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28/02/11

Gérard !!!!! une grande gueule pour la ' Grande Muette'

.Longuet plus 'casserole' que bling-bling

Le passé de Gérard Longuet peut-il gêner le gouvernement ?

LEMONDE.FR | 28.02.11 | 13h39 • Mis à jour le 28.02.11 | 14h08

En choisissant de se séparer de Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy souhaitait en finir avec la polémique sur les vacances tunisiennes de la ministre, la dernière d'une série de scandales ayant touché, depuis un an, nombre de ministres.

Face à l'agacement croissant de l'opinion publique devant ces affaires à répétition de conflits d'intérêts, d'abus de privilèges et de soutiens politiques contestables, qui minent la popularité de l'exécutif, l'Elysée sait qu'il faut agir. Pourtant, en choisissant de faire entrer Gérard Longuet au gouvernement, Nicolas Sarkozy prend le risque de devoir faire face à de nouvelles polémiques. S'il n'a jamais été condamné, l'ancien patron de la majorité UMP au Sénat possède en effet un passé judiciaire complexe, et continue d'être à l'origine de polémiques régulières, le plus souvent dues à son "franc-parler".

UNE JEUNESSE À L'EXTRÊME DROITE

Il y a d'abord une jeunesse passée à la droite de la droite. Comme Alain Madelin ou Patrick Devedjian, Gérard Longuet a milité au sein d'Occident, un groupe d'extrême droite, pro-Algérie française. "Pour des raisons personnelles, j'étais Algérie française et anticommuniste. J'ai fait un bout de chemin avec la FEN [Fédération des étudiants nationalistes], avant de basculer vers Occident. Nous étions une bande de copains. Je n'ai jamais supporté que l'on m'interdise de m'exprimer […]. On se spécialisait dans la relation conflictuelle et musclée avec l'extrême gauche. On s'est pris des raclées, j'ai eu le cuir chevelu entamé", racontait au Monde en 2005 le désormais ministre de la défense.

Gérard Longuet n'a jamais caché ce passé sulfureux. "J'assume avoir été d'extrême droite. On s'est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer", précisait-il aussi au Monde. Le jeune étudiant ne s'en tient pas aux manifestations : il rédige tracts, textes et manifestes. A la dissolution d'Occident, en 1968, il contribue, avec d'autres étudiants, à créer le GUD (Groupe union défense), nouveau syndicat étudiant d'extrême droite, dont il aurait rédigé les premiers textes et le manifeste.

Son engagement le mène loin, jusqu'au tribunal, où il est condamné en 1967 à une amende pour "complicité de violence et voie de fait avec armes" en compagnie de douze autres militants d'extrême droite. Cet épisode contribue à "calmer" le futur ministre, qui finit par intégrer l'ENA en 1971. Selon l'actuel directeur adjoint de la rédaction de France Inter, Renaud Dély (Histoire secrète du Front national, 1999, Grasset), c'est depuis la prestigieuse école que Gérard Longuet rédige, l'année suivante, le programme économique d'un nouveau parti qui vient de voir le jour : le Front national.

UNE SUCCESSION D'AFFAIRES FINANCIÈRES ET JUDICIAIRES

Gérard Longuet finit par revenir à une droite plus modérée en intégrant le Parti républicain (PR, qui deviendra ensuite Démocratie libérale). Il devient rapidement un espoir de la droite, ce qui lui permet d'obtenir un poste de secrétaire d'Etat aux télécommunications dans le gouvernement Chirac (1986-1988), puis de revenir au gouvernement, à l'industrie, sous celui de Balladur (1993-1994). Mais il se retrouve rapidement cerné par les affaires judiciaires.

La plus importante concerne le financement du Parti républicain. Le juge Renaud Van Ruymbeke enquête sur des soupçons de détournement de commissions dans le cadre d'un marché d'adduction d'eau à Nantes. Une seconde affaire éclate au même moment, en rapport avec la construction par le ministre d'une villa à Saint-Tropez, pour laquelle il est soupçonné de recel d'abus de biens sociaux (lire cet article de L'Express de 1994), avant d'être relaxé en 1998.

Dans l'affaire du financement du Parti républicain, au terme de rebondissements judiciaires interminables et contestés (la juge Isabelle Prévost-Deprez, qui instruit l'affaire, estime en 2003 que "Gérard Longuet aura bénéficié d'un étrange 'découpage' des faits à l'occasion du traitement de l'ensemble des poursuites le concernant"), il bénéficiera finalement d'un non-lieu en 2010.

Il apparaît également lors du procès des marchés publics d'Ile-de-France, au cours duquel il est poursuivi pour recel de corruption, mais il bénéficie là encore d'une relaxe, prononcée en 2005.

INTÉRÊTS PUBLICS, INTÉRÊTS PRIVÉS

Gérard Longuet est un parlementaire très actif dans le civil. En 1986, il fonde une société de conseil baptisée Avenir 55. Celle-ci fournit à des grands groupes des prestations de conseil et des rapports. Mais la justice soupçonne lesdits groupes d'embaucher la société essentiellement pour bénéficier de l'entregent de l'ancien ministre.

La société Cogedim lui verse ainsi 172 000 euros pour un contrat de conseil considéré comme fictif par la juge Prévost-Deprez, qui n'a trouvé que deux rapports rédigés par Gérard Longuet, des copies d'ouvrages déjà publiés (lire cet article du Nouvel Observateur). Le parlementaire sera également relaxé dans cette affaire, en partie prescrite au moment du jugement. D'autres contrats douteux sont relevés par la justice, qui ne trouve pas de traces correspondant à l'activité pour laquelle la société a été rémunérée, mais aucune condamnation n'est prononcée.

L'affaire ne dissuade pas Gérard Longuet de la pratique du conseil aux entreprises. Administrateur de quelques sociétés en 2001 et 2005, il crée en 2004 une nouvelle structure, Sokrates Group, qui conseille de grands groupes financiers. Parmi ceux-ci, comme le relève Mediapart en 2010 (lien payant), le groupe Suez, toujours en attente d'une fusion avec Gaz de France, le charge en 2008 d'une "réflexion sur le déploiement du nucléaire en France". Gérard Longuet est alors sénateur, membre de la commission de l'énergie du Sénat. Il dit avoir quitté sa mission lorsqu'il est devenu chef de groupe parlementaire à la haute assemblée.

En plus de son travail parlementaire et de ses activités de conseil, Gérard Longuet trouve également le temps de se consacrer à d'autres activités. Depuis 2005, il préside ainsi l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), structure de financement au rôle flou malgré quatre milliards d'euros de budget, au point que la Cour des comptes recommandera sa suppression en 2009. Un décret transforme en 2005 ce poste, bénévole, en travail rémunéré, 3 500 euros par mois. L'AFITF met en outre à disposition de M. Longuet un véhicule avec chauffeur.

Enfin, Martin Hirsch, ancien haut commissaire aux solidarités actives du gouvernement, relate, dans son livre Pour en finir avec les conflits d'intérêts (Stock, 2010), comment Gérard Longuet a profité, lorsqu'il avait en charge les postes et télécommunications, entre 1986 et 1988, de timbres rares qu'il recevait à titre honorifique et qu'il a par la suite revendus, pour plusieurs centaines de milliers de francs. Ce qui lui aurait permis de payer en grande partie sa maison de Saint-Tropez. Gérard Longuet démentira que la maison ait été "payée en timbres", et parlera de "1 000 euros par mois" de rémunération.

"HOMOPHOBIE", "CORPS FRANÇAIS TRADITIONNEL"… QUAND LONGUET DÉRAPE

La personnalité de Gérard Longuet est également contestée. Le ministre a connu plusieurs déboires du fait de "dérapages" dans ses propos publics. Le 13 novembre 2008, lors d'une commission sénatoriale au sujet d'une campagne de lutte contre l'homophobie lancée dans l'éducation nationale, Gérard Longuet lance : "J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard. C'était de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie. […] C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école et qu'on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête."

Une phrase qui lui vaut une plainte d'une association de défense des homosexuels, qui estiment que le sénateur amalgame homosexualité et pédophilie. Ce dernier s'en défend, estimant qu'il "est parfaitement tolérant" avec l'homosexualité.

Plus récemment, en mars 2010, Gérard Longuet critique en des termes douteux la possibilité de nommer à la tête de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) le socialiste Malek Boutih : "Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains – qui sont d'ailleurs en général italiens ou marocains – doivent faire l'effort sur eux-mêmes de s'ouvrir à l'extérieur", juge le sénateur. L'allusion au "corps traditionnel français" provoque un tollé de la gauche.

L'ex-sénateur sait aussi jouer avec les nerfs de l'exécutif. Adversaire acharné des 35 heures, il estime dans un entretien au Monde, en décembre 2010, que la France devra faire un choix : "Ou on sort de l'euro ou on sort des 35 heures, mais on ne peut pas avoir les deux." Quelques semaines après la fin de la crise sociale déclenchée par la réforme des retraites, la phrase embarrasse l'UMP.

Samuel Laurent

Pour en savoir plus : Compilation vidéo des dérapages de Gérard Longuet sur LePost.fr

Longuet ministre: déjà condamné à se taire?
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Et de 3...Fillon, MAM, Guaino ont chacun passé les fêtes dans les 3 pays en irruption populaire, magique?

En tant qu'ex-beau parleur en chef, Guaino la ramène un peu, mais quand même il a craché le morceau avant que Le Canard enchaîné(loué soit-t-il)ne s'en mèle

.Henri Guaino a passé ses vacances de Noël à Tripoli

il y a 20 min
Reuters

Le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, reconnaît dans un entretien aux Inrockuptibles avoir passé ses vacances de fin d'années à Tripoli, mais pas "chez Kadhafi".

Dans l'hebdomadaire à paraître mercredi, la "plume" du chef de l'Etat explique avoir passé quatre jours et quatre nuits à l'ambassade de France dans la capitale libyenne.

Après l'ex-ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie en Tunisie et le Premier ministre François Fillon en Egypte, c'est le troisième proche du président à reconnaître avoir pris ses vacances dans un pays arabe dirigé par un régime autoritaire.

"Oui, je suis allé passer mes vacances de Noël chez l'ambassadeur de France à Tripoli. De France ! A titre personnel", précise Henri Guaino. "Je n'étais pas chez Kadhafi : j'étais en Libye chez l'ambassadeur de France. Ne tombons pas dans un terrorisme moral".

"J'étais logé dans la résidence de l'ambassadeur de France et avec notre ambassadeur à Malte, Daniel Rondeau, qui était aussi invité car ce sont des amis. L'ambassadeur, ayant une vie privée, invite ses amis et j'y suis allé à ce titre-là", explique-t-il.

Henri Guaino précise qu'il n'a rencontré aucun responsable officiel libyen et qu'il n'a "jamais rencontré de (s)a vie" le n°1 libyen.

"Il n'y avait aucune rencontre, aucune discussion, aucune invitation officielle", affirme-t-il.

Il assure avoir prévenu le président Nicolas Sarkozy de son déplacement et n'avoir "reçu aucune contre-indication" de sa part.

"Ces vacances-là, j'aurais pu aussi bien les passer à Damas ou à Alger. C'était un plaisir de vous raconter mes vacances !", conclut avec un brin d'ironie Henri Guaino.

Elizabeth Pineau, édité par Jean-Loup Fiévet
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27/02/11

Remaniement acte ? ( je ne sais plus)

Toujours les mêmes vieux acteurs, ça ressemble a: Au théatre ce soir, lol, remboursez !!!
Y'a pas d'article, pourquoi faire, on s'en fout de toute façon

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24/02/11

Les Tarnakistes parlent ...

.Paris-Texas, une proposition politique des mis en examen de Tarnac

LEMONDE | 24.02.11 | 11h00 • Mis à jour le 24.02.11 | 11h44

"Printemps des peuples arabes", "révolution en marche", "transition démocratique", "fin de la dictature". Les grandes machines discursives sont de sortie. Il n'en faut pas moins pour parvenir à présenter le renversement des régimes pro-occidentaux du Maghreb comme de nouvelles victoires de l'Occident, et le triomphe inespéré de ses valeurs.

La fièvre révolutionnaire qui s'est récemment emparée des plus prudents éditorialistes témoigne d'abord de l'intense réaction immunitaire à quoi l'événement accule le discours dominant. On répond par un violent accès d'orientalisme à la nécessité de disposer, au plus vite, entre nous et les bouleversements en cours, un solide cordon sanitaire. On s'émerveille de ces "révolutions" pour mieux esquiver les évidences qu'elles nous jettent au visage pour mieux dissoudre le trouble qu'elles suscitent en nous.

Faut-il qu'elles soient précieuses, les illusions qu'il s'agit d'ainsi préserver, pour que l'on se répande partout en pareilles apologies de l'insurrection, pour que l'on décerne la palme de la non-violence à un mouvement qui a brûlé 60 % des commissariats égyptiens. Quelle heureuse surprise de soudain découvrir que les principales chaînes d'information sont entre les mains des amis du peuple !

Or voilà : si les insurgés de l'autre côté de la Méditerranée disent : "Avant, nous étions des morts-vivants. A présent, nous nous sommes réveillés", cela signifie en retour que nous, qui ne nous insurgeons pas, nous sommes des morts-vivants, que nous dormons. S'ils disent : "Avant, nous vivions comme des bêtes, nous vivions dans la peur. A présent, nous avons retrouvé confiance en nous, en notre force, en notre intelligence", cela signifie que nous vivons comme des bêtes, nous qui sommes si évidemment gouvernés par nos peurs.

Ceux qui peignent aujourd'hui aux couleurs les plus lugubres l'impitoyable dictature de l'atroce Ben Ali ne le trouvaient-ils pas hier encore si fréquentable ? Il faut donc qu'ils mentent aujourd'hui, comme ils mentaient hier. Le tort de Michèle Alliot-Marie réside d'ailleurs là : avoir dévoilé en quelques phrases à l'Assemblée nationale que, derrière tant de dissertations d'écoliers sur la différence entre leurs dictatures et nos démocraties, se cache la continuité policière des régimes; en quoi les uns sont certes plus experts et moins grossiers que les autres.

On peut détailler ad nauseam la brutalité de la répression sous Ben Ali. Il n'en reste pas moins que les doctrines contre-insurrectionnelles – l'art d'écraser les soulèvements – sont désormais la doctrine officielle des armées occidentales, qu'il s'agisse de les appliquer en banlieue ou dans les centres-villes, en Afghanistan ou place Bellecour à Lyon. Le feuilleton hebdomadaire des petits mensonges et des misérables combines de Mme Alliot-Marie ne saurait effacer le véritable scandale : avoir traité de "situation sécuritaire" une situation révolutionnaire. Si nous n'étions pas occupés à tresser des couronnes de jasmin ou de lotus aux révoltes du Maghreb, peut-être n'aurions-nous pas déjà oublié que Ben Ali, quatre jours avant de disparaître dans les poubelles de l'histoire, avait parlé des émeutes de Sidi Bouzid comme d'"impardonnables actes terroristes perpétrés par des voyous cagoulés". Ou que son successeur a cru apaiser la colère du peuple en annonçant comme première mesure l'abrogation de "toutes les lois antidémocratiques", à commencer par les lois antiterroristes.

Si nous refusons de tenir pour miraculeux l'enchaînement qui mène de l'immolation de Mohamed Bouazizi à la fuite de Ben Ali, c'est que nous refusons d'admettre comme normale, à l'inverse, l'indifférence feutrée qu'a partout rencontrée pendant tant d'années la persécution de tant d'opposants. Ce que nous vivons, nous et une certaine jeunesse politisée, depuis trois ans, y est certainement pour quelque chose. Dans les trois dernières années, nous dénombrons en France plus d'une vingtaine de camarades qui, toutes tendances confondues, sont passés par la case prison, dans la plupart des cas sous prétexte d'antiterrorisme et pour des motifs dérisoires – détention de fumigènes, introduction de glu dans des distributeurs de billets, tentative ratée d'incendie de voiture, collage d'affiches ou coup de pied.

Nous en sommes arrivés en janvier au point où la magie du signalement sur le fichier des "anarcho-autonomes" a mené une jeune femme en prison – pour un tag. Cela se passe en France, et non en Russie, et non en Arabie saoudite, et non en Chine.

Chaque mois désormais, nous apprenons qu'un nouveau camarade a été prélevé en pleine rue, que l'on a intimé à telle amie, après bien d'autres, de devenir indic en échange de l'impunité ou d'un salaire ou de conserver son poste de professeur, que telle connaissance a, à son tour, basculé dans la dimension parallèle où nous vivons désormais, avec ses cellules miteuses, ses petits juges pleins de haine rentrée, de mauvaise foi et de ressentiment, avec ses insomnies, ses interdictions de communiquer, ses flics devenus des intimes à force de vous épier. Et l'apathie qui vous gagne, l'apathie de ceux qui vivent "normalement" et s'étonnent, l'apathie organisée.

Car c'est une politique européenne. Les rafles régulières d'anarchistes en Grèce ces derniers temps le prouvent. Aucun régime ne peut renoncer au broyeur judiciaire, quand il s'agit de venir à bout de ce qui lui résiste. La culpabilité est une chose qui se produit. Comme telle, c'est une question d'investissement, financier, personnel. Si vous êtes prêt à y mettre des moyens hors normes, vous pouvez bien transformer une série de faux procès-verbaux, de faux témoignages et de manœuvres de barbouzes en dossier d'accusation crédible.

Dans l'affaire dite de Tarnac, la récente reconstitution de la nuit des sabotages, si longtemps réclamée par la défense, en a administré le plus bel exemple. Ce fut un de ces moments d'apothéose où éclate, jusque dans les détails les plus infimes, le caractère de machination de toute vérité judiciaire. Ce jour-là, le juge Fragoli a su occulter avec art tout ce qui démontre l'impossibilité de la version policière. Il devenait subitement aveugle dès que l'indocile réalité contredisait sa thèse. Il a même réussi à mettre les rédacteurs du faux PV de filature à l'abri de la contradiction, en les dispensant d'être là. Et cela était en effet superflu, puisque tout ce petit monde s'était déjà transporté sur les lieux, une semaine auparavant, en privé et en douce.

A dire vrai, qu'il ait fallu contrefaire la reconstitution suffit à montrer que le procès-verbal lui-même était contrefait. C'est sans doute cela qu'il a fallu abriter des regards en bouclant la zone par des murs de gendarmes appuyés de brigades cynophiles, d'hélicoptères et de dizaines de brutes de la sous-direction antiterroriste.

A ce jour, il en aura coûté quelques millions d'euros pour transformer en instruction bien ficelée des fantasmes de flics. Il importe peu de savoir à qui, pour finir, on imputera les actes qui furent le prétexte de notre arrestation. Quant à nous, nous plaignons d'ores et déjà le tribunal qui aura à faire passer pour du terrorisme la pose de quelques innocents crochets, maintenant que bloquer les flux est devenu le moyen d'action élémentaire d'un mouvement de masse contre la réforme des retraites.

Le silence frileux des gouvernants européens sur les événements de Tunisie et d'Egypte dit assez l'angoisse qui les étreint. Le pouvoir tient donc à si peu. Un avion décolle et c'est tout un édifice de forfaiture qui tombe en miettes. Les portes des prisons s'ouvrent. La police s'évanouit. On honore ce qui hier encore était méprisé, et ce qui était l'objet de tous les honneurs est maintenant sujet à tous les sarcasmes. Tout pouvoir est assis sur ce gouffre. Ce qui nous apparaît, à nous, comme démence sécuritaire n'est que pragmatisme policier, antiterrorisme raisonné.

Du point de vue du gestionnaire de situations sécuritaires, l'ordre public n'aurait jamais été ébranlé, et Ben Ali serait encore tranquillement président, si l'on avait réussi à neutraliser à temps un certain Mohamed Bouazizi.

C'est à l'évidence, dans les banlieues comme dans les mouvements de révolte, la chasse aux Bouazizi, aux fauteurs d'insurrection potentiels qui est lancée, et c'est une course contre la montre; car, de Ben Ali à Sarkozy, qui règne par la peur s'expose à la fureur.

Monsieur le président, il y a des ranchs à vendre au Texas, et votre avion vous attend sur la piste de Villacoublay.

Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Matthieu et Yildune, sont les dix personnes mises en examen dans l'affaire dite "de Tarnac"

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22/02/11

Sondages de l'Elysée, sarkomance

.Un juge d'instruction va enquêter sur les sondages de l'Elysée

LEMONDE.FR avec AFP | 22.02.11 | 20h01


Le marché des sondages de l'Elysée avait été attribué sans appel d'offres à une société dirigée par le journaliste Patrick Buisson.

Le marché des sondages de l'Elysée avait été attribué sans appel d'offres à une société dirigée par le journaliste Patrick Buisson.AFP/LIONEL BONAVENTURE

Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, a été ouverte le 15 février à Paris dans l'affaire des sondages de l'Elysée, selon une source judiciaire.

Publifact, la société de Patrick Buisson, un ancien journaliste proche de Nicolas Sarkozy, a signé une convention le 1er juin 2007 avec la présidence de la République pour la fourniture d'études d'opinion. Ce contrat passé sans appel d'offres portait sur un coût total avoisinant 1,5 million d'euros sous la forme de près de 130 factures.

L'enquête fait suite au dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile pour favoritisme déposée en novembre par l'association Anticor. Elle a été confiée au juge du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris Serge Tournaire, selon cette source.

UNE CONVENTION ÉPINGLÉE PAR LA COUR DES COMPTES

Le parquet de Paris avait classé sans suite début novembre une première plainte d'Anticor visant une convention passée en 2007 entre l'Elysée et la société Publifact. C'est la Cour des comptes qui avait mis au jour en juillet 2009 cette convention, passée, selon elle, sans qu'"aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics pour respecter les règles de la mise en concurrence […] n'ait été appliquée".

Dans son rapport de contrôle des comptes et de la gestion des services de l'Elysée en 2008, la cour épinglait par ailleurs une série de 15 études d'opinion publiées dans la presse alors qu'elles avaient été facturées également à l'Elysée par le cabinet de conseil de M. Buisson.

L'Elysée fait désormais payer une partie de ses dépenses de sondages par Matignon via le Service d'information du gouvernement (SIG), selon le rapport du député PS Jean Launay sur les crédits alloués à l'Elysée en 2011.


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17/02/11

L'interview de Djamal (KABAL / IN VIVO / TORAPAMAVOA) est en ligne !

L'interview de Djamal Kabal-In Vivo-Torapamavoa (KABAL / IN VIVO / TORAPAMAVOA) est en ligne !!!! 
 Venez découvrir les propos de ce "monstre" du rap français... Partagez l'info ;)
Le 20/10/2010 est sorti "SOCIOPATHE", le premier album solo de DJAMAL (KABAL / IN VIVO / TORAPAMAVOA), composé par DJ TORGULL aux machines et DENSIO, guitariste et arrangeur (IN VIVO) ......

 http://www.infrabasspeople.com/index.html

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12/02/11

Seule la lutte paie

De la révolte à la révolution, les egyptiens ont réussit, pacifiquement, courageusement, ils ont appliqué le déni d'autorité, qu'on en prenne tous de la graine...




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09/02/11

Un résumé en musique

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08/02/11

Guillon déchire la photo de Besson en direct

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Stéphane Guillon règle ses comptes avec Eric Besson
publiée le 08 février 2011


L'humoriste est revenu sur les vieilles querelles avec Éric Besson sur le plateau de "C à vous" sur la chaîne France 5.

Invité sur le plateau de "C à vous" sur France 5, Stéphane Guillon a pu raviver les querelles qui l'opposent à Eric Besson. Alors que l'animatrice Alessandra Sublet lui tend une photo de ses meilleures victimes, il prend directement une photo de l'ancien ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale, avant de la déchirer.


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La poisse lol !! nos ministres portent la poisse !! :-) 2 dépêches

.8 February 2011 Last updated at 15:37 GMT

The Guardian breaking news

French PM Fillon says Mubarak lent him plane on holiday


French Prime Minister Francois Fillon has said the Egyptian president lent him and his family a plane during a holiday in Egypt at Christmas.

Hosni Mubarak, who is facing widespread anti-government protests, also paid for Mr Fillon's holiday accommodation.

Another French minister has said she used a Tunisian businessman's plane during the country's uprising.

Foreign Minister Michele Alliot-Marie, who has faced calls to resign, said she deeply regretted her actions.

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Fillon admet avoir pris un avion du gouvernement égyptien pendant ses vacances en Egypte
La Presse CanadiennePar The Associated Press | La Presse Canadienne – il y a 29 minutes

PARIS - Le Premier ministre François Fillon admet mardi avoir été "hébergé" lors de ses vacances de fin d'année 2010 en Egypte "par les autorités égyptiennes", et avoir "emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d'Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple".

La contestation est entrée dans sa troisième semaine en Egypte mardi. Les manifestants réclament le départ du président Hosni Moubarak, à la tête de l'Etat depuis près de trente ans.

François Fillon "tient à apporter les précisions suivantes, dans un souci de transparence", explique Matignon dans un communiqué.

"Le Premier ministre, invité par les autorités égyptiennes, s'est rendu en Egypte accompagné de son épouse et de ses enfants et a utilisé pour se rendre à Assouan un Falcon 7X de l'ETEC (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration, assurant le transport du chef de l'Etat et des autorités gouvernementales, NDLR)".

Il "effectue tous ses déplacements en avion à bord d'appareils de la flotte gouvernementale, pour des raisons de sécurité et de disponibilité. S'agissant d'un déplacement privé, son billet et celui des membres de sa famille lui sont facturés, sur ses deniers personnels, au tarif établi par l'armée de l'air", précise le communiqué.

"Le Premier ministre a été hébergé lors de ce séjour par les autorités égyptiennes" et, "toujours à l'invitation des autorités égyptiennes, a emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d'Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple", poursuit Matignon. "Il a également effectué une sortie en bateau sur le Nil dans les mêmes conditions".

"Lors de ce voyage en Egypte, le Premier ministre a rencontré le président Hosni Moubarak, le jeudi 30 décembre 2010, à Assouan", rappelle Matignon. AP

sc/com/ir

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La révolte des magistrats se généralise en France


.Une magistrate de Nantes en grève le 4 février 2011 après les propos de Nicolas Sarkozy annonçant des sanctions dans le cadre de l'affaire Laëtitia. F. PERRY/ AFP


20min.fr

La révolte des magistrats se généralise en France

Créé le 08.02.11 à 12h06 -- Mis à jour le 08.02.11 à 12h06


Une magistrate de Nantes en grève le 4 février 2011 après les propos de Nicolas Sarkozy annonçant des sanctions dans le cadre de l'affaire Laëtitia.

Une magistrate de Nantes en grève le 4 février 2011 après les propos de Nicolas Sarkozy annonçant des sanctions dans le cadre de l'affaire Laëtitia. F. PERRY/ AFP
SOCIAL - Quatre-vingt-dix juridictions renvoient sine die toutes les audiences non urgentes, et le mouvement devrait encore s'étendre, des assemblées générales étant programmées ce mardi...

La grogne s’étend. Le mouvement de protestation des magistrats français contre les propos de Nicolas Sarkozy accusant la justice de fautes touche ce mardi près de la moitié des juridictions. Selon l'Union syndicale de la magistrature (USM), principal syndicat de cette profession, 90 juridictions, presque le double par rapport à lundi, renvoient sine die toutes les audiences non urgentes, comme celles où personne n'est détenu. Ce bras de fer entre pouvoir exécutif et autorité judiciaire est sans précédent par son ampleur en France et en Europe.

L'extension du conflit intervient au lendemain de déclarations du Premier ministre François Fillon, qui a répété lundi qu'un dysfonctionnement punissable de sanctions s'était produit dans l'affaire Laëtitia. Les juges sont accusés par l'Elysée et le gouvernement de négligence dans le suivi de Tony Meilhon, sorti de prison en février 2010 et suspecté d'avoir tué la jeune femme.
Les magistrats «ulcérés»

«Les magistrats sont tellement ulcérés qu'ils se disent prêts à toute forme d'action, comme bloquer la machine», a dit Christophe Régnard, président de l'USM. En effet, le mouvement devrait encore s'étendre, des assemblées générales étant programmées partout en France ce mardi, notamment à Paris, le plus grand tribunal du pays, dit l'USM. Fait exceptionnel, la Cour de cassation, plus haute juridiction du pays, tiendra aussi une réunion, a priori jeudi.

Les instances non syndicales représentant les procureurs et procureurs généraux - pourtant liés au pouvoir politique, ainsi que les présidents de cours d'appels et de tribunaux soutiennent le mouvement de même qu'une vingtaine d'organisations d'avocats, de personnels de justice, de l'administration pénitentiaire et deux syndicats de police.
Le budget de la Justice en question

Le dossier remet en lumière la pauvreté matérielle du système judiciaire français, classé en 2010 par le Conseil de l'Europe au 37e rang continental pour le pourcentage du produit intérieur brut (PIB) par habitant consacré à la justice. Le budget pour 2011 pour la justice est de 7,1 milliards d'euros, soit environ 2,5% du budget de l'Etat.

Lundi sur France 2, le ministre du Budget François Baroin a surenchéri, en affirmant que le budget augmentait depuis 2002, ainsi que les effectifs. «C'est pas un problème de moyens, c'est un problème d'état d'esprit», a-t-il estimé. Le Parti socialiste dit de son côté soutenir le mouvement et le député André Vallini, spécialiste des questions de justice, a exhorté le gouvernement à proposer des moyens supplémentaires.
B.D. avec Reuters
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Sans légende ...mais légendaire


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le 23/02 ; VENEZ TOUS vous faire embarquer par les flics !

. AYEZ LE SENS CIVIQUE : FAITES RÉELLEMENT PASSER CE MESSAGE À TOUT VOTRE MAILING ET SURTOUT VENEZ !


VENEZ TOUS vous faire embarquer par les flics LE 23 FÉVRIER 2011 dans la JOIE et la BONNE HUMEUR !!!  PLACE DE LA CONCORDE à 19H00 devant l'Automobile Club de France (…et aussi de Navarre, à quelques mètres de l'ambassade des USA !) et surtout À 200 MÈTRES DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE  ! NOTRE MAISON À TOUS ! Venez sobre, sans objet illicite, avec juste vos papiers, vos clefs et votre “triste” de transport. Faisons péter le score d'arrestations du quartier, attirons les journalistes et la “justice”, N'EN RESTONS PAS LÀ ! Cette Place est + symbolique que Répu, Bastille ou Nation… PLACE DE LA CONCORDE VENEZ RÔDER, VENEZ PARLER, VENEZ FÊTER ET VOIR PAR VOUS-MÊMES CE QUE SIGNIFIE LA DÉMOCRATIE EN FRANCE EN 2011 !!! CHAQUE DERNIER MERCREDI DU MOIS À 19H00 ! N'ayez pas peur du grand méchant loup ! Venez avec vos parents, vos enfants, vos amis, ne les laissez pas nous endormir !!! Pour tous les renseignements, les mots clefs à associer sont : dîner du siècle ; club le siècle ; manif  et arrestations des mercredis 27 10 2010  -  24 11  2010  -  26 01 2011  - Prochain épisode : LE MERCREDI 23 FÉVRIER 2011 À 19H00 PLACE DE LA CONCORDE. De fil en aiguille, vous comprendrez de quoi il s'agit. Une petite vidéo pour vous mettre en condition :

http://www.dailymotion.com/video/xgrk7k_diner-du-siecle-interpellations-direction-le-commissariat_news



P.S : en pièce jointe, la dernière expérience de Katharina le mercredi 26 janvier.

P.S 2 : Les témoignages de ceux qui étaient là :

Torapamavoa reclame l'ejection de MAM ! '(image)

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Enorme Excès de vitesse: un conseiller de Sarkozy échappe au PV !

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Olivier Marleix, vice-président du Conseil général d'Eure-et-Loir, a été flashé à 119km/h sur une route limitée à 70. Arrêté par les gendarmes, il a fait jouer ses relations pour éviter la contravention.

 
Olivier Marleix, vice-président du Conseil général d'Eure-et-Loir et également conseiller technique auprès de Nicolas Sarkozy, aurait été arrêté par la gendarmerie pour excès de vitesse vendredi 28 janvier. 
Flashé à 119km/h au lieu de 70, la gendarmerie n'a finalement pas verbalisé l'élu, selon la République du Centre. Ce dernier a fait valoir ses relations et mentionner que cette contravention pourrait avoir des conséquences. 
Contacté vendredi soir par le quotidien régional, Olivier Marleix a nié les faits. 
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Jean Sarkozy se moque de Devedjian en plusieurs langues !:

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Devedjian – Sarkozy : La guerre ouverte

Jean Sarkozy a envoyé un mail à Patrick Devedjian, dimanche, dans lequel il lui promet, en plusieurs langues, qu'il ne sera pas candidat à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. 

06/02/11

Déclaration du mouvements des Jeunes de Tahrir Square - Le Caire- Egypte

.The Guardian

7.50pm: Jack Shenker reports on the statements demanding change coming from youth groups within Tahrir Square:

Jack Shenker

A number of statements are now emerging from youth groups within Tahrir - as the Guardian's story on decision-making in the square explained yesterday, it's hard to measure the extent to which each one represents a consensus viewpoint from within the crowds, though most have very similar demands and all call for the immediate removal of Hosni Mubarak. The latest is from the 'coalition of youths of the wrath revolution', from a press conference they gave at the offices of independent Egyptian daily newspaper Al Shorouk. It appeals for the immediate release of all political prisoners and argues that 'someone who has killed more than 300 youths [and] kidnapped and injured thousands more' is not really entitled to a 'dignified exit'.

Here's the statement itself:

Press Conference in El-Shorook Newspaper Headquarters

Fellow great Egyptian citizens ... We are your your daughters, your brothers and sisters who are protesting in Tahrir square and other squares of Egypt, promise you not to go back to our homes until the demands of your great revolution are realized.

Millions have gone out to overthrow the regime, and so the matter goes beyond figures in particular to the whole administration of the Egyptian State, which was transformed from a servant of the people to a master of the them.

We have heard the president's disappointing speech. And really someone who has killed more than 300 youths, kidnapped and injured thousands more is not entitled to brag about past glories. Nor are his followers entitled to talk about the President's dignity, because the dignity life and security of the Egyptian people is far more valuable than any single person's dignity no matter how high a position he holds.

Our people live though tragedy for a week now, since Mubarak's regime practiced a siege against us, releasing criminals and outlaws to terrorize us, imposing a curfew, stopping public transportation, closing banks, cutting off communications and shutting down the internet .. But if it was not for the courage of Egyptian youths who stayed up nights in the People's Committees it would have been a terrible tragedy.

We want this crisis to end as soon as possible and for our lives and our families' lives to get back to normal, but we do not trust Hosni Mubarak in leading the transitional period. He is the same person, who refused over the past 30 years any real political and economic reforms, and he hired criminals to attack Tahrir square and the peaceful demonstrators there, killing dozens and enjuring thousands – including women, elderly, and children.

Also, we will not allow the corrupt to remain in charge of the state institutions; therefore, we will continue our sit-in until the following demands are realized:

1- The resignation of the President and by the way this does not contradict the peaceful transition of power nor the current constitution which allows and organizes this process.

2- the immediate lifting of the state of emergency and releasing all freedoms and putting an immediate stop to the humiliation and torture that takes place in police stations

3- the immediate dissolve of both the Parliament and Shura Council

4- forming a national unity government that political forces agree upon which manages the processes of constitutional and political reform

5- forming a judicial committee with the participation of some figures from local human rights organizations to investigate the perpetrators of the collapse of state of security this past week and the murder and injury of thousands of our people.

6- Military in charge of protecting peaceful protestors from thugs and criminal affiliated with the corrupt regime and ensuring the safety of medical and nutritional convoys to civilians

7- the immediate release of all political detainees and in their forefront our colleague Wael Ghoneim
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Grenade lacrymo ( française ?) 1 mort en Tunisie

.Un homme tué par une grenade lacrymogène en Tunisie

il y a 1 heure 1 min
Reuters


Un jeune homme est mort après avoir été atteint par une grenade lacrymogène lors d'une manifestation à Kebili, à 400 km au sud de Tunis, a-t-on appris dimanche de source proche du ministère de l'Intérieur.

Les protestataires manifestaient contre la nomination d'un nouveau gouverneur régional, dit-on de même source.

Tarek Amara; Nicole Dupont pour le service français

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