A LA UNE
11/03/2011
L'argent, l'argent...toujours
Revente d’une partie des foyers Sonacotra en France
de : Sonacotra
jeudi 10 mars 2011 (13h00)
Le petit livre d’André Ychée appelé " Logement, Habitat et Cohésion sociale : au-delà de la crise, quelle société voulons-nous pour demain? " (Ed. Mollet) cache sous un titre sibyllin des théories qui font frémir les salariés d’Adoma, chargés tous les jours de loger des gens d’une très grande pauvreté : jeunes sans famille, femme seules avec enfants, demandeurs d’asiles, immigrés, très vieilles personnes sans ressources, etc. Ce petit livre, rédigé par le Pdg de la SNI, société filiale de la Caisse des dépôts et Consignations, qui vient d’augmenter sa participation sous forme d’avance au capital d’Adoma (1), a été dédicacé par son auteur, le 8 mars dernier dans un club pour congressistes, près de l’Etoile. Les invités étaient triés sur le volet, attirés par l’idée d’une dérégulation du logement social. L’atmosphère était feutrée, les portes closes et gardées. Ayant appris par hasard cet événement , l’Intersyndicale d’Adoma a décidé de déléguer sur place un de ses représentants pour demander la dédicace du plan social de l’entreprise supprimant par la vente 7881 logements pour 2011 + 2887 logements pour 2012 et les postes de 266 salariés en CDI + 195 CDD non renouvelés, + 200 départs par an non remplacés, tant elle estime faire les frais des théories développées par par Ychée dans son livre et mis en application par la nouvelle Direction d’Adoma issue de la SNI . André Ychée imagine dans son livre fédérer les plus gros bailleurs de HLM pour faire fléchir l’Etat et modifier les lois qui empêchent actuellement ces professionnels de devenir des super- marchands de biens en surfant sur les prix ultra- élevés de l’immobilier (2) . Acheté à prix bas et construit à grand coup d’aide public, parfois vétuste mais bien situé au centre des villes, le parc social HLM vaut de l’or mais il coûte cher à entretenir d’autant qu’il faut le mettre aux normes. En contrepartie de la toute nouvelle liberté qu’André Ychée réclame pour gérer ce parc, l’homme propose de décharger l’Etat et les collectivités de leurs actuelles obligations de subventions et d’équité vis-à-vis des plus démunis. Il veut se recentrer sur les marchés porteurs des jeunes travailleurs et étudiants et préfère se taire sur les marchés des gens insolvables. La plupart des gens présents dans l’assistance ont opiné lorsqu’il a fait remarquer que les ressources étatiques et celles des collectivités locales allaient se tarir et que sa solution était la seule qui restait. André Ychée propose pour commencer de revendre chaque année 1% des logements HLM pour rénover le parc et emprunter afin d’acheter du nouveau foncier en contrepartie d’une liberté d’acheter et de vendre comme il l’entend les logements sociaux d’Adoma et de la SNI sur le marché de l’immobilier, actuellement en pleine bulle spéculative. Il propose d’accompagner cette politique d’une réduction des coûts de fonctionnement et de masse salariale. Alexandre TREHOUX s’est présenté à la séance de dédicace comme représentant de l’intersyndicale Adoma. Il lui a demandé comment il arrivait à "conjuguer logement social, l’actionnariat des bailleurs sociaux, et les missions auprès des plus démunis". Celui-ci a botté en touche en disant qu’il faisait allusion à Adoma mais qu’"Adoma était un cas spécifique". Il lui a mis le plan social sous le nez en rappelant qu’il y avait des salariés derrière les chiffres. André Ychée a interrompu la séance de dédicace prématurément et s’est éclipsé par une porte dérobée alors que les salariés criaient dehors " dédicacez-nous votre plan social, Monsieur Ychée". Les manifestants ont été pris en photo par les renseignements généraux. Une vidéo de la scène sera bientôt mise en ligne sur You tube, nous vous en enverrons le lien. Jeudi prochain, 10 mars, les négociations sur l’accord mobilité/ GPEC reprennent. L’intersyndicale a décidé de caler le calendrier de ces négociations sur l’obtention du rapport d’expertise commandé par le CE, pour avoir des éléments objectifs. Elle est convaincue que la direction d’Adoma/SNI va essayer de s’exonérer d’un plan social en traitant les départs sur la base du volontariat et de la mobilité, sans aucunes garanties pour les salariés.
(1)* Groupe SNI et le 1% logement/Action logement ont fait une avance sous forme de prêt à Adoma 25 million d’euro chacun rémunéré à 2% d’intérêts. Cette avance rémunéré à un taux supérieur au taux du livret A peut être récupéré par la SNI et le 1% logement ou se transformer en capital quand l’Etat les autorisera à devenir actionnaire majoritaire d’Adoma !
(2)* Ces propositions sont inspirées du libre blanc de l’UMPI (Union nationale des propriétaires immobiliers), sorte de Medef de l’immobilier. Elles ont été rendues publiques en 2008 et remises au Président Nicolas Sarkozy
COORDINATEUR INTERSYNDICALE Maamar CHABI DSC. CFE/CGC Tél/ 06.11.52.76.07. COMMUNICATION : CFDT : Muriel LALLEMAND 06.14.25.45.21 / SUD : Alexandre TREHOUX 06.12.74.65.31 CGT : Evelyne BREST 01.40.61.44.69 / FO : Franck BEN-LACEN 06.27.15.87.27
De : Sonacotra
jeudi 10 mars 2011
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11/02/2010
Expulsion de nuit sous la neige avec un bulldozer (Bagnolet)
2010...Bulldozer...
"Expulsion dans un immeuble de Bagnolet, rasé au bulldozer
L'association «Droit au Logement» parle «d'environ 80 habitants et quelques enfants expulsés au bulldozer».
Un immeuble appartenant à la mairie de Bagnolet (Seine-Saint-Denis), dans lequel vivaient de 22 à 80 personnes selon les sources, a été évacué par la police mercredi matin et détruit au bulldozer.
L'immeuble, dans lequel squattaient 20 hommes et deux femmes, a été détruit au bulldozer pour éviter leur réinstallation, a indiqué une source policière à l'AFP. L'association Droit au logement (DAL) parle quant à elle «d'environ 80 habitants et quelques enfants expulsés au bulldozer».
09/11/2009
La carte interactive de la loi SRU
La carte interactive de la loi SRU :Au moment où le gouvernement s'apprête à assouplir la loi SRU qui impose 20% de logement sociaux, alors que la France a déjà été condamnée par le Conseil de l’Europe pour sa politique du logement social désastreuse, il faut, plus que jamais, mettre la pression sur les maires pour imposer ces 20% de logement sociaux.Le gouvernement OFF vous propose une carte interactive de l'application de la loi SRU. Beaucoup trop de rouge (moins de 10%) et d'orange (moins de 20%) sur cette carte ! >>
http://www.facebook.com/l/b65e7;www.gouvernement-off.fr/spip.php?page=carteSRU
LOI BOUTINLa loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, dite loi Boutin, qui s’apparente davantage à un empilement de mesures techniques, ne traduit en rien la volonté affirmée par le gouvernement de changer radicalement les logiques que sous-tend la politique du logement. Dans un contexte de progression de la précarité dans notre société, cette loi ne répond pas à l’ampleur de la crise. Elle constitue même par certains égards une régression par rapport au droit au logement.>> http://www.facebook.com/l/b65e7;www.gouvernement-off.fr/spip.php?rubrique49*
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31/10/2009
Jeudi Noir occupe l'hôtel de la marquise de Sévigné

«A tous ceux qui semblent croire que Tout va très bien madame la Marquise» sur le front du logement, l'association Jeudi Noir fait un pied de nez. Pour marquer le début de la trêve hivernale des expulsions locatives, une quarantaine de militants occupent ce samedi l'hôtel particulier du XVIIe siècle, où est née.
.. la marquise de Sévigné, situé place des Vosges, dans le IVe arrondissement parisien.
«A tous ceux qui semblent croire que Tout va très bien madame la Marquise» sur le front du logement, l'association Jeudi Noir fait un pied de nez. Pour marquer le début de la trêve hivernale des expulsions locatives, une quarantaine de militants occupent ce samedi l'hôtel particulier du XVIIe siècle, où est née.
.. la marquise de Sévigné, situé place des Vosges, dans le IVe arrondissement parisien.
L'association a coutume d'attirer l'attention sur la crise du logement par des occupations symboliques de bâtiments aussi vastes que vides. Elle a choisi ce lieu appartenant à société civile immobilière (SCI) parce qu'il est «inoccupé depuis 1965 et régulièrement rénové pour rien», explique Julien Bayou, un militant de Jeudi Noir, un nom choisi en référence à la journée du Krach de 1929 à Wall Street. Une façon aussi pour le collectif de se reloger après avoir été invités à évacuer l'immeuble du 14 passage de la Bonne-Graine , dans le XIe arrondissement.
Trois ans de combat contre les loyers prohibitifs
Outre l'entrée dans la trève des expulsions, Jeudi Noir entend aussi marquer le troisième anniversaire de ses premières actions visant à dénoncer la cherté des loyers et la bulle immobilière. «Adoma (ex-Sonacotra) et la mairie de Paris tardent à concrétiser leurs engagements en matière de relogements», commente Jeudi Noir «alors que le ministère du logement et l'ambition d'en finir avec le mal-logement ont disparu avec Benoist Apparu», le secrétaire d'Etat au logement.
Présente sur les lieux «à titre personnel», Corine Faugeron, l'adjointe au maire du IVe en charge de l'économie solidaire, a regretté que l'on soit «incapables de loger nos étudiants sauf les plus fortunés». Stéphane Roques, un jeune travailleur, a estimé «scandaleux que des bâtiments pareils soient vides, habiter ici même cinq jours, ça permettrait de dormir au chaud».
afp
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05/02/2009
Boutin: le gel des loyers est une «fausse bonne idée»

La ministre du Logement craint que cette proposition de l'association de consommateurs CLCV ne se traduise par une baisse des logements disponibles.
***
Le gel des loyers, réclamé par l’association de consommateurs CLCV, est une «fausse bonne idée» estime ce matin la ministre du Logement, Christine Boutin.
«Ça n’encourage pas les propriétaires à mettre leurs biens sur le marché, et donc les biens n’étant pas mis sur le marché, on ne peut pas loger les gens», a déclaré Christine Boutin sur RMC/BFM TV. «Il faut arrêter d’opposer les propriétaires et les locataires. (…) Le gel des loyers c’est un très mauvais signal envoyé vers les propriétaires. Les rares qui en ont fait l’expérimentation en sont très vite revenus, car cela gelait l’ensemble des disponibilités de logement.»
L’association Consommation, Logement et Cadre de Vie a en effet réclamé lundi le «gel» des loyers en 2009, qui ont selon elle augmenté de près de 60% depuis 10 ans.
«Aujourd’hui, la part du budget que consacrent les ménages pour se loger atteint en moyenne 25% avec des réalités bien supérieures pour les plus modestes».
Or, pour l’association, «le contrecoup de la crise économique sera sans nul doute désastreux pour certains locataires déjà en situation difficile». «Il est du devoir des pouvoirs publics d’anticiper cette situation et de prendre des mesures d’urgence visant à prévenir des situations où de nombreux locataires, de bonne foi, connaîtront des retards de paiements», indique la CLCV.
Aussi la CLCV demande «la mise en place d’une véritable Garantie du Risque Locatif (GRL) universelle et mutualisée au bénéfice tant des bailleurs que des locataires».
(Source AFP)