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30/04/2012

APPEL !

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.Vu sur DEMOSPHERE lundi 30 avril 2012 à 19h Lieu :Paris 1e Devant la statue de Jeanne d'Arc Place des Pyramides Métro Palais Royal 1 rdv pour ce lieu Appel à rassemblement Contre le FN, ses idées et ceux qui les appliquent Nous sommes des islamo-gauchistes qui se lèvent tard, faux-travailleurSEs, musulmanEs d'apparence, racailles, égorgeurSEs de moutons, assistéEs, confortablement avortéEs. Nous vivons sur le dos des contribuables, nous menaçons l'ordre public. Nous sommes des aberrations anthropologiques, nous vivons avec le cycle des saisons, nous ne sommes pas entréEs dans l'histoire. Nous ne sommes pas néEs hétérosexuelLEs, nous ne sommes pas attachéEs à la valeur travail, à la discipline, à la famille traditionnelle. Si on fait les comptes des votes donnés à Le Pen, Sarkozy et Dupont-Aignan, ce sont 48 % des votantEs qui ont donné leur soutien à des partis qui prônent la haine des minorités. Nous sommes certes habituéEs à cette haine publique, ce repli sur soi que nous combattons ; mais de tels chiffres donnent le vertige. Pour Sarkozy, « le FN est compatible avec la République », aussi compatible qu'une UMP qui a entériné un racisme, un sexisme et une homo-lesbo-biphobie et une transphobie d'Etat, une casse des services publics, des politiques répressives, qui a détruit les droits sociaux, les libertés individuelles. Le progrès pour l'UMP, c'est utiliser la crise contre les malades, les étrangerEs, les immigréEs, les non-blancHEs, les gouines, les trans, les chômeurSEs, les précaires, les LGBT, les droguéEs, les putes, les prisonniErEs, les salariéEs, les étudiantEs, les retraitéEs, les femmes, et tant d'autres. Soyons celles et ceux qui se battent, qui luttent pour nos conditions de vie et pour celles de touTEs. Rejoignez-nous au pied de la statue de Jeanne d'Arc pour un die-in le 30 avril à 19h. Parce que Le Pen, Sarkozy et Dupont-Aignan nous veulent invisibles, soyons là et ne nous laissons pas faire. Rejoignez-nous aussi le 1er mai pour instaurer un rapport de force avant le 6 mai et après... Act Up-Paris, Etudions Gayment, OUTrans, SOS-Racisme, STRASS... http://blogs.mediapart.fr/edition/sida-battre-la-campagne/article/270412/contre-le-fn-ses-idees-et-ceux-qui-les-appliquent
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Sarkozy, Guéant, échec et mat

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.Fahim Mohammad (photo Audoin Desforges)

LES INROCKS
Fahim, 11 ans, sans papier et champion de France d’échecs
28/04/2012 | 09h10

)
A 11 ans, Fahim Mohammad est en situation irrégulière et sans domicile fixe en France depuis 2008. Samedi 21 avril, il est devenu champion de France pupille d’échecs. Depuis, il aurait du intégrer l’équipe de France, mais pour participer à des tournois internationaux, il faut un passeport pour voyager.
Au rez-de-chaussée d’une tour de Créteil, dans le petit local du club d’échecs Thomas-du- Bourgneuf, un gamin vêtu d’un sweat à capuche est affalé sur le canapé. Fahim Mohammad dîne ici avec son père presque tous les soirs, plus rarement il y dort. Il vient surtout s’entraîner. Nura Alam, son père, pointe du doigt un amas de coupes perchées sur le micro-ondes marron et déclame, les yeux grands ouverts : “Champion Ile-de-France 2010, champion de Paris…” Faute de place, d’autres trophées campent dans l’arrière-salle. Fahim semble réservé, presque distant par rapport à tout ça.


Après quatre ans en situation irrégulière, à vadrouiller entre les hôtels sociaux, avec même un bref passage sous une tente, il a trouvé un peu de stabilité dans des familles proches du club. Samedi 21 avril à Nîmes, Fahim est devenu champion de France des moins de 12 ans. Comme il est scolarisé depuis trois ans en France, ce titre aurait dû lui ouvrir les portes de l’équipe nationale. Théoriquement.


“Ils ne voulaient pas que je joue aux échecs”

Fin 2008, Fahim et son père débarquent en France en avion “avec un passeur qui nous a repris ensuite les passeports”, se remémore-t-il. Ils ont fui le Bangladesh pour des problèmes politiques. “Mon père était dans le clan qui a perdu les élections présidentielles. Ils l’ont menacé de s’en prendre à moi.” Fahim a retenu de cet épisode qu’“ils ne voulaient pas que je joue bien aux échecs. Ils étaient jaloux”. Tandis que, dans un français parfait, son enfant pèse chaque mot pour répondre à nos questions, le père sort d’un classeur des articles de journaux en anglais. Sur une photo à la une, on aperçoit Fahim en tournoi, juché sur trois chaises en plastique afin d’être à la hauteur de l’échiquier.




Depuis l’âge de 5 ans, il gagne la plupart des tournois qu’il dispute. Pas étonnant qu’une fois arrivé à Paris, le premier réflexe de Nura Alam fut d’inscrire son fils à un tournoi d’échecs. A seulement 8 ans, il remporte la compétition réservée aux moins de 20 ans. Un entraîneur le repère et lui conseille d’aller faire un tour au club Thomas-du- Bourgneuf, où évolue une équipe de “top jeunes”, le plus haut niveau français. Ce jour-là, Xavier Parmentier, ancien entraîneur de l’équipe de France des jeunes durant vingt ans, y dispense justement un cours.


“J’ai vu arriver le gamin avec son père. Il ne parlait pas français. Je lui ai montré un problème (sur l’échiquier), il a désigné du doigt la solution, beaucoup plus vite que les gamins qui étaient là.”


Depuis, il entraîne bénévolement Fahim deux fois par semaine. De son côté, le jeune joueur doit s’exercer à la maison. “Mais il est encore un peu feignant, comme les gosses de son âge”, soupire son entraîneur. Fahim reconnaît lui-même qu’il “ne travaille pas beaucoup, beaucoup”. Un peu nonchalant, un peu distrait, l’enfant a vu son niveau de jeu évoluer en dents de scie, principalement à cause de sa situation matérielle.


Champion de France pupilles

Des organismes comme l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) ont rejeté en août 2010 sa demande de titre de séjour et celle de son père, au motif que la femme et deux enfants de Nura Alam demeurent toujours au Bangladesh. Décision confirmée en appel par le tribunal administratif la même année. Accueillis un temps dans des hôtels sociaux d’urgence par France terre d’asile, Fahim et son père se retrouvent à l’été 2011 de nouveau à la rue.


“Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile portent bien leur nom. Quand la demande est définitivement rejetée, on ne peut plus y rester”, se désole une communicante de FTA. Fahim voit alors son père planter une tente à côté du lac de Créteil. Devant cette situation d’urgence qui va durer un mois, le club d’échecs se mobilise. Fahim dort depuis chez des familles proches du club tandis que son père loge dans une chambre prêtée après un appel lancé sur le web.


“L’année où on allait d’hôtel en hôtel, j’avais du mal à me concentrer. Je n’avais fini que septième au championnat de France”, se souvient Fahim. Triturant un pion de sa main droite, l’enfant s’anime dès qu’on évoque sa dernière compétition. Sur une semaine, il a remporté sept parties et réalisé deux nulles. Fahim accepte de reconstituer de mémoire une partie qu’il a remportée en moins de vingt coups. “A son niveau, c’est normal de pouvoir faire ça, nous explique a posteriori son entraîneur. C’est comme demander à quelqu’un de chanter une chanson apprise à l’école.” Samedi 21 avril, il termine avec huit points, le meilleur score. Fahim se retrouve champion de France pupilles.


“Le problème n’est pas qu’il soit étranger”

En théorie, “ce titre lui fait intégrer automatiquement l’équipe nationale jeunes”, nous explique Jordi Lopez, directeur technique adjoint de la Fédération française des échecs (FFE) et sélectionneur de l’équipe de France des jeunes. Seulement, Fahim dispute ses compétitions “sous le code” bangladais. En d’autres termes, il est affilié à la fédération de son pays. La FFE a donc entamé les démarches nécessaires pour qu’il puisse jouer “sous le code français”.


“Ce n’est pas le fait qu’il soit étranger qui pose le plus problème, ajoute Jordi Lopez, mais qu’il soit en situation irrégulière. Comment va-t-il passer les aéroports pour les championnats d’Europe et du monde ? Nous ne pouvons pas prendre ce risque avant d’avoir réglé sa situation.”


Le père de Fahim n’a pas chômé pour tenter de résoudre ce blocage. Il a récolté des lettres de soutien de la fédération, de l’école primaire de Fahim (aujourd’hui en 6e, il enchaîne les félicitations depuis son arrivée en France), de Laurent Cathala, député socialiste du Val-de-Marne… Nura Alam a même écrit à la ministre des Sports de l’époque, Chantal Jouanno, ainsi qu’à la secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, Jeannette Bougrab, en tentant de faire vibrer la corde de “l’immigration choisie”. La réponse à ces courriers est venue du service de l’asile du ministère de l’Intérieur et de l’Immigration, qui estime que sa “situation répond aux critères de délivrance d’un titre de séjour sur un autre fondement que l’asile”.


Depuis, avec l’aide de RESF (Réseau éducation sans frontières), Nura Alam tente d’obtenir un rendez-vous à la préfecture. La semaine prochaine, la fédération va révéler la nouvelle équipe de France. Fahim n’en fera pas partie. Jordi Lopez précise qu’une exception sera faite “pour ce gamin extraordinaire si la situation se décante avant les championnats d’Europe à Prague” (en août). Fahim a bien intégré les données du casse-tête administratif. Il souhaite simplement disputer les championnats internationaux pour lesquels il a gagné son ticket d’entrée mais pas son billet d’avion. “Ca me convient si j’ai juste un permis temporaire pour voyager pour les championnats à venir. Juste deux semaines, ça me convient.”

Geoffrey Le Guilcher


par Geoffrey Le Guilcher
le 28 avril 2012 à 09h10




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23/03/2012

Kelkal/ Merah: parallèle, 17ans de perdus

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.MEDIAPART
Une histoire française
22 MARS 2012 | PAR FRANÇOIS BONNET


Mohamed Merah n’est donc pas le monstre barbare surgi de nulle part, soudaine incarnation d’un terrorisme islamique Al Qaïda abstrait, quand il n’est pas fantasmé. Les premières informations sur cet homme, qui a revendiqué haut et fort, selon la police, les tueries de Toulouse et de Montauban, disent tout autre chose. Elles racontent une histoire française. Elles nous disent ce que peut devenir notre société et ce que peuvent être des responsabilités publiques.

Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes (lire ou écouter, par exemple, la chronique politique, ce jeudi sur France Inter, ou l'éditorial de Libération, mercredi) veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. L’assassinat d’enfants juifs, de militaires, l’attaque d’une école ne sont pas qu’un fait divers dont l’exceptionnelle singularité interdirait toute mise en contexte. Bien au contraire, il entre de manière dramatique en résonance avec un pays en crise et fracturé.

Les premiers éléments disponibles sur le tueur et son itinéraire rappellent très fortement une autre histoire française, celle de Khaled Kelkal, l’un des responsables de la vague d'attentats commis en France en 1995. Il fut tué en septembre de la même année par des gendarmes dans des conditions controversées, une mort filmée en direct par une caméra de France2. Dix-sept ans plus tard, le parallélisme est troublant (jusqu’à l’assaut du RAID et la mort de Mohamed Merah), comme si à la France déchirée de 1995 faisait écho une France de 2012 encore plus dégradée.

Mohamed Merah, jeune Français de 23 ans, a grandi dans une cité populaire de Toulouse, décrite aujourd’hui comme un de ces quartiers en crise, oublié de la puissance publique. Khaled Kelkal, Algérien, avait 24 ans en 1995 et avait été élevé dans une cité de Vaulx-en-Velin, ville en perdition à la fin des années 1980. Il est considéré comme l’un des principaux organisateurs des attentats commis durant cet été 1995, dont le plus spectaculaire fut l’explosion provoquée dans une rame de RER à la station Saint-Michel (huit morts). Il serait aussi à l'origine de l'explosion d’une voiture piégée, le 7 septembre, garée devant une école juive de Villeurbanne. Par miracle, elle n’avait fait aucune victime, la minuterie de la bombe s’étant déréglée.

Kelkal avait choisi de basculer dans le terrorisme islamiste, pour finir recruté par le GIA qui tentait alors d’exporter en France la guerre civile algérienne et les massacres de masse. Merah est entré, selon les mots du procureur, dans un processus « d’autoradicalisation salafiste atypique » pour, après deux séjours en Afghanistan, finir en tueur fanatique solitaire.

À la différence de Mohamed Merah, semble-t-il, Khaled Kelkal avait réussi des études qui l’avaient mené au lycée de la Martinière, à Lyon. Il n’a pu aller plus loin, sombrant dans une délinquance ordinaire faite de voitures volées et de braquages qui devaient le conduire en prison pendant deux ans, de 1990 à 1992. Mohamed Merah, selon le procureur, a, lui, empilé les condamnations devant la justice pour mineurs, pour vols, violences, avant de faire dix-huit mois de prison.

L'itinéraire de Khaled Kelkal
La monstruosité des crimes commis par Mohamed Merah n’a rien à envier à ceux perpétrés par Khaled Kelkal. Pourtant, en 1995, la mort de Kelkal allait provoquer un intense débat sur l’itinéraire de ce jeune immigré, né à Mostaganem, arrivé en France en 1973 et élevé dans un de ces nombreux « quartiers de relégation ». Débat alimenté par un témoignage hors normes de Khaled Kelkal lui-même : Le Monde publiait en effet, quelques jours après sa mort, un long entretien réalisé par un chercheur allemand en sciences sociales et politiques, Dietmar Loch, avec le jeune homme. L’entretien avait été fait le 3 octobre 1992 dans le cadre d’une recherche de terrain sur les politiques publiques menées à Vaulx-en-Velin.


Khaled Kelkal y retraçait son parcours, le parcours de l’impossible intégration d’un jeune homme dans la société, comme dans un lycée de Lyon où il ne « trouvait pas sa place », phrase qui revient sur beaucoup d'autres sujets. L'«énorme mur» qui sépare la banlieue et la ville de Lyon, les discriminations sociales et raciales… Khaled Kelkal raconte alors l’histoire ordinaire d’un jeune des quartiers. Et Dietmar Loch estime pour sa part que «Khaled Kelkal parle pour la jeunesse de Vaulx-en-Velin. Khaled Kelkal était un Franco-Maghrébin qui cherchait la reconnaissance et la dignité et ne les a pas trouvées».

Cette publication devait déclencher une violente polémique tant elle se révélait dérangeante : comment donner ainsi la parole à un terroriste, et interroger la société et les politiques, leurs responsabilités dans cette errance criminelle ? Le débat s’est pourtant développé. Jacques Chirac se rendait à Vaulx-en-Velin. Les acteurs de la politique de la ville étaient sommés de répondre, les responsables politiques s’en saisissaient. Eric Raoult, alors ministre de la ville, annonçait un «programme national d'intégration urbaine», première étape du Plan Marshall pour les quartiers promis par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle, et jamais mené à bien.

Maires, responsables associatifs, acteurs locaux se sont alors interrogés. Et la presse a relayé une vaste réflexion sur les banlieues, l’intégration, l’égalité des chances. Le contexte de 1995 s’y prêtait. Pour une raison simple : l’avenir des quartiers populaires, des quartiers d’immigration comme des ghettos ethniques fabriqués était alors encore un enjeu central du débat public.

Quelques années avant, en 1991, le conseiller d’État Jean-Marie Delarue (qui est aujourd’hui chargé du contrôle des lieux d’enfermement, comme Mediapart s’en est fait largement l’écho – lire ici et là ou dans ces extraits de documentaire) publiait une étude sur les politiques de la ville et de développement social qui allait relancer les réflexions : son livre, La relégation, passait au crible les lentes crises à l’œuvre dans la société. « Les quartiers sont partis à la dérive, silencieusement, dans la nuit », écrivait-il. Décrivant les confusions et incohérences de l’action publique, il mettait en garde sur les explosions à venir, concluant par : «Ces objectifs (ceux énoncés dans ce rapport – ndlr) ne seront pas atteints s’il n’est pas remédié aux désordres des politiques.»


Un autre exemple de l’attention et de la réflexion renouvelée qui marqua ces années fut, au moment de l’élection de 1995, quelques mois donc avant les attentats Kelkal, la parution d’un livre du sociologue Adil Jazouli, Une saison en banlieue, bilan d’un long travail d’analyse sociale mené par l’association Banlieuescopies. Dans sa préface, l’écrivain Tahar ben Jelloun résumait bien l’enjeu comme l’état de ces territoires et populations : «C’est une tragédie qui commence à balbutier devant nous ; elle se prépare et on sait qu’elle produira de l’incompréhension et du chagrin, qu’elle sera irriguée de sang et de paroles et qu’elle sera l’infini désespoir prêt à n’importe quelle aventure.»

Un « mal » plus large
Nous en sommes là aujourd’hui. Et il serait interdit ou obscène de s’interroger sur les « désordres des politiques », pour reprendre la formule de Jean-Marie Delarue ! Dix-sept ans plus tard, le pouvoir exécutif demande le silence, tout en improvisant une nouvelle rafale de projets de lois dites antiterroristes, alors même que les questions se multiplient sur un éventuel fiasco de dix jours d’enquête policière suivis de l’assaut du RAID.

« Nous devons être rassemblés et (ne devons) céder ni à l'amalgame, ni à la vengeance. Face à un tel événement, la France ne peut être grande que dans l'unité nationale », assure le président-candidat. Plutôt que cette union nationale de circonstance décrétée par un pouvoir exécutif en campagne électorale, il serait plus que temps de mettre en œuvre une vraie solidarité nationale. Et de substituer à une démocratie comme mise entre parenthèses, un véritable débat public.

François Bayrou ne s’y est pas trompé qui, le premier, dès lundi soir, a décidé de transformer son meeting de Grenoble en une « réunion de réflexion nationale ». « Le fait de montrer du doigt les uns et les autres en fonction de leur origine, c'est faire flamber les passions, et on le fait parce que dans ce feu-là, il y a des voix à prendre, déclarait à Grenoble, le candidat du MoDem. On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots qui roulent comme une avalanche et parfois tombent sur des fous. »

Qualifié d’« ignobles » par Alain Juppé, les propos de François Bayrou tombent au contraire à pic. Tout comme ceux de Jean-Luc Mélenchon ou d’Eva Joly qui rappelait, mercredi, qu’« il y a clairement eu des discours discriminants et stigmatisants de la part de Nicolas Sarkozy et de la part de Claude Guéant. Cela n'arrange rien. Je pense que nous sortons d'une période de cinq années où on a monté les Français les uns contre les autres ».

François Bayrou l’a répété ce vendredi matin sur RMC, évoquant un « mal » plus large : « Dans les cités, ce qui se passe autour de l'emploi, ce qui se passe autour de l'école, le fait que notre société n'arrive plus à intégrer ceux qui naissent sur son sol et (sont) souvent nés de parents nés eux-mêmes en France. » Il serait grand temps, pendant que Marine Le Pen brandit à nouveau l’idée d’un référendum sur la peine de mort, que les candidats ambitionnant d’incarner une alternance progressiste à cinq années de présidence Sarkozy se saisissent de ces questions. Pour remettre au cœur les politiques d’intégration. Pour faire des quartiers populaires la question centrale, quand elle est aujourd’hui ignorée. Pour réapprendre à ce pays à vivre ensemble quand tout est fait, depuis cinq ans, pour le diviser et organiser les exclusions.



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20/03/2012

Le constat

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Sans être les exécuteurs directs, les lanceurs de débats 'sans tabou',les incendiaires, les 'droits dans leurs bottes', les jacasseurs, les nostalgiques d'une France unicolore et catholique, tous sont coupables. Tout le reste n'est que bla bla et enfumage.



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03/02/2012

La France épinglée par la CEDH ( encore une fois! )

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.Droit d'asile d'un Soudanais: la France épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme
AFP – il y a 2 heures 33 minutes


La Cour européenne des droits de l'homme a donné raison jeudi à un immigré soudanais qui contestait le refus des autorités françaises de lui accorder le droit d'asile, estimant que la procédure prioritaire employée, qui ne permet pas d'appel suspensif, ne le protégeait pas d'une expulsion


La Cour européenne des droits de l'homme a donné raison jeudi à un immigré soudanais qui contestait le refus des autorités françaises de lui accorder le droit d'asile, estimant que la procédure prioritaire employée, qui ne permet pas d'appel suspensif, ne le protégeait pas d'une expulsion.
Dans leur arrêt, non définitif, les juges de Strasbourg ont estimé que la France avait violé le droit de ce Soudanais du Darfour à un recours effectif (article 13 de la Convention européenne des droits de l'homme) car sa demande d'asile déposée en janvier 2009 avait été traitée en "procédure prioritaire" par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
La Cour a épinglé le "caractère automatique" du classement en procédure prioritaire, "lié à un motif d?ordre procédural, et sans relation ni avec les circonstances de l?espèce, ni avec la teneur de la demande et son fondement".
Selon elle, "si les recours exercés par le requérant étaient théoriquement disponibles, leur accessibilité en pratique a été limitée". Les juges ont notamment relevé "l?absence de caractère suspensif du recours formé devant la CNDA (Cour nationale du droit d'asile) en cas de procédure prioritaire".
L'immigré, identifié par ses initiales I.M., avait été arrêté à son arrivée sur le territoire français. Il avait contesté son expulsion vers le Soudan où il affirmait être en danger de mort, estimant ne pas avoir été en mesure en quelques jours de préparer efficacement son dossier et de réunir les pièces nécessaires pour l'Ofpra. Débouté, il s'était tourné vers la CNDA, tout en déposant un recours à la CEDH pour suspendre la mesure d'expulsion, ce qu'il avait obtenu.
En février 2011, la CNDA lui avait reconnu sa qualité de réfugié.
La CEDH a conclu que le constat d?une violation fournissait "une satisfaction équitable suffisante pour le dommage moral subi par le requérant". Elle a condamné la France à lui verser 4.746,25 euros pour frais et dépens.
L'arrêt sera définitif dans trois mois si aucune des parties ne demande son renvoi vers la grande chambre de la Cour, l'instance suprême de la CEDH.
"Cette décision vient rappeler que les Etats ne doivent en aucun cas renvoyer une personne dans son pays tant qu'il n'est pas démontré, de façon complète et définitive, qu'elle n'y encourt aucun risque", ont réagi Amnesty International France, l'ACAT France et Human Rights Watch, dans un communiqué conjoint saluant la décision de la Cour.
Les trois associations rappelent que "le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Commissaire européen aux droits de l'homme, et le Comité des droits de l'homme des Nations unies ont régulièrement exprimé des inquiétudes face à la procédure accélérée appliquée en France, en recommandant la mise en place d'un recours suspensif".
"C?est toute la procédure prioritaire prévue par la législation qui est remise en cause", s'est félicitée la Cimade, qui "demande aux pouvoirs publics de modifier la législation pour rendre de plein droit suspensif les recours devant la Cour pour tous les demandeurs d?asile".
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04/12/2011

Vidéo très instructive sur les soldats puis ouvriers musulmans en France

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15/09/2011

Piqûre de rappel

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.Société Aujourd'hui à 0h00
Incendie du boulevard Auriol : procès après un faux départ

En mars, une première audience avait fortement choqué.


LIBERATION.FR
ParTONINO SERAFINI et FABRICE TASSEL


Rarement une audience aussi scandaleusement bâclée n’avait laissé autant d’images fortes. Nous sommes le mercredi 9 mars 2011. Les proches des 17 victimes - 14 enfants de moins de 10 ans et trois femmes - de l’incendie du boulevard Vincent-Auriol, à Paris, en 2005, dont le procès recommence aujourd’hui, s’entassent dans une salle exiguë, étouffante.

Malgré la dignité des parties civiles l’ambiance est tendue. Et pour cause : leurs avocats ont dû batailler pour obtenir une demi-journée d’audience supplémentaire car, à l’origine, une seule demi-journée avait été prévue ! Malgré cette minuscule prolongation, le temps est compté. L’urgence est d’écouter les familles afin de les aider à peut-être clore leur deuil. Six ans qu’elles attendent. Pourtant, à la stupéfaction générale, la présidente Jacqueline Rebeyrotte se lance dans une inutile lecture de l’intégralité de l’ordonnance de renvoi. Le micro reste muet, la voix sourde de la magistrate est inaudible. D’autant qu’il fait chaud dans cette petite salle : des fenêtres sont ouvertes, mais le bruit des véhicules filant sur les quais achève de couvrir le monologue de la juge. Le malaise est palpable, les avocats se regardent, accablés, y compris ceux de la défense.

Saturnisme. Assis dans les premiers rangs, un homme noir, assez âgé, n’ouvre pas les yeux pendant les deux heures du rappel des faits. A l’évidence, il n’a pas oublié une seconde de cette nuit du 26 août 2005, où tout est allé trop vite. Trois minutes après que le pyromane - qui n’a jamais été retrouvé - eut mis le feu dans des poussettes au rez-de-chaussée, il faisait 600 degrés. En cinq minutes la cage d’escalier était entièrement embrasée par une torche qui dévora les six étages, brûlant huit enfants dans une même chambre du 5e. La vitesse des flammes avait été accélérée par des plaques de contreplaqué posées sur les murs pour rendre inaccessibles aux enfants des peintures au plomb.

Aujourd’hui, l’association Freha (membre de la fédération Emmaüs), qui gérait l’immeuble, et la société Paris Banlieue Construction, qui a posé les contreplaqués, répondront seules de ces malfaçons. Car l’Etat est, avec le pyromane, l’autre Arlésienne de ce procès. Il faut revenir à juin 2003 pour comprendre : Freha obtient de la préfecture de police de Paris, qui avait relogé boulevard Vincent-Auriol 123 habitants après le campement du quai de la Gare, une note envisageant l’évacuation du bâtiment en raison des risques de saturnisme. Un an plus tard, une autre expertise conclut à l’absence de nécessité d’évacuation, d’où la pose des plaques de contreplaqué. Ultime volte-face lorsque le préfet signe un arrêté de péril interdisant l’occupation de l’immeuble :nous sommes le 31 août 2005, cinq jours après la mort de 17 personnes.

Retour en mars 2011. Le deuxième jour, le procès est déplacé dans une salle plus grande. L’homme qui a fermé les yeux la veille doit cette fois se boucher les oreilles, car pendant de longues minutes un terrible larsen empêche tout échange. «L’illustration de la misère de la justice», grince la présidente, alors que la magistrature vient de vivre, en février, la plus longue grève de son histoire. Nouveau déménagement dans la 1re chambre du tribunal, qui devait accueillir le procès Chirac - finalement ajourné - et où, pour l’occasion, 114 ampoules des lustres ont été changées. Mais rien n’éclaire le procès de l’incendie du boulevard Vincent-Auriol, qui n’a pas commencé alors qu’il ne reste d’après le calendrier qu’une poignée d’heures pour le juger. Les familles demandent le report, rejointes par des avocats de la défense. Dix minutes suffisent aux trois magistrats pour se rendre à l’évidence : «Le tribunal baisse les bras», lâche la présidente.

Quelques leçons semblent avoir été tirées de ce fiasco. «Les petits plats ont été mis dans les grands», promet une source judiciaire. Six demi-journées d’audience ont été programmées (jusqu’au 30 septembre) dans une salle assez spacieuse, et du temps a été prévu pour que les parties civiles puissent s’exprimer.

Série macabre. Bien juger l’affaire du boulevard Vincent-Auriol, c’est aussi un peu solder les comptes judiciaires avec deux autres incendies meurtriers qui ont marqué l’année 2005 dans la capitale. Une terrible série qui commence par l’hôtel Paris-Opéra (dans le IXe arrondissement) dans lequel sont hébergées des familles sans logement et souvent sans papiers, prises en charge par le Samu social. Le feu se déclare dans la nuit du 14 au 15 avril vers 2 heures, surprenant les occupants dans leur sommeil. Pris de panique, certains sautent par les fenêtres. Les secours compteront 25 morts, dont 11 enfants. Une dispute entre le fils de l’hôtelier et sa petite amie, dans une salle du 1er étage, serait à l’origine du sinistre : une bougie serait tombée pendant la querelle sans qu’ils ne s’en rendent compte. L’instruction judiciaire de ce dossier n’est pas encore totalement close. Mais le gros a été fait. Les expertises ont été rendues et les proches des victimes auditionnées. «Les familles attendent à présent la fixation de la date du procès, affirme Pauline Véron, adjointe (PS) au maire du IXe arrondissement. Elles espèrent qu’il se déroulera dans des conditions dignes.»

La série macabre s’achèvera par l’incendie d’un immeuble rue du Roi-Doré (Paris IIIe), faisant sept morts, dont quatre enfants, le 29 août. Les enquêteurs ont suivi tantôt la piste criminelle, tantôt celle de l’accident, sans jamais parvenir à faire la lumière dans cette affaire. Une ordonnance de non-lieu a été rendue.

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13/09/2011

Fuck Guéant !

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Reçu un mail d'une copine professeur des écoles en région parisienne, classe de CP:

"...j'ai des "enfants du voyage" en classe (c'est le nom donné à l'éducation nationale), très sympas surtout un petit Curtis qui sait quelle est la différence entre un clou et une vis, ça faisait longtemps que je n'avais vu ça, c'est le rayon de soleil de ma journée de boulot"

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12/09/2011

Roumains, Comoriens, Guéant est prêt a tout croquer,

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http://www.laprovence.com/article/a-la-une/claude-gueant-sen-prend-aux-comoriens-de-marseille
Claude Guéant s'en prend aux Comoriens de Marseille

Publié le lundi 12 septembre 2011 à 07H46


Ils seraient, selon le ministre de l'Intérieur, "la cause de beaucoup de violences"

Les propos de Claude Guéant ont déjà provoqué un tollé dans la communauté comorienne. Et au-delà.

L'onde de choc n'a pas tardé à secouer Marseille. Interrogé, hier soir, sur les racines de l'insécurité dans la cité phocéenne, lors du Grand jury RTL -LCI-Le Figaro, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, vient d'avoir cette phrase : "Il y a une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violences. Je ne peux pas la quantifier."

Les réactions indignées se sont multipliées à Marseille. Des représentants des quelque 80000 Comoriens d'origine y résidant, mais aussi des élus. À gauche, Patrick Mennucci, leader de l'opposition socialiste, se dit "stupéfait. Sur quelles statistiques se fonde Claude Guéant pour stigmatiser une population qui fait partie de l'histoire et l'avenir de la ville ? Comme toujours, la droite désigne un bouc émissaire."

Consternation aussi, chez l'écologiste Sébastien Barles qui voit dans "cette injure raciste scandaleuse une volonté de courir derrière le FN" et chez le communiste Frédéric Dutoit qui dénonce "des statistiques ethniques condamnables" et demande "la démission d'un ministre qui déshonore la République".

Sénatrice-maire PS dans les quartiers Nord, où vit une grande partie de la communauté comorienne, Samia Ghali pousse l'analyse. "La ghettoïsation de certaines communautés est une réalité ici. Les conditions de vie et de scolarisation sont déplorables. De là à dire qu'une d'entre elles est la cause des violences, c'est un raccourci scandaleux. Beaucoup de jeunes Comoriens subissent au quotidien les violences des autres, quelle que soit leur origine."

Claude Guéant a multiplié les sorties du genre ces derniers mois. En mars, sur Europe 1, il notait que "les Français ont parfois le sentiment de ne plus se sentir chez eux." En mai, il expliquait, à propos de l'immigration, ne pas avoir "besoin de maçons, de serveurs de restaurants. Il y a en France de la ressource parmi les Français."

En rentrant hier des Journées d'été du Front national à Nice, l'élu marseillais au Conseil régional Stéphane Ravier se demandait en souriant "quelle mouche a piqué monsieur Néant (sic) ? Jamais Le Pen n'a stigmatisé une communauté. On est au-delà du caricatural."

À l'UMP, en revanche, personne n'avait envie de rire. "En tant que maire, souligne Jean-Claude Gaudin, j'ai toujours oeuvré pour faciliter la coexistence des nombreuses communautés immigrées dans notre ville, même si cela engendre parfois des problèmes difficiles à gérer. Pour autant, on ne peut pas incriminer une communauté en particulier."

Même ton chez son premier adjoint, le député Roland Blum qui estime que "c'est une erreur profonde de stigmatiser une communauté qui a toute sa place dans notre ville." Encore présent samedi à Marseille, Claude Guéant est venu quatre fois depuis le mois de mai. Pas sûr qu'il se risque de sitôt à s'inviter sur le Vieux-Port.

François TONNEAU
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01/09/2011

Incohérent? criminel et vain surtout

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mise à jour 01/09/2011,

Les incohérences de la politique migratoire française

Slate Afrique

Expulser 30.000 personnes en situation irrégulière d’ici la fin de l’année, c’est l’objectif affiché par Claude Guéant, ministre français de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et de l’Immigration. Le site Africamix révèle que cette politique du chiffre se traduit par des lois de plus en plus répressives.

Par exemple, la nouvelle loi donne aux préfets la possibilité de ne pas tenir compte du délai de trente jours accordé aux personnes expulsées, pour quitter le territoire français. En clair si le préfet estime qu’il y a «risque de se soustraire à cette obligation», il supprime le délai.

Les associations de défense des immigrés sans papiers dénoncent «une machine à expulser de plus en plus inhumaine». Le Réseau éducation sans frontières (RESF) évoque:

«La litanie sans fin. On ne finit plus de faire la liste des atteintes aux droits humains: contournement du droit, enfermement d’enfants en rétention (45 jours possibles), expulsions des pères, démantèlement des familles, retrait de protection des enfants pour pouvoir les expulser, arrestation sur les lieux d’hébergement d’urgence (le 115).»

L'association regrette surtout que l’administration ou même la justice appliquent des directives gouvernementales sans prendre en compte des situations humaines particulières.

Plus grave encore selon le Comité inter mouvements auprès des évacués (Cimade), le gouvernement choisit la période des vacances scolaires pour organiser «la chasse à l’enfant».

Même s’il affirme mener une politique cohérente de réduction de l’immigration, les déclarations du ministre de l’Intérieur ne sont pas dénudées d’arrière-pensée politique, selon ses détracteurs. Pour Alain Vidalies, député socialiste français, «le gouvernement tente à l’évidence une opération politicienne en direction de la frange extrême des électeurs de droite en ciblant la goutte d’eau de l’immigration légale pour faire oublier l’océan du chômage de masse».

Réagissant à la décision du ministre de réduire la liste des métiers ouverts aux non-Européens, le syndicaliste Raymond Chauveau a confié à France 24:

«Ce n’est pas en s’attaquant à l’immigration par le travail qui ne touche que 10.000 à 20.000 personnes que la tendance économique va s’inverser. Le gouvernement parle de 20.000 personnes (des Maliens, des Marocains, des Tunisiens surtout, or en réalité, seules 3.700 personnes venaient de l’étranger», les autres vivaient déjà en France.

«Le nombre de titre de séjours salariés va peut-être baisser mais la main d’œuvre continuera à venir travailler en France. Simplement, elle le fera maintenant, de manière illégale», ajoute de son côté Annette Huraux, membre du Cimade.


Lu sur Africamix et France 24
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31/05/2011

Rappel à la Loi pour l'Italie et le France

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Immigration : la Haut Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU critique France et Italie

LEMONDE.FR avec AFP | 30.05.11 | 21h21 • Mis à jour le 31.05.11 | 11h02

La Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a critiqué, lundi 30 mai, la "rhétorique mise en place ces derniers mois, en particulier en Italie et en France" tendant à dépeindre les migrants "comme un fardeau dont il conviendrait de se décharger sur d'autres"

Dans son discours en l'ouverture de la 17e session du Conseil des droits de l'homme, la responsable onusienne a évoqué les récents événements en Afrique du Nord, "qui, une fois de plus, ont démontré la vulnérabilité des migrants" qui sont "soumis à la violence et à la discrimination".

Elle s'est par ailleurs élevée contre la "réponse réflexe" mise en place "dans l'espace Schengen en général et dans certains pays particuliers comme le Danemark" qui a annoncé récemment sa décision de rétablir des contrôles douaniers permanents à ses frontières nationales.

Cette "réponse à la crise actuelle ne répond pas au vrai défi de travailler ensemble pour assurer le respect de tous les droits des personnes, où qu'elles se trouvent et quelle que soit la manière dont elles sont arrivées" a-t-elle dit.


"Il est important de rappeler que la charge d'accueillir les migrants, les réfugiés et les autres personnes déplacées fuyant les troubles en Afrique du Nord continue d'affecter de manière disproportionnée les pays de la région", a ajouté Navi Pillay.

La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a estimé qu'il était "temps que tous les pays affrontant ces défis, dont les pays de l'Union européenne, apportent un soutien efficace dans le respect de leurs obligations internationales".

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23/05/2011

Les cobayes d'une aberration racialo-sociale, merci qui ????

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Mauvaise idée, mauvais déroulement, bilan NUL!!, un exemple parmi tant d'autres, les bêtises criminelles du pouvoir qui ne sait pas quoi inventer pour stigmatiser les enfants d'immigrés ou les pauvres, ou les 2...



Image extraite du reportage de France 3 Paris Ile-de-France sur le stage des collégiens au 121e régiment

RUE_89
.Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco
Par Sébastien Ledoux
| Enseignant et chercheur | 23/05/2011 | 12H48


Le stage en immersion à la caserne de Monthléry s'est révélé une expérimentation hasardeuse et à l'idéologie dangereuse.


Cela s'est passé durant la semaine du 2 au 6 mai, dans la caserne militaire du 121e régiment de Montlhéry. Dix collégiens venus de l'établissement de réinsertion scolaire (ERS) de Nanterre ont été aux ordres de l'armée pendant une semaine.

Ce stage en immersion était présenté par l'inspecteur d'académie des Hauts-de-Seine comme une « expérimentation de coopération entre l'Education nationale et la Défense ».

Etaient concernés des élèves exclus définitivement de leur établissement au moins une fois, et pour lesquels l'Education nationale espérait, semble-t-il, qu'une telle expérience leur apprendrait à marcher « au pas cadencé » (formule extraite d'un document de l'inspection d'académie pour ce stage), en entonnant La Marseillaise comme un seul homme à la levée du drapeau tricolore tous les matins.

Car le principe d'une immersion a été respecté à la lettre : uniforme pour tout le monde, y compris pour le personnel présent sur le terrain (dont une psychologue scolaire ! ), réveil à 5h30 du matin, garde-à-vous, hymne national, travaux d'intérêt général, apprentissage du code du soldat, parcours d'obstacles, marche à pied…

Des sorties ont aussi été organisées, notamment la visite du musée de l'Armée aux Invalides et le ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe.
L'opération de com tourne au cauchemar pour les autorités

Non, ce n'est pas un mauvais rêve. Nous sommes en France et cela se passe en 2011. On imagine la suite.

Ce fut une semaine émaillée d'incidents, d'altercations entre les élèves eux-mêmes, entre les élèves et les gradés. Insultes, coups, menaces. « C'était très difficilement gérable », reconnait même un gradé dans Le Parisien.

Ainsi, la cérémonie du ravivage de la flamme sous l'Arc de Triomphe a été suivie seulement par trois élèves, les huit autres en ont été exclus, les gradés et le personnel de l'Education nationale craignant un incident…

Dès le deuxième jour de stage, une journaliste de télévision qui devait tourner un reportage toute la semaine sur cette expérience s'est vue refuser la possibilité de rentrer dans la caserne.

Un tel fiasco n'avait apparemment pas été prévu ni par l'armée, ni par l'Education nationale qui avaient donné au départ l'autorisation de filmer largement pour mettre ainsi en avant un projet académique innovant.

La journaliste n'a pu revenir que le vendredi, et les élèves ont alors toujours été « accompagnés » lors de leur interview ce jour-là.
Absence de réflexion et sirènes idéologiques inquiétantes

Cette « expérimentation » consternante réalisée par des fonctionnaires de l'école républicaine nous dit plusieurs choses.

D'abord, l'absence de réflexion de certains responsables de l'Education nationale s'agissant des problématiques concernant les élèves en voie de déscolarisation. Au point de se bercer de douces illusions, espérant qu'un tel cadre proposé redonnerait, comme par magie, aux adolescents concernés le goût de l'effort et le sens de la discipline.

Ensuite, derrière cette naïveté qui révèle un vide conceptuel sur les notions d'apprentissage et de politiques éducatives, pointent des sirènes idéologiques particulièrement inquiétantes.

Ce stage en immersion dans une caserne militaire marque la volonté de faire adhérer spécifiquement ces élèves à la nation française dont l'armée serait le dépositaire, et dont eux, issus de l'immigration, seraient dépourvus.

Le parcours chaotique de la semaine de stage révélerait alors immanquablement le caractère définitivement inassimilable de ces catégories de population « pas comme nous », et qui ne « nous » veulent pas.
Les sites d'extrême droite réjouis par l'échec de l'opération

De multiples sites d'extrême droite (Fdesouche.com, Defrancisation.com entre autres) et le Front national lui-même (sur le site de la Fédération départementale de l'Essonne) ne s'y sont pas trompés en reprenant immédiatement l'article du Parisien (6 mai) qui évoquait ce stage, comme nouvelle preuve du bien fondé de leur position.

Le titre « Réinsertion de la racaille : échec total » du site Françaisdefrance apparait comme un condensé de ces points de vue.

Cet événement nous montre également que les discours entendus sur les immigrés, les « jeunes des cités » et sur l'identité nationale depuis plusieurs années au sein même du pouvoir ont des effets concrets sur des politiques publiques que mènent certains agents de l'Etat sur le terrain.

Les dépositaires de cet ordre du discours ne sont pas seulement des responsables académiques censés répondre aux attentes du pouvoir pour traiter ces exclus du système scolaire.

Le fait que différents agents de l'Education nationale se soient pris au « jeu » en enfilant un uniforme pendant toute la semaine face à leurs élèves n'est pas l'élément le moins troublant de cette confusion des genres.
Des réminiscences du colonialisme à la française

Les héritages de la France coloniale résident aussi dans cette intention partagée de confier ces jeunes, rebelles à l'autorité, par des soldats. Le revêtement de l'uniforme, on l'a dit, mais également les marches à pied, la mise au garde à vous, le réveil matinal, tout cela participe d'une volonté de domestiquer ces « corps-frontières », comme le définit la sociologue Nacira Guénif-Souilamas, que l'on enferme.

L'exercice de coercition n'a pu aller à terme, les soldats ne pouvant appliquer les sanctions habituelles, et en premier lieu, les séries de pompes… Mais nous sommes bien là face à une catégorisation ethno-raciale mis en œuvre dans le fonctionnement ordinaire d'un organisme public.

Ce référent ethno-racial, implicite au sein de l'Education nationale – explicite sur les sites d'extrême droite précités –, est mobilisé par ses agents pour naturaliser leurs difficultés professionnelles. Un tel stage aboutissant à un échec permet d'ailleurs de justifier le discours déculpabilisant mettant en avant le fait qu'il n'y a rien à faire avec « eux ».
Même en situation d'échec, ces jeunes sont confiés à l'école

Pour finir, envoyer ces collégiens vivre une semaine « à la dure » dans une caserne, revient à les engager eux-mêmes dans un processus de désinstitutionalisation dont ils n'ont évidemment pas besoin.

Quelque soit les fautes commises qui leur a valu une ou plusieurs exclusions de leur établissement scolaire, ils restent des élèves dont l'institution scolaire a encore la charge.

L'école renonce à sa mission dès lors qu'elle décide – même provisoirement – de ne plus s'adresser à l'enfant comme élève, mais comme personne portant un uniforme militaire et enfermé dans une caserne.

L'organisation d'un tel stage participe du processus de disqualification dont ces élèves sont l'objet dans notre société, processus dont l'Education Nationale apparait aussi comme l'un des principaux acteurs.

Photo : image extraite du reportage de France 3 Paris Ile-de-France sur le stage des collégiens au 121e régiment, à retrouver sur Pluzz.fr
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10/05/2011

Le 28 mai à Paris

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.LA CIMADE

28 mai 2011 | Manifestation • nationale et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers

MOBILISATION NATIONALE contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers 28 mai 2011 - 14h00 départ Barbès-Rochechouart Paris 18e


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09/05/2011

Aujourd'hui entre autres morts...( 2 dépèches)

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mise à jour 09/05/2011,
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L'Otan aurait ignoré un bateau de migrants africains en détresse

l'auteur
Slate Afrique


topics

Erythrée Ethiopie Ghana Lampedusa migrants Mouammar Kadhafi Nigéria OTAN réfugiés Soudan

En droit maritime international, tout navire à proximité d’un bateau qui a lancé un appel de détresse doit lui porter secours. Or cette loi n’a pas été appliquée aux 72 migrants africains qui ont dérivé pendant 16 jours entre les côtes libyennes et celles de l’Europe, d'après le Guardian, quotidien britannique.

Le 25 mars 2011, ils avaient fui le continent depuis Tripoli pour tenter de rejoindre l’île italienne de Lampedusa. Seuls onze d’entre eux ont survécu. A court de nourriture, d’eau et de carburant, tous ont pu croire qu’ils s’en sortiraient. N’avaient-ils pas lancé un appel à l’aide avec le téléphone satellite du bateau?

C’est le père Moses Zerai à Rome qui a reçu l’appel. Cet ecclésiastique érythréen qui dirige Habeshia, une association italienne de défense des droits des réfugiés, a transmis le message aux garde-côtes italiens qui auraient alerté les autorités de Malte.

La suite est «une combinaison fatale de malchance, de bureaucratie et d’apparente indifférence de forces armées européennes qui avaient la possibilité de tenter un sauvetage», révèle le Guardian. A bord, on compte 47 Ethiopiens, sept Nigérians, six Erythréens et cinq Soudanais, dont une vingtaine de femmes et deux enfants en bas âge.

Un hélicoptère militaire est entré en contact avec le bateau et a fourni quelques bouteilles d’eau et des biscuits, en faisant comprendre à ses passagers que d’autres secours arriveraient. L’attente fut vaine.

Le 29 ou le 30 mars, le bateau des réfugiés aperçut un porte-avion. Deux chasseurs ont même survolé à basse altitude leur embarcation. Mais aucune aide ne vint du navire de guerre. Livrés à eux-mêmes, les passagers sont morts un à un de soif et de faim. Pour le Guardian, ce porte-avion ne pouvait être que le Charles de Gaulle. Contactée par Rue89, la Marine française a démenti:

«Nous n'avons pas croisé ce type d'embarcation. Nous nous serions évidemment portés à son secours. Nous ne sommes pas concernés. Il ne s'agit pas d'un bâtiment français.»

De même, Carmen Romero, une porte-parole de l'Alliance atlantique a répondu au journal espagnol El País:

«Il n'y a pas eu de navire de l'Otan dans la zone. Il y avait à cette période seulement un porte-avion italien, le Garibaldi, mais il se trouvait à une centaine de miles nautiques (180 kilomètres) et n'a rien vu.»

De retour sur terre, le calvaire des migrants africains survivants s’est poursuivi. Le 10 avril, le bateau échoue à Zlitan, près de Misrata, en Libye. Un des survivants mourut dès le débarquement, un autre au cours des quatre jours de détention par les forces pro-Kadhafi. Désormais, ils vivent cachés à Tripoli et attendent une autre occasion pour tenter de trouver refuge en Europe.

Le père Zerai demande lui que justice soit faite:

«Il y a eu un déni de responsabilité qui a abouti à la mort de plus d’une soixantaine de personnes dont des enfants. C’est un crime et il ne doit pas rester impuni seulement parce que les victimes sont des migrants africains et non des touristes sur un bateau de croisière.»

Lu sur le Guardian, El País, Rue89
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PIQURE DE RAPPEL

http://owni.fr/2011/02/18/app-la-carte-des-morts-aux-frontieres-de-leurope/

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12/12/2010

Choquant !!!

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La mairie de Buenos Aires prise pour cible par des manifestants, vendredi 10 décembre. Sur le mur on peut lire : "Macri, occupe toi des morts".AFP/DANIEL GARCIA

Le Bolivien Juan Quispe, tué par balle, est enterré par ses camarades, samedi 11 décembre.AP/Natacha Pisarenko

.A force de mélanger les genres : immigré= criminel, partout on obtient le même résultat, des massacres affreux. Tenons-nous prêts à ce genre de scène, vues les options UMP/FN.

En Argentine, la police intervient après cinq jours d'émeutes anti-immigrés

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 12.12.10 | 10h15 • Mis à jour le 12.12.10 | 10h31


Après cinq jours d'émeutes particulièrement violentes, la police argentine est finalement intervenue, samedi 11 décembre, pour mettre un terme aux affrontements autour d'un parc de Villa Soldati, quartier pauvre du sud de Buenos Aires, où près d'un millier de sans-abri étrangers étaient attaqués par la population locale. Au moins trois hommes, tous des immigrés, ont été tués et de nombreux autres blessés.

Les incidents ont éclaté mardi après l'occupation du parc par des sans-abri, souvent originaires de Bolivie, du Paraguay et du Pérou, qui réclamaient "des logements dignes". Quatre soirées de suite, ces personnes livrées à elles-mêmes avaient été attaquées par des groupes armés des quartiers environnants, qui refusent la présence des sans-abri. "Ils nous ont crié : dehors les Boliviens ! Retournez dans votre pays ! Ils ont tué mon mari comme un chien", a raconté en pleurs la veuve de Juan Quispe, un Bolivien froidement abattu par balle jeudi. Les deux autres victimes sont un Paraguayen et un autre Bolivien.

La violence était telle que même les ambulances ne pouvaient pas approcher du parc pour retirer les personnes blessées. Dès leur arrivée, les médecins étaient pris pour cible par la population, parfois avec des armes. Les émeutier sont allés jusqu'à extraire un jeune homme blessé par balle d'une ambulance pour le passer à tabac. Le jeune homme a été donné pour mort dans un premier temps, mais la police n'a pas souhaité confirmer son décès par la suite.

La police fédérale a sécurisé le parc samedi soir, sur demande du gouvernement, après cinq jours de flottement. Dans la nuit de samedi, le parc de de 230 hectares ressemblait à un camp de réfugiés. Les sans-abri recevaient de la nourriture et semblaient enfin protégés. Dans un premier temps, le gouvernement argentin avait refusé de dépêcher la police sur place, estimant que c'était la responsabilité du maire de Buenos Aires, Mauricio Macri.

M. Macri a accusé le gouvernement de jouer le pourrissement. Mais le maire de la capitale argentine ne s'est pas privé de jeter de l'huile sur le feu, dénonçant "une immigration laxiste qui mêle des honnêtes gens à des organisations mafieuses et des narcotrafiquants". Des organisations de défense des immigrés ont porté plainte contre lui pour "incitation à la haine raciale". L'Organisation internationale pour les migrations a déploré "des expressions xénophobes".


Reste que ces scènes de violences, de panique et de chasse à l'homme, diffusées en boucle par les télévisions argentines, ont choqué un pays dont la Constitution s'adresse à "tous les citoyens du monde qui souhaitent habiter le sol argentin".

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10/12/2010

Les facho tiennent 'assises'

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REZO.NET
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Envoyé le : Jeu 9 décembre 2010, 15h 20min 44s
Objet : Appel urgent à signer et faire signer!!


Le CCIF et le PIR Paris vous proposent de signer et faire signer cet appel. Il
s'agit d'une initiative qui se veut collective. Les assos, collectifs,
organisations ou partis qui seront d'accord apparaîtront par ordre
alphabétique,
y compris les initiateurs de l'appel. Les personnalités peuvent aussi signer en
leur nom propre.
Merci de votre retour.


Envoyé au Mrap, LDH, CMF, CFPE, EMF, ATMF, FTCR, LMSI, NPA, UJFP...

Houria



APPEL CONTRE LA TENUE DES "ASSISES SUR L'ISLAMISATION DE NOS PAYS"

>>Le 18 décembre prochain aura lieu en plein Paris, une conférence sur les
>>«Assises Internationales sur l’Islamisation de nos pays ». La tenue de ce
>>meeting est un acte visant à désigner les musulmans comme une menace qu’il faut
>>éradiquer. Riposte Laïque, le bloc Identitaire, Résistance Républicaine ou
>>encore la European Defense League font partie des initiateurs de cette rencontre
>>islamophobe. Ces derniers s’étaient déjà illustrés dans l’organisation des Apéro
>>Saucissons Pinard qui avaient été interdits par la Préfecture de Police le 18
>>Juin dernier.
>>
>>
>>L’heure est grave, car cette initiative n’est pas un acte isolé, la présence
>>d’un député UMP Christian VANNESTE, d’un syndicaliste FO Carl PINCEMIN et, nous
>>dit la plaquette, plusieurs invités surprises dont des élus, montrent à quel
>>point l’islamophobie se développe dans le paysage politique et syndical.
>>L’incitation àla discrimination, à la haine envers un groupe en raison de son
>>appartenance religieuse ne peut être tolérée dans un Etat de droit. Nous
>>demandons aux autorités de se prononcer sans délai afin d’annuler cette
>>rencontre.

>>
>>
>>Nous, organisations signataires, appelons toutes les organisations et
>>personnalités politiques ou associatives à se joindre à nous pour demander
>>l’annulation pure et simple de ces assises de la haine.
>>
>>Premiers signataires (par ordre alphabétique)
>>CCIF
>>PIR Paris





--
"Plus il y a d'interdits dans le monde, et plus l'esprit du peuple
s'appauvrit. …. Plus on publie de lois et de décrets et plus il y a de
voleurs et de brigands"
*Lao Tseu*


Mohammed BEN YAKHLEF

nous contacter : par email : respaix@gmail.com tel : 06.14.14.34.35

Visitez notre blog : conscience-musulmane.over-blog.com

La pétition continue à avoir besoin de signatures massive et pour cela doit circuler massivement:
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3971



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28/11/2010

On est où ??? !!!!

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.Les sans-papiers refusés dans les centres d'hébergement

il y a 38 min
Reuters

Des pratiques tendant à interdire l'accès des centres d'hébergement aux étrangers en situation irrégulière car déboutés de demandes d'asile se développent en France, selon des documents que publie le journal Libération daté de lundi.

Un courriel d'une administration préfectorale du Calvados, la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), à des associations déplore de voir de telles populations abritées, et on y lit : "la DDCS avait clairement annoncé que les déboutés ne seraient plus pris en charge dans les dispositifs d'hébergement."

La préfecture a assuré au journal que ce courriel, daté du 27 août dernier, n'avait pas eu de conséquence.

Le cahier des charges de l'organisme gérant le "115" du Haut-Rhin, la structure qui répond aux appels d'urgence de demande d'hébergement, distingue le "public de droit commun" et "les demandeurs d'asile ou déboutés du droit d'asile".

"En cas de saturation des places d'hébergement d'urgence, la nécessité d'assurer une fluidité au dispositif impose de prioriser le public de droit commun", lit-on.

Libération publie aussi des échanges de courriels dans l'Yonne, où la restitution d'un logement est refusée à une famille dont l'expulsion a été annulée par la justice.

Les températures approchant de 0° un peu partout en France ces derniers jours, les plans d'urgence ont été déclenchés à travers le pays pour permettre l'hébergement des SDF. Un premier décès a été signalé samedi à Marseille.

Thierry Lévêque, édité par Eric Faye
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21/11/2010

:-) , bonne chance !!!!!

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.Des sans-papiers s'échappent du centre de rétention administrative de Vincennes

il y a 11 min
AP


Six sans-papiers se sont échappés du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes (Val-de-Marne) durant les nuits de vendredi à samedi et de samedi à dimanche, a-t-on appris de source policière. Trois d'entre eux ont pu être interpellés depuis par les policiers.

Une première évasion a eu lieu samedi vers 2h30, provoquant des incidents au sein du CRA. Cinq autres personnes se sont enfuies dimanche vers 4h30 du matin. "Des dégradations ont eu lieu dans des bâtiments où le climat était très tendu", ajoutait-on de même source.

Le dispositif policier autour du CRA a été renforcé afin de prévenir de nouveaux incidents et de nouvelles évasions. AP

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