.Vu sur DEMOSPHERE
lundi 30 avril 2012 à 19h
Lieu :Paris 1e
Devant la statue de Jeanne d'Arc
Place des Pyramides
Métro Palais Royal
1 rdv pour ce lieu
Appel à rassemblement
Contre le FN, ses idées et ceux qui les appliquent
Nous sommes des islamo-gauchistes qui se lèvent tard, faux-travailleurSEs, musulmanEs d'apparence, racailles, égorgeurSEs de moutons, assistéEs, confortablement avortéEs. Nous vivons sur le dos des contribuables, nous menaçons l'ordre public. Nous sommes des aberrations anthropologiques, nous vivons avec le cycle des saisons, nous ne sommes pas entréEs dans l'histoire. Nous ne sommes pas néEs hétérosexuelLEs, nous ne sommes pas attachéEs à la valeur travail, à la discipline, à la famille traditionnelle.
Si on fait les comptes des votes donnés à Le Pen, Sarkozy et Dupont-Aignan, ce sont 48 % des votantEs qui ont donné leur soutien à des partis qui prônent la haine des minorités. Nous sommes certes habituéEs à cette haine publique, ce repli sur soi que nous combattons ; mais de tels chiffres donnent le vertige.
Pour Sarkozy, « le FN est compatible avec la République », aussi compatible qu'une UMP qui a entériné un racisme, un sexisme et une homo-lesbo-biphobie et une transphobie d'Etat, une casse des services publics, des politiques répressives, qui a détruit les droits sociaux, les libertés individuelles.
Le progrès pour l'UMP, c'est utiliser la crise contre les malades, les étrangerEs, les immigréEs, les non-blancHEs, les gouines, les trans, les chômeurSEs, les précaires, les LGBT, les droguéEs, les putes, les prisonniErEs, les salariéEs, les étudiantEs, les retraitéEs, les femmes, et tant d'autres.
Soyons celles et ceux qui se battent, qui luttent pour nos conditions de vie et pour celles de touTEs.
Rejoignez-nous au pied de la statue de Jeanne d'Arc pour un die-in le 30 avril à 19h.
Parce que Le Pen, Sarkozy et Dupont-Aignan nous veulent invisibles, soyons là et ne nous laissons pas faire.
Rejoignez-nous aussi le 1er mai pour instaurer un rapport de force avant le 6 mai et après...
Act Up-Paris, Etudions Gayment, OUTrans, SOS-Racisme, STRASS...
http://blogs.mediapart.fr/edition/sida-battre-la-campagne/article/270412/contre-le-fn-ses-idees-et-ceux-qui-les-appliquent
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A LA UNE
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30/04/2012
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Sarkozy, Guéant, échec et mat
.Fahim Mohammad (photo Audoin Desforges)
LES INROCKS
Fahim, 11 ans, sans papier et champion de France d’échecs
28/04/2012 | 09h10
)
A 11 ans, Fahim Mohammad est en situation irrégulière et sans domicile fixe en France depuis 2008. Samedi 21 avril, il est devenu champion de France pupille d’échecs. Depuis, il aurait du intégrer l’équipe de France, mais pour participer à des tournois internationaux, il faut un passeport pour voyager.
Au rez-de-chaussée d’une tour de Créteil, dans le petit local du club d’échecs Thomas-du- Bourgneuf, un gamin vêtu d’un sweat à capuche est affalé sur le canapé. Fahim Mohammad dîne ici avec son père presque tous les soirs, plus rarement il y dort. Il vient surtout s’entraîner. Nura Alam, son père, pointe du doigt un amas de coupes perchées sur le micro-ondes marron et déclame, les yeux grands ouverts : “Champion Ile-de-France 2010, champion de Paris…” Faute de place, d’autres trophées campent dans l’arrière-salle. Fahim semble réservé, presque distant par rapport à tout ça.
Après quatre ans en situation irrégulière, à vadrouiller entre les hôtels sociaux, avec même un bref passage sous une tente, il a trouvé un peu de stabilité dans des familles proches du club. Samedi 21 avril à Nîmes, Fahim est devenu champion de France des moins de 12 ans. Comme il est scolarisé depuis trois ans en France, ce titre aurait dû lui ouvrir les portes de l’équipe nationale. Théoriquement.
“Ils ne voulaient pas que je joue aux échecs”
Fin 2008, Fahim et son père débarquent en France en avion “avec un passeur qui nous a repris ensuite les passeports”, se remémore-t-il. Ils ont fui le Bangladesh pour des problèmes politiques. “Mon père était dans le clan qui a perdu les élections présidentielles. Ils l’ont menacé de s’en prendre à moi.” Fahim a retenu de cet épisode qu’“ils ne voulaient pas que je joue bien aux échecs. Ils étaient jaloux”. Tandis que, dans un français parfait, son enfant pèse chaque mot pour répondre à nos questions, le père sort d’un classeur des articles de journaux en anglais. Sur une photo à la une, on aperçoit Fahim en tournoi, juché sur trois chaises en plastique afin d’être à la hauteur de l’échiquier.
Depuis l’âge de 5 ans, il gagne la plupart des tournois qu’il dispute. Pas étonnant qu’une fois arrivé à Paris, le premier réflexe de Nura Alam fut d’inscrire son fils à un tournoi d’échecs. A seulement 8 ans, il remporte la compétition réservée aux moins de 20 ans. Un entraîneur le repère et lui conseille d’aller faire un tour au club Thomas-du- Bourgneuf, où évolue une équipe de “top jeunes”, le plus haut niveau français. Ce jour-là, Xavier Parmentier, ancien entraîneur de l’équipe de France des jeunes durant vingt ans, y dispense justement un cours.
“J’ai vu arriver le gamin avec son père. Il ne parlait pas français. Je lui ai montré un problème (sur l’échiquier), il a désigné du doigt la solution, beaucoup plus vite que les gamins qui étaient là.”
Depuis, il entraîne bénévolement Fahim deux fois par semaine. De son côté, le jeune joueur doit s’exercer à la maison. “Mais il est encore un peu feignant, comme les gosses de son âge”, soupire son entraîneur. Fahim reconnaît lui-même qu’il “ne travaille pas beaucoup, beaucoup”. Un peu nonchalant, un peu distrait, l’enfant a vu son niveau de jeu évoluer en dents de scie, principalement à cause de sa situation matérielle.
Champion de France pupilles
Des organismes comme l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) ont rejeté en août 2010 sa demande de titre de séjour et celle de son père, au motif que la femme et deux enfants de Nura Alam demeurent toujours au Bangladesh. Décision confirmée en appel par le tribunal administratif la même année. Accueillis un temps dans des hôtels sociaux d’urgence par France terre d’asile, Fahim et son père se retrouvent à l’été 2011 de nouveau à la rue.
“Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile portent bien leur nom. Quand la demande est définitivement rejetée, on ne peut plus y rester”, se désole une communicante de FTA. Fahim voit alors son père planter une tente à côté du lac de Créteil. Devant cette situation d’urgence qui va durer un mois, le club d’échecs se mobilise. Fahim dort depuis chez des familles proches du club tandis que son père loge dans une chambre prêtée après un appel lancé sur le web.
“L’année où on allait d’hôtel en hôtel, j’avais du mal à me concentrer. Je n’avais fini que septième au championnat de France”, se souvient Fahim. Triturant un pion de sa main droite, l’enfant s’anime dès qu’on évoque sa dernière compétition. Sur une semaine, il a remporté sept parties et réalisé deux nulles. Fahim accepte de reconstituer de mémoire une partie qu’il a remportée en moins de vingt coups. “A son niveau, c’est normal de pouvoir faire ça, nous explique a posteriori son entraîneur. C’est comme demander à quelqu’un de chanter une chanson apprise à l’école.” Samedi 21 avril, il termine avec huit points, le meilleur score. Fahim se retrouve champion de France pupilles.
“Le problème n’est pas qu’il soit étranger”
En théorie, “ce titre lui fait intégrer automatiquement l’équipe nationale jeunes”, nous explique Jordi Lopez, directeur technique adjoint de la Fédération française des échecs (FFE) et sélectionneur de l’équipe de France des jeunes. Seulement, Fahim dispute ses compétitions “sous le code” bangladais. En d’autres termes, il est affilié à la fédération de son pays. La FFE a donc entamé les démarches nécessaires pour qu’il puisse jouer “sous le code français”.
“Ce n’est pas le fait qu’il soit étranger qui pose le plus problème, ajoute Jordi Lopez, mais qu’il soit en situation irrégulière. Comment va-t-il passer les aéroports pour les championnats d’Europe et du monde ? Nous ne pouvons pas prendre ce risque avant d’avoir réglé sa situation.”
Le père de Fahim n’a pas chômé pour tenter de résoudre ce blocage. Il a récolté des lettres de soutien de la fédération, de l’école primaire de Fahim (aujourd’hui en 6e, il enchaîne les félicitations depuis son arrivée en France), de Laurent Cathala, député socialiste du Val-de-Marne… Nura Alam a même écrit à la ministre des Sports de l’époque, Chantal Jouanno, ainsi qu’à la secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, Jeannette Bougrab, en tentant de faire vibrer la corde de “l’immigration choisie”. La réponse à ces courriers est venue du service de l’asile du ministère de l’Intérieur et de l’Immigration, qui estime que sa “situation répond aux critères de délivrance d’un titre de séjour sur un autre fondement que l’asile”.
Depuis, avec l’aide de RESF (Réseau éducation sans frontières), Nura Alam tente d’obtenir un rendez-vous à la préfecture. La semaine prochaine, la fédération va révéler la nouvelle équipe de France. Fahim n’en fera pas partie. Jordi Lopez précise qu’une exception sera faite “pour ce gamin extraordinaire si la situation se décante avant les championnats d’Europe à Prague” (en août). Fahim a bien intégré les données du casse-tête administratif. Il souhaite simplement disputer les championnats internationaux pour lesquels il a gagné son ticket d’entrée mais pas son billet d’avion. “Ca me convient si j’ai juste un permis temporaire pour voyager pour les championnats à venir. Juste deux semaines, ça me convient.”
Geoffrey Le Guilcher
par Geoffrey Le Guilcher
le 28 avril 2012 à 09h10
un article propulsé par TORAPAMAVOA :
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Fahim, 11 ans, sans papier et champion de France d’échecs
28/04/2012 | 09h10
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A 11 ans, Fahim Mohammad est en situation irrégulière et sans domicile fixe en France depuis 2008. Samedi 21 avril, il est devenu champion de France pupille d’échecs. Depuis, il aurait du intégrer l’équipe de France, mais pour participer à des tournois internationaux, il faut un passeport pour voyager.
Au rez-de-chaussée d’une tour de Créteil, dans le petit local du club d’échecs Thomas-du- Bourgneuf, un gamin vêtu d’un sweat à capuche est affalé sur le canapé. Fahim Mohammad dîne ici avec son père presque tous les soirs, plus rarement il y dort. Il vient surtout s’entraîner. Nura Alam, son père, pointe du doigt un amas de coupes perchées sur le micro-ondes marron et déclame, les yeux grands ouverts : “Champion Ile-de-France 2010, champion de Paris…” Faute de place, d’autres trophées campent dans l’arrière-salle. Fahim semble réservé, presque distant par rapport à tout ça.
Après quatre ans en situation irrégulière, à vadrouiller entre les hôtels sociaux, avec même un bref passage sous une tente, il a trouvé un peu de stabilité dans des familles proches du club. Samedi 21 avril à Nîmes, Fahim est devenu champion de France des moins de 12 ans. Comme il est scolarisé depuis trois ans en France, ce titre aurait dû lui ouvrir les portes de l’équipe nationale. Théoriquement.
“Ils ne voulaient pas que je joue aux échecs”
Fin 2008, Fahim et son père débarquent en France en avion “avec un passeur qui nous a repris ensuite les passeports”, se remémore-t-il. Ils ont fui le Bangladesh pour des problèmes politiques. “Mon père était dans le clan qui a perdu les élections présidentielles. Ils l’ont menacé de s’en prendre à moi.” Fahim a retenu de cet épisode qu’“ils ne voulaient pas que je joue bien aux échecs. Ils étaient jaloux”. Tandis que, dans un français parfait, son enfant pèse chaque mot pour répondre à nos questions, le père sort d’un classeur des articles de journaux en anglais. Sur une photo à la une, on aperçoit Fahim en tournoi, juché sur trois chaises en plastique afin d’être à la hauteur de l’échiquier.
Depuis l’âge de 5 ans, il gagne la plupart des tournois qu’il dispute. Pas étonnant qu’une fois arrivé à Paris, le premier réflexe de Nura Alam fut d’inscrire son fils à un tournoi d’échecs. A seulement 8 ans, il remporte la compétition réservée aux moins de 20 ans. Un entraîneur le repère et lui conseille d’aller faire un tour au club Thomas-du- Bourgneuf, où évolue une équipe de “top jeunes”, le plus haut niveau français. Ce jour-là, Xavier Parmentier, ancien entraîneur de l’équipe de France des jeunes durant vingt ans, y dispense justement un cours.
“J’ai vu arriver le gamin avec son père. Il ne parlait pas français. Je lui ai montré un problème (sur l’échiquier), il a désigné du doigt la solution, beaucoup plus vite que les gamins qui étaient là.”
Depuis, il entraîne bénévolement Fahim deux fois par semaine. De son côté, le jeune joueur doit s’exercer à la maison. “Mais il est encore un peu feignant, comme les gosses de son âge”, soupire son entraîneur. Fahim reconnaît lui-même qu’il “ne travaille pas beaucoup, beaucoup”. Un peu nonchalant, un peu distrait, l’enfant a vu son niveau de jeu évoluer en dents de scie, principalement à cause de sa situation matérielle.
Champion de France pupilles
Des organismes comme l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) ont rejeté en août 2010 sa demande de titre de séjour et celle de son père, au motif que la femme et deux enfants de Nura Alam demeurent toujours au Bangladesh. Décision confirmée en appel par le tribunal administratif la même année. Accueillis un temps dans des hôtels sociaux d’urgence par France terre d’asile, Fahim et son père se retrouvent à l’été 2011 de nouveau à la rue.
“Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile portent bien leur nom. Quand la demande est définitivement rejetée, on ne peut plus y rester”, se désole une communicante de FTA. Fahim voit alors son père planter une tente à côté du lac de Créteil. Devant cette situation d’urgence qui va durer un mois, le club d’échecs se mobilise. Fahim dort depuis chez des familles proches du club tandis que son père loge dans une chambre prêtée après un appel lancé sur le web.
“L’année où on allait d’hôtel en hôtel, j’avais du mal à me concentrer. Je n’avais fini que septième au championnat de France”, se souvient Fahim. Triturant un pion de sa main droite, l’enfant s’anime dès qu’on évoque sa dernière compétition. Sur une semaine, il a remporté sept parties et réalisé deux nulles. Fahim accepte de reconstituer de mémoire une partie qu’il a remportée en moins de vingt coups. “A son niveau, c’est normal de pouvoir faire ça, nous explique a posteriori son entraîneur. C’est comme demander à quelqu’un de chanter une chanson apprise à l’école.” Samedi 21 avril, il termine avec huit points, le meilleur score. Fahim se retrouve champion de France pupilles.
“Le problème n’est pas qu’il soit étranger”
En théorie, “ce titre lui fait intégrer automatiquement l’équipe nationale jeunes”, nous explique Jordi Lopez, directeur technique adjoint de la Fédération française des échecs (FFE) et sélectionneur de l’équipe de France des jeunes. Seulement, Fahim dispute ses compétitions “sous le code” bangladais. En d’autres termes, il est affilié à la fédération de son pays. La FFE a donc entamé les démarches nécessaires pour qu’il puisse jouer “sous le code français”.
“Ce n’est pas le fait qu’il soit étranger qui pose le plus problème, ajoute Jordi Lopez, mais qu’il soit en situation irrégulière. Comment va-t-il passer les aéroports pour les championnats d’Europe et du monde ? Nous ne pouvons pas prendre ce risque avant d’avoir réglé sa situation.”
Le père de Fahim n’a pas chômé pour tenter de résoudre ce blocage. Il a récolté des lettres de soutien de la fédération, de l’école primaire de Fahim (aujourd’hui en 6e, il enchaîne les félicitations depuis son arrivée en France), de Laurent Cathala, député socialiste du Val-de-Marne… Nura Alam a même écrit à la ministre des Sports de l’époque, Chantal Jouanno, ainsi qu’à la secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, Jeannette Bougrab, en tentant de faire vibrer la corde de “l’immigration choisie”. La réponse à ces courriers est venue du service de l’asile du ministère de l’Intérieur et de l’Immigration, qui estime que sa “situation répond aux critères de délivrance d’un titre de séjour sur un autre fondement que l’asile”.
Depuis, avec l’aide de RESF (Réseau éducation sans frontières), Nura Alam tente d’obtenir un rendez-vous à la préfecture. La semaine prochaine, la fédération va révéler la nouvelle équipe de France. Fahim n’en fera pas partie. Jordi Lopez précise qu’une exception sera faite “pour ce gamin extraordinaire si la situation se décante avant les championnats d’Europe à Prague” (en août). Fahim a bien intégré les données du casse-tête administratif. Il souhaite simplement disputer les championnats internationaux pour lesquels il a gagné son ticket d’entrée mais pas son billet d’avion. “Ca me convient si j’ai juste un permis temporaire pour voyager pour les championnats à venir. Juste deux semaines, ça me convient.”
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le 28 avril 2012 à 09h10
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23/03/2012
Kelkal/ Merah: parallèle, 17ans de perdus
.MEDIAPART
Une histoire française
22 MARS 2012 | PAR FRANÇOIS BONNET
Mohamed Merah n’est donc pas le monstre barbare surgi de nulle part, soudaine incarnation d’un terrorisme islamique Al Qaïda abstrait, quand il n’est pas fantasmé. Les premières informations sur cet homme, qui a revendiqué haut et fort, selon la police, les tueries de Toulouse et de Montauban, disent tout autre chose. Elles racontent une histoire française. Elles nous disent ce que peut devenir notre société et ce que peuvent être des responsabilités publiques.
Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes (lire ou écouter, par exemple, la chronique politique, ce jeudi sur France Inter, ou l'éditorial de Libération, mercredi) veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. L’assassinat d’enfants juifs, de militaires, l’attaque d’une école ne sont pas qu’un fait divers dont l’exceptionnelle singularité interdirait toute mise en contexte. Bien au contraire, il entre de manière dramatique en résonance avec un pays en crise et fracturé.
Les premiers éléments disponibles sur le tueur et son itinéraire rappellent très fortement une autre histoire française, celle de Khaled Kelkal, l’un des responsables de la vague d'attentats commis en France en 1995. Il fut tué en septembre de la même année par des gendarmes dans des conditions controversées, une mort filmée en direct par une caméra de France2. Dix-sept ans plus tard, le parallélisme est troublant (jusqu’à l’assaut du RAID et la mort de Mohamed Merah), comme si à la France déchirée de 1995 faisait écho une France de 2012 encore plus dégradée.
Mohamed Merah, jeune Français de 23 ans, a grandi dans une cité populaire de Toulouse, décrite aujourd’hui comme un de ces quartiers en crise, oublié de la puissance publique. Khaled Kelkal, Algérien, avait 24 ans en 1995 et avait été élevé dans une cité de Vaulx-en-Velin, ville en perdition à la fin des années 1980. Il est considéré comme l’un des principaux organisateurs des attentats commis durant cet été 1995, dont le plus spectaculaire fut l’explosion provoquée dans une rame de RER à la station Saint-Michel (huit morts). Il serait aussi à l'origine de l'explosion d’une voiture piégée, le 7 septembre, garée devant une école juive de Villeurbanne. Par miracle, elle n’avait fait aucune victime, la minuterie de la bombe s’étant déréglée.
Kelkal avait choisi de basculer dans le terrorisme islamiste, pour finir recruté par le GIA qui tentait alors d’exporter en France la guerre civile algérienne et les massacres de masse. Merah est entré, selon les mots du procureur, dans un processus « d’autoradicalisation salafiste atypique » pour, après deux séjours en Afghanistan, finir en tueur fanatique solitaire.
À la différence de Mohamed Merah, semble-t-il, Khaled Kelkal avait réussi des études qui l’avaient mené au lycée de la Martinière, à Lyon. Il n’a pu aller plus loin, sombrant dans une délinquance ordinaire faite de voitures volées et de braquages qui devaient le conduire en prison pendant deux ans, de 1990 à 1992. Mohamed Merah, selon le procureur, a, lui, empilé les condamnations devant la justice pour mineurs, pour vols, violences, avant de faire dix-huit mois de prison.
L'itinéraire de Khaled Kelkal
La monstruosité des crimes commis par Mohamed Merah n’a rien à envier à ceux perpétrés par Khaled Kelkal. Pourtant, en 1995, la mort de Kelkal allait provoquer un intense débat sur l’itinéraire de ce jeune immigré, né à Mostaganem, arrivé en France en 1973 et élevé dans un de ces nombreux « quartiers de relégation ». Débat alimenté par un témoignage hors normes de Khaled Kelkal lui-même : Le Monde publiait en effet, quelques jours après sa mort, un long entretien réalisé par un chercheur allemand en sciences sociales et politiques, Dietmar Loch, avec le jeune homme. L’entretien avait été fait le 3 octobre 1992 dans le cadre d’une recherche de terrain sur les politiques publiques menées à Vaulx-en-Velin.
Khaled Kelkal y retraçait son parcours, le parcours de l’impossible intégration d’un jeune homme dans la société, comme dans un lycée de Lyon où il ne « trouvait pas sa place », phrase qui revient sur beaucoup d'autres sujets. L'«énorme mur» qui sépare la banlieue et la ville de Lyon, les discriminations sociales et raciales… Khaled Kelkal raconte alors l’histoire ordinaire d’un jeune des quartiers. Et Dietmar Loch estime pour sa part que «Khaled Kelkal parle pour la jeunesse de Vaulx-en-Velin. Khaled Kelkal était un Franco-Maghrébin qui cherchait la reconnaissance et la dignité et ne les a pas trouvées».
Cette publication devait déclencher une violente polémique tant elle se révélait dérangeante : comment donner ainsi la parole à un terroriste, et interroger la société et les politiques, leurs responsabilités dans cette errance criminelle ? Le débat s’est pourtant développé. Jacques Chirac se rendait à Vaulx-en-Velin. Les acteurs de la politique de la ville étaient sommés de répondre, les responsables politiques s’en saisissaient. Eric Raoult, alors ministre de la ville, annonçait un «programme national d'intégration urbaine», première étape du Plan Marshall pour les quartiers promis par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle, et jamais mené à bien.
Maires, responsables associatifs, acteurs locaux se sont alors interrogés. Et la presse a relayé une vaste réflexion sur les banlieues, l’intégration, l’égalité des chances. Le contexte de 1995 s’y prêtait. Pour une raison simple : l’avenir des quartiers populaires, des quartiers d’immigration comme des ghettos ethniques fabriqués était alors encore un enjeu central du débat public.
Quelques années avant, en 1991, le conseiller d’État Jean-Marie Delarue (qui est aujourd’hui chargé du contrôle des lieux d’enfermement, comme Mediapart s’en est fait largement l’écho – lire ici et là ou dans ces extraits de documentaire) publiait une étude sur les politiques de la ville et de développement social qui allait relancer les réflexions : son livre, La relégation, passait au crible les lentes crises à l’œuvre dans la société. « Les quartiers sont partis à la dérive, silencieusement, dans la nuit », écrivait-il. Décrivant les confusions et incohérences de l’action publique, il mettait en garde sur les explosions à venir, concluant par : «Ces objectifs (ceux énoncés dans ce rapport – ndlr) ne seront pas atteints s’il n’est pas remédié aux désordres des politiques.»
Un autre exemple de l’attention et de la réflexion renouvelée qui marqua ces années fut, au moment de l’élection de 1995, quelques mois donc avant les attentats Kelkal, la parution d’un livre du sociologue Adil Jazouli, Une saison en banlieue, bilan d’un long travail d’analyse sociale mené par l’association Banlieuescopies. Dans sa préface, l’écrivain Tahar ben Jelloun résumait bien l’enjeu comme l’état de ces territoires et populations : «C’est une tragédie qui commence à balbutier devant nous ; elle se prépare et on sait qu’elle produira de l’incompréhension et du chagrin, qu’elle sera irriguée de sang et de paroles et qu’elle sera l’infini désespoir prêt à n’importe quelle aventure.»
Un « mal » plus large
Nous en sommes là aujourd’hui. Et il serait interdit ou obscène de s’interroger sur les « désordres des politiques », pour reprendre la formule de Jean-Marie Delarue ! Dix-sept ans plus tard, le pouvoir exécutif demande le silence, tout en improvisant une nouvelle rafale de projets de lois dites antiterroristes, alors même que les questions se multiplient sur un éventuel fiasco de dix jours d’enquête policière suivis de l’assaut du RAID.
« Nous devons être rassemblés et (ne devons) céder ni à l'amalgame, ni à la vengeance. Face à un tel événement, la France ne peut être grande que dans l'unité nationale », assure le président-candidat. Plutôt que cette union nationale de circonstance décrétée par un pouvoir exécutif en campagne électorale, il serait plus que temps de mettre en œuvre une vraie solidarité nationale. Et de substituer à une démocratie comme mise entre parenthèses, un véritable débat public.
François Bayrou ne s’y est pas trompé qui, le premier, dès lundi soir, a décidé de transformer son meeting de Grenoble en une « réunion de réflexion nationale ». « Le fait de montrer du doigt les uns et les autres en fonction de leur origine, c'est faire flamber les passions, et on le fait parce que dans ce feu-là, il y a des voix à prendre, déclarait à Grenoble, le candidat du MoDem. On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots qui roulent comme une avalanche et parfois tombent sur des fous. »
Qualifié d’« ignobles » par Alain Juppé, les propos de François Bayrou tombent au contraire à pic. Tout comme ceux de Jean-Luc Mélenchon ou d’Eva Joly qui rappelait, mercredi, qu’« il y a clairement eu des discours discriminants et stigmatisants de la part de Nicolas Sarkozy et de la part de Claude Guéant. Cela n'arrange rien. Je pense que nous sortons d'une période de cinq années où on a monté les Français les uns contre les autres ».
François Bayrou l’a répété ce vendredi matin sur RMC, évoquant un « mal » plus large : « Dans les cités, ce qui se passe autour de l'emploi, ce qui se passe autour de l'école, le fait que notre société n'arrive plus à intégrer ceux qui naissent sur son sol et (sont) souvent nés de parents nés eux-mêmes en France. » Il serait grand temps, pendant que Marine Le Pen brandit à nouveau l’idée d’un référendum sur la peine de mort, que les candidats ambitionnant d’incarner une alternance progressiste à cinq années de présidence Sarkozy se saisissent de ces questions. Pour remettre au cœur les politiques d’intégration. Pour faire des quartiers populaires la question centrale, quand elle est aujourd’hui ignorée. Pour réapprendre à ce pays à vivre ensemble quand tout est fait, depuis cinq ans, pour le diviser et organiser les exclusions.
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Une histoire française
22 MARS 2012 | PAR FRANÇOIS BONNET
Mohamed Merah n’est donc pas le monstre barbare surgi de nulle part, soudaine incarnation d’un terrorisme islamique Al Qaïda abstrait, quand il n’est pas fantasmé. Les premières informations sur cet homme, qui a revendiqué haut et fort, selon la police, les tueries de Toulouse et de Montauban, disent tout autre chose. Elles racontent une histoire française. Elles nous disent ce que peut devenir notre société et ce que peuvent être des responsabilités publiques.
Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes (lire ou écouter, par exemple, la chronique politique, ce jeudi sur France Inter, ou l'éditorial de Libération, mercredi) veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. L’assassinat d’enfants juifs, de militaires, l’attaque d’une école ne sont pas qu’un fait divers dont l’exceptionnelle singularité interdirait toute mise en contexte. Bien au contraire, il entre de manière dramatique en résonance avec un pays en crise et fracturé.
Les premiers éléments disponibles sur le tueur et son itinéraire rappellent très fortement une autre histoire française, celle de Khaled Kelkal, l’un des responsables de la vague d'attentats commis en France en 1995. Il fut tué en septembre de la même année par des gendarmes dans des conditions controversées, une mort filmée en direct par une caméra de France2. Dix-sept ans plus tard, le parallélisme est troublant (jusqu’à l’assaut du RAID et la mort de Mohamed Merah), comme si à la France déchirée de 1995 faisait écho une France de 2012 encore plus dégradée.
Mohamed Merah, jeune Français de 23 ans, a grandi dans une cité populaire de Toulouse, décrite aujourd’hui comme un de ces quartiers en crise, oublié de la puissance publique. Khaled Kelkal, Algérien, avait 24 ans en 1995 et avait été élevé dans une cité de Vaulx-en-Velin, ville en perdition à la fin des années 1980. Il est considéré comme l’un des principaux organisateurs des attentats commis durant cet été 1995, dont le plus spectaculaire fut l’explosion provoquée dans une rame de RER à la station Saint-Michel (huit morts). Il serait aussi à l'origine de l'explosion d’une voiture piégée, le 7 septembre, garée devant une école juive de Villeurbanne. Par miracle, elle n’avait fait aucune victime, la minuterie de la bombe s’étant déréglée.
Kelkal avait choisi de basculer dans le terrorisme islamiste, pour finir recruté par le GIA qui tentait alors d’exporter en France la guerre civile algérienne et les massacres de masse. Merah est entré, selon les mots du procureur, dans un processus « d’autoradicalisation salafiste atypique » pour, après deux séjours en Afghanistan, finir en tueur fanatique solitaire.
À la différence de Mohamed Merah, semble-t-il, Khaled Kelkal avait réussi des études qui l’avaient mené au lycée de la Martinière, à Lyon. Il n’a pu aller plus loin, sombrant dans une délinquance ordinaire faite de voitures volées et de braquages qui devaient le conduire en prison pendant deux ans, de 1990 à 1992. Mohamed Merah, selon le procureur, a, lui, empilé les condamnations devant la justice pour mineurs, pour vols, violences, avant de faire dix-huit mois de prison.
L'itinéraire de Khaled Kelkal
La monstruosité des crimes commis par Mohamed Merah n’a rien à envier à ceux perpétrés par Khaled Kelkal. Pourtant, en 1995, la mort de Kelkal allait provoquer un intense débat sur l’itinéraire de ce jeune immigré, né à Mostaganem, arrivé en France en 1973 et élevé dans un de ces nombreux « quartiers de relégation ». Débat alimenté par un témoignage hors normes de Khaled Kelkal lui-même : Le Monde publiait en effet, quelques jours après sa mort, un long entretien réalisé par un chercheur allemand en sciences sociales et politiques, Dietmar Loch, avec le jeune homme. L’entretien avait été fait le 3 octobre 1992 dans le cadre d’une recherche de terrain sur les politiques publiques menées à Vaulx-en-Velin.
Khaled Kelkal y retraçait son parcours, le parcours de l’impossible intégration d’un jeune homme dans la société, comme dans un lycée de Lyon où il ne « trouvait pas sa place », phrase qui revient sur beaucoup d'autres sujets. L'«énorme mur» qui sépare la banlieue et la ville de Lyon, les discriminations sociales et raciales… Khaled Kelkal raconte alors l’histoire ordinaire d’un jeune des quartiers. Et Dietmar Loch estime pour sa part que «Khaled Kelkal parle pour la jeunesse de Vaulx-en-Velin. Khaled Kelkal était un Franco-Maghrébin qui cherchait la reconnaissance et la dignité et ne les a pas trouvées».
Cette publication devait déclencher une violente polémique tant elle se révélait dérangeante : comment donner ainsi la parole à un terroriste, et interroger la société et les politiques, leurs responsabilités dans cette errance criminelle ? Le débat s’est pourtant développé. Jacques Chirac se rendait à Vaulx-en-Velin. Les acteurs de la politique de la ville étaient sommés de répondre, les responsables politiques s’en saisissaient. Eric Raoult, alors ministre de la ville, annonçait un «programme national d'intégration urbaine», première étape du Plan Marshall pour les quartiers promis par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle, et jamais mené à bien.
Maires, responsables associatifs, acteurs locaux se sont alors interrogés. Et la presse a relayé une vaste réflexion sur les banlieues, l’intégration, l’égalité des chances. Le contexte de 1995 s’y prêtait. Pour une raison simple : l’avenir des quartiers populaires, des quartiers d’immigration comme des ghettos ethniques fabriqués était alors encore un enjeu central du débat public.
Quelques années avant, en 1991, le conseiller d’État Jean-Marie Delarue (qui est aujourd’hui chargé du contrôle des lieux d’enfermement, comme Mediapart s’en est fait largement l’écho – lire ici et là ou dans ces extraits de documentaire) publiait une étude sur les politiques de la ville et de développement social qui allait relancer les réflexions : son livre, La relégation, passait au crible les lentes crises à l’œuvre dans la société. « Les quartiers sont partis à la dérive, silencieusement, dans la nuit », écrivait-il. Décrivant les confusions et incohérences de l’action publique, il mettait en garde sur les explosions à venir, concluant par : «Ces objectifs (ceux énoncés dans ce rapport – ndlr) ne seront pas atteints s’il n’est pas remédié aux désordres des politiques.»
Un autre exemple de l’attention et de la réflexion renouvelée qui marqua ces années fut, au moment de l’élection de 1995, quelques mois donc avant les attentats Kelkal, la parution d’un livre du sociologue Adil Jazouli, Une saison en banlieue, bilan d’un long travail d’analyse sociale mené par l’association Banlieuescopies. Dans sa préface, l’écrivain Tahar ben Jelloun résumait bien l’enjeu comme l’état de ces territoires et populations : «C’est une tragédie qui commence à balbutier devant nous ; elle se prépare et on sait qu’elle produira de l’incompréhension et du chagrin, qu’elle sera irriguée de sang et de paroles et qu’elle sera l’infini désespoir prêt à n’importe quelle aventure.»
Un « mal » plus large
Nous en sommes là aujourd’hui. Et il serait interdit ou obscène de s’interroger sur les « désordres des politiques », pour reprendre la formule de Jean-Marie Delarue ! Dix-sept ans plus tard, le pouvoir exécutif demande le silence, tout en improvisant une nouvelle rafale de projets de lois dites antiterroristes, alors même que les questions se multiplient sur un éventuel fiasco de dix jours d’enquête policière suivis de l’assaut du RAID.
« Nous devons être rassemblés et (ne devons) céder ni à l'amalgame, ni à la vengeance. Face à un tel événement, la France ne peut être grande que dans l'unité nationale », assure le président-candidat. Plutôt que cette union nationale de circonstance décrétée par un pouvoir exécutif en campagne électorale, il serait plus que temps de mettre en œuvre une vraie solidarité nationale. Et de substituer à une démocratie comme mise entre parenthèses, un véritable débat public.
François Bayrou ne s’y est pas trompé qui, le premier, dès lundi soir, a décidé de transformer son meeting de Grenoble en une « réunion de réflexion nationale ». « Le fait de montrer du doigt les uns et les autres en fonction de leur origine, c'est faire flamber les passions, et on le fait parce que dans ce feu-là, il y a des voix à prendre, déclarait à Grenoble, le candidat du MoDem. On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots qui roulent comme une avalanche et parfois tombent sur des fous. »
Qualifié d’« ignobles » par Alain Juppé, les propos de François Bayrou tombent au contraire à pic. Tout comme ceux de Jean-Luc Mélenchon ou d’Eva Joly qui rappelait, mercredi, qu’« il y a clairement eu des discours discriminants et stigmatisants de la part de Nicolas Sarkozy et de la part de Claude Guéant. Cela n'arrange rien. Je pense que nous sortons d'une période de cinq années où on a monté les Français les uns contre les autres ».
François Bayrou l’a répété ce vendredi matin sur RMC, évoquant un « mal » plus large : « Dans les cités, ce qui se passe autour de l'emploi, ce qui se passe autour de l'école, le fait que notre société n'arrive plus à intégrer ceux qui naissent sur son sol et (sont) souvent nés de parents nés eux-mêmes en France. » Il serait grand temps, pendant que Marine Le Pen brandit à nouveau l’idée d’un référendum sur la peine de mort, que les candidats ambitionnant d’incarner une alternance progressiste à cinq années de présidence Sarkozy se saisissent de ces questions. Pour remettre au cœur les politiques d’intégration. Pour faire des quartiers populaires la question centrale, quand elle est aujourd’hui ignorée. Pour réapprendre à ce pays à vivre ensemble quand tout est fait, depuis cinq ans, pour le diviser et organiser les exclusions.
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22/02/2012
La Rumeur remix sur la musique de campagne de Sarkozy
.Rue 89
Hame feat. Sarko - Pas de Justice, Pas de Paix by La Cellule
http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/02/22/lhymne-de-campagne-de-sarkozy-en-version-rap-229606
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01/01/2012
28 minutes a Villiers Le Bel, beau record d'apnée sociale Guéant !
.Visite éclair de Claude Guéant à Villiers-le-Bel, le soir de la Saint-Sylvestre
LEMONDE.FR | 01.01.12 | 12h42
Claude Guéant rendant visite aux forces de l'ordre, à Paris, le 31 décembre 2011.
L'information est tombée tardivement : Claude Guéant, le ministre de l'intérieur, allait se rendre à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), le soir de la Saint-Sylvestre. Une visite à haute charge symbolique dans une ville emblématique de la crise des banlieues.
En novembre 2007, deux jeunes avaient trouvé la mort dans un accident de moto, percutés par une voiture de police. Deux jours de très violents affrontements s'en étaient suivis, faisant une centaine de blessés chez les forces de l'ordre.
On a imaginé, un instant, le successeur de Brice Hortefeux aux côtés de la brigade anti-criminalité (BAC), arpentant les quartiers de la ville à l'heure où la France réveillonnait. On a cru, devant la présence massive de micros et de caméras convoqués pour l'occasion, à une déclaration au sujet du policier conducteur du véhicule qui sera prochainement jugé.
De la mort de Moushin et Laramy et de toute cette affaire, il a, pourtant, à peine été question. Claude Guéant, cerné de journalistes, n'a eu que cette phrase sur les événements de 2007 : "Il y a eu un accident dans le passé. Il est symbolique que le ministre de l'intérieur vienne ici."
Le reste de la visite ne sera qu'une opération de communication savamment orchestrée. Le ministre saluant les 60 000 fonctionnaires mobilisés pour assurer la tranquillité du passage à la nouvelle année. Descendu peu après 21h15 de sa voiture, le ministre de l'intérieur s'est engouffré dans le commissariat de Villiers-le-Bel pour serrer quelques mains. En rang d'oignons, une dizaine de fonctionnaires le saluent. L'intérieur est sobre. Une affiche, épinglée au mur, propose de devenir "adjoint de sécurité". Une autre donne les dates d'ouverture et de fermeture de la chasse dans le Val-d'Oise.
Le ministre, hiératique, écoute Pierre-Henri Maccioni, le préfet, évoquer la baisse de la délinquance dans le département et cette visite du ministre "hautement symbolique" après les événements de 2007. Claude Guéant prend la parole et salue, à son tour, le "travail formidable fait dans cette commune pour faire reculer la délinquance".
Après un entretien éclair avec la famille d'une victime de meurtre et une nouvelle série de poignées de mains, le ministre est remonté dans sa voiture et reparti vers Paris. La visite symbole n'aura duré que 28 minutes.
Arthur Frayer
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LEMONDE.FR | 01.01.12 | 12h42
Claude Guéant rendant visite aux forces de l'ordre, à Paris, le 31 décembre 2011.
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En novembre 2007, deux jeunes avaient trouvé la mort dans un accident de moto, percutés par une voiture de police. Deux jours de très violents affrontements s'en étaient suivis, faisant une centaine de blessés chez les forces de l'ordre.
On a imaginé, un instant, le successeur de Brice Hortefeux aux côtés de la brigade anti-criminalité (BAC), arpentant les quartiers de la ville à l'heure où la France réveillonnait. On a cru, devant la présence massive de micros et de caméras convoqués pour l'occasion, à une déclaration au sujet du policier conducteur du véhicule qui sera prochainement jugé.
De la mort de Moushin et Laramy et de toute cette affaire, il a, pourtant, à peine été question. Claude Guéant, cerné de journalistes, n'a eu que cette phrase sur les événements de 2007 : "Il y a eu un accident dans le passé. Il est symbolique que le ministre de l'intérieur vienne ici."
Le reste de la visite ne sera qu'une opération de communication savamment orchestrée. Le ministre saluant les 60 000 fonctionnaires mobilisés pour assurer la tranquillité du passage à la nouvelle année. Descendu peu après 21h15 de sa voiture, le ministre de l'intérieur s'est engouffré dans le commissariat de Villiers-le-Bel pour serrer quelques mains. En rang d'oignons, une dizaine de fonctionnaires le saluent. L'intérieur est sobre. Une affiche, épinglée au mur, propose de devenir "adjoint de sécurité". Une autre donne les dates d'ouverture et de fermeture de la chasse dans le Val-d'Oise.
Le ministre, hiératique, écoute Pierre-Henri Maccioni, le préfet, évoquer la baisse de la délinquance dans le département et cette visite du ministre "hautement symbolique" après les événements de 2007. Claude Guéant prend la parole et salue, à son tour, le "travail formidable fait dans cette commune pour faire reculer la délinquance".
Après un entretien éclair avec la famille d'une victime de meurtre et une nouvelle série de poignées de mains, le ministre est remonté dans sa voiture et reparti vers Paris. La visite symbole n'aura duré que 28 minutes.
Arthur Frayer
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04/12/2011
Vidéo très instructive sur les soldats puis ouvriers musulmans en France
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12/10/2011
Encadrement militaire pour les mineurs ...Police dans les écoles et militaires dans les centres de ré-éducations tout ce qu il ne faut pas faire !
.Encadrement militaire des délinquants: Les députés ont voté la proposition de loi
20MIN
Créé le 12/10/2011 à 12h12 -- Mis à jour le 12/10/2011 à 16h49
LÉGISLATION - La mesure suscite des inquiétudes dans les milieux militaires et est qualifiée d'«électoraliste» par l'opposition...
Les députés ont voté ce mercredi en faveur de la proposition de loi UMP d'Eric Ciotti sur l'encadrement de type militaire des mineurs délinquants, une mesure qui suscite des inquiétudes dans les milieux militaires et est qualifiée d'«électoraliste» par l'opposition.
Cette idée fait partie des 50 mesures d'un rapport de ce député chargé des questions de sécurité à l'UMP qui a été remis avant l'été au chef de l'Etat sur l'exécution des peines pénales. Nicolas Sarkozy a apporté publiquement son soutien à ce projet. Le texte, examiné en urgence, sera ensuite transmis au Sénat.
Un service «citoyen» de 6 à 12 mois
Des mineurs de plus de 16 ans, 200 par an selon les estimations, pourront se voir proposer un service «citoyen», d'une durée de 6 à 12 mois au sein d'un Etablissement public d'insertion de la Défense (Epide). Ségolène Royal, qui défend depuis 2006 l'idée d'un encadrement militaire, voulait elle encadrer 5.000 mineurs délinquants.
Le garde des Sceaux, Michel Mercier, a expliqué que cette mesure de «bon sens» serait mise en oeuvre «dès février 2012» dans trois établissements: Belfort, Val-de-Reuil (Eure) et Bourges, puis dans 15 centres d'ici le mois de juin. Il s'est attaché tout au long de la discussion du texte à déminer les objections soulevées par la commission de la Défense de l'Assemblée, qui dans un mouvement d'humeur inédit depuis dix ans avait rejeté le texte, traduisant une certaine inquiétude des milieux proches des militaires.
Une proposition de loi «made in Droite Populaire»
Les Epide sont de «structure civile», a rappelé le ministre. Ils accueillent depuis 2005 déjà des majeurs au titre du dispositif «Défense deuxième chance». Michel Mercier a assuré qu'il s'agissait d'une «structure particulièrement adéquate», loué les compétences des personnels et assuré qu'ils recevraient une formation spécifique. Ceux-ci s'inspirent aussi «des méthodes des travailleurs sociaux», a-t-il fait valoir. La moitié des personnels des Epide sont «d'anciens militaires», selon Eric Ciotti. Mais, si les Epide ont «le label Défense», explique le député UMP Patrick Beaudouin, il ne s'agit pas de demander aux militaires «de jouer les sergents-chefs redresseurs de torts».
Les députés de l'opposition ont tous taxé ce texte d'«électoraliste». «Cette proposition de loi "made in Droite Populaire" et appuyée par le président de la République fera date», a ironisé le député écologiste Noël Mamère. Jean-Jacques Urvoas (PS) a lui affirmé que 100 à 130 postes de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) seraient supprimés dans le budget qui vient.
Une «petite manoeuvre politicienne, selon Dray
Julien Dray (PS) a carrément accusé la droite de «petite manoeuvre politicienne» pour faire «jouer des contradictions» entre socialistes sur la sécurité en plein débat de la primaire. «Et par ailleurs, qu'est-ce que cela permettra? Cela permettra au candidat que vous appelez de vos voeux de prétendre sur les plateaux de télévision avoir fait quelque chose pour les mineurs délinquants», a-t-il lancé.
Le débat sur la sécurité et la justice ne sera pas clos avec ce texte puisque dans les semaines qui viennent, l'Assemblée examinera un projet de loi de programmation sur l'exécution des peines, qui doit inclure la création de 30.000 places supplémentaires de prison, comme l'a annoncé le chef de l'Etat à la mi-septembre. Il pourrait aussi inclure la mise en place des prisons différenciées suivant la longueur et la lourdeur des peines.
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Créé le 12/10/2011 à 12h12 -- Mis à jour le 12/10/2011 à 16h49
LÉGISLATION - La mesure suscite des inquiétudes dans les milieux militaires et est qualifiée d'«électoraliste» par l'opposition...
Les députés ont voté ce mercredi en faveur de la proposition de loi UMP d'Eric Ciotti sur l'encadrement de type militaire des mineurs délinquants, une mesure qui suscite des inquiétudes dans les milieux militaires et est qualifiée d'«électoraliste» par l'opposition.
Cette idée fait partie des 50 mesures d'un rapport de ce député chargé des questions de sécurité à l'UMP qui a été remis avant l'été au chef de l'Etat sur l'exécution des peines pénales. Nicolas Sarkozy a apporté publiquement son soutien à ce projet. Le texte, examiné en urgence, sera ensuite transmis au Sénat.
Un service «citoyen» de 6 à 12 mois
Des mineurs de plus de 16 ans, 200 par an selon les estimations, pourront se voir proposer un service «citoyen», d'une durée de 6 à 12 mois au sein d'un Etablissement public d'insertion de la Défense (Epide). Ségolène Royal, qui défend depuis 2006 l'idée d'un encadrement militaire, voulait elle encadrer 5.000 mineurs délinquants.
Le garde des Sceaux, Michel Mercier, a expliqué que cette mesure de «bon sens» serait mise en oeuvre «dès février 2012» dans trois établissements: Belfort, Val-de-Reuil (Eure) et Bourges, puis dans 15 centres d'ici le mois de juin. Il s'est attaché tout au long de la discussion du texte à déminer les objections soulevées par la commission de la Défense de l'Assemblée, qui dans un mouvement d'humeur inédit depuis dix ans avait rejeté le texte, traduisant une certaine inquiétude des milieux proches des militaires.
Une proposition de loi «made in Droite Populaire»
Les Epide sont de «structure civile», a rappelé le ministre. Ils accueillent depuis 2005 déjà des majeurs au titre du dispositif «Défense deuxième chance». Michel Mercier a assuré qu'il s'agissait d'une «structure particulièrement adéquate», loué les compétences des personnels et assuré qu'ils recevraient une formation spécifique. Ceux-ci s'inspirent aussi «des méthodes des travailleurs sociaux», a-t-il fait valoir. La moitié des personnels des Epide sont «d'anciens militaires», selon Eric Ciotti. Mais, si les Epide ont «le label Défense», explique le député UMP Patrick Beaudouin, il ne s'agit pas de demander aux militaires «de jouer les sergents-chefs redresseurs de torts».
Les députés de l'opposition ont tous taxé ce texte d'«électoraliste». «Cette proposition de loi "made in Droite Populaire" et appuyée par le président de la République fera date», a ironisé le député écologiste Noël Mamère. Jean-Jacques Urvoas (PS) a lui affirmé que 100 à 130 postes de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) seraient supprimés dans le budget qui vient.
Une «petite manoeuvre politicienne, selon Dray
Julien Dray (PS) a carrément accusé la droite de «petite manoeuvre politicienne» pour faire «jouer des contradictions» entre socialistes sur la sécurité en plein débat de la primaire. «Et par ailleurs, qu'est-ce que cela permettra? Cela permettra au candidat que vous appelez de vos voeux de prétendre sur les plateaux de télévision avoir fait quelque chose pour les mineurs délinquants», a-t-il lancé.
Le débat sur la sécurité et la justice ne sera pas clos avec ce texte puisque dans les semaines qui viennent, l'Assemblée examinera un projet de loi de programmation sur l'exécution des peines, qui doit inclure la création de 30.000 places supplémentaires de prison, comme l'a annoncé le chef de l'Etat à la mi-septembre. Il pourrait aussi inclure la mise en place des prisons différenciées suivant la longueur et la lourdeur des peines.
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22/09/2011
Villiers-Le-Bel: retour en justice pour 1 policier
.Villiers-le-Bel: Un policier va être jugé après un accident mortel
Créé le 22/09/2011 à 14h20 -- Mis à jour le 22/09/2011 à 14h25
L'accident avait déclenché deux nuits de violences...
Le conducteur du véhicule de police qui avait heurté un vélomoteur, provoquant la mort de deux adolescents, en 2007 à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Pontoise, ont annoncé ce jeudi les avocats des familles des jeunes gens.
L'accident avait déclenché deux nuits de violences sévèrement réprimées par la justice. Les défenseurs des familles, Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, saluent la «sage décision» de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles, même s'il a fallu quatre ans pour aboutir au renvoi du policier devant un tribunal.
«Durant trois jours, après le drame, la Direction générale de la police nationale et le parquet de Pontoise avaient, au prix d'une communication fallacieuse, contesté toute utilité d'une information judiciaire», écrivent-ils dans un communiqué.
Or, une gestion de cette affaire «respectueuse des droits dès son origine» aurait prévenu les violences, protégé les policiers, évité les arrestations de dizaines de jeunes et «les désordres de rue», ajoutent-ils.
Complément d'information demandé
Les avocats assurent que l'audience devant le tribunal de Pontoise se tiendra «sans esprit de vengeance avec le seul souci que la justice dise, enfin, le droit et puisse faire son ouvre de paix et, si possible, de réconciliation».
En avril 2010, la cour d'appel de Versailles avait infirmé un non-lieu rendu dans l'enquête sur la mort des deux jeunes gens et ordonné la mise en examen d'un policier.
La chambre de l'instruction avait décidé que le conducteur de la voiture serait poursuivi pour «homicide involontaire« et avait confié à son président un complément d'information.
Le parquet général, qui requérait la confirmation du non-lieu, n'avait pas été suivi. Dans le contexte délicat des banlieues françaises, qui s'étaient embrasées en 2005 après la mort de deux adolescents poursuivis par des policiers, la décision avait suscité la satisfaction des familles de victimes.
Avec Reuters
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Créé le 22/09/2011 à 14h20 -- Mis à jour le 22/09/2011 à 14h25
L'accident avait déclenché deux nuits de violences...
Le conducteur du véhicule de police qui avait heurté un vélomoteur, provoquant la mort de deux adolescents, en 2007 à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Pontoise, ont annoncé ce jeudi les avocats des familles des jeunes gens.
L'accident avait déclenché deux nuits de violences sévèrement réprimées par la justice. Les défenseurs des familles, Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, saluent la «sage décision» de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles, même s'il a fallu quatre ans pour aboutir au renvoi du policier devant un tribunal.
«Durant trois jours, après le drame, la Direction générale de la police nationale et le parquet de Pontoise avaient, au prix d'une communication fallacieuse, contesté toute utilité d'une information judiciaire», écrivent-ils dans un communiqué.
Or, une gestion de cette affaire «respectueuse des droits dès son origine» aurait prévenu les violences, protégé les policiers, évité les arrestations de dizaines de jeunes et «les désordres de rue», ajoutent-ils.
Complément d'information demandé
Les avocats assurent que l'audience devant le tribunal de Pontoise se tiendra «sans esprit de vengeance avec le seul souci que la justice dise, enfin, le droit et puisse faire son ouvre de paix et, si possible, de réconciliation».
En avril 2010, la cour d'appel de Versailles avait infirmé un non-lieu rendu dans l'enquête sur la mort des deux jeunes gens et ordonné la mise en examen d'un policier.
La chambre de l'instruction avait décidé que le conducteur de la voiture serait poursuivi pour «homicide involontaire« et avait confié à son président un complément d'information.
Le parquet général, qui requérait la confirmation du non-lieu, n'avait pas été suivi. Dans le contexte délicat des banlieues françaises, qui s'étaient embrasées en 2005 après la mort de deux adolescents poursuivis par des policiers, la décision avait suscité la satisfaction des familles de victimes.
Avec Reuters
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21/09/2011
Pour les cinq de Villiers le bel
.Vu sur REZO.NET
Lien actif :
http://lmsi.net/Liberte-pour-les-cinq-de-Villiers
Les mots sont importants (lmsi.net)
Lettre d’information
Appels, hommages et fictions > Appels et manifestes
Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel
Appel du 14 juillet contre une condamnation pour l’exemple
par 70 signataires, 14 juillet
Initié il y a un an, le 14 juillet 2010, par Saïd Bouamama, Fahima Laidoudi, Evelyne Perrin, Maurice Rajsfus et Catherine Samary, cet appel dénonce l’inacceptable verdict du 4 juillet 2010, condamnant sans preuves cinq jeunes de Villiers-le-Bel à des peines d’emprisonnement ferme de 3 à 15 ans, sur la seule base de témoignages anonymes et de dénonciations et suppositions plus que douteuses. Les signatures sont à envoyer à rirqprp@gmail.com
Le 14 juillet, le peuple Français est appelé à célèbrer l’anniversaire de la Révolution Française, née de révolte populaire car le peuple ne voyait pas d’avenir. Il en resté dans la Déclaration des droits de l’homme le droit et le devoir de se soulever contre toutes les oppressions.
Au nom de ce même peuple, le verdict du tribunal de Pontoise du 3 juillet 2010 vient de condamner cinq jeunes à de lourdes peines, à partir d’un témoignage sous X, de rumeurs durant des transports de détenus et de conversations co-cellulaires entre détenus.
Ce verdict frappe des jeunes pris au hasard pour en faire des exemples et condamne ainsi la révolte de Villiers-le-Bel 2007. Or cette révolte populaire était une réponse au quadrillage du quartier par plus de 600 policiers après la mort de deux jeunes tués par une voiture de police.
Nous dénonçons ce verdict inique fondé sur un témoignage sous x. Il démontre la politique de deux poids, deux mesures entre le cas de Villiers-le-Bel et l’ affaire Bettencourt : Sarkozy déclare qu’un enregistrement ne peut servir de preuve pour la poursuivre, par contre le témoignage sous x d’un indicateur rémunéré par la police à suffi à des condamnations très lourdes. Nous demandons l’amnistie pour l’insurrection populaire de Villiers-le-Bel et la libération des cinq condamnés pour l’exemple.
P.-S.
Signatures à adresser au CRIRQP (Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire) : rirqprp@gmail.com
Pour soutenir financièrement les condamnés et leurs familles :
Adresser vos chèques à l’ordre de Respect Vérité Justice, à l’adresse suivante : Respect Vérité Justice, c/o Maison de quartier Allende, 10 boulevard Allende, 95400 Villiers-le-Bel.
Liens :
Site du Comité de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel
Forum-Débat de Beur FM avec des proches des inculpés
Article de Matthieu Bonduelle : « Prodiges et vertiges de l’anonymat payant »
Article d’Ornella Guyet : « Villiers-le-Bel : un procès stalinien contre les jeunes de banlieue »
Article de Maurice Rajsfus : « Au procès de Villiers-le-Bel, pas de preuves mais de la délation »
Article d’Omar Slaouti, « Villiers-le-Bel, un procès politique »
Articles de Pierre Tevanian : « Chronique d’un lynchage annoncé » et « Les mots de Pontoise »
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Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel, 14 juillet
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Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel
Appel du 14 juillet contre une condamnation pour l’exemple
par 70 signataires, 14 juillet
Initié il y a un an, le 14 juillet 2010, par Saïd Bouamama, Fahima Laidoudi, Evelyne Perrin, Maurice Rajsfus et Catherine Samary, cet appel dénonce l’inacceptable verdict du 4 juillet 2010, condamnant sans preuves cinq jeunes de Villiers-le-Bel à des peines d’emprisonnement ferme de 3 à 15 ans, sur la seule base de témoignages anonymes et de dénonciations et suppositions plus que douteuses. Les signatures sont à envoyer à rirqprp@gmail.com
Le 14 juillet, le peuple Français est appelé à célèbrer l’anniversaire de la Révolution Française, née de révolte populaire car le peuple ne voyait pas d’avenir. Il en resté dans la Déclaration des droits de l’homme le droit et le devoir de se soulever contre toutes les oppressions.
Au nom de ce même peuple, le verdict du tribunal de Pontoise du 3 juillet 2010 vient de condamner cinq jeunes à de lourdes peines, à partir d’un témoignage sous X, de rumeurs durant des transports de détenus et de conversations co-cellulaires entre détenus.
Ce verdict frappe des jeunes pris au hasard pour en faire des exemples et condamne ainsi la révolte de Villiers-le-Bel 2007. Or cette révolte populaire était une réponse au quadrillage du quartier par plus de 600 policiers après la mort de deux jeunes tués par une voiture de police.
Nous dénonçons ce verdict inique fondé sur un témoignage sous x. Il démontre la politique de deux poids, deux mesures entre le cas de Villiers-le-Bel et l’ affaire Bettencourt : Sarkozy déclare qu’un enregistrement ne peut servir de preuve pour la poursuivre, par contre le témoignage sous x d’un indicateur rémunéré par la police à suffi à des condamnations très lourdes. Nous demandons l’amnistie pour l’insurrection populaire de Villiers-le-Bel et la libération des cinq condamnés pour l’exemple.
P.-S.
Signatures à adresser au CRIRQP (Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire) : rirqprp@gmail.com
Pour soutenir financièrement les condamnés et leurs familles :
Adresser vos chèques à l’ordre de Respect Vérité Justice, à l’adresse suivante : Respect Vérité Justice, c/o Maison de quartier Allende, 10 boulevard Allende, 95400 Villiers-le-Bel.
Liens :
Site du Comité de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel
Forum-Débat de Beur FM avec des proches des inculpés
Article de Matthieu Bonduelle : « Prodiges et vertiges de l’anonymat payant »
Article d’Ornella Guyet : « Villiers-le-Bel : un procès stalinien contre les jeunes de banlieue »
Article de Maurice Rajsfus : « Au procès de Villiers-le-Bel, pas de preuves mais de la délation »
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Articles de Pierre Tevanian : « Chronique d’un lynchage annoncé » et « Les mots de Pontoise »
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Initié il y a un an, le 14 juillet 2010, par Saïd Bouamama, Fahima Laidoudi, Evelyne Perrin, Maurice Rajsfus et Catherine Samary, cet appel dénonce l’inacceptable verdict du 4 juillet 2010, condamnant sans preuves cinq jeunes de Villiers-le-Bel à des peines d’emprisonnement ferme de 3 à 15 ans, sur la seule base de témoignages anonymes et de dénonciations et suppositions plus que douteuses. Les signatures sont à envoyer à rirqprp@gmail.com
Le 14 juillet, le peuple Français est appelé à célèbrer l’anniversaire de la Révolution Française, née de révolte populaire car le peuple ne voyait pas d’avenir. Il en resté dans la Déclaration des droits de l’homme le droit et le devoir de se soulever contre toutes les oppressions.
Au nom de ce même peuple, le verdict du tribunal de Pontoise du 3 juillet 2010 vient de condamner cinq jeunes à de lourdes peines, à partir d’un témoignage sous X, de rumeurs durant des transports de détenus et de conversations co-cellulaires entre détenus.
Ce verdict frappe des jeunes pris au hasard pour en faire des exemples et condamne ainsi la révolte de Villiers-le-Bel 2007. Or cette révolte populaire était une réponse au quadrillage du quartier par plus de 600 policiers après la mort de deux jeunes tués par une voiture de police.
Nous dénonçons ce verdict inique fondé sur un témoignage sous x. Il démontre la politique de deux poids, deux mesures entre le cas de Villiers-le-Bel et l’ affaire Bettencourt : Sarkozy déclare qu’un enregistrement ne peut servir de preuve pour la poursuivre, par contre le témoignage sous x d’un indicateur rémunéré par la police à suffi à des condamnations très lourdes. Nous demandons l’amnistie pour l’insurrection populaire de Villiers-le-Bel et la libération des cinq condamnés pour l’exemple.
P.-S.
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31/08/2011
11 ans vole une poubelle à 55€ = 18 mois de " réeducation"
.Ca se passe en Grande-Bretagne à la suite des émeutes d'août.On perd complètement la tête !!
ELLE.FR
EMEUTES DE LONDRES : UN ENFANT DE 11 ANS CONDAMNÉ
Emeutes de Londres un enfant de 11 ans condamne
Au début du mois d’août, la ville de Londres a été touchée par de violences émeutes. Aujourd’hui, on apprend qu’un garçon de 11 ans, le plus jeune arrêté lors de ces affrontements, a été condamné à 18 mois de rééducation pour avoir volé une poubelle, d’une valeur de 55 euros, qui était exposée dans un grand magasin.
Couvre-feu ou travail d’intérêt général
Alors qu’une bande d’émeutiers avait brisé les vitrines de l’établissement, le 8 août dernier dans la banlieue nord de Londres, l’enfant en avait profité pour prendre l’objet. Or, un policier avait remarqué le garçon, en train d’attraper la poubelle dans la vitrine. Ce mercredi, il a donc été condamné à 18 mois de rééducation, une mesure qui peut prendre la forme d’un couvre-feu, ou encore d’un travail d’intérêt général. Selon le juge John Woollard, en charge du dossier, si le garçon « avait été un peu plus âgé, il aurait pu se retrouver en prison ». D’après Scotland Yard, il avait déjà eu affaire à la police avant les émeutes, car il avait lacéré les sièges d'un autobus avec un couteau et tenté de mettre le feu à la mousse du siège.
Rappelons que ces émeutes ont éclaté au nord de Londres le 6 août dernier, et se sont propagées pendant quatre nuits dans d’autres villes anglaises. A ce jour, 2 124 personnes ont été interpellées, et près de la moitié d’entre elles ont été inculpées.
S.C. Le 31/08/2011
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ELLE.FR
EMEUTES DE LONDRES : UN ENFANT DE 11 ANS CONDAMNÉ
Emeutes de Londres un enfant de 11 ans condamne
Au début du mois d’août, la ville de Londres a été touchée par de violences émeutes. Aujourd’hui, on apprend qu’un garçon de 11 ans, le plus jeune arrêté lors de ces affrontements, a été condamné à 18 mois de rééducation pour avoir volé une poubelle, d’une valeur de 55 euros, qui était exposée dans un grand magasin.
Couvre-feu ou travail d’intérêt général
Alors qu’une bande d’émeutiers avait brisé les vitrines de l’établissement, le 8 août dernier dans la banlieue nord de Londres, l’enfant en avait profité pour prendre l’objet. Or, un policier avait remarqué le garçon, en train d’attraper la poubelle dans la vitrine. Ce mercredi, il a donc été condamné à 18 mois de rééducation, une mesure qui peut prendre la forme d’un couvre-feu, ou encore d’un travail d’intérêt général. Selon le juge John Woollard, en charge du dossier, si le garçon « avait été un peu plus âgé, il aurait pu se retrouver en prison ». D’après Scotland Yard, il avait déjà eu affaire à la police avant les émeutes, car il avait lacéré les sièges d'un autobus avec un couteau et tenté de mettre le feu à la mousse du siège.
Rappelons que ces émeutes ont éclaté au nord de Londres le 6 août dernier, et se sont propagées pendant quatre nuits dans d’autres villes anglaises. A ce jour, 2 124 personnes ont été interpellées, et près de la moitié d’entre elles ont été inculpées.
S.C. Le 31/08/2011
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14/08/2011
Il y a casseurs et casseurs, quand Cameron est rattrapé par les archives
.Vu sur Bellaciao
Quand David Cameron cassait les vitrines (video)
de : Marco D’Eramo
dimanche 14 août 2011 - 11h02
Dans une ville anglaise une bande de jeunes défonce une vitrine, s’enfuit dans la nuit, et se dirige en courant vers le jardin botanique. La police les suit, en charge quelques uns sur ses téléphones portables et les met au trou.
Le problème c’est que nous ne parlons pas d’un épisode survenu ces jours-ci. Et que les jeunes arrêtés ne sont pas des casseurs sous-prolétaires. Non, l’épisode a lieu il y a 24 ans à Oxford et les 10 jeunes gens étaient tous membres du Bullington Club, une association étudiante oxfordienne de 150 ans d’âge, fameuse pour ses frasques estudiantines, ses cuites et pour considérer la vandalisation de boutiques et restaurants comme le fin du fin de la distraction. Restaurateurs, commerçants et dénonciations à la police, tout est remis en ordre avec quelques généreuses indemnisations qu’on va puiser dans les grassouillets portefeuilles paternels. Quelques heures plus tôt, les dix jeunes gaillards s’étaient fait tirer le portrait sur les marches d’un grand escalier, tous en uniforme du club, habit de soirée à 1.000 livres sterling (1.150 euros) pièce. Emergent du groupe un jeune David Cameron et un, tout aussi imberbe, Boris Johnson.
Il se trouve qu’aujourd’hui Cameron est premier ministre conservateur (britannique NdT) et Johnson maire conservateur du Grand Londres. Et que l’un comme l’autre tonnent contre les vandales qui détruisent les propriétés privées. Que l’un et l’autre invoquent la ligne dure, la main de fer. Cameron veut avoir recours à l’armée et censurer les réseaux sociaux ; Johnson veut augmenter les effectifs de police. Sans même la moindre compréhension pour qui ne fait rien d’autre, dans le fond, qu’émuler leur geste d’autrefois.
Mais évidemment, c’est justement le propre de la mentalité d’un fils à papa de considérer que les autres ne peuvent pas -et ne doivent pas- se permettre ce qu’on lui a permis, à lui, par droit de naissance et d’extraction sociale.
David Cameron est né en 1966 d’un père agent en bourse et d’une mère fille d’un baronet : l’actuel premier ministre tient à faire savoir qu’il est le descendant illégitime du roi Guillaume IV et de sa maîtresse Dorothée, et qu’il est donc un lointain parent de la reine Elisabeth II. Snob typique, Cameron fut envoyé à sept ans à Heatherdown, école élémentaire fréquentée aussi par les princes Andrew et Edward, école dont l’attitude de classe était sans équivoque : les jours d’excursion, les toilettes portables étaient désignées par « Ladies », « Gentlemen » et « Chauffeurs ». Et quand Margaret Thatcher fut élue premier ministre, l’école célébra ça par une partie de cricket improvisée entre élèves contre enseignants. Au lycée, Cameron fut envoyé dans la plus prestigieuse école privée d’Angleterre, Eton (frais annuels de scolarité : 27.000 livres sterling, environ 31.000 euros), le creuset de la classe dominante (Boris Johnson fut aussi son camarade de classe à Eton) : c’est drôle comme en Grande-Bretagne les écoles privées s’appellent public schools. Là le vilain garçon Cameron fut surpris en train de se rouler un joint et, en punition, dut recopier 500 lignes de latin. Après Eton, ce fut naturellement l’université à Oxford, et son club, le Bullington. En snob parfait, Cameron a ensuite épousé Samantha Gwendoline Sheffield, dont le père est un baronnet propriétaire terrien, et dont le parrain est vicomte. Samantha Gwendoline travaille dans la célèbre maison de produits de luxe Smyrne de Bond Street et a reçu le prix de Meilleure désigner d’accessoires par le British Glamour Magazine.
Quand ils se sont rangés de leurs bombes estudiantines, les fils à papa font d’habitude une belle carrière : Boris Johnson devient directeur du Spectator (même si sa carrière trébuche dans ses aventures d’homme à femmes invétéré, bien que marié). Cameron devient directeur des Corporate Affairs chez Carlton Communication, une société de media ensuite absorbée par Granada plc pour former ITV plc.
Quand, en 2006, Cameron emporte le congrès Tory et devient leader du parti conservateur, il n’a que 38 ans. Et c’est tout naturellement que, dans le gouvernement ombre qu’il forme (le premier ministre à l’époque était Tony Blair), trois des membres sont d’anciens élèves de Eton (Old Etonians). Mais dans le groupe de ses collaborateurs les plus proches, 15 au moins sont des Old Etonians. Et il en va de même quand, en mai 2010, Cameron gagne (à moitié) les élections et devient premier ministre à la tête d’une coalition avec les néo-libéraux conduits par Nick Clegg : ici aussi le noyau dur du gouvernement est constitué d’aristocrates, d’etonians ou oxfordians, comme l’actuel Chancelier de l’Echiquier (c’est-à-dire ministre de l’économie) George Gideon Osborne, lui aussi noble, héritier de la baronnie Osborne, lui aussi diplômé d’Oxford, et lui aussi, ça alors, ancien membre du Club Bullington.
Comme on disait avant : bon sang ne saurait mentir. La classe (sociale, NdT) non plus.
Edition de vendredi 12 août 2011 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbo...
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
http://bellaciao.org/it/spip.php?ar...
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09/08/2011
Un autre point de vue que celui de Madame Michu " ohlala ! ils brulent tout !! " "
.
Pour les non-anglophones: Babelfish ou Google traductionCopiez-collez
Rioting for 'justice' in London
Broken windows and looted stores across London after a police killing became a tipping point for disenfranchised youth.
Jesse Strauss Last Modified: 09 Aug 2011 19:23
http://english.aljazeera.net/indepth/features/2011/08/2011891555226219.html?utm_content=tweets&utm_campaign=Trial3&utm_source=SocialFlow&utm_term=twitter&utm_medium=ExperimentMasterAccount
Young people take control of the streets in the riotous aftermath of Thursday's police killing, which created a tipping point in communities, where a lack of jobs and social services has given angry youth nowhere to vent frustrations [EPA]
On Saturday, hundreds of people gathered outside the Tottenham police station, peacefully calling for "justice" for Mark Duggan, a man killed by officers three days prior.
Police stood in formation, separating the community members from the station they were guarding, until a 16-year-old woman reportedly approached an officer to find out what was going on.
According to a witness account, some officers pushed the young woman and drew their batons.
"And that's when the people started to retaliate. Now I think in all circumstances, having seen that, most people retaliate," said the witness.
The "retaliation", from peaceful chants of "justice" in front of the police station, have since turned into massive groups of Londoners in numerous parts of the city who seem unafraid of breaking windows, looting stores, and burning buildings, doubtless causing millions of pounds' worth of damage.
Scores of businesses have been looted and international media continue to play images of smoldering buildings, in areas where firefighters were reportedly too afraid to enter - for their own safety.
According to witnesses and overhead helicopter footage, police have not been able to control much of the situation, and have repeatedly been forced into retreat by angry rioters.
"The kids realise the police can't keep control of it," said Bristly Pioneer, a Hackney resident and activist with the Space Hijackers, an anarchist collective focused on reclaiming public space. "And the kids don't give a f*** because no one gives a f*** about them."
"These kids have basically been abandoned - not even just the kids, whole communities have been abandoned by the rest of society," he added. "I can't say I'm surprised this is happening. It's been building for years."
Klara, an activist with Occupied London, a group focused on responding to the European austerity crisis, and another resident of Hackney, asked that her last name not be used. She told Al Jazeera: "It's a bubble of anger and anxiety and oppression that has to be burst."
"When you talk to people in the streets, they're extremely politically articulate. They know the problems in their community," she said.
In a video posted on The Guardian's website on July 31, youth in the London borough of Haringey described the effects of the closure of eight youth centres, a move they said led to a growth in gang membership and crime - as they and their peers have nowhere to go after school.
A week before any window was broken or store looted, one of the young people in the video said: "The government doesn't realise what they're doing to us". Another adds, "there's going to be a riot".
A tipping point
Tottenham, where Duggan was killed, is a Haringey neighbourhood which has among the highest unemployment rates in London - and a larger than average youth population. People of colour here have particularly felt the effects of deteriorating social services and targeted police harassment and violence, said author Richard Seymour.
"There's kids here who basically no one cares about, and nobody does anything for," said Seymour, a PhD candidate at the London School of Economics. "When the rioters themselves are asked, they will say that they are abused by police, harassed by them, and nobody's done a thing about it."
Seymour also explained that after many of the 333 deaths in police custody between 1998 and 2010 in Britain, "Large, peaceful protests in response [to the in-custody deaths] were more or less ignored" and not a single officer has been prosecuted.
As a result, Duggan's killing crossed a threshold for young people, angry with the systems that have left them behind, and tired of non-violent protest that goes without much response.
"I saw a whole load of kids, ranging from teenagers, and also grown-ups, in the streets. Most people seemed very happy, there were a lot of smiles in the streets, and a sense that people finally had control of something ... And then there were people who were extremely angry at police," said Klara, the Occupied London activist. "It's just surprising that something like this hasn't happened before now."
Meanwhile, a local shop owner told Al Jazeera: "I'm very shocked ... I'm so devastated. I don't know how to explain myself."
The chaotic situation has left many Londoners, and people around the world, wondering when the destruction will stop - and how the government will respond to the anger born out of alleged police racism, cuts to social services and unemployment.
Criminality
Just moments before Britain's prime minister made his first post-riot statement, Seymour told Al Jazeera: "The dominant response of the political class is to say it's all criminality ... that's something that could undermine anything towards seeking justice."
The alternative, he said, would be "addressing the political crisis" on a deeper level.
David Cameron, the British prime minister, played the card Seymour had predicted, saying: "This is criminality pure and simple, and it has to be confronted and defeated."
London's acting police commissioner, Tim Godwin, agreed, saying: "This is not a game - this is criminality, burglary and violence ... There can be no excuses for this behaviour." Calls to Scotland Yard went unanswered.
"Everyone is anticipating the probability of more violence as night approaches. Everyone has their theories about this, but I think one of their [the government's] main challenges will be to separate genuine grievance from simple copy-cat criminality," said Al Jazeera's Tim Friend, reporting from London.
But that would mean the government strongly recognises the 'grievances', which is far, at least, from the initial response.
In his first statement on the riot on Tuesday morning, the British PM said at least 450 people had been arrested for riot-related crimes.
Cameron also announced a massing of police officers, with numbers to be increased from 6,000 in the first three nights of rioting to 16,000 on Tuesday night.
"There will be aid from police coming from up and down the country," he said. "We will see that many more arrests will be coming in the coming days."
Speaking directly to those breaking the law, Cameron said: "Justice will be done ... You will feel the full force of the law, and if you are old enough to commit these crimes, you are old enough to feel the full consequences."
Klara said that many people support the increase in police presence and hope that it will force the end of rioting, but warned that the support of intensive policing measures "could spark things off even more, because the police are exactly the problem in these neighbourhoods".
"It's hard to say what type of policing would calm things down and what type of policing would escalate it ... When you're being harassed by police on a daily basis, you're no longer afraid of it."
Finding 'justice' in the rubble
With police absent or unable to control crowds in past days, reports have spread of communities banding together to defend their own neighbourhoods.
"There's a Turkish neigbourhood in Hackney that successfully prevented the rioters from destroying the area," said Klara.
Seymour described similar scenes of people standing outside their businesses with baseball bats, in a vigilante defence from lawless London.
"I talked to residents and they told me they will do the same if they don't feel like their livelihoods are being protected by the police," said Al Jazeera's Charlie Angela, reporting from Hackney,
In a different form of community defence, one of the highest trending hashtags on Twitter early on Tuesday was #riotcleanup, and many people used it to coordinate cleanup efforts in riot-hit neighbourhoods around London.
What has emerged due to rioting is a lawless sense that Londoners need to create response plans for when police are not able to handle a situation.
Klara said that more than ever, she's seen riotous streets actually become an avenue of democratic action.
"There is a lot of debate in the streets. Everyone's talking about police killings, deaths in custody [and other social woes]."
Meanwhile, no one seems to support the destruction caused by the riots, but many believe that the situation is an expression of political anger.
When asked if the riots could lead to any positive outcome, Seymour said it already had, and described an interview he saw on television in which a rioter was asked the same question.
The rioter's answer: "Yes [it has been successful], because if we hadn't rioted, you wouldn't be talking to us now."
Follow Jesse Strauss on Twitter: @AJEsseStrauss
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Opinion from @danhind: "With bank bailout, society rewards looting - as long as perpetrators are rich"
1634:
A Hackney local tells BBC 5 Live: "When you've got bankers taking their bonuses and MP's taking money off people like me for their moats, and their chateaus and their castles, this is the result."
1441:Kids Company founder Camilla Batmangelidgh tells Radio 5 live's Richard Bacon that the people rioting are the "ignored underclass" and that this is them "taking revenge"
Liberal Conspiracy blogger Sunny Hundal
has been challenging what he calls "Only poor people go looting, and other claims". He argues that "rich people do go out looting; they just do so in other ways."
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Rioting for 'justice' in London
Broken windows and looted stores across London after a police killing became a tipping point for disenfranchised youth.
Jesse Strauss Last Modified: 09 Aug 2011 19:23
http://english.aljazeera.net/indepth/features/2011/08/2011891555226219.html?utm_content=tweets&utm_campaign=Trial3&utm_source=SocialFlow&utm_term=twitter&utm_medium=ExperimentMasterAccount
Young people take control of the streets in the riotous aftermath of Thursday's police killing, which created a tipping point in communities, where a lack of jobs and social services has given angry youth nowhere to vent frustrations [EPA]
On Saturday, hundreds of people gathered outside the Tottenham police station, peacefully calling for "justice" for Mark Duggan, a man killed by officers three days prior.
Police stood in formation, separating the community members from the station they were guarding, until a 16-year-old woman reportedly approached an officer to find out what was going on.
According to a witness account, some officers pushed the young woman and drew their batons.
"And that's when the people started to retaliate. Now I think in all circumstances, having seen that, most people retaliate," said the witness.
The "retaliation", from peaceful chants of "justice" in front of the police station, have since turned into massive groups of Londoners in numerous parts of the city who seem unafraid of breaking windows, looting stores, and burning buildings, doubtless causing millions of pounds' worth of damage.
Scores of businesses have been looted and international media continue to play images of smoldering buildings, in areas where firefighters were reportedly too afraid to enter - for their own safety.
According to witnesses and overhead helicopter footage, police have not been able to control much of the situation, and have repeatedly been forced into retreat by angry rioters.
"The kids realise the police can't keep control of it," said Bristly Pioneer, a Hackney resident and activist with the Space Hijackers, an anarchist collective focused on reclaiming public space. "And the kids don't give a f*** because no one gives a f*** about them."
"These kids have basically been abandoned - not even just the kids, whole communities have been abandoned by the rest of society," he added. "I can't say I'm surprised this is happening. It's been building for years."
Klara, an activist with Occupied London, a group focused on responding to the European austerity crisis, and another resident of Hackney, asked that her last name not be used. She told Al Jazeera: "It's a bubble of anger and anxiety and oppression that has to be burst."
"When you talk to people in the streets, they're extremely politically articulate. They know the problems in their community," she said.
In a video posted on The Guardian's website on July 31, youth in the London borough of Haringey described the effects of the closure of eight youth centres, a move they said led to a growth in gang membership and crime - as they and their peers have nowhere to go after school.
A week before any window was broken or store looted, one of the young people in the video said: "The government doesn't realise what they're doing to us". Another adds, "there's going to be a riot".
A tipping point
Tottenham, where Duggan was killed, is a Haringey neighbourhood which has among the highest unemployment rates in London - and a larger than average youth population. People of colour here have particularly felt the effects of deteriorating social services and targeted police harassment and violence, said author Richard Seymour.
"There's kids here who basically no one cares about, and nobody does anything for," said Seymour, a PhD candidate at the London School of Economics. "When the rioters themselves are asked, they will say that they are abused by police, harassed by them, and nobody's done a thing about it."
Seymour also explained that after many of the 333 deaths in police custody between 1998 and 2010 in Britain, "Large, peaceful protests in response [to the in-custody deaths] were more or less ignored" and not a single officer has been prosecuted.
As a result, Duggan's killing crossed a threshold for young people, angry with the systems that have left them behind, and tired of non-violent protest that goes without much response.
"I saw a whole load of kids, ranging from teenagers, and also grown-ups, in the streets. Most people seemed very happy, there were a lot of smiles in the streets, and a sense that people finally had control of something ... And then there were people who were extremely angry at police," said Klara, the Occupied London activist. "It's just surprising that something like this hasn't happened before now."
Meanwhile, a local shop owner told Al Jazeera: "I'm very shocked ... I'm so devastated. I don't know how to explain myself."
The chaotic situation has left many Londoners, and people around the world, wondering when the destruction will stop - and how the government will respond to the anger born out of alleged police racism, cuts to social services and unemployment.
Criminality
Just moments before Britain's prime minister made his first post-riot statement, Seymour told Al Jazeera: "The dominant response of the political class is to say it's all criminality ... that's something that could undermine anything towards seeking justice."
The alternative, he said, would be "addressing the political crisis" on a deeper level.
David Cameron, the British prime minister, played the card Seymour had predicted, saying: "This is criminality pure and simple, and it has to be confronted and defeated."
London's acting police commissioner, Tim Godwin, agreed, saying: "This is not a game - this is criminality, burglary and violence ... There can be no excuses for this behaviour." Calls to Scotland Yard went unanswered.
"Everyone is anticipating the probability of more violence as night approaches. Everyone has their theories about this, but I think one of their [the government's] main challenges will be to separate genuine grievance from simple copy-cat criminality," said Al Jazeera's Tim Friend, reporting from London.
But that would mean the government strongly recognises the 'grievances', which is far, at least, from the initial response.
In his first statement on the riot on Tuesday morning, the British PM said at least 450 people had been arrested for riot-related crimes.
Cameron also announced a massing of police officers, with numbers to be increased from 6,000 in the first three nights of rioting to 16,000 on Tuesday night.
"There will be aid from police coming from up and down the country," he said. "We will see that many more arrests will be coming in the coming days."
Speaking directly to those breaking the law, Cameron said: "Justice will be done ... You will feel the full force of the law, and if you are old enough to commit these crimes, you are old enough to feel the full consequences."
Klara said that many people support the increase in police presence and hope that it will force the end of rioting, but warned that the support of intensive policing measures "could spark things off even more, because the police are exactly the problem in these neighbourhoods".
"It's hard to say what type of policing would calm things down and what type of policing would escalate it ... When you're being harassed by police on a daily basis, you're no longer afraid of it."
Finding 'justice' in the rubble
With police absent or unable to control crowds in past days, reports have spread of communities banding together to defend their own neighbourhoods.
"There's a Turkish neigbourhood in Hackney that successfully prevented the rioters from destroying the area," said Klara.
Seymour described similar scenes of people standing outside their businesses with baseball bats, in a vigilante defence from lawless London.
"I talked to residents and they told me they will do the same if they don't feel like their livelihoods are being protected by the police," said Al Jazeera's Charlie Angela, reporting from Hackney,
In a different form of community defence, one of the highest trending hashtags on Twitter early on Tuesday was #riotcleanup, and many people used it to coordinate cleanup efforts in riot-hit neighbourhoods around London.
What has emerged due to rioting is a lawless sense that Londoners need to create response plans for when police are not able to handle a situation.
Klara said that more than ever, she's seen riotous streets actually become an avenue of democratic action.
"There is a lot of debate in the streets. Everyone's talking about police killings, deaths in custody [and other social woes]."
Meanwhile, no one seems to support the destruction caused by the riots, but many believe that the situation is an expression of political anger.
When asked if the riots could lead to any positive outcome, Seymour said it already had, and described an interview he saw on television in which a rioter was asked the same question.
The rioter's answer: "Yes [it has been successful], because if we hadn't rioted, you wouldn't be talking to us now."
Follow Jesse Strauss on Twitter: @AJEsseStrauss
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Opinion from @danhind: "With bank bailout, society rewards looting - as long as perpetrators are rich"
1634:
A Hackney local tells BBC 5 Live: "When you've got bankers taking their bonuses and MP's taking money off people like me for their moats, and their chateaus and their castles, this is the result."
1441:Kids Company founder Camilla Batmangelidgh tells Radio 5 live's Richard Bacon that the people rioting are the "ignored underclass" and that this is them "taking revenge"
Liberal Conspiracy blogger Sunny Hundal
has been challenging what he calls "Only poor people go looting, and other claims". He argues that "rich people do go out looting; they just do so in other ways."
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07/06/2011
Témoignage vidéo aux Tarterets
.http://youtu.be/hMvbNIemFUU
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23/05/2011
Les cobayes d'une aberration racialo-sociale, merci qui ????
Mauvaise idée, mauvais déroulement, bilan NUL!!, un exemple parmi tant d'autres, les bêtises criminelles du pouvoir qui ne sait pas quoi inventer pour stigmatiser les enfants d'immigrés ou les pauvres, ou les 2...

Image extraite du reportage de France 3 Paris Ile-de-France sur le stage des collégiens au 121e régiment
RUE_89
.Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco
Par Sébastien Ledoux | Enseignant et chercheur | 23/05/2011 | 12H48
Le stage en immersion à la caserne de Monthléry s'est révélé une expérimentation hasardeuse et à l'idéologie dangereuse.
Cela s'est passé durant la semaine du 2 au 6 mai, dans la caserne militaire du 121e régiment de Montlhéry. Dix collégiens venus de l'établissement de réinsertion scolaire (ERS) de Nanterre ont été aux ordres de l'armée pendant une semaine.
Ce stage en immersion était présenté par l'inspecteur d'académie des Hauts-de-Seine comme une « expérimentation de coopération entre l'Education nationale et la Défense ».
Etaient concernés des élèves exclus définitivement de leur établissement au moins une fois, et pour lesquels l'Education nationale espérait, semble-t-il, qu'une telle expérience leur apprendrait à marcher « au pas cadencé » (formule extraite d'un document de l'inspection d'académie pour ce stage), en entonnant La Marseillaise comme un seul homme à la levée du drapeau tricolore tous les matins.
Car le principe d'une immersion a été respecté à la lettre : uniforme pour tout le monde, y compris pour le personnel présent sur le terrain (dont une psychologue scolaire ! ), réveil à 5h30 du matin, garde-à-vous, hymne national, travaux d'intérêt général, apprentissage du code du soldat, parcours d'obstacles, marche à pied…
Des sorties ont aussi été organisées, notamment la visite du musée de l'Armée aux Invalides et le ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe.
L'opération de com tourne au cauchemar pour les autorités
Non, ce n'est pas un mauvais rêve. Nous sommes en France et cela se passe en 2011. On imagine la suite.
Ce fut une semaine émaillée d'incidents, d'altercations entre les élèves eux-mêmes, entre les élèves et les gradés. Insultes, coups, menaces. « C'était très difficilement gérable », reconnait même un gradé dans Le Parisien.
Ainsi, la cérémonie du ravivage de la flamme sous l'Arc de Triomphe a été suivie seulement par trois élèves, les huit autres en ont été exclus, les gradés et le personnel de l'Education nationale craignant un incident…
Dès le deuxième jour de stage, une journaliste de télévision qui devait tourner un reportage toute la semaine sur cette expérience s'est vue refuser la possibilité de rentrer dans la caserne.
Un tel fiasco n'avait apparemment pas été prévu ni par l'armée, ni par l'Education nationale qui avaient donné au départ l'autorisation de filmer largement pour mettre ainsi en avant un projet académique innovant.
La journaliste n'a pu revenir que le vendredi, et les élèves ont alors toujours été « accompagnés » lors de leur interview ce jour-là.
Absence de réflexion et sirènes idéologiques inquiétantes
Cette « expérimentation » consternante réalisée par des fonctionnaires de l'école républicaine nous dit plusieurs choses.
D'abord, l'absence de réflexion de certains responsables de l'Education nationale s'agissant des problématiques concernant les élèves en voie de déscolarisation. Au point de se bercer de douces illusions, espérant qu'un tel cadre proposé redonnerait, comme par magie, aux adolescents concernés le goût de l'effort et le sens de la discipline.
Ensuite, derrière cette naïveté qui révèle un vide conceptuel sur les notions d'apprentissage et de politiques éducatives, pointent des sirènes idéologiques particulièrement inquiétantes.
Ce stage en immersion dans une caserne militaire marque la volonté de faire adhérer spécifiquement ces élèves à la nation française dont l'armée serait le dépositaire, et dont eux, issus de l'immigration, seraient dépourvus.
Le parcours chaotique de la semaine de stage révélerait alors immanquablement le caractère définitivement inassimilable de ces catégories de population « pas comme nous », et qui ne « nous » veulent pas.
Les sites d'extrême droite réjouis par l'échec de l'opération
De multiples sites d'extrême droite (Fdesouche.com, Defrancisation.com entre autres) et le Front national lui-même (sur le site de la Fédération départementale de l'Essonne) ne s'y sont pas trompés en reprenant immédiatement l'article du Parisien (6 mai) qui évoquait ce stage, comme nouvelle preuve du bien fondé de leur position.
Le titre « Réinsertion de la racaille : échec total » du site Françaisdefrance apparait comme un condensé de ces points de vue.
Cet événement nous montre également que les discours entendus sur les immigrés, les « jeunes des cités » et sur l'identité nationale depuis plusieurs années au sein même du pouvoir ont des effets concrets sur des politiques publiques que mènent certains agents de l'Etat sur le terrain.
Les dépositaires de cet ordre du discours ne sont pas seulement des responsables académiques censés répondre aux attentes du pouvoir pour traiter ces exclus du système scolaire.
Le fait que différents agents de l'Education nationale se soient pris au « jeu » en enfilant un uniforme pendant toute la semaine face à leurs élèves n'est pas l'élément le moins troublant de cette confusion des genres.
Des réminiscences du colonialisme à la française
Les héritages de la France coloniale résident aussi dans cette intention partagée de confier ces jeunes, rebelles à l'autorité, par des soldats. Le revêtement de l'uniforme, on l'a dit, mais également les marches à pied, la mise au garde à vous, le réveil matinal, tout cela participe d'une volonté de domestiquer ces « corps-frontières », comme le définit la sociologue Nacira Guénif-Souilamas, que l'on enferme.
L'exercice de coercition n'a pu aller à terme, les soldats ne pouvant appliquer les sanctions habituelles, et en premier lieu, les séries de pompes… Mais nous sommes bien là face à une catégorisation ethno-raciale mis en œuvre dans le fonctionnement ordinaire d'un organisme public.
Ce référent ethno-racial, implicite au sein de l'Education nationale – explicite sur les sites d'extrême droite précités –, est mobilisé par ses agents pour naturaliser leurs difficultés professionnelles. Un tel stage aboutissant à un échec permet d'ailleurs de justifier le discours déculpabilisant mettant en avant le fait qu'il n'y a rien à faire avec « eux ».
Même en situation d'échec, ces jeunes sont confiés à l'école
Pour finir, envoyer ces collégiens vivre une semaine « à la dure » dans une caserne, revient à les engager eux-mêmes dans un processus de désinstitutionalisation dont ils n'ont évidemment pas besoin.
Quelque soit les fautes commises qui leur a valu une ou plusieurs exclusions de leur établissement scolaire, ils restent des élèves dont l'institution scolaire a encore la charge.
L'école renonce à sa mission dès lors qu'elle décide – même provisoirement – de ne plus s'adresser à l'enfant comme élève, mais comme personne portant un uniforme militaire et enfermé dans une caserne.
L'organisation d'un tel stage participe du processus de disqualification dont ces élèves sont l'objet dans notre société, processus dont l'Education Nationale apparait aussi comme l'un des principaux acteurs.
Photo : image extraite du reportage de France 3 Paris Ile-de-France sur le stage des collégiens au 121e régiment, à retrouver sur Pluzz.fr
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Image extraite du reportage de France 3 Paris Ile-de-France sur le stage des collégiens au 121e régiment
RUE_89
.Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco
Par Sébastien Ledoux | Enseignant et chercheur | 23/05/2011 | 12H48
Le stage en immersion à la caserne de Monthléry s'est révélé une expérimentation hasardeuse et à l'idéologie dangereuse.
Cela s'est passé durant la semaine du 2 au 6 mai, dans la caserne militaire du 121e régiment de Montlhéry. Dix collégiens venus de l'établissement de réinsertion scolaire (ERS) de Nanterre ont été aux ordres de l'armée pendant une semaine.
Ce stage en immersion était présenté par l'inspecteur d'académie des Hauts-de-Seine comme une « expérimentation de coopération entre l'Education nationale et la Défense ».
Etaient concernés des élèves exclus définitivement de leur établissement au moins une fois, et pour lesquels l'Education nationale espérait, semble-t-il, qu'une telle expérience leur apprendrait à marcher « au pas cadencé » (formule extraite d'un document de l'inspection d'académie pour ce stage), en entonnant La Marseillaise comme un seul homme à la levée du drapeau tricolore tous les matins.
Car le principe d'une immersion a été respecté à la lettre : uniforme pour tout le monde, y compris pour le personnel présent sur le terrain (dont une psychologue scolaire ! ), réveil à 5h30 du matin, garde-à-vous, hymne national, travaux d'intérêt général, apprentissage du code du soldat, parcours d'obstacles, marche à pied…
Des sorties ont aussi été organisées, notamment la visite du musée de l'Armée aux Invalides et le ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe.
L'opération de com tourne au cauchemar pour les autorités
Non, ce n'est pas un mauvais rêve. Nous sommes en France et cela se passe en 2011. On imagine la suite.
Ce fut une semaine émaillée d'incidents, d'altercations entre les élèves eux-mêmes, entre les élèves et les gradés. Insultes, coups, menaces. « C'était très difficilement gérable », reconnait même un gradé dans Le Parisien.
Ainsi, la cérémonie du ravivage de la flamme sous l'Arc de Triomphe a été suivie seulement par trois élèves, les huit autres en ont été exclus, les gradés et le personnel de l'Education nationale craignant un incident…
Dès le deuxième jour de stage, une journaliste de télévision qui devait tourner un reportage toute la semaine sur cette expérience s'est vue refuser la possibilité de rentrer dans la caserne.
Un tel fiasco n'avait apparemment pas été prévu ni par l'armée, ni par l'Education nationale qui avaient donné au départ l'autorisation de filmer largement pour mettre ainsi en avant un projet académique innovant.
La journaliste n'a pu revenir que le vendredi, et les élèves ont alors toujours été « accompagnés » lors de leur interview ce jour-là.
Absence de réflexion et sirènes idéologiques inquiétantes
Cette « expérimentation » consternante réalisée par des fonctionnaires de l'école républicaine nous dit plusieurs choses.
D'abord, l'absence de réflexion de certains responsables de l'Education nationale s'agissant des problématiques concernant les élèves en voie de déscolarisation. Au point de se bercer de douces illusions, espérant qu'un tel cadre proposé redonnerait, comme par magie, aux adolescents concernés le goût de l'effort et le sens de la discipline.
Ensuite, derrière cette naïveté qui révèle un vide conceptuel sur les notions d'apprentissage et de politiques éducatives, pointent des sirènes idéologiques particulièrement inquiétantes.
Ce stage en immersion dans une caserne militaire marque la volonté de faire adhérer spécifiquement ces élèves à la nation française dont l'armée serait le dépositaire, et dont eux, issus de l'immigration, seraient dépourvus.
Le parcours chaotique de la semaine de stage révélerait alors immanquablement le caractère définitivement inassimilable de ces catégories de population « pas comme nous », et qui ne « nous » veulent pas.
Les sites d'extrême droite réjouis par l'échec de l'opération
De multiples sites d'extrême droite (Fdesouche.com, Defrancisation.com entre autres) et le Front national lui-même (sur le site de la Fédération départementale de l'Essonne) ne s'y sont pas trompés en reprenant immédiatement l'article du Parisien (6 mai) qui évoquait ce stage, comme nouvelle preuve du bien fondé de leur position.
Le titre « Réinsertion de la racaille : échec total » du site Françaisdefrance apparait comme un condensé de ces points de vue.
Cet événement nous montre également que les discours entendus sur les immigrés, les « jeunes des cités » et sur l'identité nationale depuis plusieurs années au sein même du pouvoir ont des effets concrets sur des politiques publiques que mènent certains agents de l'Etat sur le terrain.
Les dépositaires de cet ordre du discours ne sont pas seulement des responsables académiques censés répondre aux attentes du pouvoir pour traiter ces exclus du système scolaire.
Le fait que différents agents de l'Education nationale se soient pris au « jeu » en enfilant un uniforme pendant toute la semaine face à leurs élèves n'est pas l'élément le moins troublant de cette confusion des genres.
Des réminiscences du colonialisme à la française
Les héritages de la France coloniale résident aussi dans cette intention partagée de confier ces jeunes, rebelles à l'autorité, par des soldats. Le revêtement de l'uniforme, on l'a dit, mais également les marches à pied, la mise au garde à vous, le réveil matinal, tout cela participe d'une volonté de domestiquer ces « corps-frontières », comme le définit la sociologue Nacira Guénif-Souilamas, que l'on enferme.
L'exercice de coercition n'a pu aller à terme, les soldats ne pouvant appliquer les sanctions habituelles, et en premier lieu, les séries de pompes… Mais nous sommes bien là face à une catégorisation ethno-raciale mis en œuvre dans le fonctionnement ordinaire d'un organisme public.
Ce référent ethno-racial, implicite au sein de l'Education nationale – explicite sur les sites d'extrême droite précités –, est mobilisé par ses agents pour naturaliser leurs difficultés professionnelles. Un tel stage aboutissant à un échec permet d'ailleurs de justifier le discours déculpabilisant mettant en avant le fait qu'il n'y a rien à faire avec « eux ».
Même en situation d'échec, ces jeunes sont confiés à l'école
Pour finir, envoyer ces collégiens vivre une semaine « à la dure » dans une caserne, revient à les engager eux-mêmes dans un processus de désinstitutionalisation dont ils n'ont évidemment pas besoin.
Quelque soit les fautes commises qui leur a valu une ou plusieurs exclusions de leur établissement scolaire, ils restent des élèves dont l'institution scolaire a encore la charge.
L'école renonce à sa mission dès lors qu'elle décide – même provisoirement – de ne plus s'adresser à l'enfant comme élève, mais comme personne portant un uniforme militaire et enfermé dans une caserne.
L'organisation d'un tel stage participe du processus de disqualification dont ces élèves sont l'objet dans notre société, processus dont l'Education Nationale apparait aussi comme l'un des principaux acteurs.
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Enfin !!!
.Des avocats lancent une action contre les contrôles d'identité
LEMONDE.FR Avec AFP | 23.05.11 | 11h14 • Mis à jour le 23.05.11 | 11h22
Durant deux semaines à compter de lundi 23 mai, une cinquantaine d'avocats devraient déposer une QPC dans chaque dossier traité par la justice ayant impliqué un contrôle d'identité.
Une cinquantaine d'avocats vont déposer, à partir de lundi 23 mai, des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur les contrôles d'identité devant les juridictions de six villes françaises. Pendant deux semaines, à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nanterre et Créteil, ils devraient soulever une QPC pour chaque dossier traité par la justice dans lequel il a été fait état d'un contrôle d'identité.
Selon le cabinet de l'avocat William Bourdon, qui participe à cette action, "il y a déjà quelque chose d'anticonstitutionel [dans les contrôles d'identité] puisque chaque contrôle est une atteinte à la liberté et qu'il convient donc à un juge de statuer".
"CONTRÔLÉS JUSQU'À TROIS FOIS DANS LA MÊME JOURNÉE"
Ces QPC sur les contrôles d'identité visent également à attirer l'attention sur les "contrôles au faciès" qui, selon certaines études, "touchent beaucoup plus les Noirs et les Arabes". Le cabinet dénonce le fait que "des personnes qui ont été contrôlées dans les cités et qui ne sont pas ensuite passées devant un juge, n'ont aucun moyen de démontrer qu'elles ont pu être contrôlées jusqu'à trois fois dans la même journée".
La QPC, rendue possible par la révision constitutionnelle de juillet 2008, permet à tout justiciable, "à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction", de signaler lorsqu'une "disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit."
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LEMONDE.FR Avec AFP | 23.05.11 | 11h14 • Mis à jour le 23.05.11 | 11h22
Durant deux semaines à compter de lundi 23 mai, une cinquantaine d'avocats devraient déposer une QPC dans chaque dossier traité par la justice ayant impliqué un contrôle d'identité.
Une cinquantaine d'avocats vont déposer, à partir de lundi 23 mai, des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur les contrôles d'identité devant les juridictions de six villes françaises. Pendant deux semaines, à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nanterre et Créteil, ils devraient soulever une QPC pour chaque dossier traité par la justice dans lequel il a été fait état d'un contrôle d'identité.
Selon le cabinet de l'avocat William Bourdon, qui participe à cette action, "il y a déjà quelque chose d'anticonstitutionel [dans les contrôles d'identité] puisque chaque contrôle est une atteinte à la liberté et qu'il convient donc à un juge de statuer".
"CONTRÔLÉS JUSQU'À TROIS FOIS DANS LA MÊME JOURNÉE"
Ces QPC sur les contrôles d'identité visent également à attirer l'attention sur les "contrôles au faciès" qui, selon certaines études, "touchent beaucoup plus les Noirs et les Arabes". Le cabinet dénonce le fait que "des personnes qui ont été contrôlées dans les cités et qui ne sont pas ensuite passées devant un juge, n'ont aucun moyen de démontrer qu'elles ont pu être contrôlées jusqu'à trois fois dans la même journée".
La QPC, rendue possible par la révision constitutionnelle de juillet 2008, permet à tout justiciable, "à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction", de signaler lorsqu'une "disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit."
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25/10/2010
Le parquet de Bobigny fait appel de la mise en examen des policiers

Zyed et Bouna, les deux adolescents électrocutés à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005.
.Mort de Zyed et Bouna: le parquet fait appel du renvoi des policiers
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 25/10/2010 à 18:29
Les deux policiers sont mis en examen pour "non-assistance à personne en danger" aux deux jeunes électrocutés à Clichy-sous-Bois en 2005.
Mort de Zyed et Bouna: le parquet fait appel du renvoi des policiers
AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI
Zyed et Bouna, les deux adolescents électrocutés à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005.
Le parquet de Bobigny a annoncé ce lundi qu'il faisait appel de la décision des juges de renvoyer devant le tribunal correctionnel deux policiers mis en cause dans la mort par électrocution de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, le 27 octobre 2005.
L'avocat des familles avait annoncé, vendredi 22 octobre, que les juges d'instruction renvoyaient devant le tribunal correctionnel les deux policiers mis en examen pour "non-assistance à personne en danger".
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10/07/2010
Villiers le bel : la place de l’ordre à la française dans l’industrie mondiale de la répression
.
Un verdict sans surprise, peines écrasantes pour ceux présentés (sans preuve) comme ayant tiré sur la police à Villiers-le-Bel, en novembre 2007. Ces condamnations iniques ne sont pas seulement la sanction d’une révolte : elles disent aussi un enjeu économique, celui de la place de l’ordre à la française dans l’industrie mondiale de la répression. Pour en parler, Mathieu Rigouste.
Un verdict sans surprise, peines écrasantes pour ceux présentés (sans preuve) comme ayant tiré sur la police à Villiers-le-Bel, en novembre 2007. Ces condamnations iniques ne sont pas seulement la sanction d’une révolte : elles disent aussi un enjeu économique, celui de la place de l’ordre à la française dans l’industrie mondiale de la répression. Pour en parler, Mathieu Rigouste.
04/07/2010
.
La Défense : le décret de fusion de l'EPAD et de l'EPASA publié au Journal officiel
C'est une étape importante dans l'histoire du quartier d'affaires de La Défense : la décret de fusion des établissements publics d'aménagement de La Défense (Epad) et Seine-Arche (Epasa) a été publié aujourd'hui au Journal Officiel. Cette fusion s'insère dans le plan de renouveau de La Défense voulue en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'aménagement du territoire et président du conseil général des Hauts-de-Seine.
La nouvelle entité est baptisée "Etablissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche".
L'EPADESA aura la main sur l'aménagement d'un territoire d'environ 600 hectares s'étendant sur 4 communes : Puteaux, Courbevoie, Nanterre et La Garennes-Colombes.
La nouvelle entité est baptisée "Etablissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche".
L'EPADESA aura la main sur l'aménagement d'un territoire d'environ 600 hectares s'étendant sur 4 communes : Puteaux, Courbevoie, Nanterre et La Garennes-Colombes.
03/07/2010
Procès de Pontoise- les peines requises énormes !!
.Sans le moindre mort,ni blessé grave, les mecs risquent 20 ans de prison, ce sont des peines de type 'atteinte à la sûreté de l'Etat' un procès politique pour matraquer les banlieues :-(
Villiers-le-Bel: des peines de sept à 20 ans de prison requises
il y a 46 min
AP
Des peines de sept à 20 ans de prison ont été requises samedi matin devant les assises du Val-d'Oise contre les cinq jeunes accusés d'avoir tiré sur les forces de l'ordre lors des émeutes de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) en novembre 2007.
Jugés pour "tentatives de meurtres en bande organisée sur des fonctionnaires de police" et "port d'armes", ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Vingt ans ont été demandés contre Abdheramane Kamara et son demi-frère Adama, présentés comme des meneurs et les instigateurs de ces émeutes au cours desquelles 80 policiers avaient été blessés par des tirs de plomb. Quinze ans ont été requis contre Ibrahima Sow et Maka Kante qui, eux, n'avaient pas d'antécédents judiciaires. Enfin sept ans ont été requis contre Samuel Lambalamba, accusé d'avoir fourni un fusil de chasse aux émeutiers
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Villiers-le-Bel: des peines de sept à 20 ans de prison requises
il y a 46 min
AP
Des peines de sept à 20 ans de prison ont été requises samedi matin devant les assises du Val-d'Oise contre les cinq jeunes accusés d'avoir tiré sur les forces de l'ordre lors des émeutes de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) en novembre 2007.
Jugés pour "tentatives de meurtres en bande organisée sur des fonctionnaires de police" et "port d'armes", ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Vingt ans ont été demandés contre Abdheramane Kamara et son demi-frère Adama, présentés comme des meneurs et les instigateurs de ces émeutes au cours desquelles 80 policiers avaient été blessés par des tirs de plomb. Quinze ans ont été requis contre Ibrahima Sow et Maka Kante qui, eux, n'avaient pas d'antécédents judiciaires. Enfin sept ans ont été requis contre Samuel Lambalamba, accusé d'avoir fourni un fusil de chasse aux émeutiers
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25/06/2010
Fin heureuse pour La Rumeur
.Société 25/06/2010 à 17h46
La Cour de cassation donne raison à La Rumeur contre Nicolas Sarkozy
4 réactions
LIBERATION
Par STÉPHANIE BINET
Après huit ans de procédure, la cour de cassation a donné finalement raison à Hamé, rappeur du groupe La Rumeur, contre l’ex-Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy. «Le vent a tourné, ça valait le coup d’être endurant, jubile l’avocat du rappeur, Dominique Tricaud. Pour la première fois, les plus hauts magistrats de ce pays viennent de reconnaître qu’il n’est pas diffamatoire de dire que "les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces l’ordre sans que les assassins ne soient inquiétés".»
Son client, Mohamed Boroukba, dit Hamé, est moins enthousiaste : «Tout ça pour ça ? Cinq procès, huit ans de procédure… pour me dire que j’avais le droit d’écrire ce que j’ai écrit.»
C’est que l’affaire, somme toute banale d’un rappeur poursuivi pour diffamation envers la police nationale, avait pris une tournure politique. Elle se situait sur un autre cadre juridique, celui de la liberté de la presse, et pour la première fois dans une affaire de presse, l’Etat s’était pourvu une deuxième fois en cassation pour dénoncer la deuxième relaxe de la cour d’appel de Versailles.
En juillet 2002, c’est le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, qui porte plainte pour «diffamation, atteinte à l’honneur et la considération de la police nationale» contre Hamé non pas pour une chanson mais pour un article publié dans un fanzine qui accompagne la sortie de leur album L’ombre sur la mesure.
Passages non diffamatoires
Dans ce texte, L’insécurité sous la plume d’un barbare, écrit pendant la campagne présidentielle 2002, Hamé démontre que les jeunes de banlieue plutôt qu’acteurs de l’insécurité en sont surtout les victimes.
Le fanzine tiré à peine 10.000 exemplaires n’a pas fait long feu, puisqu’il était retiré des présentoirs lors des concerts deux mois après sa parution. Depuis huit ans, ce sont surtout les magistrats qui se sont penchés sur ce texte, dans les tribunaux de grande instance, les cours d’appel de Paris et de Versailles, la Cour de cassation…
À chaque relaxe, le Parquet faisait appel, jusqu’à un deuxième passage en cassation. Finalement lors de l’audience du 11 juin, l’avocat général a demandé le rejet du pourvoi en cassation, stipulant que cet article participe au débat d’idées, que la Cour européenne rappelle que dans une société démocratique, on a le droit d’avoir des jugements sévères sur les institutions.
Les trois passages incriminés de L’insécurité sous la plume d’un barbare ne peuvent être considérés comme diffamatoire car les faits retranscris ne sont pas assez précis et déterminés. A défaut, il ne s’agit que d’une injure ou d’une opinion. Il souligne que l’emploi du terme «assassin» est certes injurieux, mais il ne peut être condamné car le ministère de l’Intérieur n’a pas poursuivi pour ce délit mais pour diffamation. Après le jugement, Hamé s’est félicité dans un communiqué de l’indépendance de la justice.
Ce jugement intervient alors qu’à Pontoise, cinq habitants de Villiers-le-Bel sont jugés aux assises pour «tentatives d’homicides volontaires sur des fonctionnaires de police» pendant les émeutes qui ont touché leur ville les 25 et 26 novembre 2007.
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La Cour de cassation donne raison à La Rumeur contre Nicolas Sarkozy
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Après huit ans de procédure, la cour de cassation a donné finalement raison à Hamé, rappeur du groupe La Rumeur, contre l’ex-Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy. «Le vent a tourné, ça valait le coup d’être endurant, jubile l’avocat du rappeur, Dominique Tricaud. Pour la première fois, les plus hauts magistrats de ce pays viennent de reconnaître qu’il n’est pas diffamatoire de dire que "les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces l’ordre sans que les assassins ne soient inquiétés".»
Son client, Mohamed Boroukba, dit Hamé, est moins enthousiaste : «Tout ça pour ça ? Cinq procès, huit ans de procédure… pour me dire que j’avais le droit d’écrire ce que j’ai écrit.»
C’est que l’affaire, somme toute banale d’un rappeur poursuivi pour diffamation envers la police nationale, avait pris une tournure politique. Elle se situait sur un autre cadre juridique, celui de la liberté de la presse, et pour la première fois dans une affaire de presse, l’Etat s’était pourvu une deuxième fois en cassation pour dénoncer la deuxième relaxe de la cour d’appel de Versailles.
En juillet 2002, c’est le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, qui porte plainte pour «diffamation, atteinte à l’honneur et la considération de la police nationale» contre Hamé non pas pour une chanson mais pour un article publié dans un fanzine qui accompagne la sortie de leur album L’ombre sur la mesure.
Passages non diffamatoires
Dans ce texte, L’insécurité sous la plume d’un barbare, écrit pendant la campagne présidentielle 2002, Hamé démontre que les jeunes de banlieue plutôt qu’acteurs de l’insécurité en sont surtout les victimes.
Le fanzine tiré à peine 10.000 exemplaires n’a pas fait long feu, puisqu’il était retiré des présentoirs lors des concerts deux mois après sa parution. Depuis huit ans, ce sont surtout les magistrats qui se sont penchés sur ce texte, dans les tribunaux de grande instance, les cours d’appel de Paris et de Versailles, la Cour de cassation…
À chaque relaxe, le Parquet faisait appel, jusqu’à un deuxième passage en cassation. Finalement lors de l’audience du 11 juin, l’avocat général a demandé le rejet du pourvoi en cassation, stipulant que cet article participe au débat d’idées, que la Cour européenne rappelle que dans une société démocratique, on a le droit d’avoir des jugements sévères sur les institutions.
Les trois passages incriminés de L’insécurité sous la plume d’un barbare ne peuvent être considérés comme diffamatoire car les faits retranscris ne sont pas assez précis et déterminés. A défaut, il ne s’agit que d’une injure ou d’une opinion. Il souligne que l’emploi du terme «assassin» est certes injurieux, mais il ne peut être condamné car le ministère de l’Intérieur n’a pas poursuivi pour ce délit mais pour diffamation. Après le jugement, Hamé s’est félicité dans un communiqué de l’indépendance de la justice.
Ce jugement intervient alors qu’à Pontoise, cinq habitants de Villiers-le-Bel sont jugés aux assises pour «tentatives d’homicides volontaires sur des fonctionnaires de police» pendant les émeutes qui ont touché leur ville les 25 et 26 novembre 2007.
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