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06/03/2013

Quand pole emploi fabrique des suicidaires

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Menace et tentative de suicide dans deux agences de Pôle emploi

Ce mercredi matin, un chômeur s'est aspergé d'essence et a mencé de s'immoler par le feu dans une agence de Bois-Colombes. Mardi, un homme avait menacé de se faire sauter au Pôle emploi de Vannes. 

Menace et tentative de suicide dans deux agences de Pôle emploi
Vent de panique à Pôle emploi. Ce mercredi matin, le personnel de l'établissement de Bois-Colombes dans les Hauts-de-Seine a du faire face à un chômeur qui a menacé de s'immoler par le feu. Contacté par L'Express, le centre a apporté des précisions.
Ainsi, l'homme avait rendez-vous ce mercredi matin avec son conseiller pour arrêter le montant de ses indemnités. Après un refus de sa part, il quitte les lieux, mais revient à l'heure du déjeuner aspergé d'essence. Fort heureusement, l'homme ne brandi ni allumette, ni briquet, et évite ainsi de s'immoler par le feu.
Pôle emploi se félicite de la gestion de la situation par le personnel puisqu'aucune conséquence physique n'est à déplorer. Par mesure de précaution, les lieux ont été sécurisés en interne et en externe, et une cellule d'aide a été mise en place.

Ikea : tartes au chocolat contaminees par de la Merde ( matieres fecales)

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Ikéa : des tartes au chocolat contaminées par des matières fécales ?

Ikéa n’est pas seulement un spécialiste des meubles en kit, cet enseigne suédoise propose aussi à la vente des produits alimentaires. Problème : des traces de matières fécales auraient découvertes dans certains de ses desserts….

Ikéa : des tartes au chocolat contaminées par des matières fécales ?

12/01/2012

Plus de leucémies infantiles près des centrales en France

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.Plus de leucémies infantiles près des centrales en France
Reuters – il y a 3 heures


Le nombre d'enfants atteints de leucémie est deux fois plus important près des centrales nucléaires françaises que dans le reste du pays, d'après une étude réalisée par des experts de la santé et de la sûreté nucléaire, qui n'établissent cependant pas de lien entre ces chiffres et la proximité des centrales nucléaires.


Reuters - il y a 1 heure 6 minutes
PARIS (Reuters) - Le nombre d'enfants atteints de leucémie est deux fois plus important près des centrales nucléaires françaises que dans le reste du pays, d'après une étude publiée mercredi par des experts de la santé et de la sûreté nucléaire.
Cette étude, publiée sur le site du Journal international du cancer, n'établit cependant pas de lien entre ces chiffres et la proximité des centrales nucléaires.
"C'est un résultat qui a été vérifié dans tous les sens et qui est statistiquement significatif et c'est vrai qu'il est assez surprenant par rapport aux études que nous avions faites auparavant", a dit à Reuters Dominique Laurier, responsable du laboratoire d'épidémiologie de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et co-auteur de cette étude.
"Sur la période (allant de) 1990 à 2001, (...) on voyait une fréquence tout à fait normale et classique", ajoute-t-il.
Entre 2002 et 2007, période à laquelle l'étude a été menée, 14 enfants de moins de 15 ans habitant dans un rayon de 5 kilomètres d'une centrale nucléaire ont été atteints de leucémie, rapporte l'étude. Cette fréquence est deux fois plus élevée que dans le reste du pays, où 2.753 cas de leucémies infantiles ont été diagnostiqués sur la même période.
Les effectifs étant très faibles, il convient d'interpréter ces résultats avec précaution, préviennent les chercheurs. Dominique Laurier recommande que davantage d'études sur les causes, notamment environnementales, des leucémies soient menées.
L'étude a été menée par une équipe de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et par le Registre National des maladies hématologiques de l'enfant de Villejuif.
Muriel Boselli, édité par Yves Clarisse

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17/11/2011

En verité, je vous le dis : Tomber malade est contreproductif !

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Avec un quatrième jour de carence appliqué aux salariés du privé en arrêt maladie, le gouvernement prévoit une économie de 200 millions pour la Sécurité sociale. Présentée dans un "souci d'équité, la mesure de pénalisation des fonctionnaires ne devrait, elle, rapporter que quelques dizaines de millions d'euros.
Dans le privé
Les salariés touchaient, pour le moment, des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale après un délai de carence de trois jours.
Ce délai est porté à quatre jours.

02/10/2011

Le lobbying Servier

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.TF1NEWS

Mediator : la lobbyiste de Servier embarrasse les députés

le 01 octobre 2011 à 14h11 , mis à jour le 01 octobre 2011 à 14h13

Dossier : Mediator

Déclarée indésirable au Parlement, Corinne Moizan, qui y représentait jusqu'alors les intérêts du laboratoire pharmaceutique, s'insurge contre cette mesure. Et donne les noms de parlementaires avec qui elle affirme être en contact.

Le scandale du Mediator fait des vagues jusqu'à l'Assemblée. Et suscite le malaise chez plusieurs députés... Tout remonte au 20 septembre : ce jour-là, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a "suspendu à titre conservatoire" de la liste des "représentants d'intérêts" ayant accès au Palais-Bourbon une femme du nom de Corinne Moizan. Elle n'était autre que la lobbyiste attitrée de Servier au Parlement. Sa suspension avait été décidée devant l'ampleur prise par l'affaire du Mediator, et dans l'attente d'une décision définitive du bureau de l'Assemblée, le 6 octobre. Mais, ainsi menacée de voir les portes du Parlement se fermer définitivement devant elle, la lobbyiste de Servier a lancé une contre-attaque. Dans les colonnes du Parisien, Corinne Moizan, se disant "abasourdie" par sa suspension, déclare qu'elle "rencontre régulièrement" un certain nombre de députés. Et elle donne des noms : ceux des élus UMP Jean-Pierre Door et Michel Heinrich, des socialistes Marisol Touraine et Catherine Lemorton, et de Dominique Leclerc, sénateur UMP jusqu'au scrutin de dimanche dernier.


"Mon travail consiste à cibler les députés et sénateurs médecins et pharmaciens", précise-t-elle. "Je les rencontre dans leurs bureaux à l'Assemblée ou j'organise des déjeuners avec eux (...). Cette dizaine de parlementaires me demande : vous en pensez quoi de ce projet de loi ? Quel est l'intérêt pour votre entreprise ? En quoi éventuellement est-ce préjudiciable ?".

"Je me suis fait piéger"

Dans un communiqué, le groupe socialiste "dément catégoriquement toute connivence entre nos parlementaires et le groupe Servier". "Nous tenons à disposition les SMS envoyés par Mme Moizan à nos députés qui attestent que toutes les pressions exercées par le groupe Servier ont été vaines", ajoute le groupe, qui signale que la lobbyiste est "conseillère municipale UMP". Catherine Lemorton a précisé "avoir rencontré deux fois Mme Moizan". "En octobre 2007, toute nouvelle députée, je me suis fait piéger à aller à un petit-déjeuner de l'industrie du médicament, et je l'ai alors vue au milieu de 50 autres personnes. Début 2009, elle m'a demandé un rendez-vous où elle m'a remis un document scandaleux de défense du Mediator". La lobbyiste de Servier, pour sa part, dément formellement la remise d'un tel plaidoyer pour le Mediator. "Il s'agissait de deux documents, l'un sur le groupe Servier et ses chiffres-clef, l'autre sur l'intérêt de promouvoir la recherche française", a-t-elle affirmé.

Pour sa part, Jean-Pierre Door a indiqué avoir rencontré la lobbyiste "comme d'autres professionnels" : "Cela fait partie du travail des parlementaires de s'informer, mais ce n'est pas parce qu'on rencontre des gens qu'on est influencé". Quant à Michel Heinrich, il a déclaré avoir "peut-être rencontré une fois Mme Moizan" il y a près de dix ans : "Je n'avais pas mémoire de l'avoir rencontrée, mais mon assistant me dit qu'elle est venue me voir vers 2002 ou 2003". Enfin, Dominique Leclerc a aussi affirmé avoir rencontré Mme Moizan à plusieurs reprises dans le cadre de la préparation des budgets de la Sécurité sociale, car "c'est normal d'entendre les uns et les autres".
le 01 octobre 2011 à 14:11
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19/07/2011

Mauvais coup pour l'écologie

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.RUE89
Les assos pour l'environnement se font entuber en douce
Par Corinne Lepage | Présidente de Cap21 | 19/07/2011 | 19H35

Les mauvais coups se font généralement le 14 juillet ou le 15 août. C'est encore plus tentant en période de crise majeure, comme actuellement. C'est sans doute pour cette raison que le Journal officiel du 13 juillet publie un nouveau décret concernant les associations.

Celui-ci fixe les modalités d'application au niveau national de la condition prévue au premier point de l'article R.141-21 du code de l'environnement, concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l'environnement dans le cadre de certaines instances.

Pour pouvoir participer, une association devra désormais compter au moins 2 000 adhérents. Quant aux associations d'utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d'un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.

Les seuls organismes ayant le droit de le faire entendre leur voix sur les politiques environnementales sont des organismes publics au sein desquels seules ces grandes associations ont le droit d'être représentées. De plus, l'Etat s'octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s'assurer « de leur indépendance ».
Les assos les plus gênantes pour les lobbies handicapées

Ce texte est liberticide au regard de la liberté d'association ou plus précisément du droit des associations à se faire entendre. Il exclut en particulier toutes les associations d'experts qui ont fait l'essentiel du travail en termes d'alerte au cours des dernières années.

Mouvement des générations futures – Criirad, Criigen, réseau santé environnement, Inf'OGM, pour n'en citer que quelques-uns – n'auront aux termes de ce texte plus le droit de participer, voire plus le droit d'être agréés puisque c'est l'agrément au titre de l'environnement lui-même qui est touché par ce décret scélérat.

Autrement dit, non seulement aucun texte de protection des lanceurs d'alerte n'a jamais été pris par ce gouvernement, du temps de monsieur Borloo comme a fortiori du temps de madame Kosciusko-Morizet, mais plus encore, c'est la capacité des associations les plus dérangeantes pour les lobbies défendus par le gouvernement qui est ici mise en cause. En effet, sans agrément, la capacité de porter plainte avec constitution de partie civile reste très réduite. Dans ces conditions, les procès mettant en cause ces lobbies deviennent beaucoup plus difficiles.

De la même manière, le fait que les agréments soient conditionnés par le nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, constituées contre tel ou tel projet, telle ou telle infrastructure. Les préfets pourront toujours soutenir qu'elles ne remplissent pas les conditions.

Ainsi le gouvernement s'est-il attaqué avec efficacité, une fois encore, aux modestes contre-pouvoirs que notre pays compte encore.

► Référence concernant l'arrêté du 12 juillet 2011 fixant les modalités d'application au niveau national de la condition prévue au 1° de l'article R. 141-21 du code de l'environnement concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l'environnement dans le cadre de certaines instance (JORF n°0161 du 13 juillet 2011, page 12 154).

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15/06/2011

Plus on fouille, plus on trouve, la république comme un tas d'ordure

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.Mediator, un scandale français

Société 15/06/2011 à 00h00
Servier avance masqué à Matignon

LIBERATION

Par YANN PHILIPPIN

L’affaire des salaires de l’ex- ministre Luc Ferry, président délégué du Conseil d’analyse de la société (CAS), a mis un coup de projecteur sur ce comité créé en 2004 à Matignon pour éclairer le Premier ministre sur les «enjeux de société». François Fillon, qui préside le CAS, y a nommé en février 2008 Lucy Vincent, directrice des relations extérieures de Servier, le fabricant du Mediator, réputé pour la puissance de son réseau d’influence politique. Or, Lucy Vincent y avance masquée, puisque sa biographie publiée sur le site du CAS ne mentionne pas qu’elle est salariée de Servier. Joint par Libération, Luc Ferry assure que Fillon l’a nommée à sa demande. «C’est une amie de vingt ans», qu’il a choisie avant que le scandale n’éclate pour ses compétences de «biologiste». Il ne s’explique pas le trou dans son CV, mais assure qu’elle n’a jamais travaillé sur des sujets liés à la santé ou à la pharmacie. Il précise que seuls deux rapports (sur les pompiers et le service civique) se sont transformés en lois. Ni Servier ni Matignon n’ont retourné nos appels. Y.P.
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14/01/2011

Mediator ; Bertand Demission !

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. http://www.plumedepresse.net/mediator-bertrand-demission/

Nous vous conseillons cet article !
La Phrase du jour, reprise par l’AFP, est signée du professeur Philippe Even, l’ancien doyen de la faculté de médecine Necker. A propos du scandale du Mediator, il exécute proprement l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) : « cette machine est tellement lente qu’il lui faudrait deux ans pour interdire le cyanure ». Le trait est savoureux, mais mettre l’accent sur des lourdeurs administratives escamote la question des conflits d’intérêts.


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22/11/2010

La Micropuce dans une pilule ..jusqu'au grand Bug Final ...

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Le grand groupe pharmaceutique suisse Novartis AG (Basel) est en train de développer une pilule qui contient une micropuce. Ce groupe espère que l'Union Européenne approuve cette pilule avant 18 mois. La puce est en réalité activée par les acides de l'estomac et transmet ensuite l'information à un système fixé sur la peau du patient. L'information peut ensuite être transmise par Internet ou par le réseau cellulaire.

20/11/2010

Pendant l'épidémie les expulsions continuent...

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Expulsions de Haïtiens en Guyane
AFP
19/11/2010 | Mise à jour : 18:35 Réactions (3)
Les interpellations de Haïtiens ont repris en Guyane où elles sont suivies d'expulsions, dix mois après le séisme dévastateur qui a frappé le pays le plus pauvre du continent américain, ont dénoncé aujourd'hui des associations dans un communiqué.

"La délivrance récente d’obligations à quitter le territoire et la reprise des interpellations d’Haïtiens en Guyane nous inquiètent au plus haut point", déclarent ces associations qui dénoncent "l’inhumanité de l’administration française".

Haïti est confrontée à une épidémie de choléra qui a fait 1.186 morts depuis le début de l'épidémie mi-octobre, selon un bilan communiqué aujourd'hui par Port-au-Prince. "Alors qu’Haïti demeure dans une situation critique, l'État français brandit cyniquement des obligations à quitter le territoire français et des arrêtés de reconduite à la frontière aux Haïtiens installés en France, et pour beaucoup d’entre eux dans les départements français d’Amérique (DFA)", dénoncent les associations.

La Cimade, le Gisti, la Ligue des droits de l’homme, Médecins du monde, ou le Secours Catholique rappellent que le gouvernement s’était engagé à suspendre le retour forcé des Haïtiens dans leur pays, après le séisme du 10 janvier.

L'ex-ministre de l'Immigration, Eric Besson avait en outre annoncé, juste après la catastrophe, un "allègement" des conditions de regroupement familial, des "facilités" de délivrance de visas pour visites familiales ou, à titre humanitaire, une "accélération" du traitements des dossiers.
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17/11/2010

Mediator, un gros parfum de scandale

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.Scandale du Mediator: le rôle trouble du labo Servier

17/11/2010 à 09h10 - mis à jour le 17/11/2010 à 09h29


1- Jacques Servier, un proche du président de la République
Sarkozy lui a remis la grand croix de la Légion d'Honneur en 2009
(Libé)
http://www.liberation.fr/societe/01012302651-mediator-le-poids-du-labo-servier

2- Un homme... de droite
Il a engagé dans les années 80 des anciens de la DST pour s'assurer que ses futurs salariés ne votaient pas n'importe comment. Affaire classée sans suite par le parquet de Nanterre en 2000
(Le Parisien)
http://www.leparisien.fr/abo-vivremieux/servier-un-laboratoire-tres-tres-influent-17-11-2010-1153494.php

3- Un labo déjà entaché par un scandale

Celui de l'Isoméride, interdit en 1997, déjà un coupe-faim, comme le Mediator, qui aurait fait une quarantaine de morts (La Dépêche)
http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/16/949240-Le-laboratoire-Servier-au-coeur-d-un-nouveau-scandale-sanitaire.html


4- Un labo trèèèèèèèèèèèèès influent, et qui tient à le rester
Il organise souvent des conférences ou des voyages entre députés et grands médecins... Ca s'appelle le système "Hippocrate". (Arrêt sur Images)
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3456

5- La puissance de l'argent
Jacques Servier est la 9ème fortune de France (classement Challenges 2010)
http://www.challenges.fr/classements/fortune.php

Par La rédaction du Post


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15/11/2010

Nora Berra, dans les pas de Bachelot ?

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.Le PCF et Act UP soupçonnent Nora Berra de conflit d'intérêts

il y a 8 min
Reuters

La nouvelle secrétaire d'Etat à la Santé Nora Berra va "cultiver le conflit d'intérêt" en raison de ses années passées au service de groupes pharmaceutiques, affirme lundi le Parti communiste.

Nora Berra, ancienne secrétaire d'Etat aux Aînés, a travaillé dans divers laboratoires jusqu'à l'an dernier, comme elle l'écrit dans sa biographie officielle.

"Médecin aux hospices civils de Lyon tout en étant médecin au sein de trois des principaux groupes pharmaceutiques, la nouvelle secrétaire d'État continuera de cultiver le conflit d'intérêt, qui reste la marque de fabrique des gouvernements de l'ère Sarkozy", écrit le Parti communiste dans un communiqué.

L'ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot, désormais ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, avait elle-même travaillé pour l'industrie pharmaceutique, rappelle le Parti communiste.

Pour l'organisation de lutte contre le sida Act Up, Nora Berra "doit rapidement donner des preuves qu'il n'y a pas de conflit d'intérêt, par exemple en proposant une taxe sur les bénéfices des compagnies pharmaceutiques pour financer la Sécurité sociale".

L'entourage de la secrétaire d'Etat a repoussé ces accusations de conflit d'intérêts.

"Ce sont ses activités de médecin qui l'ont poussée à avoir ce double parcours. Il n'y a aucune proximité particulière en ce qui la concerne avec des laboratoires", a-t-on dit à Reuters. "Tout cela pour nous n'a aucun sens."

En tant que médecin, Nora Berra a particulièrement travaillé sur le virus du sida au service d'immunologie clinique de l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon.

Dans sa biographie officielle, elle précise qu'elle a "également mis ses compétences médicales au service de l'industrie pharmaceutique, pour laquelle elle a conduit des projets internationaux".

Selon Act Up, Nora Berra a travaillé entre 1999 et 2009 pour Boehringer Ingelheim, BMS et Sanofi Pasteur.

L'entourage de Nora Berra n'était pas en mesure de confirmer ces détails dans l'immédiat.

Clément Guillou, édité par Yves Clarisse
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05/11/2010

Le gouvernement rabote en douce les indemnités maladie et maternité

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Ces indemnités seront recalculées à la baisse dès le 1er décembre.


La mesure était passée presque inaperçue. Les indemnités journalières pour congé maladie, maternité... vont baisser pour toutes les personnes qui s'arrêteront de travailler à partir du 01 décembre. Des baisses décidées par décrets parus dans le Journal Officiel du 31 octobre comme l'a remarqué le blogueur Menilmuche.

08/10/2010

Etrangers malades Mariani veut votre peau

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.Gouvernement assassin !


Etrangers malades, une question de "santé publique qui concerne tout le monde"
LEMONDE.FR | 08.10.10 | 16h16 • Mis à jour le 08.10.10 | 17h00


L'Assemblée nationale a adopté en première lecture, dans le cadre du projet de loi sur l'immigration, un amendement destiné à limiter l'octroi de la carte de séjour provisoire pour "étranger malade". L'idée de restreindre l'application de la loi Chevènement de 1998 avait été proposée par le député UMP Thierry Mariani, dans un amendement stipulant que la carte de séjour provisoire soit attribuée en cas d'"inexistence" du traitement dans le pays d'origine et non plus, de "non-accès effectif" aux soins.

Cette notion avait été, selon M. Mariani, interprétée de façon "très généreuse" par le Conseil d'Etat dans deux arrêts rendus en avril, faisant peser une obligation "déraisonnable" sur le système de santé français. La formule finalement votée par l'Assemblée nationale le 5 octobre a été celle proposée par Eric Besson, dans un amendement de compromis, parlant d'"indisponibilité" des soins plutôt que d'"inexistence".

Pascal Révault est médecin-coordinateur et directeur opérationnel du Comite médical pour les exilés, le Comede, à l'Hôpital Bicêtre, dans le Val-de-Marne. Avec plus de 4 000 consultations par an et un service juridico-social dédié au soutien des étrangers dans leurs démarches administratives, le Comede est en première ligne de la lutte contre la réforme du droit de séjour des "étrangers malades".

Que pensez-vous de l'argument mis en avant par le député UMP Thierry Mariani, selon lequel les modalités d'obtention actuelles du droit de séjour pour "étranger malade", dans le cadre de la loi Chevènement de 1998, font peser une obligation "déraisonnable" sur le système de santé français ?

Pascal Révault : C'est un mensonge. M. Mariani soutient que son amendement va permettre de faire des économies. Il dit que les gens viennent en France pour se faire soigner et bénéficier du système de santé français. Or, les chiffres de l'Institut national de veille sanitaire révèlent que neuf personnes sur dix découvrent leur maladie en France ; que le "stock" d'étrangers est stable – les premières demandes ont même baissé entre 2008 et 2009 ; et que le "stock" de malades étrangers bénéficiaires du droit au séjour était de 28 000 personnes en 2009, ce qui représente moins de 1 % des étrangers vivant en France. Un chiffre ridicule.

L'amendement du député Mariani visait à remplacer la notion de "non-accès effectif" aux soins par celle d'"inexistence" des soins dans le pays d'origine. L'amendement finalement voté privilègie la notion d'"indisponibilité" du traitement dans le pays d'origine. Quelle incidence ont ces différentes notions pour le traitement des étrangers malades ?

Le réel problème qui se pose dans les pays concernés n'est pas celui de l'existence d'un traitement, mais bien de l'accessibilité à ce traitement : l'absence de ruptures de stock, l'existence d'une assurance-maladie, d'un plateau technique de professionnels qui peuvent assurer le suivi médical et d'appareils permettant de mesurer la charge virale, de surveiller l'état du foie de la personne. Le traitement doit être pensé en terme de soin global et non juste comme un traitement curatif, ponctuel.

L'accès au traitement préventif doit être inclus dans la notion de soin. Il n'y a aucune raison pour qu'une personne ait accès à un système de santé performant et pas d'autres. L'égalité dans les soins est une notion fondamentale pour tous les médecins. Le concept de continuité des soins dans la globalité du traitement, c'est un acte qui engage.

Par exemple, il existe partout aujourd'hui grâce au Fonds mondial pour la santé plus de médicaments sur les premières lignes, ces médicaments qui sont utilisés dans la première phase du traitement. En cas de résistance aux médicaments antirétroviraux, ce qui arrive un jour ou l'autre dans toutes maladies chroniques, il devient nécessaire de passer à des soins de deuxième voire de troisième ligne. Ce sont des médicaments expérimentaux ou des médicaments intermédiaires qui induisent des effets secondaires, qui coûtent plus chers et dont l'utilisation est plus délicate.

Or, ces médicaments de deuxième et troisième lignes ne sont pas accessibles dans un grand nombre de pays. Dans le cadre de la santé mentale, le traitement de la schizophrénie, par exemple, nécessite des médicaments, mais il y a également le rôle du psychiatre. Si on enlève le psychiatre et qu'on laisse seulement les pilules, ça ne marche pas.

Quelles seraient selon vous les incidences d'un vote définitif du projet de loi tel qu'il est formulé actuellement ?

Si la loi passe, cela induira immédiatement une situation catastrophique pour les personnes, des désastres humains et sur le long terme, des difficultés de santé publique. Plus de soins urgents donc, des coûts supplémentaires. Moins de couverture vaccinale, donc un moins bon état sanitaire de la population en général. Dès lors qu'il y a échange entre populations, la santé publique concerne tout le monde. Ce gouvernement est en train de grever l'avenir de la santé en France. Comme le dit l'un de nos slogans, "la xénophobie nuit gravement à la santé". Sans parler de la disparition de systèmes qui maintiennent un minimum de solidarité sociale. Il faut savoir ce que veut la France en terme de solidarité.

Aujourd'hui, ce qui nous gêne terriblement est le silence assourdissant qui entoure le vote de ce projet de loi. Que fait le ministère de la santé ? On est en train de prendre des décisions sur la santé publique, le ministère doit se prononcer. Il n'est pas ici question de solidarité gouvernementale. Ce n'est pas non plus une question d'immigration et d'ouverture des frontières.

La formule "on ne peut pas accueillir toute la misère du monde" a fait long feu. Les frontières sont fermées et font que toute la misère du monde ne peut pas venir. On essaie de faire peur aux gens. Ce dont il s'agit, c'est de s'occuper de la santé des gens qui sont là et plus globalement, de la santé en France.

Propos recueillis par Hélène Sallon
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12/04/2010

Sida : Bachelot n'a pas tenu parole

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Putain !
 c'est tres enervant ...tres.


01 Avril 2010




Au moment où Roselyne Bachelot annonce officiellement la création des ARS, AIDES dénonce la baisse brutale de crédits alloués à la lutte contre le sida.



La Ministre de la Santé avait annoncé le 23 décembre que les crédits en faveur de la lutte contre le VIH/sida ne baisseraient pas. Elle n'a pas tenu parole.



Selon les éléments en notre possession, les associations subissent des pertes de crédits pouvant aller jusqu’à 47% dans certaines régions.



AIDES subirait ainsi une perte de plus de 700 000 € par rapport aux financements 2009. Avec des coupes conséquentes qui concernent des actions prioritaires comme celles menées auprès des publics gays et migrants. Cette baisse n’affectant pas seulement notre association, le montant des coupes budgétaires serait bien plus important.



Il y a quelques semaines, la Cour des Comptes a publié un rapport sur la politique de lutte contre le sida. Ses conclusions sont sans appel : « il appartient à l’État de renforcer la prévention et le dépistage du VIH. L’ignorance de leur état de séropositivité par plusieurs dizaines de milliers de personnes, la propagation de l’épidémie qui en résulte, le coût élevé des traitements pour l’assurance maladie et leur caractère pénible pour les patients militent pour une politique plus active en ces deux domaines ». La Cour préconise également « d’améliorer la connaissance par le ministère de la Santé des actions de prévention et d’accompagnement subventionnées au niveau local par les groupements régionaux de santé publique, dont les missions seront reprises en 2010 par les agences régionales de santé ». A ce rythme là, il n’y aura bientôt plus grand-chose à connaître !



Nous demandons donc à Roselyne Bachelot :

- De communiquer publiquement les montants alloués en 2010 à la lutte contre le sida dans chaque région

- De ne pas abandonner la lutte contre le sida et de garantir le maintien du soutien de l’Etat



Sans la continuité du niveau de financement public, de nombreuses délégations AIDES, tout comme d'autres associations, fermeront leurs portes et des départements, voire des régions entières, risquent de se trouver totalement privés de toute action de prévention et de soutien !



L'épidémie est toujours active, le nombre de personnes atteintes augmente chaque année, AIDES et les autres associations sont toujours sur le terrain au plus près de l’épidémie.

L'Etat doit assumer ses responsabilités et avoir une politique de santé publique cohérente, tenant compte des recommandations de la Cour des Comptes. Il faut poursuivre plus que jamais la lutte contre le sida !
http://www.aides.org/reforme-bachelot-naissance-des-ars-mort-de-la-lutte-contre-le-sida
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06/02/2010

Bisphénol A : l’Afssa appelle à la prudence

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Des limites ethiques au Systeme Totalitaire marchand ?
non.

Bisphénol A : l’Afssa appelle à la prudence



Marche arrière toute. L’agence de sécurité sanitaire des aliments (l’Afssa) appelle à la prudence concernant les biberons contenant du Bisphénol A, substance chimique présente dans le plastique. L’agence recommande désormais aux consommateurs «d’éviter de chauffer à trop forte température l’aliment» présent dans des biberons contenant du BPA ou dans des récipients en polycarbonate.



En 2008, l’Afssa avait conclu à l’absence de risque du produit... Avant de rouvrir son étude après la publication de nouvelles études scientifiques internationales. Dans son rapport rendu public aujourd’hui, elle relève «des effets subtils, observés en particulier sur le comportement après une exposition in utero et pendant les premiers mois de vie chez de jeunes rats». Cela la conduit à «poursuivre son travail d’expertise» afin de «comprendre la signification en terme de santé humaine de ces signaux d’alerte, éclairer le consommateur et permettre aux pouvoirs publics de prendre des mesures appropriées».



Dans l’attente, l’Afssa «rappelle aux consommateurs qu’une mesure simple de précaution est d’éviter de chauffer à trop forte température l’aliment (eau, lait, soupes...) s’ils utilisent des biberons ou des récipients en polycarbonate». Elle souhaite aussi «définir rapidement une méthodologie adaptée à la détection d’une toxicité potentielle, chez l’homme et à basse dose, du BPA mais aussi des produits de substitution et plus largement des perturbateurs endocriniens» – substances qui interfèrent avec le développement du système hormonal. «Il y a urgence»



Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne, ainsi qu’André Cicolella, porte-parole du Réseau environnement santé, regrettent que, tout en reconnaissant un problème avec le Bisphénol A, l’Agence sanitaire des aliments (Afssa) n’en tire pas toutes les conséquences...



Estimant qu’il y a «urgence», Gérard Bapt regrette que l’Afssa n’ait pas jugé utile de donner des «préconisations». Maire de la ville Saint-Jean (Haute-Garonne) où il a déjà interdit la commercialisation des biberons contenant du BPA, il ajoute : « J’appelle à nouveau la ministre de la Santé (Roselyne Bachelot) à faire une recommandation de précaution, en priorité vis-à-vis des femmes enceintes.»



http://www.liberation.fr/vous/0101617639-bisphenol-a-l-afssa-appelle-a-la-prudence





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10/01/2010

L'Etat s'engagerait à acheter des vaccins lors de futures épidémies "en versant dès aujourd'hui des arrhes

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Rions (noir) ensemble !

Vaccins résiliés: la contrepartie de l'Etat vis-à-vis des labos


TF1 News -

Plutôt que de verser des compensations aux laboratoires pour les annulations de commandes de vaccins anti-grippe A, l'Etat s'engagerait, selon le JDD, à leur acheter des vaccins lors de futures épidémies "en versant dès aujourd'hui des arrhes". ....


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27/12/2009

Roselyne Bachelot à la barre ! -> assignée au TGI de Paris h1n1

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Roselyne Bachelot assignée au TGI de Paris

http://www.facebook.com/home.php?#/video/video.php?v=103219273038223&ref=nf

 
Bachelot, Ministre de la Santé, a reçu vendredi dernier une assignation à comparaître en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le lundi 4 janvier prochain à 9 h, aux fins de mettre un terme dans les plus brefs délais à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1.

17/12/2009

Il y a Copenhague....et il y a les lobbies...

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Environnement Pollution
Mis à Jour le : 17 décembre 2009 12:26
Climat et Lobbying : Ramifications françaises
17 décembre 2009

La France n’est évidemment pas indemne des réseaux d’influence multiples et entrecroisés du lobbyisme. En suivant la trace des acteurs impliqués dans les campagnes menées par Fred Singer, on rencontre des hommes qui interviennent dans les débats publics français sur les questions de santé et d’environnement. Voici deux études de cas, révélatrices des pratiques et du rôle joué localement par les pairs des collaborateurs habituels du SEPP, le think tank fondé par Singer.

Contre Info, 17 décembre 2009


Mythes écologiques, version anglaise

En 2004 l’International Policy Network, une organisation lobbyiste britannique, reprend la thématique des mythes environnementaux, si chère à Fred Singer et publie « Environment & Health : Myths & Realities » (Environnement et Santé : Mythes et Réalités). Notons au passage que IPN est un nom de marque. La raison sociale réelle de cette organisation est Atlas Economic Research Foundation UK, identique au think tank de Fairfax qui a généreusement hébergé gratuitement le SEPP en 1995. IPN est financé à 75% par les entreprises, avec 450 000 livres sur les 600 000 livres de son budget total 2001. [1].

Entre 1998 et 2005, IPN a reçu du pétrolier ExxonMobil 295 000 dollars, dont 45 000 en 2004 spécifiquement destinés à soutenir son action sur les « questions du changement climatique et de l’énergie ».

En 2005, la contribution d’ExxonMobil représentait de l’ordre de 30% du budget total de l’IPN. [2]

Le communiqué de presse d’IPN [3]énumère les thèmes abordés :

- Les pesticides sont bénéfiques pour l’homme

- La dangerosité des produits chimiques perturbateurs endocriniens (qui modifient l’équilibre hormonal et les fonctions reproductives) n’est pas établie. (Sur l’état des connaissances scientifiques en la matière, voir Wikipedia Modulateur Endocrinien)

- Les nitrates ne sont pas dangereux pour la santé humaine

- Les efforts visant à prévenir les irradiations à bas niveau sont inutiles.

- Les craintes sur la toxicité de la dioxine sont totalement injustifiées.

- Le réchauffement climatique aura des effets bénéfiques et l’on ne doit pas s’inquiéter d’éventuelles surmortalités dues aux canicules.

- ...

En explorant la liste des scientifiques qui ont rédigé les dix chapitres de l’ouvrage, on retrouve deux vieilles connaissances.

- Zbigniew Jaworowski : contributeur au NIPCC du SEPP

- Bruce N. Ames : Invité principal d’une conférence co-organisée à Paris en 1993 par le SEPP et l’ICSE, où la dangerosité de l’amiante, du DDT, du tabagisme passif, de l’arsenic avait été remise en cause. [4]


Et les habituels défenseurs de l’industrie, comme Lois Swirsky Gold, qui affirme dans un ouvrage publié en collaboration avec Bruce N. Ames qu’il « n’existe pas de preuve convaincante que les polluants chimiques soient la cause de cancer pour l’homme ». [5]

Deux noms ont retenu notre attention : J.C. Hanekamp présenté comme le directeur de « L’Appel de Heidelberg », des Pays Bas et le Docteur L’Hirondel, rhumatologue à l’hôpital de Caen.

Lobbying recyclable, du climat aux antibiotiques dans l’élevage animal

Rappelons que l’Appel d’Heidelberg est l’une des nombreuses pétitions où le SEPP apparait dans le comité d’organisation. Rédigée par le français Michel Salomon, il s’agissait à l’origine d’une initiative de l’industrie de l’amiante qui, au gré des alliances successives des industries impliquées sur le front de l’environnement, a reçu le soutien des cigarettiers, puis élargi ses objectifs à l’ensemble des pollutions atmosphériques. [6]
(JPG)

Se présentant comme une déclaration d’ordre général sur les relations entre science et société, elle a cependant servi de machine de guerre contre la perspective de réglementation des émissions de carbone, à l’occasion du « sommet de la terre », organisé par l’ONU à Rio en 1992.

En 1993, tablant sur la notoriété de l’appellation, un groupe hollandais rassemblant scientifiques et lobbyistes, dont Karel Beckman, aujourd’hui rédacteur en chef de l’European Energy Review [7] fonde l’Heidelberg Appeal Nederland (HAN) [8]

La première lettre d’information diffusée par le HAN indique que l’organisation traitera en priorité de l’ « Agriculture et l’environnement », sujet à priori assez éloigné de l’Appel de Heidelberg original, mais dont la prééminence s’explique par le poids important du secteur agricole en Hollande.

Dans cette lignée, J.C. Hanekamp, le dernier directeur de l’organisation, a publié plusieurs études sur l’utilisation des antibiotiques dans l’élevage industriel, rebaptisés pour l’occasion en Antiobiotiques Promoteurs de Croissance (Antibiotic Growth Promotors, AGP), et sur les risques associés aux nitrates, jugeant trop sévères les normes en vigueur dans les deux cas.

Ces publications sont évidemment saluées par les industriels du secteur, comme par exemple l’Office National de la Santé Animale britannique (NOAH), qui affirme, en s’appuyant sur les travaux de Hanekamp, que l’usage des antibiotiques dans l’élevage ne se traduit pas par une résistance accrue des souches humaines. [9]

Hanekamp, « expert » auprès de l’AFSSA

En 1999, M. Haneckamp participe au groupe de travail « évaluation du risque » lors d’une conférence organisée par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments sur l’usage des antibiotiques. [10]

Il devait également donner une conférence sur les AGP, mais ayant du rentrer précipitamment en Hollande pour la naissance de son troisième enfant, c’est Robin Bywater, de la branche anglaise du laboratoire pharmaceutique Pfizer qui le remplacera au pied levé et délivrera son message aux congressistes.

Il rendra compte d’une étude commanditée par la Fédération Européenne des Fabricants d’Adjuvants pour la Nutrition Animale, destinée à évaluer l’impact de l’usage des antibiotiques dans l’élevage dans l’apparition de souches résistantes aux antibiotiques chez l’homme. M. Bywater indiquera - quelle surprise - que les travaux de l’organisation concluent à une non transmissibilité de la résistance aux antibiotiques entre l’animal et l’homme, et ce en dépit de l’existence d’un cas avéré de présence d’une même souche d’Enterococcus résistante à la vancomycine détectée chez l’homme et l’animal dans un élevage en Turquie. [11]
Levée de bouclier en Bretagne contre le docteur L’Hirondel

La Bretagne est l’une des régions les plus touchée par la pollution des nitrates résultant de l’usage intensif des engrais ou provenant des déjections animales des très nombreux élevages de volaille et de porc. Dans plusieurs villes, dont Guingamp, l’eau potable est devenue impropre à la consommation, avec une concentration dépassant la norme des 50 mg/l. Les algues vertes, dont la croissance est favorisée par les nitrates, envahissent à chaque été le littoral et dégagent en se décomposant des gaz toxiques. Ces émanations ont tué plusieurs animaux, dont un cheval en 2009, et provoqué des lésions chez les employés chargés du nettoyage des plages. En juillet dernier, un chauffeur de camion est mort après avoir déchargé plusieurs cargaisons d’algues, et bien que son décès ait été attribué à une crise cardiaque, de fortes suspicions existent sur le rôle de l’exposition aux émanations toxiques. [12]

Depuis des années, les associations bretonnes de défense l’environnement dénoncent cette situation et luttent contre la pollution des rivières et des réseaux d’eau potable. C’est dans ce contexte que le docteur Jean Louis L’Hirondel, rhumatologue du CHU de Caen, a publié en 1996 un ouvrage dont le titre reprend la thématique des mythes environnementaux, habituelle aux réseaux lobbyiste : « Les nitrates et l’homme, le mythe de leur toxicité », dans lequel il affirme que cette substance ne présente aucun risque sanitaire pour l’homme, en dehors des nourrissons de moins de six mois, et que les réglementations en la matière n’ont pas lieu d’être.

L’association écologique « Eau et Rivières de Bretagne », qui a fait le récit de cette affaire [13] , précise que cet ouvrage, refusé par les éditions Lavoisier, a été publié par les éditions de l’Institut de l’Environnement, une association qui réunit une « cinquantaine de membres parmi lesquels des agriculteurs, des éleveurs, et plusieurs industriels de l’agro-alimentaire dont les sociétés Doux, Triballet, Besnier, Daucy, » et déclare vouloir « ne pas laisser aux seuls écologistes le monopole du débat scientifique sur les questions de l’environnement, notamment sur le secteur agricole et les nitrates, principalement apportés dans l’eau par les engrais et les rejets des élevages. »

Aussitôt, de « nombreux industriels bretons se chargeront de faire la publicité de l’ouvrage, » qui sera « présenté très favorablement » aux membres du Conseil départemental d’hygiène du département d’Ille-et-Vilaine, chargé d’émettre un avis sur chaque demande d’autorisation d’élevage porcin.

Eau et Rivières de Bretagne réagira en publiant un communiqué dénonçant « une tentative de désinformation et de remise en cause des normes en vigueur, orchestrée par un lobby agricole et agro-alimentaire. »

Saisi par par la DDASS du Calvados, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France émettra en mars 1996 un avis sur les travaux du professeur L’hirondel, dans lequel il dénonce le « caractère trop absolu de ses conclusions » et réaffirme « la nécessité de respecter le principe de précaution et de maintenir les normes en vigueur. »

L’action de l’association Eau et Rivières portera ses fruits. Plusieurs scientifiques s’élèveront dans la presse contre l’argumentation de l’ouvrage, et l’Institut de l’Environnement arrêtera d’en faire la publicité.

Enfin, le 24 mars 1997, le Conseil scientifique régional prend position officiellement sur le livre : « L’ouvrage de M. L’hirondel n’apporte pas d’arguments nouveaux issus de recherches et d’expérimentations publiées, susceptibles de réviser la position des scientifiques sur les risques multiples liés à l’augmentation de la teneur en nitrates dans les eaux... Au moment où tout le monde prône un développement durable, où des affaires récentes démontrent l’importance du principe de précaution, peut-on prendre le risque de réduire les facteurs de sécurité jusqu’alors retenus ? »
La science, instrumentalisée au service des intérêts privés

Ces deux exemples, choisis en raison de leurs implications dans le débat scientifique et environnemental en France, montrent encore une fois s’il en était besoin les mécanismes à l’œuvre. Des publications d’allure scientifiques défendant des thèses hétérodoxes sont utilisées et dans certains cas sollicitées par les industries polluantes, et les servent dans leur perpétuel combat contre les réglementations environnementales et sanitaires.

Qu’il s’agisse du nitrate, des antibiotiques, des pesticides ou de n’importe quelle substance - y compris, bien sûr, le CO2- l’objectif est toujours le même. Nier les impacts sanitaires et environnementaux, insinuer le doute sur le bien fondé des normes en vigueur, retarder l’adoption de mesures réglementaires.

A chacun de juger, en son for intérieur, de la confiance que l’on peut accorder à ces travaux, à ces hommes, à ces réseaux, lorsqu’ils interviennent dans les débats sur le climat.

Illustration - Cartographie des réseaux de Fred Singer, source Greenpeace : Exxon Secrets

Le symbole dollar associé aux organismes indique qu’ils sont financés par Exxon.

[1] IPN : Déclaration d’activité 2001

[2] Union of Concerned Scientists Exxon Report, page 32

[3] IPN : New book debunks environment, health myths

[4] Philip Morris International Center for A Scientific Ecology Guidelines for the Seminar on Linear Relationship for Risk Assessment of Low Doses of Carcinogens

[5] Misconceptions about the Causes of Cancer

[6] Document Philipp Morris L’Appel de Heidelberg

[7] L’Expansion Karel-Beckman- : attention aux deux formes du nationalisme petrolier

[8] Klimaat Blog The beginning of HAN

[9] NOAH European Elections, June 1999 - A message to UK candidates

[10] AFSSA Summary report of Working Group 1

[11] Minutes de l’AFFSA The Results of the Heidelberg Appeal Foundation Literature Study of Antibiotic Growth Promoters

[12] Marc Laimé Algues vertes : mort d’un nettoyeur de plages

[13] Hiver 96-97 : Eau et Rivières de Bretagne et l’affaire L’hirondel


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Et le vaccin contre la connerie cynique c'est pour quand ?

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Chers SDF, mourez de froid, de mal-nutrition, de démence, d'alcoolisme, de chagrin, mais grâce à la grosse vache rose, vous ne mourrez pas de la grippe.


Bachelot promet de vacciner les SDF contre la grippe A(H1N1)

il y a 7 heures 25 min
Reuters

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a assuré jeudi que les SDF, premières victimes de la vague de froid qui sévit en France, seraient rapidement vaccinés contre la grippe A(H1N1).


"Il serait évidemment sur le plan éthique tout à fait impossible que ces personnes n'aient pas accès à cette vaccination d'autant qu'elles sont les plus fragiles", a-t-elle expliqué sur France 2.

Pour les personnes sans abri, "il y a toutes les actions que nous menons - (...) renforcement des maraudes, places dans les foyers d'hébergement - mais je tiens à ce que ces personnes fassent l'objet d'une vaccination spécifique", a-t-elle ajouté.

Cela passera par un "renforcement des équipes mobiles avec les associations qui s'occupent de ces personnes, qui ont le langage pour leur parler, les attirer, pour les comprendre, pour qu'elles soient vaccinées", a précisé Roselyne Bachelot.

La France est actuellement "au sommet de la première vague" de l'épidémie de grippe A, selon Roselyne Bachelot, qui s'est félicitée que quatre millions de Français soient désormais vaccinés.

Elle a cependant estimé que des morts auraient pu être évitées en France si la vaccination avait été mieux acceptée. Les autorités sanitaires ont recensé 150 décès liés à la maladie. Pour la ministre, "il y a 150 morts de trop alors que nous disposons d'un vaccin".

Dans les jours qui viennent, "deux phénomènes vont s'opposer: le départ en vacances des scolaires qui va sans doute faire baisser l'épidémie mais en revanche l'arrivée de la vague de froid dope l'épidémie", a estimé la ministre de la Santé.

"Cette pandémie va sans doute un peu s'atténuer mais les spécialistes nous disent que nous pourrions avoir une, deux, voire trois vagues à suivre", a-t-elle prévenu.

"En général les vagues suivantes sont plus virulentes il faut donc en profiter pour se faire vacciner", a-t-elle de nouveau plaidé.

Laure Bretton, édité par Henri-Pierre André


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