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13/01/2016

.Tout est normal, la faute à qui ?

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.Tout est normal, la faute à qui ?
 DJAMAL KABAL SOCIOPATHE·MERCREDI 13 JANVIER 2016
 Tout est normal. La faute à qui.
 Je suis né dans une de ces villes de la ceinture rouge en banlieue parisienne, j’ai passé bien des soirées à constater et vivre dans ce qui est appelé dans les médias les quartier difficiles.

 Je ne dirais pas qu’ils ne sont pas difficiles mais ce n’était ni l’Afghanistan, ni la bande de Gaza.

 Ils sont SURTOUT difficiles pour ceux qui sont responsables de leur architecture, de leur organisation voire sectorisation ethnique, de ceux responsables de leur délabrement , de l absence et ou l’échec de mixité sociale. Un réservoir des pauvretés. Un concentré de ce que la société , la démocratie fait de pire, l'oubli, le mépris, le préjugé, l’injustice.

 Nous avons, nous témoins et parties prenantes de la vie en quartier, un tel dossier sur les injustices de la république qu’il nous est difficile, parfois, de la voir par un autre prisme que celui de la méfiance. J’ai bien plus confiance en un Jaurès ou un Robespierre, sur les notions d’État, de nation, de patrie qu’en Marine et Phillippot.

 Pour tout vous dire, j’ai tant de connaissances passées par la case prison, qu’il m’est impossible de ne pas faire le lien pragmatique de la radicalisation inhérente à cette éducation.
 Combien de fois vous a-t-on hurler l’urgence ?
 En manifestations, en actions, en chansons…

Vous, nos délégués nos représentants nos élus, nos présidents, vous avez fabriqué de la radicalisation et avant vous vos pères et paires qui brillaient lors de la mise à sac de l'Empire français. Tout est normal. La faute à qui ?

 Et puis il y’a ces bidonvilles au sein des grandes villes françaises , il y a ces stigmatisations, il y a ce jeu politique , il y a le grand tremblement du populisme, il y a Calais, la jungle , et pire ailleurs encore. Combien de fois vous a-t-on hurler l’urgence ? En manifestations, en actions, en chansons… Victor Hugo réclamait une loi pour interdire la misère. « Vous n'avez rien fait »

Vous avez laissé pourrir cette situation, celle là aussi. Ces réfugiés , ces migrants, victimes en plus de leur périple , de vos échecs et de vos abandons.

 La ZAD c’est l’idée même République.

Tous. Victimes de vos compromissions, de votre soumission aux lobbys de toutes espèces. Et il y a ces millions de gens qui s’échouent en Europe , des familles, des enfants, surtout des hommes, que personne ne sait comment recevoir, dont personne ne prend la responsabilité , de recevoir en toute dignité et en toute sécurité , pour tous ces frères d’un autre monde. Car leur autre monde pour la majorité d’entre eux, c’est la guerre la vraie, la quotidienne, pas le fait divers aussi récurrent soit il, l’État de de guerre.

 La guerre avec les armes made in France, russie, usa… La guerre avec les intérêts des Industriels Français dedans…. Leur guerre, pas chez nous.

 Après que vous ayez armé les forces en présence et ce partout dans le Golfe. Après avoir soit participé, soit entraîné, soit combattu, soit commandité les conflits pétro politiques du moyen orient, après avoir fait les apprentis sorciers avec des peuples en luttes, en guerre.
 Après avoir abandonné, votre dignité, vos responsabilités, notre représentation, votre rôle dans la cité.
 Après avoir toujours eu la bonne idée de s’appuyer sur le « tissu associatif » tant pour les « quartiers » que pour les restos du cœur. Et puis, il y a votre état d’urgence, ces dérapages, ces résultats, ces abus,

Vous avez vos raisons, mais vous avez une police qui vote à plus de 50% pour le front national. Cette même police, militaires et gendarmes qui s’échauffent autour des ZAD. Cette même police qui pourra porter son arme h24. Qui vous protège de la police ?

Combien de fois vous a-t-on hurler l’urgence ? En manifestations, en actions, en chansons…

Et il y a ces abrutis qui se lèvent comme un clown sorti d’une boite. Qui nous Charlisent, qui nous Bataclandent, qui nous hypercacherent. Inspirés par des illuminés qui croient en une bataille finale le Bien et le Mal.

 Fn et Daech convoitent le même combat.

 La population réagit. Le grand cirque se poursuit. Tout est normal. La faute à qui ? Après Nicolas, et sa droite décomplexée. Après la dé diabolisation du front national. Après la déception de la gauche au pouvoir. Apres le tollé de la chemise déchirée voilà les 9 mois fermes des syndicalistes ... Apres Les Kadhafi, Cahuzac, Balkany, ...j’en passe et des bien bien meilleures ...

 Marion, Marine, Collard, Mesnard, Phillippot....et le plus grand mensonge du parti d’extreme droite français qui est de faire croire qu’il n’existe pas. Un parti qui n’a même pas intégré le fait que les « immigrés » sont français et que la préférence nationale qu’ils réclament n’a de sens qui si ont traite les gens différemment selon leurs origines ethniques…anti constitutionnel…

 On n’est plus à ça près. Après après les migrants ,après les musulmans, après les terroristes ? À qui le tour ? Tout est normal. La faute à qui ?

 La France est diverse, profonde, variée, multiple, profonde, différente. Je sens ce pays glisser. Et pourtant nos existences métissées sont une richesse. Je sens la peur envahir les cœurs, je sens cette peur comme prélude à l’obéissance aveugle.

 Dois je répéter à quel point les piliers du fn reposent sur des fondements nauséabonds. Le fait qu’ils se posent en alternative les rend ils crédibles pour autant ?

Leurs prédictions et leurs souhaits les plus vils s’exaucent sous nos yeux, rancœur, division, peur de l’autre, fractures sociales, fractures de classes, incompréhensions sociales , décrédibilisation du discours politique , tous et toutes , concourent à la réalisation de leurs souhaits.

 Les groupuscules d’extrême droite s’excitent car leur dragon crache le feu. Le principal terrorisme des migrants c’est d’être des migrants ….

À deux doigts de décréter un terrorisme culturel…ethnique. Vous voulez parler des agressions dites “sexuelles massives” du jour de l’an ?
Qu’on foute ces cons en prison, la loi est la même pour tous. Autre chose à ajouter ?

Terreur. Daesh. Comme si une partie du monde voulait imposer sa loi, sa foi, ses principes et asservir l’autre partie du monde. Rengaine.

On connait la chanson. Impérialisme.
Tout est normal. La faute à qui ?

 Est-ce se dédouaner que de dire que les politiques que nous élisons ont foiré sur toute la ligne ?

Ou est ce remettre en question le rôle du politique, ses devoirs ?
 Ou encore le vote en lui-même ?
Allez savoir.

Une chose est sûre,Politiques, nous vous regardons, nous vous voyons, notre tristesse se dispute à notre dépit, notre rage s’enlise en vaine protestation...qu’attendez vous ?

 L’humeur du jour.
 Le pire est avenir.

 un article propulsé par TORAPAMAVOA : http://torapamavoa.blogspot.com Clikez "plus d'infos" ci dessous pour lire la suite de l'article...^^

27/10/2014

Lille : police et extrême droite main dans la main contre un concert antifasciste

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Lille : police et extrême droite main dans la main contre un concert antifasciste

Communiqué de nos camarades de l’Action Antifasciste NP2C :
sheryo-afa
Sheryo en concert en soutien à l’Action antifasciste NP2C.
Hier plus de 300 personnes ont assisté au concert de rap en soutien à l’Action Antifasciste qui se déroulait au Resto Soleil. Slimane, LAX, Tonio, Sheryo et La Jonction ont assuré leurs sets jusqu’au bout de la nuit. Gros son et grosse ambiance. Cependant, une attaque a été perpétrée en marge du concert par quelques nazillons provocateurs, vite secondés par la police.
Claude Hermant
Claude Hermant


Le tristement célèbre Claude Hermant (ex dirigeant de la Maison Flamande, proche de Serge Ayoub et de son organisation 3ème Voie – dissoute suite à l’assassinat de Clément Méric -, ex du service de sécurité du Front National, ex mercenaire au Congo…) accompagné d’une dizaine de nervis d’extrême-droite ont attaqué des spectateurs se rendant au concert rue Solférino. Hermant n’a pas hésité a tirer au flash ball sur ces spectateurs et sur des passants, en pleine rue, sous les yeux complaisants de la police.

04/08/2011

Humour ( pied) noir ?

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.Un envoi de BA, merci :-)


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110804.OBS8084/l-humour-douteux-d-un-elu-de-paca.html

L'humour douteux d'un élu de PACA

Publié le 04-08-11 à 11:09 Modifié à 15:22 par Le Nouvel Observateur

Gilbert Garelli, conseiller municipal UMP d'une commune des Alpes-Maritimes, s'est fendu d'un mail à ses "amis", au premier jour du ramadan, imitant l'accent magrébin.

Mais qu'a-t-il pris à Gilbert Garelli, conseiller municipal UMP de La Colle sur Loup, petite commune des Alpes-Maritimes ? C'est la question que se posent ses collègues de la majorité présidentielle après avoir pris connaissance d'un email plus que douteux. Lundi dernier, premier jour du Ramadan, l'élu a envoyé à ses "amis" politiques un courriel les invitant à étudier le programme du Parti socialiste, mais écrit en imitant l'accent magrébin, apprend-t-on jeudi 4 août par "Nice Matin". Lionnel Luca demande à ce que l'UMP réagisse comme il se doit et suspende Gilbert Garelli.

Le Nouvel Observateur s'est procuré l'email en question. Voilà ce qu'on put lire avec étonnement une vingtaine de destinataires de ce texte : "Afin di préparer la prochaine réunion UMP di la colle qui devrait si tenir li lundi 26 septembre salle Paillere, ji vous propose étudier le programme di PS (...), Ji vous propose aussi un voyage di pèlerinage pour li 15 août à la mosquée di Strasbourg qui vient d’ouvrir, mesdames prévoyez un foulard. Ji vous souhaite un bon ramadan".

Et Gilbert Garelli, sûr de ce qu'il assure être de "l'humour", a complété son courriel d'une pièce jointe, reprenant le programme du PS écrit en arabe et ponctué d'un : "Je vous avais dit de lire de droite à gauche".

Un goût amer

Mais cette galéjade ne semble pas du goût de tous.

Joint par le Nouvel Observateur Lionnel Luca, vice-président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, assure avoir pris connaissance de l'affaire en lisant Nice-Matin et s'étonne que M. Condometti n'est pas cru bon de l'appeler pour l'en avertir. "On essaye de me refiler le bébé mais je ne suis pas délégué de circonscription", rappelle le député. "C'est Christian Estrosi (le président du Comité Départemental de l'UMP) qui aurait dû déjà mettre bon ordre dans cette histoire. Je m'étonne que le parti n'ait pas été plus réactif", assure-t-il.

Car la figure de proue de la droite populaire, ce collectif qui a organisé un apéro-saucisson-vin rouge bien embarrassant pour la majorité, a la dent dure contre l'élu de La Colle sur Loup. "En ayant lu l'affaire telle qu'elle est présentée dans Nice Matin, je trouve que ce comportement de la part d'un responsable politique est parfaitement inadmissible", grogne Lionnel Luca.

"Il serait autour d'un verre de pastis entre copains, c'est une chose", tempère le député UMP, mais là, "il s'agit d'un élu qui convoque une réunion politique sur l'espace public qu'est internet". "C'est une chose sérieuse. Cela ne me fait pas rire", insiste-t-il. Selon lui, le parti doit donc "en tirer toutes les conséquences qui s'imposent" : la suspension de Gilbert Garelli et son écartement de ses responsabilités politiques.

De son côté, Christian Estrosi, patron de l’UMP de cette circonscription a assuré "ne pas être au courant de la teneur de ce mail" et l'avoir appris par Nice-Matin. Le Maire de Nice a "tout de suite" demandé au secrétaire départemental adjoint de l’UMP d’écrire au délégué de circonscription et au député Lionnel Luca, pour demander s’ils étaient au courant et demander leur avis, explique son entourage au Nouvel Observateur. Et si celui-ci attend désormais la réponse de ces deux collègues, Christian Estrosi a qualifié ce mail d'"intolérable" et affirme que c'est une affaire qui "restera pas sans suite".

Penaud, Gilbert Garelli se dit, lui, "dépassé par les événements" et a finalement présenté des excuses publiques.
un article propulsé par TORAPAMAVOA :
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20/05/2011

Invitées au festival de Cannes, refoulées par la PAF( qui n'a fait que son ' travail')

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. Tous les ans, des artistes venus d'ailleurs rencontrent des problèmes pour entrer en France, merci qui ?????

LIBERATION

ACTU | 20 mai 2011
Deux actrices marocaines, invitées à Cannes, refoulées à l’aéroport


Deux actrices marocaines, invitées à Cannes pour le film de Leila Kilani «Sur la planche» sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, ont été refoulées jeudi à l’aéroport de Nice (sud de la France) avant d’être autorisées à revenir, a-t-on appris de sources concordantes.

Le Centre cinématographique marocain (CCM) s’est dit «consterné» dans un communiqué du renvoi des actrices marocaines Soufia Issami et Sara Betioui, invitées à Cannes pour ce film «où elles tiennent les rôles principaux».

M. Nour-Eddine Sail, directeur général du CCM, s’est indigné de cette «décision expéditive alors que les deux comédiennes étaient en situation régulière, invitées officiellement au festival et qu’elles étaient attendues à l’aéroport par l’équipe du film de Leila Kilani», précise-t-il dans le communiqué.

Selon une source proche de l’équipe du film, les jeunes filles avaient effectivement leur visa mais n’avaient pas apporté certains papiers indispensables qui doivent accompagner le visa. Arrivées vers 13h jeudi à l’aéroport, elles ont été contraintes de reprendre un avion pour Casablanca une bonne heure plus tard.
«Elles ont demandé à repartir immédiatement»

Toujours selon cette source, les comédiennes devaient cependant reprendre un avion vendredi et étaient attendues sur la Croisette dans l’après-midi. Au ministère de l’Intérieur, on indiquait vendredi soir que les deux actrices n’avaient «pas de billets de retour, ni de réservation d’hôtel, ni de moyens de subvenir à leurs besoins».

«Manifestement, elles n’ont pas fait état du fait qu’elles étaient attendues, ni cherché à contacter quelqu’un qui aurait pu dialoguer avec la police de l’air et des frontières (PAF)», a-t-on ajouté de même source. «Elles ont demandé à repartir immédiatement», a-t-on précisé.

Le ministère «déplore cet incident» mais souligne que la PAF a «parfaitement respecté la procédure».

Ces deux actrices font partie des quatre jeunes filles stars de «Sur la planche», premier film de fiction tourné à Tanger par la cinéaste Leila Kilani qui concourt donc au prix de la Caméra d’Or.

(Source AFP)
un article propulsé par TORAPAMAVOA :
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24/03/2009

Dimanche dernier à Paris

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Des militants d'Act-up et des jeunes communistes pris à parti par des cul-bénis fachos



**********ecrire ton article ici (supprime cette ligne)**********







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11/02/2009

Nouvelle opération anti-drogue dans un collège du Sud-Ouest

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Une centaine d'élèves a été contrôlée à la descente du bus, devant leur établissement...

Deux mois après des opérations de gendarmerie dans des collèges du Gers, on apprend ce mercredi qu'un établissement des Pyrénées-Atlantiques a fait l'objet d'une nouvelle intervention musclée. «Musclée», un terme réfuté par la gendarmerie nationale qui évoque cinq gendarmes et une équipe cynophile.

(Source : http://www.20minutes.fr/article/299818/France-Nouvelle-operation-anti-drogue-dans-un-college-du-Sud-Ouest.php)

***
Aux alentours de 8h, mardi, les collégiens ont en effet eu la surprise d'être accueillis au saut du bus par des gendarmes et leurs chiens. Une centaine d'élèves au total a été contrôlée, et leurs cartables reniflés par les animaux.

Chou blanc

Une simple «action de prévention et de sensibilisation anti-drogue», selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, qui précise à 20minutes.fr ne pas être associée à l'opération. «Les gendarmes ont agi sur réquisition du procureur de la République de Pau», explique une porte-parole.

Comme en décembre 2008, les parents des élèves du collège Corisande-d’Andoins à Arthez de Béarn ont été profondément choqués par la méthode. Le syndicat national des enseignants du second degré (Snes) a de son côté dénoncé des procédés inadmissibles. D'autant que, comme lors des précédentes interventions, aucune substance illicite n'a été trouvée.

«Violence symbolique»

«Nous sommes contre la pratique», explique Erwan David, secrétaire départemental du Snes, à 20minutes.fr. L'enseignant déplore «l'absence totale de pédagogie» et craint que l'opération «ne fasse naître un sentiment de culpabilité chez les enfants s'ils sont un jour confrontés à la drogue, ce qui les empêcherait d'en parler». Quant à la méthode, «c'est de la violence symbolique, les élèves de 6ème, qui n'ont que onze ans, ont été très choqués», rapporte-t-il.

De son côté, la gendarmerie évacue le débat. Interrogé sur France Info, le lieutenant-colonel Portet rappelle que «ce type de contrôle pour lutter contre le trafic de stupéfiants s’inscrit dans un plan de prévention» et que «l’objectif est de protéger les enfants contre les dangers de tous les types de drogue et notamment aux abords des établissements scolaires». En décembre dernier, Xavier Darcos avait jugé les méthodes «tout à fait impromptues», il n'a pas réagi pour le moment.

06/02/2009

La France gardée à vue

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Jean L. tient à garder l'anonymat.
Mardi 1er avril 2008, ce polytechnicien de 56 ans résidant dans le 16e arrondissement de Paris, consultant en management, va chercher sa fille âgée de 9 ans à la sortie de l'école, en voiture. Il s'engage dans une rue bouchée par un camion.
Se rendant compte qu'il ne sera pas à l'heure, il empoigne alors son téléphone portable pour prévenir sa mère. "J'avais bien vu qu'il y avait une escouade de policiers en train de verbaliser des voitures mal garées, raconte-t-il. Mais j'étais arrêté et une policière m'a sauté dessus en hurlant".
(source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/04/la-france-gardee-a-vue_1150561_3224_1.html)

***


Jean L. n'insiste pas, il lâche son téléphone et repart dans une autre direction. "Au bout de quelques mètres, dit-il, je me suis aperçu que la policière courait à côté. Derrière moi, des policiers ont jailli de leur véhicule. Ils m'ont braqué une arme sur le front. J'ai eu peur, j'ai bloqué les portières." Mal lui en a pris. La policière fait voler en éclats sa vitre avant-gauche avec sa matraque. Jean L. est saisi, plaqué au sol, menotté et placé en garde à vue 24 heures. "On était deux, dans une cellule de 3,50 m sur 3,50 m. Le problème, c'est qu'au fil de la nuit, on était douze..." Son procès a eu lieu début janvier. Il est accusé d'avoir téléphoné au volant, de refus d'obtempérer, de délit de fuite et de rébellion.

Jean-Claude Lenoir, 57 ans, vice-président de Salam, une association venant en aide aux migrants à Calais, est placé en garde à vue le 8 novembre 2008, lors d'une vaste interpellation de clandestins sur le port. Les policiers, qui lui ont "constamment aboyé dessus, faisaient les questions et les réponses, ne voulaient pas noter ce que je disais." Libéré à l'issue des 24 heures, M. Lenoir est convoqué au tribunal, le 25 février, pour "outrage à agents".

Pierre Lauret, 51 ans professeur de philosophie, fait l'expérience de la garde à vue le 16 décembre 2008. Alors qu'il embarque à bord d'un avion pour se rendre à un congrès à Kinshasa (République démocratique du Congo), il demande à des policiers la raison pour laquelle un passager africain est menotté. Les autres passagers de l'avion protestent également. M. Lauret est débarqué et placé en garde à vue : menottage, fouille au corps, audition, mise en cellule. Il doit comparaître le 4 mars devant le tribunal correctionnel pour "opposition à une mesure de reconduite à la frontière et entrave à la circulation d'un aéronef".

Esthéticienne à Beaumont, dans le Puy-de-Dôme, Joëlle Béchar, 58 ans, passe plus de huit heures en garde à vue lundi 1er décembre 2008. Ancienne Meilleure ouvrière de France, cette femme est traumatisée d'avoir été "entièrement déshabillée", puis placée toute une journée "comme une criminelle" dans une pièce empestant "l'urine et le vomi". Pour avoir utilisé une technique dépilatoire interdite, et à la suite de la plainte d'une cliente victime de brûlures, Mme Béchar est l'objet d'une enquête pour "blessures involontaires" et "exercice illégal de la médecine". La garde à vue s'imposait-elle ? Le parquet de Clermont-Ferrand convient avoir "mis fin à la garde à vue dès qu'il en a eu connaissance".

Le 19 janvier, Pascal Besuelle, professeur d'histoire à Cherbourg et militant à la Fédération syndicale unitaire (FSU), est convoqué "pour affaire le concernant" au commissariat. A peine arrivé, un policier lui signifie qu'il est en garde à vue et transféré dans la foulée à Saint-Lô, où il doit être entendu. Le 12 janvier, lors de la venue dans cette ville du président de la République, M. Besuelle avait participé à une manifestation émaillée d'incidents avec les forces de l'ordre. Aucune charge n'a été retenue contre lui, mais M. Besuelle a passé une partie de la journée dans les locaux de la police.

En 2008, 577 816 personnes, résidantes en France et âgées de plus de 13 ans, ont ainsi entendu un officier de police judiciaire leur notifier leurs droits : "Vous êtes en garde à vue. Vous pouvez appeler un membre de votre famille et demander à voir un avocat." Le nombre des gardés à vue ne cesse de croître. Il a enregistré une hausse de près de 55 % en huit ans. Au cours des douze derniers mois, c'est 1 % de la population qui a été placée sous ce régime de contrainte, pour lequel les policiers répondent d'objectifs de performance chiffrés.

Jeunes habitants des quartiers difficiles, infirmières, syndicalistes, agriculteurs, étrangers en situation irrégulière, enseignants... la garde à vue concerne toutes les catégories de la population. Tout contrevenant ou suspect peut être placé sous ce statut, les (nombreux) conducteurs contrôlés avec un taux d'alcoolémie égal ou supérieur à 0,8 % au même titre que les trafiquants de stupéfiants.

Dans la période récente, les militants associatifs et syndicaux, mais aussi les journalistes, ont été visés. Le 28 novembre 2008, le placement au dépôt du Palais de justice de Paris (sans pour autant être sous le statut de la garde à vue) de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, dans une affaire de diffamation, a provoqué un vif débat. Le 5 décembre 2007, le journaliste Guillaume Dasquié avait subi 36 heures de garde à vue au siège de la direction centrale du renseignement intérieur, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), et avait été pressé de révéler ses sources. Un article sur Al-Qaida publié dans Le Monde le 17 avril 2007 lui a valu d'être interpellé à son domicile. "(A) 8 h 20, coups de sonnette à la porte, a-t-il raconté (Le Monde du 27 décembre 2007). "Direction de la surveillance du territoire, vous êtes en garde à vue, compromission de la sécurité nationale"."

Cette privation de liberté procède de la décision d'un officier de police judiciaire dès lors qu'existent, selon lui, "une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner que (ces personnes aient) commis ou tenté de commettre une infraction". Tels sont les mots de l'article 63 du code de procédure pénale. La garde à vue peut durer 24 heures - c'est le cas de la majorité d'entre elles. Elle peut aller jusqu'à 96 heures dans les affaires considérées d'emblée comme de la criminalité organisée, et même 144 heures en matière de terrorisme. Elle doit être prolongée par le procureur.


Assiste-t-on à un excès de zèle généralisé ? Secrétaire générale de FO-Magistrats, vice-procureur au tribunal de Paris, Naïma Rudloff le déplore : "On place plus en garde à vue qu'avant, surtout pour les contentieux à la mode. On a poussé la situation jusqu'à l'absurde." Certains y voient une simple formalité qui permet aux policiers d'instaurer un cadre juridique au moment d'interroger un individu, tout en garantissant des droits à ce dernier. "Sûrement pas !", s'indigne l'avocat Matthieu Barbé.

Habitué des permanences de nuit au barreau de Paris, celui-ci évoque l'atteinte à la dignité des personnes retenues dans des locaux "crasseux" où les odeurs "de pisse le disputent à celles de vomis". Au commissariat de Versailles, les couvertures qu'on donne aux personnes interpellées "sont couvertes de merde". "Elles n'ont jamais été lavées", affirme cet avocat qui fut élu (UMP) de cette ville.

Selon Me Barbé, la garde à vue est "une forme d'enfermement qui vise à exercer des pressions" sur une personne "affaiblie". En témoigne, selon lui, l'exemple de Jean-Luc Bubert, professeur de physique au collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), retrouvé pendu à son domicile, le 19 septembre 2008. La veille, le père d'un élève de 15 ans avait déposé plainte contre lui pour violence. Convoqué à la gendarmerie, M. Bubert avait été placé en garde à vue pendant toute une journée. Il avait nié les faits avant d'être relâché.

Les avocats, appelés dans la première heure, ne disposent d'aucun pouvoir dans ce cadre. "L'entretien que nous avons avec le client ne doit pas dépasser trente minutes et ne porte que sur la procédure, explique Me Antoine Aussedat, avocat au barreau de Paris. Nous n'avons pas accès au dossier. Les personnes que nous rencontrons à cette occasion sont souvent apeurées, perdues. Elles ne comprennent pas ce qui leur arrive."

Philippe Raphaël, énarque, chargé de mission au Conseil d'Etat, témoigne du choc subi. Le 29 juin 2007, il a été placé en garde à vue au commissariat du 5e arrondissement de Paris, à la suite d'une plainte pour harcèlement moral qui lui a valu, depuis, une condamnation.

"Je me présente au commissariat, se souvient-il. Le policier m'invective. Après une fouille au corps, on me place en garde à vue dans une cellule, avec du vomi par terre." Comme il se met à saigner du nez, il est envoyé à l'Hôtel-Dieu. "J'atterris dans une cellule avec des barreaux, où on me demande de retirer mes vêtements." Peu après son arrivée, il a été mis en examen par une juge d'instruction de permanence. "C'était une humiliation, assure son avocat, Me Serge Lewisch. Il était revêtu d'une robe de chambre sale, sans ceinture, en slip."

Yves Bordenave, Isabelle Mandraud, Alain Salles et Laetitia Van Eeckhout

[Video] : lefebvre "La denonciation des passeurs est une bonne idée, c'est positif"

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Pour France Terre d'Asile, l'idée est "spectaculairement inefficace".

Eric Besson "reprend une idée de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, qui, en 2003, avait lancé une idée analogue en souhaitant protéger les victimes des réseaux de prostitution : 'si vous dénoncez vos bourreaux, vous aurez des papiers'".
Or, "six ans après cette proposition, les victimes de la prostitution sont toujours là, toujours sans papiers, elles sont simplement moins visibles sur les trottoirs, mais travaillent dans des conditions nettement plus dangereuses", estime l'association.


05/02/2009

Marseillaise : une loi pour faire chanter les sportifs

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Le député UMP Jean-Claude Guibal a déposé une proposition de loi, pour contraindre les sportifs évoluant en équipe nationale à chanter la Marseillaise sous peine d'exclusion.

(source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090205.OBS3319/marseillaise__une_loi_pour_faire_chanter_les_sportifs.html)

***

Le député UMP des Alpes-Maritimes, Jean-Claude Guibal, a déposé une proposition de loi, pour contraindre les sportifs évoluant en équipe nationale à chanter la Marseillaise sous peine d'exclusion, a-t-on appris jeudi 5 février auprès de l'Assemblée.
Dans l'exposé de ses motifs, le député avance que "quand ils jouent en équipe nationale, les sportifs ne représentent pas leur club, mais la France. A ce titre, ils doivent en respecter les symboles, au nombre desquels l'on compte le drapeau, le maillot et l'hymne".
"Du reste, si les joueurs n'estiment pas indispensable de connaître la Marseillaise et de la chanter pendant son exécution, démontrant ainsi leur fierté de représenter la France, comment s'étonner que d'autres n'hésitent pas à la siffler ?", interroge-t-il.

Loin d'être adoptée

Le député propose donc que chaque fédération sportive rédige une "charte relative aux droits et aux devoirs des joueurs sélectionnés en équipe nationale", comprenant l'obligation de chanter l'hymne national.
Cette proposition de loi est toutefois encore loin d'être adoptée. Elle devrait pour cela être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée - soit par le gouvernement, soit par le groupe UMP lors d'une de ses "niches" ou séances réservées à un groupe parlementaire - puis être votée par l'Assemblée et par le Sénat.

03/02/2009

Condamné pour un 'Casse toi pov'con': le retour

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Le 28 août dernier, Hervé Eon, militant socialiste, se rend à une manifestation lors du passage de Nicolas Sarkozy dans sa ville de La val (Mayenne). Au moment où passe le convoi présidentiel et alors qu'il est interpellé par la police, il brandit une pancarte "Casse-toi pov' con".

(Source : http://fr.news.yahoo.com/63/20090203/tfr-condamn-pour-un-casse-toi-pov-con-le-019dcf9.html)

***

Poursuivi par la justice pour "offense au chef de l'Etat", il avait été condamné en novembre 2008 à une "amende de principe" de "30 euros avec sursis" par le tribunal de grande instance de Laval. Très remonté à la suite de cette décision, il avait fait appel.

Ce mardi, Hervé Eon doit comparaître devant la cour d'appel d'Angers, qui examine sa condamnation.

Par ailleurs, un manifestant est convoqué, le 10 mars prochain, devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, pour répondre d’"offense au chef de l’Etat".

Il est accusé d'avoir tenu des propos injurieux envers le chef de l'Etat, jeudi dernier, en marge de la manifestation à Saint-Nazaire.


27/01/2009

Gaza : Ces témoignages qui accusent l’armée israélienne de crimes de guerre

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Exécutions sommaires, tirs contre des civils, humiliations. L’armée israélienne est en accusation. Reportage.

(source : http://www.humanite.fr/Ces-temoignages-qui-accusent-l-armee-israelienne-de-crimes-de-guerre)

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Bande de Gaza, Envoyé spécial.

C’est à l’est de Jabaliya. Un grand hameau qui s’appelle Ezbet Abed Rabbo. Peut-être faut-il plutôt écrire « s’appelait ». On est à quelques kilomètres de la frontière avec Israël. On peut d’ailleurs distinguer la ville de Nahal Oz, en contre-bas. Au début de l’offensive terrestre, les chars israéliens ont déboulé. Il ne reste plus que des amas de béton de part et d’autre de la petite route. Et de la souffrance dans les cœurs des habitants. C’est à peine imaginable. C’est un tsunami humain a dit quelqu’un. Le mot est juste. Mais parce qu’il est humain, il est volontaire. Le pouvoir israélien, via son bras armé, a sciemment - c’est à dire politiquement - décidé de détruire et de tuer les Palestiniens. Il ne s’agit plus ni de bavures ni d’effets collatéraux ni de situation de guerre. Lorsque le jour commence à tomber, le décor est encore plus impressionnant. A la lueur des braseros que les Palestiniens allument pour s’éclairer et se chauffer on distingue des formes brutes, agressives. Des cubes renversés et aplatis. De la terre remuée, rendue meuble pour éviter toute nouvelle construction. La carcasse d’une ambulance, visiblement écrasée, raconte toute seule le mépris de la vie et des conventions internationales. Le vent qui souffle fait grelotter. Le froid n’explique pas tout. On se sent soudain seul, écrasé par ce qui vient d’arriver, désarmé devant ces familles décimées, anéanties. La barbarie est de retour. A moins qu’il ne faille avoir une lecture biblique : « Il (dieu, ndlr) détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre » (Genèse, chapitre XIX, verset 25).

En mars dernier lors d’une énième incursion dans la bande de Gaza, l’armée israélienne avait fouillé les maisons puis avait continuer son chemin, vers Jabaliya. La famille Abed Rabbo (d’où le nom du lieu), occupait l’ensemble des petits immeubles qui se trouvaient là. Quand l’offensive a commencé, les Abed Rabbo étaient sur leurs gardes, mais pas plus inquiets que ça. Ce qui peut sembler étrange pour qui ne vit pas le quotidien de ces Palestiniens, soumis au bon vouloir des Israéliens. En mars dernier, par exemple, ils avaient fait une incursion dans la bande de Gaza en passant par le hameau. Ils s’étaient contentés d’une fouille des habitations et avaient passé leur chemin. « C’est pourquoi tout le monde pensait que ça allait être la même chose cette fois-ci », explique Khaled, 30 ans. Lui se trouvait avec sa famille au rez-de-chaussée d’un immeuble dans lequel vivaient 27 personnes. Le 7 janvier, en milieu de matinée, les Israéliens sont arrivés. Ils ont installés un poste militaire. Les chars se sont mis en position derrière des buttes de sable alors que par hauts-parleurs ils intimaient l’ordre aux gens de sortir.

« Comme nous habitions au rez-de-chaussée, nous sommes sortis les premiers », raconte Khaled, la voix tremblante. « J’étais avec ma femme, nos trois filles et ma mère. J’avais un drapeau blanc. Sur le char, il y avait deux soldats. L’un mangeait des chips, l’autre du chocolat. On est resté comme ça pendant plus de 5 minutes, alignés. Personne ne nous disait rien. On ne savait pas quoi faire. Soudain un soldat est sorti du char. Il était roux et portait les papillotes des religieux. Il a tiré sur ma petite fille de 2 ans, Amal. Ses intestins sont sortis de son ventre. Puis il a visé en rafale celle de 7 ans, Sohad. Ma femme s’est évanouie. Il a tiré sur ma mère ». Summum du vice chez ce soldat, il n’a pas tué Khaled. Une ambulance se trouvait à proximité. « Ils ont fait descendre le chauffeur puis ont écrasé le véhicule avec un char », soutient Khaled Abed Rabbo. Les deux petites filles, Amal et Sohad, sont mortes. La troisième est grièvement blessée. Avec son frère et sa femme, Khaled les emmène, ainsi que la mère. Ils prennent la route non sans essuyer les tirs de snipers embusqués dans les maisons qui jouaient à leur faire peur en visant à côté. « Au rond-point, un homme a voulu nous aider avec sa carriole. Il s’appelait Hadnan Mekbel. Les Israéliens l’ont tué ainsi que son cheval. » Khaled sort son portable et montre ses filles dans un linceul. La troisième est dans un hôpital en Belgique. Elle est tétraplégique. Sa femme est dans un état de choc psychologique permanent Khaled ne peut pas oublier. Il revient tous les jours devant sa maison détruite. « C’est toute ma vie, mes souvenirs. Je vois mes enfants jouer autour de moi », dit-il. « C’était la maison du bonheur ».

Une maison disparue, brisée par la dynamite israélienne comme le raconte un voisin, Mohamed Abed Rabbo, membre de la famille, qui, lui aussi, a perdu son habitation, en face de celle de Khaled, de l’autre côté de la route. « Les Israéliens ont voulu nous faire évacuer », raconte-t-il. « J’ai tenté de parlementer pour rester mais ils n’ont pas voulu. Ils ont dit qu’ils avaient ordre de faire sauter la maison. » Les soldats ne les ont même pas laissés prendre des affaires. « Ils nous a dit : « Vous partez vers Jabaliya. Si quelque chose tombe, vous ne le ramassez même pas. Vous ne vous retournez même pas. » Encore une réminiscence de la Genèse et de la femme de Loth, transformée en statue de sel, parce qu’elle s’était retournée. Quand ils sont arrivés à l’intersection de la route, ils ont entendu une explosion : leur maison n’était plus qu’un souvenir.

Khaled ne comprend plus rien. « Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un tel sort ? », demande-t-il. « Les Israéliens ont détruit toute ma vie. Pourtant, il ne réclame pas vengeance. Il n’en appelle pas à la loi du Talion. « Je veux que le monde entier juge cet acte, pas moi », assure-t-il. « Je demande la paix pour tout le monde. J’espère que mes enfants seront les derniers morts. Nous sommes un peuple qui aime la vie ».

Salah Abou Alima, 45 ans, aimait aussi la vie. Jusqu’à ce jour terrible où des obus de chars se sont abattus sur sa maison, à Bet Lahiya. Allongée sur son lit à l’hôpital Shifa de Gaza city, elle se souvient de l’apocalypse, de son mari et de son fils de 14 ans décapités, du phosphore blanc qui tombait en billes de feu et qui l’a touché elle aussi, comme nous avons pu le constater. « J’ai vu le corps de mon mari et ceux de mes trois enfants s’enflammer », dit-elle. « Il y avait de la fumée partout. L’odeur était terrible. On suffoquait ». Elle se souvient aussi de son fils Ali, 5 ans, le visage brûlé, qui tentait de s’échapper. « J’ai essayé de m’enfuir avec ma fille de un an qui criait « maman, maman ». Mes vêtements ont commencé à brûler ». Un autre de ses fils, Mahmoud, 21 ans, a tenté de leur venir en aide. Il a sorti les corps morts, les a placés dans une carriole. Il sont partis pour tenter de fuir l’enfer. « Les Israéliens nous ont arrêtés. Ils ont pris les corps, ont creusé un grand trou et les ont jetés dedans. Puis, avec un bulldozer ils les ont recouverts ». Un autre fils, Omar, 18 ans, portait sa petite sœur dans ses bras. « Elle était morte mais il ne le voyait pas. Les Israéliens ont voulu qu’il la laisse alors ils lui ont tiré dans le bras ». C’est ensuite le conducteur du tracteur qui les emmenait qui a été abattu par une autre patrouille israélienne. « Je veux les voir brûler car ils ont brûlé mon cœur », lance Salah Abou Alima à l’encontre des Israéliens. « Mes enfants n’étaient pas des combattants, mon mari non plus. Ma maison n’existe plus. Ils ont tout détruit ».

Il était 6H du matin dans le quartier de Tal al Hawa, de Gaza city. L’offensive militaire était lancée. Les habitants entendent les chars israéliens s’approcher. Comme tout le monde, Tamer Al Khalede, 27 ans, ne dort pas. Il tente de se faire une idée de la situation en écoutant attentivement ce qui se passe dans la rue. « On a entendu crier « ne me tuez » pas. Il y a eu des tirs et puis plus rien ». le jeune homme n’en saura pas plus. Quelque minutes après les soldats entrent dans l’immeuble. « Ils sont venus avec un voisin qui parlait hébreu pour nous dire de descendre dans la rue », précise Tamer. « Les hommes ont du donner leur carte d’identité. Ils nous ensuite mis totalement nus devant les femmes et les enfants ? Ils avaient des chiens qui sont venus nous renifler ». Ils ont ensuite été enfermé dans une pièce pendant 24 heures. « Les Israéliens étaient cachés dans les immeubles et ils tiraient dans la rue. Les ambulances ne pouvaient même pas approcher ». C’est Abou Amir qui accompagnait les soldats, puisqu’il parlait hébreu, dans chaque appartement. « Ils cherchaient s’il y avait encore du monde et en profitaient pour détruire les appareils ménagers, voler les téléphones portables, les ordinateurs, l’argent qu’ils trouvaient, et même les bijoux des femmes ».

Israël peut-il, va-t-il échapper à la justice internationale ? Plus les témoignages se multiplient plus les crimes de guerre apparaissent, monstrueux. Bernard-Henri Lévy, bien calé dans le char israélien qui le transportait - comme il l’a raconté si fièrement - n’a sans doute rien vu. La fenêtre de tir derrière laquelle il se trouvait était trop petite. Un des porte-paroles franco-israélien de l’armée israélienne, le colonel Olivier Rafowitz, qui se répandait complaisamment sur les plateaux de télévision français, va-t-il poursuivre ses activités en toute impunité ? Pour la première fois, les autorités israéliennes semblent s’inquiéter des suites possibles. Des directives ont été données à des officiers de haut-rang pour qu’ils évitent de voyager en Europe où ils pourraient être inculpés. Quant au premier ministre, Ehud Olmert, qui a osé prétendre qu’il pleurait lorsqu’il voyait des enfants morts, il a donné le signal : « Les commandants et les soldats envoyés à Gaza doivent savoir qu’ils seront totalement protégés face à tous les tribunaux et qu’Israël les aidera ». Khaled Abed Rabbo, Salah Abou Alima et Tamer al Khalede, eux, ne veulent que la justice mais toute la justice.

Pierre Barbancey


23/01/2009

[Video] : STIC, fichier mal fichu

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Le Système de traitement des infractions constatées (Stic) fait l'objet de sévères critiques de la part de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).

Celle-ci vient de publier le compte-rendu des contrôles qu'elle a menés pour en vérifier le fonctionnement.

22/01/2009

Ni dieu, ni maître : Le pape réintègre les intégristes

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Benoît XVI va justifier une fois encore sa réputation de pape conservateur.
Le pape a signé un décret annulant l'excommunication de quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, le chef de file des catholiques intégristes, selon plusieurs journaux proches du Vatican.
Après la réhabilitation de la messe tridentine, c'est un pas de plus vers la frange la plus extrémiste de l'Eglise.

(source : http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200904/le-pape-reintegre-les-integristes_181588.html)








Benoît XVI risque de faire frémir une nouvelle fois les plus progressistes de ses fidèles. Le pape a décidé d'annuler l'excommunication de quatre évêques intégristes ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre, le chef de file de ce courant controversé de l'Eglise catholique. L'information a été révélée par le quotidien italien Il Giornale, généralement très bien informé sur le Vatican. La Croix, confirme, et annonce même la publication "imminente" du décret, "en fin de semaine ou début de semaine prochaine".

Ce geste marquerait une nouvelle étape de la réconciliation entre l'Eglise et les Traditionalistes représentés par Marcel Lefebvre. Celui qui avait été évêque de Tulle est l'un des principaux opposants au concile Vatican II (1962-1965), qui introduisait, entre autres,une reconnaissance de la liberté de religion, le dialogue intra-religieux et une liturgie modernisée, où le latin n'était plus la langue de la messe.
Pour promouvoir son courant, Marcel Lefebvre fonde en 1970 la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, qui revendique plus de 100 000 fidèles à travers le monde. Au bout de plusieurs années de joutes doctrinales entre l'Eglise et la Fraternité, Mgr Lefebvre ordonne, sans l'accord du Vatican, quatre évêques de sa mouvance en 1988. Ce qui leur vaut l'excommunication, décidée par Jean-Paul II. Cette date marque le début du "schisme" entre l'Eglise et les Traditionalistes.

Plusieurs gestes vers de l'Eglise

Depuis, à l'initiative du Vatican, le dialogue tente de se renouer entre les deux parties. Jean-Paul II avait lui même débuté le rapprochement mais Benoît XVI l'a largement accéléré. L'ancien préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, plus conservateur que son prédecesseur, apparaît plus sensible aux revendications des Lefebvristes.

En juillet 2007, Benoît XVI, par un décret personnel, réhabilitait la "messe tridentine" prononcée en latin - issue du Concile de Trente (1545-1563) - même si la messe moderne reste le principe.

Deuxième geste envers les Traditionalistes, en juin 2008, lorsque le Vatican renonce à exiger des adeptes de Mgr Lefebvre la reconnaissance claire du concile Vatican II. La Fraternité et ses adeptes, ne sont toutefois pas encore réintégrée dans le giron de l'Eglise. Or c'est un enjeux, puisque la mouvance Lefebvriste revendique une grande partie de ses adeptes au Brésil, où un courant opposé, la "Théologie de la Libération" - très progressiste et sociale, "marxiste", même, selon Benoît XVI lorsqu'il était encore le Cardinal Ratzinger - rencontre, comme dans toute l'Amérique Latine, un grand succès. Une opposition doctrinale doublée d'une opposition politique.

Plus globalement, depuis le début de son pontificat, Benoît XVI prend des engagements qui font polémiques, mêmes au sein de l'Eglise.

En 2008, il s'est par exemple prononcé plusieurs fois en faveur de la béatification du pape Pie XII, très controversé pour son silence et sa passivité face à la Shoah lors de la Seconde Guerre mondiale. Son rôle fait d'ailleurs toujours l'objet d'un débat historique. Au tout début de sa prise de pouvoir, Benoît XVI avait également choqué lors d'un discours prononcé à Ratisbonne, dissertant sur le lien entre la foi et la raison. "Montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que des choses méchantes et inhumaines, comme son ordre de diffuser par les moyens de l'épée la foi qu'il professait", avait-il déclaré, citant une controverse de la fin du Moyen Âge et provoquant une vague de violence anti-chrétienne dans le monde.

Par Maud PIERRON
leJDD.fr

[Video] : Enquête interne de l'armée sur l'utilisation de phosphore à Gaza

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L'armée israélienne enquête sur une éventuelle utilisation fautive par ses soldats d'obus au phosphore lors de l'offensive de 22 jours contre la bande de Gaza, a indiqué mercredi le quotidien libéral israélien Haaretz.

21/01/2009

Propos sur l'Occupation : Le Pen condamné en appel

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Le leader du Front national avait notamment déclaré que "l'occupation allemande (en France) n'avait pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures". Il écope également d'une amende de 10.000 euros.

Jean-Marie Le Pen a vu confirmée, mercredi 21 janvier, par la cour d'appel de Paris sa condamnation à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende pour des propos au journal d'extrême droite Rivarol, par lesquels il minimisait les crimes commis par les nazis sous l'Occupation.
Le 8 février, le tribunal correctionnel de Paris avait reconnu le président du Front national coupable de "complicité d'apologie de crimes de guerre" et de "contestation de crime contre l'humanité", à la suite de propos publiés en janvier 2005 dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol.
Jean-Marie Le Pen avait notamment déclaré: "En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".

Pourvoi en cassation

Le ministère public, ainsi que plusieurs associations, lui reprochaient également une présentation choquante du massacre d'Ascq, perpétré dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, et durant lequel 86 Français avaient été fusillés en représailles au déraillement d'un train allemand.
L'avocat du leader d'extrême droite, Me Wallerand de Saint-Just, a d'ores et déjà indiqué qu'il se pourvoirait en cassation.

Si la cour d'appel a confirmé la condamnation de Jean-Marie Le Pen pour "complicité de contestation de crimes contre l'humanité", elle l'a en revanche relaxé pour ceux d'"apologie de crimes de guerre".

Une modification qui n'a toutefois entraîné aucun changement de sa peine.

19/01/2009

Une famille menacée en Géorgie risque l'expulsion

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Salomé est née en Géorgie.
Elle avait 10 ans lorsqu’elle a échappé avec ses parents à une tentative de meurtre et 12 ans à la tentative d’enlèvement qui a amené sa famille à fuir la Géorgie. Son père, Nugzar Sulashvili et Sira sa mère sont chacun sous le coup d’une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français); l’asile leur a été refusé.

(source : http://sanspapiers.blogs.liberation.fr/sans_papiers/2009/01/une-famille-men.html
)


Nugzar Sulashvili, avocat et juriste, après avoir été colonel des gardes-frontières, avait créé en Géorgie une ONG pour la défense des droits des étrangers (FCRS) qui fait partie d’un plus vaste ensemble international «La coalition contre la traite des femmes». Cette ONG aidait de nombreux migrants, notamment des femmes mises sur le marché du sexe. Nugzar Sulashvili en a retiré 90 du trottoir, a entravé la circulation d’autres, réduisant ainsi les profits d’un des secteurs les plus profitables à la mondialisation économique. Il avait cru que sa famille trouverait en France l’accueil qu’elle n’a pas reçu. Le 4 octobre 2005, dans un temps encore d’espérance, un petit garçon, Ioané, est né sur le sol français. Il n’a connu que la peur, la traque, les changements de domicile.

Jeudi prochain 22 janvier son avocat tentera un recours contre la double OQTF auprès du tribunal administratif de Bordeaux. Malka Marcovich, représentante pour l’Europe de «La coalition contre la traite des femmes» viendra apporter son soutien.

Il est impensable que cette famille soit renvoyée au sort qui l’attend, inimaginable qu’elle ne puisse obtenir des autorités la délivrance de titres de séjour et le droit de vivre en sécurité.
RESF appellent à venir soutenir cette famille installée dans la région aquitaine. Elle n’a pas à être sacrifiée à la loi du marché du sexe. Il est intolérable que des enfants s’en retrouvent otages. Intolérable de les savoir vivre dans la crainte que leurs parents leur soient enlevés. Salomé en est consciente, jeudi prochain elle viendra à l’audience regarder en face le juge de la décision duquel dépend le sort de sa famille.

• Odette Toulet (RESF 33) •

16/01/2009

Besancenot est convoqué par la police

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Le leader de la LCR avait eu des échanges verbaux houleux avec le directeur du centre de tri de Nanterre, lors d'un rassemblement pour dénoncer les "pressions" de La Poste sur des salariés grévistes.

(source : http://www.challenges.fr/)





Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et facteur à Neuilly dans les Hauts-de-Seine, Olivier Besancenot, est convoqué mardi au commissariat de Nanterre dans le cadre d'une enquête déclenchée par une plainte de La Poste, a-t-il expliqué vendredi 16 janvier.
Olivier Besancenot est convoqué à 9h00 avec deux autres membres du syndicat Sud-PTT qui avaient participé à un rassemblement tendu le 10 novembre dernier au centre de tri du courrier de Nanterre pour dénoncer les "pressions" de La Poste sur des salariés grévistes.
Le leader de la LCR avait eu des échanges verbaux houleux avec le directeur du centre de tri, Jean-Baptiste Casanova.

"Simulation grossière et malhonnête de chute"

Le directeur du centre s'était retrouvé au sol, puis s'était relevé rapidement, une "simulation grossière et malhonnête de chute", selon Olivier Besancenot.

Un porte-parole de la direction régionale Ile-de-France de La Poste avait ensuite déclaré que Baptiste Casanova avait "été blessé au coude en étant bousculé par le groupe" et avait "déposé plainte au commissariat de Nanterre".

"Nous allons demander une confrontation avec le directeur du centre et nous sommes en possession d'un vidéo qui montre qu'il était plutôt en forme après sa prétendue chute", a déclaré Olivier Besancenot, qui dénonce une "volonté de museler une mobilisation sociale qui gêne La Poste" dans les Hauts-de-Seine.

Grève d'une heure

A l'initiative de Sud-PTT, un mouvement de grève d'une heure par jour a été lancé le 20 octobre dernier par des collecteurs et livreurs de courrier de plusieurs sites du département, notamment pour l'obtention d'un treizième mois.

Une grève, qui touche partiellement la livraison du courrier aux particuliers, a également démarré lundi à Boulogne-Billancourt pour s'opposer à un projet de réorganisation du travail.

L'un des deux autres syndicalistes convoqués avec Olivier Besancenot, Gaël Quirante, 33 ans, a récemment fait l'objet d'une dénonciation anonyme l'impliquant dans l'affaire des bâtons de dynamite retrouvés le 16 décembre au Printemps-Haussmann.

Entendu par les enquêteurs, il a totalement été mis hors de cause.

25/10/2008

5 organisations ont déposé un recours au Conseil d'Etat contre le fichier Edvige

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"Les services de police continuent à alimenter le ficher Edvige avec des données dont le caractère attentatoire aux libertés publiques ne fait plus débat.
Cette situation ne peut pas durer", expliquent les organisations syndicales et associatives. Le recours sera examiné lundi
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source nouvelobs.com








Cinq organisations ont annoncé, vendredi 24 octobre, avoir saisi le Conseil d'Etat en référé pour demander la suspension d'Edvige, aucun décret n'étant à ce jour paru pour abroger le fichier policier contesté entré en vigueur depuis le 1er juillet dernier.
Ce recours sera examiné lundi par le Conseil d'Etat, précisent dans un communiqué commun le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits, la CFDT, la CGT, la Fédération nationale de l'Autre Cercle et le Syndicat de avocats de France (SAF), à l'origine de ce recours.

Fichier "gelé"

"A la suite du recours collectif formé contre le décret Edvige et pour tenter d'apaiser l'opposition massive des organisations syndicales et des associations issues de la société civile à l'encontre du fichage généralisé, le gouvernement a présenté un nouveau projet de décret qui, s'il constitue un recul évident, n'est pas pour autant satisfaisant", écrivent les cinq organisations dans leur communiqué.
"Dans le même temps, les services de police continuent à alimenter le ficher Edvige avec des données dont le caractère attentatoire aux libertés publiques ne fait plus débat. Cette situation ne peut pas durer", ajoutent les organisations.
"C'est la raison pour laquelle les organisations signataires ont à nouveau saisi le Conseil d'Etat d'une procédure en référé afin d'obtenir la suspension du décret instituant le fichier Edvige", souligne le communiqué.
"En réponse à notre demande de suspension, la ministre de l'Intérieur [Michèle Alliot-Marie, NDLR] soutient qu'elle a gelé le fichier Edvige et que les données du fichier des renseignements généraux seront soit archivées soit détruites si elles entrent dans l'une des catégories qui n'auront pas à figurer dans le fichier Edvige-2", poursuivent les signataires.
Ils dénoncent un "transfert des données (...) en toute opacité vers un fichier Edvige-2 qui est tout autant attentatoire aux libertés publiques, individuelles et collectives que le précédent".

Toujours pas de publication au JO

Le nouveau projet de décret transformant Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) en EDVIRSP (Exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique) a été transmis le 19 septembre à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), après plusieurs semaines de polémique.
Si cette version encadre mieux la collecte des données -excluant les informations sur l'orientation sexuelle et la santé et permettant un effacement pour les mineurs à leur majorité- le collectif opposé à la première version ne se satisfait toujours pas du nouveau texte.
Par ailleurs, la CNIL n'avait, vendredi, toujours pas rendu son avis sur la nouvelle version et a indiqué à l'Associated Press que cet avis ne serait rendu public "qu'après publication du nouveau décret au Journal officiel".
Le nouveau décret n'est pas paru au JO, pas plus qu'un texte annulant la première version du fichier. (avec AP)


01/10/2008

Gitans et déchets, même combat ?

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Propos hallucinants du sénateur UMP et président du conseil général de la Moselle, Philippe Leroy, qui dresse un parallèle entre les camps de gitan et le traitement des déchets.

'On est embêté avec les populations de gitans : personne n’en veut. On est embêté avec les politiques de traitement des déchets : personne n’en veut', a affirmé tranquillement Philippe Leroy, invité du 12/13 de France 3 Lorraine.




Philippe Leroy (UMP) et les gitans sur France 3 envoyé par rue89












18/09/2008

En garde à vue 10 heures, après avoir roulé sur le pied d'une proche de Sarkozy

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Le Post/Tian

La procédure est exceptionnelle. Un artiste peintre de 78 ans a passé 10 heures en garde à vue après avoir "légèrement" roulé avec son véhicule sur le pied d'une fillette de huit ans. L'incident s'est produit mardi vers 17 heures avenue Denfert Rochereau, dans le 14e arrondissement de Paris, raconte RTL qui révèle les faits. L'automobiliste s'est aussitôt arrêté, est descendu de son véhicule et a rejoint la petite fille. Il a attendu l'arrivée des pompiers qui ont conduit la victime à l'hôpital où les médecins ont constaté que l'enfant ne souffrait que d'un simple hématome.
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Resté sur les lieux, l'artiste peintre a été embarqué par les policiers intervenus sur réquisition du magistrat du Parquet de Paris. L'homme a répondu aux questions des enquêteurs jusqu'à 2 heures du matin et a subi un dépistage d'alcoolémie et de drogue. Tous deux se sont révélés négatifs. L'homme, surpris de l'ampleur prise par cette affaire, a appris que l'enfant n'était autre que la fille de la demi-soeur du chef de l'État Nicolas Sarkozy. "J'ai bien compris que je n'avais pas roulé sur n'importe qui, mais dix heures de garde à vue pour ça, ça me semble assez absurde", a raconté, abasourdi, l'automobiliste à sa sortie de garde à vue.