04/06/2008

cette enquête ne fait pas forcément l'affaire du gouvernement

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Les « faux chômeurs », c'est-à-dire ceux qui s'inscrivent à l'ANPE sans vouloir retrouver du travail, ne représentent pas plus de 2 % des demandeurs d'emploi.

Comment expliquer, dès lors, que le nombre de chômeurs frôle encore la barre des 2 millions, alors que les emplois non pourvus sont au moins 300.000 ? Si les candidats à l'emploi restent au chômage, c'est parce que les offres sont insuffisantes, ou qu'elles sont inadaptées à leur qualification et à leur expérience, indiquent une grande majorité (82 %) des personnes interrogées par le ministère de l'Emploi.






Les « faux chômeurs », c'est-à-dire ceux qui s'inscrivent à l'ANPE sans vouloir retrouver du travail, ne représentent pas plus de 2 % des demandeurs d'emploi. C'est l'une des nombreuses surprises que réserve l'étude sur les « freins à la reprise d'emploi », publiée hier par le ministère du Travail. Menée en mai 2007 auprès de 3.280 personnes (1), cette enquête ne fait pas forcément l'affaire du gouvernement, qui voit dans le renforcement du contrôle des chômeurs l'un des principaux moyens de parvenir au plein-emploi. Loin des idées reçues, il montre que les chômeurs sont prêts à de lourdes concessions pour retrouver le chemin du travail. Plus des trois quarts d'entre eux accepteraient un emploi inférieur à leur qualification. La moitié serait disposée à déménager. Un sur deux serait même prêt à signer un contrat de travail précaire ou à temps partiel si cela lui était proposé.

Comment expliquer, dès lors, que le nombre de chômeurs frôle encore la barre des 2 millions, alors que les emplois non pourvus sont au moins 300.000 ? Si les candidats à l'emploi restent au chômage, c'est parce que les offres sont insuffisantes, ou qu'elles sont inadaptées à leur qualification et à leur expérience, indiquent une grande majorité (82 %) des personnes interrogées par le ministère de l'Emploi.

Raisons financières

Les diplômés du supérieur sont d'ailleurs les plus nombreux à refuser les offres qui leur sont proposées. Un tiers d'entre eux ont été au moins une fois dans ce cas. C'est beaucoup plus que les bacheliers (26 %) et que les personnes n'ayant aucun diplôme (14 %).

Dans bien des cas, ce sont les raisons financières qui justifient ces refus. C'est, en tout cas, le motif le plus souvent cité, devant la « mauvaise situation géographique » et la « pénibilité du poste ». De fait, les personnes qui ont repris un emploi s'avèrent souvent déçues : quatre sur dix estiment que leur situation financière ne s'est pas améliorée un an après leur reprise d'emploi. La mise en place du « revenu de solidarité active », qui vise à rendre le travail systématiquement plus intéressant que l'assistance, semble donc plus que jamais d'actualité.

http://www.lesechos.fr


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