08/04/2014

Oeuvre Française, CRS et Nazillons en choeur à Toulouse...

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Toulouse : retour sur la manifestation contre le « Jour de colère » du 5 Avril

8 AVRIL 2014 0 Imprimer ce billet Imprimer ce billet
Ce Samedi 5 Avril 2014 était appelé à Toulouse une contre-manifestation antifasciste pour faire face à l’initiative réactionnaire et fascisante nommée « Jour de colère ».
En plus d’être une belle victoire antifasciste, c’est un gros coup porté au moral des forces réactionnaires et de l’extrême-droite locale, une forte mobilisation, déterminée, à la fois organisée et spontanée, populaire, contre les « idiots utiles du capitalisme » et leur monde.
Nous vous invitons aussi à lire les compte-rendus de l’Union Antifasciste Toulousaine (Jour de honte pour les réacs) et du collectif Coup pour Coup 31 (Antifascisme : 1 / Jour de colère : 0).

EN ARRIVANT SUR LA PLACE
Le Jour de colère a annoncé leur rassemblement sur la place du Capitole à 14h30. C’est en toute logique que l’initiative antifasciste a elle été annoncée à 13h sur la même place.
La bande à Bonneau, malheureusement pas la bonne !
La bande à Bonneau, malheureusement pas la bonne














Dès 13h le « service d’ordre » du Jour de colère se regroupe sur la place et est protégé par une unité de CRS. On remarque dès le début « la gueule » de ce SO : tous en noir, la plupart masqués, bombers, tatouages nazis, casques de moto. Celui qui parait donner les consignes au SO est coiffé d’une casquette patchée Division Charlemagne. On voit aussi que Pierre-Marie BONNEAU,l’avocat des fachos et dirigeant local de l’Oeuvre Française, semble être la tête dirigeante de la journée.
Un peu plus tard une automobile arrive discrétement devant les portes du Capitole afin de décharger le matériel pour le stand.
Sur la place et tout autour du Capitole les accès sont alors filtrés par d’autres unités de CRS qui commencent à empêcher tout regroupement et à repousser avec force les premiers protestataires.
Côté antifasciste, un nouveau point de regroupement circule alors : rendez-vous derrière le capitole pour former le cortège. Pendant que le cortège prend forme, des petits groupes de gens et beaucoup d’individus et de passant.e.s se trouvent sur le Capitole ou aux alentours, dans les différentes rues qui y mènent. Beaucoup de personnes en ce Samedi après-midi se demandent ce que fait ce groupe de « crânes rasés » protégés par la police sur la place du Capitole, qui ont l’air visiblement d’être là pour en découdre.
C’est peu avant 14h que le cortège antifasciste s’élance, cortège appelé par diverses organisations libertaires, anti-impérialistes, LGBT et antifascistes toulousaines, sous le nom de « Notre rage est révolutionnaire, leur colère est réactionnaire ! ».

AUTOUR DE LA PLACE
Au moment où le cortège s’élance dans les rues toulousaines, plusieurs autres groupes de manifestant.e.s sont maintenues bloquées aux entrées de la place.
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Des petits coups de pressions alternent avec les slogans originaux et la rage de voir des néonazis prendre possession du Capitole. Notamment quand un flic se met à salir la mémoire de notre défunt camarade Clément. Ces petits groupes tout autour de la place vont tenter d’y accéder en étant mobiles et en testant les différents accès à la place. Pendant ce temps, le cortège principal fait de même.
Puis on commence à se rendre compte que si l’on se rend seul.e.s où à quelques un.e.s discrétement, on peut rentrer sur la place et rejoindre les personnes dispersées un peu partout sur le Capitole (mais bien attentives et vigilantes à ce qu’il s’y passe).

SUR LA PLACE
Dès 13h, plusieurs personnes sont sur la place, et observent les fascistes se préparer.
A partir de 14h30, le périmètre du rassemblement est installé avec les barrières « Mairie de Toulouse » sous la protection continue des forces de l’ordre. Le service d’ordre se met en place tout autour de ce périmètre. Personne, à part une poignée de catholiques intégristes en train de faire les balances de la sono (avec des airs super-tragiques tout droit tirés de la BO d’une super-production hollywoodienne genre « 300″, ou des chants militaires). Mais vraiment personne n’est présent dans le périmètre installé.
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Par contre, en face du périmètre, il y a de plus en plus de personnes, de passant.e.s, d’opposant.e.s.
Un ouvrier d’une cinquantaine d’années vient alors tenir tête aux réactionnaires et leur dire tout haut ce que les gens semblent penser tout bas : « Vous n’êtes qu’une bande de racistes, vous êtes la honte de ce pays, votre but est de diviser les gens, les monter les uns contre les autres plutôt qu’ils s’unissent contre leur véritables ennemis, contre ce système capitaliste,… ». Ce à quoi les excités du SO (rappelés à l’ordre par Pierre-Marie Bonneau de ne pas cogner les personnes qui ne sont pas d’accord avec eux) rétorquent que « ici on ne parle pas de classes mais de races », « qu’un ouvrier blanc et un ouvrier noir n’ont rien en commun », et bien d’autres dégueulis racistes et réacs.Photo 021
La conversation ramène une nuée de journalistes et les passant.e.s et opposant.e.s se regroupent, prêts à empêcher les nazillons de nuire.
Plusieurs personnes prennent des photos : journalistes, passant.e.s, manifestant.e.s, on verra alors des membres du SO prendre à parti des photographes et provoquer des opposant.e.s, en effectuant des saluts nazis.

ET ALORS…
La situation semble se tendre et devenir de plus en plus compliquée à gérer pour les CRS et autres forces de police (BAC, civils, nationale).
Le nombre croissant de personnes révoltées par la présence des néonazis sur le Capitole commence à reprendre les slogans (« Toulouse Toulouse : antifa ! », « Pas de quartiers pour les fascistes… ») émanant du cortège et des groupes bloquées aux entrées de la place. Ce à quoi le SO du Jour de colère répondit « Toulouse est nazie ! » et autre « Bleu blanc rouge : la France aux français ». Le SO attaque alors quelques personnes qui chantent des slogans antifascistes, ce qui amène une légitime réaction d’autodéfense des plus proches. Première (d’une longue série) charge des CRS, coups de matraque contre les personnes solidaires, protection des idiots utiles du capitalisme.
Les CRS se positionnent face aux toulousain.e.s et aux arcades du Capitole, laissant une bande vide entre le devant du périmètre du rassemblement (toujours tout aussi vide) et le reste de la foule.
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Une seconde charge (matraque et gazs lacrymogènes) va repousser les personnes présentes sur la place sous les arcades et de chaque côté du milieu de la place. Des passant.e.s, des familles, des enfants, des adolescent.e.s se font gazer et renverser par les CRS. Une troisième charge finit de repousser quelques groupes dans les rues adjacentes. Les flashballs sont armés et visent les personnes à hauteur de taille et de visages.
Les flics reviennent sur leur position, et très rapidement rechargent dès qu’apparait un groupe de personnes (ou des individus) opposées au Jour de colère. Sur ces nouvelles charges, beaucoup de personnes se retrouvent pris au piège entre les vitrines des boutiques et les coups de matraque. On suppose qu’à ce moment là ont lieu des premières interpellations et on constate les premières blessures, tout en distribuant du sérum physiologique aux toulousain.e.s victimes de ces violences policières. Les passant.e.s et les personnes attablées aux terrasses huent l’intervention policière.
La situation semble après cette première série de charges se stabiliser ; les flics reviennent sur le centre de la place.
Pendant ces premières échaffourées, les fachos ont fait profil bas et en ont profité pour ranger les barrières et leur matériel. Avant ces échaffourées, on compte une dizaine, quinze tout au plus, personnes présentes dans le périmètre « Jour de colère », en plus des 25 membres du SO.
C’est beaucoup moins fiers que les nazillons et catholiques intégristes se regroupent juste devant les portes du Capitole, à quelques pas et sous la bienveillance des forces de police.
Le bruit de la première vague de violence policière commence à se propager à travers la ville, et beaucoup, beaucoup de monde, (bien plus que les 200 manifestant.e.s dont parle la presse) reprend possession de la place et se dirige, se regroupe tout autour des fachos, mécontents de leur présence et de la violence policière générée par cette dernière.
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Très vite se reforme un cordon de CRS tout autour des « Jour de colère » et au bout de quelques minutes le groupe est exfiltré de la place par les CRS, sous les huées et les sifflements d’au moins un bon demi-millier de personnes.
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Les CRS bloquent alors la rue par laquelle sont exfiltrés les fachos. Face à eux, les toulousain.e.s révolté.e.s expriment leur colère, leur véritable colère : la colère contre les fachos, les cathos et les machos qui nous divisent, la colère contre la mairie de Toulouse, représentante du pouvoir politique local qui ouvre ses portes et donne des moyens à ces mêmes fachos, la colère contre la police qui protège les fachos tout en arrêtant et tabassant les opposant.e.s antifascistes et les habitant.e.s de Toulouse.
Quelques projectiles volent, ce qui déclenche une nouvelle série de charges, la plus violente. Des interpellations par les flics en civils, par les CRS, et dès que la foule est repoussée, les personnes arrêtées sont passées à tabac sous les yeux et les cris des toulousain.e.s.

A la suite de manifestation on compte une dizaine de personnes interpellées, placées en garde à vue, dont quelques unes sont jugées en comparution immédiate ce Lundi 7 Avril et Mardi 8 Avril au palais de justice.
Cette journée a été une victoire contre l’extrême-droite, contre les idées réactionnaires, contre les organisations qui font la promotion de la haine.
Ni la répression ni les blessures affligées par les armes de la police n’empêcheront les toulousain.e.s de résister et de se battre pour une vie digne, sans fascisme, sans homophobie, sans racisme, sans sexisme.

Le soutien et la solidarité s’organise pour les personnes blessées, interpellées et jugées ou amenées à l’être. D’ici là, si vous étiez présent.e, vous pouvez envoyer à la Horde toute photo, vidéo, témoignage des violences policières.

http://lahorde.samizdat.net/2014/04/08/toulouse-retour-sur-la-manifestation-contre-le-jour-de-colere-du-5-avril/


un article propulsé par TORAPAMAVOA :
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Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne

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Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne

Astrid Menasanch Tobieson, dramaturge
http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/10/brisons-silence-passe-espagne-248918

TRIBUNE



Sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne »adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier.

Des policiers arrêtent des manifestants lors d’un défilé contre la réforme du droit à l’avortement, le 20 décembre 2013 à Madrid (Andres Kudacki/AP/SIPA)
Metteur en scène et dramaturge, Astrid Menasanch Tobieson travaille entre la Suède et l’Espagne. Elle est membre du groupe de théâtre Sta ! Gerillan. La lettre ci-dessous était initialement adressée aux journalistes suédois et a été publiée le 19 décembre. Avec l’autorisation de l’auteure, la traductrice a pu la retranscrire en français.
Mathilde Rambourg

La lettre d’Astrid Menasanch Tobieson

Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation. L’Espagne, dans peu de temps, empruntera le chemin qui mène d’une démocratie ouverte à ce qui risque de devenir une démocratie fasciste et autoritaire.

Conséquences de la réforme de 2014 Intermittents.

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.http://www.orlaim.com/reforme_2014


Conséquences de la réforme de 2014

Dernières nouvelles

A. Filippetti, le 5 Avril : "J'ai demandé une étude d'impact approfondie sur les mesures contenues dans l'accord Unedic"
Pour rester informé, suivez notre page.

Les changements pour les intermittents du spectacle

Entrée en application : 1er juillet 2014 (le texte : accord interprofessionnel du 22 mars 2014)
Avant d'être définitivement adoptée, la Réforme doit être signée officiellement par les partenaires sociaux engagés sur l'Accord, puis doit être agréée par le gouvernement. Les dates de signature ne sont pas arrêtées, mais tout devrait être réglé en Avril.
Impact : une ouverture de droits le 30 juin 2014 au plus tard, obéira à la réglementation actuelle (en vigueur depuis 2003).
Augmentation des contributions sociales de 10,8% à 12,8%
Concrètement, un salaire brut de 250 € passera à 248 € environ.
Impact : à budget constant pour l'employeur, tous les intermittents verront une baisse de salaire d'environ 0.8%
Plafonnement du total des salaires et allocations mensuels à 5475 €
Impact : 3% des intermittents à haut revenu seront touchés, soit 3400 personnes environ
Modification du différé d’indemnisation
Le différé d'indemnisation est le nombre de jours retardant le versement de la première allocation, calculé à partir des salaires perçus et des heures effectuées. Pour info, il existe également un délai d'attente de 7 jours et un différé d'indemnisation spécifique qui peuvent s'y ajouter.
L'existence d'un différé d'indemnisation, quel que soit son mode de calcul, ne change pas le montant total de l'indemnisation, mais change les dates de versement des indemnités en les décalant dans le temps. Par exemple, si votre allocation est de 47,81 € et votre différé est de 38 jours, vous percevrez toujours 243 x 47,81 €, mais votre 1ère allocation sera versée au minimum 38 jours après votre ouverture de droits.
Avec le mode de calcul actuel, ce différé s'applique uniquement aux intermittents réalisant beaucoup d'heures bien payées. Dans la pratique, beaucoup d'intermittents n'ont pas de différé, et la première allocation leur est donc versée dès la (ré)ouverture des droits.
Concrètement, l'étude de quelques cas permet de comparer le mode de calcul actuel et le mode de calcul effectif au 1er Juillet :
différé2014
Commentaire :
· pour les revenus bas et moyens, le différé d'indemnisation qui était nul jusqu'à présent, augmente considérablement (colonnes 1 et 2)
· là où le différé augmentait "logiquement" avec un meilleur salaire, il augmente peu avec la réforme (colonnes 3 et 4)
· pour les hauts revenus, la réforme diminue le différé (colonne 6)
Impact : les intermittents à faible revenu seront lourdement perdants et les intermittents à haut revenu seront gagnants

Calculez votre Différé d'Indemnisation 


Les conséquences sur vos revenus

· vos revenus vont baisser de 0.8% lors de la prochaine admission, et de 1 à 2% lors de la réadmission qui suivra
· vous aurez probablement un différé de plus ou moins 30 jours que vous n'avez jamais eu auparavant (calculez le vôtre)
· vous n'aurez aucun revenu pendant le différé qui sera fractionné si vous avez de l'activité· tout contrat effectué pendant le différé aura plus de chance de ne pas être pris en compte lors de la réadmission qui suivra
Une fois l'agrément signé, Intermittent sera mis à jour, pour être conforme à la nouvelle réglementation lorsqu'elle entrera en application (1er Juillet).

Explications
Les 2 principes de base, Ouverture et Indemnisation, peuvent être utiles pour comprendre la suite.
Tout intermittent qui aura ses droits ouverts après le 1er Juillet 2014 est concerné, qu'il soit réadmis ou primo-entrant.
Bien que ça ne soit pas traité ici dans le détail, il faut signaler que les employeurs connaitront aussi une réduction de leurs moyens, du fait de l'augmentation des cotisations patronales.
La baisse des salaires
En plus de la baisse d'environ 0.8% sur tous les contrats effectués à partir de Juillet, il y a un autre effet pervers, à retardement. Les salaires étant plus faibles, la réadmission calculée sur ces salaires qui aura lieu une petite année plus tard, engendrera mécaniquement une baisse du montant de l'allocation journalière. Ce qui veut dire que dans 2 ans, la baisse de l'ensemble des revenus (salaires et allocations) sera comprise entre 1 et 2% par rapport à la réglementation actuelle.
La généralisation du différé d'indemnisation
A part pour la minorité ayant un faible revenu (moins de 7500€ en 507h), tout intermittent va connaitre un différé d'indemnisation qu'il n'avait pas avant. Pour mémoire, les 243 allocations seront toujours versées, mais le début de versement se produira plus tard. Pour un intermittent moyen, l'ordre de grandeur sera d'un mois. Cela signifie qu'aucune allocation ne sera versée pendant les 30 jours suivant l'ouverture de droit.
Exemple : l'ouverture de droit est le 16 juillet, le différé est de 30 jours
· si vous ne travaillez pas durant cette période, votre 1ere allocation sera versée le 15 Août.
· si vous avez un contrat du 20 au 30 juillet, le différé sera fractionné en 4j avant le contrat et 26j après, votre première allocation sera versée le 26 Août.
Vous aurez probablement un différé et aucun revenu pendant cette période, qu'elle soit entière ou fractionnée par de l'activité.
Mais là encore ce n'est pas tout. Un différé implique que votre fin de droits se décalera plus tard, car les 243 allocations sont toujours acquises. Hors l'examen automatique de vos droits commençant en remontant le temps sur 304 ou 319 jours à partir de cette fin de droits, les éventuels contrats effectués pendant le différé (dans l'exemple, le contrat du 20 au 30 juillet) pourront ne pas être comptabilisés ! Ce problème existe dans la réglementation actuelle du fait de la suppression de la date anniversaire, mais ne touche que les intermittents ayant beaucoup d'activité. Avec la généralisation du différé, la "perte" des contrats réalisés en début d'ouverture va devenir plus courante.
Avec une activité régulière sur l'année et des revenus de contrats variant peu, cela n'aura pas d'incidence sur la réadmission. Dans le cas contraire, il sera "préférable" de ne pas avoir des contrats ayant beaucoup d'heures bien rémunérées pendant le différé, car ils ne seront pas toujours pris en compte lors de la réadmission qui suivra.
Le plafonnement du total mensuel des salaires et allocations
Cette nouvelle disposition introduit qu'un intermittent ne pourra plus percevoir plus de 5475 €/mois.
Exemple : un technicien a ouvert des droits avec une allocation de 64 €, il travaille 100 h payées 4800 € dans un mois de 30 jours. Ces 100h étant converties en 16 jours non-indemnisés, il doit théoriquement être indemnisé pendant 30-16 = 14 jours et percevoir 14 x 64 € = 896 €.
· avec la réglementation actuelle, son revenu total est de 4800 + 896 = 5696 €
· avec la réforme, son revenu total est plafonné à 5475 €, le nombre d'indemnités versées sera donc de (5475-4800)/64 = 10 indemnités, soit 4 de moins
Le traitement des 4 indemnités supprimées du mois n'est pas défini explicitement dans l'accord interprofessionel. Il y a 2 mises en application possibles :
· les 4 indemnités dépassant le plafond sont supprimées, l'intermittent n'est plus indemnisé que sur 243 - 4 = 239 jours. Ce mode permet à l'Unedic de réaliser une économie, c'est celui qui a été simulé en 2013 par Pôle Emploi à la demande du gouvernement.
· les 4 indemnités dépassant le plafond sont reportées, l'intermittent reste indemnisé sur 243 jours, sa fin d'indemnisation est décalée de 4 jours. Ce mode ne permet pas à l'Unedic de réaliser une véritable économie, mais d'étaler la dépense.
Même si tout indique la 1ère application, il faudra attendre le texte final.

Le véritable objectif de la réforme

L'économie réalisée par cette réforme en 3 points est évaluée à 165 M€. Bien.
En supposant que c'était LE montant à atteindre, il était tout à fait possible de faire autrement avec des mesures justes, évaluées depuis longtemps :
· un "vrai" plafonnement mensuel à 3086 € (et non 5475) économise 103 M€
· un doublement du plafond actuel de l'assiette des cotisations économise 7 M€
· la requalification en CDD au-dela de 600 heures (en CDI au-dela de 900 h) chez le même employeur
· ...
Alors pourquoi ces 3 mesures-là ? Parce que la modification du calcul du différé est la mesure fatale. Elle va conduire à l'exclusion de nombre d'intermittents surpris et découragés. Car il faudra être capable de survivre 30 jours ou plus sans revenu, et ce, tous les 10 mois, avec une base de 1500€/mois pendant les 9 mois qui précèdent.
Ne nous y trompons pas, l'exclusion progressive sur plusieurs années des "petits intermittents" est l'objectif de cette réforme, les 165 M€ d'économie n'en sont que la vitrine.
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.La soeur d'un homme tué par un policier attaquée en diffamation par Manuel Valls

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.La soeur d'un homme tué par un policier attaquée en diffamation par Manuel Valls

Arnaud Baur | Publié le 06.04.2014, 19h26 | Mise à jour : 07.04.2014, 10h06
Amal Bentounsi, la soeur d'un jeun homme tué par balle par un policier en 2012 est attaquée en diffamation par l'ex-ministre de l'Interieur, devenu chef du gouvernement, Manuel Valls.

Amal Bentounsi, la soeur d'un jeun homme tué par balle par un policier en 2012 est attaquée en diffamation par l'ex-ministre de l'Interieur, devenu chef du gouvernement, Manuel Valls. | 


Amal Bentounsi, la soeur d'Amine Bentounsi, tué d'une balle dans le dos par un , selon les résultats de l'autopsie, le 21 avril 2012 à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), sera jugée ce lundi matin par la 17ème chambre du tribunal correctionnel de  pour diffamation envers une administration publique, à la suite d'une plainte de l'ex-ministre de l'Intérieur devenu chef du, Manuel Valls. 

Cette jeune femme de 38 ans est convoquée suite à ses propos publiés dans une vidéo sur son site internet www.urgence-notre-police assassine.fr, jugés diffamatoire par la Place Beauveau. «Aujourd'hui, en France, la police tue en toute impunité. Il y a urgence à dénoncer les violences policières, car aujourd'hui ça nous concerne nous, nos jeunes, dans les quartiers populaires, mais demain, ça pourrait être vous ou n'importe qui, qui serez les victimes», se justifie-t-elle. Environ 200 personnes, étroitement encadrées par les forces de l'ordre, avaient manifesté samedi à Paris contre les violences policières à l'appel du collectif «Urgence notre police assassine».

Le syndicat de police Alliance s'est insurgé contre ce rassemblement qui selon lui, était ouvertement anti-policier. Il avait également déploré que la préfecture de police de Paris ne l'ait pas interdit.

Le soir du 21 avril 2012, la police reçoit un appel signalant Amine Bentounsi, délinquant multirécidiviste, recherché pour braquage, dans le centre-ville de Noisy-le-Sec. A l'approche des forces de l'ordre, il prend la fuite, lançant sur les policiers à ses trousses une grenade qui s'avérera factice. Un autre fonctionnaire croise le fuyard et tire sur lui à quatre reprises, se disant menacé par un révolver. Une seule balle a tué, confirmera l'expertise

VIDEO. Violence policière : une femme attaquée en diffamation par Valls

Le policier mis en cause dans cette affaire, qui a invoqué la légitime défense, a été mis en examen pour homicide volontaire. La date de son procès n'a pas encore été fixée. 

A la veille de son procès, Amal Bentousi a répondu à nos questions :

Quel est votre sentiment à la veille de votre procès en diffamation ?
J'ai un sentiment de colère. Je suis choquée que Manuel Valls ait porté plainte. Je ne le comprends pas. J'ai l'impression que l'on retourne la situation, que c'est le pot de terre contre le pot de fer, que c'est un bras d'honneur que l'on fait à la famille de la victime. Personne n'est venu frapper à notre porte à la mort de notre frère. Je constate que la machine judiciaire est rapide pour juger un simple citoyen. Qu'elle est beaucoup plus lente quand il s'agit d' un policier. 

Comprenez-vous que vos propos dans la vidéo incriminée puissent être jugés provoquants ?
Il ne faut pas oublier que la première des victimes est mon frère. Mon objectif à travers ce site et cette vidéo n'est pas de provoquer mais de faire prendre conscience que les violences policières sont une réalité. Moi-même, avant la mort d'Amine, je ne pouvais pas imaginer que des policiers puissent violenter, mutiler et même tuer. A force de rencontrer de nombreuses familles dans notre cas, je peux affirmer que tout ceci est une réalité.

Où voulez-vous en venir ?
Je pose simplement des questions. Est-ce que la justice est capable de faire son travail sans que les politiques et la police s'en mêle ? Est-ce qu'un justiciable policier a plus de droits qu'un simple ouvrier par exemple ? Trouvez-vous normal que lorsqu'un policier est mis en examen pour homicide volontaire, de nombreux autres policiers manifestent pour soutenir le meurtrier, comme cela a été le cas pour l'affaire de mon frère ? Je ne souhaite pas mettre tous les policiers dans le même sac. Mais ceux qui font bien leur métier sont tout autant responsables de rester silencieux, sans dénoncer leurs collègues, ces brebis galeuses,qui tuent en toute impunité.






LeParisien.fr
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