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22/01/2010

Pas de députés...pas de débat

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.Les députés UMP roulent pour le gouvernement plutôt que pour les électeurs- Les limites de la démocratie française.

il y a 2 heures 23 min
Reuters


Les débats ont été suspendus pendant de longues heures vendredi à l'Assemblée nationale en raison de l'absence totale de députés de la majorité.

Les députés devaient poursuivre l'examen du projet de loi sur la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux en mars 2014 et une première suspension de séance a été demandée par le groupe socialiste.

"Une nouvelle fois, l'UMP brille par son absentéisme. Le désastre UMP continue", a déclaré Bruno Le Roux, porte-parole du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), avant de réclamer une nouvelle et plus longue suspension de séance.

Le rapporteur du projet de loi, l'UMP Dominique Perben, assis au banc de la commission, a expliqué cet absentéisme par le fait que le groupe PS a déposé 5.200 amendements sur un texte qui compte deux articles. "Vous êtes l'arroseur arrosé", a-t-il lancé à l'adresse de l'élu socialiste.

Mais l'examen de ces nombreux amendements devrait tourner court puisque le nouveau règlement permet de limiter drastiquement le temps de paroles des différents groupes.

A l'issue d'une interruption de deux heures, il n'y avait toujours pas de député de la majorité dans l'hémicycle, ce qui a provoqué une nouvelle suspension de séance.

Pour éviter toute mauvaise surprise et voir des amendements de l'opposition adoptés, le gouvernement est donc une nouvelle fois forcé d'utiliser des procédures contraignantes comme la réserve ou le vote bloqué.

Un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi est prévu mardi prochain après la séance de questions au gouvernement.

"Le Parlement est dévitalisé et méprisé. La mise en oeuvre de la nouvelle Constitution et du nouveau règlement se révèle jour après jour une catastrophe pour la démocratie", a déclaré Bruno Le Roux dans un communiqué.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse


un article propulsé par TORAPAMAVOA :

http://torapamavoa.blogspot.com Clikez LIRE LA SUITE ci dessous pour lire la suite de l'article...^^

24/09/2008

Rhoo ! la vilaine magouille

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L'élection de Kosciusko-Morizet pourrait être annulée
icone des tags fraude électorale, Elections municipales, Nathalie Kosciusko-Morizet, Longjumeau, essonne, Politique
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Par alavista98
le 23/09/2008, vu 1988 fois, 34 nombre de réactions
LE Post vu en Une







La commissaire du gouvernement s'est prononcée pour l'annulation des municipales à Longjumeau (Essonne) dont la maire est la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

En cause: la candidature du candidat DVG, Philippe Schmit, qui pouvait être considérée comme fictive et de nature à altérer la sincérité du scrutin.

Devancé de 39 voix par la liste de Nathalie Kosciusko-Morizet lors des élections, le candidat socialiste Jean-Claude Marquez, à l'origine du recours en annulation, a souligné que Philippe Schmit avait été nommé dans la foulée inspecteur général de l'équipement. "Sur proposition du ministère de l'écologie" souligne-t-il. Un ministère où Nathalie Kosciusko-Morizet occupe le secrétariat d'Etat.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré. Aucune date n'est avancée pour le verdict.

Koscuisko-Morizet

Ah au fait : MORIZET? c'est de la même famille que Karen Cheryl? (oops, je veux dire Isabelle Morizet!)?

(Source: 20 Minutes)

Par alavista98 (10 Encourager)

DCP
peut on avoir plus d'explications.
a t elle été élue au premier tour ou au deuxième tour?
c'est fondamental!
» Répondre à colt
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kristin66 le 23/09 à 22h15
Au 2ième tour

http://www.linternaute.com/ville/ville/elections-municipales/21871/longjumeau.shtml

1er tour:
NKM (UMP) "pour Longjumeau": 39.9%
Marquez (PS) "faire gagner Longjumeau": 36.08%
Schmit (DVG) "Lonjumeau avant tout": 12.82%
Bouclet (DVD): "Ensemble pour reussir"11.2%

2ième tour (et oui, Schmit s'est présenté au 2ième tour ????)
NKM (UMP): 47.27%
Marquez (PS) 46.79%
Schmit (DVG) 5.95%


Schmit s'est inscrit sur les listes électorales de Longjumeau en Décembre 2007. Comme NKM, d'ailleurs, qui habite en réalité à Longpont sur Orge.
Elle a bien sûr une domiciliation fictive à Longjumeau.
Voici une preuve de son lieu d'habitation à Longpont qui date du 13 Février 2008. Ce sont les coordonnées de la personne qui a crée ce site, en l'occurence NKM. Ce site s'appelle "ensemblepourreussir.org. "ensemble pour réussir" était le slogan de Bouclet, le candidat DVD au 1er tour des municipales. Elle a donc créé un site portant le slogan d'un de ses adversaires, qui renvoyait sur son site de campagne à elle.
http://ensemblepourreussir.org/
https://www.gandi.net/whois/details?search=ensemblepourreussir.org
Une sacrée coquine, cette NKM.
Son compagnon, Jean-Pierre Philippe, s'est d'ailleurs présenté aux municipales de Longpont et il s'est ramassé.

Schmit est nommé inspecteur général de l'équipement le 5 janvier 2008 par le ministère de l'écologie Borloo ???

NKM aurait évoqué lors d'une émission de télévision (Ruquier), le 5 janvier, le fait que M. Schmit se présenterait, alors que celui-ci n'avait déclaré sa candidature que plus tard, le 8 Janvier.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/09/23/nathalie-kosciusko-morizet-pourrait-perdre-la-mairie-de-longjumeau_1098811_823448.html
http://www.lejdd.fr/cmc//politique/200839/nkm-avis-de-maire-agitee_151210.html
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colt (6227 Encourager) le 23/09 à 22h26
Merci pour ces précisions. donc on a une triangulaire au deuxième tour et le troisième laron est récompensé de son maintien après l'élection par un gros salaire sur le dos du contribuable. C'est de la bombe ce truc. A mon avis elle saute. Sarko va piquer une grosse colère.
Finalement dans ce gouvernement les seuls que je sens bien accrochés à leurs marocains sont les ministres de gauche.
Longjumeau c'est où en bourgogne non? combien d'habitants?
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kristin66 le 23/09 à 23h21
Non, c'est dans l'Essonne, en Ile de France.
Vous en voulez d'autres sur les "magouilles" de Longjumeau:

http://elections.leparisien.fr/elections-municipales-2008/essonne-91-municipales/2418-ecarte-par-lump-le-maire-se-recycle-chez-laporte.php
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04/01/2008

L'UMP en beau déficit ...alors FILLON qu'est-ce qu'on dit?

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FINANCEMENT DES PARTIS
Les comptes des principaux partis étaient dans le rouge en 2006
NOUVELOBS.COM | 29.12.2007 | 17:06

Sur les dix partis politiques les plus dépensiers de 2006, au premier rang desquels se trouvent l'UMP et le PS, la moitié accusait un déficit.

La commission des financements politiques pointe, dans son rapport annuel publié au Journal officiel du jeudi 27 décembre, les pertes accusées par les principaux partis politiques en 2006.
Le rapport de la "commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques" présente le montant des frais consentis par chacun des partis politiques français, permettant ainsi d'établir un classement des camps les plus dépensiers, ce qui, dans l'ordre décroissant, place l'UMP en première position juste devant le PS. Suivent le PCF, le FN, l'UDF, les Verts, LO, le MPF, la LCR, et le PRG.

Dans le rouge

Sur les dix partis les plus dépensiers de 2006, la moitié, dont les deux plus importantes formations du pays (UMP et PS), accusaient un déficit. Ainsi, le camp présidentiel affichait un déficit de quelque 3,3 millions d'euros, pour des charges de 56,4 millions tandis que le Parti socialiste était déficitaire de 762.362 euros pour 49,3 millions. Les deux partis affichent des structures de financement opposées. Si l'UMP dépendait à 60% des financements publics (32 millions en 2006), à 18% des cotisations des adhérents et contributions des élus, et à 16% des dons de personnes physiques, le PS dépendait quant à lui à moins de 39% des financements publics (17,8 millions), contre 48% pour les cotisations des adhérents et élus (0,8% de dons). Avec près de 33 millions de charges, le PCF, affichait un net déficit, à hauteur de 829.562 euros. L'UDF, à présent divisé entre partisans du Modem de Bayrou et membres du Nouveau centre des responsables gouvernementaux et députés ralliés à la majorité accusait 1,6 million de pertes pour un budget de près de 8 millions d'euros. Les Verts affichent de leur côté 165.701 euros de pertes pour un budget de près de 5,4 millions.

Excédents

Certains partis se trouvaient toutefois dans le vert en 2006. Première formation politique à afficher un bénéfice, le Front national dégageait un excédent de 448.979 euros pour près de 8 millions de budget. A droite toujours, le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers annonce des comptes dans le vert (193.829 euros d'excédent). A la gauche de la gauche les deux partis trotskistes affichaient également de confortables ressources, avec 617.237 euros pour 2,15 millions de budget à la LCR, et 1,7 million pour 3,9 millions à Lutte ouvrière. Le Parti radical de gauche est lui aussi dans le vert pour 2006 avec 68.127 euros d'excédent.




30/11/2007

2 députés UMP en moins..c'est toujours ça de gagné..

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PARIS - Le Conseil constitutionnel a annoncé jeudi l'annulation de l'élection des députés UMP Jean-Pierre Gorges et Philippe Pémezec.
Le Conseil constitutionnel invalide l'élection de deux députés UMP
AP
AP - Jeudi 29 novembre, 18h34

Réélu le 17 juin dans la 1ère circonscription d'Eure-et-Loir, M. Gorges a organisé "18 cérémonies d'inauguration de logements entre mars et avril 2007" en sa qualité de président de l'office HLM de Chartres. "La répétition de ces manifestations dans un délai rapproché revêt le caractère d'une manoeuvre qui, eu égard à la faiblesse de l'écart de voix (59 voix), a altéré le résultat du scrutin", ont estimé les "sages".

La deuxième élection annulée est celle de Philippe Pémezec dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine. Le député UMP avait installé sa permanence électorale sur le domaine public de la commune du Plessis-Robinson sans payer de redevance domaniale et il n'avait pas inclus dans ses comptes de campagne les dépenses engagées pour la publication d'un livre. Le Conseil a rejeté les comptes de campagne et constaté l'inéligibilité pour un an de M. Pémezec. AP

egp/mw



17/11/2007

La Politique c'est magique, tenez voila 900.000 euros

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PAPEETE - La démarche serait "légale", selon Philip Schyle, le président du Fetia Api, petit parti polynésien coincé entre les formations de Gaston Flosse et d'Oscar Temaru, qui a signé cette semaine une convention avec le Nouveau Centre.Le Nouveau Centre obtient un financement public de 900.000 euros annuels grâce à un parti polynésien
AP
AP - Samedi 17 novembre, 18h12

En fait, les textes du financement public des partis politiques permettent aux formations d'outre-mer de recevoir une aide dès qu'elles ont présenté un candidat aux législatives. En métropole, des candidats dans 50 circonscriptions sont requis au minimum pour qu'un parti bénéficie ensuite des 45.000 euros annuels durant la mandature pour chaque député élu.

Le Fetia Api n'a récolté qu'un peu plus de 1.000 voix au total dans les deux circonscriptions polynésiennes (1,11% des suffrages exprimés) en juin dernier. Mais selon Philip Schyle, il suffit que les 21 députés du Nouveau Centre "signalent leur rattachement au Fetia Api auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques" pour que plus de 900.000 euros tombent annuellement dans les caisses de son parti à Tahiti.

Une somme qui sera aussitôt reversée au Nouveau Centre en vertu de la convention signée mercredi à Papeete par Philip Schyle, moins les 30.000 euros annuels conservés par le Fetia Api, selon les termes de l'accord.

"Nous donnons un coup de main au Nouveau Centre", admet l'élu polynésien qui, jusqu'en mai dernier, bénéficiait d'un accord avec l'UDF et soutenait François Bayrou, fondateur du MoDem. Et de poursuivre, "nous n'avons rien demandé, c'est le Nouveau Centre qui a établi la convention". Un partenariat qui prévoit tout de même un volet politique. AP

gou/sb



26/10/2007

Noachovitch : le retour !!! argghhh

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La commission d'investiture de l'UMP vient de rendre sa décision : c'est bien l'ex-avocate des émissions de Julien Courbet (TF1, RTL) qui briguera le siège de député laissé vacant depuis la démission de Dominique Strauss-Kahn (DSK) parti diriger le FMI.

politique, ump, Sarcelles, élections, Noachovitch, polémique
Surprise : Noachovitch investie à Sarcelles par l'UMP

Par Salam93 , le 26/10/2007/ LE POST

Révélée ce midi par Europe1, cette investiture a de quoi de surprendre. Après n'avoir présenté aucun candidat contre le député sortant Christian Vanneste condamné par la justice pour des propos homophobes, l'UMP choisit d'investir Sylvie Noachovitch, qui avait été accusée pendant la campagne législative d'avoir exprimé publiquement des propos racistes.

Selon Le Canard Enchaîné daté du 13 juin 2007, Sylvie Noachovitch candidate UMP aux élections législatives contre DSK aurait déclaré: "Mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes. L'idée de coucher avec l'un d'entre eux me répugne." Le journaliste de RTL, Nicolas Poincaré a confirmé sur son antenne avoir entendu ces propos tenus lors d'une réunion de travail du prix littéraire Montechristo.

L'avocate a toujours nié avoir prononcé de tels propos. Elle a porté plainte contre l'hebdomadaire satirique et Nicolas Poincaré, entre autres.

Maître Noachovitch pourrait allonger la liste des assignations car d'autres témoins se sont manifestés. Egalement membres du jury Montechristo, les journalistes Benoît Duquesne (France 2 et aujourd'hui directeur de la rédaction d'Europe1) et Matthieu Aron (France-Info) confirment les propos rapportés dans le Canard Enchaîné. Deux témoignages recueillis par latelelibre.fr en juin dernier.

Benoît Duquesne a bien entendu ces propos surprenants mais ne s'en émeut guère car il tient à les "relativiser".

Géographiquement bien placé "j'étais assis à table en face d'elle", le journaliste confirme d'abord la véracité des citations rapportées par le Canard Enchaîné. Mais il insiste pour les resituer dans leur contexte : "je l'ai vécu comme des propos de banquet (...) des propos un peu franchouillards (...) pas des propos strictement ou délibérément racistes (...) On s'en est amusé mais je ne m'en suis pas formalisé".
Matthieu Arron, lui, dit qu'il était assis à coté de Sylvie Noachovitch.

Le journaliste de France Info se souvient avoir entendu–sous forme de boutade- l'avocate déclarant que "son mari n'avait rien à craindre car quand elle passait le périphérique (...) il n'y avait que des Noirs et cela la répugnait". Cependant Matthieu Arron exprime un doute : a-t-elle employé le verbe "dégoûter" ou "répugner" ? Contrairement à son collègue de France 2, il se dit "choqué" par la teneur de ces propos.

S.Noachovitch a le sentiment que «la justice divine parlera ». (Télélibre/juin 2007 )

A ce stade, il reste à vérifier la thèse d'un complot médiatico-politique contre Sylvie Noachovitch. Elle toujours prétendu en être la victime. "Je ne me laisserai plus faire, c'est fini" déclare-t-elle aujourd'hui dans une interview au JDD.fr.


REVOIR nos 2 vidéos sur la question...apparement elles ne sont plus sur dailymotion !!!


24/10/2007

Le Nouveau centre veut en croquer...comme tout le monde

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A deux mois de la distribution des aides publiques, le Nouveau centre va faire modifier la loi sur le financement des partis.
Les alliés de Sarkozy renfloués dans l'urgence
Par Julien Martin (Rue89) 00H25 24/10/2007

"Il s'agit d'une manoeuvre pour ne pas dire d'une magouille." André Vallini, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, s'emporte à l'évocation de la proposition de loi émanant du Nouveau centre. La branche centriste affiliée à la majorité présidentielle entend pouvoir bénéficier du financement public.

Le Nouveau centre était passé à côté d'une bonne partie de l'enveloppe de 80 millions d'euros allouée aux partis, en ne remplissant pas un double critère aux législatives: obtenir au minimum 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions. Les ex-amis de Bayrou n'avaient pourtant pas hésité à présenter des membres de leurs familles, leurs secrétaires ou même leurs chauffeurs.

Qu'à cela ne tienne, le gouvernement -qui compte trois représentants du Nouveau centre- a fait inscrire mardi, en urgence au milieu du débat budgétaire, une proposition de loi sur "le pluralisme et l'indépendance des partis politiques", qui sera débattue ce mercredi à l'Assemblée. Proposition qui vient ajouter une alternative dans la loi sur le financement des partis de 1988: "Ou au moins quinze des candidats présentés ont été élus députés." Ca tombe bien: le Nouveau centre en compte 21.

Si la mesure a reçu sans surprise le soutien de l'UMP, elle emporte également l'adhésion des communistes. Si d'aventure ils étaient concernés à l'avenir... Le PS, en revanche, a fait connaître son intention de voter contre, par la voix de son Premier secrétaire, François Hollande:

"C'est une mesure destinée à arranger les affaires d'un parti politique. Nous ne sommes pas là pour prêter la main à l'UMP en faveur de son allié docile qu'est le Nouveau centre."

Détroussé par ses rivaux de son trésor de guerre présidentiel fort de sept millions d'électeurs, François Bayrou n'est pas en reste:

"Dans la situation où le pays se trouve, [...] le gouvernement décrète que l'urgence est de donner un pourboire aux partis qui ont décidé de se rallier au président de la République. C'est déshonorant pour la vie politique."

Pendant ce temps, du côté du Nouveau centre, on se préparait à trinquer. Pas uniquement parce que cette proposition de loi a toutes les chances d'être adoptée, mais aussi parce que ce mardi était jour d'inauguration du siège du parti, rue de Grenelle, dans le VIIe arrondissement de Paris. 140 m2, 5000 euros de loyer mensuel. Bonne affaire. La manne financière prévue devrait aussi permettre de garnir les murs blancs d'affiches aux couleurs du parti.

Président du Nouveau centre, le ministre de la Défense Hervé Morin a baptisé son parti par un discours axé sur les prochaines municipales. Mais dès que l'heure des questions arrive, la proposition de loi controversée arrive irrémédiablement sur le tapis. "Est-ce qu'une famille politique qui a de nombreux élus a le droit d'avoir une existence complète et indépendante?", interroge Morin en guise de réponse.

Certes, depuis 1988, la loi sur le financement des partis a déjà été modifiée à huit reprises. Et les modifications antérieures étaient déjà intervenues après les élections. Mais, pour la première fois, le changement intervient avant que l'enveloppe publique ne soit répartie. Répartition qui sera décidée le 31 décembre. Il y avait urgence.



07/08/2007

La Rance en Action

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Posté le 06 août 2007, sur le site Réflexes


Le week-end dernier, samedi 28 juillet, Libération a consacré sa rubrique « Portrait » à Zara Whites, “actrice porno convertie au végétarisme militant”. Rassurez-vous, nous ne traiterons pas dans cette brève de végétarisme ou antispécisme. Une malheureuse fois a suffit. Ni d’ailleurs des talents artistiques de l’actrice en question, n’étant pas des critiques avertis du genre. C’est tout autre chose qui attira notre attention.

A la fin de l’article, on apprend incidemment qu’Esther (le vrai prénom de l’artiste) “pendant la campagne présidentielle (...) a milité pour La France en Action, un nano mouvement politique qui défend les animaux, les handicapés et la médecine alternative”. Rien que ça !! Sans plus de précision de la part de l’auteur, on associe donc le végétarisme militant à un parti politique dénommé La France en Action, parti qui présenta des listes aux dernières législatives, et non à la présidentielle soit dit en passant. Première surprise : l’auteur ne cite pas la dépêche AFP du 6 juin 2007, reprise entre autres par Le Monde ou 20 Minutes, dans laquelle Georges Fenech, président de la commission d’enquête parlementaire sur les sectes, dénonçait les liens entre ce parti et des mouvements sectaires [1]. Mais bon, un journaliste ne peut pas tout savoir, n’est-ce pas ? Mais si, en ce qui nous concerne, cette dépêche ne nous avait pas échappé, c’est qu’elle évoquait un parti qui nous intéressait pour une toute autre raison.

C’est en effet sous ces couleurs que se sont présentées certaines personnes déjà citées dans l’article sur Dieudonné paru sur le site REFLEXes (http://reflexes.samizdat.net/spip.php ?article313), et proche de ce que l’on peut appeler la clique Dieudonné / Skandrani.

En premier lieu, Ahmed Moualek de La Banlieue s’exprime. Il a été candidat dans la 9ème circonscription de Seine-Saint Denis à Bondy [2] ou il réalise le score de 0.70% (soit 202 voix). Présent au côté de Dieudo aux BBR en novembre 2006 (dans la foulée il interview Le Pen pour son site), ou l’accompagnant au Liban l’été dernier (en compagnie de Soral, Meyssan et Chatillon), il a donné une interview dans Minute (13 déc. 2006) dans laquelle il déclarait “Le Pen n’est ni raciste ni idiot”. À ce niveau d’analyse, nous ne nous sentons pas vraiment de débattre sur le fond. En tout cas il fit partie de ceux qui voulurent nous faire croire, dans la lignée d’un Soral, que la « banlieue » (entendez par là les jeunes issus de l’immigration maghrebine) allait voter massivement pour Le Pen. Comme chacun sait, cela ne s’est pas exactement vérifié...

Autres candidats de choix pour ce « nano mouvement écolo », Smaïn Bedrouni et Christian Cotten, respectivement candidats dans la 2ème circonscription de Seine-Saint Denis à Saint-Denis (0.36% pour 85 voix) et dans la 9ème circonscription. des Hauts-de-Seine à Boulogne-Billancourt (0.53%, 199 voix). Tous deux ne sont pas des novices de ce type d’engagement politique puisqu’ils sont les dirigeants, en l’occurrence président (Cotten) et vice-président (Bedrouni), d’un mouvement créé en vue des élections européennes de 1994, Politique de Vie, parti/association traitant d’écologie, spiritualité, médecine.

Mais les deux personnages se sont déjà illustrés pour d’autres activités. Smaïn Bedrouni est l’animateur du site La Voix des Opprimés (LVO), qui, malgré un nom fort sympathique, prône un Islam radical de la pire espèce et développe des thèses antisémites. Un des derniers articles posté sur le site a pour titre « Exposer le réseau criminel sioniste derrière le 911 et la “guerre au terrorisme” ». Cela se passe de commentaires puisque cela reprend le thème du complot israélien derrière les attentats de septembre 2001. C’est d’ailleurs pour des propos antisémites et menaces de mort à l’encontre de Mouloud Aounit du MRAP que le 26 janvier dernier la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris l’a condamné à 6 mois de prisons avec sursis et 1000 euros d’amendes. En novembre 2003 il avait envoyé au président du MRAP une lettre de menaces avec une balle de 7.65, accompagné d’un petit mot “la prochaine ne sera pas par la poste” et “Les juifs dehors” [3]. Il fût aussi interpellé après le 11/9 suite à certaines de ses déclarations publiées sur son site et qui furent alors considérées comme des appels au terrorime [4].

Christian Cotten quant à lui, est lié par son organisme de formation dénommé Stratégique à l’Eglise de Scientologie. C’est en tout cas ce que l’on peut lire dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur « Les sectes et l’argent » paru en juin 1999. D’ailleurs l’adresse de l’organisme est celle de Christan Cotten, et le site est réalisé et hébergé par Smaïn Bedrouni, décidemment inséparables mais la vie privée des personnes ne nous intéresse pas. Plus récemment, il a fricoté avec Loïc Le Ribault, savant mélange de Professeur Tournesol et de Panoramix, inventeur du « Silicium Organique G5 », grains de sables magiques, fabriqués dans un labo en Irlande et vendus uniquement par correspondance en France (sur le site de Cotten on peut lire : “Le G5 est un produit puissant, à la hauteur de l’énergie qu’il véhicule : le G5 a besoin de paix et d’amour”). La encore, on met le doigt dans une autre dimension et on retrouve tous les ingrédients symptomatiques des mouvements sectaires : l’argent, les médecines parallèles et les délires paranoïaques de persécutions. Pour l’anecdote, Loic Le Ribault, récemment décédé, fût soutenu lors de ses démêlés avec la justice française par le CEPE, Comité d’Entraite aux Prisonniers Européens, une association de la mouvance identitaire dirigée par Richard Roudier et ayant œuvré à la libération de Michel Lajoye. Il en fût même un « membre éminent » pour reprendre l’expression employé par le CEPE dans son communiqué du 11 juin 2007 paru sur le site de la pseudo agence de presse indépendante et alternative mais réellement identitaire Novopress.

Cela n’empêche pas Cotten d’intervenir sur des sujets plus politiques, par exemple en soutenant sa copine Ginette Skandrani lorsque celle-ci se fait interpeller lors d’une manifestation de soutien à la Palestine qui regroupe toute la clique antisémite (cf article sur Dieudo). Est-ce à cause de cette proximité avec Cotten que Jean-Paul Cruse déclarera sur son site fin 2005 “Ginette [...] doit s’expliquer - cela lui a été demandé - sur ses faiblesses à l’égard de groupes manipulés par des sectes néo-nazies...”, pour justifier le refus d’un texte proposé par Skandrani ? Rien n’est moins sûr tant la dame Ginette se plait à s’entourer de grands malades. Le dernier en date, Michel Dakar, passe son temps à dénoncer le “génocide (sic !) du peuple palestinien” et les “complots menés par les instances sionistes” (en parlant de la justice française) dont il est victime. Après des mois (voire des années) de harcèlement de toutes les instances judiciaires possibles et imaginables sur ces deux sujets, il a enfin obtenu une réponse de la Préfecture de Police de Paris en ce début d’année : c’est une convocation dans les services psychiatriques des Hôpitaux de Paris “afin de décider si l’état de Michel DAKAR nécessite un suivi psychiatrique et des soins”. Si cela peut aider et économiser les deniers publiques, nous avons la réponse. Décidément, après la Tribu Ka, Dieudo, Serge Thion, Mondher Sfar ou Mohamed Latrêche, l’entourage de Ginette Skandrani n’a pas fini de nous surprendre.



Mais pour conclure, revenons à notre (triste) France en Action. Que certaines élections soient un lieu d’expression et un moyen de financement pour des sectes n’est une nouveauté pour personne. Que l’on fasse régulièrement le lien entre ces mouvements sectaires et certaines franges de l’extrême droite non plus. Ce qui nous gêne plus, c’est que l’on puisse les citer dans un quotidien à diffusion nationale sans aucune autre précision que “nano mouvement politique qui défend les animaux, les handicapés et la médecine alternative”. C’est un peu court non ? Mais il est vrai que c’est l’été et qu’au départ le sujet traitait d’une ex-actrice de porno qui aujourd’hui “mange bio et trie ses déchets”. Alors il ne faut sans doute pas trop attendre de professionnalisme...



[1] “Je tiens à informer l’opinion et les électeurs des liens existants entre le parti France en action qui présente des candidats dans la quasi totalité des circonscriptions françaises avec des organisations à caractère sectaire tels que l’OTS, le mouvement raélien, la scientologie, la kinésiologie, Moon et Krishna”

[2] http://reflexes.samizdat.net/IMG/jpg/FranceEnAction.jpg

[3] Hormis l’expression « les juifs dehors » il est amusant de noter la similitude avec l’affaire Raphaël Schoemann, condamné en 2006 lui aussi pour menaces de mort accompagné d’une balle de 7.65, mais cette fois ci à l’encontre de personnalités antisionistes comme le réalisateur israélien Eyal Sivan, Alain Lipietz ou José Bové mais aussi contre d’autres beaucoup plus douteuses dans leurs soutiens à la cause palestinienne (pour ne pas dire plus) comme Isabelle Coutant-Peyre, Gilles Munier, Maria Poumier, Ginette Skandrani ou Mondher Sfar Comme quoi les idiots de tous bords manquent cruellement d’imagination.

[4] Le Figaro 20 septembre 2001


C'était le dernier post avant les vacances....



Bonnes vacances à ceux qui y sont
Bon courage aux autres...
De toufes façons...
Où que nous soyons...
Quoique nous fassions
Une seule solution:
Résistons!!!!



Big up
sKaLpA

02/07/2007

On l'avait déja dit mais on le répète

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lundi 2 juillet 2007 (17h44) :
préparons-nous à travailler pour eux.
PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX >> >> >> > Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417 >> 120 Euros = 60 mois x 6952 euros d’indemnités ..... >> > Nouvelle indemnité chômage des députés >> >> >> > Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN >> >> >> > Les élus de la gauche à la droite sont tous d’accord ! > Et >> à l’issue des 5 ans , ils percevront "à vie" 20 % de ce >> traitement !!! >> >> >> > Alors , faites des efforts , travaillez pour payer des impots >> qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés . >> > 5 ans d’indemnité "chômage" pour les députés = parachute en >> or de 417.120 Euros >> >> >> > Mais pourquoi 5 ans ? C’est précisément le temps d’une >> alternance législative . >> >> >> > C’est scandaleux ! Au moment où les candidats nous parlent des >> efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette >> et qu’ils dénoncent le train de vie dispendieux de l’Etat. >> >> >> > Profession : politique = menteur professionnel ! >> > L’information sur la nouvelle indemnité "chômage" des >> députés a d’abord été révélée par "Le Canard Enchaîné" du >> 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre le >> 1er Mars 2007. >> >> >> > Curieusement à part ces deux médias, silence du côté des >> télés, radios ou des autres journaux, habituellement toujours >> prompts à dénoncer les parachutes en or de certains grands >> patrons (certes avec raison...). >> >> >> > Pourquoi pas plus d’écho sur cette affaire ? Sans doute parce >> que cette loi votée en douce, l’a été à l’unanimité de tous >> les groupes politiques : >> >> >> > UMP, PS, UDF et PCF, qui pour s’octroyer des avantages savent >> parfaitement s’entendre. >> >> >> > Pour chaque député non réélu les Français devront payer >> 417.120 Euros = 60 mois x 6 952 euros d’indemnités ! >> >> >> > La confiance règne sur l’issue du prochain scrutin et les >> coquins et les copains s’organisent : JL Debré avant de partir a >> fait voter une loi adoptée à l’unanimité et dans le silence >> complet afin qu’un député non réélu touche pendant 60 mois au >> lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour >> selon info sur site Assemblée nationale en net mensuel 5178 >> euros, brute 6 952 euros. >> >> >> > Le total de 60 mois d’inactivité en brut mensuel coûtent 417 >> 180 euros par député non réélu ! >> >> >> > Les indemnités attribuées aux députés ont été définies >> par l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de >> base est calculée "par référence au traitement des >> fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la >> catégorie présentement dite hors échelle. >> >> >> > Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du >> traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond >> au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année >> d’ancienneté dans son grade. >> >> >> > S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les >> fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l’article 2 de l’ordonnance >> précitée : "L’indemnité parlementaire est complétée par une >> indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est >> égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire >> (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité >> de résidence) >> >> >> > Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes >> sont les suivantes : >> > - Indemnité de base :5 400, 32 euros >> > - Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros >> > - Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 ? Soit brut >> mensuel 6 952, 91 euros >> >> >> > Retenues obligatoires >> > Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues : > - >> Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières >> années de mandat : 1 153, 08 euros >> > - Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros >> > - Contribution sociale généralisée et contribution au >> remboursement de la dette sociale : 539,55 euros >> > - Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros >> Soit net mensuel 5 177, 66 euros >> >> >> > Avant de quitter la présidence de l’Assemblée Nationale, Jean >> Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait >> un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis : une loi, >> votée en catimini par tous les groupes, permettant à tous les >> députés non-réélus en juin prochain, de continuer à percevoir >> leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 >> actuellement (et oui les temps sont durs !) >> >> >> > Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est >> totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette >> jolie rémunération de 4 ans et demi, n’est tenu à aucun >> engagement quelconque, comme par exemple justifier de la >> recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un >> conseiller ANPE, ou d’une activité justifiant cette "aide >> sociale", bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires. >> > Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses >> élites, car évidemment aucun parti n’a protesté, vu que tous >> bénéficieront des largesses de M. Debré. >> >>

De : manavi
lundi 2 juillet 2007

24/06/2007

La drague aux 'bobos'

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Les bobos font passer les villes à gauche
LE MONDE | 23.06.07 | 13h40 • Mis à jour le 23.06.07 | 13h40
TOULOUSE ENVOYÉ SPÉCIAL

Bienvenue à "Boboland". S'il fallait un symbole, ce serait le vélo. Version étudiante avec sac à dos. Version profession libérale avec la veste de costume ou le sac à main dans le panier avant. Version jeune mère de famille avec le siège enfant. Le vélo et tout le décor qui va avec. Tramway, rues semi-piétonnes, cafés branchés, petit-commerçant-du-coin-qui-nous-connaît... Les centres-villes changent. Ils sont envahis par ceux qu'on appelle, de manière un peu caricaturale, les bobos, les bourgeois bohèmes. Ils s'ancrent à gauche. C'est une tendance de fond qui s'est révélée, à la faveur des législatives, à Bordeaux, Lyon, Caen, Toulouse et Strasbourg.

Les maires de droite accompagnent, contraints et forcés, cette évolution qui leur est défavorable. A Toulouse, Jean-Luc Moudenc (UMP) s'apprête à créer dans sa ville 140 "vélos-stations" au mois de novembre. Il vient de subir une défaite cuisante aux législatives, dans la 1re circonscription, celle qu'il décrit lui-même comme "la circonscription des maires de Toulouse". Naguère occupée par Dominique Baudis et Philippe Douste-Blazy. "Le mode de développement des villes favorise une sociologie qui ne nous est pas favorable, reconnaît-il. Dans le centre, la droite est prise en étau entre une gauche populaire en situation de précarité, qui occupe des immeubles locatifs non rénovés, et une gauche bourgeoise, composée d'enseignants, d'ingénieurs, d'universitaires. Pour autant, je n'envisage pas le développement urbain en fonction de mon électorat, mais en faveur de la qualité de vie."
Toulouse se renouvelle, Toulouse bouillonne. La ville accueille chaque année entre 15 000 et 18 000 nouveaux habitants, tandis que sa population stagne autour de 430 000. Le soir, la place du Capitole et la place Wilson s'animent peu. Les vrais lieux de vie se sont déplacés sur les bords de la Garonne, dans les quartiers de Saint-Pierre et La Dorade. Ou à Arnaud-Bernard, îlot populaire aux allures de "petit souk" à l'ombre de la basilique Saint-Sernin. Là, les cafés restent ouverts tard le soir. Toute une population estudiantine s'approprie les lieux.

"EN CONTRADICTION AVEC LA VILLE"
Jean-Luc Forget, candidat MoDem aux législatives (10 % des voix), constate que c'est dans ces quartiers vivants qu'il a obtenu ses meilleurs scores. "La traditionnelle bourgeoisie s'est recroquevillée, affirme cet avocat. Le centre est habité désormais par des gens qui vivent différemment, très "culture", artistes ou qui se pensent artistes. En décalage avec le personnel politique de la mairie qui, lui, n'a pas changé." Salah Amokrane, ancienne tête de liste des Motivé-e-s aux municipales de 2001, fait le même constat : "La majorité municipale ne se rend pas compte que la ville a changé. Ils sont encore dans la vision d'une bourgeoisie provinciale qui recherche sa tranquillité : pas trop de bruit le soir, des cafés qui ferment tôt, et que ça ne sente pas trop le kebab. C'est en contradiction avec ce que la ville est devenue."
La députée PS nouvellement élue, Catherine Lemorton, voit d'abord dans la défaite de Jean-Luc Moudenc la fin des années Baudis. Ce qui n'exclut pas une analyse en termes d'évolution sociologique. "Le maire a été tenté d'utiliser les réseaux Baudis, les clubs du troisième âge, le rugby, les notables... Le problème, lorsqu'on est élu, c'est qu'on ne voit plus les électeurs qu'à travers les associations et les réseaux, qu'on arrose de subventions. Or la plupart des gens ne sont rien. Ils n'appartiennent à aucun réseau. In fine, ce sont les électrons libres qui font les élections."
Les sociologues de la bourgeoisie, Monique et Michel Pinçon, ont eu l'occasion d'étudier ces nouvelles couches sociales à Paris, ville qui a été précurseur : "Ce sont des gens qui ont une bonne position dans la société et qui, en même temps, ne sont pas des héritiers, expliquent-ils. Ils doivent leur réussite sociale à leurs études. Ils parlent de leur quartier comme d'un "village". Avec un brin de nostalgie dans la voix." Quelque chose entre Amélie Poulain et Chacun cherche son chat.
Toulouse n'échappe pas à la tendance générale. La cité et son agglomération correspondent assez bien au schéma de la "ville à trois vitesses" décrite par le sociologue Jacques Donzelot. Relégation des enfants de l'immigration dans les cités, dont le Mirail est le symbole ; évasion des classes moyennes vers le périurbain et des quartiers autrefois populaires, comme les Minimes, chantés par Nougaro ; enfin, gentryfication du centre-ville par l'installation d'une nouvelle bourgeoisie.
Marie-Christine Jaillet, sociologue à l'université du Mirail, met en garde contre une corrélation trop forte entre la gentryfication des centres-villes et le vote à gauche. "La classe créative, autrement dit les bobos, est en réalité très composite. On y trouve une mouvance bohème, artistique, précaire, et un niveau plus élevé, composé d'ingénieurs, de créateurs, de tous ceux qui participent au développement économique." Selon cette spécialiste de la ville, le centre de Toulouse est plus divers qu'il n'y paraît. "On trouve encore des milieux populaires dans les espaces interstitiels oubliés par la rénovation. Il faut aussi prendre en compte les étudiants, de plus en plus nombreux à s'inscrire sur les listes électorales de leur lieu de résidence. Parmi eux, beaucoup des jeunes qui travaillent ou sont en situation de précarité."
La gauche estime que ce nouvel électorat doit logiquement tomber dans son escarcelle. La députée Catherine Lemorton décrit les bobos comme "des personnes de 30-45 ans, qui ont les moyens et qui sont des humanistes". "Ils sont ouverts sur le monde, prêts à une certaine mixité sociale. Ils basculent à gauche. Royal a fait 57 % dans ma circonscription." Jean-Luc Forget, du MoDem, les verrait plutôt centristes : "Ce sont des gens qui ne votaient pas, et qui sont attirés par une nouvelle manière de faire de la politique. Bayrou a fait 19,2 % dans la circonscription." Le maire, Jean-Luc Moudenc, n'a qu'un mot à la bouche pour séduire cet électorat en 2008 : l'ouverture. "Mon idée est de faire une liste ouverte, politiquement et sociologiquement. Avec des gens qui ont une sensibilité de gauche et qui incarnent la diversité de la ville." La bataille municipale s'annonce rude.
Xavier Ternisien
Article paru dans l'édition du 24.06.07.

Machines a voter

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vendredi 22 juin 2007, 19h20
01 Net
Machines à voter : l'élection législative en question à Aulnay-sous-Bois
Par Philippe Crouzillacq, 01net.

Le 17 juin dernier, le maire d'Aulnay-sous-Bois, Gérard Gaudron est devenu député de la 10e circonscription de Seine-Saint-Denis, en remportant 50,98 % de suffrages au second tour des élections législatives. Le résultat du scrutin fait aujourd'hui l'objet d'un recours en annulation déposé devant le Conseil constitutionnel par un collectif local, AulnayCitoyen.
Au centre de cette contestation : l'utilisation des machines à voter électroniques, déjà vertement critiquées lors de la présidentielle. Les plaignants affirment avoir relevé de nombreuses irrégularités. « Nous avons constaté que l'état des machines mises à disposition dans les bureaux de vote n'était pas conforme aux certificats d'agrément délivrés par la ministère de l'Intérieur, explique Hervé Suaudeau, président du collectif. Pour les électeurs non-voyants, un dispositif d'assistance audio devait être mis en place sur chaque machine, ce qui n'était pas le cas. »
Un sénateur UMP veut interdire les machines à voter

Par ailleurs, le jour du scrutin, des électeurs ont pu relever qu'ils étaient dans l'impossibilité de vérifier la nature des scellés présents sur les machines, affirme le porte-parole d'AulnayCitoyen. Enfin, faute d'avoir été suffisamment bien formées, les personnes responsables des bureaux de vote n'ont, semble-t-il, pas été capables – à deux exceptions près sur 38 bureaux de vote – de délivrer des tickets d'incidents et d'événements relatant la vie de la machine à voter depuis sa mise sous scellés jusqu'au jour de l'élection.
Dans les deux cas où cela a été possible, AulnayCitoyen affirme dans un communiqué avoir noté des « opérations suspectes (allumage et extinction de la machine) effectués de manière répétitive et sans justification ».
Parallèlement au recours déposé par le collectif AulnayCitoyen, le sénateur-maire de Pavillon-sous-Bois, Philippe Dallier, qui s'était désisté entre les deux tours face à Gérard Gaudron, va déposer une proposition de loi visant à interdire l'utilisation des machines à voter.
Sur la question de la sécurité des systèmes utilisés, « rien ne permettra jamais de garantir que la sincérité du scrutin est préservée. Ni les pannes inhérentes à tout système informatique, ni le risque de malversation ne pourront jamais être ramenés à zéro », indique le sénateur Dallier dans un communiqué.

19/06/2007

Les verts cherchent un nid

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mardi 19 juin 2007, 18h26
AFP
Les Verts cherchent à créer un groupe avec le PRG et les DVG

PARIS (AFP) - Les Verts cherchent à créer un groupe politique autonome à l'Assemblée nationale regroupant Verts-PRG-Divers gauche, ont indiqué mardi les députés Verts, Martine Billard et Noël Mamère.
"Les Verts souhaitent la constitution d'une groupe de gauche autonome avec les radicaux de gauche et les divers gauche pour pouvoir marquer notre autonomie politique en terme de propositions sur les sujets qui sont les pôles d'excellence de nos partis", a indiqué Noël Mamère.
Le PRG a obtenu 8 élus, les Verts 4, le MRC 1, les DVG 4. Trois dissidents du Parti socialiste dont le député sortant de l'Aisne, René Dosière, ont été également élus.
M. Mamère et Mme Billard ont écarté toute alliance avec le Modem de François Bayrou pour constituer un groupe. "Nous ne sommes pas d'accord pour qu'on aille frapper à la porte du Modem afin qu'il complète ce groupe", a dit M. Mamère.
Ils ont par ailleurs "vivement" regretté "la fermeture du PCF qui, une fois de plus, a fait parler l'appareil et les plus orthodoxes manquant l'occasion d'une ouverture politique".
Le chef de file sortant des députés communistes, Alain Bocquet, s'est prononcé pour que le nombre de membres d'un groupe soit fixé à 15 au lieu de 20 ce qui permettrait d'avoir un groupe PCF.
"Nous voulons refaire ce que nous avions fait en 97 avec le groupe Radicaux Citoyens et Verts qui malgré les différences de ses composantes, s'était battu par exemple contre les lois sur l'immigration de Chevènement alors que ses amis siègeaient dans le groupe", a expliqué M. Mamère.
"Un groupe est un outil pour faire notre travail parlementaire, nous ne voulons pas revivre 5 ans de non inscrits", a-t-il conclu.
Réagissant à la nomination de M. Borloo au ministère de l'Economie, Mme Billard a par ailleurs observé : "Après la bourde de Borloo sur la TVA, Sarkozy n'osant pas s'en débarrasser car dans son montage politicien il représente l'aile centriste, on le recase à l'écologie, c'est inquiétant pour l'écologie" ajoutant "il y a d'autant plus besoin de députés qui se battent sur ce sujet avec une autonomie de parole".

Le pouvoir absolu inquiète déjà

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S’ils ont donné, comme on s’y attendait, une large majorité à l’UMP, les électeurs ont refusé le chèque en blanc que le parti de Nicolas Sarkozy leur demandait, escomptant ainsi avoir les mains totalement libres. Le niveau d’abstention reste très élevé, confirmant que pour des millions d’électeurs l’essentiel s’est joué lors de la présidentielle. Mais les urnes ont envoyé hier un message de rééquilibrage. L’UMP semblait espérer une vague bleue qui la mène vers les 400 sièges de députés et amplifie les marges de manoeuvre dont elle disposait déjà depuis cinq ans. La situation sera inverse. La gauche disposera au total de plus de sièges qu’elle n’en avait durant le quinquennat écoulé. Les électeurs ont, semble-t-il, voulu donner à la gauche les moyens de se battre, ce qui prouve bien qu’à leurs yeux les choix du gouvernement doivent rester à tout moment discutables. Après la polémique de l’entre-deux-tours sur la TVA, c’est une leçon dont le nouveau pouvoir devra manifestement tenir compte. Non, Monsieur Sarkozy, tout ne vous sera pas possible !

Pour résister aux mauvais coups qui s’annoncent et promouvoir des propositions alternatives à cette politique, les électeurs, les salariés de notre pays pourront compter sur un groupe communiste. C’est une autre nouvelle importante de la soirée d’hier. Contrairement aux prévisions martelées dans l’entre-deux-tours, la disparition annoncée n’aura pas lieu. Les électeurs de gauche en ont voulu autrement. À l’heure où ces lignes sont écrites, on ne connaît pas le nombre exact de députés pouvant constituer ce groupe, mais on voit mal qui pourrait chipoter sur cette formation. Les résultats montrent que les sortants communistes ou les candidats qui leur succédaient réalisent au second tour des scores souvent très supérieurs au total des voix de gauche du premier tour, confirmant le solide ancrage de leurs circonscriptions à gauche et leurs capacités de rassemblement. Le résultat communiste confirme le message d’ensemble du second tour, marqué par une inquiétude déjà perceptible devant l’exercice absolu du pouvoir par Nicolas Sarkozy et son parti, et par la volonté de se doter de contre-pouvoirs pour y faire face.

Nul doute que l’UMP va minimiser le résultat d’hier et arguer de sa double victoire présidentielle et législative pour mettre en oeuvre à marche forcée ses projets et mener la session législative estivale à un train d’enfer. Les batailles ne vont pas manquer et elles vont venir très vite. Franchise médicale, blocage du SMIC, hausse de la TVA, cadeaux fiscaux aux plus hauts revenus, exonérations de cotisations sociales patronales... les réalités qui se cachent derrière le slogan « travailler plus pour gagner plus » vont très vite faire mal à des millions de salariés si elles ne sont pas combattues avec la vigueur nécessaire. Des dossiers prudemment enterrés pendant la campagne électorale vont resurgir, comme la mise en cause des services publics, à commencer par l’énergie dont la déréglementation va entrer dans une nouvelle phase au 1er juillet. Sur tous ces dossiers, c’est une gauche combative dont les électeurs vont avoir besoin.

Mais face aux responsabilités que leur confère le résultat d’hier, toutes les forces de gauche devront désormais ouvrir en grand le débat sur les raisons des échecs qu’elles viennent de subir. Et en tirer les leçons pour reconstruire un projet capable de battre la droite au plus vite. Les citoyens de ce pays, jeunes, salariés, habitants des quartiers populaires, ont tout intérêt à ne pas attendre cinq ans pour se mêler de ce débat. Et la gauche à tout à gagner à leur implication

Editorial par Pierre Laurent

Pas calmes les cocos

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Les députés communistes n'envisagent plus de siéger avec les Verts
LE MONDE | 19.06.07 | 17h01 • Mis à jour le 19.06.07 | 17h01

Marie-George Buffet a dû faire marche arrière. Le groupe parlementaire que les députés élus, dimanche 17 juin, devront constituer restera communiste. L'appel aux quatre députés Verts à constituer un groupe "ouvert", lancé dimanche soir par la secrétaire nationale, a été depuis démenti. Dès lundi 18 juin au matin sur France Inter, la numéro un du PCF a expliqué qu'elle n'avait "pas proposé de faire groupe commun avec les Verts" mais juste soumis l'idée que "si d'autres députés le souhaitent, ils pouvaient se joindre au groupe communiste". "C'est une décision individuelle", a-t-elle ajouté. Pour l'heure, Mme Buffet souhaite que le seuil de constitution d'un groupe parlementaire soit abaissé de 20 à 15.
Exit donc la proposition de constituer un groupe "communiste, républicain et écologiste" à laquelle le député de Gironde Noël Mamère s'était empressé de répondre. Des discussions avaient été entamées sur le sujet entre les deux tours avec M. Mamère, Patrick Braouezec (PCF, Seine-Saint-Denis) et des députés divers gauche comme Gérard Charasse (Allier). La direction du Parti communiste avait semblé s'y rallier dimanche, espérant ainsi élargir son assise à l'Assemblée, mais aussi mettre sur la touche certains trublions comme le communiste dissident Maxime Gremetz.
DEMANDE D'ABAISSER LE SEUIL
Le président du groupe sortant, Alain Bocquet, a mis le holà. Pour lui, pas question de faire alliance avec les écologistes alors que se profile le débat sur le "Grenelle de l'environnement" et les propositions de loi qui en découleront.
Le député du Nord estime que "les conditions de constitution d'un groupe communiste et républicain à l'Assemblée sont réunies et sa reconnaissance n'est qu'une formalité réglementaire". "Au nom de la démocratie" et de "l'héritage communiste", M. Bocquet devait entreprendre les démarches auprès de la Conférence des présidents afin de demander une modification du règlement intérieur et d'abaisser le seuil de constitution d'un groupe. "C'est dommage", regrette André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, qui n'était pas opposé à un groupe plus large, "à condition de fixer des règles précises de fonctionnement".
Au siège du PCF, on martèle aujourd'hui qu'il est normal, avec autant de députés communistes, qu'il y ait un groupe. Reste qu'il est loin d'être constitué. Alors que le groupe PCF sortant comptait 21 élus (19 communistes et deux apparentés), ils n'étaient que 18, dimanche soir. Et sur ce total, deux sont apparentés - Jean-Pierre Brard en Seine-Saint-Denis et Jacques Desallangre dans l'Aisne. Le dernier, Maxime Gremetz, est en guerre contre le national depuis son éviction de la fédération de la Somme. Pour siéger dans le groupe, il a posé ses conditions : "Etre réintégré, comme tous les communistes de la Somme exclus, dans ses droits de communiste." Une manière de demander à Mme Buffet de déjuger sa direction fédérale. Il faut donc trouver au moins deux élus supplémentaires.
Le débat risque de rebondir, mercredi 20 juin, lors de la première réunion des députés communistes, Patrick Braouezec, comme François Asensi, députés refondateurs, étant bien décidés à rouvrir le débat sur la possibilité d'"un groupe large avec d'autres courants sur un socle politique commun". "Je ne suis pas prêt à siéger dans un groupe sous la houlette de Bocquet", prévient M. Braouezec.
Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 20.06.07.

Une dernière , pour le plaisir..

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Les grandes chaînes jouent à la télé cryptée/Vu sur Libé
Pour contourner la loi, les présentateurs ont multiplié les indices sur les résultats bien avant 20 heures.
Par Raphaël GARRIGOS, Isabelle ROBERTS
QUOTIDIEN : lundi 18 juin 2007
12 réactions
Tous, électeurs, UMP, PS, télévisions, journalistes, on s'apprêtait à rapidement oublier cette dernière soirée électorale nationale. Hop, une rouste pour la gauche, bravo monsieur le député UMP, ce n'est pas grave madame la battue PS, c'est dans les plus belles taules qu'on fait les meilleures victoires, zou, on plie les gaules pour enquiller sitôt à 21 h 40 avec New York Section criminelle sur TF1, et rendez-vous dans cinq ans.
Et puis non. Loin du règne du cool et de la frivolité du premier tour, TF1 se fait quasi grave dès 19 heures en ouvrant son antenne électorale. Lors du traditionnel tour de France qui entame sa soirée, visiblement, consigne a été donnée : pas de considération météorologique comme la semaine dernière. Chaque envoyé spécial oublie d'évoquer le ciel bleu, et du coup PPDA ne nous ressort pas sa vanne de dimanche dernier sur la vague elle aussi bleue. Bien avisé. En revanche, fidèle à son nouveau rôle de comique des plateaux électoraux, il s'amuse du pouce cassé de François Bayrou (en jouant avec un chien) : «On verra bien si le destin lui donne un coup de pouce dans cette élection.» Arf...
Tout excité. Sur France 2, l'indice choisi par David Pujadas c'est «l'ambiance». A Jeff Wittenberg, au siège du PS : «On sent qu'il y a de l'ambiance, Jeff.» Pareil pour Jack Lang à Boulogne-sur-Mer, où l'on applaudit en fond sonore derrière le journaliste : «On sent effectivement qu'il y a de l'ambiance», dit David Pujadas tout excité. Sur TF1, l'indice de la surprise ce sont «les mines», explique PPDA. Regardez Marie-George Buffet qui, dit le présentateur, «a le sourire». Mais gare : «Je ne peux pas en dire plus, parce que le CSA nous oblige à un strict respect des horaires mais aussi des mines.» Ailleurs, au Parti socialiste, «là aussi les mines sont plus réjouies qu'il y a une heure».
Si Poivre lit les oracles dans les «mines», il sait aussi interpréter les imprimés des robes. Il note le nouveau tailleur d'Elisabeth Guigou (on se félicite qu'elle se soit changée depuis dimanche dernier). Laquelle se fait un plaisir de décrypter sa tenue quelques minutes avant 20 heures : «Oui, il y a des grosses taches bleues, mais aussi beaucoup de petites fleurs rouges.»
Fini les airs mielleux. Et bing, à 20 heures l'Assemblée nationale ressemble à la robe de Guigou. Ou l'inverse. Enfin bon, la vague bleue n'a pas eu lieu, et en plateau la gauche a la banane quand la droite a le masque. Laurent Fabius se paie même le luxe de les vanner : «De l'autre côté de la table ce sont les gagnants, mais ils ont la mine un petit peu pâle !» lance-t-il à Brice Hortefeux, Rachida Dati et Xavier Bertrand. Pas peu fier, le Fabius, d'avoir levé la semaine dernière sur ce même plateau de TF1 le lièvre de cette fameuse TVA sociale. A droite, on commence à s'agacer. Fini les airs mielleux de grands seigneurs, Jean-Louis Borloo sur France 2, Hortefeux et Bertrand sur TF1 tiennent tous le même discours : «Ça fait quatre fois que les Français votent pour la majorité.» Ah, oui, et puis aussi : rien à foutre ; on va les mettre en place, nos «réformes».
Mais au fait, n'y avait-il pas un absent de marque hier soir ? Pendant que l'UMP montrait son visage sur les plateaux, morgue et sale mine, Nicolas Sarkozy est resté invisible tout ce dimanche. Pas folle, la guêpe.

18/06/2007

Législatives à Lyon :

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le couple Borloo/Hamelinfait tousser la CNIL (et fuir les électeurs)
13-06-2007
http://www.tribunedelyonhebdo.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=480&Itemid=1
"Plusieurs miliers d'électeurs de la 2ème circonscription du Rhône ont reçu la semaine dernière avant le premier tour des élections législatives un drôle de coup de téléphone chez eux. Au bout du fil : Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie, qui incitait fortement à voter pour le candidat de l'UMP, Emmanuel Hamelin (député sortant). Le message, qui venait en réalité d'un répondeur automatique, durait environ 1 min 30.

Voici ce que la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) pense de ce type de procédé dans un rapport datant de l'automne dernier :
"L'utilisation des télécopieurs, automates d'appel et SMS, la prospection effectuée par des télécopieurs et des automates d'appel est particulièrement intrusive pour les personnes démarchées. Au regard de la particularité des opérations de prospection politique, la CNIL déconseille le recours à ces moyens de communication."
"Les gens qui le souhaitent peuvent saisir la CNIL (8 rue Vivienne 75083 Paris cedex 02) en déposant plainte. Nous estimons qu'une telle prospection politique est très peu recommandée dans la mesure où la personne appelée ne peut pas donner son consentement préalable", indique-t-on à la commission, qui dispose d'un pouvoir de sanctions financières pouvant aller jusqu'à 300 000 euros d'amendes."

J'avais reçu cette info, par mail, jeudi dernier. Je l'ai gardée au chaud et j'ai le plaisir, la joie et l'honneur de vous annoncer que Mr Hamelin, député sortant, a été battu avec un score de 48,49 % par le socialiste P.A. Muet.
Ce dernier avait obtenu 28,64% au 1er tour alors que l'ex-député avait obtenu 41,66% le 10 juin.
Bon ben, il ne lui reste plus qu'à essayer de se reconvertir en télé-vendeur, car, mine de rien, il a peut-être réussi à vendre, avec son ami Borloo, à quelques personnes, son escroquerie téléphonique.
Quand à Borloo, espérons que des lyonnais porteront plainte auprès de la CNIL. Car vu que ce dernier, qui ne s'achètera sûrement pas une de ses maisons en carton pour pauvres (comme personne d'ailleurs), bénéficira, certainement, d'une baisse d'impôt, comme beaucoup de ses collègues riches.
Il serait donc justice qu'il soit condamné à verser ces 300 000€ au profit de l'Etat.
A bon entendeur, salut

Encore 5 ans ferme avec l’UMP mais pas de vague Bleue

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La Droite a gagné les présidentielles et les législatives, mais la victoire de l’UMP de Sarkozy n’a pas l’empleur annoncée par les médias la semaine dernière. En effet, le groupe UMP sortant comptait, 365 élus auxquels il convient d’ajouter les 25 ralliés de l’UDF alors que maintenant il en compterait 324. Sarkozy et Fillon visaient 400 députés UMP élus et n’obtiennent donc pas la majorité qu’ils désiraient. Nicolas Sarkozy a ainsi essuyé un premier revers lors du second tour des élections législatives, avec la défaite d’Alain Juppé, le ministre de l’environnement et numéro 2 du gouvernement Fillon. Concenrant les résultats, le nombre de femmes élues député lors de ces élections législatives est en progression, passant de 71 en 2002 à 107 en 2007. A noter aussi un fort taux d’abstention de 40.01 %.

L’abstention et le débat sur la TVA sociale semblent avoir plombé l’UMP. Le parti du président Sarkozy qui pouvait espérer plus de 400 sièges, après un premier tour qui lui avait permis d’en rafler une centaine, devrait se contenter de 324 députés élus Divers Droite compris, contre 365 dans l’Assemblée sortante. S’y ajouterait 22 députés du Nouveau centre constitué par des élus UDF ralliés à Sarkozy avant le second tour de la présidentielle.

Le MoDem de François Bayrou obtiendrait quand à lui 4 sièges et espère obtenir de meilleur résultats lors des municipales de mars 2008.

Le parti Socialiste et les élus Divers Gauche obtiendraient 205 sièges alors qu’ils avaient 149 élus dans l’Assemblée sortante.

Le parti Communiste obtiendrait 18 députés, Les Vert 4, ainsi bien que n’ayant plus assez de députés pour former un groupe parlementaires (20 députés minimum), les communiste devraient se mettre d’accord avec les élus Vert afin d’en obtenir un. Avec ces 18 élus, le parti Communiste n’est donc pas si mort que cela comme l’annonçait de nombreux médias.

Hormis Alain Juppé, les anciens ministres de Droite Philippe Bas (Santé et Solidarités), Léon Bertrand (Tourisme) et Renaud Donnedieu de Vabres (Culture) ainsi l’ancien député-maire de Grenoble Alain Carignon ajouté l’ex-juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière et l’avocat Arno Klarsfeld ont notamment été battus. A Gauche les principaux perdant sont Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Vincent Peillon (PS) qui était l’un des portes paroles de Ségolène Royal durant la campagne.

Ces résultats (bien favorable à la Droite) et la défaite de Juppé (qui entraîne sa démission comme il l’avait anonçé en cas de défaite) vont provoquer un remaniement ministériel et compliquer la tâche de Nicolas Sarkozy. Sa stratégie d’ouverture à Gauche et au Centre risque notamment d’être contestée par une Droite déçue.

L’une des "surprise" de cette soirée électoral fut l’annonce de la séparation du couple Hollande/Royal par la candiate PS à la présidentielle, je pense que l’on a pas fini d’en entendre parlé !

Arnaud Mouillard - http://hern.over-blog.com




De : Arnaud Mouillard

Elections , vu de l 'extérieur

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La presse internationale souligne l'impact de la TVA sociale sur le deuxième tour
LEMONDE.FR | 18.06.07 | 12h33 • Mis à jour le 18.06.07 | 13h17


Même si, pour la première fois depuis trente ans, la France redonne sa confiance à la majorité au pouvoir, c'est tout de même "la fin de la lune de miel de Sarkozy avec la population", regrette, à Londres, le Times, qui avait fait ouvertement campagne pour l'actuel président. "Le président obtient néanmoins une confortable majorité de députés même si la gauche augmente considérablement sa représentation parlementaire", note pour sa part le quotidien québécois Le Devoir, qui titre "Les socialistes résistent".


Si tous les autres candidats membres du gouvernement ont été réélus sans problème exception faite du "symbole" Alain Juppé – "le seul ministre de l'actuel gouvernement à avoir été un proche de Jacques Chirac" – "Nicolas Sarkozy devra néanmoins composer avec une opposition parlementaire plus forte que celles auxquelles avait dû faire face Jacques Chirac en 1993 et en 2002". C'est "la pire erreur" des sondeurs depuis le second tour des présidentielles de 2002, estime de son côté le vénérable Irish Times : en lieu et place de la "vague bleue" qu'ils avaient pressentie, la majorité présidentielle comptera moins de députés que l'actuelle législature.

Pour le quotidien espagnol (libéral) El Mundo, le parti de Nicolas Sarkozy a pâti de la démobilisation de l'électorat de droite et surtout des inquiétudes suscitées par le projet d'augmentation de la TVA. Le Devoir estime lui aussi que "ce sursaut de la gauche est largement attribué à la campagne menée contre l'augmentation de la TVA, un projet à l'étude mais sur lequel Nicolas Sarkozy n'avait pas fait campagne". Cette analyse se retrouve également en "une" du Financial Times, qui consacre d'ailleurs plus de place aux projets de réforme du gouvernement Sarkozy qu'aux résultats des législatives.

LE SCEPTICISME DE LA PRESSE ÉCONOMIQUE

Le quotidien de référence des marchés, qui souligne la "solide victoire" de Nicolas Sarkozy, n'en estime pas moins que son projet de TVA sociale à 24,5 % est une vision de la relance économique à "court terme", que ses mesures fiscales coûteront 2 milliards d'euros cette année, et 11 milliards en 2008, contribuant à aggraver l'état des finances publiques, et que plusieurs analystes économiques qualifient ce "choc fiscal" d'"inapproprié". Une analyse partagée par le Wall Street Journal, l'autre grand quotidien économique international.

Le FT, qui n'avait eu de cesse de plaider pour un grand vent de réformes face au conservatisme du modèle français, estime aujourd'hui que cet "assaut" fiscal risque fort de grever les projets du gouvernement. Notant que la France a l'un des taux de syndicalisation les plus bas en Europe, mais que les Français se passionnent pour les grèves et manifestations dans la rue, surtout lorsqu'il s'agit de réformes impopulaires, le quotidien rappelle que le gouvernement doit successivement s'attaquer au service minimum, à la réforme du budget des universités, ou encore à l'abolition des charges sur les heures supplémentaires. Ce qui nécessitera toute l'habileté du "Prozac du président", François Fillon, modèle de calme et de retenue, parfait dans son rôle de "n°2 du one man show" de Nicolas Sarkozy.
Jean Marc Manach

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A la une/Le Monde

Question du dimanche 17 juin 2007
D'après vous, Nicolas Sarkozy sort-il des élections législatives..
... conforté : il a les moyens d'agir.
32.7 %
... fragilisé : il doit tenir compte du renforcement de l'opposition.
54.5 %
Ni l'un, ni l'autre.
11.6 %
Sans opinion.
1.2 %
Nombre de votants : 2381

Blog des correcteurs du Monde

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17 juin 2007
le président prend un bain de sièges

L’UMP et ses satellites n’ont donc pas franchi aujourd’hui la “barre symbolique”* des 400 sièges au Parlement. Profitons-en tout de même pour revisiter notre passé, les références historiques refaisant surface, comme des bulles sur la vague bleue : les blogueurs nourris d’humanités penseront immédiatement, bien sûr, au “Conseil des quatre cents”, assemblée aristocratique installée par un coup d’Etat à Athènes en 411 (avant notre ère), contre les plébéiens, en pleine guerre du Péloponnèse.
Comment ne pas évoquer, itou, la “Chambre introuvable” de 1815 (selon le mot de Louis XVIII, lors de la seconde Restauration), élue après la déroute finale de Napoléon, et la Chambre “bleu horizon” (couleur des capotes militaires) sortie des urnes en 1919 et farcie des poilus réacs du “Bloc national”. Ces trois assemblées venaient en réaction contre des menaces diverses à l’ordre établi : mais cette fois-ci, où se trouvait la menace ? On se perd en conjectures.
La “vague bleue”, pourquoi ne pas le dire, fait aussi penser à ces cubes bleus que l’on jette dans les vécés : après avoir goulûment “siphonné” les voix centristes et lepénistes plus quelques suffrages de gauche, l’UMP ne va-t-elle pas avoir quelques problèmes de digestion ?

* une des tartes à la crème de la presse : symbolique de quoi, on se le demande.