfois agressif à l'encontre du petit garçon, qu'il l'a bien désigné d'office pour jouer le rôle d'un des frères Kouachi et l'a tiré par le bras. Dans le même temps, le directeur cherche des éléments à charge de la maman, en appelant directement les parents d'élèves pour les questionner sur cette dernière.
Le CCIF, saisit par la mère d'Ylies, a en sa possession le procès-verbal de plainte et les différents échanges avec les autorités, ainsi que des témoignages de parents d'élèves. Éléments qui illustrent le comportement violent et abusif du directeur de l'école à l'encontre du garçonnet, et qui illustrent également le comportement des autorités après que la maman les ait alertées.
En effet, le 23 janvier, elle reçoit une convocation de la mairie de sa commune, qui l'invite à venir se présenter pour une "conciliation", en présence de la mairesse, du directeur de l'école, du corps enseignant, de l'inspection d'académie et de la brigade de gendarmerie. Demandant des explications sur le motif de cette convocation auprès de la mairesse elle-même, celle-ci lui répond qu'elle doit venir car elle est "mise en cause"! Quand la maman avertit qu'elle viendra accompagnée d'un avocat, on lui refuse catégoriquement, la mairesse lui disant que dans ce cas, "ce n'est même pas la peine de venir, madame".
De victime, la maman est devenue coupable. De la même manière que dans l'affaire de Ahmed 8 ans, dès lors que les victimes d'islamophobie commencent à parler et à dénoncer des dysfonctionnements de la part des services publics (ici, l'école), la machine se met en marche pour tenter de les faire taire et d'étouffer l'affaire. Le système asservit leurs pensées, puis leurs droits, en se basant sur le principe de la menace : on s'en prend à ton enfant, puis à toi, tout en laissant planer une menace sur ta famille, ton honneur, ta réputation.
Mais pour tout mensonge d'un élu, d'un ministre, ou d'un représentant de l'Etat, le CCIF rétablira une vérité. Le gouvernement s'est engagé, à plusieurs reprises, à ne pas faire d'amalgame ni de stigmatisation. François Hollande a officiellement appelé à lutter contre l'islamophobie. Alors au-delà de vaines paroles, nous exigeons des actes fermes et exemplaires pour lutter contre cette violence physique et symbolique qui s'abat sur les citoyens de confession musulmane, dès leur plus jeune âge. Le directeur de l'école va t-il être auditionné aussi vite que le petit Ahmed de Nice, le petit Ayman de Villers-Cotteret ou la petite de 10 ans à Valbonne ?
un article propulsé par TORAPAMAVOA :
http://torapamavoa.blogspot.com Clikez "plus d'infos" ci dessous pour lire la s

uite 






de l'article...^^