16/08/2007

Serge Dassault, ne connais pas le mot : déontologie

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LE MONDE
Un actionnaire "a le droit d'avoir un regard" sur son journal (Dassault)
16.08.07 | 15h51

Le propriétaire du Figaro, Serge Dassault, a réagi jeudi sur BFM à l'opposition de la rédaction des Echos à un rachat éventuel par LVMH, en estimant qu'un actionnaire avait "le droit d'avoir un regard" sur son journal, notamment sur son "orientation politique".

"Il y a une chose que les journalistes oublient, c'est que quand quelqu'un met de l'argent (dans un journal) ce n'est quand même pas pour laisser faire n'importe quoi", a déclaré l'industriel.

"Le propriétaire comme l'actionnaire a quand même le droit d'avoir un regard sur ce qui se passe, ne serait-ce que sur sa rentabilité et sur son orientation politique", a-t-il ajouté.

"Pourquoi un patron ou un actionnaire principal ne peut-il pas écrire dans son journal ce qu'il pense? Pourquoi la liberté de parole est aux journalistes et pas aux actionnaires", s'est-il interrogé, jugeant "pas normal de dire que les actionnaires n'ont pas le droit à la parole".

Les journalistes des Echos s'opposent à une éventuelle cession de leur titre à LVMH, estimant qu'une entrée dans le giron du groupe de luxe mettrait en péril leur indépendance éditoriale.

M. Dassault a assuré par ailleurs qu'il n'avait pas l'intention de vendre le Figaro, ni d'investir dans l'audiovisuel.

"Un journal comme ça me suffit amplement, la télévision c'est un autre métier, moi ce n'est pas mon métier", a-t-il dit.

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