31/05/2007

Depuis le temps qu 'on vous le dit

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jeudi 31 mai 2007, 18h50
Un rapport associatif dénonce l'impunité des policiers en cas d'abus
Par Matthieu DEMEESTERE

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PARIS (AFP) - Un syndicat de magistrats et un autre d'avocats, tous deux marqués à gauche, et la Ligue des droits de l'homme (LDH) ont dénoncé dans un rapport publié jeudi l'absence de suites judiciaires ou même disciplinaires à la plupart des interventions policières abusives.
"Notre but est d'informer la population sur une réalité sociale qui est dangereuse", a expliqué Jean-Pierre Dubois, le président de la LDH, en présentant le rapport d'activité bisannuel (2004-2006) de la "commission nationale Citoyens-Police-Justice".

Cette commission a été créée en 2002 par la LDH, le syndicat de la magistrature (SM) et le syndicat des avocats de France (SAF), sur la base du constat commun qu'il y a en France un contrôle "insuffisant" de la légalité du travail des policiers et gendarmes, ont expliqué les trois organisations lors d'une conférence de presse à Paris.

Pour tenter de remédier à cette situation, la commission recueille, pour ensuite la diffuser, la parole de ceux qui disent avoir été victimes d'"un usage disproportionné de la force" comme par exemple les prostituées du bois de Vincennes, près de Paris, qui se disent "harcelées" depuis l'adoption en 2003 d'une loi rendant passible de prison le racolage, passif ou actif.

Dans leur cas, "les interpellations ne résultent pas de la constatation directe des éléments de l'infraction", souligne le rapport. En revanche, les policiers "font pression sur leur client pour l'obtention d'un témoignage établissant qu'il a été racolé (..) Ceux qui refusent sont menacés d'une intervention à leur domicile et en général ils cèdent", ajoute-t-il.

Le rapport pointe notamment la répression des manifestations anti-CPE et l'évacuation du squat de Cachan en 2006, ainsi que l'affaire de la rue Rampal en mars, quand une directrice d'école a été brièvement gardée à vue à Paris pour s'être opposée à l'interpellation d'un parent d'élève sans papiers.

"Il est extrêmement rare qu'il y ait des poursuites disciplinaires lorsque l'usage de la force a été disproportionné", a dénoncé Natacha Rateau, vice-présidente du SM. Le constat de cette absence de poursuites est même "ce qui fait la particularité de ce rapport" en comparaison avec le précédent, a renchéri Savine Bernard, du SAF.

Sur le terrain, des policiers peuvent être à l'origine d'"incidents graves" en raison des manquements de leur hiérarchie, souligne le rapport en citant la course-poursuite fatale à un jeune taggueur, en 2004 dans le Val-de-Marne.

"Pas de prise de risque, cela ne sert à rien", aurait répondu le poste de commandement au policier s'apprêtant à plonger dans la Marne pour secourir le jeune homme qui venait d'y tomber. Celui-ci est mort noyé.

Au chapitre des recommandations, la commission préconise que les organismes de contrôle de la police, l'IGS et l'IGPN, "rendent un rapport public d'activité annuel". "Leur travail n'est pas suffisamment connu de la population", a relevé Jean-Pierre Dubois.

Quant à la CNDS, administration chargée de veiller au respect de la déontologie par les forces de sécurité, il y a lieu de "s'inquiéter quant à la pérennité de son action au regard des moyens attribués" (713.000 euros de 2006, ndlr), conclut le rapport.

Lagardère...suite

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jeudi 31 mai 2007, 19h44
Lagardère: menaces de grèves dans les médias contre les restructurations
Par Juliette COLLEN

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PARIS (AFP) - L'annonce de plans de suppressions de postes chez Hachette Filipacchi, branche presse écrite de Lagardère, et Europe 1, radio phare du groupe, a provoqué la colère des salariés qui menacent ensemble d'une grève mardi, une "première historique", pour demander le retrait de ces plans.
La direction de Lagardère a présenté jeudi en comité d'entreprise un plan de restructuration prévoyant la suppression de 93 postes sur 1.250 chez Hachette Filipacchi Associés, qui regroupe de nombreux titres de la branche presse écrite de Lagardère (Paris-Match, Elle...).

Dans la foulée, "huit cents salariés" de toutes les rédactions d'Hachette Filipacchi Associés ont décidé en assemblé générale "le principe d'une grève appelée par l'ensemble des organisations syndicales pour le mardi 5 juin", indique dans un communiqué commun l'intersyndicale CFDT, CGT, SNJ, FO et CFE-CGC.

La semaine dernière, les salariés d'Europe 1 avaient également décidé le principe d'une grève pour mardi contre les réductions d'effectifs.

Les syndicats soulignent que cette décision commune des deux composantes de la presse Lagardère est une "première historique".

Des assemblées générales doivent se tenir lundi dans les deux sociétés, pour décider de concrétiser ou non ces menaces de grèves.

La direction de Lagardère, contactée par l'AFP, n'a pas fait de commentaire.

Ces deux plans sont la déclinaison du plan annoncé en janvier par Lagardère, qui prévoit 70 millions d'euros d'économies, la fermeture de magazines (dont Top Famille) et la réduction de 7 à 10% de ses effectifs mondiaux.

La direction avait assuré que ces suppressions de postes se feraient sans licenciement "sec" et via des départs "volontaires".

Les syndicats de Hachette Filipacchi Associés veulent obtenir "le retrait du plan social" qui doit supprimer "93 postes en CDI et 70 en CCD", sans préciser les titres touchés.

Ce plan, "qui invoque comme prétexte une moins bonne rentabilité de la presse, s'avère plus que discutable", estiment-ils.

Il ne "comporte aucune proposition concrète de relance des titres", et n'envisage "pas davantage le fonctionnement de l'entreprise avec près de 200 salariés en moins", poursuivent les syndicats.

A Europe 1, ce plan prévoit la suppression de 42 postes en CDI sur un total de 407. La direction envisagerait également de ne pas renouveler les CDD en cours.

"Ces mesures vont nous empêcher de travailler convenablement, alors qu'on fonctionne déjà à flux tendus", a expliqué à l'AFP Olivier Samain, délégué SNJ.

Une réunion du comité d'entreprise de la station doit se tenir vendredi.

Cette tension sociale survient sur fond de malaise grandissant au sein de certaines rédactions du groupe.

Les syndicats d'Hachette Filipacchi ont ainsi dénoncé jeudi une direction qui "abandonne ses publications aux pressions politiques comme ça a été le cas pour le Journal du Dimanche et Paris-Match".

Mardi, la SDJ de Paris-Match a protesté contre des pressions exercées par Rachida Dati, la garde des Sceaux, pour interdire la publication de photos de jeunesse.

A la mi-mai, la SDJ du JDD avait dénoncé "une censure inacceptable", liée selon elle à une intervention d'Arnaud Lagardère -ami de Nicolas Sarkozy- pour empêcher la publication d'un article relatant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de la présidentielle.

En juin 2006, les journalistes de Paris-Match s'étaient mis en grève, mouvement quasiment sans précédent, contre l'éviction de leur patron Alain Genestar, due selon eux à une couverture montrant Cécilia Sarkozy avec un homme présenté comme son compagnon.

Pour les distraits ou les mal informés, le liberalisme c'est ça

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jeudi 31 mai 2007, 20h07
Fonctionnaires: la réduction des effectifs, objectif du gouvernement
Par Cécile AZZARO

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PARIS (AFP) - Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction Publique Eric Woerth a réaffirmé à des syndicats de fonctionnaires, dans l'expectative, la volonté du gouvernement de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
M. Woerth eu des réunions bilatérales avec sept des huit organisations syndicales (FSU, CGT, FO, CFE-CGC, CFDT, UNSA, Solidaires), et doit terminer ses consultations mardi 5 juin avec la CFTC.

Les syndicats restent d'autant plus méfiants que, selon le solde budgétaire 2006, les effectifs des fonctionnaires ont déjà été amputés de 9.500 emplois, contre 5.430 initialement programmés l'année dernière.

Et 15.000 suppressions d'emplois sont d'ores et déjà inscrites dans le projet de loi de Finances 2007.

Le ministre a confirmé aux syndicats sa volonté d'appliquer la politique annoncée par Nicolas Sarkozy de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce qui équivaut à supprimer entre 30.000 et 35.000 emplois par an, sur les quelques 5 millions de fonctionnaires.

Il a aussi rappelé que sa marge de manoeuvre concernant les salaires passerait par les économies générées par les réductions d'effectifs, dont la moitié serait redistribuée aux fonctionnaires.

La CGT a "immédiatement dit son désaccord avec l'une et l'autre de ces deux dispositions", a expliqué à l'AFP son secrétaire général Jean-Marc Canon.

Gérard Noguès (FO) se demande de son côté comment le gouvernement compte tenir "son objectif de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux", M. Woerth n'ayant rien précisé sur les secteurs touchés et dans quelles proportions.

"Ils parlent de non remplacement de départs en retraite, mais pour nous c'est des suppressions. Donc évidemment on lui a rappelé notre ferme opposition à cette politique-là", a déclaré jeudi le secrétaire général de Solidaires-Fonctions Publiques Jean-Michel Nathanson, à l'issue d'une rencontre d'une heure avec le ministre.

Pour Eric Fritsch (CFDT), le service public doit être "en capacité de relever tous les défis, dont celui du renouvellement des générations". "Nous avons des exigences qualitatives et quantitatives", a-t-il souligné.

Face à Gérard Aschieri (FSU), qui craint "une prise en compte exclusivement comptable au lieu d'une prise en compte par les besoins", M. Woerth a cependant précisé que la règle ne s'appliquerait "pas de manière uniforme".

Il a aussi annoncé son intention d'ouvrir un "round de discussions" avec les syndicats de fonctionnaires sur trois sujets: le pouvoir d'achat, les valeurs et missions du service public, et la rénovation du dialogue social.

Sur le premier thème, M. Woerth a demandé qu'on "arrête de se focaliser sur le point d'indice", qui détermine le salaire des fonctionnaires et constitue pour les syndicats la base des négociations salariales annuelles. Il a aussi plaidé "à titre personnel" pour un accès plus large des fonctionnaires aux heures supplémentaires.

Les missions du service public sont "au coeur de nos revendications", a indiqué Charles Bonnissol (CFE-CGC).

Avant de "parler mathématiques" sur les effectifs, il faut "qu'on sache quelle fonction publique on veut, et quel doit être son périmètre", a estimé Elisabeth David (UNSA).

"On a bien dit qu'il y avait des secteurs où les suppressions nous paraissaient complètement impossibles comme l'Education Nationale, la Justice, la police, les infirmières", a-t-elle prévenu.

la dernière phrase est la mieux :-)

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jeudi 31 mai 2007, 17h15
AP
Nicolas Sarkozy, "un président qui gouverne"
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PARIS (AP) - Depuis son installation, Nicolas Sarkozy est un président qui gouverne. Cette nouvelle pratique des institutions lève une hypocrisie entretenue par ses prédécesseurs, mais peut se révéler risquée en cas de crise.

"Je serai un président qui gouverne. Les Français élisent un président de la République pour qu'il agisse et pour qu'il décide", a lancé le chef de l'Etat mardi soir au Havre.

Nicolas Sarkozy n'a jamais caché sa conception de la fonction présidentielle. En janvier 2006, il avait plaidé pour "un président leader qui s'engage et qui est responsable".

Il s'agit pour lui de tirer les conséquences de la réforme du quinquennat, qui a accentué la présidentialisation du régime. Mais aussi de mettre la fonction en adéquation avec son tempérament hyperactif.

Tous ses actes depuis le 6 mai ont mis en évidence cette conception nouvelle de la présidence. Nicolas Sarkozy a constitué lui-même le gouvernement, s'installant même à la Lanterne, résidence de week-end des Premiers ministres. Il a pris à bras le corps les dossiers économiques comme Airbus, reçu à deux reprises les partenaires sociaux et préparé le "Grenelle de l'environnement" avec les ONG.

Les arbitrages remontent tous à l'Elysée, de la déduction d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers à la défiscalisation des heures supplémentaires, en passant par le sort du décret Robien sur les obligations de service des enseignants. Et M. Sarkozy a déjà prévenu qu'il présenterait lui-même le plan d'action du gouvernement après les élections législatives.

Le Premier ministre François Fillon est réduit à un rôle d'exécutant chargé d'appliquer "scrupuleusement" les engagements du président.

Cette pratique semble éloignée de la lettre de la Constitution de la Ve République. Le président de la République "assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat", stipule l'article 5. Le gouvernement, dirigé par le Premier ministre, "détermine et conduit la politique de la Nation", selon l'article 20.

Pourtant, tous les prédécesseurs de M. Sarkozy dirigeaient bel et bien l'action gouvernementale, excepté pendant les périodes de cohabitation. L'élection du président au suffrage universel depuis 1962 en a fait le chef incontesté de l'exécutif.

"C'est la fin d'un faux semblant", remarque le constitutionnaliste Didier Maus, professeur à l'université de Paris I. Selon lui, ce président qui gouverne est "dans la logique du quinquennat", et de l'intention de M. Sarkozy de se représenter en 2012: "à partir du moment où le président veut être jugé le moment venu sur ses actes, il n'a pas d'autre solution que de diriger directement le gouvernement".

A ses yeux, une telle pratique n'est pas contraire à la Constitution. "Le gouvernement est présidé par Nicolas Sarkozy et dirigé par François Fillon", estime-t-il.

Professeur à l'université de Montpellier et auteur de "La Ve République se meurt" (Odile Jacob), Dominique Rousseau n'est pas de cet avis. "Le président de la République, de manière très décomplexée, assume tous les pouvoirs. On est dans une pratique constitutionnelle contraire au texte de la Constitution. La question qui va se poser est de mettre le droit en accord avec les faits", explique ce constitutionnaliste.

Dominique Rousseau prône une révision de la Constitution pour supprimer le poste de Premier ministre, transformé en "ministre sans portefeuille", et inventer de nouveaux lieux d'équilibre des pouvoirs. "Cette évolution n'est acceptable que si elle est accompagnée d'une reconnaissance de contre-pouvoirs", dit-il en citant le Conseil constitutionnel, le Conseil supérieur de la magistrature ou le Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Autrement, Nicolas Sarkozy court le risque d'être en première ligne en cas de crise et sans le fusible que constitue traditionnellement le Premier ministre. "Ce système de responsabilité peut se retourner contre lui de façon très violente", remarque Dominique Reynié, professeur à Sciences-Po. AP

egp/mw

Sarkozy prépare un ministère de la « Homeland Security »(sécurité intérieure

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(Nouvelle Solidarité) Le président français Nicolas Sarkozy compte mettre la dernière main à son projet, un ministère de la Sécurité intérieure, semblable au département de la « Homeland Security » américain, qui regroupera la quasi-totalité des forces de police et de maintien de l'ordre.

Pour commencer, par sa politique d' »ouverture », sollicitant les défections dans les rangs du Parti socialiste et du MoDem, le nouveau parti centriste de François Bayrou, Sarkozy réussit à affaiblir toute opposition sérieuse. Porter le coup de grâce au PS n'est pas très difficile : le blairisme a tellement progressé dans ses rangs qu'un petit nombre de ses dirigeants n'a eu aucuns scrupules à rejoindre un gouvernement tout aussi blairiste que celui formé par Sarkozy : c'est le cas de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, d'Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques, de Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, etc.

Ensuite, dans le camp des centristes, lors de la création du MoDem, 24 des 29 députés de l'UDF ont décidé de rompre avec Bayrou pour s'allier eux aussi à Sarkozy.

Enfin, Sarkozy compte centraliser l'ensemble des services de renseignement sous son contrôle direct. Les 2000 employés des Renseignements généraux (les RG, la police « politique ») ont déjà fait leurs valises pour déménager du ministère de l'Intérieur vers de nouveaux locaux en banlieue, où ils seront rejoints par la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage), la Sous-direction de l'anti-terrorisme (SDAT, police Judiciaire) et ultérieurement par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). On estime généralement que cette nouvelle structure prendra le nom de Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sous la direction de Bernard Squarcini (surnommé « le Squale »), un fidèle de Sarkozy et numéro deux des RG depuis une bonne dizaine d'années. La naissance de cette vaste machine sécuritaire sera sous la haute supervision de Claude Guéant, chef de cabinet de Sarkozy. Plus tard, elle pourra être placée sous le contrôle d'un Conseil national de la sécurité (à l'américaine), dépendant directement de la Présidence.

Clairement inspiré par le département de la « Homeland Security », cette nouvelle structure intégrera, selon Le Figaro, la lutte contre la violence dans les banlieues (où le taux de pauvreté et de chômage bat des records parmi les populations immigrées), le contre-terrorisme au niveau régional et au niveau central, la lutte contre les phénomènes « subversifs ». Le 2 mai, Nicolas Sarkozy écrivit à la direction du syndicat de police Synergie-Officiers qu'il favorisait la « création d'une direction unifiée pour le renseignement intérieur en France afin de mieux combattre le terrorisme », ajoutant : « Je n'exclus pas d'adapter les structures de la Police nationale pour mieux répondre à l'évolution de la délinquance. »

Ainsi, Sarkozy s'oriente vers la mise en place d'un « exécutif unitaire » tel qu'il fut conçu par le juriste nazi Carl Schmitt, fort éloigné de l'esprit de la Cinquième République, où le Président fixe un cadre politique général, tout en assumant la charge particulière des affaires étrangères et de la défense nationale, mais où le Premier ministre traite les affaires courantes. Sarkozy a nommé une pléiade de conseillers à l'Elysée, en charge de faire directement valoir sa politique auprès des différents ministres : sept experts auprès du ministère de l'Economie, cinq auprès du ministère des Affaires sociales et six auprès de la Défense et de la Sécurité.



Jeudi 31 Mai 2007
Solidarité et Progrès

Rafle dans Paris : une étudiante en garde-à-vue

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Suite à la rafle de sans-papiers dans le quartier de la Chapelle, Myriam, étudiante à l’université Paris 8, a été placée en garde-à-vue vers 14H00 au poste de police de la gare du Nord (179 rue du Faubourg-Saint-Denis, TEL 01 44 89 64 70). Elle est accusée d’outrage et rébellion.


De : Interfac

RIfifi a paname

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jeudi 31 mai 2007, 21h08
Le directeur de la police générale de la préfecture "entendu" à l'IGS

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PARIS (AFP) - Le directeur de la police générale de la préfecture de police de Paris, Yannick Blanc, était "entendu" jeudi soir à l'Inspection générale des services (IGS, police des polices), a-t-on appris auprès de la préfecture de police, confirmant une information de RTL.
M. Blanc est "entendu" dans le cadre d'une procédure diligentée par un magistrat parisien, a-t-on ajouté de même source sans plus de détails ni sur une éventuelle garde à vue ni sur le fond de cette audition.

Yannick Blanc avait déclenché une vive polémique début juillet 2006 en annonçant par voie de presse que "plusieurs milliers de familles" sans papiers seraient "régularisées" dans le cadre de la circulaire du 13 juin du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Ce dernier l'avait alors vertement tancé à distance, affirmant que "tous ceux qui parlent de chiffres (...) parlent de sujets qu'ils ne connaissent pas". Les associations avaient critiqué le fait qu'un nombre défini de familles auraient droit à la régularisation alors qu'un examen individuel des cas était annoncé.

Il y a un an, la direction de la police générale avait eu affaire avec la justice. Un haut-fonctionnaire responsable de la police des étrangers à la préfecture de police de Paris (PP), Yves Riou, 39 ans, avait été mis en examen mi-avril 2006 et écroué pour "corruption passive" et "aide au séjour irrégulier" d'étrangers.

L'affaire avait mis en émoi la préfecture où Yves Riou était réputé "compétent". Elle avait été révélée par une enquête entamée en janvier 2006 sur une filière de fourniture de documents administratifs à des étrangers en situation irrégulière.

L’extrême-droite italienne soutient Sarko (videos)

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de Le moustique socratique

Le leader de la droite extrême d’Italie du Nord Gianfranco Fini a signé la préface italienne de l’ouvrage "Témoignage" de Nicolas Sarkozy.

Le MSI (parti néo-fasciste italien) a lancé une campagne d’affichage a Rome pour féliciter Nicolas Sarkozy de sa victoire aux Présidentielles françaises.

Ce rapprochement des droites dures européennes n’annonce rien de très bon et rappelle un temps que les démocrates souhaiteraient révolu.

Sarko
envoyé par anterack64

Biométrie : le Comité d’éthique tire la sonnette d’alarme

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Laurent Suply (lefigaro.fr). 31 mai 2007 : 16h32

Cette instance consultative réclame un « contre-pouvoir » face à ces méthodes d’identification.
« Subrepticement, notre société, au nom du paradigme sécuritaire, s'habitue à l'usage
de ces marqueurs biométriques », constate le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) dans un avis rendu jeudi. Une habitude dangereuse, estime le comité : « chacun accepte finalement et même avec quelque indifférence d'être fiché, observé, repéré, tracé, sans souvent même en avoir conscience ».


ADN, sang, urine, iris…


En cause, la biométrie, une technique en plein boom, qui consiste à identifier des individus par leurs caractéristiques physiques : repérage de « suspect » par identification faciale, contrôle aux frontières grâce au passeport biométrique, démarrage d’un ordinateur grâce aux empreintes digitales. Il est aussi possible d’identifier quelqu’un grâce à son ADN, son sang, son urine, sa rétine, son iris, sa voix, ou même sa façon de taper sur un clavier.

Au-delà des failles de sécurité révélées notamment par le Guardian au sujet du passeport biométrique, le CCNE pointe les dérives qui guettent. Il critique sévèrement « une loi qui fait du refus de se soumettre à ce prélèvement un délit », qui revient à faire fi du consentement, condition sine qua non de la biométrie. Autre danger : le détournement des données et leurs croisements qui « permet un contrôle étroit et multiforme des personnes, de leurs déplacements et de leurs activités ». « On imagine aisément l'utilisation aux fins de stigmatisation, d'exclusion sinon d'élimination que des régimes totalitaires auraient pu faire ou pourraient faire de tels instruments », ajoute le texte.

« Le prix à payer »


Face à ces doutes, le Comité d’éthique s’interroge : « quel est le prix à payer pour rendre la vie plus sûre ? ». Pour éviter les dérives, l’avis préconise la mise en place d’un vaste « débat public » sur la question et d’un « réel contre-pouvoir à la généralisation excessive de la biométrie ». Elle propose que la Cnil soit chargée de cette tâche, après lui en avoir donné « le statut et les moyens ».

Le rapport
http://www.ccne-ethique.fr/francais/pdf/avis098.pdf

ligne directe

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31 mai 2007
Sujet : en ce moment meme à Lille....
Texte : Mr Fillon est en meeting...notre envoyé special est sur place....
vous en aurez bientot la primeur ;)

Bottes lui le fion ! Le Jeu !! A toi de jouer !

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Bruits de chiottes

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"Le temps de l'action est venu", dit François Fillon
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FRANÇOIS FILLON ESTIME QUE
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LOUE, Sarthe (Reuters) - En campagne pour les législatives à Loué, un des chefs-lieux de canton de la 4e circonscription de la Sarthe, le Premier ministre François Fillon a estimé que le temps de l'action était venu et il s'est livré à un plaidoyer en faveur de son gouvernement et des mesures qu'il entend adopter.

"Le temps de l'action est venu", a-t-il lancé mercredi soir en évoquant la réforme "fondamentale" dont avaient besoin les universités, mais aussi l'avenir de l'Europe ou l'immigration qui fera l'objet d'une loi cet été et qui doit être "choisie" et non "subie", ce qui est selon lui une "responsabilité" du gouvernement.

Devant environ 200 personnes réunies dans un centre culturel flambant neuf, François Fillon s'est longuement félicité de "l'ouverture" d'un gouvernement ayant fait appel à différentes personnalités et de sa composition paritaire entre hommes et femmes qui font déjà, a-t-il estimé, office de "rupture" vis-à-vis du passé.

"On a fait l'ouverture sans y être obligé, preuve que "nous ne voulions pas tous les pouvoirs", a-t-il lancé.

"Il fallait beaucoup de force pour ne pas céder à la tentation partisane (...) Pour ne pas se limiter à sa famille et s'ouvrir à ceux qui nous ont combattus autrefois", a-t-il ajouté.

Il a défendu un gouvernement "resserré" de quinze ministres qui permette "le débat" comme dans "n'importe quel conseil d'administration, n'importe quel conseil municipal" ou "association" alors que ce débat aurait disparu selon lui "depuis le général de Gaulle".

"Trop de monde était entré dans une mécanique où dès que quelqu'un disait quelque chose qui n'était pas conforme c'était un drame absolu", a-t-il regretté, tout en annonçant la nomination auprès des ministres "d'autres secrétaires d'Etat".

François Fillon s'est engagé à tenir les promesses de Nicolas Sarkozy concernant notamment le service minimum dans les services publics ou les déductions de prêts immobiliers "pour tous ceux qui ont emprunté pour acquérir leur résidence principale", ce qui fera l'objet d'une loi "cet été".

Avec les prochaines mesures fiscales envisagées par le gouvernement, dont l'abaissement du bouclier fiscal à 50%, le Premier ministre souhaite "provoquer un choc de confiance" et "booster la croissance".

Interpellé par un assistant dans la salle sur l'action de la droite lorsqu'elle était au pouvoir, François Fillon a estimé que "la gauche et la droite se sont trompées" mais que "nous, on se rend compte que l'on s'est trompé et on vient vous proposer autre chose que le retour vers le passé".

Vers un avenir radieux..

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Exxon a le dernier mot sur ses actionnaires pro-environnement
Par Par Amandine AMBREGNI
mer 30 mai, 23h34 Envoyer par mail Envoyer via Y! Messenger Blog via Yahoo! 360 Imprimer

Le PDG d'ExxonMobil Rex Tillerson, le 25 janvier 2007 à Davos
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NEW YORK (AFP) - Le premier groupe pétrolier mondial, l'Américain ExxonMobil, a fait face mercredi à des actionnaires très critiques qui ont exigé des réformes en matière de lutte contre le réchauffement climatique, mais sans parvenir à faire fléchir les dirigeants.

Pendant quatre heures d'assemblée générale annuelle, la direction d'ExxonMobil a croisé le fer contre ces actionnaires militants mais sans céder sur ses positions en matière de gaz à effet de serre, d'énergies fossiles et renouvelables, d'investissements et de projections scientifiques.

Sur les 15 résolutions soumises par ses investisseurs --des fonds de retraites et d'investissements détenant ensemble plus de 100 millions de titres, soit un peu moins de 2% du capital--, la direction a recommandé de voter contre la totalité. La consigne a été appliquée à la lettre par l'assemblée générale réunie à Dallas, au Texas (sud).

Entre autres, les motions réclamant des engagements concrets sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des investissements dans les énergies renouvelables ont été rejetées à une large majorité.

Pourtant, les débats ont joué les prolongations, d'autant que certaines résolutions ont déjà été soumises plusieurs fois sans succès. Certains actionnaires se sont également inquiétés du manque de communication et d'écoute de la direction.

"Pourquoi votre groupe incarne l'ennemi public numéro un en termes de réchauffement climatique?", a demandé un actionnaire, chaudement applaudi par l'assistance. "Vous pourriez contribuer à faire progresser la recherche sur les énergies renouvelables, mais vous continuez de financer des groupes scientifiques qui mettent en doute la théorie du réchauffement climatique. Ne sentez-vous donc pas l'urgence du problème?", a-t-il lancé.

Réponse inflexible du PDG, Rex Tillerson: "Aujourd'hui, la communauté scientifique sait beaucoup de choses, mais beaucoup d'éléments ne sont pas consensuels. Il y a aussi tellement de domaines où nous aurons encore besoin d'énergies fossiles à l'avenir. Peut-être que vous n'aimez pas cette vision, mais c'est une réalité".

S'irritant de la mauvaise image du groupe, dont le chiffre d'affaires en 2006 a dépassé 377 milliards de dollars, M. Tillerson a fini par s'exclamer: "Pourquoi les gens se sentent tellement menacés parce que nous n'avons pas de discussions publiques sur le sujet? Je ne vais pas brandir une banderole ni de slogan, je ne rentrerai pas dans ce jeu".

"Nous pensons comme vous qu'il s'agit de questions cruciales pour les générations futures", a-t-il poursuivi. "Mais nous voulons participer là ou nous avons une expertise, dans les énergies fossiles. Nous ne sommes pas opposés aux carburants alternatifs, le fait que nous n'en développions pas ne signifie pas que nous soyons contre".

Le PDG a aussi cité les investissements d'Exxon dans des projets scientifiques, dont 100 millions de dollars pour un projet de l'université de Stanford sur des technologies permettant de réduire les gaz à effet de serre.

Selon lui, "des raisons fondamentales" expliquent la stratégie d'ExxonMobil. "Les forces de marché créent la concurrence. Et ce même marché sera une clef pour répondre aux défis de l'environnement, car le marché génère la créativité des concurrents".

"C'est aussi ce qui nous a permis de vous apporter de la valeur depuis toutes ces années", a lâché le PDG, rappelant le versement "depuis 100 ans chaque année" d'un dividende et une politique de rachats d'actions pour faire grimper leur cours.

"Exxon est la plus grosse compagnie au monde, et il est clair qu'en tant qu'actionnaires, nous en percevons les bienfaits immédiatement", a reconnu un autre actionnaire, avant de s'exclamer: "Mais on ne peut pas tout résumer à l'argent! Vous avez un devoir, car vos décisions ont un impact sur les politiques publiques, sur le marché, sur nos communautés".

2006: banlieues, incendies de bus et le ministre de l'intérieur...

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Article un peu long mais intéressant trouvé sur oulala.net

Qui se souvient des incendies de bus d’octobre 2006 ? Survenus dans un contexte étrangement calme, certains incendies ont laissé une impression “d’organisation” : les incendiaires étaient cagoulés et armés et s’évanouissaient aussitôt leur forfait commis. Inversement, d’autres incendies avaient une allure “amateur” et étaient commis par des jeunes gens qui voulaient imiter les premiers et qui, malheureusement, ont parfois failli tuer des passagers, comme à Marseille.

À l’époque, un communiqué du Parti Communiste Français (PCF) décrit certains incendies comme des actions « manifestement très organisées », tandis que le site d’information alternatif bellaciao évoque une « opération de barbouzage », autrement dit menée par les services secrets. Barbouzage : le mot est lâché. Or, Wayne Madsen, l’un des meilleurs journalistes d’investigation étasuniens (il fut sélectionné pour interroger la Commission d’enquête sur le 11 septembre), révèle sur son site Wayne Madsen Report que certains incendies de bus dans les banlieues françaises étaient le fait d’agents provocateurs, financés par une caisse noire alimentée par des saisies dans les affaires de drogue, le tout... sous la houlette de Nicolas Sarkozy. À en croire Madsen, le reproche fait à Sarkozy par de nombreux cadres de la gauche d’avoir mis le feu aux banlieues pourrait bien se révéler être à prendre au pied de la lettre ! Madsen tient son information d’une source appartenant aux services secrets français et qui qualifie par ailleurs Nicolas Sarkozy de « petit Hitler français » - chacun appréciera la formule.

En matière de services secrets, la prudence reste de mise : une manipulation est toujours envisageable et on a rarement de certitudes à chaud. Toutefois, un journaliste allemand, Udi Ulfkotte, confirme la présence des agents provocateurs dans les banlieues françaises et Madsen lui-même est fin connaisseur des services secrets et de politique internationale.

L’ examen de l’information du Wayne Madsen Report consiste à se demander si elle s’inscrit logiquement dans ce que nous savons. Selon Madsen, c’est le cas puisque Sarkozy et la politique qu’il s’apprête à mener sont qualifiés de néo-conservateurs. Or, nous savons que la doctrine néo-conservatrice comporte notamment l’idée que la défense de la démocratie s’opère mieux en présence d’un ennemi extérieur et qu’en l’absence d’un tel ennemi, il convient de le fabriquer. La doctrine néo-conservatrice recycle la “stratégie de la tension”, technique bien connue de nos amis des services secrets, ici à peine enrobée pour séduire des gouvernants de plus en plus décomplexés. “Fabriquons la violence pour pousser la population à rechercher l’autorité et la sécurité en échange d’une diminution de leurs libertés”, telle pourrait être la devise des néo-conservateurs qui, outre-Atlantique, excellent en travaux pratiques.

Les émeutes urbaines nourrissent la peur, qui nourrit le vote Sarkozy : tout se tient

Malgré la cohérence de l’information apportée par le Wayne Madsen Report, gardons par prudence l’idée que cette information est vraie avec une chance sur deux. À quoi sert une telle information ? Eh bien, outre sa gravité potentielle, à nous rendre vigilants. Dans l’absolu, une dérive est toujours possible et c’est notre négligence qui la rend possible. Tous les citoyens, qu’ils aient voté ou non pour Nicolas Sarkozy, devraient garder cette information dans un coin de leur tête et se montrer particulièrement attentifs dans les mois et les années à venir. Chaque mois, chaque année qui passera sans débordements de violence « manifestement très organisé(s) » montrera non pas que l’information du Wayne Madsen Report est erronée mais que l’action des barbouzes a été limitée dans le temps. Inversement, si des émeutes se produisent, les citoyens devront s’attacher au moindre détail : le mode opératoire dénote-t-il une grande organisation ? La violence est-elle montée progressivement ou a-t-elle été précédée de “pics” ? (les pétards dans la poudrière...) A-t-on interpellé les fauteurs de trouble et sont-ils crédibles vis-à-vis des faits reprochés ? Le gouvernement présente-t-il à chaud un texte de loi dont la sophistication suggère qu’il était préparé ? Cette vigilance est le devoir sacré de tout citoyen, quel que soit le président de la République élu, et ce devoir ne se résume pas bien entendu aux seules violences urbaines. Tout pouvoir a besoin d’un contre-pouvoir.

Menaces à venir

Poursuivons notre réflexion et supposons vraie l’information du Wayne Madsen Report établissant une connivence entre Nicolas Sarkozy et les barbouzes qui incendiaient les bus en octobre, et tentons d’envisager comment Nicolas Sarkozy se servira demain de son “arme secrète”. Trois scénarios se dégagent :
1. Il ne s’en sert plus (ça y est, il a le pouvoir, il est content).
2. Il continue à s’en servir (pour asseoir son pouvoir).
3. Il passe à l’échelle supérieure : il encourage le plus violent des groupes infiltrés à commettre un attentat majeur sur le territoire français.

Un premier indice en faveur du scénario 3 nous est fourni par les menaces brandies récemment par Al-Qaïda à l’encontre de la France, menaces parvenues par le même canal que les revendications des attentats de Madrid et Londres, deux opérations aux forts relents barbouzards. Le recours à ce canal nous met donc la puce à l’oreille. Dans le même temps, n’exagérons rien car les menaces sans suite sont légion.

Un deuxième indice en faveur du scénario 3 nous est suggéré par le Wayne Madsen Report, lequel rapporte que Nicolas Sarkozy, sitôt élu, a entamé une purge des services secrets français, qualifiée par Madsen de « purge stalinienne » (4) - et notez bien : alors que nous sortons d’un gouvernement de droite. D’après Madsen, les services secrets - notez toujours, ceux laissés par Jacques Chirac, pas par la gauche - sont jugés trop pro-arabes et trop proches de la gauche. Cette purge pourrait annoncer un tournant dans la politique internationale de la France et déboucher sur une politique plus à droite, plus Atlantiste et plus pro-israélienne que ne l’était celle de Jacques Chirac, qui en la matière fut fidèle aux traditions française et gaullienne. Comment le président nouvellement élu fera-t-il accepter ce tournant par les français, alors que la politique internationale a été l’une des grandes absentes de la campagne ? Nicolas Sarkozy passera-t-il outre l’avis des français, comme le fit Tony Blair en Grande-Bretagne en défiant un cortège d’un million de manifestants anti-guerre ? Ou, et l’on revient à la nécessité de services secrets “décomplexés”, exploitera-t-il un “événement” intérieur capable de refaçonner l’opinion ?

S’agissant de politique intérieure, il n’aura échappé à personne que Nicolas Sarkozy veut aller vite en réformes. Dans un pays que l’on dit ingouvernable, une diversion, comme un attentat majeur par exemple, tomberait à pic : le temps que l’on se remette de nos émotions et hop, on découvre que les grandes réformes sont passées !

Le scénario 2 comporte une variante astucieuse : les réformes promises pourraient provoquer à la rentrée 2007 un important mouvement social. Les jeunes issus des banlieues défavorisées, particulièrement attaqués tant par le candidat Sarkozy que par le ministre de l’Intérieur Sarkozy, et qui ont voté massivement pour Ségolène Royal, pourraient s’y joindre. Dans un tel cas, la mission confiée aux barbouzes consistant à créer des désordres dans les manifestations afin de rendre le mouvement impopulaire sera odieusement facilitée : il sera facile d’imputer les débordements à ces jeunes, dont l’image est déjà abîmée dans l’opinion.

Enfin, scénario 1 : Sarkozy choisit de compter sur sa seule force politique et sur ses talents de communiquant et entend gagner à la loyale. Compte tenu de l’ego du personnage, ce n’est pas impossible.

Combinaison explosive

Aucun des trois scénarios n’a ma “préférence” et nul ne sait à quoi ressemblera le quinquennat Sarkozy. Mais la présence d’agents provocateurs dans les banlieues en octobre dernier, le soupçon d’une connivence entre ces agents et le nouveau président, la purge des services secrets entamée au lendemain de sa victoire, les besoins d’un calendrier politique à la fois ambitieux et risqué, l’allégeance de Nicolas Sarkozy aux néo-conservateurs étasuniens et à Israël et ses élans de camaraderie envers Tony Blair, qui a fabriqué les faux permettant de déclencher la guerre préventive étasunienne en Irak, forment une combinaison explosive qui éveille ma méfiance à un degré inimaginable sous Jacques Chirac.

30/05/2007

Vers un avenir radieux..

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France Télécom: grève jeudi contre les "pressions" au départ des salariés
Par Par Cécile AZZARO
mer 30 mai, 22h41 Envoyer par mail Envoyer via Y! Messenger Blog via Yahoo! 360 Imprimer

Photo du logo de France Télécom
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PARIS (AFP) - Les syndicats de France Télécom (Paris: FR0000133308 - actualité) appellent les 108.000 salariés français du groupe à se mettre en grève jeudi pour dénoncer 22.000 suppressions d'emplois annoncées entre 2006 et 2009, et les "pressions" exercées, selon eux, pour inciter le personnel au départ.

Cette journée, lancée par six organisations (CFDT, CFTC, CFE (Brussels: CFEB.BR - actualité) -CGC, CGT, FO et Sud), avec des rassemblements prévus dans toute la France, a également reçu le soutien des syndicats du groupe présents dans d'autres pays (Pologne, Belgique, Suisse, Australie) et réunis au sein de l'Uni (Union (000910.KS - actualité) network international).

France Télécom a annoncé en février 2006 une réduction d'effectifs de 22.000 personnes entre 2006 et 2009, accompagnée de 6.000 embauches d'ici 2008. En 2006, la direction a déjà comptabilisé 10.300 départs, dont 5.400 en préretraites et 2.200 retraites.

Pour la direction, les départs se font "sans pression", avec "les retraites, les retours vers la Fonction publique, l'essaimage (création d'entreprises), ou le Plan personnel accompagné (aide au développement de projets professionnels en dehors du groupe)", explique un porte-parole.

Mais selon Jacques Lemercier (FO), "le congé de fin de carrière, qui permettait un départ en préretraite à 55 ans, s'est arrêté fin 2006. La direction a complètement asséché les possibilités statutaires de départ et on se retrouve avec des pressions énormes sur les personnels. Ce ne sont plus des départs naturels, ce sont des départs forcés".

De plus, "il y a une concentration des activités et des unités opérationnelles. France Télécom se retire de beaucoup de départements, ce qui pose des problèmes d'emplois et de mobilité géographique pour nos collègues", ajoute M. Lemercier.

Sud-PTT et la CFE-CGC préparent de leur côté un "observatoire du stress et de la mobilité forcée", qui devrait voir le jour en juin, pour "recenser les restructurations en cours, les cas de harcèlements individuels, et les mobilités obligatoires", et apporter une assistance syndicale, juridique, voire médicale aux salariés.

Selon Pierre Morville (CFE-CGC) les pressions se traduisent par "des mobilités forcées à des centaines de kilomètres du lieu de travail initial, des fermetures de services, des déqualifications de personnel, des pressions sur l’encadrement qui doit +remplir ses objectifs+ en matière de suppression de postes".

Patrick Ackermann (Sud PTT) évoque "un grand abattement chez les salariés", "un taux important de démissions" et des "conséquences" sur la santé, notamment le "développement du stress".

Des rapports de médecins du travail font état de "la démotivation du personnel et de son mal-vivre de plus en plus grand", ajoute Christian Matorelle (CGT).

"Nous refusons ces 22.000 départs et le choix qui est fait de reverser les dividendes aux actionnaires, au détriment de l'investissement dans l'avenir", précise M. Matorelle.

De même, la CFDT critique le "montant record des dividendes versés aux actionnaires" qui mettent "en péril la valeur de l'entreprise et ses emplois actuels et futurs".

Les syndicats demandent notamment l'ouverture d'une véritable négociation sur la gestion prévisionnelle de l'emploi, et un plan de départ anticipé à la retraite.

hot line

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mercredi 30 mai 2007, 19h52
Des militants anti-EPR squattent un pylône électrique breton

RENNES (AP) - Quatre militants occupaient toujours mercredi soir un pylône à très haute tension à Fougères (Ille-et-Vilaine) pour réclamer l'abrogation, avant le Grenelle de l'environnement, du décret autorisant EDF à construire le réacteur EPR à Flamanville (Manche).

"Il y a un huissier qui va nous signifier une procédure d'expulsion", a rapporté par téléphone Alain Correa, sympathisant du Groupe d'action non-violente antinucléaire (GANVA). "Une équipe de ligneurs de RTE doit venir pour lui permettre de monter".

"Nous ne concevons pas de discuter environnement pendant qu'EDF construit un réacteur nucléaire", avait expliqué un peu plus tôt Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire. Ce réseau, dont fait partie le GANVA, n'est pas invité au Grenelle de l'environnement, ces concertations gouvernementales qui auront lieu à l'automne. Mais "on est tout à fait prêt à y participer", affirme son porte-parole.

Les quatre militants ont installé mardi matin sur le pylône un plancher et une tente pour s'abriter de la pluie - "un vrai bivouac aérien", selon M. Lhomme.

Réseau de transport d'électricité, qui est propriétaire du pylône, a dit avoir porté plainte. "RTE a engagé une procédure d'expulsion avec astreinte", indiquait-on en fin d'après-midi à la préfecture d'Ille-et-Vilaine en ajoutant que "pour l'instant", aucun recours à la force n'était prévu. AP

cb/div/mw

Le grand retour du trou de la sécu

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Et voilà. Comme l'annonçait libération ce mardi matin, le trou de la Sécu est de retour. Une procédure d'alerte a été déclenchée mardi sur les dépenses d'assurance maladie en raison d'un risque de dépassement de l'objectif des dépenses dans le cadre de la loi de financement pour 2007.

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Les ministres passent, le trou de la Sécu demeure


C'est une première en France. Et cette mesure est à prendre d'autant plus au sérieux qu'elle a été prise par le Comité d'alerte sur l'évolution des dépenses d'assurance maladie, un organisme d'experts indépendants chargé d'alerter le Parlement, le gouvernement et les caisses nationales d'assurance maladie en cas d'évolution des dépenses maladie «incompatibles» avec les objectifs votés par le Parlement. «Le dépassement observé sur la base annuelle de l'Ondam 2006 et les tendances des dépenses de soins de ville constatées au cours des premiers mois de l'année conduisent à considérer qu'il existe un risque sérieux de dépassement supérieur à 0,75% (1,1 milliard d'euros) de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) fixé en 2007», est-il écrit dans l'avis. La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a dit prendre acte de cette avis, soulignant qu'elle disposait d'un délai d'un mois «pour proposer des mesures de redressement». La Cnam ajoute, dans un communiqué, qu'elle «mettra à profit ce délai pour préparer un ensemble de propositions qui s'inscriront dans la logique de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé et de la promotion de l'efficience du système de soins».

C'est dans ce contexte tendu que la ministre de la Santé a annoncé dimanche que les franchises médicales voulues par Nicolas Sarkozy «afin de responsabiliser les patients» seraient mises en œuvre en 2008. Selon Roselyne Bachelot, quatre franchises annuelles sur les médicaments, les consultations, les analyses et l'hôpital - qui pourraient être de 10 euros chacune par foyer - sont envisagées sans exclure des modulations en fonction des revenus et des «prises en charge à 100% au cas par cas». Ces franchises , si elles sont adoptées, risquent de provoquer de fortes turbulences, tant les oppositions sont fortes. «La seule conséquence de ces franchises, ce sera une augmentation des inégalités en termes de santé, nous a affirmé Bruno Palier, économiste de la santé et chercheur au CEVIPOF. Tant que l'on ne touchera pas aux modes de revenus des médecins, rien ne changera».

Comme en écho à cette menace, la CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, a mis en garde le gouvernement contre toute tentative de remise en cause des engagements de son prédécesseur en matière d'honoraires médicaux. «La CSMF avertit clairement le gouvernement que les mesures de redressement ne doivent en aucun cas toucher les honoraires médicaux (...) Les économies doivent être recherchées dans d'autres secteurs, la responsabilisation des patients étant une piste parmi d'autres», indique son communiqué. La consultation des médecins généralistes doit, en effet, passer de 21 à 22 euros le 1er juillet, puis à 23 euros en 2008, selon un accord signé en mars. A l'inverse, l'UNSA (autonomes) a estimé, mardi après-midi, que les assurés sociaux avaient «déjà largement participé à l'effort de redressement» des comptes de l'assurance maladie, alors que les médecins libéraux n'ont, selon elle, pas partagé cet effort. «On ne cautionnera aucune décision qui ferait porter de nouveaux sacrifices aux usagers».
Ce trou de la Sécu risque fort d'être la première épine sérieuse dans le pied du nouveau gouvernement.

Cindy Sheehan : la fin du combat pour "Peace mom"

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de Marion Urban

Cindy Sheehan, emblème du mouvement contre la guerre en Irak, a décidé de rentrer à la maison. Découragée, fatiguée et ruinée, "Peace mom" renonce au combat dont elle s’était investie au lendemain de la mort de son fils à Sadr City, en Irak. Cette mère de famille de Californie était devenue célèbre en août 2005 après avoir campé pendant 26 jours devant la résidence d’été de George Bush.

Cindy Sheehan, 50 ans, a décidé de rentrer à la maison. La « Peace mom », mère-pour-la-paix, érigée en icône, par les mouvements pacifistes américains, a annoncé son retrait de la vie publique le jour du Memorial Day, quand les États-Unis rendent hommage aux hommes et aux femmes tombés dans les guerres américaines.

Découragée, malade et ruinée, elle explique qu’elle renonce au combat pacifiste dans une longue lettre intitulée Good Riddance, Attention Whore, Bon débarras, racoleuse, mis en ligne sur son blog.

La mort de son fils, Casey, engagé volontaire de 24 ans, le 4 avril 2004, à Sadr City, en Irak, a fait sortir de ses gonds cette mère de famille tranquille, originaire de Vacaville, en Californie.

Cindy Sheehan est devenue célèbre en août 2005 en campant près de quatre semaines en face de la résidence de vacances du président George W. Bush, au Texas. Elle réclame un rendez-vous avec le « commandant-en-chef » de son fils pour qu’il lui explique « au nom de quoi » son fils est mort en Irak. Des centaines de militants pacifistes l’a rejoignent.

Son action très médiatisée a renforcé la bipolarisation de l’opinion publique américaine à propos de la guerre en Irak.

Membre du parti démocrate pendant quelques mois, elle en a démissionné récemment.

Mère courage

Mère de quatre enfants et épouse de représentant de commerce, Cindy Sheehan a vu sa vie basculer le jour où elle a appris la mort de son fils Casey. C’était le dimanche 4 avril 2004, l’unité de Casey Sheehan avait été affectée à la sécurité d’un chantier d’installation de conduite d’eau dans les rues de Sadr City, en Irak. Casey avait débarqué dans la guerre, cinq jours plus tôt. Une balle lui a traversé le corps.

Cindy Sheehan a entendu à la télévision l’annonce des 8 morts et 50 blessés de ce qui est resté connu comme le « Dimanche noir » de l’armée américaine, mais ce n’est que lorsqu’elle a vu les officiers devant la porte de la maison qu’elle a compris que son fils aîné était au nombre des victimes.

Une première rencontre entre des parents des soldats morts en Irak et le président George W. Bush à Fort Lewis, une base militaire près de Seattle (Washington), la laisse meurtrie. « Cette rencontre a été écoeurante. Il n’a montré aucune compassion. Il n’était pas présent », se souvient Cindy, aujourd’hui. « Il ne voulait pas regarder les photos de Casey. Il ne voulait surtout pas personnaliser. Il n’arrêtait pas de m’appeler « mom » (m’man). Il s’est comporté de façon grossière ».

Cindy Sheehan aura encore besoin de quelques mois avant de se mettre en tête qu’elle doit absolument rencontrer le président, de façon individuelle. La mère de famille modèle se transforme alors en militante. Elle fonde la Gold Star families for peace, une association de parents de soldats tués en Irak (la « Gold Star », étoile d’or, est la décoration règlementaire, attribuée au « membre de la famille » militaire, mort au combat).

Mère colère

Cindy Sheehan plante la tente en face du ranch texan de George W. Bush, à Crawford, le 4 août. Son message est simple : « Expliquez-moi pour quelle noble cause mon fils est mort ». Elle réussit à faire de son campement un rassemblement militant. Acteurs de Hollywood, chanteurs, représentants religieux, vétérans de la guerre et parents de militaires et des membres du Congrès viennent la soutenir. La presse nationale et internationale s’empare de l’histoire. Cindy campera pendant 26 jours. Les conseillers du président la reçoivent, mais pas le président.

L’opinion américaine est en train de changer à propos de la guerre en Irak. En ce mois d’août 2005, certains évoquent pour la première fois un retrait des troupes américaines. George W. Bush multiplie les discours pour refaire l’unité du pays. La Maison Blanche lui organise des rencontres sur-mesure, avec des mères de famille, fières de leurs enfants qui servent en Irak.

L’action de Cindy Sheehan déchaîne les passions. Les pro-Bush l’abreuvent d’injures, l’accusent d’être une « traîtresse », une « psycho-garce », « racoleuse » « foldingue manipulée », « amie des terroristes ».

Mère militante

Le 17 mars 2007, Cindy manifestait encore contre la guerre en Irak devant le Pentagone.

(Photo : AFP) Le 17 mars 2007, Cindy manifestait encore contre la guerre en Irak devant le Pentagone. (Photo : AFP)

Cindy Sheehan se bat au nom de son fils. Elle a aussi le verbe haut. Dans un courriel à la chaîne de télévision américaine ABC, en mars 2005, elle aurait déclaré que son fils « Casey a été tué pour des mensonges et pour l’agenda des néo-conservateurs dont le seul bénéficiaire est Israël ». Par la suite, elle se défendra en disant que les termes du courriel ne sont pas les siens et qu’ils ont été « tronqués » par le journaliste.

Au moment où le cyclone Rita frappe la Floride, en septembre, elle regrette sur son blog que des « médias accordent autant d’importance à un petit vent et une petite pluie alors qu’il y a plein d’autres choses qui arrivent à ce pays aujourd’hui, et aussi dans le monde ». Plus tard, elle traitera George W. Bush de « pire des terroristes du monde, encore pire que Oussama Ben Laden ». Ce qui provoque une nouvelle bordée de haine et d’insultes de la part des partisans du président.

Avec le soutien de plusieurs mouvements pacifistes, Cindy Sheehan entame en septembre 2005, une tournée de conférences baptisée « Bring them home now » (Ramenez-les à la maison, tout de suite). Avec un groupe de mères, elle manifeste devant la Maison Blanche à Washington. Elles se font arrêtées et doivent payer une amende.

En janvier 2006, Cindy Sheehan est invitée par le président vénézuelien Hugo Chavez à participer au Forum social mondial, à Caracas. Elle y rejoint Danielle Miterrand, l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano et le Prix Nobel de la paix, Adolfo Perez Esquivel.

Le 31 janvier 2006, George W. Bush doit lire son discours sur l’État de l’union au Capitole. Cindy Sheehan veut y assister. Elle est expulsée parce qu’elle porte un tee-shirt avec la mention « 2 245 morts. Combien encore ? » La femme d’un représentant républicain, qui, elle, avait enfilé un tee-shirt « Soutenez nos troupes qui défendent notre liberté » est aussi expulsée.

Tout au long de l’année 2006, Cindy Sheehan participe à des conférences et des marches de protestation, à des émissions de radio et de télévision, aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en France, en Australie. Elle achète un petit terrain de 2 hectares en face de la résidence de George W. Bush où elle manifestait un an auparavant. Elle jure d’y revenir chaque fois que le président sera à Crawford jusqu’à ce qu’elle obtienne sa destitution. Elle envisage de se présenter aux élections comme candidate démocrate.

« Bon débarras, racoleuse »

En janvier 2007, Cindy Sheehan brave les lois américaines avec quelques compatriotes en se rendant à Cuba, sans autorisation des autorités de Washington. Elle appelle à la fermeture de la prison de Guantanamo. L’État américain entame une procédure judiciaire contre la militante qui s’est rendue dans un pays sous embargo américain.

Il y a quelques mois, une enquête sur l’association Gold Star families for peace révèle des irrégularités dans la trésorerie.

Écoeurée par l’attitude des élus démocrates, notamment ceux qui ont voté les budgets militaires, elle quitte le parti.

Dans sa lettre du 28 mai, intitulée ironiquement « Bon débarras, racoleuse », des mots qu’elle a « souvent entendus au cours de ses années », elle dit avoir « dépensé jusqu’au dernier centime de l’argent que le pays reconnaissant lui a donné à la suite de la mort de son fils et tout l’argent reçu pour ses conférences et ses droits d’auteur. J’ai sacrifié 29 années de mariage et j’ai été éloignée souvent du frère et des sœurs de Casey ». Malade, découragée, elle constate que son fils Casey « est mort pour rien. Casey est mort pour un pays qui se préoccupe plus de qui va être la prochaine vedette que du nombre de gens qui vont être tués dans les prochains mois, pendant que Démocrates et Républicains jouent à la politique avec des vies humaines ».

« Au revoir, Amérique.. tu n’es pas le pays que j’aime (…) je ne peux faire de toi ce que tu ne veux pas être », conclut-elle. Cindy Sheehan a publié un livre : Peace Mom, le combat d’une mère américaine contre la guerre (éditions Flammarion).

http://www.rfi.fr/actufr/articles/089/article_52238.asp

Lagardère Active veut supprimer 93 postes dans ses magazines

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PARIS (AFP) - La direction de Lagardère Active, pôle médias du groupe Lagardère, devrait annoncer cette semaine un plan de départs volontaires qui impliquerait la suppression de 93 postes dans la division presse écrite (Paris-Match, Elle...), affirme mardi la lettre spécialisée Presse News.

Le plan de sauvegarde de l’emploi (plan social) devrait être présenté au comité d’entreprise jeudi, selon cette publication.

La direction de Lagardère Active, interrogée par l’AFP, n’a pas voulu faire de commentaire, indiquant simplement que les instances représentatives du personnel allaient se réunir "dans la semaine".

Dans la division presse de Lagardère Active (Paris-Match, Elle, Première, Télé 7 Jours...), quelque 93 postes seraient supprimés sur un total de 1.250, selon Presse News, ce qui correspond à la fourchette de réduction de 7 à 10% des effectifs mondiaux annoncée en janvier par le groupe.

Aucun nouvel arrêt de titre ne serait envisagé, ajoute la publication.

Lagardère avait annoncé en janvier un plan sur trois ans qui prévoit 70 millions d’euros d’économies, la fermeture de magazines (dont Top Famille) et la réduction de 7 à 10% de ses effectifs mondiaux.

Ces suppressions devraient se faire en France sans licenciement "sec", via un plan de départs "volontaires", avait précisé le groupe.

La direction Europe 1 (groupe Lagardère) a de son côté commencé les consultations du personnel en vue de la mise en place d’une restructuration via des départs volontaires.

Vendredi, une centaine de salariés avaient voté en assemblée le principe d’une grève pour le 5 juin - fait rarissime dans la station - pour demander notamment le maintien des effectifs dans la radio, qui emploie environ 400 salariés. La première consultation du comité d’entreprise sur le plan de restructuration est prévue vendredi.




De : LM

Nord/Sud

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Des clandestins naufragés, accrochés à des cages à poisson
LE MONDE | 30.05.07 | 14h29 • Mis à jour le 30.05.07 | 14h29
ROME CORRESPONDANCE

La photo a fait le tour du monde. Elle est le symbole d'une nouvelle limite franchie dans l'odyssée des immigrants clandestins, celle de l'indifférence. Cette photo, c'est celle de 27 immigrants qui ont survécu au naufrage de leur embarcation au large de Malte en s'accrochant en mer à la partie émergée des cages métalliques destinées à l'élevage de thons.


Un navire de la marine militaire italienne a secouru le groupe samedi 26 mai. Le même jour, 26 autres immigrants naufragés, accrochés eux aussi à des cages métalliques d'élevage de poisson en pleine mer, ont été recueillis par un chalutier espagnol.

Emmenés sur l'île de Lampedusa au sud de la Sicile, les rescapés ont raconté avoir été laissés, en mer, dans ces conditions pendant plusieurs jours. Un remorqueur maltais a même refusé de les prendre à bord. "Ils nous ont dit que c'était dangereux et qu'il valait mieux rester agrippés", a raconté au quotidien italien La Repubblica l'un des naufragés, Robert, d'origine nigériane.

On leur a lancé des vivres le premier jour, puis plus rien. D'autres embarcations sont passées sans intervenir. Certaines ont fait semblant de ne pas les voir. Seule l'une d'elles a tenté, en vain, de leur prêter secours.

Ces candidats à l'immigration étaient partis du port libyen de Zawarah, près de la frontière tunisienne, dix jours auparavant, a raconté un rescapé ghanéen. On leur avait dit : "En 24 heures, nous aurons atteint la Sicile."

Mais l'embarcation est vite tombée en panne. Ce que les naufragés n'ont pas compris tout de suite, c'est qu'aucun secours n'arrivait, car les bureaucraties maltaise et libyenne se renvoyaient mutuellement la responsabilité d'intervenir.

Le ministre maltais de l'intérieur, Tonio Borg, a déclaré que son pays n'avait "aucune obligation au regard de la loi internationale" en ce qui concerne le groupe secouru par les Espagnols, étant donné qu'il se trouvait "dans la zone de recherche et de secours libyenne".

"NE PAS NOUS LAISSER MOURIR"

Malte a ainsi refusé au chalutier espagnol l'autorisation de débarquer les immigrants. C'est ce qui s'était déjà passé en 2006 quand un autre chalutier espagnol, avec à son bord 51 naufragés sauvés au large, s'était vu refuser l'accès des ports maltais.

Pour finir, samedi après-midi, les autorités maltaises se sont enfin décidées à prévenir les services de sécurité italiens, qui ont envoyé alors un navire de la marine militaire dans la zone. Robert, le naufragé, raconte que, quand il a vu d'abord un avion de reconnaissance, puis le navire battant drapeau italien, il a compris qu'au moins "les Italiens n'allaient pas (les) laisser mourir".

Embarrassée par le scandale, une porte-parole de la Commission européenne a admis, mardi, que la coopération européenne "ne marchait pas encore" dans ce domaine. Il a par ailleurs annoncé le lancement d'"une étude sur l'analyse des lois maritimes applicables" dans ce genre de cas, où "il y a toujours l'obligation de sauver la vie humaine".

Pour le moment, aucune date n'a été avancée pour la publication de cette étude.
Salvatore Aloïse

vous avez dit sondages ....

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Est ce que les sondages sont orientés ? Et d’abord à qui appartiennent les instituts de sondage ?

La SOFRES a pour actionnaire les fonds d’investissement américain Fidelity.

CSA est contrôlé par le Sarkozyste Vincent Bolloré également propriétaire du Groupe Havas, d’une télé, de plusieurs quotidiens gratuits.

IPSOS est contrôlé par ses deux fondateurs après avoir attiré des riches financiers comme Pinault ou Fidelity.

BVA a pour actionnaires les fonds d’investissement Rotchild et Vincent Bolloré

IFOP propriétaire Laure Parisot, présidente du MEDEF, qui en pince pour Sarkozy.

LH2 (ex-Louis Harris) a été vendu parTNS à deux de ses dirigeants.




De : sondages?

OSP AUX PRUD’HOMMES

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Ils sont sans papiers, et licenciés !

Exploitation . La société de sécurité OSP profitait de la situation irrégulière de salariés pour les exploiter. Neuf ont fait appel à la CGT.

Des sans-papiers qui contestent leur licenciement, la situation n’est pas banale... Hier devant la direction départementale du travail de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, la CGT organisait un rassemblement à l’occasion d’une rencontre avec le directeur adjoint du travail pour tenter de régler le cas de neuf travailleurs en situation irrégulière. Tous d’origine malienne, ils travaillent depuis plusieurs années pour la société de sécurité Omnium de sécurité privée (OSP), qui fournit des vigiles à des Monoprix de la région parisienne.

« c’est Le patron qui nous a dénoncés »

« Il y a quelques semaines, ils sont venus à quinze à l’union locale CGT de Bondy pour se syndiquer, raconte Jocelyne Lesur, secrétaire générale de l’UL. À l’époque, ils ont fait état de problèmes pour se faire payer par leur patron, M. Zanga. Mais en mai, celui-ci a fait pression sur l’un d’entre eux pour qu’il démissionne, sous prétexte qu’il n’avait pas de papiers. Et à la fin mai, il en a licencié quinze autres pour faute grave, pour absence de titres de séjour. » En parallèle, ces travailleurs ont reçu des courriers de la préfecture à propos de leur situation irrégulière. Neuf ont fait appel à la CGT.

« C’est le patron qui nous a dénoncés à la préfecture pour se débarrasser de nous, mais il savait depuis le début que nous étions sans papiers, estime l’un d’entre eux. Il nous demandait même de lui amener d’autres Maliens dans la même situation. » « Normalement, dans la sécurité, un employeur doit demander un agrément à la préfecture pour tout salarié qu’il embauche, et il ne l’avait jamais fait, confirme Jocelyne Lesur. Il a donc volontairement fait travailler ces salariés sans les déclarer, pour les exploiter. Sur les 100 vigiles employés, 65 seulement sont déclarés à l’URSSAF. » Dans les Monoprix, les vigiles font des journées de 13 heures avec 1 heure de pause pendant 4, voire 6 jours d’affilée, pour un salaire entre 1 000 et 1 300 euros, soit bien en dessous du SMIC horaire.

« on ne s’est pas laissé faire »

Chez OSP, le turnover des sans-papiers était organisé : « Chaque année, M. Zanga se débarrassait d’une dizaine de vigiles, par simple intimidation, raconte l’un des Maliens. Mais nous, nous avons plus d’ancienneté, nous sommes diplômés, on ne s’est pas laissé faire. Alors il a dû employer une autre méthode, par la préfecture. Aujourd’hui on sait qu’on risque l’expulsion en se battant, mais on s’en fout. On veut que cet employeur arrête ses agissements. » « Les directeurs de Monoprix devaient être au courant de notre situation », estime un Malien.

« On va déposer des dossiers aux prud’hommes pour obtenir des indemnités de licenciement, explique Jocelyne Lesur, et nous demandons des titres de séjour pour les protéger le temps de la procédure. » Hier, le directeur du travail a confirmé qu’une enquête était lancée sur l’employeur, mais, concernant les titres de séjour, il a renvoyé l’affaire vers la préfecture. « La balle est dans le camp du préfet, qui a le pouvoir d’attribuer à ces salariés des titres de séjour », a résumé Vincent Duguet, maire adjoint communiste de Bondy et membre de la Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers.

Le délibéré est pour le mois de septembre 2007, les infos à jour dans la vidéo (son difficile)


Osp
envoyé par ht93700

Vol annulé après le tabassage d’un sans-papiers

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Solidarité . Un membre de l’équipe du cinéaste Laurent Cantet va être poursuivi pour « entrave à la circulation d’un aéronef », après une nouvelle affaire d’expulsion musclée.

Le vol d’Air France 796 Paris-Bamako, samedi, n’a pas eu lieu. Le commandant de bord a décidé de ne pas décoller après les « incidents » survenus lors de l’embarquement. Les éléments dont nous disposons émanent d’un groupe de passagers, dont l’équipe du cinéaste Laurent Cantet, auteur de Ressources humaines, finalement partis dimanche mais qui, outrés par ce qu’ils ont vécu, ont décidé de raconter les événements par écrit. Un témoignage diffusé depuis par RESF, dont Laurent Cantet est membre. L’affaire rappelle les mésaventures du vice-président (PCF) du Conseil régional de Rhône-Alpes, François Auguste, poursuivi pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Considéré comme « meneur » par la police dans l’affaire du Paris-Bamako, le directeur de production, Michel Dubois, pourrait devoir faire face aux mêmes poursuites. Les faits, pourtant, sont accablants pour les - autorités.

Immobilisé, sanglé, étranglé

Samedi, donc : « Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris retentissent au dernier rang de l’avion. Deux personnes tentent de contenir un homme d’une quarantaine d’années qui se débat violemment (il n’est pas menotté - NDLR). On croit d’abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer, mais en sont vite dissuadés par les policiers, qui se font alors connaître. S’ensuit une scène d’une grande violence : l’un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l’autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement un mouvement de protestation qui n’a aucun effet sur les violences en cours.

L’un des passagers filme la scène avec son téléphone, ce qui énerve un peu plus la responsable de l’opération, qui menace d’arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires. Pour tenter de faire taire tout le monde, la policière explique que l’homme n’est pas un simple sans-papiers mais un repris de justice, soumis à la double peine... L’homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume aux lèvres. Un mouvement de panique gagne les policiers. Ils prennent alors la décision de l’évacuer. »

Des passagers indignés

La police de l’Air et des Frontières monte à bord. Michel Dubois, présenté comme le coupable, est débarqué. Cela ne calme personne, comme le souligne le témoignage des passagers : « À bord, on nous demande vainement de nous rasseoir, de nous calmer, mais beaucoup exigent le retour de Michel Dubois. Un des policiers nous propose alors un marché : Michel pourrait réembarquer à condition que l’expulsé remonte, lui aussi, à bord... Cette proposition inacceptable est tout de suite contredite par un policier de la PAF, qui annonce la mise en garde à vue de Michel Dubois et réitère ses menaces à l’égard des passagers qui campent sur leurs positions. Le commandant de bord finit par faire une annonce, dans laquelle il fait état de "manoeuvres" d’un individu refusant d’être reconduit dans son pays d’origine, et de manifestations d’une minorité de passagers, pour expliquer l’annulation du vol. Nulle mention des violences dont nous avions été témoins ni de l’état de santé du passager, pourtant aperçu dans une ambulance stationnée au pied de l’appareil, toujours inconscient et sous assistance respiratoire... »

Michel Dubois sera relâché, mais les passagers restent sur leur indignation. Ils mettent, en particulier, en cause l’inertie du commandant de bord qui n’est pas intervenu lors des violences. Bien que les attributions exactes de son ministère ne soient officialisées qu’avec un décret présenté en conseil des ministres ce mercredi, c’est vers Brice Hortefeux que l’Intérieur a renvoyé la gestion du vol Paris-Bamako.

comparution fin juin

D’après les services du nouveau ministre de l’Immigration, le ressortissant malien de cinquante ans, « surexcité », relevant de deux interdictions du territoire, aurait ameuté les passagers, asséné un coup de tête aux policiers et mordu l’un d’eux. Il aurait été ensuite pris d’un malaise, même si un examen par un médecin aurait jugé alors son état compatible avec une garde à vue. Toutefois, à la demande du procureur, l’homme a été libéré dimanche soir. C’est donc libre qu’il devra comparaître, fin juin, pour « opposition à une mesure d’éloignement, refus d’embarquement et coups et blessures contre un policier ».

http://www.humanite.fr/journal/2007...




De : Émilie Rive

La grande résistante Germaine Tillon fête ses 100 ans

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Ethnologue, résistante et opposante à la torture en Algérie, Germaine Tillon fête ce mercredi son centenaire. Profondément humaniste, elle est aussi militante en contre la peine de mort.

Pionnière de l’ethnologie, résistante de la première heure, opposante à la torture en Algérie, Germaine Tillion fêtait ce mercredi 30 mai ses cent ans avec ses proches dans sa maison à l’orée du Bois de Vincennes. Née le 30 mai 1907 à Allegre (Haute-Loire), Germaine Tillion fête son centenaire dans sa maison de Saint-Mandé (Val-de-Marne) où elle vit depuis un demi-siècle, en présence de sa sœur, âgée de 98 ans, de sa nièce et de quelques proches. Les chanteurs, qui interprèteront à partir de samedi au Théâtre du Châtelet à Paris "Le Verfügbar aux Enfers", une "opérette-revue" dont elle a écrit le texte à Ravensbrück, viendront chez elle pour lui en chanter quelques passages. Jamais joué sur scène et inédit jusqu’à sa parution au printemps 2005 aux éditions de La Martinière, le "Verfügbar" (mot désignant les prisonnières corvéables à merci, "à la disposition" des SS) est une grinçante parodie d’opérette en trois actes qui cite notamment l’"Orphée aux enfers" d’Offenbach. Germaine Tillion y évoque l’horreur concentrationnaire avec un humour noir voulu comme un antidote à la barbarie nazie.

De 1934 à 1940, la jeune ethnologue réalise quatre missions dans le massif montagneux des Aurès (sud-est algérien) sur la population berbère chaouia.

De retour en métropole en juin 1940, lors de la débâcle, Germaine Tillion, révulsée par le discours de Pétain annonçant l’armistice, cherche dès le 17 juin à résister et participe à la fondation du Réseau du Musée de l’Homme, le tout premier des réseaux de la Résistance.

Dénoncée et arrêtée en 1942, elle est déportée l’année suivante à Ravensbrück où elle résiste en restant ethnographe décrivant l’univers concentrationnaire. Cachée dans une caisse, elle écrit son "opérette-revue" sur l’enfer des prisonnières, pour distraire ses compagnes.

En 1957, en pleine bataille d’Alger, elle réussit à obtenir pour quelques semaines l’arrêt des attentats contre l’arrêt des exécutions capitales de militants du FLN, après une rencontre secrète avec Yacef Saadi, chef militaire de la région d’Alger. En même temps, Germaine Tillion s’élève avec véhémence contre la torture avec l’historien Pierre Vidal-Naquet ou le journaliste Henri Alleg.

Depuis 2005, une école de Saint-Mandé porte le nom d’Emilie et Germaine Tillion, par ailleurs l’une des cinq Françaises à avoir été élevée à la dignité de grande croix de la Légion d’honneur.

D’après : http://tempsreel.nouvelobs.com/

Arnaud Mouillard - http://hern.over-blog.com/

napoléon sarkozy, le serial coureur!!!!

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Cf 24 heures, quot. suisse Napoléon Sarkozy, le président qui n’en finit pas de faire campagne FRANCE | 23h41 Le président de la République tenait meeting hier pour s’assurer une majorité confortable aux prochaines législatives. Et asseoir encore un peu plus son pouvoir sur l’UMP.

| SERIAL COUREUR : Nicolas Sarkozy est sur tous les fronts, peut-être pour « cacher la politique qui est en train de se mettre en place? » comme le glisse Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections. USINE DE LIN, SAINT-PIERRE-LE-VIGIER, LE 29 MAI 2007 CLAUDE ANSERMOZ PARIS | 29 Mai 2007 | 23h41

Le parti de Nicolas Sarkozy On a enfin trouvé un caillou dans la chaussure du serial-coureur Nicolas Sarkozy. En matière de jogging, le président de la République a tout faux. L’ Equipe magazine révèle que « son buste est incliné vers l’avant », que « sa foulée n’est ni fréquente, ni ample » et que « ses bras ne vont pas dans le bon sens ». L’hebdomadaire sportif a même décelé « une légère surcharge pondérale ». Mais il en faudra plus pour déstabiliser un politicien en état de grâce, avec ses 65% d’opinions favorables. Personne n’avait fait mieux depuis De Gaulle lors de sa prise de fonction en 1958. Pour continuer de surfer sur la vague bleue lors des prochaines législatives, Nicolas Sarkozy a donc décidé d’être un chef d’Etat en campagne lors d’un meeting hier soir au Havre.

Une longue tradition

Bien sûr, a rappelé l’UMP Patrick Devedjian, « Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand on fait ça en leur temps ». Mais en 1978 comme en 1986, les deux présidents d’alors avaient harangué foules et partisans alors qu’ils risquaient de perdre leur majorité lors de ces scrutins législatifs. Dans le premier cas, le RPR et l’UDF avaient résisté. Dans le second, la victoire de la droite emmenée par Jacques Chirac avait débouché sur la première cohabitation de l’histoire politique française. Un Jacques Chirac qui, une fois devenu président, dissoudra l’Assemblée nationale en 1997. Et perdra les élections législatives qui s’en suivront. Malgré une intervention télévisée entre les deux tours à l’attention des électeurs français : « Souhaitez-vous remettre en selle les idées socialistes d’hier? » Oui, avaient répondu les Français dans les urnes.

Mais aujourd’hui, tous les sondages donnent l’UMP largement gagnant. Que peut encore gagner Nicolas Sarkozy à pareillement s’engager? « Peut-être qu’il y a besoin de sa voix aujourd’hui pour cacher la politique qui est en train de se mettre en place? » a tenté Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections. « Nicolas Sarkozy est dans une logique de transgression forte, analyse plus finement Frédéric Sawicki, politologue à l’Université de Lille II. Il prouve ainsi que les institutions ne sont pas si figées, qu’elles sont aussi le produit des pratiques de celui qui les utilise. Et comme, plus Sarkozy en fait, plus il est plébiscité, on peut en conclure que la tradition monarchique en France est plus forte que la tradition démocratique. »

Nicolas Sarkozy seul au four et au moulin : une stratégie sans risques? « Puisque le président agit seul, poursuit Frédéric Sawicki, il est clair qu’il ne pourra pas se servir du premier ministre François Fillon comme fusible. Mais comme rien dans le régime présidentiel ne l’oblige à démissionner en cas d’échec… » En s’impliquant aussi vigoureusement dans les législatives, le président veut faire rejaillir sa popularité sur les élus locaux UMP « qui n’ont pas tous un bilan local positif sur lequel s’appuyer. Ainsi, la victoire attendue sera la sienne. Une façon d’asseoir encore un peu plus sa mainmise sur le parti. » Et Napoléon Sarkozy, caillou dans sa chaussure ou pas, continue de courir tout droit.




De : marie 75
mercredi 30 mai 2007

L' Afrique et les labos

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mercredi 30 mai 2007, 14h00
Le laboratoire Pfizer accusé d'avoir provoqué la mort d'enfants au Nigeria

WASHINGTON (AP) - Des responsables nigérians ont déposé plainte contre le laboratoire pharmaceutique Pfizer pour sa responsabilité présumée dans la mort d'enfants ayant reçu un traitement inadapté contre la méningite, selon un quotidien américain.

Les autorités nigérianes ont porté plainte pour huit chefs d'accusation ce mois-ci pour un protocole clinique datant de 1996, dont complot criminel et coups et blessures volontaires. Ils ont également intenté une action au civil avec une demande de dommages et intérêts de plus de deux milliards de dollars (1,48 milliards d'euros) contre Pfizer, le leader mondial de l'industrie pharmaceutique, a indiqué le "Washington Post" sur son site internet.

Le Nigeria accuse les chercheurs de Pfizer d'avoir sélectionnés 200 enfants et nourrissons dans un camp situé à Kano, dans le nord du pays, et d'avoir administré à la moitié d'entre eux un nouvel antibiotique, le Trovan. Ils auraient donné aux autres enfants à faibles doses un médicament équivalent produit par Hoffmann-La Roche. Cette procédure a provoqué la mort d'un nombre non précisé d'enfants alors que d'autres souffriraient de handicaps (surdité, paralysie, atteinte au cerveau), selon le journal.

Dans un communiqué, Pfizer assure n'avoir rien fait de mal et souligne que les enfants atteints de méningite connaissent un taux élevé de mortalité. AP

Lagardère dans les trous d'air

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Crise d'EADS, malaise dans ses médias: Lagardère traverse une période troublée
Par Par Frédérique PRIS et Dominique BEAUJOUIN
mer 30 mai, 15h56 Envoyer par mail Envoyer via Y! Messenger Blog via Yahoo! 360 Imprimer

Arnaud Lagardère le 4 mai 2007 à Amsterdam
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PARIS (AFP) - Soupçons de délits d'initiés, malaise croissant dans les rédactions de journaux lui appartenant, protestations contre des suppressions de postes... Arnaud Lagardère, le patron du groupe Lagardère (Paris: FR0000130213 - actualité) , traverse une période troublée.

Mardi, il a passé neuf heures dans les locaux de l'Autorité des marchés financiers (AMF), interrogé dans le cadre de l'affaire de délit d'initiés qui vise les actionnaires et dirigeants d'EADS (Paris: NL0000235190 - actualité) .

EADS, groupe européen d'aéronautique et de défense et maison-mère d'Airbus, a pour actionnaire privé de référence, côté français, le groupe Lagardère. Lagardère avait annoncé en avril 2006 la cession par étapes de la moitié de sa participation de 15% dans EADS, trois mois avant la déconfiture industrielle et financière d'Airbus, dont l'A380 accumule les retards.

La cession de ces titres, effectuée également par l'Allemand DaimlerChrysler, autre actionnaire de référence, a ainsi été réalisée alors que l'action était au plus haut, quelques semaines avant la dégringolade.

Arnaud Lagardère, qui avait pris la tête du groupe à la mort de son père Jean-Luc en mars 2003, nie tout délit d'initié.

Mais des informations de presse ont rapporté ces dernières semaines des éléments de l'enquête selon lesquels les dirigeants d'EADS connaissaient les problèmes de l'A380 avant la vente des paquets d'actions.

Ces difficultés surviennent sur fond de malaise dans la branche médias du groupe. Dans des rédactions habituellement enclines à régler leurs différends en interne, les tensions s'expriment de plus en plus sur la place publique.

En juin 2006, les journalistes de Paris-Match s'étaient déjà mis en grève, un mouvement quasiment sans précédent au sein du titre, l'un des plus prestigieux de la galaxie Lagardère.

La rédaction protestait contre l'éviction de son patron Alain Genestar, due selon elle à une couverture, en août 2005, montrant Cécilia Sarkozy avec un homme présenté comme son compagnon. Cette couverture aurait mécontenté Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, ami proche d'Arnaud Lagardère.

Entre les deux tours de l'élection présidentielle, la Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match s'est fendue d'un communiqué pour rappeler que "sa responsabilité vis-à-vis de ses lecteurs (était) son seul guide", qui doit primer sur "d'éventuelles tentatives de l'actionnaire majoritaire, des politiques (...)".

Mardi, la SDJ de Paris-Match a protesté à nouveau contre des pressions exercées par Rachida Dati, nouvelle garde des Sceaux, pour interdire la publication de photos de jeunesse. Et la SDJ de déplorer que la direction de la rédaction ait "choisi de céder".

A la mi-mai, la SDJ du Journal du Dimanche, autre titre phare du groupe, avait à son tour dénoncé "une censure inacceptable", liée selon elle à une intervention de M. Lagardère pour empêcher la publication d'un article relatant que Cécilia Sarkozy n'a pas voté au second tour de la présidentielle.

Ces inquiétudes apparaissent dans un contexte social tendu: Didier Quillot, arrivé fin 2006 à la tête du pôle médias, a annoncé une baisse de 7 à 10% des effectifs mondiaux.

Concernés par ces suppressions de postes, les salariés d'Europe 1, la radio généraliste du groupe, ont décidé en assemblée générale le principe d'une grève - fait rarissime - pour le 5 juin.

Selon des informations de presse non confirmées par Lagardère, cette semaine doit également se tenir une réunion des instances représentatives du personnel des titres de la presse écrite pour évoquer la suppression de 93 postes au sein de ces journaux et magazines.

dati 48h chrono..

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mercredi 30 mai 2007, 12h16
Les syndicats de magistrats hostiles aux réformes de Dati

HOSTILITÉ DES SYNDICATS DE MAGISTRATS AUX RÉFORMES PROPOSÉES PAR RACHIDA DATI
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PARIS (Reuters) - Les deux principaux syndicats de magistrats ont exprimé leur hostilité aux projets de réforme annoncé pour juillet sur les peines de prison automatiques pour les récidivistes et l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, à l'occasion d'entretiens avec la ministre de la Justice Rachida Dati.

L'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (gauche) contestent le principe de ces réformes, estiment qu'elles pourraient aggraver la surpopulation carcérale et jugent qu'elles éludent le véritable problème du système judiciaire, le manque de moyens.

"Le Syndicat de la magistrature considère que ces deux projets consacrent le renoncement au principe de l'insertion par l'éducation et instituent l'enfermement comme seule réponse aux problématiques posées par la récidive", écrit la présidente de ce syndicat classé à gauche dans une lettre au Garde des sceaux, remise mercredi à la presse.

Emmanuelle Perreux devait être reçue par la ministre mercredi après-midi place Vendôme. Le syndicat s'insurge contre ces lois de procédure pénale, qui viendront après dix autres réformes pénales votées sous le précédent gouvernement.

Le SM estime qu'il manque environ 600 fonctionnaires aux greffes des tribunaux. Selon plusieurs études, environ un tiers des peines de prison ou d'amendes prononcées en France ne sont pas exécutées faute de moyens.

L'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire), reçu lundi par Rachida Dati, a exprimé une position similaire, a dit à Reuters Catherine Vandier, vice-présidente du syndicat.

"Nous avons indiqué à Mme Dati que la priorité était de remettre les greffes à niveau et de faire fonctionner la justice", a-t-elle dit.

L'instauration de peines de prison automatiques et l'abaissement de la majorité pénale avaient été refusées par les deux précédents ministres de la Justice, Dominique Perben et Pascal Clément, qui jugeaient ces mesures inconstitutionnelles.

Le droit constitutionnel prévoit en effet que les juges doivent adapter les peines à chaque individu et qu'un mineur ne peut être traité comme un majeur. Actuellement, la peine pénale encourue par un mineur est la moitié de celle d'un majeur, sauf décision spécialement motivée.

Les textes présentés au Parlement en juillet devraient prévoir à l'inverse, pour contourner ce problème juridique, que les tribunaux pourront écarter à titre exceptionnel, par une décision motivée, la peine de prison automatique et rétablir aussi exceptionnellement l'excuse de minorité.

Le président de l'USM Bruno Thouzellier estime que ce dispositif, s'il était retenu, constituerait un "piège" tendu aux magistrats. La responsabilité d'une peine favorable leur serait en effet imputée.

"Nous souhaitons que le magistrat garde toute son indépendance pour prononcer les peines et qu'on ne se retourne pas contre lui en cas de dysfonctionnement", a dit Catherine Vandier.

Enfin, les syndicats de magistrats ont rappelé à Rachida Dati que le nombre de personnes détenues dans les 188 prisons françaises avait franchi au 1er mai un cap fatidique avec 60.698 personnes, un des plus élevés de l'histoire judiciaire française. La capacité des prisons est d'environ 50.000 places.

Lapsus ou bien?

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"Bien sûr, c'est le président" qui gouverne, a ajouté Christine Boutin, ministre de la Ville et du Logement. "Nous avons chacun notre place", a-t-elle ajouté.



Je ne savais pas qu 'en france c'était le président qui gouvernait !!!!(note de la claviste)

extrait de l 'article précédent 'cafouillage'

cafouillage !! lol

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mercredi 30 mai 2007, 13h09
Eric Woerth nie tout cafouillage sur les emprunts

ERIC WOERTH NIE TOUT CAFOUILLAGE GOUVERNEMENTAL SUR LES EMPRUNTS
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PARIS (Reuters) - Le ministre du Budget, Eric Woerth, nie tout cafouillage gouvernemental sur la défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers en cours, mesure promise par Nicolas Sarkozy.

"Le président s'est exprimé hier. (...) Les choses sont très, très claires", a-t-il dit à l'issue du conseil des ministres. "On verra sur les précisions", a-t-il ajouté.

En meeting mardi soir au Havre en Seine-Maritime, dans le cadre de la campagne législative, Nicolas Sarkozy a annoncé que la déduction du revenu imposable des intérêts d'emprunts contractés pour acheter une résidence principale s'appliquerait "à tous les intérêts en cours".

Il a ainsi contredit Eric Woerth, qui avait avancé la semaine dernière que seuls les emprunts relatifs à un achat matérialisé après le 6 mai seraient concernés.

Il n'y a "pas du tout" de cafouillage, a assuré mercredi le ministre du Budget et des Comptes publics.

"Bien sûr, c'est le président" qui gouverne, a ajouté Christine Boutin, ministre de la Ville et du Logement. "Nous avons chacun notre place", a-t-elle ajouté.

"C'est au gouvernement, à partir de ces indications très fortes qui ont été données dans le droit fil des engagements pris, de mettre en oeuvre, de préciser les modalités qui seront bien sûr discutées et votées par le Parlement", a déclaré sans plus de précisions Christine Albanel, porte-parole du gouvernement, lors du conseil des ministres.

La grande lessive

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Lagardère Active veut supprimer 93 postes dans ses magazines

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PARIS (AFP) - La direction de Lagardère Active, pôle médias du groupe Lagardère, devrait annoncer cette semaine un plan de départs volontaires qui impliquerait la suppression de 93 postes dans la division presse écrite (Paris-Match, Elle...), affirme mardi la lettre spécialisée Presse News.
Le plan de sauvegarde de l'emploi (plan social) devrait être présenté au comité d'entreprise jeudi, selon cette publication.

La direction de Lagardère Active, interrogée par l'AFP, n'a pas voulu faire de commentaire, indiquant simplement que les instances représentatives du personnel allaient se réunir "dans la semaine".

Dans la division presse de Lagardère Active (Paris-Match, Elle, Première, Télé 7 Jours...), quelque 93 postes seraient supprimés sur un total de 1.250, selon Presse News, ce qui correspond à la fourchette de réduction de 7 à 10% des effectifs mondiaux annoncée en janvier par le groupe.

Aucun nouvel arrêt de titre ne serait envisagé, ajoute la publication.

Lagardère avait annoncé en janvier un plan sur trois ans qui prévoit 70 millions d'euros d'économies, la fermeture de magazines (dont Top Famille) et la réduction de 7 à 10% de ses effectifs mondiaux.

Ces suppressions devraient se faire en France sans licenciement "sec", via un plan de départs "volontaires", avait précisé le groupe.

La direction Europe 1 (groupe Lagardère) a de son côté commencé les consultations du personnel en vue de la mise en place d'une restructuration via des départs volontaires.

Vendredi, une centaine de salariés avaient voté en assemblée le principe d'une grève pour le 5 juin - fait rarissime dans la station - pour demander notamment le maintien des effectifs dans la radio, qui emploie environ 400 salariés. La première consultation du comité d'entreprise sur le plan de restructuration est prévue vendredi.

Google is watching you

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A tous les utilisateurs de google,
je vous invite à venir faire un tour sur mon blog kprodukt.
Deux articles, trop longs à copier ici, montrent comment google veille sur vous et lorgne, même sur votre ADN.....
Faites le lien avec les différentes infos autour de ces sujets et vous verrez que 1984 est pour très bientôt....
Welcome in Gattaca....

29/05/2007

Sus aux téléchargements!

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*P2P: comment va s'organiser la traque des internautes*

Christophe Guillemin (extraits)
ZDNet France, www.zdnet.fr
24 mai 2007

"*Le Conseil d’État autorise la mise en place de dispositifs qui détecteront, à leur insu, les internautes mettant à disposition des fichiers musicaux sur les réseaux peer-to-peer. Au-delà de 50 fichiers partagés toutes les 24h, ils seraient contrôlés.*
La chasse aux pirates des réseaux /peer-to-peer/ est virtuellement ouverte. Le Conseil d'État a annulé le 23 mai une décision de la Cnil (1), dans laquelle elle refusait la mise en place de «dispositifs permettant la détection automatisée des infractions au code de la propriété intellectuelle et l'envoi de messages de sensibilisation aux internautes».

Une demande en ce sens avait été faite en 2005 par quatre sociétés d'auteurs et de producteurs de musique, dont la Sacem (2) et la SCPP 3). Dans son refus, la Cnil avait estimé que leur proposition constituait une réponse disproportionnée à l'ampleur du piratage.

La plus haute juridiction administrative française ne partage donc pas cet avis, excepté sur un point: la demande d'envoi de messages de sensibilisation aux internautes jugée irrecevable. Cette pratique sous-entend que les sociétés d'auteurs récupèrent auprès des FAI, les adresses e-mails correspondant aux adresses IP d'internautes violant le droit d'auteur, qu'elles auraient repérées.

Or, selon le code des postes et télécommunications (article L.34-1), la constitution d'un tel fichier nominatif ne peut être réalisé en dehors d'une procédure judiciaire. Exit donc la possibilité d'envoyer des messages d'avertissement.
Paradoxalement, la décision du Conseil d'État favorise l'étape répressive. Une fois détectés par un dispositif logiciel, les pirates pourront être poursuivis au civil ou au pénal sur la base des éléments collectés.

La Cnil devra de toute façon suivre la décision du Conseil d'État. De leur côté, les représentant des ayants droit auront à définir le "maillage du filet". En d'autres termes, ils vont devoir déterminer les critères selon lesquels leurs dispositifs cibleront les pirates.

Leur proposition initiale prévoyait que la mise à disposition de 50 fichiers musicaux, pendant une période de 24 heures, entraînerait un simple message d'avertissement. Une étape aujourd'hui supprimée.Au-delà de 50 fichiers, le dispositif passe à un niveau de surveillance supérieur: l'internaute repéré fait l'objet d'un «contrôle renforcé» pendant 15 jours. Au terme de cette période, les internautes ayant gratuitement mis à disposition de tiers entre 500 et 1.000 fichiers
musicaux «ont vocation à faire l'objet de poursuites devant le juge civil». Ceux ayant mis à disposition plus de 1.000 fichiers sont «susceptibles de faire l'objet de poursuites pénales».

La SCPP nous a précisé que les amendes, ou dommages et intérêts, sont de l'ordre de 5.000 euros dans les affaires de piratage musical déjà jugées (hors frais d'avocat). Dans le cas d'une procédure civile, la somme est versée aux sociétés d'auteurs. Elles réclament des dommages et intérêts en général à hauteur de 2 euros par fichier musical. Dans le cas d'une procédure pénale, une amende est payée à l'État. Elle peut atteindre théoriquement 500.000 euros, mais reste donc en pratique 100 fois moins élevée.

Tous les fichiers ne seraient pas surveillés, puisque sera utilisée une base de données de 10.000 titres musicaux sélectionnés par les sociétés d'auteurs dans leur catalogue, et réactualisés par tranche de 10% tous les mois.

Les opérations de surveillance seront confiées à des agents assermentés exploitant un ou plusieurs logiciels, couplés à la base de données. Ces programmes sont paramétrés pour rechercher les échanges de fichiers réalisés sur quatre principaux réseaux P2P (a priori : eDonkey, Kazaa, BitTorrent et SoulSeek).

Ils se connectent sur un réseau P2P en se présentant comme un utilisateur, et traquent les fichiers musicaux contenus dans la base. Une fois ces fichiers trouvés, ils collectent les adresses IP des internautes les proposant. Un rapport détaillé fournira ensuite les adresses de ceux mettant à disposition des volumes conséquents.

Les premiers chiffres de l'adresse IP permettent de retrouver le FAI, lequel sera contacté pour qu'il transmette l'identité d'un pirate dans le cadre d'une procédure judiciaire, bien entendu.

*(1) Commission nationale de l'informatique et des libertés*
*(2) Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique*
*(3) Société civile des producteurs phonographiques*"

C'est sûr que plutôt réfléchir à une solution plus utile (genre une taxe sur les fournisseurs d'accès pour créer un fond de soutien à la création, sur le modèle du ciné), il a été préféré la réponse la plus répressive qui soit...
T'as pas de thunes? T'achètes pas de disques ? Alors payes!!!
Welcome in sarkoland....