16/01/2008

Subject: violences policières

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De : RESISTONS ENSEMBLE
Témoignages : la journée du 11/01/2008

Quand le gouvernement prend en otage des citoyens Français

Vendredi 11 janvier 2008 : Nicolas Sarkosy vient en personne faire ses voeux aux fonctionnaires de Lille,

accompagné par quasi-tout son gouvernement.

Des citoyens Français décident de manifester leur mécontentement vis-à-vis de la politique du gouvernement

et gâchent leur grâce matinée en se levant de bonne heure pour pouvoir être là avant que tout le

monde ne parte (à 13h)

Mais là, ils ont commis une faute grave : -Tout rassemblement de plus de 3 personnes est interdit

! En plus, ils ont manifestés contre la LRU…

Diable, bien sûr, c’est pour la sécurité de notre président, quelque peut paranoïaque, qu’on a bouclé la

ville et interdit tout rassemblement (je précise d’ailleurs que pour tirer une roquette sur une voiture, faut

pas être plus de…1)

Les citoyens Français s’opposant au régime en place sont encerclés par l’équivalant de 2 cars de policiers

armés (boucliers, gaz lacrymogènes, et tout le nécessaire…), soit 20 policiers pour 3 voir 5 manifestants

Le nombre d’interpellés augmente, par groupe de 4 ou 5, ils arrivent au commissariat où ils sont parqués

tous ensembles sous un porche, derrière des barrières.

Les clowns du CAC 40 (Ch’tite Armée des Clowns) ne tardent pas à rejoindre le groupe, leur apporter un

peu de bonne humeur…

Le nombre de bestiaux parqués s’élève à 47. Ils passent à la fouille, un par un.

Fouille complète, dans un commissariat c’est déshabillage et fouille du

rectum. (ce qui a choqué certaines personnes, des lycéen-e-s)

(simplement parce qu’on a manifesté…) et bien sûr fichage ADN

Les citoyens Français fouillés, souillés, parqués comme des moutons, restent là plusieurs heures, pour seul

motif qu’ils s’étaient rassemblés, et manifestés avant.

Une citoyenne est épileptique. Le stress subit, les mauvaises conditions de traitement la

conduisent à faire une crise, les policiers refusent de la traiter. Elle fait une crise. Ils la jettent

à terre. La y maintiennent. Elle se calme, et peut rentrer chez elle avec son compagnon.

Mais la tension est palpable, et les policiers menacent les interpellés de les gazer, les claques fusent : on se

calme, et on chante des slogans pour que les camarades au dehors nous entendent.

Finalement, après plusieurs heures, les citoyens Français de l’opposition sont libérés.

A l’extérieur, une centaine de personnes les attendent, par solidarité

La législation Française dit que « L'officier de police judiciaire mentionne, dans un procès-verbal, les motifs qui justifient

le contrôle ainsi que la vérification d'identité, et les conditions dans lesquelles la personne a été présentée devant lui, informée

de ses droits » et « Ce procès-verbal est présenté à la signature de l'intéressé.» La police chargée de faire

respecter la loi ne la respecte pas… (sur ordre de qui ?)

Jusqu’à quand allons nous subir cette répression ? Nous laisser

parquer ? La Corse se lève, levons nous avec!

Un lycéen engagé, solidaire de ses camarades interpellés.





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