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23/02/2012

Un lobbyiste 'visible' en moins.

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.Le lobbyiste vedette des chasseurs mis à la porte de l'Assemblée
François Krug | Journaliste


RUE 89
Mis à jour le jeudi 23 février 2012 à 22h14
L'Assemblée nationale a mis fin à une anomalie : le lobbyiste des chasseurs, Thierry Coste, pouvait circuler librement dans le Palais Bourbon. Grâce à la complicité d'un autre ami des chasseurs, le député UMP de la Somme Jérôme Bignon.

L'information figure à la rubrique « Questions diverses », dans le compte-rendu de la réunion du bureau de l'Assemblée nationale de mercredi :

« Sur proposition de M. le Président [Bernard Accoyer, ndlr], le Bureau a décidé de retirer son badge d'accès à un collaborateur bénévole exerçant de façon notoire une activité parallèle de lobbyiste. »

Ce mystérieux lobbyiste aurait donc réussi à contourner les contraintes imposées depuis 2009 aux « représentants d'intérêts » :

ils sont enregistrés sur une liste officielle ;
leurs badges leur donnent accès à une partie limitée du Palais Bourbon ;
ces badges ne sont valables qu'une journée.
« On ne peut pas me reprocher de me cacher »

Les collaborateurs des députés, bénévoles ou non, peuvent en revanche circuler plus librement, y compris dans les couloirs et les salons protégés qui entourent l'hémicycle. Et sans aucune limite de temps.

L'Assemblée nationale a refusé de nous donner le nom du lobbyiste sanctionné. Pas plus que celui de son complice : le député qui lui a permis d'obtenir le précieux badge d'accès, en l'enregistrant comme son collaborateur personnel.

Le faux collaborateur et vrai lobbyiste s'appelle Thierry Coste. Ses clients ? La Fédération nationale des chasseurs et le Comité Guillaume Tell, qui regroupe des associations d'amateurs d'armes à feu.

Son faux employeur ? Jérôme Bignon, député UMP de la Somme et président du groupe d'études sur la chasse à l'Assemblée.

Coïncidence, ce député est justement l'auteur d'une proposition de loi sur la chasse votée ce jeudi. Le texte a été adopté à l'unanimité, un succès auquel le talent de son faux employé n'est peut-être pas étranger.

Contacté par Rue89, Thierry Coste se dit surpris. Il travaille « depuis vingt ans » auprès des députés, et se promène « régulièrement dans la salle des Quatre Colonnes » :

« On ne peut pas me reprocher de me cacher. S'il y a un truc qu'on ne peut pas me reprocher, c'est ça ! Je suis connu comme le loup blanc pour être le lobbyiste du monde de la chasse. »

« Il est allé se pavaner sur TF1 »

Thierry Coste ne se cache pas non plus dans les médias. Récemment, on l'a encore lu ou vu dans Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, et même sur LCP, la chaîne de l'Assemblée.

Jusqu'au reportage de trop : « Il est allé se pavaner dans un reportage de TF1 sur les lobbys », raconte un membre du bureau de l'Assemblée. Il était enfin temps de faire respecter le règlement.

Thierry Coste l'admet, il n'avait pas droit à ce badge de collaborateur. Pourquoi l'avoir gardé, alors ? « Parce que je l'ai depuis longtemps. » Le lobbyiste affirme que Jérôme Bignon n'était pas son premier faux employeur à l'Assemblée : il évoque aussi Thierry Mariani, futur ministre.
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06/02/2012

Thierry Gaubert, l'ami du président des 54% de votants en 2007

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.Thierry Gaubert, l’argent immobilier
Cet ex-collaborateur de Sarkozy comparaît aujourd’hui dans une affaire de détournement de fonds du 1% logement
.

LIBERATION
PAR RENAUD LECADRE


Son heure est enfin venue. Thierry Gaubert comparait ce matin devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour une ribambelle de délits : abus de confiance, escroquerie, emploi de fausse qualité… Ce proche de Nicolas Sarkozy, ami de trente ans, doit s’expliquer sur ses multiples casquettes : conseiller politique, promoteur immobilier, banquier adepte de comptes offshore.

Pactole. L’affaire, jugée pendant deux semaines, concerne le 1% : un pourcentage de la masse salariale que les employeurs consacrent au logement des employés (bien que ramené à 0,34%, on l’appelle le 1% logement, devenu Action Logement). Des organismes collecteurs, les CIL (comités interprofessionnels du logement), se disputent le pactole selon leurs affinités professionnelles, géographiques ou politiques. Dans les Hauts-de-Seine, Gaubert était comme un poisson dans l’eau. Le tribunal va se pencher sur des montages immobiliers complexes, permettant à Thierry Gaubert et son comparse le promoteur immobilier Philippe Smadja d’encaisser une plus-value de 2,4 millions de francs en 24 heures, à Levallois-Perret, sur les terres de Patrick Balkany. Ou encore cette curieuse opération à Neuilly, dans le fief de Nicolas Sarkozy, déficitaire pour la commune mais profitable au tandem Gaubert-Smadja.

«Pourboires». Il sera aussi question de «train de vie excessif sans rapport avec la finalité non lucrative» du 1%, selon l’ordonnance de renvoi en correctionnelle. Outre un salaire annuel de 500 000 francs versés par une filiale, les patrons de ce curieux CIL bénéficiaient d’une kyrielle d’avantages annexes : 70 000 francs de frais de cocktail, 28 000 francs d’amendes de stationnement, un poste «pourboires et dons» de 30 000 francs… Gaubert plaide qu’il n’y a eu «aucun enrichissement personnel, aucun préjudice». Donc pas de victime. De fait, ce procès aurait pu ne pas avoir lieu, car l’affaire a failli se doubler d’un scandale judiciaire. L’enquête avait démarré à la fin des années 90 par des rapports incendiaires de l’IGF (la police de Bercy), de l’Anpeec (tutelle du 1%) et de la Milos (en charge de l’inspection du logement social), résumés par un haut fonctionnaire : «Les rapports font apparaître des fautes graves, la plupart délictuelles.»

Deux syndicalistes (CGT et CFTC), administrateurs du CIL, portent plainte, mais se font désavouer par leurs centrales syndicales. On se pince à la lecture d’une attestation de la CGT proclamant que «la plainte personnelle déposée n’engage pas la confédération dans toutes ses structures». Pas question pour les syndicats de salariés de se mêler des tambouilles patronales, le 1% logement étant le domaine réservé du Medef.

Lequel manifeste peu d’enthousiasme au grand déballage, d’autant que son vice-président en charge du logement a longtemps été Louis-Charles Bary, premier adjoint de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. «On nous avait demandé de faire le ménage en douceur, Gaubert ayant une impunité», souligne un proche du Medef. Le patronat finira par se joindre à la plainte des deux syndicalistes - bien que désavoués, ils persisteront. Au tribunal de grande instance de Nanterre, valsent les magistrats tandis qu’un seul policier est affecté à l’enquête. Dix ans de perdus avant que le juge d’instruction Richard Pallain ne s’empare du dossier et le renvoie enfin au tribunal.


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11/01/2012

La stèle des promesses non tenues, volée !!

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.Vol de la stèle des promesses non tenues du site de Gandrange
Reuters – il y a 22 minutes

STRASBOURG (Reuters) - La stèle installée par la CFDT devant l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) pour rappeler les promesses sans suite faites par Nicolas Sarkozy pour le maintien de l'activité sur le site, a été arrachée et volée par des inconnus, a-t-on appris mercredi auprès du syndicat.
Le vol a été découvert mardi.
Cette plaque de granit d'environ 1,20 m par un mètre avait été inaugurée le 4 février 2009, un an après le passage du président de la République dans l'usine où la fermeture annoncée de deux installations, l'aciérie et le train à billettes, devait faire disparaître la moitié des 1.100 emplois.
"Ici reposent les promesses de N. Sarkozy", avait fait inscrire le syndicat sur la plaque qui rappelait encore cette phrase du président : "Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Gandrange".
C'était sans compter avec la volonté de l'actionnaire qui a mené à terme son projet dans l'année qui a suivi.
"Cette plaque embêtait beaucoup de monde", a dit à Reuters Patrick Auzanneau, représentant de la CFDT d'ArcelorMittal au niveau national.
"C'était devenu un lieu de pèlerinage. Il y a même Christine Boutin qui y avait déposé des fleurs. C'était devenu n'importe quoi", a-t-il ajouté.
La présidente du Parti chrétien-démocrate, qui est candidate à l'élection présidentielle, s'était rendue sur place le 22 décembre. Un autre candidat, le socialiste François Hollande, est annoncé sur le site le 17 janvier.
Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet
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07/01/2012

Les Nouveaux chiens de garde

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.Les Nouveaux chiens de garde BA

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06/01/2012

Une exclu de Marianne: Madame mouillée dans un gros scandale

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.Exclusif : Carla Bruni au coeur d'un scandale international
Frédéric Martel - Marianne | Vendredi 6 Janvier 2012 à 05:01 | Lu 47920 fois

Lorsqu'on entend parler de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, c'est surtout au sujet de sa fondatrice, mais qu'en est-il de ses activités ? Marianne publie cette semaine une grande enquête de Frédéric Martel : à y voir de plus près, l'action de la première Dame de France soulève quelques questions et prend même des allures de scandale international...

Si l'on connaît bien Carla Bruni, on connaît mal Carla Bruni-Sarkozy. Depuis 2008, la Première Dame de France fait beaucoup parler d’elle, mais personne ne sait vraiment comment elle agit. A la tête de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, elle est plus que discrète et aucune enquête sérieuse n’a été faite à ce sujet. On ne sait pas, par exemple, que la fondation ne s’intéresse qu’à la culture et à la lutte contre l’illettrisme – et pas du tout à la lutte contre le sida, dont Carla Bruni-Sarkozy parle pourtant souvent.

C’est qu’elle est aussi, et officiellement, ambassadrice de la lutte contre le sida, nommée à ce titre, bénévolement, par les Nations Unies (au titre du Fonds mondial de lutte contre le sida, d’ONU-sida et de l’Unicef). Enfin, Carla Bruni-Sarkozy entretient tout un réseau d’amitiés, ce qu’on peut appeler le « petit monde de la villa Montmorency », la résidence ultra luxueuse du XVIème arrondissement de Paris, où se trouve son hôtel particulier dans lequel elle vit, durant la semaine, le plus souvent avec le président Sarkozy.

Au terme d’une enquête de plusieurs mois aux Nations Unies et dans plusieurs pays, Frédéric Martel révèle dans Marianne les dysfonctionnements et le mélange des genres auxquels aboutit l'action - et l'inaction - de Carla Bruni-Sarkozy dans sa fondation et son comportement en tant qu'ambassadrice de la lutte contre le sida.

En devenant philanthrope d’État en 2009, à la tête de sa fondation contre l’illettrisme et comme ambassadrice contre le sida, Carla Bruni-Sarkozy avait de bonnes intentions. Et semblait sincère, surtout en matière de lutte contre le sida (son frère aîné est mort de la maladie). Mais deux ans après sa création, sa fondation est dans l’impasse. Ses actions concrètes contre le sida sont rares. Pire, Carla Bruni-Sarkozy, révèle Marianne, est au centre d’un scandale international : 3,5 millions de dollars ont été versés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, en marge de la légalité, et sans appel d’offre, à la demande de la première Dame, à plusieurs sociétés d’un de ses amis. Le musicien et chef d’entreprise Julien Civange est à la fois le principal conseiller de Carla Bruni-Sarkozy, il est officiellement dans l’organigramme de sa fondation et a un bureau à l’Élysée (où Marianne a pu joindre et être rappelé par sa secrétaire). Il fut le témoin de mariage de Carla Bruni-Sarkozy.

Révélée au conseil d’administration du Fonds mondial à Accra, au Ghana, fin novembre 2011, cette affaire vient de coûter sa place à un ambassadeur français, le professeur Patrice Debré, qui vient d’être démissionné par Sarkozy. Le directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, Michel Kazatchkine, vient d’être officiellement écarté aussi, à la demande d’Hillary Clinton même si sa démission réelle ne devrait intervenir que les 21 et 22 mai 2012 – soit après le deuxième tour des présidentielles. Nicolas Sarkozy est intervenu en ce sens, au plus haut niveau à Washington.


COMPLÉMENT D'ENQUÊTE
L'enquête est publiée dans le numéro 768 de Marianne en kiosque demain 7 janvier et en version électronique à partir de 18h.

Nous publions ci-dessous un complément d'enquête évoquant notamment les différentes sources de l'investigation, ainsi qu'une chronologie de Frédéric Martel.
complement_enquete_Martel_carla_bruni.pdf (169.6 Ko)


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02/01/2012

Oui Balladur a été financé par la filière 'Karachi', oui Sarkozy savait ( 2 dépèches)

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.Karachi : les fonds secrets ont bien été mobilisés pour la campagne de M. Balladur en 1995

Compte rendu | LEMONDE.FR | 02.01.12 | 08h11


Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en charge du volet financier de l'affaire de Karachi, se rapprochent de plus en plus d'Edouard Balladur. Les soupçons sur un financement illicite de sa campagne présidentielle malheureuse de 1995, via des contrats d'armement et/ou les fonds secrets ne cessent de se renforcer. Ces dernières semaines, ils ont placé en garde à vue plusieurs des anciens responsables de sa campagne, chez qui les policiers ont également conduit des perquisitions.

Parmi eux, Frédéric Aucher, un ancien gendarme, militant RPR de longue date, qui a expliqué aux enquêteurs de la division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIF) dans quelles conditions il avait, en janvier 1995, "accepté de devenir secrétaire général de la campagne de M. Balladur", à la demande de Bernard Debré, dont il était à la fois le directeur de cabinet à la mairie d'Amboise (Indre-et-Loire) et l'assistant parlementaire. Ce dernier venait alors de succéder au ministère de la coopération à Michel Roussin (contraint de démissionner à la suite de sa mise en cause dans l'affaire des HLM de Paris).

Dès son entrée au gouvernement, M. Debré demande à M. Aucher de le rejoindre au ministère en qualité de chargé de mission. Devant les policiers, qui l'ont longuement interrogé les 17 et 18 novembre, M. Aucher s'est souvenu d'un coup de fil reçu le 14 janvier 1995 : "Bernard Debré m'appelle pour me dire que Matignon allait me faire une proposition que je devais accepter. Je fais alors connaissance avec M. Pierre Mongin, chef de cabinet, qui m'a demandé si cela m'intéressait de travailler pour la campagne de Balladur. C'était pour moi inespéré."

Rapidement présenté à Nicolas Bazire, à la fois directeur du cabinet du premier ministre et de sa campagne présidentielle, M. Aucher doit quitter le ministère de la Coopération. Il est chargé d'organiser le QG de campagne. A son étage, le dernier, il se souvient qu'"il y avait un bureau pour M. Balladur, un pour M. Sarkozy, un pour M. Bazire, un pour M. Galy-Dejean [le trésorier]". S'agissant de l'actuel chef de l'Etat, le témoin croit se rappeler qu'il ne jouait pas un rôle majeur dans l'organisation de la campagne : "M. Sarkozy était là de temps en temps. Il recevait des journalistes".

Interrogé sur le fait de savoir s'il était rémunéré pour ses fonctions auprès du candidat Balladur, M. Aucher a précisé qu'il n'avait "pas de contrat", mais qu'il avait pourtant bien été payé… via les fonds spéciaux mis à disposition du premier ministre. "Lorsque l'on m'a demandé de venir à la campagne et que M. Mongin m'a demandé de quitter mon poste du ministère de la coopération, il m'a dit qu'il compenserait ma perte de salaire par une enveloppe de fonds secrets de Matignon, a rapporté le témoin. En fin de chaque mois, Pierre Mongin me remettait des espèces. Le montant a évolué au fil des mois. Le premier moi, j'ai eu 30 000 francs, puis 50 000 francs à deux reprises (…) Les espèces étaient dans une enveloppe fermée. J'ai reçu des espèces pendant cinq mois. Je ne me suis jamais déplacé exprès à Matignon pour récupérer des espèces. Mais à une occasion, il en a profité pour me remettre des espèces. Cela a dû m'être également amené mais pas directement par M. Mongin. Il me prévenait que quelqu'un allait venir de sa part pour m'apporter cette enveloppe."

M. Aucher se dit certain qu'il s'agissait des fonds secrets, car cela lui avait "été présenté comme cela par M. Mongin ". D'ailleurs, " tous les billets étaient d'un montant de 500 francs". Les enquêteurs ont d'autre part retrouvé la trace en perquisition d'un chèque de 30 000 francs fait par M. Aucher à l'association de financement de la campagne d'Edouard Balladur (AFICEB) le 26 avril 1995, soit trois jours après le premier tour qui marqua l'élimination du premier ministre. "Ces 30 000 francs proviennent des fonds secrets qui m'avaient été remis dans le cadre de ma mission, a concédé M. Aucher. Ils ne m'avaient pas été remis pour que je fasse un don (…) J'ai fait un chèque en dernière minute au profit de campagne de Balladur [car] je souhaitais bénéficier de la défiscalisation. Après, en raison de la défaite, je n'aurais pas pu le faire."

Frédéric Aucher a déclaré "ignorer" si d'autres personnes que lui avaient été rémunérés par le même canal. Les policiers en ont trouvé au moins une autre : Jean-Claude Aurousseau, alors président de l'AFICEB. Tandis qu'il continuait à percevoir son traitement de la Cour des comptes, ce haut-fonctionnaire a concédé avoir touché plusieurs milliers de francs en argent liquide en provenance des fonds spéciaux. Il a toutefois affirmé au cours de sa garde à vue, le 7 décembre, "n'avoir reçu qu'une seule enveloppe, et à Matignon", et prétendu que ce versement "n'était pas lié à la campagne", ce qui a laissé les policiers dubitatifs…

Contrairement à ce que l'ancien chef de cabinet de M. Balladur à Matignon, Pierre Mongin, a soutenu lors de son audition comme témoin l'été dernier, les fonds secrets semblent donc bien avoir été mobilisés pour aider au financement du premier ministre-candidat, ne serait-ce que par la prise en charge financière de certains responsables de la campagne. "Je n'ai pas personnellement, dans la gestion de ces fonds, attribué de l'argent à la campagne de M. Balladur", avait ainsi déclaré sur procès-verbal M. Mongin le 4 juillet. "J'ai appris par la presse les déclarations de M. Pierre Mongin concernant la difficulté qu'il y aurait à utiliser les fonds secrets pour une campagne électorale. Sa position me semble réaliste", a d'ailleurs expliqué M. Aurousseau aux policiers.

Ces derniers n'ont pas été convaincus semble-t-il : "En quoi la position de M. Mongin est-elle réaliste alors que ce dernier a déjà remis des espèces via les fonds secrets à M. Aucher et à vous-même?", se sont-ils étonnés. Le profil de M. Aurousseau semble particulièrement intéresser les enquêteurs qui relèvent, sur la foi des agendas saisis à son domicile, qu'il a rencontré huit fois M. Mongin (en général à Matignon) entre décembre 1994 et mai 1995.

Décidément incontournable, le président de l'association de financement voyait aussi beaucoup, à l'époque, François Lépine, qui assurait le suivi des contrats d'armement au ministère de la défense dirigé par François Léotard, ou encore Jacques Douffiagues, patron de la Sofresa, société d'Etat spécialisée dans les ventes d'armes, placé à ce poste hyper sensible par M. Léotard.

Coïncidences, a expliqué en substance M. Aurousseau. S'agissant de M. Lépine, il s'agissait selon lui de simples contacts "avec un collègue et un ami. J'ai dû lui apprendre que j'allais travailler au sein de l'AFICEB. Nous n'avons pas évoqué les contrats [d'armement]", a-t-il assuré. Quant à Jacques Douffiagues, il l'aurait rencontré dans le cadre d'un contrôle de la Cour des comptes sur la Sofresa. Coïncidence encore, MM. Aucher et Aurousseau sont tous deux des connaissances de Renaud Donnedieu de Vabres, l'homme-lige de François Léotard au ministère de la défense, au cœur des négociations avec les intermédiaires à l'occasion de la signature, fin 1994, des contrats d'armement suspects (Agosta, avec le Pakistan et Sawari II, avec l'Arabie saoudite).

Lors de ses auditions par la DNIF, dont l'Agence France Presse a publié des extraits le 31 décembre, M. Donnedieu de Vabres a été prié de confirmer qu'il avait, comme plusieurs témoins l'assurent, " imposé " dans ces deux contrats les hommes d'affaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, soupçonnés d'avoir versé des rétrocommissions. "Comme intermédiaires bénéficiant de contrats, non. Comme personnes utiles par leurs informations, c'est tout à fait possible", a répondu l'ancien ministre de la culture.

Selon nos informations, les magistrats ne s'intéressent pas qu'au "lobbying" qu'aurait effectué M. Donnedieu de Vabres – mis en examen le 15 décembre pour "complicité d'abus de biens sociaux"- et son corollaire, l'éventuel financement illégal de la campagne de M. Balladur. Ils traquent aussi d'éventuels enrichissements personnels. Outre les vérifications effectuées sur les conditions dans lesquelles M. Balladur a acquis en 1996 une maison près de Deauville, les policiers s'intéressent au patrimoine de M. Donnedieu de Vabres.

Ils se sont notamment fait transmettre les déclarations de revenus de l'ancien ministre de 1999 à 2010 et ses avis d'imposition sur la période 1993-1995. Les enquêteurs examinent aussi les conditions dans lesquelles il a acquis, en octobre 1997, un appartement à Tours moyennant 520 000 F, somme payée comptant. Lors de sa première audition par la DNIF, le 13 décembre, M. Donneideu de Vabres a assuré qu'il avait à l'époque "souscrit un prêt à l'Assemblée nationale pour les trois-quarts du montant de l'appartement". "J'ai financé la différence avec mes produits d'épargne, qui venaient également d'une succession", a-t-il ajouté.
Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Affaire Karachi : Sarkozy aurait validé un circuit de commissions en 1994

LEMONDE.FR avec AFP | 02.01.12 | 06h53 • Mis à jour le 02.01.12 | 08h28


Un ex-haut fonctionnaire a confirmé en décembre au juge qui enquête sur l'affaire Karachi que Nicolas Sarkozy, ministre du budget en 1994, avait validé la création d'une société luxembourgeoise servant à payer des intermédiaires dans des contrats d'armement, selon Libération lundi. Le journal s'appuie sur un procès-verbal d'audition du 2 décembre, devant le juge Renaud Van Ruymbeke, de Gérard-Philippe Menayas, ancien haut fonctionnaire du ministère de la défense et ex-directeur administratif et financier de la DCNI, branche internationale de la Direction des constructions navales (DCN), qui a vendu en 1994 au Pakistan des sous-marins Agosta.

M. Menayas est interrogé sur la création en 1994 au Luxembourg de la société offshore Heine, utilisée par la DCNI pour verser des commissions – qui seront légales jusqu'en 2000 – à des intermédiaires dans des contrats d'armement, dont ceux qui ont œuvré au contrat Agosta. "Il est clair que le ministère du budget a nécessairement donné son accord pour la création de Heine (...) Vu l'importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu'au niveau du cabinet du ministre", a déclaré M. Menayas sur le procès-verbal cité par Libération.

Un rapport de la police luxembourgeoise de janvier 2010 a déjà mis au jour le fait que Nicolas Sarkozy, ministre du budget de 1993 à 1995, avait donné son accord à la création de Heine. Un document chronologique, non daté ni signé, saisi par la police à la DCN, évoque les circonstances de la création de Heine, mentionnant l'aval de Nicolas Bazire, directeur du cabinet du premier ministre de l'époque Edouard Balladur, et de Nicolas Sarkozy. Le juge Van Ruymbeke demande alors à M. Menayas de confirmer que "la mise en place de la structure Heine n'a donc pu se faire qu'avec le double accord des deux cabinets du ministre du budget et de celui de la défense", à l'époque François Léotard. "Oui (...) Je n'imagine pas qu'une telle décision ait pu être prise sans l'aval du cabinet du ministre", répond l'ancien cadre de la DCNI, faute de quoi "je n'aurais jamais obtenu (...) l'accord de la Direction générale des impôts (...) pour payer des commissions via Heine".

"TOTALEMENT ÉTRANGER"

Dans le volet financier de l'affaire Karachi, les juges tentent de déterminer si des rétrocommissions, alimentées grâce à l'intervention d'intermédiaires rémunérés par des commissions dans les contrats Agosta et Sawari II (avec l'Arabie saoudite), ont pu financer la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur. L'ex-PDG de la DCNI, Dominique Castellan, mis en examen dans ce dossier le 13 décembre pour abus de bien sociaux, a également été interrogé par le juge Van Ruymbeke, selon son procès-verbal consulté par l'AFP.

"[Pour la mise en place de Heine] avez-vous sollicité ou informé vos autorités de tutelle [en 1994]?" demande le magistrat. "J'ignore totalement si on a demandé l'aval des autorités mais je suis sûr que nous avons informé le ministère des finances [auquel est rattaché le budget] que nous serions amenés à payer nos agents commerciaux par des virements sur des trustees à l'étranger", répond M. Castellan. En septembre, l'Elysée avait affirmé que le chef de l'Etat n'avait "jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de cette campagne [celle de Balladur]", dont il était le porte-parole, et son nom "n'apparaît dans aucun des éléments du dossier".

M. Sarkozy est "totalement étranger" à cette affaire, "d'autant plus qu'à l'époque où il était ministre du budget, il avait manifesté son hostilité à ce contrat comme cela apparaît dans les pièces de la procédure", avait précisé la présidence. Un attentat perpétré à Karachi le 8 mai 2002 a fait 15 morts, dont 11 Français, employés de la DCN.
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18/10/2011

Bompard : à la bonne soupe !

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.Ah ah les guignols donneurs de leçon, juste des notables profiteurs comme les autres, les élus du fn(ou ex, c'est pareil) .

LIBERATION
Politiques Aujourd'hui à 11h16
Jacques Bompard, maire d'Orange, épinglé par la chambre des comptes

Billets de trains, restaurants, spa ou parfums: dans un rapport, la chambre régionale des comptes de Paca pointe des irrégularités dans la gestion municipale de la ville Orange, dirigée par Jacques Bompard.


Restaurants, hammam, parfums, billets de trains... Dans un rapport, la chambre régionale des comptes de Paca pointe des irrégularités dans la gestion municipale d'Orange (Vaucluse), portant notamment sur des "dépenses à caractère familial" du maire d'extreme droite de la ville, Jacques Bompard, et de son épouse.

Le document fait notamment état de "factures de restaurants récurrentes" au nom de Marie-Claude Bompard, elle-même maire (extrême droite) de Bollène (également dans le Vaucluse), de nuits d'hôtels, "un séjour à Spa de cinq jours en 2007", de soins de "vinothérapie, hammam et bain thermal" pour les Bompard, de factures de parfums de luxe, de cigares et cigarettes, de "cotisations d'assurances personnelles"... "Une grande partie des dépenses correspondent à une consommation personnelle ou familiale et sont sans rapport avec la fonction de représentation du maire", constate la juridiction financière chargée de vérifier les comptes des collectivités locales dans son rapport d'observation sur la gestion de la commune d'Orange (à partir de 2001).
Literie, Nokia et bricolage

Le rapporteur précise que "certaines dépenses relèvent très clairement d'un usage à caractère familial, soit au profit de membres de la famille, soit pour les besoins quotidiens du foyer", relevant "des achat de billets de train, d'instruments de musique (1 035 euros), de literie (1 000 euros), le règlement d'une facture d'électricité pour un enfant, l'achat d'un téléphone Nokia effectué au non de jeune fille de l'épouse du maire" plus des factures de frais de bouche ou de bricolage.

En réponse, Jacques Bompard met en avant, dans un courrier du 6 septembre 2011 adressé à la chambre régionale des comptes, "le flou de la réglementation et donc de la difficulté à distinguer ce qui relève des frais de représentation de ce qui n'en relève pas". Pour la juridiction financière, les choses semblent pourtant limpides et elle relève que "les sommes versés peuvent par conséquent être considérées comme un complément de traitement déguisé".
«Samedis, dimanches et jours fériés»

En outre, le rapport pointe l'utilisation "prévue par aucun texte" de "deux véhicules de fonction", une Renault Espace assurée au nom de Marie-Claude Bompard et une Citroën C4 au nom du maire, ainsi que l'usage indu de cartes de péage "les samedis, dimanches et jours fériés". Sur ces points, Jacques Bompard explique qu'il a réclamé "à ce que le suivi de ces cartes soit optimisé" et consent qu'il demande parfois à sa femme "de prendre le volant" de la "Renault Espace". Dans une dernière partie, le rapport signale plusieurs irrégularités lors "de cessions immobilières par la ville" ce que le maire d'Orange explique dans son courrier par les agissements d'un agent qui "méconnaissait les règles de la comptabilité publique" malgré les "nombreuses observations" qu'il dit avoir adressées à ce fonctionnaire.

En décembre, Jacques Bompard a été mis en examen pour prise illégale d'intérêts dans le cadre d'une enquête ouverte en 2008 portant sur l'achat par le couple Bompard de deux terrains situés sur la commune. Tout deux avaient été placés en garde à vue dans ce dossier, en janvier 2009.
Ex-FN, Jacques Bompard avait rejoint le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers en 2006 avant de le quitter début 2010. En mars 2011, il a mené une liste Ligue du Sud (extrême droite) aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

(Source AFP)

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17/10/2011

Karachi l'histoire sans fin, les palais, des princesses, de l'argent, des morts, en vrai

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.Vu SUR BELLACIAO

http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/10/le-palais-de-thierry-gaubert-dernier-rebondissement-de-l-affaire-karachi
SEMANA/COURRIER INTERNATIONAL
Monday 17 octobre 2011

A des milliers de kilomètres de Paris, dans le paisible village touristique d'El Nilo, à deux heures de voiture de Bogotá, la capitale colombienne, une somptueuse villa située dans la propriété El Palmar se retrouve au cœur de l'affaire Karachi, ce scandale de corruption, d'attentat et de dessous-de-table qui tient la France en émoi. La villa Cactus aurait coûté 600 000 euros, soit près d'un million de dollars et son propriétaire, Thierry Gaubert, en aurait fait l'acquisition à la fin des années 1990 pour y établir sa résidence secondaire à travers une société, baptisée elle aussi Cactus, au Bahamas. Cet intime du Président Sarkozy depuis le début de sa carrière était à l'époque marié à la Princesse Hélène de Yougoslavie, celle qui aujourd'hui raconte une partie de ses secrets à la police.

El Palmar est une propriété qui compte seulement deux maisons. L'autre appartient à un ami de Thierry Gaubert, Jean-Philippe Couzi, ancien époux d'Astrid Betancourt, la sœur d'Ingrid Betancourt et amie de la Princesse Hélène. La maison de la princesse et de son époux, baptisée "Le Monastère" par les gens du coin en raison de ses deux tours visibles de loin, est un lieu de villégiature idéal. Construite sur un terrain de 40 hectares, elle est particulièrement remarquable par son immense piscine en forme de trèfle. Les écuries accueillent quinze chevaux mais également des vaches, toutes marquées d'une petite couronne, et de nombreux jardiniers s'occupent de l'entretien de la propriété.

C'est le genre d'investissement typique des Français fortunés sous les tropiques. L'arrivée de la princesse avec son escorte de cinq voitures, dont une de l'ambassade française, de son mari et de leurs trois enfants ainsi que des dizaines de valises faisait sensation dans le village. Selon les témoignages obtenus par Semana à Nilo, le couple avait l'habitude d'y venir deux fois par an, en général à Pâques et en décembre. Ils y vivaient dans un faste luxueux. Ils avaient 7 employés à demeure toute l'année, payés chacun entre 600 000 et un million de pesos par mois [entre 220 et 380 euros], et lors de leurs séjours, ils n'hésitaient pas à en recruter d'autres.

La villa était somptueusement décorée de lampes en fer forgé, de statues de monarques européens et de portraits de dignitaires français et colombiens. L'une des pièces était exclusivement consacrée à la garde-robe de la princesse et à ses bijoux, à l'abri dans un coffre-fort. Parties de polo et balades à cheval rythmaient le quotidien. Des réceptions étaient également souvent organisées avec plusieurs dizaines d'invités, animées par un groupe de musiciens locaux ou par des quatuors à cordes venus de Girardot, ainsi que d'élégants dîners servis dans de la porcelaine française, où l'on retrouvait autour de la table des notables colombiens, le président [colombien] et son épouse, des diplomates et des personnalités européennes. L'ancien président colombien Andrés Pastrana [1998-2002] et son épouse étaient régulièrement invités par la princesse.

Comme l'a révélé l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, les enquêteurs français ont désormais dans leur ligne de mire la villa colombienne, son propriétaire et sa princesse. Ce qu'ils ont découvert met Thierry Gaubert en sérieuse difficulté et son ex-épouse a donné des informations savoureuses à la police française. Un achat de trois sous-marins, un mystérieux intermédiaire franco-libanais, des valises remplies d'euros provenant de commissions illégales transportées par Gaubert de Suisse en France, une décennie d'intrigues politiques françaises sordides, un président, une princesse, une épouse offensée balançant tout à la police, des dizaines de millions d'euros, un attentat qui coûta la vie à 14 personnes, dont 11 Français à Karachi, la capitale du Pakistan et une propriété à El Nilo, Colombie, composent cette sorte de télénovela internationale, dont la "connexion colombienne" constitue un nouveau rebondissement.

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28/09/2011

Une pétition pour la levée du secret défense du scandale meurtrier Karachi

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Sarkozy: il est temps de révéler les secrets de Karachi
Signez la pétition

72.200 signatures le 29/09 à 20h40

A l'attention du Président Nicolas Sarkozy:


Nous vous demandons de déclassifier immédiatement tous les documents portant sur l’affaire Karachi, suite aux avis favorables de la Commission Consultative du Secret de la Défense Nationale. Il est temps de dévoiler la vérité sur cette affaire choquante, et de prendre des mesures pour réformer la législation du secret défense et assainir notre démocratie.


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30,289 ont signé. Allons jusqu'à 100,000
Publié le 27 Septembre 2011
Le constat est choquant! Le Président Sarkozy bloque en ce moment l'enquête judiciaire sur l'affaire Karachi - le plus grand scandale de corruption en France depuis 50 ans. Seul un immense tollé général aujourd'hui pourrait l'obliger à dévoiler la vérité.

La commission chargée du secret défense vient de recommander la déclassification de documents relatifs à l'affaire, mais le Président fait la sourde oreille, dans l'espoir de voir ce feuilleton nauséabond s'éteindre. Or, à l'approche des élections présidentielles, Sarkozy ne peut se permettre d'ignorer les citoyens - si nous sommes suffisamment nombreux à réclamer une totale transparence dès maintenant, nous pourrions l'obliger à révéler les secrets de Karachi et mettre en lumière la corruption.

Il est temps de dévoiler les faits! Faisons résonner aujourd'hui un gigantesque appel national et appelons Sarkozy à déclassifier immédiatement les documents nécessaires à l'enquête et à réformer le système. Signez la pétition et envoyez-la à tous vos contacts -- nous la présenterons près de l'Elysée à Paris si nous atteignons 100 000 signatures.
Parlez-en à vos amis
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22/09/2011

Affaire'Karachi' ça se corse !!

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26/08/2011

Goinfrons-nous pendant que c'est possible, c'est pas la crise pour tout le monde, surtout à l 'UMP

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.CAPITAL.FR
Le 25/08/2011 à 06:00 - Mis à jour le 25/08/2011 à 06:00
Les plus belles planques de la République
Malgré la crise et les déficits publics, les favoris du pouvoir continuent à décrocher des jobs tranquilles et bien payés.
Les plus belles planques de la République



Un diplôme d’infirmière permet rarement de décrocher une sinécure. Sauf, bien sûr, quand on est une militante politique dévouée comme Isabelle Deleu. Cette femme dynamique de 48 ans, qui a débuté sa carrière au très chic Hôpital Américain de Neuilly, a été bombardée par décret, en avril dernier, «contrôleuse générale économique et financière de première classe», l’un des postes les plus convoités de la haute fonction publique, attribué à vie, et rémunéré 8 000 euros par mois.

Il est vrai que cette militante RPR depuis 1983 avait depuis longtemps abandonné sa blouse blanche et ses seringues pour être nommée chargée de mission auprès de Nicolas Sarkozy, alors secrétaire national à la jeunesse du parti. Devenue plus tard attachée de presse, puis conseillère parlementaire, Isabelle Deleu était ces derniers temps en poste au cabinet de Christine Lagarde, à Bercy. Son agenda est aujourd’hui nettement moins chargé : début juillet, elle ne s’était toujours pas installée dans son nouveau bureau et le standard indiquait ignorer sa date d’arrivée.

Bah ! Cette chanceuse n’est pas la première à trouver refuge dans une planque de la République : voilà des lustres qu’amis et obligés du pouvoir se font offrir des jobs pas trop harassants et souvent très bien payés. Avec, en prime, la garantie de l’emploi et une retraite aux petits oignons. Dans un contexte de crise et de chasse aux déficits publics, ce favoritisme passe de plus en plus mal dans l’opinion, comme l’a montré l’affaire Ferry. Certes, en signant à tour de bras des décrets nommant ses protégés dans la haute fonction publique, Nicolas Sarkozy ne fait que perpétuer la pratique du «tour extérieur», largement répandue sous Mitterrand et Chirac. «Après tout, il est normal d’ouvrir les grands corps à d’autres profils que les énarques, commente le député socialiste René Dosière, grand pourfendeur des gaspillages de l’Etat. Mais encore faudrait-il que les personnalités choisies possèdent les compétences requises.»

Ce n’est pas toujours le cas… Ainsi, en dépit de l’avis défavorable émis le 10 janvier par une commission d’aptitude, Dominique Tiberi, le fils de l’ancien maire de ¬Paris, a été catapulté contrôleur général économique et financier, comme notre infirmière. A en croire les mauvaises langues, François Fillon, qui rêve de conquérir la mairie de Paris aux prochaines municipales, aurait ainsi voulu se ménager le soutien de Jean Tiberi.

Encore faudrait-il aussi que les emplois publics généreusement distribués ne soient pas fictifs. Agacé par de fréquentes dérives, Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, n’a pas hésité à écrire à François Fillon, il y a quelques mois, pour s’interroger sur la réalité du travail fourni par deux inspecteurs généraux de l’Education nationale nommés au tour extérieur. En dix-huit ans, Jean Germain, actuel maire PS de Tours, n’a pondu que dix courtes lettres manuscrites et un mince rapport.

Quant à l’élu UMP guyanais Léon Bertrand, ex-ministre du Tourisme sous la présidence Chirac, il a attendu dix-huit mois pour se rendre à une réunion de travail de son corps d’inspection, en 2009. Il était temps : quelques jours plus tard, il était mis en examen pour «délit de favoritisme et corruption passive». Le coup de semonce de la Cour des comptes n’y changera sans doute rien : dans les allées du pouvoir, de multiples occasions permettent d’obtenir de belles planques.

Les premiers servis ? Ceux qui, comme Léon Bertrand, ont perdu leur job à la suite d’un remaniement. Conseillers obscurs mais dévoués de ministres en vue, ils sont des dizaines à obtenir le Graal : un poste de haut fonctionnaire, comme les vrais énarques. Benoît Parayre, titulaire d’un Deug de philosophie, a ainsi été nommé, en décembre dernier, inspecteur général de l’administration du développement durable. Fidèle collaborateur de Jean-Louis Borloo, dont il était le conseiller presse depuis 2005, il a pu profiter à plein du départ du gouvernement de son patron. En quittant leurs fonctions, les ministres eux-mêmes ont aussi droit à des lots de consolation. Roger Karoutchi, ex-secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, peut en témoigner. Quelques semaines à peine après son éviction du gouvernement, il s’est vu offrir le poste d’ambassadeur auprès de l’OCDE. «Ne croyez pas que je me tourne les pouces toute la journée ! Je prends mon job très au sérieux», se défend-il.

Il n’est pas le seul à profiter des largesses du corps diplomatique : à son grand dam, le Quai d’Orsay doit régulièrement ouvrir aux recasés du pouvoir ses postes peu stratégiques, mais garantis sans soucis. Xavier Darcos en sait quelque chose. Après avoir quitté le ministère du Travail en mars 2010, pour cause de défaite aux régionales, il a commencé par exiger la présidence du château de Versailles, occupée par l’ex-ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon. Ce dernier s’étant défendu comme un beau diable, Darcos a dû se rabattre sur un poste d’«ambassadeur pour l’action culturelle extérieure de la France». Avant de prendre la présidence de l’Institut de France, la nouvelle vitrine internationale tricolore lancée au début du mois de janvier.

Autre ministre en rupture de gouvernement, Rama Yade a, elle aussi, trouvé un havre au Quai. Un mois après avoir été remerciée par Sarkozy, elle a été propulsée, en décembre dernier, ambassadrice auprès de l’Unesco à Paris. Avant d’être contrainte de démissionner par son ministre de tutelle, Alain Juppé, pour cause de soutien trop affiché à Jean-Louis Borloo. Cette effrontée aurait mieux fait de refuser d’emblée cette -faveur empoisonnée… A noter que les sinécures du Quai ne font pas forcément saliver tout le monde. Ainsi, Fadela Amera, qui s’était vu proposer à sa sortie du gouvernement un poste d’ambassadrice auprès de l’Union pour la Méditerranée, dont le siège est à Barcelone et l’activité en sommeil, a balayé l’offre d’un revers de main : elle a préféré se faire nommer par décret inspectrice générale des Affaires sociales.

Mais laissons là les hochets diplomatiques. Pour se faire recaser, les pistonnés du pouvoir peuvent aussi compter sur les commissions de réflexion et autres comités Théodule. Le Conseil d’analyse de la société, l’un des innombrables organismes publics consultatifs, a ainsi été créé sur mesure en 2004 pour son président, l’ex-ministre de l’Education Luc Ferry. En plus de ses livres, chroniques et autres conférences tarifées dans les entreprises ou congrès divers, le philosophe a pu cumuler cette nouvelle fonction avec un siège au Conseil économique et social.

Au Palais d’Iéna, personne ne se souvient cependant l’avoir jamais aperçu durant son mandat de cinq ans, achevé en décembre dernier. Sans la tempête médiatique qu’il a lui-même déclenchée en juin dernier, le philosophe continuerait aussi à être payé par la fac Paris-VII (4 500 euros mensuels), où il était officiellement dispensé de cours pour cause de détachement au Conseil d’analyse de la société. Une planque peut en cacher une autre… On le sait, Matignon a accepté de rembourser les sommes versées par l’université Paris-Diderot, l’employeur du philosophe fantôme.

Faut-il toujours être un chouchou du pouvoir ou un petit soldat méritant des cabinets ministériels pour bénéficier de placards dorés ? Même pas. Ceux qui agacent et font des bourdes parviennent, eux aussi, à décrocher des avantages, pourvu qu’ils débarrassent le plancher. Ainsi l’ancien ministre de la Santé, Jean-François Mattéi, coupable d’avoir mal géré la canicule de l’été 2003. Pour le consoler de l’avoir congédié comme un laquais du gouvernement, Jacques Chirac l’a expédié au Conseil d’Etat, en service extraordinaire. Il y pointe toujours.

Pas à plaindre non plus, Gilles Dufeigneux, l’ex-chef adjoint de cabinet de François Fillon à Matignon. En septembre dernier, ce sanguin avait dû démissionner après avoir insulté des policiers lors d’un contrôle d’alcoolémie. Quelques semaines plus tard, il a été propulsé délégué interministériel aux grands événements sportifs. Ce qui entraîna au passage un jeu de chaises musicales : ce poste envié était en effet occupé par un autre proche de François Fillon, Frédéric Jugnet, président du club de basket de Sablé-sur-Sarthe, ville dont le Premier ministre a longtemps été maire. Qu’à cela ne tienne : ce prof de gym est entré à l’inspection générale de la Jeunesse et des Sports, où il gagne 6 000 euros net par mois. Il y est, paraît-il, très bien dans ses baskets.

Olivier Drouin

Le très confortable Conseil économique et social
Ce Conseil ne sert à rien, il faudrait le supprimer», fulmine le député UMP Hervé Mariton. Que les 233 membres de l’assemblée consultative se rassurent : leur institution, rebaptisée en 2008 Conseil économique, social et environnemental (Cese), n’est pas près de disparaître. Non que nos gouvernants se passionnent pour les débats des représentants syndicaux, patronaux ou associatifs qui y somnolent. Mais parce que le Cese est bien pratique pour distribuer les récompenses : l’Elysée peut y nommer 40 amis tous les cinq ans au titre de «personnalités qualifiées». Parmi les heureux PQ (comme on les appelle au Palais d’Iéna) de la dernière fournée figurent ainsi quelques cas édifiants : Hervé Marseille, maire UMP de Meudon, récompensé pour avoir laissé sa place à Jean Sarkozy au conseil d’administration de l’Epad ; Danièle Dussaussois, ex-élue des Hauts-de-Seine, remerciée pour avoir cédé sa place aux dernières cantonales à Isabelle Balkany (qui a été battue) ; ou encore l’ancien conseiller de l’Elysée Pierre Charon, reconduit pour cinq ans dans la noble institution bien qu’il y mette rarement les pieds. Pour leurs excellents services (quelques-uns y travaillent vraiment), tous perçoivent une indemnité de 3 800 euros brut par mois.

Conseil supérieur de l’audiovisuel : 10.000 euros net par mois
Christine Kelly : Auteur de l’hagiographie «François Fillon, le secret et l’ambition», l’ex-journaliste de LCI est devenue en 2009 membre du CSA pour une durée de six ans.
Francine Mariani : Epouse du patron de Dexia, proche de Sarkozy, cette énarque, nommée conseillère d’Etat au tour extérieur, a été choisie par le président pour siéger au CSA.
Contrôle général économique et financier : 8.000 euros net par mois
Isabelle Deleu : Cette conseillère de Christine Lagarde a eu de la chance : trois mois avant le départ au FMI de l’ex-ministre, elle avait été nommée au tour extérieur dans un grand corps de l’Etat.
Dominique Tiberi : Malgré l’avis défavorable d’une commission d’évaluation, le conseiller municipal et fils de Jean Tiberi a été bombardé par décret contrôleur général de 1re classe.
Conseil d’Etat : 7.500 euros net par mois
Arno Klarsfeld : L’ex-avocat et conseiller à Matignon n’a jamais été un bourreau de travail. Nommé au Conseil d’Etat en octobre 2010, il n’y vient que par intermittence.
Inspection générale des affaires sociales : 6.500 euros net par mois
Fadela Amara : Non reconduite au gouvernement, l’ex-présidente de Ni putes ni soumises a été nommée par décret en janvier dans l’un des grands corps d’inspection de l’Etat.
Inspection générale de l’éducation nationale : 4.500 euros net par mois
Fabrice Larché : Ex-chef de cabinet de Valérie Pécresse à l’Enseignement supérieur, il a été nommé par décret en 2007 à l’aca-
démie de Paris. Une décision fustigée par la Cour des comptes.
Christophe Borgel : Cet élu socialiste bénéficiait d’un emploi de complaisance comme inspecteur de l’académie de Paris.
Il a pu régulariser sa situation en passant un simple oral.
Conseil économique et social : 3.800 euros brut par mois
Maud Fontenoy : Très appréciée de Sarkozy, la navigatrice avait décliné un poste au gouvernement en 2007. Mais,
entre deux voyages, elle ne refuse pas de venir siéger au Palais d’Iéna.
Pierre Charon : Renouvelé pour un mandat de cinq ans, l’ex-conseiller de Sarkozy est aussi président du domaine de Chambord et chargé de mission au Grand Paris.

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01/08/2011

Piqûre de rappel

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.RUE89

La France des réseaux
Comment Sarkozy a récompensé la bande du Fouquet's
Par lafrancedesreseaux | Site internet | 01/08/2011 | 12H39

La France des réseaux.Nicolas Sarkozy a donné des coups de pouce à nombre de ses amis qu'il avait réunis au Fouquet's le soir de son élection, le 6 mai 2007. Outre les décorations qui viennent orner les costumes des amis influents du Président – une vingtaine de convives du Fouquet's ont ainsi été distinguées par une Légion d'honneur depuis 2007 ! –, la plupart ont bénéficié d'aides plus concrètes.

A l'ombre du prince, et parfois grâce à lui, leur carrière s'est accélérée et ils ont fait prospérer leurs affaires. Le Fouquet's leur a porté chance.

Le sondeur Pierre Giacometti, qui a monté sa propre société, a ainsi signé des contrats à l'année avec la présidence de la République et Matignon, tandis que le publicitaire François de La Brosse a récupéré une partie des commandes concernant la stratégie internet de l'Elysée et de l'UMP.

Sans être rémunéré par l'Elysée, le cas d'Alain Minc, conseiller du Président et de nombreux PDG du CAC 40, à la tête de sa petite société AM Conseil, qui réalise en moyenne cinq millions d'euros de chiffre d'affaires chaque année, est emblématique de cette aisance. Il a défendu l'ouverture des jeux en ligne et la limitation de la publicité à la télévision, deux dossiers dont certains de ses clients – Vincent Bolloré, Stéphane Courbit – ont essayé de tirer parti.
Des nominations sous influence

Alain Minc à Paris le 14 février 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).L'entremetteur Alain Minc a aussi plaidé à l'Elysée en faveur de la fusion GDF-Suez, effective mi-2008 et dont l'un des principaux bénéficiaires financiers fut le milliardaire belge Albert Frère. Fort de son carnet d'adresses « transpartisan », Minc, qui se définit comme un « libéral de gauche », a également soufflé quelques noms « d'ouverture » au Président.

Il a notamment épaulé l'arrivée de Bernard Kouchner au Quai d'Orsay en 2007, sondé l'appui élyséen à la candidature de Dominique Strauss-Kahn pour le Fonds monétaire international (FMI), soutenu la nomination du producteur Marin Karmitz au Conseil de création artistique voulu par l'Elysée et suggéré d'associer Michel Rocard à Alain Juppé pour la commission sur le grand emprunt.

Cependant, Alain Minc n'a pas toujours le dernier mot : c'est ainsi qu'il n'a pas réussi à faire nommer son ami Jacques Veyrat, bras droit de Robert Louis-Dreyfus, à la tête de France Télécom, ni à imposer son poulain Alexandre Bompard à la tête de France Télévisions, comme successeur de Patrick de Carolis.
Des conflits d'intérêts embarrassants

Sur ces deux dossiers, l'Elysée a écouté d'autres avis : l'ami du Président, Stéphane Richard, ancien promoteur immobilier devenu le directeur de cabinet de la ministre Christine Lagarde, a finalement pris les rênes de France Télécom en pleine crise sociale, tandis que l'expérimenté Rémy Pflimlin était choisi pour diriger les chaînes de télévision publique.

Henri Proglio (Stephane Mahe/Reuters).D'autres invités du Fouquet's ont été choyés depuis 2007. Henri Proglio en fait partie au premier rang. Nicolas Sarkozy admire cet entrepreneur volontaire qu'il a nommé en novembre 2009 à la tête d'EDF, pour remplacer le terne Pierre Gadonneix. Soutenu par l'Elysée, par Alain Minc (qui le conseille parfois), par la CGT et les réseaux francs-maçons, Proglio a même obtenu, dans un premier temps, qu'il puisse parallèlement garder sa casquette de président du conseil de surveillance de Veolia, avec des émoluments annuels de 450 000 euros correspondants.

Mais ce conflit d'intérêts est apparu si embarrassant que Proglio a été contraint de lâcher complètement Veolia au profit d'EDF.
Les bons services de l'Elysée à Bouygues

Nicolas Sarkozy a également aidé indirectement nombre de ses amis PDG. Il a joué les VRP de l'avionneur Serge Dassault dans tous les pays où il s'est rendu. Il a déployé le tapis rouge pour recevoir le président bolivien Evo Morales, afin que Vincent Bolloré puisse discuter avec lui de l'exploitation des gisements de lithium destiné à alimenter les batteries de ses voitures électriques.

Les casinos du groupe Barrière – le Fouquet's en fait partie – dirigé par Dominique Desseigne, ont bénéficié d'autorisations d'installation de machines à sous et se sont alliés à la Française des jeux pour le poker en ligne.

Bernard Arnault lors de l'inauguration de l'usine Hublot à Nyon, en Suisse, en novembre 2009 (Valentin Flaurad/Reuters).La fondation Louis Vuitton pour l'art contemporain, dans l'orbite du groupe LVMH de Bernard Arnault, a été reconnue d'utilité publique afin de faciliter son installation à Paris.

Le groupe Bouygues a été choisi pour construire le « futur Pentagone » français dans le XVe arrondissement. Bref, la « bande du Fouquet's » se porte bien…

► Découvrez la suite de l'enquête, les photos, les archives, interviews et reportages vidéos sur LaFranceDesReseaux.com.


En partenariat avec La France des réseaux

La France des réseaux.

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16/07/2011

KarachiGate suite

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PS : Banderole du collectif des victimes de l'attentat de Karachigate "Ni Fleurs Ni Discours que la Vérité".

LEPOST

Banderole du collectif des victimes de l'attentat de Karachigate

.14 juillet : la polémique du défilé qui cache la forêt Sarkozy Takieddine Karachi

16/07/2011 à 18h03 - mis à jour le 16/07/2011 à 21h46 | 2023 vues | 39 réactions
Ce 14 Juillet ? Une polémique inutile sur le défilé militaire. Des attaques abjectes, nauséabondes de la droite qui dans une course à l'échalote FN entre Guéant et Fillon n'a plus grand chose à envier à son extrême.

A peine le temps de se recueillir et de saluer les hommes et les femmes qui blessés ou tués servent la France.

Mais au final beaucoup de bruit... qui cache la forêt d'une nouvelle affaire du "règne" délétère de Nicolas Sarkozy. La veille du 14 juillet, MediaPart nous apprenait en effet, les liens étroits qui lient le clan Sarkozy à l'intermédiaire en contrat d'armement Ziad Takieddine.

Le Clan Sarkozy et Ziad Takieddine


MediaPart décrit Ziad Takieddine comme le "principal suspect dans le volet financier de l’affaire Karachi", du nom de la ville où 14 personnes ont été tuées dans un attentat, dont 11 employés de la Direction des Constructions Navales. Un attentat que la Justice soupçonne aujourd'hui qu'il ait été motivé par le non-versement de commissions occultes.

Mais toujours d'après MediaPart, Ziad Takieddine serait bien plus que cela. Le journal est en mesure d'affirmer, documents à l'appui, que Takieddine est devenu à partir de 2002 un conseiller occulte et un financier de l’ombre au cœur du Sarkozysme, de la conquête du pouvoir jusqu'à aujourd'hui.

Ces documents démontrent comment Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'est immiscé dans la conclusion d'un contrat d'armement avec l'Arabie Saoudite, le "Saudi Border Guards Development Program", au nom de code : Miksa, un marché est estimé à 7 milliards d’euros.
Les conseillers de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Claude Guéant ont alors travaillé étroitement avec Ziad Takieddine... Jusqu'à ce que Jacques Chirac mette le holà à ce court-circuit.

MediaPart cite ainsi Michel Mazens, patron de la Sofresa, office armement dédié aux ventes d'armes avec l'Arabie saoudite :
"Jacques Chirac avait peur que Sarkozy s'empare de Miksa, confirme Michel Mazens à Mediapart. Je ne connaissais pas les motivations cachées du ministère, mais le président Chirac y voyait un danger lié au financement de la présidentielle de 2007. Sur ordre du président de la République, je suis allé prendre connaissance du dossier, dans le bureau de Claude Guéant, plusieurs samedis consécutifs. Ma conviction était que le ministère de l'Intérieur n'avait pas les compétences industrielles pour négocier un tel contrat."


On comprend aussi que Ziad Takieddine, furieux, après son arrestation en mars dernier à l'aéroport du Bourget avec une valise de 1,5 millions d'euros en liquide, a ainsi menacé de "faire sauter le gouvernement" lors d’une conversation téléphonique avec son ami Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy. Takieddine qui revenait de Libye en compagnie de deux journalistes du JDD ayant interviewés Mouammar Kadhafi, en a visiblement les moyens.
Au point que l'on a plus de nouvelle de l'enquête des Douanes liée à l'arrestation de Ziad Takieddine.

Et cerise sur la gâteau, au moment où l'on est censé fêter l'égalité républicaine, MediaPart nous apprend, feuilles d'impôt à l'appui, que le sieur Ziad Takieddine ne paye pas un centime d'impôt sur le revenu ni sur la fortune malgré un patrimoine français, estimé de 40 millions d'euros...

Voilà qui relativise la polémique sur le défilé militaire. Nous constatons jour après jour dans notre quotidien le délabrement des piliers de la République française, que sont l'éducation, la santé, la sécurité. Mais le mal est encore plus profond comme en témoignent ces liens étroits entre le clan Sarkozy et Ziad Takieddine ou encore la manière dont un ministre, Claude Guéant s'en ait pris à l'une des plus haute juridiction de la République, la Cour des Comptes.

C'est dire si ce 14 juillet aurait dû être celui d'une large prise conscience sur l'état de notre République... en ruine.

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L’auteur

RichardTrois

Chroniqueur invité

Flâneur non salarié & cafénoiriste. La politique, la photo, la lecture et la vie comm...


Sources : MediaPart, MediaPart , Juan de SarkoFrance, Collectif des victimes de l'Attentat de Karachi
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12/07/2011

KarachiGate: c'est pas fini...

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Brice Hortefeux et Ziad Takieddine.
Brice Hortefeux et Ziad Takieddine. | Capture d'écan de Mediapart.fr


.Quand Hortefeux et Copé partent en vacances chez un ami embarrassant

12/07/2011 à 14h53 - mis à jour le 12/07/2011 à 18h33 |
9% des Français partiront cet été chez des amis. Les hommes politiques aussi font ça. Mais ça peut être risqué.


Mediapart vient de révéler des liens étroits qui lient plusieurs proches de Nicolas Sarkozy à Ziad Takkiedine, l'un des protagonistes majeurs de l'affaire Karachi : intermédiaire présumé dans des contrats d'armement, il est au coeur des enquêtes menées par des juges d'instruction parisiens.

Un peu comme les Français qui partent en vacances chez des amis ou la famille pour économiser de l'argent. Jean-François Copé et Brice Hortefeux ont pu décompresser grâce au sulfureux homme d'affaire.

Mediapart dévoile plusieurs photos inédites qui attestent de liens jusqu'ici insoupçonnés avec le premier cercle du chef de l'État. L'ancien ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, l'ancien conseiller de Sarkozy Thierry Gaubert, l'actuel secrétaire général de l'UMP et ex-ministre du budget Jean-François Copé, et Dominique Desseigne, le patron du Fouquet's, où Nicolas Sarkozy a célébré sa victoire à l'élection présidentielle en mai 2007.

Yacht, Antibes et Liban

En août 2003 par exemple, Jean-François Copé, Brice Hortefeux et leurs épouses sont partis en mer sur "La Diva", le yacht de Ziad Takkiedine.

On apprend aussi que Jean-François Copé a séjourné dans la villa du cap d'Antibes de l'intermédiaire en ventes d'armes, en août 2003.

En octobre 2003, Ziad Takieddine a également fait visiter le Liban à Jean-François Copé, qui était alors secrétaire d'État des relations avec le Parlement.

Réclamations des familles des victimes

On ne choisit pas sa famille, mais ses amis oui. Et Ziad Takieddine n'est peut-être pas la meilleure fréquentation pour des hommes politiques. Suite à la publication de ces clichés, les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont réclamé, lundi l'audition de Copé et Hortefeux par la justice.
L’auteur

La rédaction du Post



Sources : Mediapart, Le Monde.fr


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03/07/2011

hortefeux mouillé !!

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.A la Une > Politique
Brice Hortefeux apparaît dans le financement de la campagne de Balladur en 1995, selon Mediapart

LEMONDE.FR avec AFP

L'ex-trésorier de la campagne d'Edouard Balladur, entendu dans l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi, a souligné la responsabilité de la cellule "meetings", dirigée par Brice Hortefeux, concernant des fonds jugés suspects par les enquêteurs, a écrit Mediapart samedi.

Entendu à deux reprises les 10 mai et 14 juin par le juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur le financement de la campagne présidentielle de l'ancien premier ministre en 1995, Renaud Galy-Dejean, ex-maire (UMP) du 15e arrondissement de Paris, s'est déclaré "incapable" de dire d'où provenaient certains dépôts en espèces. "Je n'exclus pas que ces fonds m'aient été remis dans de petits cartons, (...) par une personne que je connaissais pas de la cellule meetings. C'est M. Hortefeux qui dirigeait la cellule 'meetings'", a déclaré M. Galy-Dejean, selon un extrait de PV d'audition publié par Mediapart.

L'ancien ministre de l'intérieur Brice Hortefeux était alors un proche collaborateur à la mairie de Neuilly-sur-Seine de Nicolas Sarkozy, porte-parole de la campagne de M. Balladur. M. Hortefeux s'est refusé samedi à tout commentaire.

Un total de 23,6 millions de francs, dont 20 millions en espèces, auraient alimenté la campagne de M. Balladur, selon un document de la Division nationale des investigations financières. La justice s'intéresse particulièrement à une somme de 10 millions de francs apparue sur le compte de l'Association de financement de la campagne d'Edouard Balladur (Aficeb) entre les deux tours de l'élection présidentielle, le 26 avril 1995. M. Balladur a justifié le versement de ces dix millions de francs en espèces par les dons des militants et la vente de gadgets ou de tee-shirts lors des meetings de campagne.

Entendu par M. Van Ruymbeke le 18 février 2011, un ancien membre de l'équipe de campagne de M. Balladur, Alexandre Galdin, a raconté avoir été "surpris" en découvrant cette somme. "Les tables étaient recouvertes de billets (...) Il y avait essentiellement des billets de 500 francs", a-t-il précisé, selon un PV d'audition.
"On m'a toujours présenté l'argent que je remettais en banque comme le résultat des collectes, des ventes, etc. J'étais sceptique", a-t-il ajouté, affirmant avoir "pensé à des fonds secrets qui étaient mélangés aux petits billets provenant des collectes".
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15/06/2011

Plus on fouille, plus on trouve, la république comme un tas d'ordure

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.Mediator, un scandale français

Société 15/06/2011 à 00h00
Servier avance masqué à Matignon

LIBERATION

Par YANN PHILIPPIN

L’affaire des salaires de l’ex- ministre Luc Ferry, président délégué du Conseil d’analyse de la société (CAS), a mis un coup de projecteur sur ce comité créé en 2004 à Matignon pour éclairer le Premier ministre sur les «enjeux de société». François Fillon, qui préside le CAS, y a nommé en février 2008 Lucy Vincent, directrice des relations extérieures de Servier, le fabricant du Mediator, réputé pour la puissance de son réseau d’influence politique. Or, Lucy Vincent y avance masquée, puisque sa biographie publiée sur le site du CAS ne mentionne pas qu’elle est salariée de Servier. Joint par Libération, Luc Ferry assure que Fillon l’a nommée à sa demande. «C’est une amie de vingt ans», qu’il a choisie avant que le scandale n’éclate pour ses compétences de «biologiste». Il ne s’explique pas le trou dans son CV, mais assure qu’elle n’a jamais travaillé sur des sujets liés à la santé ou à la pharmacie. Il précise que seuls deux rapports (sur les pompiers et le service civique) se sont transformés en lois. Ni Servier ni Matignon n’ont retourné nos appels. Y.P.
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26/01/2011

Combattre les conflits d'intérêt ? chiche !!, on va se marrer !

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.Conflits d'intérêt : la plupart des membres du gouvernement cumulent les mandats

LEMONDE.FR | 26.01.11 | 18h54 • Mis à jour le 26.01.11 | 18h54


Noyé sous une cascade de scandales et d'affaires touchant ses ministres (Woerth, Proglio, Pérol, Blanc, Joyandet...) Nicolas Sarkozy avait, cet été, appelé trois magistrats à réfléchir à de nouveaux moyens pour lutter contre les conflits d'intérêts. Mercredi 26 janvier, Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat, Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, et Jean-Claude Magendie, ancien premier président de la cour d'appel de Paris, ont rendu leur rapport au président de la République. Leurs propositions, si elles venaient à être votées, contraindraient de nombreux membres de l'exécutif à changer drastiquement leurs pratiques.

Parmi les huit recommandations présentées par les magistrats, l'une prévoit d'interdire "l'exercice par les membres du gouvernement d'un mandat exécutif local afin d'éviter la confusion des intérêts nationaux et locaux". Cumuler à un poste ministériel un mandat de maire, de président de conseil général, de conseiller régional et même de président de région est pourtant une pratique très largement partagée par la plupart des 31 membres du gouvernement Fillon. Un double, triple voire quadruple cumul... auquel on pourrait ajouter, pour la majorité des ministres et secrétaires d'Etat, un siège de député ou de sénateur qu'ils récupéreront en cas de remaniement ministériel malheureux.

MINISTRE, MAIRE ET PRÉSIDENT

Etre ministre et maire ou président d'une communauté de communes regroupant plusieurs dizaines de milliers d'habitants effraie peu de ministres multitâches de François Fillon. On compte parmi ces édiles à temps partiel Alain Juppé, ministre de la défense et toujours maire de Bordeaux, ville pour laquelle il s'était engagé à se consacrer à 100% (lors de la période de campagne). François Baroin, ministre du budget, demeure maire de Troyes (Aube), Laurent Wauquiez, ministre chargé des affaires européennes, est maire de Puy-en-Velay (Haute-Loire), Nathalie Kosciusko-Morizet cumule à son ministère de l'écologie les mandats de maire de Longjumeau (Essonne) et de conseillère régionale.

Xavier Bertrand, ministre du travail , est également maire de Saint-Quentin (Aisne). Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, consacrerait ses récréations à la mairie de Chaumont (Haute-Marne). Patrick Ollier, ministre chargé des relations avec le Parlement, est toujours maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Georges Tron, secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, a conservé la mairie de Draveil (Essonne) et la présidence de la communauté de communes de Val-de-Seine (près de 80 000 habitants). Même François Fillon, premier ministre, donné favori au sein de la fédération UMP parisienne pour prendre la Mairie de Paris, s'est gardé un pied-à-terre dans la Sarthe via la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, dont il est le président.

Comme le premier ministre, les "ministres-maires ruraux" compensent généralement la petite taille de leur commune en conservant, parallèlement à leur maroquin ministériel et leur mairie, une présidence de communauté de communes. Ainsi, Henri de Raincourt, ministre chargé de la coopération, est aussi président de la communauté de communes du Gâtinais et conseiller général de Bourgogne. Michel Mercier, ministre de la justice, aurait également du temps pour sa mairie de Thizy ainsi que pour sa communauté dont il est le président. Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement, a multiplié ses possibilités de "réancrage" local. Il cumule les mandats de conseiller régional de Champagne-Ardennes et d'adjoint au maire de Châlons-en-Champagne. En prime, il est vice-président de la Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne.

Le cumul avec un mandat de conseiller régional est également largement partagé au sein du gouvernement Fillon. Frédérique Lefèbvre, secrétaire d'Etat chargé du commerce, Nadine Morano, ministre chargée de la formation professionnelle, Chantal Jouanno, ministre des sports, Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée de la santé, Thierry Mariani, secrétaire d'Etat chargé des transports, et Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, sont tous conseillers régionaux.

Christine Lagarde, ministre de l'économie, et Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur
, sont pour leur part élus au conseil de Paris, où ils ont souvent brillé… par leur absence.

SYNERGIE OU CONFLIT D'INTÉRÊTS

La question du cumul des mandats et conflits d'intérêts locaux et nationaux avait été identifiée par Nicolas Sarkozy lui-même. En août 2009, alors que la majorité présidentielle se préparait pour la bataille des régionales de 2010, le président déclarait que la charge de la gestion d'une région n'était pas compatible avec un ministère : "Si un ministre qui a choisi d'être candidat est élu président de région, il devra se consacrer pleinement à cette fonction de président de région." "C'est une question de respect des électeurs", insistait alors le président de la République.

En novembre 2010, cette profession de foi est oubliée : Philippe Richert, le seul président de région UMP, est nommé ministre sans avoir à démissionner. Interrogé, le 16 novembre , dans les Dernières Nouvelles d'Alsace sur le cumul de ses fonctions, Philippe Richert évoque une "synergie". René Dosière, député apparenté socialiste, parle lui , déjà, de "conflit d'intérêts". "Il est le ministre chargé des collectivités locales, il doit rendre des arbitrages concernant l'ensemble des territoires tout en étant le président de l'un deux, la région Alsace. Une situation inacceptable." Celle-ci perdure malgré les déclarations de bonnes intentions.

La limitation des fonctions et des mandats des politiques, comme elle est suggérée par les magistrats, entraînerait un bouleversement radical des pratiques du personnel politique. Nicolas Sarkozy, qui est déjà revenu sur ses engagements sur la question du cumul des postes et des fonctions, pourra rapidement donner un signal fort concernant ses nouvelles intentions à un an de la présidentielle. En mars se tiendront les élections cantonales, et Maurice Leroy, ministre de la ville et président du conseil général de Loir-et-Cher, ne compte pas passer la main. Le président de la République lui demandera-t-il de choisir ?
Eric Nunès
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17/11/2010

Mediator, un gros parfum de scandale

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.Scandale du Mediator: le rôle trouble du labo Servier

17/11/2010 à 09h10 - mis à jour le 17/11/2010 à 09h29


1- Jacques Servier, un proche du président de la République
Sarkozy lui a remis la grand croix de la Légion d'Honneur en 2009
(Libé)
http://www.liberation.fr/societe/01012302651-mediator-le-poids-du-labo-servier

2- Un homme... de droite
Il a engagé dans les années 80 des anciens de la DST pour s'assurer que ses futurs salariés ne votaient pas n'importe comment. Affaire classée sans suite par le parquet de Nanterre en 2000
(Le Parisien)
http://www.leparisien.fr/abo-vivremieux/servier-un-laboratoire-tres-tres-influent-17-11-2010-1153494.php

3- Un labo déjà entaché par un scandale

Celui de l'Isoméride, interdit en 1997, déjà un coupe-faim, comme le Mediator, qui aurait fait une quarantaine de morts (La Dépêche)
http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/16/949240-Le-laboratoire-Servier-au-coeur-d-un-nouveau-scandale-sanitaire.html


4- Un labo trèèèèèèèèèèèèès influent, et qui tient à le rester
Il organise souvent des conférences ou des voyages entre députés et grands médecins... Ca s'appelle le système "Hippocrate". (Arrêt sur Images)
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3456

5- La puissance de l'argent
Jacques Servier est la 9ème fortune de France (classement Challenges 2010)
http://www.challenges.fr/classements/fortune.php

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02/06/2010

Karachi: Sarkozy dans le bain

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.Karachi : Sarkozy mis en cause par la police luxembourgeoise
LEMONDE.FR Avec AFP | 02.06.10 | 13h21 • Mis à jour le 02.06.10 | 14h51


Un rapport policier luxembourgeois étaie les soupçons de rétrocommissions vers la France via une société off-shore créée avec l'aval, en 1994, du ministre du budget Nicolas Sarkozy, et évoque, sans en apporter la preuve, un financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur.

Ce rapport rédigé en janvier et révélé mercredi par le site d'information Médiapart a été réalisé à la demande de juges financiers parisiens qui enquêtent sur un espionnage informatique présumé à la Direction des constructions navales (DCN). Dans le cadre de cette enquête, les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin se sont penchés sur une société luxembourgeoise, baptisée Heine et créée en 1994 par la branche internationale de DCN avec l'aval de M. Sarkozy, à l'époque ministre du budget d'Edouard Balladur.

"DES RÉFÉRENCES FONT CROIRE À UNE FORME DE RÉTROCOMMISSION"

C'est par cette société off-shore que transitaient une partie des commissions, légales jusqu'en 2000, sur les contrats d'armement, dont la vente de sous-marins Agosta au Pakistan en 1994, susceptible d'avoir servi de mobile à l'attentat de Karachi en 2002. Selon les policiers du Grand-Duché, "une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises".

"En 1995, des références font croire à une forme de rétrocommission [illégale] pour payer des campagnes politiques en France", poursuivent les policiers luxembourgeois. "Nous soulignons qu'Edouard Balladur était candidat à l'élection présidentielle en 1995 face à Jacques Chirac et était soutenu par une partie du RPR, dont Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua", ajoutent les policiers.

"NICOLAS SARKOZY EST AU CŒUR DE LA CORRUPTION"

Des sources proches du dossier interrogées par l'AFP ont confirmé la teneur du rapport et les indices relatifs aux rétrocommissions mais s'interrogeaient sur les éléments ayant conduit les enquêteurs luxembourgeois à conclure à un financement politique. Le chef de l'Etat avait qualifié, en juin 2009, de "fable" la thèse d'un financement occulte de M. Balladur. L'ancien premier ministre a lui aussi fermement démenti tout financement illégal de sa campagne présidentielle de 1995.

Pour l'avocat de six familles de victimes de l'attentat de Karachi, Me Olivier Morice, "ce rapport montre que Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption et qu'il a menti aux familles". "Nous ne sommes pas en présence d'une fable mais d'un mensonge d'Etat", a estimé l'avocat, ajoutant que "les familles sont indignées et demandent [la] démission" de M. Sarkozy.
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26/11/2009

Faut pas se gêner....

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Pas de commission d'enquête sur les sondages de l'Elysée

Jeudi 26 novembre, 12h29
Reuters

LES PARLEMENTAIRES N'ENQUÊTERONT PAS SUR LES SONDAGES FINANCÉS PAR L'ÉLYSÉE

La requête portait sur le montant des dépenses, l'utilisation des sondages dans des médias jugés proches du pouvoir et l'intervention de spécialistes payés par la présidence de la République.

Epinglé l'été dernier par la Cour des comptes, l'Elysée a communiqué à l'Assemblée nationale les factures, après l'audition par la commission des Finances le 13 octobre de Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.

Le budget sondages de l'Elysée s'est élevé à 3,281 millions d'euros en 2008, à 1,989 million en 2009 et il est estimé à 1,424 million pour 2010, selon un rapport du député socialiste Jean Launay.

L'opposition y voit plusieurs problèmes.

Outre le coût jugé important, elle estime que certains sondages pré-électoraux concernant l'UMP n'avaient pas à être financés sur fonds publics.

Emile Picy, édité par Sophie Louet




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