A LA UNE
22/10/2010
Sarkozy exporte l'Internet répressif
02/08/2010
Toile-Libre a besoin de toutes et de tous.
Les hébergements que nous proposons actuellement sont présentés dans la section services, ils seront amenés à être completés à l'avenir selon vos besoins et vos envies !
Nous fonctionnons sur le principe du prix libre et sur les cotisations des adhérents pour rester autonomes et nous développer (proposer à tou-te-s ceux-celles qui le veulent les services nécéssaire pour une Toile Libre).
C'est ce modèle financier qui nous permet d'allier notre éthique : indépendance, réappropriation et accès universel, aux réalitées de ce monde marchand où un kilo de tomates a la même valeur à quelques facteurs près qu' un site hebergé sur internet.
plus d'infos: http://www.toile-libre.org/
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05/07/2010
Festival Résistances
14ème édition du Festival Résistances. Projections, rencontres, débats. Les thèmes : H² eau, mon amour, Le travail, c’est la santé ?!, Réinventer les luttes, Homme/Femme, précis de recomposition
Site internet : http://www.festival-resistances.fr/
Téléphone : 05 61 65 44 23
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02/04/2010
des salariés menacent de détruire leur usine
Des salariés retranchés depuis jeudi après-midi dans l'usine de moquettes pour automobiles Sodimatex, vouée à la fermeture, menacent vendredi 2 avril "d'incendier une citerne de gaz" pour réclamer un meilleur plan social. Une centaine de gendarmes et des pompiers ont été mobilisés aux abords de l'usine à Crépy-en-Valois (Oise), où sont rassemblés au moins une trentaine de salariés. Ces derniers ont allumé des feux de palettes et de matières plastiques, a constaté un photographe de l'AFP.
25/07/2009
Pour l’interdiction immédiate du Flash-ball

Mercredi 8 juillet, Joachim Gatti, 34 ans, cinéaste, a perdu un œil touché au visage par l’un des nombreux « flash balls » tiré par des policiers contre un groupe de manifestants pacifiques qui protestaient contre l’expulsion d’un bâtiment occupé à Montreuil. Selon de nombreux témoignages, tous les tirs visaient au-dessus de la taille.
Un dossier d’information et un formulaire pour signer en ligne cet appel sont disponibles à l’adresse : http://petitions.samizdat.net/flash-ball
Mercredi 8 juillet, Joachim Gatti, 34 ans, cinéaste, a perdu un œil touché au visage par l’un des nombreux « flash balls » tiré par des policiers contre un groupe de manifestants pacifiques qui protestaient contre l’expulsion d’un bâtiment occupé à Montreuil. Selon de nombreux témoignages, tous les tirs visaient au-dessus de la taille.
Nous ne saurions recenser l’ensemble des blessures irréversibles dues à l’utilisation de plus en plus fréquente de ces armes dans le « maintien de l’ordre », tant lors de manifestations que dans le quotidien des interventions des forces de police. Rappelons toutefois qu’en moins d’un an, au moins trois manifestants ont été grièvement atteints à l’œil : ce fut le cas de Pierre, 17 ans, un lycéen Nantais lors d’une manifestation à l’automne dernier et Joan, 25 ans, un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.
En 2002, lors de la dotation en flash ball de la police le gouvernement et les syndicats de policiers s’étaient voulus rassurants (?) affirmant que ces armes étaient « non létales » et que leur usage resterait exceptionnel et rigoureusement encadré (suivant le principe de « proportionnalité de la riposte »)... Les faits démontrent qu’il n’en est rien.
Assurée de son impunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive, ignorant délibérément ces fameux principes supposés régler leur utilisation et sans hésiter à s’en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts (tirs à bout portant, tirs délibérés à la tête, etc.).
Ce qui c’est passé à Montreuil, Toulouse ou Nantes, s’inscrit dans une logique d’utilisation croissante et quotidienne d’une répression expéditive pour faire régner l’ordre : arrestations et interrogatoires d’enfants, multiplication des gardes à vues, criminalisation du syndicalisme, dispersions brutales et violentes de rassemblements « non encadrés » (manifestations, rassemblements, fêtes, concerts), etc.
Parce que nous ne pouvons accepter une telle surenchère de la violence policière ; parce que nous ne pouvons nous résoudre à accepter une société où la réponse à tout conflit ou tensions sociales soient les « tirs tendus » de flash ball : nous demandons l’interdiction immédiate de cette arme, avant que l’irrémédiable ne se produise.
Un dossier d’information et un formulaire pour signer en ligne cet appel sont disponibles à l’adresse : http://petitions.samizdat.net/flash-ball
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19/07/2009
Pétition de soutien aux Instants Chavirés
Association Muzziques – les Instants Chaviréshttp://www.instantschavires.com/
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14/06/2009
Soirée No Border le dimanche 14 juin 2009

Une soirée de présentation du camp No Border (projection et débat) se déroulera le dimanche 14 juin à 20h30 au local de la CNT de Paris (33 rue des Vignoles).
Ce sera l’occasion de présenter l’initiative qui se déroulera à Calais du 23 au 29 juin 2009, d’informer sur l’état de la mobilisation et de prendre contact avec les personnes désireuses de s’investir d’une façon ou d’une autre.
Toutes les informations nécessaires (appel, groupes de travail, contacts....) sont sur le site http://calaisnoborder.eu.org/ en différentes langues.
http://www.noborder.org/
http://sanspapiers.info/
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21/04/2009
Rejoignez Torapamavoa le 1er à Paris**

Rejoignez Torapamavoa le 1er à Paris
Mr Torapamavoa et la republik projettent un rassemblement le 1er mai a Paris..
Vous en êtes ?
......Grave !! c'est où ? laissez nous votre mail sur torapamavoa@hotmail.fr
......Je defile oui mais avec mon syndicat, je passerais vous voir !
......Je ne defile pas le 1er mai (raison de plus pour nous rejoindre!)
......Pas à Paris mais en Province (laissez nous votre ville et mail (ns vs mettrons en relation)
Nous vous indiquerons le lieu de rendez vous ces jours ci;
d'ici là, faites un mail avec votre adresse@ à torapamavoa@hotmail.fr qu on vous transmette les infos!!!
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06/03/2009
[Video] : Licenciee pour 40 centimes d'euros
Un peu d'espoir : les puissants ne gagnent pas toujours ....
20/02/2009
Les demandeurs d'emploi sont mal traités », jugent les syndicats de Pôle emploi
L'intersyndicale de Pôle emploi remonte au front. Un mois après les grèves lancées les 5 et 8 janvier, les syndicats du nouveau service public de l'emploi ont à nouveau fermement dénoncé, hier, les conditions de la fusion « à marche forcée » de l'ANPE et des Assedic. Ils réclament la création d'un plan d'urgence pour augmenter les effectifs face à la dégradation des conditions de travail et du service rendu. « Nos organisations avaient des avis différents sur la fusion mais font actuellement les mêmes constats : les demandeurs d'emploi sont mal traités car le projet a été mal ficelé, et la crise aggrave la situation », souligne Stéphane Guillou (CGT).
Pour justifier de l'urgence de la situation, ils ont décrit le parcours du combattant que « la désorganisation » et l'« absence de moyens » imposent, selon eux, aux chômeurs. « Avant la fusion, il fallait cinq jours pour s'inscrire et pour avoir son entretien personnalisé ; aujourd'hui, en Ile-de-France, il faut dix-huit jours pour l'inscription et cinq à sept semaines pour l'entretien », dénoncent-ils. Certains conseillers géreraient de « 150 à 180 dossiers », quand l'objectif affiché par le gouvernement est de 60 candidats suivis par agent. Une fois reçu par son référent unique, le chômeur n'est pas sûr de trouver réponse à toutes ses questions. Le programme de formation des ex-ANPE aux métiers de l'Unedic et vice versa, est loin d'être terminé et les formations, de quelques jours seulement, sont « trop courtes ».
« 68.000 dossiers en retard »
Faute de temps, le demandeur d'emploi n'est pas assuré, non plus, d'être bien écouté et orienté, indique l'intersyndicale. « Le suivi personnalisé, on n'a jamais eu les moyens de le faire vraiment ; encore moins aujourd'hui qu'hier », explique le SNU. Pour toucher leurs allocations, certains demandeurs d'emploi risquent aussi de devoir patienter, selon la CGT, « trois à quatre mois » dans la mesure où, face à l'afflux, il reste « 68.000 dossiers en retard en attente de traitement ». L'intersyndicale n'appelle pas, pour l'instant, à de nouvelles grèves, mais la CGT indique à la direction qu'elle « crée toutes les conditions pour que cela explose ».
source: http://www.lesechos.fr/
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18/02/2009
Trois policiers et trois gendarmes blessés dans des affrontements

Le "collectif contre l'exploitation" (LKP) a lancé "un appel au calme" en milieu de soirée.
***
Plusieurs magasins ont été pillés à Pointe-à-Pitre, selon la préfecture, et des barrages, dont certains enflammés, dressés sur plusieurs rues de la ville désertées par les habitants.
Trois policiers ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu dans une cité de la ville, où ils avaient été appelés pour une intervention.
A Baie-Mahault, commune située à10 km de Pointe-à-Pitre, de violentes échauffourées ont opposé dès 19h00 mardi (00h00 mercredi en métropole) une centaine de jeunes à des gendarmes mobiles.
Trois gendarmes légèrement blessés
Selon le maire de la ville, Ary Chalus, une centaine de jeunes étaient présents dans la zone commerciale de Destrelland à Baie-Mahault, qui avait brièvement rouvert le week-end sous haute surveillance policière. Certains, munis de fusils à pompe, ont tiré à balles réelles en direction de la police, a-t-il également indiqué.
Trois gendarmes ont été légèrement blessés, a ajouté Ary Chalus, tandis que trois jeunes ont également été interpellés.
Face à ce regain de violences, le "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève générale qui paralyse l'île et son activité économique depuis le 20 janvier, a lancé "un appel au calme" sur la radio RCI en milieu de soirée.
Des incidents avaient déjà eu lieu dans la nuit précédente. Lundi matin, les militants du LKP avaient dressé de nombreux barrages et les forces de l'ordre étaient intervenues, puis dans la soirée et la nuit des bandes de jeunes s'étaient opposées aux forces de l'ordre.
Selon la préfecture, "des incendies se déclarent dans des commerces, essentiellement dans l'agglomération de Pointe-à-Pitre".
Pillages de magasin "békés"
Ont notamment été pillés des magasins et entreprises appartenant au groupe béké -les descendants de colons blancs- martiniquais Bernard Hayot (GBH), notamment une concession Renault, un atelier de réparations auto rapides, un magasin de pneus et un hypermarché Carrefour.
Les revendications du LKP portent notamment sur la cherté de la vie, dans des Antilles françaises où quasiment tout est importé, alors que le taux de chômage est le plus élevé de l'Union européenne et le PIB par tête deux fois inférieur à la métropole.
Le conflit social a cristallisé un profond malaise autour des problèmes économiques et sociaux, sur un fond historique marqué par l'esclavage.
Appel au calme d'Elie Domota
Le leader charismatique du LKP, Elie Domota, a lancé sur la radio RCI un appel au calme, en créole: "ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger".
"Ne répondez pas à la provocation", a-t-il lancé aux jeunes, demandant dans le même temps au préfet de "retirer ses gendarmes".
Vers 20h00 locales, sur RFO Télé-Guadeloupe, Elie Domota avait appelé les manifestants à "laisser les gendarmes 'débarrer' et à reconstituer les barrages après leur départ".
Appelant à "renforcer la mobilisation", Elie Domota avait aussi affirmé que "plus il y a de Guadeloupéens sur les routes, plus Sarkozy, Fillon et consorts comprendront qu'il faut satisfaire nos revendications".
Ce regain de violences survient alors que le président de la République doit recevoir jeudi à Paris les parlementaires et présidents des collectivités territoriales de Guadeloupe et Martinique.
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02/02/2009
Les syndicats menacent d'une nouvelle mobilisation

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Leur stratégie devrait être en deux étapes.
D'abord laisser parler Nicolas Sarkozy, qui devrait s'adresser aux Français jeudi soir, se réunir pour étudier les propos et envisager une nouvelle journée d'action, ou tout autre forme de mobilisation, si rien ne vient désamorcer la grogne.
Pour l'heure, le compte n'y est pas. Et, alors que les chiffres du chômage pour décembre 2008 devraient indiquer une nouvelle hausse de quelque 45 000 demandeurs d'emploi supplémentaires en un mois, la grogne sociale s'amplifie.
Dans un sondage CSA (réalisé par téléphone le 30 janvier auprès de 1002 personnes), à paraître mardi dans L'Humanité, 61 % des personnes interrogées souhaitent "que les syndicats appellent à poursuivre la mobilisation".
"Nous allons décider d'un nouveau délai ferme vis-à-vis du gouvernement, a expliqué Maryse Dumas (CGT), et si rien ne vient, nous remettrons le couvert." Pour Marcel Grignard (CFDT), "pour l'instant, à lire les propos du premier ministre, ce n'est pas la réponse que nous attendons". Dans un entretien au Monde daté du 3 février, le premier ministre, François Fillon, a affirmé que "rien ne serait pire qu'un changement de cap".
OBTENIR LA GARANTIE D'UNE RÉUNION RAPIDE
Car le succès de la journée d'action met également les organisations syndicales sous pression. Les syndicats sont porteurs de multiples revendications qui vont de la sauvegarde de l'emploi aux questions de pouvoir d'achat et de salaires, en passant par l'hostilité à toute une série de réformes conduites par Nicolas Sarkozy et le gouvernement (travail dominical, extinction des Rased, "privatisation de la Poste", etc.).
Ils doivent, et vite, obtenir du chef de l'Etat l'assurance d'une réorientation de sa politique. Ou, pour le moins, la garantie d'une réunion rapide pour discuter du plan de relance et de la politique économique et sociale à conduire.
Avant la réunion de lundi, les responsables syndicaux ne cachaient pas leur déception et leur impatience. Et le chef de l'Etat n'a, pour l'heure, laissé entrevoir aucun changement : la relance par l'investissement et non par la consommation.
Professeurs, personnels et étudiants de l'université Rennes 2 votent la grève

De leur côté, les étudiants, qui ont organisé des barrages filtrants en matinée, ont voté la poursuite du mouvement jusqu'à mercredi midi.
Ensemble, ils ont adopté un texte exigeant le retrait : des "contre-réformes" en cours ; des moyens à hauteur des besoins ; l'abrogation de tous les outils de déréglementation de la fonction publique.
Différentes actions sont également prévues à Rennes I, ainsi qu'à l'IEP.
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23/01/2009
[video] : guadeloupe : greve generale
Jeudi, des barricades ont notamment été érigées sur plusieurs routes de l’île. Les manifestants, mobilisés à l’appel d’un collectif constitué d'une cinquantaine de syndicats, partis politiques et associations culturelles, réclament notamment la baisse des prix de tous les produits de première nécessité et des impôts et taxes, la baisse "immédiate" de 50 centimes du prix des carburants, une augmentation salariale de 200 euros et le gel des loyers.
Désobéissance civile: l'arme des désespérés?
La désobéissance civile est de retour et elle n'est plus seulement l'arme des activistes. La faute à qui? A un pouvoir sourd, peut-être…
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La désobéissance civile gagnerait-elle du terrain ? Réservée ces dernières années au milieu activiste (des Faucheurs volontaires aux militants du DAL), elle semble convaincre des catégories de la population jusque-là hermétiques à ce mode de contestation.
L’actualité regorge d’exemples.
À commencer dans l’Education nationale. Un peu partout en France, des enseignants du primaire ont décidé d’« entrer en résistance ». Certains ont pris le parti de boycotter les évaluations nationales en CM2 tandis que d’autres refusent d’organiser les deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée pour les élèves en difficulté — merci pour eux!
Le plus médiatisé d'entre eux, le premier à avoir opté pour la « désobéissance pédagogique » contre les réformes Darcos, s'appelle Alain Refalo. Et il le paye, en monnaie sonnante et trébuchante : deux jours de salaire lui sont désormais retirés chaque semaine.
Malgré cela, ils seraient 600 à Paris à avoir mis leur pas dans ceux de cet instituteur de la banlieue de Toulouse. Et bien plus encore sur le reste du territoire. Derrière ces actions, on retrouve des organisations radicales, comme Sud et la CNT. Mais, plus étonnant, on trouve également des organisations syndicales plus « classiques », très éloignées de l'anarcho-syndicalisme, comme le SNUipp ou la CGT.
L’Education nationale n’est pas la seule à connaître une résurgence de la désobéissance civile. Les agents de la statistique publique en ont aussi fait une arme médiatique pour lutter contre la délocalisation d’une partie d’entre eux à Metz. Courant décembre, le collectif « Sauvons la statistique publique » a ainsi organisé la rétention, pendant quelques jours, des indicateurs et des enquêtes. Il est même allé jusqu'à bloquer, 24 heures durant, l’accès au site internet de l’Insee qui accueillerait quotidiennement 50 000 visiteurs.
« Les gens sont prêts à bloquer la machine »
Education nationale, statistique publique, mais aussi santé et justice. La preuve avec « L’Appel des appels », une initiative qui s’est fixé pour but de fédérer toutes les récentes mobilisations contre la politique gouvernementale. Le psychanalyste Roland Gori fait partie des initiateurs de cet Appel. Dans les colonnes de L’Humanité du 22 janvier 2009, il annonce la suite : « L’initiative s’inscrit dans la durée. Le 31 janvier, nous sommes reçus au « 104 », ce centre culturel dirigé par Robert Cantarella (et situé à Paris, ndlr). (…) Cette journée sera une étape de témoignages des acteurs sociaux (justice, éducation, recherche, information, soin) qui, quotidiennement, dans leur pratique, sont en souffrance. » Témoigner, certes, mais après ?
Roland Gori explique qu’après la phase des débats, il pourrait être lancé… « un appel à la désobéissance administrative » : « Les gens sont prêts à bloquer la machine de l'évaluation. C'est une étape de la censure sociale et matrice permanente du pouvoir politique actuel qui nous invite à consentir librement à notre propre soumission sociale. »
Serait-ce parce que les outils de lutte classiques comme la grève ne paient plus (si on excepte la petite reculade-pour-mieux-sauter de Darcos face aux lycéens) ?
Serait-ce parce que le chef de l’Etat et son gouvernement affichent un mépris sans bornes pour les mouvements sociaux (souvenez-vous de la fanfaronnade de Nicolas Sarkozy en juillet dernier : « Maintenant quand il y a une grève, plus personne ne s’en aperçoit »). La désobéissance pourrait donc se nourrir de « la souffrance », comme l'explique Roland Gori, ou pire de la désespérance. Quelles qu'en soient les raisons, la radicalisation des mouvements sociaux est en tout cas en marche et le pouvoir continue à faire la sourde oreille. Pour mieux la dénoncer, mon enfant ?
17/01/2009
[Video] : Sabotages SNCF : la compagne de Julien Coupat remise en liberté
La compagne de Julien Coupat a quitté la prison de Fleury-Mérogis dans l'Essonne vendredi peu après 18h30."Maintenant, j'ai envie de rentrer chez moi avec mes parents et j'espère que Julien sortira très vite", a déclaré la jeune femme. Le fond du dossier sera examiné vendredi prochain par la chambre de l'instruction.
(source : http://www.lemonde.fr/)
Le président de chambre Norbert Gurtner a infirmé le référé-détention pris par le parquet de Paris pour empêcher la remise en liberté de la jeune femme de 25 ans, actuellement détenue à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, estimant que cette procédure d'urgence en l'état ne se justifiait pas. Le juge d'instruction chargé de l'enquête sur les dégradations avait ordonné, mercredi, la remise en liberté de la jeune femme sous contrôle judiciaire. Le parquet avait aussitôt fait appel.
"C'est un échec complet pour le parquet, pour Mme la ministre de la justice et Mme la ministre de l'intérieur, qui ont instrumentalisé dès le départ ce dossier en en faisant un dossier politico-médiatique", a dit devant la presse l'avocat de la jeune femme, Me Steeve Montagne, visiblement très ému. "Ma cliente va sortir dans les heures qui viennent et je vais m'empresser d'aller à Fleury-Mérogis la chercher. Normalement, avant minuit ce soir, elle sera libérée", a ajouté l'avocat.
La remise en liberté d'Yldune Lévy devra être confirmée vendredi prochain par la chambre de l'instruction de Paris, qui examinera au fond l'appel du parquet de Paris. Réunie cette fois en formation collégiale (un autre président et deux assesseurs), cette chambre de la cour d'appel n'est en effet en aucune manière tenue de suivre l'arrêt pris ce vendredi par un président de chambre. Elle aura le choix entre confirmer la remise en liberté d'Yldune Lévy ou ordonner son retour en détention.
Seul le compagnon d'Yldune Lévy, Julien Coupat, présenté comme le chef du groupe, est toujours en prison. Ecroué depuis le 15 novembre, il avait bénéficié d'une décision d'élargissement par un juge des libertés mi-décembre, mais le parquet l'a fait annuler par un référé-détention accepté par la chambre de l'instruction. L'affaire porte sur le sabotage de lignes TGV de la SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre. Des crochets fabriqués avec des fers à béton avaient été placés sur plusieurs caténaires.
16/01/2009
Sud-Rail s'élève contre la "remise en cause du droit de grève"
(source : http://tempsreel.nouvelobs.com/l)
"Il n'y a strictement aucun rapport entre la situation de mardi à la gare Saint-Lazare et la remise en cause du droit de grève que manifestement annonce le président de la République", ni "avec ce qu'en tirent un certain nombre d'hommes et de femmes politiques", a affirmé Christian Mahieux. "La situation de mardi est une conjonction de deux situations : une grève qui durait depuis un mois avec préavis dès le mois de novembre, et l'exercice du droit de retrait suite à une agression", a rappelé le responsable syndical.
Mardi, la direction de la SNCF avait décidé de fermer la gare Paris-Saint-Lazare. Elle craignait un "engorgement", après l'exercice massif du droit de retrait des cheminots suscité par l'agression d'un voyageur.
Pas d'excuses
"Le droit de grève est un droit constitutionnel, déjà restreint par la loi d'août 2007, et c'est dans le cadre de cette loi restreinte que se situe le mouvement de grève de Paris-Saint-Lazare", explique Christian Mahieux. "C'était une grève totalement légale qui n'a strictement aucun rapport avec les propos particulièrement durs et je pense calomnieux du président de la république lorsqu'il parle de 'syndicat irresponsable'", s'insurge-t-il.
Jugeant qu'"effectivement au vu de la situation mardi, c'était de toute façon très compliqué de laisser la gare ouverte", la responsabilité de fermeture reste celle de la SNCF, affirme encore Christian Mahieux.
"Effectivement, quand il y a grève, il n'y a pas continuité du service public", reconnaît-il, mais "je ne se juge pas seulement sur les jours de grève mais sur la continuité du service toute l'année", ajoute-t-il.
Et de conclure, en réponse au chef de l'Etat qui avait demandé à la SNCF de présenter des excuses : "On n'a pas à présenter d'excuses pour la décision de la direction de fermer la gare, nous assumons totalement le mouvement de grève".
08/01/2009
Motorola va devoir s'expliquer au tribunal
Volontiers provocateur, Me Philippe Brun interpelle le président de la République. « Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il fallait cesser les licenciements qui ne s'imposaient pas. Parfait. Je l'invite à venir étudier le cas de Motorola à Rennes. Après la théorie, passons aux travaux pratiques », lance l'avocat du comité d'entreprise de Motorola, à Cesson-Sévigné.
Sans activité depuis deux mois
Depuis le 31 octobre, les 138 salariés de ce centre de recherche et développement n'ont plus de projets à mener. « Chacun s'occupe en préparant ses CV ou en cherchant un repreneur pour le site », détaille Jean-Christophe Louvigné, le secrétaire du comité d'entreprise. En décembre, ceux-ci s'étaient notamment fait remarquer en produisant un clip humoristique, vantant leur entreprise tout en parodiant une chanson de Claude François.
Depuis la fin octobre, la direction a également cessé de faire appel aux 70 ingénieurs prestataires qui complétaient temporairement les effectifs. « Dans mon service, nous étions 17 dont 15 prestataires. Ils sont partis du jour au lendemain. On s'est retrouvé à deux. Autant dire que le projet sur lequel on travaillait pour le marché chinois a été stoppé », détaille l'une des salariés, Sophie Colomier.
Or, le comité d'entreprise, lui, n'a été consulté que le 12 décembre... Pour l'inspecteur du travail qui a visité l'entreprise, le 9 décembre, il s'agit là « d'un délit d'entrave ».
La fermeture malgré de solides finances
Mais plus que la procédure, ce sont les raisons avancées par la direction que contestent ces salariés. Ceux-ci réfutent toute difficulté économique. Se basant sur un rapport d'un expert-comptable, ils rappellent que le groupe Motorola affiche une trésorerie de sept milliards de dollars, que Motorola Bretagne possède 23 millions d'euros en fonds propres et que selon cet expert, « le bilan financier de la filiale bretonne est solide. Il ne s'agit donc pas d'une fermeture économique mais d'un choix stratégique. Motorola se désengage de l'Europe ! », insiste Jean-Christophe Louvigné.
Mais surtout, ces salariés ne digèrent pas le fait que l'entreprise s'apprêterait à toucher un crédit d'impôts de 15 millions d'euros au titre de la recherche. « C'est tout de même un peu gros ! On va alerter le ministre là-dessus ! »
En attendant, le comité d'entreprise espère donc que le tribunal annulera la procédure de cessation d'activité et gagnera ainsi un peu de temps pour retrouver un repreneur...
Pierrick BAUDAIS.
++ Les salariés se sont mobilisés de manière originale, en tournant des clips. Retrouvez les sur http://rd.center.free.fr !
03/01/2009
Autoréduction. Nous ne paierons pas : Vive la crise
13 chariots pleins sont sortis du magasin après des négociations tendues avec une direction qui a logiquement choisi de ne pas prolonger le blocage des caisses (perte de chiffre d’affaire) ou de prendre le risque d’une intervention policière dans les rayons.
Comme à Rennes, et à Grenoble, une cinquantaine de chômeurs, précaires, intermittents de l’emploi, intermittents du spectacle, étudiants... ont bloqué cet après-midi les caisses du Monoprix de la rue du faubourg Saint Antoine.
13 chariots pleins sont sortis du magasin après des négociations tendues avec une direction qui a logiquement choisi de ne pas prolonger le blocage des caisses (perte de chiffre d’affaire) ou de prendre le risque d’une intervention policière dans les rayons.
Une partie des produits ainsi distraits au commerce va être fournie aux sans-papiers de la Bourse du travail de Paris occupée et aux mal logés en lutte du gymnase Saint Merry.
Un réveillon des luttes a également lieu ce soir à la coordination des intermittents et précaires, 14 quai de charente, Paris 19e, M° Corentin Cariou.
Voici le tract diffusé lors de cette action :
Nous ne paierons pas
C’est la crise. Médias et professionnels de l’économie ne cessent de nous répéter qu’elle va s’amplifier. Et nous devrions la subir chacun de notre côté, regarder silencieusement les loyers et le prix de la bouffe continuer d’augmenter.
Pourtant, en cette période de Noël et de passage à un nouvel an, la richesse matérielle de l’Occident s’expose partout face à la misère du monde ; elle déborde dans les rues à côté des sans-logis, elle scintille dans les publicités pour nous enjoindre à consommer. S’auréolant d’un espoir de croissance et de regain du CAC 40, elle se veut promesse d’avenir radieux par ces temps frigorifiés par l’individualisation et la concurrence.
Et cette richesse est bien gardée, vigilée, il faut être respectable pour y accéder, travailler plus pour gagner plus ou moins, être raisonnable et accepter n’importe quel emploi gracieusement offert, se mobiliser pour un quart de SMIC ou pour un RMI mini mini sous contrôle condamné à devenir RSA LE FERA PAS. Vive la crise
Cette crise montre (si c’était encore nécessaire) la débilité d’un système où certains misent la vie des autres au casino. Et quand ils perdent c’est encore à nous de renflouer leurs bourses. D’assister les entreprises.
Pour fêter le nouvel an, nous serions censés dépenser des miettes de salaires ou une maigre prime de Noël dans les supermarchés. Qu’est ce qu’ils croient ? Ce soir nous ne jouerons pas cette fable. Nous ne paierons pas.
Pour la première fois depuis longtemps, cette crise rend palpable que le capitalisme comme période de l’histoire humaine peut arriver à sa fin.
Ici et maintenant, dans ce supermarché, nous arrêtons le flux de marchandises un temps, afin que nous soient concédées les victuailles nécessaires pour fêter cette bonne nouvelle.
D’autres ont d’ailleurs eu la même idée et se sont organisés pour se réapproprier des richesses, à Rennes la semaine dernière, à Grenoble il y a quatre jours, ou encore presque chaque jour en Grèce, où des assemblées en révolte organisent des autoréductions dans les supermarchés pour nourrir le mouvement.
L’autoréduction est une tradition de lutte des mouvements de chômeurs et de précaires que nous appelons à développer maintenant, en cette année qui s’annonce riche en révoltes joyeuses.
Étendons ces pratiques, organisons nous !
À plus. Soldes de 100% avant fermeture définitive du capitalisme
Les empêcheurs d’encaisser en rond - collectif À bientôt
source: http://www.cip-idf.org/article.php3...
15/11/2008
Zurich: manifestation contre les "profiteurs" et pour l'AVS

Alors que le G20 se réunissait à Washington, plusieurs centaines de personnes ont manifesté "contre les profiteurs et leurs arnaques" sur la Paradeplatz de Zurich. Le sauvetage des banques et les bâtons mis dans les roues de l'AVS ont été dénoncés.
Alors que le G20 se réunissait à Washington, plusieurs centaines de personnes ont manifesté "contre les profiteurs et leurs arnaques" sur la Paradeplatz de Zurich. Le sauvetage des banques et les bâtons mis dans les roues de l'AVS ont été dénoncés.
Le rassemblement a réuni 900 participants selon la police municipale, 3500 selon l'Union syndicale suisse (USS). De nombreux jeunes syndicalistes avaient fait le déplacement de toute la Suisse, à la grande satisfaction d'Unia, l'organisation co-organistrice de la manifestation. Celle-ci s'est déroulée dans le calme.
Pour le président de l'USS, la crise financière actuelle représente une opportunité pour amorcer un tournant social. Paul Rechsteiner a exigé pour la Suisse "plus d'AVS et moins de produits dérivés, des salaires plus élevés pour la majorité plutôt que des bonus excessifs, un programme de relance conjoncturel efficace plutôt que l'emplâtre sur une jambe de bois proposé par Doris Leuthard".
Le plan de sauvetage de l'UBS à hauteur de plusieurs dizaines de milliards et le déficit démocratique lié à cette décision urgente ont été critiqués. Dans ces conditions, il est d'autant plus incompréhensible d'affirmer qu'il n'est pas possible de financer la retraite flexible dès 62 ans, a fait valoir l'USS dans un communiqué. Le peuple se prononcera sur cette initiative de la gauche le 30 novembre.
Paul Rechsteiner a estimé que la faillite du système financier était le résultat de 30 ans de néolibéralisme. Cette philosophie remet en question les acquis sociaux et foule aux pieds le travail des gens normaux, a-t-il dénoncé. L'accent doit désormais être mis sur la lutte contre la faim, les inégalités, les lacunes dans l'éducation, le réchauffement climatique et la destruction de l'environnement.
(ats / 15 novembre 2008 17:18)


