que chacun des dispositifs ci-dessous ont été pris
en l'absence totale de concertation démocratique
et sont financer intégralement par nos impôts
Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG)
Lionel Jospin avait mis en place ce fichier pour recueillir l'ADN des personnes définitivement condamnées pour les infractions à caractère sexuel (exhibition, agression, viol) et la plupart des crimes (meurtre, vol avec violence, etc.). Avec sa loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure, Nicolas Sarkozy l'a étendu à l'intégralité des personnes ayant affaire avec la police (coupables et suspects) quelque soit le type de délit (vol à la tire, tags, manifestation...). L'ADN est conservé 40 ans.
Signer la pétition en ligne pour le retrait du FNAEG
Pour en savoir plus
L'entreprise PRO-ADN : découvrez l'horreur
Suite à sa garde à vue pour avoir participé au fachage d'un champ OGM, Benjamin a refusé de donner son ADN. Il risque 15 000 euros d’amende et 1 an de prison ferme. (vidéo ci-dessous)
Prélèvement ADN par les autorités fédérales aux Etats-Unis
Selon le New York Times, les Etats-Unis se prépareraient à étendre le prélèvement systématiquement d'ADN sur les suspects détenus par les autorités fédérales et non plus seulement sur des criminels inculpés.La mesure a été autorisée dans un amendement passé relativement inaperçu au sein d'une loi de janvier 2006 destinée à lutter contre les violences faites aux femmes.
Il s'agissait de donner aux autorités fédérales un outil supplémentaire pour identifier les auteurs d'agressions sexuelles.De fait, cette mesure devrait principalement concerner les immigrés clandestins, qui représentent l'immense majorité des personnes arrêtées par les autorités fédérales et libérées ou expulsées sans être inculpées. La plupart des autres délinquants et des criminels sont arrêtés par les autorités locales.
Source : Le Figaro (6 février 2007)
INES : la carte d’identité biométrique obligatoire
Conformément à ce que recommande l’Union européenne et à ce que réclament les États-Unis depuis le 11 septembre 2001, la France va se doter d'une carte nationale d'identité -obligatoire et payante- contenant des informations biométriques sur son propriétaire. Elle s'acompagne de la création de deux fichiers nationaux regroupant les empreintes digitales des ressortissants français et leur image faciale numérisée. Ce dernier fichier permettra grâce aux logiciels de reconnaissance faciale le contrôle d'identité par vidéosurveillance. De plus le contrôle d'identité pourra se faire par un lecteur à distance, donc à l'insu des individus.
La finalité du projet nécessaire pour lutter contre le terrorisme est d'instaurer une carte universelle intégrant l’identité, le bénéfice de droits et de prestations sociales et la capacité de réaliser des transactions monétaires. Il s’agit de rendre ainsi l’individu totalement transparent tant aux autorités publiques qu’aux opérateurs commerciaux.
Signer la pétition en ligne pour le retrait de la carte INES
La fin du secret professionnel
Nicolas Sarkozy dans le cadre de son projet de loi de prévention de délinquance souhaite instaure le "secret professionnel partagé" permettant aux maires d'accèder à ses informations et éventuelement de s'en servir pour gérer les allocations des familles à problèmes.
Pour en savoir plus
Service Citoyen Volontaire
Nicolas Sarkozy vient d'instaurer dans dix régions pilotes le SCV (Service Citoyen Volontaire). Il s'agit pour les citoyens qui le souhaitent de s'engager en tant que bénévole à aider les forces de l'ordre à assurer la sécurité publique. Les volontaires seront recrutés à l'issue d'un entretien et d'une enquête administrative. Ils pourront participer "à des actions de soutien et de renforcement de l'autorité parentale, d'accueil et de suivi des victimes, de prévention, de médiation et d'explication de la loi dans le cadre de structures scolaires". Dans le cadre de leurs fonctions ils bénificiront de l'immunité policière. Les postulants sont invités à retirer un dossier d'inscription au commissariat le plus proche.
Taser : un pistolet de plus pour les forces de l'ordre
Le pistolet Taser X26 est une arme en mesure d’infliger une décharge électrique de 50.000 volts à une distance de 10 mètres, elle neutralise la victime en paralysant son système nerveux pendant 5 secondes. Nicolas sarkozy après un face de test commencée depuis janvier 2004 sur 130 personnes, en a équipé 1 000 policiers et 1 000 gendarmes en 2006.
Cette arme qui a déjà fait 200 morts aux Etats-Unis est interdite en Belgique, en Italie, aux Pays-bas, au Danemark, en Norvège, en Serbie, à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, en Nouvelle Zélande et au Pakistan.
Un pistolet à électrochocs paralysants laisse aucune trace, crée des souffrances aiguës similaire et sera susceptible d'être utilisé par les forces de l'ordre pour intimider, humilier ou faire parler des suspects, détenus, prisonniers ou simples citoyens. Dans ces conditions, ce pistolet s'apparente à une arme de torture au sens de la Convention des Nations Unies contre la torture de 1984. La France l'ayant ratifié, est dans l'obligation de prévenir tout acte de torture qui pourrait être commis sur son sol. En dotant des forces de l'ordre au contact constant de la population de pistolets à électrochocs paralysants, telles les B.A.C, nos autorités se rendent coupables de défaut de vigilance et exposent la population à des souffrances extrêmes et injustifiées
.Signer la pétition en ligne pour le retrait du Taser sur le site du RAIDH
Conservation des données Internet et téléphoniques
Après six mois de débat, les députés européens ont adopté la directive proposée par la Commission qui rend obligatoire la conservation, par les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès internet, des données de connexion de leurs abonnés : cela concerne les appels passés par des téléphones fixes, des mobiles, les SMS et les e-mails. Il s'agit de pouvoir déterminer qui a communiqué avec qui, quand et combien de temps. La durée de rétention de ces données pourra aller de six mois à deux ans selon le souhait des États.
En décembre 2005, le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi contre le terrorisme de Nicolas Sarkozy. Il impose la rétention des données de connexion internet jusqu'à un an, à tout fournisseur d'accès à Internet.
En Angleterre, des caméras dans les classes
Il y en avait déjà dans les garderies et les crèches. Une école primaire de Burnley, près de Manchester, vient d'installer à son tour une vingtaine de caméras, aussi discrètes que celles qu'il y a dans les maisons pour les systèmes d'alarme antivol, dans les salles de classe et dans la cour de récréation. Entre 7 h 30 et 18 heures, les parents d'élèves, des enfants âgés de 2 à 11 ans, peuvent à tout moment voir ce qui se passe dans l'école grâce à un mot de passe qui leur permet de se connecter par Internet sur ce système de surveillance, unique dans une école britannique.
Une mère « rassurée » La directrice de l'établissement a douze écrans de contrôle dans son bureau. Elle a tout d'abord organisé des réunions avec les parents, puis avec la société qui installe les caméras. « Il y a une semaine que le système marche. Tout le monde s'y est habitué, explique Barbara Cross, la directrice de la Sunny Bank Preparatory School, une école privée. Au début, les enfants faisaient des grimaces aux caméras de l'entrée de l'école, mais maintenant ils n'y pensent plus. C'est aussi une sécurité pour les enseignants : s'il y a une plainte contre eux, nous aurons des preuves filmées car nous pouvons stocker les films. » Lucy, une Française de 32 ans responsable d'atelier dans une usine de Burnley, dont le fils Alexandre, 2 ans, va dans cette école, se dit rassurée : « Il y a quelques semaines, une journaliste de la BBC avait filmé secrètement ce qui se passait dans les crèches en se faisant passer pour une aide-maternelle. On voyait des enfants se faire battre. Avec ce système, je suis complètement rassurée. En plus, comme ma mère vit à Clermont-Ferrand, je lui ai donné mon mot de passe et elle peut regarder son petit-fils à l'école sur son ordinateur. C'est en couleurs. C'est comme un petit film de télé. »
Jean Robin
Source : Le Parisien (26 octobre 2004)
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