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22/02/2013

Battu à mort dans un commissariat d’Anvers

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.Les caméras de surveillance ont enregistré le calvaire qui a coûté la vie à Jonathan Jacob
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ANVERS Cela ne se passe pas en Russie ou en Syrie mais dans un commissariat de police d’Anvers. Les caméras de surveillance ont filmé l’intervention brutale des membres d’une équipe spéciale d’intervention à l’encontre d’un détenu, un jeune homme d’Affligem (Brabant flamand).
Jonathan Jacob, âgé de 26 ans, a été frappé si sévèrement qu’il y a perdu la vie.
Ces images ont été rendues publiques hier soir sur la chaîne de télévision flamande VRT. L’émission Panoramaintitulée La procédure perturbée (De gestoorde procédure) décrit les derniers moments de ce jeune homme. Son histoire est la suivante : gravement dépendant de la drogue, il posait beaucoup de problèmes à ses parents. Le 5 janvier 2010, il est parti de chez lui. Le lendemain matin, titubant, il fut intercepté par un combi de police à Mortsel, dans la banlieue anversoise. Les agents l’ont interpellé, l’ont fait examiner par un médecin et ont songé à le placer dans une clinique psychiatrique à Boechout. Mais à ce moment-là, tout dérape. Jacob devient furieux, commence à insulter et à frapper les agents, si bien que le directeur de l’établissement refuse de l’accueillir.
Une décision que l’ancien juge de paix Jan Nolf trouve incompréhensible face aux caméras de la VRT. “C’était un ordre. Il devait être exécuté.” Mais l’association des médecins psychiatres voit les choses autrement. “Le temps des ordres, c’est fini depuis la guerre.”
Les agents ramènent donc le forcené au commissariat, le temps de le présenter le lendemain à l’institution. Cette fois encore, l’entreprise échoue.
Le parquet ordonne aux agents d’enfermer à nouveau l’homme dans une cellule et de faire venir un médecin pour lui administrer un calmant. Mauvaise décision, selon les psychiatres, “car on ne savait pas ce que cet homme avait déjà avalé !”
En principe, à la troisième présentation, la clinique n’était plus en mesure de refuser le patient turbulent.
Du moins, telle est l’explication des agents car le magistrat de garde niera plus tard leur avoir donné de telles injonctions.
Pendant ce temps, Jonathan Jacob, qui s’était déjà déshabillé dans le combi, fut mis dans une cellule du commissariat de Mortsel, entièrement nu. Mais en attendant le docteur, comme il semblait dangereux de brandir une seringue devant un homme prêt à tout, les agents font appel à une équipe spéciale d’intervention. Une équipe de choc prête à intervenir en permanence pour les cas les plus difficiles.
Ce qui ne semble pas vraiment le cas ici avec un homme nu et désarmé dans une cellule de 1,38 mètre sur 2,06 mètres!
“Ce sont les Rambo de la police locale d’Anvers , explique Peter Callebaut, l’avocat de la famille Jacob. Et ils ont fait honneur à leur réputation.” C’est ce qui apparaît en effet des images diffusées hier.

L. N.
© La Dernière Heure 2013
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21/02/2013

Steack à chier : la composition ...

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 Mais de quoi est fait ce steak haché de bœuf ?


Viande hachée de boeuf chez un boucher de Londres, le 13 février. (REUTERS/Toby Melville)
Le bœuf haché était du cheval. Certes, maisderrière cette fraude – symptomatique d'une industrie agro-alimentaire qui semble avoir perdu de vue la qualité des produits qu'elle vend, et le respect des consommateurs à qui elle les vend, et ce à un niveau européen –, ne suffit-il pas de regarder ce que contient un steak haché de (vrai) bœuf, acheté dans un supermarché, pour ressentir un dégoût salutaire ?
Rue89 a tenté l'expérience, en retraçant l'itinéraire d'un bifteck haché, de la ferme au rayon frais. Première étape, l'animal vivant. Né quelque part en France, sans qu'il soit possible de connaître plus précisément le lieu où il a vu le jour, le bœuf que l'on destine à finir en steak haché n'était certainement pas des plus fringants. "Ce sont plutôt les vieilles vaches qui partent en steaks hachés, des animaux qui sont en bout de course, usés par la production ; dans notre jargon on appelle ça des 'tréteaux'", explique un éleveur normand au site d'information.
Le bovin est ensuite acheté par un négociant, qui le revend à un abattoir, dont le niveau d'exigences varie, suggère Rue89, selon sa taille. "Moi j’ai le temps de faire mon travail et de vérifier. Les industriels eux, s’ils ont 200 carcasses à inspecter, c’est plus compliqué...", note un boucher travaillant dans un abattoir.
C'est à ce moment qu'intervient le fameux minerai, qui sert de matière première au steak haché : "Quand on désosse un morceau de viande, il y a toujours des petits morceaux qui ne sont pas présentables, c’est broyé et on les met dans les steaks hachés : c’est ça, le minerai", explique le même boucher.

FLAGRANT DÉLIT D'OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE

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FLAGRANT DÉLIT D'OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE et SAUVETAGE D'UN LECTEUR DVD : 

j'ai acheté un lecteur DVD Philipps à 3€ chez Emaüs, pas naïf, je me doutais qu'il ne fonctionnerait pas.
Effectivement, en le branchant rien ne se passe, à part le bouton "Stand By" qui clignote vaguement.
Je démonte et repère le coupable : un condensateur dans la carte d'alimentation est fusé (à gauche sur la photo, le sommet fait une bosse alors qu'il doit être plat). Dans cette partie, les courants avoisinent 12Volt alors que le condensateur n'en supporte que 10 !
Logique qu'il finisse par rendre l'âme.... puisqu'il est là pour ça.
Je me rends chez un vendeur de composants électroniques, achète un nouveau condensateur capable d'encaisser 16Volt, remplace l'ancien par le neuf et 2 soudures plus tard, mon lecteur DVD fonctionne comme au premier jour.
Ah, au fait, le condensateur neuf m'a coûté 80 centimes....


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13/02/2013

Le sarcophage de Tchernobyl se casse la gueule..

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.c'est tout de meme une honte que ça se casse la gueule... Le chantier du sarcophage de Tchernobyl, le 17 septembre 2007.
Le chantier du sarcophage de Tchernobyl, le 17 septembre 2007. | AFP/GENIA SAVILOV

Une destruction partielle des murs et du toit de l'enceinte de confinement du réacteur4 de Tchernobyl (Ukraine) est survenue mardi 12 février, selon le service de presse de la centrale, cité, mercredi matin, par le journal La Pravda et l'agence de presse Ria Novosti.

Les dégâts, touchant une surface de 600 m2 et provoqués par l'accumulation deneige, ont affecté un bâtiment annexe du réacteur. Selon le service de presse de la centrale, "les constructions en question ne constituent pas une partie substantielle de l'enceinte de confinement" et "aucun changement de la situation radiologique n'est détecté". L'effondrement n'aurait pas fait de victime.
Contacté par Le Monde, le groupe Bouygues, l'un des actionnaires de Novarka, le consortium européen chargé de construire une nouvelle enceinte de confinement autour du réacteur, reconnaît qu'un "incident" a eu lieu sur le site mardi. "A peu près dix mètres de toiture d'un bâtiment abritant des turbines de l'ancien réacteur numéro 4 se sont effondrés, apparemment à cause du poids de la neige, explique une porte-parole du constructeur. Mais il s'agit d'un bâtiment conventionnel, qui ne dégage pas de rayonnement en soi."

06/02/2013

14 projets qui s’apprêtent à embraser le climat // (Greenpeace)

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Qui détient le détonateur de la bombe climatique ?

Mines de charbon à ciel ouvert en Australie ou en Chine, sables bitumineux au Canada, projets pétroliers fous en Arctique ou au large du Brésil…

Dans un nouveau rapport, intitulé Point of No Return, Greenpeace a identifié 14 projets avec lesquels l’industrie fossile s’apprête à embraser le climat. Ces projets rejetteraient chaque année 6,34 gigatonnes de CO2 dans l’atmosphère. Pour vous donner une idée de grandeur, cela représente des émissions annuelles supérieures à celles des États-Unis.

02/12/2012

Prison ferme à notre dame des landes

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Un opposant au projet d’aéroport, interpellé lundi sur une barricade, a été condamné mercredi à 10 mois de prison dont 5 avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes. Il était jugé en comparution immédiate pour « violences avec usage ou menace d’une arme suivie d’incapacité inférieure 8 jours », « port prohibé d’arme de sixième catégorie » (une arme blanche), « participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifiée ». Il a été immédiatement écroué.

Selon l’AFP, il avait blessé, avec une masse reliée à une laisse, un gendarme déguisé en manifestant, pour procéder à des interpellations lors de l’évacuation d’une barricade. « Ils étaient passés précédemment à la Vache Rit, [un des lieux de rassemblement des opposants], pour demander des renforts pour les barricades. Sur place ils ont lancé des projectiles avant de saisir des manifestant(e)s au moment de la charge des gendarmes mobiles », affirment les opposants sur leur site internet, « Zone à défendre ».

Deux autres opposants ont été condamnés à six et deux mois de prison avec sursis pour « violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité », « rébellion », « port prohibé d’une arme de sixième catégorie » et « participation avec arme à attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifiée ».

500 euros avec sursis pour refus de prélèvement AND ont été prononcés contre un des condamnés ainsi que deux peines d’interdiction de séjour en Loire-Atlantique pendant 2 ans.

Un autre militant a été relâché sans poursuite, tandis qu’un dernier sera jugé en comparution immédiate sous X, ayant refusé de donner son identité, selon le site des opposants.


Arrestation à Notre-Dame-des-Landes, lundi 26 novembre 2012.
AFP / Jean-Sebastien Evrard

29/04/2012

Rififi à Quimper !

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26/04/2012

Certains policiers outrepassent le Droit

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.Je ne discute pas du fond, la Justice fera ou pas son boulot, mais Guéant ne disait -il pas " on n'occupe pas l'espace public comme ça" en parlant des Indignés, là ce sont des policiers en uniformes payés par nos impôts, utilisant des voitures payées par nos impôts, cramant de l'essence payée par nos impôts, qui dans une manifestation non déclarée à la préfecture, bloquent la circulation (c'est un délit) en plus,ils reçoivent les encouragements du parti présidentiel et de leur ministre.La France est un pays où par endroit ou selon ses activités on croise beaucoup de policiers, mais avec ce genre d'évènement on pourra bientôt parler d'état policier, ATTENTION ! LA LIMITE EST ATTEINTE. http://fr.news.yahoo.com/gu%C3%A9ant-prend-d%C3%A9fense-policier-mis-examen-085243617.html
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23/03/2012

Kelkal/ Merah: parallèle, 17ans de perdus

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.MEDIAPART
Une histoire française
22 MARS 2012 | PAR FRANÇOIS BONNET


Mohamed Merah n’est donc pas le monstre barbare surgi de nulle part, soudaine incarnation d’un terrorisme islamique Al Qaïda abstrait, quand il n’est pas fantasmé. Les premières informations sur cet homme, qui a revendiqué haut et fort, selon la police, les tueries de Toulouse et de Montauban, disent tout autre chose. Elles racontent une histoire française. Elles nous disent ce que peut devenir notre société et ce que peuvent être des responsabilités publiques.

Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes (lire ou écouter, par exemple, la chronique politique, ce jeudi sur France Inter, ou l'éditorial de Libération, mercredi) veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. L’assassinat d’enfants juifs, de militaires, l’attaque d’une école ne sont pas qu’un fait divers dont l’exceptionnelle singularité interdirait toute mise en contexte. Bien au contraire, il entre de manière dramatique en résonance avec un pays en crise et fracturé.

Les premiers éléments disponibles sur le tueur et son itinéraire rappellent très fortement une autre histoire française, celle de Khaled Kelkal, l’un des responsables de la vague d'attentats commis en France en 1995. Il fut tué en septembre de la même année par des gendarmes dans des conditions controversées, une mort filmée en direct par une caméra de France2. Dix-sept ans plus tard, le parallélisme est troublant (jusqu’à l’assaut du RAID et la mort de Mohamed Merah), comme si à la France déchirée de 1995 faisait écho une France de 2012 encore plus dégradée.

Mohamed Merah, jeune Français de 23 ans, a grandi dans une cité populaire de Toulouse, décrite aujourd’hui comme un de ces quartiers en crise, oublié de la puissance publique. Khaled Kelkal, Algérien, avait 24 ans en 1995 et avait été élevé dans une cité de Vaulx-en-Velin, ville en perdition à la fin des années 1980. Il est considéré comme l’un des principaux organisateurs des attentats commis durant cet été 1995, dont le plus spectaculaire fut l’explosion provoquée dans une rame de RER à la station Saint-Michel (huit morts). Il serait aussi à l'origine de l'explosion d’une voiture piégée, le 7 septembre, garée devant une école juive de Villeurbanne. Par miracle, elle n’avait fait aucune victime, la minuterie de la bombe s’étant déréglée.

Kelkal avait choisi de basculer dans le terrorisme islamiste, pour finir recruté par le GIA qui tentait alors d’exporter en France la guerre civile algérienne et les massacres de masse. Merah est entré, selon les mots du procureur, dans un processus « d’autoradicalisation salafiste atypique » pour, après deux séjours en Afghanistan, finir en tueur fanatique solitaire.

À la différence de Mohamed Merah, semble-t-il, Khaled Kelkal avait réussi des études qui l’avaient mené au lycée de la Martinière, à Lyon. Il n’a pu aller plus loin, sombrant dans une délinquance ordinaire faite de voitures volées et de braquages qui devaient le conduire en prison pendant deux ans, de 1990 à 1992. Mohamed Merah, selon le procureur, a, lui, empilé les condamnations devant la justice pour mineurs, pour vols, violences, avant de faire dix-huit mois de prison.

L'itinéraire de Khaled Kelkal
La monstruosité des crimes commis par Mohamed Merah n’a rien à envier à ceux perpétrés par Khaled Kelkal. Pourtant, en 1995, la mort de Kelkal allait provoquer un intense débat sur l’itinéraire de ce jeune immigré, né à Mostaganem, arrivé en France en 1973 et élevé dans un de ces nombreux « quartiers de relégation ». Débat alimenté par un témoignage hors normes de Khaled Kelkal lui-même : Le Monde publiait en effet, quelques jours après sa mort, un long entretien réalisé par un chercheur allemand en sciences sociales et politiques, Dietmar Loch, avec le jeune homme. L’entretien avait été fait le 3 octobre 1992 dans le cadre d’une recherche de terrain sur les politiques publiques menées à Vaulx-en-Velin.


Khaled Kelkal y retraçait son parcours, le parcours de l’impossible intégration d’un jeune homme dans la société, comme dans un lycée de Lyon où il ne « trouvait pas sa place », phrase qui revient sur beaucoup d'autres sujets. L'«énorme mur» qui sépare la banlieue et la ville de Lyon, les discriminations sociales et raciales… Khaled Kelkal raconte alors l’histoire ordinaire d’un jeune des quartiers. Et Dietmar Loch estime pour sa part que «Khaled Kelkal parle pour la jeunesse de Vaulx-en-Velin. Khaled Kelkal était un Franco-Maghrébin qui cherchait la reconnaissance et la dignité et ne les a pas trouvées».

Cette publication devait déclencher une violente polémique tant elle se révélait dérangeante : comment donner ainsi la parole à un terroriste, et interroger la société et les politiques, leurs responsabilités dans cette errance criminelle ? Le débat s’est pourtant développé. Jacques Chirac se rendait à Vaulx-en-Velin. Les acteurs de la politique de la ville étaient sommés de répondre, les responsables politiques s’en saisissaient. Eric Raoult, alors ministre de la ville, annonçait un «programme national d'intégration urbaine», première étape du Plan Marshall pour les quartiers promis par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle, et jamais mené à bien.

Maires, responsables associatifs, acteurs locaux se sont alors interrogés. Et la presse a relayé une vaste réflexion sur les banlieues, l’intégration, l’égalité des chances. Le contexte de 1995 s’y prêtait. Pour une raison simple : l’avenir des quartiers populaires, des quartiers d’immigration comme des ghettos ethniques fabriqués était alors encore un enjeu central du débat public.

Quelques années avant, en 1991, le conseiller d’État Jean-Marie Delarue (qui est aujourd’hui chargé du contrôle des lieux d’enfermement, comme Mediapart s’en est fait largement l’écho – lire ici et là ou dans ces extraits de documentaire) publiait une étude sur les politiques de la ville et de développement social qui allait relancer les réflexions : son livre, La relégation, passait au crible les lentes crises à l’œuvre dans la société. « Les quartiers sont partis à la dérive, silencieusement, dans la nuit », écrivait-il. Décrivant les confusions et incohérences de l’action publique, il mettait en garde sur les explosions à venir, concluant par : «Ces objectifs (ceux énoncés dans ce rapport – ndlr) ne seront pas atteints s’il n’est pas remédié aux désordres des politiques.»


Un autre exemple de l’attention et de la réflexion renouvelée qui marqua ces années fut, au moment de l’élection de 1995, quelques mois donc avant les attentats Kelkal, la parution d’un livre du sociologue Adil Jazouli, Une saison en banlieue, bilan d’un long travail d’analyse sociale mené par l’association Banlieuescopies. Dans sa préface, l’écrivain Tahar ben Jelloun résumait bien l’enjeu comme l’état de ces territoires et populations : «C’est une tragédie qui commence à balbutier devant nous ; elle se prépare et on sait qu’elle produira de l’incompréhension et du chagrin, qu’elle sera irriguée de sang et de paroles et qu’elle sera l’infini désespoir prêt à n’importe quelle aventure.»

Un « mal » plus large
Nous en sommes là aujourd’hui. Et il serait interdit ou obscène de s’interroger sur les « désordres des politiques », pour reprendre la formule de Jean-Marie Delarue ! Dix-sept ans plus tard, le pouvoir exécutif demande le silence, tout en improvisant une nouvelle rafale de projets de lois dites antiterroristes, alors même que les questions se multiplient sur un éventuel fiasco de dix jours d’enquête policière suivis de l’assaut du RAID.

« Nous devons être rassemblés et (ne devons) céder ni à l'amalgame, ni à la vengeance. Face à un tel événement, la France ne peut être grande que dans l'unité nationale », assure le président-candidat. Plutôt que cette union nationale de circonstance décrétée par un pouvoir exécutif en campagne électorale, il serait plus que temps de mettre en œuvre une vraie solidarité nationale. Et de substituer à une démocratie comme mise entre parenthèses, un véritable débat public.

François Bayrou ne s’y est pas trompé qui, le premier, dès lundi soir, a décidé de transformer son meeting de Grenoble en une « réunion de réflexion nationale ». « Le fait de montrer du doigt les uns et les autres en fonction de leur origine, c'est faire flamber les passions, et on le fait parce que dans ce feu-là, il y a des voix à prendre, déclarait à Grenoble, le candidat du MoDem. On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots qui roulent comme une avalanche et parfois tombent sur des fous. »

Qualifié d’« ignobles » par Alain Juppé, les propos de François Bayrou tombent au contraire à pic. Tout comme ceux de Jean-Luc Mélenchon ou d’Eva Joly qui rappelait, mercredi, qu’« il y a clairement eu des discours discriminants et stigmatisants de la part de Nicolas Sarkozy et de la part de Claude Guéant. Cela n'arrange rien. Je pense que nous sortons d'une période de cinq années où on a monté les Français les uns contre les autres ».

François Bayrou l’a répété ce vendredi matin sur RMC, évoquant un « mal » plus large : « Dans les cités, ce qui se passe autour de l'emploi, ce qui se passe autour de l'école, le fait que notre société n'arrive plus à intégrer ceux qui naissent sur son sol et (sont) souvent nés de parents nés eux-mêmes en France. » Il serait grand temps, pendant que Marine Le Pen brandit à nouveau l’idée d’un référendum sur la peine de mort, que les candidats ambitionnant d’incarner une alternance progressiste à cinq années de présidence Sarkozy se saisissent de ces questions. Pour remettre au cœur les politiques d’intégration. Pour faire des quartiers populaires la question centrale, quand elle est aujourd’hui ignorée. Pour réapprendre à ce pays à vivre ensemble quand tout est fait, depuis cinq ans, pour le diviser et organiser les exclusions.



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22/02/2012

Le printemps de Valence

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.L'Espagne se prend un coup de chaud après les violences policières contre des élèves à Valence, ce soir dans plusieurs villes des manifestations massives ont eu lieu.



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10/02/2012

Symbolique mais quand même

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.Les policiers grecs menacent les représentants de l'UE et du FMI
Reuters – il y a 10 minutes


ATHENES (Reuters) - Le principal syndicat de policiers en Grèce menace de réclamer des mandats d'arrêt contre les émissaires de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) imposant la mise en oeuvre de mesures d'austérité fortement impopulaires.
Dans une lettre dont Reuters a eu connaissance vendredi, la Fédération de la police grecque accuse ces représentants des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce de "chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale".
Cette lettre précise que l'une des personnalités visées est Poul Thomsen, le principal représentant du FMI en Grèce. La missive a aussi été adressée à Klaus Masuch, chef de la délégation de la Banque centrale européenne (BCE), et à Servaas Deroos, ancien inspecteur en chef de la Commission européenne en Grèce.
Cette menace est essentiellement symbolique puisque, soulignent des experts des questions juridiques, un mandat d'arrêt doit d'abord être émis par un juge. Cette initiative illustre cependant l'ampleur de la colère de la population grecque face aux baisses de salaires et aux coupes claires dans les budgets de l'Etat exigées par les créanciers internationaux de la Grèce.
"Comme vous poursuivez cette politique destructrice, nous vous prévenons que vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique", souligne le syndicat, qui représente plus de deux tiers des effectifs policiers de la Grèce.
"Nous vous prévenons que, en tant que représentants légaux des policiers grecs, nous allons émettre des mandats d'arrêts pour une série d'infractions légales (...) telles que chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale."
Un responsable syndical a cependant souligné que cette lettre constituait une manifestation symbolique de solidarité avec la population et que les policiers continueraient de lutter contre les débordements lors des manifestations.
Les policiers sont directement confrontés à la colère populaire qui se manifeste régulièrement à l'occasion de rassemblements devant le parlement à Athènes. Le slogan "Policiers, porcs, assassins" est régulièrement scandé ou inscrit sauvagement sur les murs.
Plusieurs milliers de personnes se sont à nouveau rassemblées vendredi à Athènes pour manifester contre de nouvelles mesures d'austérité entérinées par le gouvernement sous la pression des créanciers internationaux.
Lila Chotzoglou, Bertrand Boucey pour le service français
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03/02/2012

Victime du dispositif présidentiel

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.Une prof rate l'agrégation à cause du cortège présidentiel
Mots clés : Agrégation, Dijon, Mâcon, Nicolas Sarkozy

Par Fabrice Amedeo
Mis à jour le 02/02/2012 à 12:47 | publié le 02/02/2012 à 12:37 Réactions (488)

Nadia Lavoignat : «J'ai donc été éliminée d'un concours de la République par son garant lui-même».

Nadia Lavoignat demande réparation à Nicolas Sarkozy dont le cortège l'a empêchée de passer l'agrégation de sciences physiques.

Elle a écrit à l'Élysée pour demander réparation. Nadia Lavoignat, enseignante en sciences physiques au lycée Frédéric Ozanam de Macon, est arrivé 26 minutes trop tard le 26 janvier pour passer le concours d'agrégation qu'elle avait préparé pendant plusieurs mois.

Ce jour-là, elle avait pris son train à Mâcon pour se rendre au centre des examens de Dijon. Mais à la sortie de la gare, les choses se sont compliquées: son bus et les suivants ont tous été bloqués pour permettre le passage du cortège présidentiel. L'enseignante a fini par trouver un taxi mais est arrivée au collège où se déroulait l'épreuve à 9h38. Trop tard pour le concours qui avait débuté à 9h12.

Nadia Lavoignat a écrit dès le 27 janvier au président de la République pour réclamer «un dédommagement moral et même financier». «J'ai été éliminée d'un concours de la République par son garant lui-même, sans même avoir le plaisir de concourir», écrit-elle ainsi.

Un groupe s'est créé sur Facebook pour soutenir l'enseignante: «Le groupe qui soutient Nadia Lavoignat pour son agreg ». L'enseignante demande que ses frais de transports lui soient remboursés et estime qu'un dédommagement est légitime: l'obtention de l'agrégation aurait «valorisé» son salaire, estime-t-elle.


Par Fabrice Amedeo
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12/01/2012

Quel bordel !!

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.Après " qui nous protège de la Police?" qui nous protège de la police des polices?

Comment le "chantier" monté par l'IGS s'est retourné contre les policiers
| 11.01.12 | 10h46 • Mis à jour le 11.01.12 | 19h59




Bureau des affaires réservées, 14 h 55, le 30 mai 2007, à la préfecture de police à Paris. La porte s'ouvre avec fracas. L'inspection générale des services (IGS), la "police des polices" débarque, provoquant la stupeur des employés. Zohra Medjkoune et Dominique Nicot, deux agents expérimentés du service, doivent quitter leur bureau, escortées par les enquêteurs de l'IGS. Deux jours et une longue garde à vue plus tard, elles sont mises en examen pour "corruption" et "trafic d'influence" par la juge Michèle Ganascia.
On les accuse d'avoir indûment délivré des titres de séjour. Trois autres personnes sont ciblées par l'IGS, qui se fonde sur des écoutes téléphoniques : Bruno Triquenaux, administrateur civil, chef du bureau des affaires réservées, Christian Massard, officier de sécurité de l'ancien ministre socialiste de l'intérieur Daniel Vaillant. Et Yannick Blanc, le patron de la police générale à Paris, connu pour ses sympathies à gauche. Gros émoi au sein de la préfecture, les fonctionnaires sont suspendus. Et vite oubliés.

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>> Lire le portrait de Yannick Blanc, par les mêmes auteurs

Quatre ans et demi après, que reste-t-il de cette affaire ? Rien. Toutes les charges sont tombées. Seul flotte un parfum de scandale. Les cinq fonctionnaires ont compris qu'ils avaient été l'objet d'une manipulation policière. Il fallait avoir la peau du soldat Blanc, par tous les moyens. Ils se sont retournés contre l'administration, ont saisi la justice, qui leur a donné raison. Balayée, l'enquête initiale. Place aux investigations sur l'IGS et ses méthodes douteuses.

>> Lire aussi "La police des polices, au cœur d'un scandale judiciaire"

L'enquête de l'IGS avait débuté en janvier 2007. Et dès le 3 avril 2007, les policiers semblaient sûrs d'eux, assurant que M. Blanc était "parfaitement au courant de toutes les interventions et manœuvres de Mme Medjkoune". Quelques semaines plus tard, lors de leurs auditions, les suspects se défendent pourtant de toute implication dans le trafic de papiers, produisent des preuves, carnets de chèques, attestations, établissant qu'ils n'ont octroyé aucun passe-droit en échange de cadeaux. Rien n'y fait.

Dans une note adressée le 2 juin 2007 à Michel Gaudin, tout nouveau préfet de police nommé par Nicolas Sarkozy, le n° 3 de l'IGS, Claude Bard, aujourd'hui directeur du service, se montre très ferme: "Mme Medjkoune a reconnu avoir permis, de sa propre initiative et sans contrôle de sa hiérarchie, l'attribution de plusieurs titres de séjour à des clients d'un individu (…) en contrepartie de cadeaux et de sommes d'argent". Mme Nicot a droit au même traitement. Ces accusations reprennent les termes d'une synthèse d'enquête, réalisée par l'IGS le 1er juin 2007 et adressée au magistrat instructeur. Les mises en examen ont été décidées sur la seule foi de ce document.

Les deux femmes, le 7 juin 2007, font l'objet d'un arrêté de suspension, qui reprend exactement les arguments retenus dans l'enquête judiciaire par l'IGS. Pourtant, une procédure administrative ne peut se fonder sur des éléments judiciaires. Une anomalie de plus dans une affaire qui en est truffée…

LE FAUX RAPPORT DE SYNTHÈSE

Très curieusement, le 18 juillet 2007, MmeMedjkoune est visée par un second arrêté, signé par Michel Gaudin lui-même. Il y est cette fois ci simplement fait mention du fait que "Mme Medjkoune a été entendue" par l'IGS "sous le régime de la garde à vue". Il n'y a plus d'accusations précises. Encore moins d'aveux. Un revirement brutal, qui s'explique aujourd'hui… C'est que la synthèse présentée par l'IGS à la juge est mensongère.

Le cas de Mme Nicot est emblématique. Celle-ci, selon la synthèse de police, aurait "reconnu avoir favorisé à l'insu de sa hiérarchie" la délivrance d'un titre de séjour. Que découvre Me David Lepidi, son avocat, en consultant les procès-verbaux de garde à vue de sa cliente ? A la question d'un officier de police, elle répond, clairement : "Cette intervention a été envoyée à M. Blanc". Sa hiérarchie avait donc été avisée, contrairement à ce que prétend la synthèse policière.

Autre élément révélateur, elle aurait, selon l'IGS, "reconnu être intervenue dans la régularisation du dossier" d'un ressortissant japonais. En garde à vue, Mme Nicot a pourtant contesté cette accusation, assurant même "qu'il y a eu une intervention du cabinet du préfet. Je pense que ce devait être M. Gaudin". Mieux, à en croire la synthèse policière, la fonctionnaire aurait "reconnu" avoir agi ainsi "sur l'intervention" d'un commerçant, Simon C., soupçonné d'être au cœur du trafic.

Or, entendue en garde à vue, Mme Nicot a dit précisément le contraire, assurant n'avoir "jamais rien fait" en faveur de cet homme. Manifestement, les policiers n'ont pas relu leurs PV avant de rédiger leur compte rendu d'enquête… Les déclarations initiales de Mme Medjkoune ont subi le même sort, tronquées, gonflées dans le procès-verbal de synthèse.

C'est sur la base de ce document que les deux femmes ont pourtant été mises en examen, puis suspendues de leurs fonctions. Me Lepidi décide donc de saisir la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, estimant que des "faux en écritures publiques" ont été commis sciemment par les enquêteurs de l'IGS.

Car, dans la foulée de la suspension de ses deux collaboratrices, l'adjoint de Yannick Blanc, Bruno Triquenaux, est lui aussi placé en garde à vue, le 19 décembre 2007. Un nouveau procès-verbal de synthèse est rédigé par l'IGS, encore une fois adressé à la juge Ganascia. On y lit, sous la plume du commandant Jean-Pierre Delcher : "Concernant Yannick Leblanc [Blanc]: l'analyse des 123 dossiers saisis à la police générale fait apparaître que de nombreuses régularisations ont été opérées avec son aval, sinon sur ses instructions, en détournant la législation en vigueur ou pour la convenance personnelle de ses collaborateurs".

Entendu le 18 mars 2010, en tant que partie civile, M. Blanc a rappelé : "Un mois après la date de ce procès-verbal de synthèse, j'ai été limogé". Saisie de l'affaire, la cour d'appel rend, le 25 janvier 2011, dans l'indifférence générale, une décision spectaculaire. "Dispenser des informations juridiques à des usagers ne saurait constituer une infraction pénale", relève le président Patrick Desmure, un magistrat expérimenté.

La chambre de l'instruction ne "peut que s'étonner de l'ampleur des moyens procéduraux déployés", ajoute l'arrêt. Tant Mmes Nicot et Medjkoune que MM. Massard et Triquenaux sont totalement blanchis. Tous bénéficient de non-lieux, qui entérinent le fiasco judiciaire. Fait rarissime, la juge Ganascia est dessaisie, et c'est le juge Philippe Jourdan qui reprend l'enquête. Comment l'IGS a-t-elle pu commettre de telles fautes ? Le magistrat n'est pas au bout de ses surprises.

LES ÉCOUTES FALSIFIÉES

Il va, notamment, se pencher sur les retranscriptions des écoutes téléphoniques réalisées par l'IGS. Au tout début des investigations, deux services, l'Unité de soutien aux investigations territoriales (USIT) et l'IGS opéraient les mêmes interceptions.

Mais il semble que l'IGS ait choisi son camp. En effet, en écoutant les conversations du commerçant suspecté de vouloir corrompre des fonctionnaires, la police des polices note qu'il est de mèche avec des enquêteurs du 3e district de police judiciaire de Paris (DPJ). Simon C. promet à ses interlocuteurs, moyennant leur intervention pour faire sauter des contraventions, des produits de beauté, des portables… L'USIT relève, le 6 mars 2007 : "Vous aurez plein de produits de beauté pour toi et ta femme et pour Christophe et sa femme", lâche le suspect, en ligne avec un enquêteur du 3e DPJ.

Réponse du policier, retranscrite par l'USIT: "OK ben, c'est sympa, ça roule." Dans la retranscription de l'IGS, la réponse du fonctionnaire a disparu, remplacée par un laconique: "N'intéresse pas l'affaire en cours."

D'autres extraits très gênants pour le 3e DPJ sont ainsi caviardés. Or, il apparaît que des policiers du 3e DPJ se font fournir gratuitement du matériel téléphonique, qu'ils jouent les intermédiaires auprès de collègues pour rendre service au commerçant, etc.

Mais la cible de l'IGS, c'est le bureau des affaires réservées. Quitte à fabriquer des preuves. C'est ce qui ressort de l'audition, le 15 septembre 2010, de Jean-Pierre Delcher, alors à l'IGS, aujourd'hui retraité. C'est lui qui est censé avoir signé le procès-verbal de synthèse mettant gravement en cause, le 19 décembre 2007, Yannick Blanc. Que dit-il à la juge Jeanne Duyé, qui instruit la plainte de ce dernier? Que cette synthèse ne peut avoir été écrite qu'à partir de 23h45 puisqu'elle reprend les passages d'une audition réalisée tard dans la soirée.

Or, M. Delcher ne travaillait pas au-delà de 20 heures, en raison d'une grave maladie. En conséquence, il ne peut avoir rédigé ce document. M. Delcher précise à la juge : "Pour ce qui est de la signature, ce n'est pas la mienne. Ce n'est même pas mon 'gri-gri'. Ce n'est pas moi qui ai rédigé ce compte rendu. C'est monstrueux. J'ai l'impression que je me suis fait avoir…"

Les magistrats enquêtent : qui a pu rédiger cette synthèse ? "C'est un style rédactionnel de commissaire", pense savoir le policier. Qui rappelle la très forte hiérarchisation du service. "Les OPJ étaient totalement sous contrôle", avait déjà indiqué Pascal Collot, l'ancien adjoint de M. Delcher. "La phrase incriminant M. Blanc ne pouvait avoir été rédigée que sous le contrôle et avec l'approbation du directeur de l'IGS et de son adjoint, voire sous leur dictée", avait-il certifié à la magistrate.

Isabelle Sablayrolles, une fonctionnaire de l'IGS, n'avait pas hésité à parler de "censure", expliquant que "tout était relu à la virgule près". Jusqu'au commissaire divisionnaire Daniel Jacquème, actuel n° 2 de l'IGS, qui a eu cette réflexion troublante devant les juges, le 14avril 2010: "il fallait gérer politiquement la garde à vue de M. Blanc".

LE CARNET DE CHÈQUES DU PATRON DE L'IGS

Les juges remontent donc la chaîne hiérarchique. Après M. Jacquème, ils vont entendre, le 27 avril 2011, Claude Bard, patron de l'IGS depuis juillet2010. En effet, au cours de leurs investigations, les magistrats ont relevé l'intervention à l'IGS, en juin2007, d'un attaché de la préfecture de Lyon, mandaté pour analyser les pièces saisies au service des affaires réservées. Tout sauf un expert assermenté du droit des étrangers.

Stéphane Béroud débarque à l'IGS le 21 juin et le 31 octobre 2007. C'est Claude Bard qui est allé le chercher, en province, sur les conseils d'un ami, Christophe Bay, un ancien de la PP, ex-directeur adjoint du cabinet de Brice Hortefeux au ministère de l'intérieur. Alors n° 3 de l'IGS, Claude Bard va jusqu'à signer deux chèques de son compte personnel – de 230 puis 254,20 euros – afin d'héberger "l'expert" dans un hôtel à Créteil et d'assurer son couvert. Du jamais vu. "Je sais qu'il s'est posé le problème de frais", s'est justifié devant les juges M. Bard. Il aurait simplement voulu faire preuve de "courtoisie et délicatesse" en défrayant l'attaché de préfecture.

M. Bard, qui vit cette affaire comme "un écorché vif", dit-il, se défend d'avoir jamais "été instrumentalisé dans un quelconque dossier". Et il assure: "Je suis stupéfait de voir qu'à l'inspection générale des services on pourrait faire un faux". M. Béroud, qui a eu l'obligeance, peut-être par retour de courtoisie, de rendre en 2007 un avis très négatif sur les initiatives prises par les proches de M. Blanc, parlant de "fait du prince", pense avoir pu faire l'objet d'une manipulation de l'IGS. Mais "à mon insu, peut-être", admet-il le 6 mai 2010 devant les magistrats.

PERQUISITION CHEZ DANIEL VAILLANT

Les magistrats tentent aussi de comprendre les raisons de la mise en cause de Christian Massard, ex-officier de sécurité de Daniel Vaillant. Ce commandant de police a eu droit à une longue garde à vue le 31 mai 2007. Il a dénoncé, depuis, des violences volontaires sur sa personne : le tutoiement qu'on lui a imposé, l'interrogatoire subi alors qu'il souffrait d'un cancer de l'œil, la non-observation par l'IGS des recommandations des médecins, qui avaient enjoint les policiers de l'amener à un nouvel examen médical, le 1er juin 2007…

Pour ajouter à l'humiliation, on a même fait défiler son fils, pas encore majeur, devant sa cellule de garde à vue. Les magistrats ont enquêté sur la perquisition de son bureau, à la mairie du 18e arrondissement, le 31 mai 2007. Un Massard sans lacet, tenant son pantalon avec ses mains, honteux, planté devant son patron, le maire Daniel Vaillant. Les policiers ont déboulé sans s'annoncer dans le bureau de l'ancien ministre.

Entendu le 15 janvier 2010, M. Vaillant a relaté au juge son souvenir d'un Massard "au bord des larmes (…) Ils n'ont pris aucune précaution". L'IGS ira même jusqu'à fouiller l'ordinateur du chef de cabinet de M. Vaillant, en pleine période électorale. "Le poste du chef de cabinet a été perquisitionné alors que les officiers de sécurité ne s'en servaient pas", a déclaré aux juges la secrétaire du maire.

Les magistrats ont aussi entendu, comme témoins assistés, les préfets Pascal Mailhos, ex-patron des RG, ancien secrétaire général adjoint du ministère de l'intérieur, et Michel Gaudin lui-même. Ils s'étonnent que MM. Gaudin et Mailhos aient pu avoir connaissance des éléments de la procédure judiciaire et suspendre sur cette base les fonctionnaires des affaires réservées.

Le 1er mars 2011, des perquisitions menées par les juges place Beauvau ont permis de saisir les dossiers administratifs de MM. Triquenaux et Blanc. Ils contenaient des éléments judiciaires, au mépris de la séparation des pouvoirs.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Article paru dans l'édition du 12.01.12

05/01/2012

Le site traitant du suicide des policiers : Dead.

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. Je cite :
"Chers amis,
ce site a été tué par les hauts dirigeants de la "sécurité".
Il serait tout à fait naturel de se suicider lorsqu'on est policier, mais les collègues n'ont pas le droit de l'explix-"siter" :

http://www.policevictimes.com/ , on aurait le devoir de se réserver et de la fermer, sinon...
Les journalistes se taisent bien, eux, alors..."

 à suivre....
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04/01/2012

Comme c'est bizarre !

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.LESINROCKS
par Camille Polloni
le 03 janvier 2012 à 18:09

Accusés de dérapages variés sur les réseaux sociaux, 150 policiers anglais ont fait l'objet de poursuites disciplinaires. En France, la question s’est déjà posée mais ne trouve pas la même réponse.

Harcèlement, remarques désobligeantes, sexistes ou racistes : la direction de la police britannique a engagé des poursuites disciplinaires contre 150 policiers ayant dérapé sur Facebook entre 2008 et 2010. Deux policiers ont été révoqués, sept ont démissionné et d'autres enquêtes disciplinaires sont toujours en cours.

Un article de la Computer Business Review, repéré par Numerama, précise le contenu de certains messages. The Telegraph en fournit d'autres. En 2009, un officier du Hampshire a été révoqué à la suite d'un commentaire raciste sur Facebook. Un autre a connu le même sort début 2011 pour avoir insulté un collègue et harcelé une policière.

D’autres fonctionnaires ont divulgué les détails d’opérations de police, essayé d’entrer en contact avec des victimes et publié des photos inappropriées. La presse anglaise a obtenu ces informations en ayant recours à la loi d'accès à l'information, obligeant les administrations à leur fournir des données d'intérêt public.

01/01/2012

28 minutes a Villiers Le Bel, beau record d'apnée sociale Guéant !

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.Visite éclair de Claude Guéant à Villiers-le-Bel, le soir de la Saint-Sylvestre

LEMONDE.FR | 01.01.12 | 12h42


Claude Guéant rendant visite aux forces de l'ordre, à Paris, le 31 décembre 2011.


L'information est tombée tardivement : Claude Guéant, le ministre de l'intérieur, allait se rendre à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), le soir de la Saint-Sylvestre. Une visite à haute charge symbolique dans une ville emblématique de la crise des banlieues.

En novembre 2007, deux jeunes avaient trouvé la mort dans un accident de moto, percutés par une voiture de police. Deux jours de très violents affrontements s'en étaient suivis, faisant une centaine de blessés chez les forces de l'ordre.

On a imaginé, un instant, le successeur de Brice Hortefeux aux côtés de la brigade anti-criminalité (BAC), arpentant les quartiers de la ville à l'heure où la France réveillonnait. On a cru, devant la présence massive de micros et de caméras convoqués pour l'occasion, à une déclaration au sujet du policier conducteur du véhicule qui sera prochainement jugé.

De la mort de Moushin et Laramy et de toute cette affaire, il a, pourtant, à peine été question. Claude Guéant, cerné de journalistes, n'a eu que cette phrase sur les événements de 2007 : "Il y a eu un accident dans le passé. Il est symbolique que le ministre de l'intérieur vienne ici."

Le reste de la visite ne sera qu'une opération de communication savamment orchestrée. Le ministre saluant les 60 000 fonctionnaires mobilisés pour assurer la tranquillité du passage à la nouvelle année. Descendu peu après 21h15 de sa voiture, le ministre de l'intérieur s'est engouffré dans le commissariat de Villiers-le-Bel pour serrer quelques mains. En rang d'oignons, une dizaine de fonctionnaires le saluent. L'intérieur est sobre. Une affiche, épinglée au mur, propose de devenir "adjoint de sécurité". Une autre donne les dates d'ouverture et de fermeture de la chasse dans le Val-d'Oise.

Le ministre, hiératique, écoute Pierre-Henri Maccioni, le préfet, évoquer la baisse de la délinquance dans le département et cette visite du ministre "hautement symbolique" après les événements de 2007. Claude Guéant prend la parole et salue, à son tour, le "travail formidable fait dans cette commune pour faire reculer la délinquance".

Après un entretien éclair avec la famille d'une victime de meurtre et une nouvelle série de poignées de mains, le ministre est remonté dans sa voiture et reparti vers Paris. La visite symbole n'aura duré que 28 minutes.
Arthur Frayer
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20/12/2011

Gonflés les flics...

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En appel, les policiers menteurs d’Aulnay passent de la prison ferme au sursis

La cour d’appel de Paris a infligé hier des peines de six à dix-huit mois de prison avec sursis à sept policiers ayant accusé un homme à tort. Une décision plus clémente que les peines de prison ferme prononcées en première instance à Bobigny, qui avaient déclenché la colère des syndicats de police et du ministre de l’Intérieur de l’époque, Brice Hortefeux.

Les faits ? Le 9 septembre 2010, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le gardien de la paix Lyonnel Alidor est percuté par un véhicule de collègues après une course-poursuite. Ce fonctionnaire, blessé à la jambe, et ses pairs décident de mentir. Ils accusent des faits le conducteur de la voiture qu’ils chassaient et le placent en garde à vue pour tentative d’homicide sur fonctionnaire de police, crime passible de la perpétuité. De plus, trois d’entre eux le frappent. Les flics menteurs ont fini par se faire prendre. Quatre des condamnés sont interdits d’exercer toute activité dans la police durant trois et cinq ans.


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06/12/2011

Souvenez vous...ou apprenez...Malik Oussekine

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17/10/2011

Flic ET voyou, ça devient une habitude en Sarkozie

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.Squarcini, patron du renseignement français, mis en examen
ReutersPar Thierry Lévêque | Reuters – il y a 1 heure 18 minutes

Reuters - il y a 1 heure 1 minute

PARIS (Reuters) - Fait sans précédent dans l'histoire des services secrets français, Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a été mis en examen lundi dans une enquête sur des investigations occultes sur la presse, a annoncé son avocat Patrick Maisonneuve.

Poursuivi pour "atteinte au secret des correspondances, collecte illicite de données et recel de violation du secret professionnel", le suspect a reconnu les faits lors d'une audition de près de cinq heures chez deux juges d'instruction parisiens, tout en niant qu'ils constituent une infraction. Il n'entend donc pas démissionner, a dit l'avocat.

Bernard Squarcini, proche de Nicolas Sarkozy, est un des plus hauts fonctionnaires de police français. C'est l'actuel chef de l'Etat qui l'a porté à la tête de la DCRI, vouée au contre-espionnage et à la lutte anti-terroriste, et créée par Nicolas Sarkozy en fusionnant la DST et les Renseignements généraux.

Bernard Squarcini est mis en cause pour avoir obtenu d'un opérateur téléphonique, sous contrainte légale, les factures détaillées de téléphone ou "fadettes" d'un reporter du Monde, Gérard Davet, à l'été 2010.

Il s'agissait de connaître l'informateur du journaliste à l'origine d'un article concernant la procédure judiciaire visant l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt et mettant en cause Eric Woerth, alors ministre UMP du Budget.

Bernard Squarcini reconnaît ces faits mais parle d'un travail de routine ayant visé, selon lui, non pas la presse mais le fonctionnaire qui avait violé à ses yeux ses obligations en livrant un procès-verbal d'audition du dossier Bettencourt au reporter.

"M. Squarcini ayant assumé la responsabilité devant la juge des vérifications techniques qui ont été effectuées par ses services, M. Squarcini a donc été mis en examen", a dit Me Maisonneuve aux journalistes.

PÉCHENARD CONVOQUÉ

Selon lui, l'audition de quatre heures a consisté essentiellement en "un débat juridique". Les juges reprochent à la DCRI, selon l'avocat, d'avoir demandé et obtenu les "fadettes" sans avoir demandé, comme c'est obligatoire, l'avis d'une commission spécialisée.

"Il n'est pas question que M. Squarcini démissionne. Il y a une mise en examen sur une interprétation stricte d'une loi de 1991, nous discutons, nous contestons cette interprétation", a dit l'avocat.

Le Monde, qui a déclenché cette procédure, ne voit pas l'affaire du même oeil et estime avoir été victime d'un espionnage ordonné en haut lieu en raison du danger provoqué par ses articles pour l'Elysée.

L'informateur du Monde identifié par la DCRI, le magistrat David Sénat, alors en poste au ministère de la Justice, a été limogé et affecté à une mission sur la cour d'appel de Cayenne.

Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, supérieur de Bernard Squarcini et autre proche de Nicolas Sarkozy, a déjà admis avoir donné l'ordre concernant l'affaire en question.

Le 9 septembre, il a en effet dit à France Info : "J'ai demandé à la DCRI d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents sensibles, avait divulgué des informations confidentielles dans une affaire judiciaire en cours", a-t-il expliqué.

L'enquête menée par la juge d'instruction a cependant montré que les réquisitions de la DCRI visaient bien le téléphone du reporter du Monde Gérard Davet, ce qui semble être illégal, notamment du fait que le gouvernement a fait voter une loi en 2010 protégeant les sources des journalistes.

Il n'est pas possible légalement de rechercher les sources d'un média sauf cas "d'impératif prépondérant d'intérêt public", dit cette loi.

Frédéric Péchenard est lui-même convoqué par les juges d'instruction dans les prochains jours et pourrait donc aussi être mis en examen.

Dans un autre dossier instruit aussi à Paris et qui vise une autre enquête sur un article du Monde et Gérard Davet, le procureur de Nanterre Philippe Courroye, autre proche de Nicolas Sarkozy, est également menacé d'une mise en examen.

Edité par Patrick Vignal

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Communiqué COPWATCH NORD-PARIS IDF

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.Vu sur INDYMEDIA PARIS ILE DE FRANCE

Communiqué du COPWATCH NORD-PARIS IDF
samedi 15 octobre 2011


Ce Vendredi 14 octobre 2011, le tribunal de Grande Instance de Paris a décidé de répondre à la demande du gouvernement en proclamant l’interdiction du site Copwatchnord-idf.org. La police s’est senti victimisée ; et l’état tremblotant a suivi comme toujours la droite lignée donnée par ses fervents représentants sur le terrain et leurs syndicats. Cela a toujours été le cas historiquement, tant en terme de mesures sécuritaires contre une frange de la population ou lors de critiques ouvertes à l’encontre des forces de l’ordre. Cela ne nous étonne pas.

Il est dit que nous réalisons un "fichage" des forces de l’ordre, il nous a été posé la question de la reproduction des méthodes du gouvernement, des méthodes policières, et des allusions au fichier EDVIGE nous ont été faite. Si tant de rapprochement sont fait, c’est bien que ces méthodes posent questions quand à leur utilisation et finalité. Pour autant, nous affirmons de nouveau avoir établi des bases de données regroupant des informations sur membres des forces de l’ordre, qui de part leur statut représentent l’état et la "république démocratique", et sont donc des personnes publiques de part leur choix professionnel. Ces bases de données sont des outils au service des individus amenés à rencontrer ces personnes publiques ; outils leur permettant de savoir à quoi s’en tenir.

Contrairement au gouvernement, nous n’avons que faire de leur vie privée sauf lorsqu’il s’agit de liens avec les différentes composantes de l’extrême droite. Des liens bien souvent gênants pour le gouvernement et les membres des forces de l’ordre concernés directement ou indirectement. Des liens qui font de ces "représentants de l’état" des éléments dangereux à l’encontre de la population, comme cela a pu se voir à différentes reprises. Les dépots de plaintes liés à ces histoires n’ont étrangement jamais abouti à de telle réaction du gouvernement, ou des précédents.

De part ces bases de données, des membres des forces de l’ordre se seraient sentis "en danger", ainsi que leur famille, nous accusant de détruire des vies et d’inciter aux représailles. Paradoxalement, tous les jours, ce sont ces mêmes membres et leurs collègues qui participent à la destruction de nombreuses vies de personnes et de familles, notamment par une utilisation bien souvent zèlée des pouvoirs qui leur sont attribués. Nous avons entendu parler d’une "haine anti-flic" présente parmi la population, et que nous attisions paraît-il. Mais nous ne l’avons pas créée ; c’est les forces de l’ordre elle même, l’impunité dont elles profitent, et bien évidemment les décisions des villes, préfectures, ministères et autres instances gouvernementales de répression qui ont amené l’émergence et le développement progressif de ce sentiment. Nous ne l’exacerbons pas, nous l’avons peut être juste remis sur la scène publique et médiatique. Cela n’a visiblement pas amené le gouvernement à se poser des questions.

En outre, ce sentiment dit "anti-flic" que nous considérons davantage comme un ras le bol des abus quotidiens perpétrés et impunis, s’est traduit par de nombreux messages de soutien, mais aussi des témoignages qui nous ont été transmis. Les messages de soutien et témoignages seront prochainement diffusés sur le site dont le musellement reste à prouver et des témoignages prendront probablement d’autres chemins ; nous avons plus d’une carte dans nos mains.


Quoi qu’il en soit, malgré la censure désirée à l’encontre du site, il reste toujours accessible par des outils tel que Tor ou I2P, que nous conseillons à toutes et tous pour consulter le site et naviguer sur internet. Nous continuerons notre travail et notre lutte pour dévoiler ce que le gouvernement veut cacher par peur de dévoiler son vrai visage sécuritaire et fasciste. Nous sommes déterminés et ne lacherons rien.

Nous les identifierons un à un,

Leur impunité prendra fin.
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