06/02/2010

"J'aime etre pris pour un con" -> (Merci Edf Areva Afp)

Partager
PARIS (AFP) - Les groupes publics EDF et Areva ont annoncé vendredi un accord sur la gestion des déchets nucléaires, mais pas encore sur l'enrichissement d'uranium, deux semaines après avoir été convoqués par le Premier ministre François Fillon pour mettre fin à leur différend.




"Les deux entreprises signeront un contrat avant la fin du premier trimestre 2010", portant sur "le transport, le traitement et le recyclage des combustibles nucléaires usés", selon un communiqué commun.



En clair, après plusieurs semaines de conflit ouvert qui avait conduit Areva à suspendre le traitement des déchets d'EDF sur son site de La Hague (Manche), elles ont fini par s'entendre sur les "conditions d'application" d'un accord-cadre datant de 2008 et dont le montant est estimé à 800 millions d'euros.



EDF, premier électricien européen, s'engage notamment à augmenter, à compter de cette année, de 200 tonnes par an, à 1.050 tonnes, le volume de combustibles livrés à Areva, leader mondial du nucléaire.



Mais peine perdue sur l'autre volet du différend opposant les deux groupes depuis plusieurs semaines: pour l’enrichissement de l’uranium, ils "mettent tout en oeuvre pour aboutir rapidement à la conclusion d’un accord", ont-ils indiqué vendredi.



Dans ce cas, il s'agit d'établir un contrat pour la période 2011-2012, faute de quoi 500 emplois sont menacés dans l'usine Eurodif d'Areva au Tricastin (entre Drôme et Vaucluse).



Les deux géants publics avaient jusqu'à jeudi 4 février pour s'entendre sur ces deux points: c'est en tout cas le délai que leurs avait fixé François Fillon à l'issue d'une rencontre avec les deux patrons --Anne Lauvergeon pour Areva et Henri Proglio pour EDF-- le 20 janvier dernier.



"Faute de quoi l'Etat les obligera à s'entendre", avait précisé le Premier ministre.



Vendredi, il s'est "félicité" dans un communiqué de l'accord trouvé entre les deux groupes et s'est "réjoui" que les discussions sur l'enrichissement du combustible "aient pu reprendre et progresser". "Ces discussions devront aboutir prochainement à la conclusion d'un accord", a-t-il ajouté.



Cela fait plusieurs semaines que la filière nucléaire française affiche au grand jour ses divergences. Et si les rivalités entre Areva et EDF sont anciennes, elles ont atteint le mois dernier un niveau sans précédent, sur fond de querelle sur le leadership de la filière.



Elle avait notamment été ravivée par l'arrivée cet automne d'Henri Proglio à la tête d'EDF, qui avait aussitôt souhaité que son groupe redevienne le chef de file de la filière et qu'Areva soit cantonné au rôle de sous-traitant.



Des propos qui avaient obligé le gouvernement à intervenir. "Le leader, c'est l'Etat", avait notamment déclaré en novembre M. Fillon.



Le sujet est d'autant plus sensible que les deux groupes sont très interdépendants. EDF est le premier client de l'usine de La Hague, dont il représente 80% de l'activité. Areva, de son côté, fournit 68% des besoins d'EDF en amont du cycle nucléaire, notamment l'uranium à destination des centrales du groupe.



Or, depuis quelques années, EDF cherche à diversifier ses approvisionnements en combustible nucléaire auprès d'industriels étrangers, ce qui ne va pas sans susciter des tensions.



L'échec retentissant à Abou Dhabi, où les groupes français ont laissé échapper un contrat de 20 milliards de dollars pour la construction de quatre réacteurs, n'a rien arrangé, tous s'accordant à dire que la la division de la filière a joué un rôle majeur.



© 2010 AFP

.


un article propulsé par TORAPAMAVOA :

http://torapamavoa.blogspot.com/ Clikez LIRE LA SUITE ci dessous pour lire la suite de l'article...^^

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire