19/09/2007

kouchner en vadrouille............

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Visite à Washington de Bernard Kouchner après une polémique sur l'Iran



Par Par Indalecio ALVAREZ AFP - il y a 1 heure 35 minutes



WASHINGTON (AFP) -


Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner devait entamer mercredi soir à Washington sa première visite officielle aux Etats-Unis après avoir nuancé ses propos controversés sur la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran.



Avant de quitter Paris pour les Etats-Unis, M. Kouchner s'est redit partisan de "négocier" sur le dossier du nucléaire iranien, se décrivant comme un "va-t-en paix" et non un "va-t-en guerre".
Dimanche, il avait estimé que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. Mais il avait également appelé à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique et demandé des sanctions européennes.
Washington avait salué dès le lendemain "le sérieux de la position française".
Le gouvernement sud-africain l'a en revanche critiqué mercredi, estimant que ses déclarations avaient "accru les tensions dans la région et dans le monde".
Le gouvernement iranien a dénoncé son "amateurisme", tandis que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré qu'il ne le prenait "pas au sérieux".
Jeudi, le ministre devait accueillir à Washington les responsables des principales organisations juives américaines, avant de s'entretenir au Congrès avec le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, le démocrate Tom Lantos.
Il devait ensuite faire un discours au Center for strategic and international studies (CSIS) et rencontrer dans la soirée des représentants d'instituts de recherche américains.
La question de l'adoption de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité, ou, faute d'accord, en dehors de l'ONU dans le cadre européen, devait être au coeur de ses entretiens vendredi avec son homologue américaine Condoleezza Rice, à peine rentrée d'une tournée au Proche-Orient.
Le même jour, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) devaient se réunir au niveau des directeurs politiques dans la capitale américaine pour envisager un troisième train de sanctions contre Téhéran.
Le ministre français avait mis en garde dimanche les entreprises françaises contre tout nouvel investissement dans ce pays, une attitude qui rejoint un souhait ancien des Etats-Unis.
Personnalité atypique issue du parti socialiste, très populaire au sein d'un gouvernement de droite, M. Kouchner arrive avec un a priori plutôt favorable de Washington: il incarne à la fois la nouvelle fermeté française vis-à-vis de l'Iran et une volonté de dépasser la brouille irakienne.
Sa visite à Bagdad fin août - la première d'un membre du gouvernement français depuis la chute de Saddam Hussein en 2003 - avait été saluée avec chaleur à Washington.
A son retour, M. Kouchner avait dû toutefois présenter des excuses au Premier ministre irakien Nouri al-Maliki après des déclarations dans lesquelles il demandait sa démission.
Après sa visite à Washington, le ministre doit participer, ainsi que de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ou ministres des Affaires étrangères, à l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Plusieurs réunions l'y attendent: sur le Darfour, dont il a fait l'une de ses priorités, le Kosovo ou, dès samedi, sur l'Irak.


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