30/06/2007

AGCS and Co !!! le bonheur est à nos portes a dit Mr OMC !!!!

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Connaissez- vous l'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) ?
Non ? Voici (en résumé et c'est tant mieux) son histoire...

petite précision :
Avant l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) il y avait le GATT...

Les accords de Marrakech signés en 1994 au terme de l'Uruguay Round, fournissent le cadre institutionnel et nominatif de la marchandisation de la planète. C'est là que naît officiellement l'AGCS.
Un de ces accords crée L'organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Un autre organise la programmation de la privatisation complète de tous les secteurs de tous les services, c'est l' Accord Général sur le Commerce des Services (que nous appellerons AGCS) (pour simplifier...hum hum).

L'OMC est aujourd'hui, l'organisation internationale la plus puissante du monde (mais elle n'a aucune légitimité, car se substituant aux gouvernances des états...et n'ayant fait l'objet d'aucun vote de la part des peuples concernés...)

Elle concentre le pouvoir de faire les règles, de les appliquer et de sanctionner les pays qui ne les respectent pas. (bah voyons !)

L'OMC est la seule institution internationale qui détient à la fois le pouvoir d'édicter des lois, de les faire appliquer, de contrôler et de punir les éventuels contrevenants.

Pour cela, elle s'est dotée d'un tribunal, l'ORD (Organisme de Règlements des Différends).

147 pays (chiffre de 2003/2004) sont membres de l'OMC. Chaque pays est tenu de mettre sa législation en conformité avec les règles de l'OMC.

Salaire minimum et règles sociales sont traitées par les négociateurs comme « des obstacles techniques au commerce ».....

L'OMC prône également le recours à une main d'oeuvre à faible coût, personnel embauché avec des CDD ou encore sur la base légale et salariale du pays d'origine.

L'AGCS est l'instrument juridique international :
Cet accord est entré en vigueur en 1995. (signé en 1994 il avait 10 ans pour se mettre en application...de façon complète....) Il ne constitue pas un aboutissement mais bien un point de départ. Il s'attaque à des secteurs qui ont été volontairement protégés des aléas du marché.
Il ne reconnaît pas les services publics.

Par lui, les pays industrialisés, entendent appliquer radicalement la doctrine du libre échange au sein de l'OMC cela pour l'ensemble des services.

Par services, il faut entendre les activités du secteur tertiaire et d'utilité générale :
activités financières, distribution, santé, éducation, protection de l'environnement, les transports, les télécommunications, les administrations, les loisirs, la culture (y compris la propriété intellectuelle bien sûr, et ceci pas seulement pour la culture mais aussi pour les brevets et autres dépôts de semences ou plantes ou autre...), (au total 160 secteurs sont identifiés comme des « services » dans une liste qui n'est pas exhaustive et modifiable aux bons vouloirs de l'OMC...),
à l'exception de certains services régaliens de l'Etat (la défense, la justice, l'armée, la police).

Vous commencez à entrevoir le système ? Je continue :

L'AGCS distingue quatre modes de fourniture de services :

1- la fourniture transfrontalière pour les flux de services en provenance du territoire d'un membre et à destination du territoire d'un autre membre (ex. service bancaire pouvant être transmis par voie de télécommunication ou par courrier postal)

2 - la consommation à l'étranger pour des situations dans lesquelles un consommateur de service ou de biens passent sur le territoire d'un autre membre pour obtenir un service (ex. tourisme, réparation de navires, etc.)

3 - la présence commerciale pour un fournisseur de services d'un pays « A » qui s'installe sur le territoire d'un pays « B » , au titre de l'AGCS il y a exportation de service (ex. Cies d'assurance, chaîne d'hôtels, etc.)

4 – la présence de personnes physiques donnant la possibilité pour un fournisseur d'un pays « A » de faire appel à du personnel d'un pays « B », pour une période déterminée avec des règles salariales et sociales du pays « B ». ( ce serait pas le coup de Bolkenstein ça pour l'Europe ?)

L'AGCS EST UNE MACHINE A PRIVATISER

L'AGCS est un accord multilibéral élaboré par l'OMC depuis 1995 sous l'impulsion des Etats-Unis (tiens donc comme c'est bizarre) et qui concerne les « services » au sens le plus large du terme.

L'AGCS prévoit la privatisation totale de l'ENSEMBLE DES SERVICES PUBLICS : distribution d'électricité, La Poste, les transports publics, la santé, l'éducation.... (je refais pas la liste essayez, vous !!! vous verrez qu'il y en avait bien plus que vous ne croyiez !)

Au total il est prévu la libéralisation de 160 secteurs d'activité et plus....

sur le principe dit de l'offre et de la demande :
chaque pays doit annoncer la liste de secteurs de services qu'il est disposé à libéraliser chez lui.
Il doit aussi adresser à chacun des autres membres la liste des secteurs qu'il veut voir privatiser chez eux.
La date butoir de remise des listes avait été repoussée en décembre 2005...
Chaque pays négocie ensuite les offres et demandes ave chacun des autres états et l'OMC validera finalement les résultats.

Au fait si un pays ne met pas assez de secteurs sur sa liste d'offres il peut être « puni » par l'ORD sur plainte d'autre pays.....
Il n'y a pas de possibilité de faire machine arrière quand un pays se rend compte qu'il a fait une connerie en acceptant ce marché de dupe... ou il doit payer des sommes astronomiques.

Chaque état doit transmettre à l'OMC les textes de toutes les lois et fournir la preuve qu'elles ont été adaptées pour ne pas être un obstacle au commerce mondial. (pas mal aussi ça !! ça garantit les démocraties non ?)

Pour obtenir facilement le consentement de l'opinion pour la privatisation des services publics, la stratégie la plus souvent utilisée consiste à organiser le sabotage des services publics, afin que leur inéfficience puisse servir de prétexte à leur privatisation.

La privatisation se limite régulièrement au passage d'un monopole public à un monopole privé et très souvent par des processus de constitution de monopoles privés sans le moindre avantage pour le consommateur.

Elle s'accompagne presque toujours d'une baisse des normes qualitatives, hausse des prix et destruction d'emplois.

A Quoi assistons-nous ?
Pour l'emploi :

- délocalisation des emplois
- abaissement du coût de travail
- augmentation du chômage
- augmentation des types de contrats précaires


Pour le social :
- réforme de l'assurance maladie avec le retour du MEDEF dans la gestion de la CNAM (centre national de l'assurance maladie, c'est à dire ce qui chapeaute toutes vos sécus !!), et l'entrée de gestionnaires issus d'assurances privés ( genre axa...) aux plus hauts postes de la CNAM...
- suppression du prêt à taux « 0 »
- réforme des retraites


les services publics :
- la loi votée par l'Assemblée Nationale le 22/07/04 a transformé EDF/GDF en société anonymes.
- Les parts de l'état dans le capital de France Télécom sont passées sous la barre des 50% l'entreprise est désormais privée ( et la vente des parts de l'Etat continue en ce meoment même..)
- régulation des activités postales
- chantage salaires/ emplois pour la fonction publique.
- projet de privatisation des gares SNCF.


AUGMENTATION DES PROFITS DE TOUTES LES GROSSES ENTREPRISES PRIVEES
allez une petite liste ( vous ferez la suite vous mêmes !) :
AXA, ARCELOR, EADS, MICHELIN, BOSCH, SCHNEIDER ELECTRIC, TECHNIP........ Etc etc etc etc etc etc.......................................................


Voilà vous avez un aperçu de ce qu'est l'AGCS !!! regardez maintenant ce qui se passe autour de vous et dites moi ce que vous voyez...............


Des plus :


Un petit bouquin pas cher (2 dollars européens) aux éd. 1001 nuits, écrit sous l'égide d'ATTAC entres autres : « En finir avec l'OMC » où tout est détaillé avec clarté...........
sinon aller sur le site d'ATTAC qui a super bien potassé le sujet.


Ou simplement taper AGCS sous n'importe quel moteur de recherche y a plein de liens.


On peut aussi aller regarder du côté de l'OCDE y a des trucs intéressants, parce que eux ils expliquent aux états comment faire les réformes sans que les peuples bougent trop....ou du moins comment faire pour éviter que les peuples bougent trop.... c'est organisé sous forme de « cahiers », le n° 13 fait froid dans le dos mais je sais pas s'il est encore en ligne.....( son petit nom « de la faisabilité des politiques d'ajustement » ) tout un programme !!!


mais ceci est une autre histoire !!!!!!!!!


Faites de beaux rêves... quand même...........


Ah si j'oubliais, pour ceux qui ont eu le courage de lire le projet de Constitution européenne, ça ne vous rappelle rien ??????

Des nouvelles de votre ville ! Torapamavoa City

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Et voici la premiere news..
qq heures apres la parution du message precedent la "TORAPAMAVOA CITY" compte 53 habitants (il suffit de cliquer sur ce lien pour ajouter un habitant) !!

Nous pouvons desormais ajouter un habitant en clikant sur http://torapamavoa.miniville.fr

Mais aussi et surtout devellopper l'industrie dans Torapamavoa city en cliquant sur ce lien http://torapamavoa.miniville.fr/indhttp://torapamavoa.miniville.fr/ind

Allez y doucement !!
Les news : Chomage 6% ce n'est pas assez evidemment nous nous efforcerons de mettre tout le monde au repos à l'année mais il nous reste des champs à labourer etc merci de votre bonne volonté ;)

Nous sommes la 1625eme ville de Miniville.fr...
Comment est ce possible??

Vous etes les pionniers!
Clikez sur la photo pour voir la ville en grand..

Torapamavoa City la ville Anti Sarkozy sur le Web ;)

INVITATION à TORAPAMAVOA CITY !

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Voyons voir celà !

Rue89 propose de creer une ville à la facon de simcity en plus leger !
Tout celà en ligne !
Faisons de torapamavoa City LA ville Antisarko en iigne !!

Torapamavoa City

http://torapamavoa.miniville.fr

Chaque cliK ajoute un habitant !!

Vous etes tous invités !!

Au bord l'eau...
des Arbres ..
A vous !!

Croissez, multipliez vous !!
Torapamavoa Staff !!

Et oui..pas si simple

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La lutte de l'UE contre les migrants illégaux, par Catherine Simon
LE MONDE | 30.06.07 | 13h30 • Mis à jour le 30.06.07 | 13h30

Le récent drame de Toulon, où ont été rapatriées les dépouilles mortelles de dix-huit immigrants clandestins, morts en Méditerranée, a relancé les interrogations sur la politique de l'Union européenne vis-à-vis des migrants illégaux. Pour la première fois, la France a accueilli chez elle, le 7 juin, dans le cimetière ouest de Toulon (Var), ces dix-huit morts. Et Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, est même venu, en personne, saluer la mémoire de ces hommes et de ces femmes, dont quatre adolescents, qui ont payé de leur vie le fol espoir d'une existence meilleure, loin de la misère ou des violences de leur Afrique natale. C'est dans le carré des morts sans nom - et des indigents - que chaque cercueil a été installé, orné d'une simple plaque : "Mort (e) en mer, inconnu (e), mai 2007". Ils devraient y rester cinq ans, le temps pour les familles de réclamer les corps. Théoriquement, bien sûr.

Ailleurs, sur les îles espagnoles des Canaries ou sur celle italienne de Lampedusa, dorment déjà plusieurs centaines de cadavres de migrants anonymes. Ceux-là, au moins, ont eu droit à une sépulture. Ce n'est pas le cas des milliers d'autres, disparus au fond de la Méditerranée ou dans les sables du Sahara. Depuis 1998, soit en moins de dix ans, plus de cinq mille candidats à l'exil sont morts aux portes de l'Union européenne, dont plus de mille cinq cents en mer. Ces estimations, rendues publiques en septembre par Amnesty International, doivent être revues à la hausse. Elles restent, de toute manière, très approximatives.

Même dans des drames aussi médiatisés que celui de Ceuta et Melilla - où l'on n'avait pourtant ni l'excuse de la mer ni celle du désert -, le nombre des tués demeure imprécis. Ont-ils été douze, quinze, ou plus, à mourir sous les balles ou les coups de matraques lors de la répression exercée, à l'automne 2005, par les forces de sécurité marocaines et espagnoles à l'encontre des migrants qui s'étaient lancés à l'assaut des grillages entourant ces enclaves espagnoles situées au nord du royaume chérifien ? Les militants associatifs parlent d'une "quinzaine" de tués. A Rabat, dans le rapport qu'il a consacré à cette affaire, le très officiel Conseil consultatif des droits de l'homme signale "la mort de quatorze Subsahariens en octobre", sans que l'on comprenne si ce bilan inclut les morts de septembre (quatre ou cinq, selon le rapport) et ceux d'août (au moins quatre, indique-t-il). Même flou côté espagnol. Quant aux noms des victimes, on n'en connaît que trois - ceux de deux Maliens et d'un Camerounais. On ne sait pas non plus où et comment ces morts ont été inhumés. Devant la mort aussi, certains sont moins égaux que d'autres...

Formellement soucieux, comme l'a réaffirmé, à Toulon, le ministre français de l'immigration, de "poursuivre la lutte implacable contre les passeurs et les trafiquants qui exploitent la misère de ces migrants", les dirigeants de l'UE n'ont évidemment pas l'intention d'offrir aux candidats à l'immigration de confortables ferries à prix réduit pour traverser la Méditerranée. Les passeurs et les trafiquants, en revanche, peuvent se frotter les mains. Car ce n'est pas contre eux, quoiqu'on dise à Paris ou à Bruxelles, que la lutte s'annonce "implacable". Mais bel et bien contre les immigrés illégaux eux-mêmes, qui, selon les estimations de l'UE, seraient environ cinq cent mille à franchir chaque année les frontières européennes, dont 14 % par la voie maritime.

Après la mise en place, en 2004, d'une agence de surveillance des frontières de l'UE, baptisée Frontex, la prochaine création d'"équipes d'intervention rapide aux frontières", joliment appelées "Rabit" (de l'anglais "rapid border intervention teams") par les experts de Bruxelles, est une étape de plus dans la voie du tout-sécuritaire prônée par les pays de l'UE. Ces équipes, composées d'agents des corps nationaux de gardes-frontières des Etats de l'UE, pourront être "dépêchées provisoirement" dans un Etat membre demandeur confronté à des "pressions particulières", notamment en cas d'arrivée d'un "grand nombre de ressortissants de pays tiers tentant d'entrer clandestinement dans l'Union européenne".

Autrement dit, en cas d'"afflux massif" de migrants, selon l'expression du rapporteur belge Gérard Deprez, ces "super-Dupont" transeuropéens viendront immédiatement à la rescousse de leurs collègues nationaux. Pour quoi faire ? La police. C'est ce que dit clairement le texte approuvé en avril, à une écrasante majorité, par le Parlement européen : habilités à "vérifier les documents de voyage" et à mener l'"interrogatoire" des interpellés, les Rabit s'assureront que ces derniers ne font pas l'objet d'un signalement leur interdisant l'entrée dans l'UE, mais surtout, précise la proposition de M. Deprez, ils veilleront à la "prévention du franchissement non autorisé de la frontière extérieure de l'Etat membre, conformément à la législation nationale dudit Etat". Certes. Mais c'est bien court !

Mille questions surgissent, dont aucune ne trouve de réponse dans cette prose policière. Y aura-t-il, par exemple, dans ces équipes, des représentants du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) pour enregistrer les probables demandes d'asile ? Quels seront les recours des migrants, en cas de violation des "normes de protection internationale" ? Que fera-t-on des "migrants économiques" ? Où va-t-on refouler ces indésirables - vers quelles pauvres contrées, où la notion d'Etat de droit est un mirage et le respect de l'étranger une gageure ? De cela, la proposition adoptée à Bruxelles ne dit mot. Entre les morts de Ceuta-Melilla, il y a deux ans, et ceux de Toulon aujourd'hui, il n'y a guère de différence. Quelques larmes et des coups de bâton : les riches pays d'Europe n'auraient donc plus rien d'autre à offrir à ceux et celles qui frappent à leurs portes ?

Les migrations humaines, ce "chaînon manquant de la mondialisation", selon l'expression utilisée par deux chercheurs de l'Unesco, Antoine Pécoud et Paul de Guchteneire, ne sont pas choses simples. Partisans pragmatiques d'un "droit à la mobilité", les deux experts prônent, sinon l'ouverture des frontières, du moins celle des esprits. Car, expliquent-ils, dans le dernier numéro de la revue Courrier de la planète, s'il est vrai que "les défis extrêmement complexes posés par les flux migratoires ne sauraient être résolus par une mesure aussi simple et naïve" que l'abolition des frontières, de même, il serait "tout aussi naïf de penser que de petites modifications au système actuel permettront de trouver des solutions justes et durables aux dilemmes soulevés par la mobilité humaine".
Catherine Simon
Article paru dans l'édition du 01.07.07.

La LDH rejoint le mouvement anti ministère de l'immigration

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¬ La LDH aux côtés des chercheurs contre l’institutionnalisation de l’identité nationale

La Ligue des droits de l’Homme se joint à la demande des chercheurs opposés à la création d’un ministère dit de « l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement » réunis le 27 juin à Paris à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Elle s’adresse avec eux à l’ensemble des associations d’enseignants, éducateurs et chercheurs, aux revues de sciences humaines et sociales, aux éditeurs, aux journalistes de la presse écrite, radio et télévision, aux syndicats, associations et partis politiques, pour que, dans l’exercice de leurs responsabilités, ils s’interrogent publiquement sur la signification et les implications d’une telle décision.

La LDH soutient la mise en place d’un observatoire de ce ministère, de l’action publique dans ses domaines de compétences et de ses effets dans la société. Et elle s’associe au réseau de soutien aux réflexions collectives et aux débats publics sur les amalgames opposant l’immigration à l’identité nationale et sur l’institutionnalisation du racisme et de la xénophobie.

Communiqué de la LDH
Paris, le 29 juin 2007.

Source/auteur : http://www.ldh-france.org/
Mis en ligne le samedi 30 juin 2007, par Ludo/HNS

Contrat de travail unique : le CPE pour tous

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« L’amour est précaire, la santé est précaire, la vie d’une entreprise est précaire pourquoi le travail ne serait pas précaire » rêvait tout haut L.PARISOT, patronne du MEDEF. N. SARKOZY veut l’exaucer avec le contrat de travail unique.

Rappelez-vous, en 2006 nous avons massivement rejeté le CPE, Contrat Précaire pour les Jeunes voté par les députés du Parti [UMP] présidé par N. SARKOZY.

Le CNE, frère du CPE, limité aux entreprises de moins de 20 salariés, permet actuellement de licencier sans motif, sans justification, sans entendre le salarié préalablement. Comme le CPE, le CNE résultait d’une Ordonnance habilitée par les députés du parti [UMP] présidé par N. SARKOZY.

LE CONTRAT DE TRAVAIL UNIQUE va généraliser à tous les salariés de toutes les entreprises le principe du licenciement sans motif et ce, quelque soit leur ancienneté, là où le CPE et le CNE limitaient (si l’on peut dire) la dispense de motif de licenciement aux deux premières années de contrat. En effet les patrons aiment le risque mais préfèrent le laisser aux salariés. Sur les licenciements ils ne veulent plus avoir à répondre devant les Prud’hommes.

Bien sûr, le programme de N. SARKOZY ne raconte pas tout cela
Il résume l’affaire en une seule phrase volontairement ambiguë pour que chacun comprenne ce qu’il a envie d’y voir : « pour les futures embauches nous créerons un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises pour qu’elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés car il sera à durée indéterminée. »

Pourtant, selon même une presse qui ne peut être taxée de gauchisme [l’EXPRESS ; Les ECHOS ], le contrat de travail unique est bien inspiré d’une « idée » reprise par M. CAMDESSUS, ancien directeur du FMI, en 2004. En substance il prône la suppression du CDD , la généralisation du CDI rompu sans motif mais avec une indemnisation progressive du salarié et une taxation vers l’Etat. Merci pour l’indemnisation progressive du salarié car elle existe déjà : c’est l’indemnité de licenciement. Merci pour la taxation vers l’Etat, elle existe déjà sous la forme de la cotisation ASSEDIC et de la contribution DELALANDE.

Le CDD plus protecteur que le futur Contrat de Travail Unique
La suppression des CDD est en apparence plus accrocheuse. Pourtant :
D’abord les CDD et intérim ne représentent que 12 % des emplois et l’on voit bien du coup la bonne affaire pour le MEDEF consistant à précariser près de 90 % des salariés pour, prétendument nous le verrons, en « sécuriser » 12 %. En effet le salarié en CDD est quasi inlicenciable entre les dates de son contrat, ce qui n’est déjà pas le cas avec le CDI actuel et qui ne le sera plus du tout avec le Contrat de Précarité pour Tous. En outre les CDD ont déjà une prime de fin de contrat. Ils ont aussi droit aux assedic. Enfin la loi limite les cas de recours aux CDD ; elle pénalise les abus. Certes ces abus sont légions et peu ou mal sanctionnés . Raison de plus pour conserver une réglementation rigoureuse.

Les patrons ont bénéficié de l’amnistie en 2002, ils l’auront évidemment encore en 2007, ils s’habituent à des marges bénéficiaires garanties à 15, 20 % et plus, ils s’assurent des parachutes dorés, alors forcément ils trouvent anormal de répondre devant la Justice lorsque lorsqu’ils mettent sur la paille un salarié et sa famille.




Source/auteur : http://sudtravail.joueb.com/

Bobigny (93) : soutien lors du procès de Mme Durupt le 3 juillet, "coupable" de solidarité sur un vol Paris-Bamako

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Signer la pétition

Voir la déclaration de soutien de François Auguste, vice-président PCF de la Région Rhône Alpes, lui-même en procès le 26 novembre pour les mêmes motifs.

Selon son témoignage, Mme Durupt, est poursuivie pour avoir, comme de nombreux passagers du vol Paris - Bamako du 28 avril, protesté contre l’utilisation de la technique du coussin, technique qui avait en 1998 provoqué la mort de la jeune Semira, réfugiée nigériane de 22 ans.

Selon le chef d’accusation, elle a incité " MM. Ibbrahima D. et Samba F., tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol d’Air France, à la rébellion, par des cris et des discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l’autorité publique ".

Soyons nombreux pour la soutenir à l’audience
le 3 juillet à 9h30 au Tribunal de Bobigny, 11 ème chambre





Source/auteur : http://www.educationsansfrontieres.org/

Qs Fillon embauche les cadres de Dailymotion...

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"Nous avons recu la nouvelle ce matin par Lilalilou via Dailymotion..
nous n'avons que tres peu confiance sur la duree de vie de notre compte sur Dailymotion...
Lilalilou :"
Attention Djamal la censure va bientôt tomber ici !!!

Article du nouvel obs :
Le directeur des contenus du site français de partage de vidéos Dailymotion rejoint le pôle communication de François Fillon, révèle Le Figaro du lundi 25 juin. Séverin Naudet sera le conseiller technique chargé de la presse de Matignon. Diplômé de l'Efap, une école des métiers de la communication, il a occupé jusqu'à 2006 un poste de conseiller chargé des industries culturelles, des médias et des opérations spéciales auprès de Renaud Donnedieu de Vabres. Il s'est aussi occupé des relations presse d'Hervé Gaymard en 2003 et 2004.
Le poste de Séverin Naudet échoit à Martin Rogard, le chef du pôle multimédia au département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture et de la communication."




Echange de personnel entre
le gouvernement et Dailymotion

NOUVELOBS.COM 26.06.2007 19:30

5 réactions



Séverin Naudet, jusqu’ici directeur des contenus et de la communication du site d’échange de vidéos, devient le conseiller technique chargé de la presse de François Fillon. Il est remplacé par Martin Rogard, actuel chef du pôle multimédia au département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture.






François Fillon (Reuters)

Le directeur des contenus du site français de partage de vidéos Dailymotion rejoint le pôle communication de François Fillon, révèle Le Figaro du lundi 25 juin. Séverin Naudet sera le conseiller technique chargé de la presse de Matignon. Diplômé de l'Efap, une école des métiers de la communication, il a occupé jusqu'à 2006 un poste de conseiller chargé des industries culturelles, des médias et des opérations spéciales auprès de Renaud Donnedieu de Vabres. Il s'est aussi occupé des relations presse d'Hervé Gaymard en 2003 et 2004.
Le poste de Séverin Naudet échoit à Martin Rogard, le chef du pôle multimédia au département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture et de la communication.

Nelson de Marseille..le père demande l 'arrestation du policier

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samedi 30 juin 2007, 12h13
Le père de Nelson veut que le policier de Marseille soit arrêté.

MARSEILLE (Reuters) - Le père de Nelson, un adolescent mortellement renversé le 24 juin par une voiture de police, a demandé samedi au parquet de Marseille de faire appel de la remise en liberté sous contrôle judiciaire du policier qui conduisait le véhicule incriminé.

Rémi Lobry s'exprimait à l'issue d'une marche silencieuse qui a réuni un demi-millier de personnes et qui s'est achevée sur le lieu de l'accident, dans les quartiers Nord de Marseille.

"Je demande au procureur de la République de faire appel de la remise en liberté du policier", a-t-il déclaré devant la plaque dévoilée à la mémoire de son fils.

"Il est insupportable pour moi, les frères et les soeurs de Nelson, ma compagne, de savoir cet homme en liberté. Le ministre de l'Intérieur m'avait garanti qu'il serait placé sous mandat de dépôt. Deux heures après le mandat de dépôt était levé, je l'ai appris devant la télévision. Imaginez ma douleur. La justice doit être la même pour tous, il n'y a pas d'impunité, il n'y a pas deux tarifs", a-t-il poursuivi.

Le parquet avait requis mardi un mandat de dépôt à l'encontre du policier stagiaire de 22 ans qui conduisait le véhicule.

Le jeune Nelson, 14 ans, traversait la rue en poussant son vélo lorsqu'il a été projeté à une vingtaine de mètres par la voiture qui, selon des témoins, circulait à très grande vitesse sur la file de gauche, sans sirènes à deux tons. Le policier est accusé par plusieurs personnes présentes d'être passé au rouge à un feu de circulation.

Très grièvement blessé, l'adolescent est décédé le lendemain soir.

L'enquête a démontré que la patrouille de police n'était pas dans une situation d'urgence. Le policier a été mis en examen pour "homicide involontaire aggravé" et remis en liberté sous contrôle judiciaire par la juge d'instruction Carine Bargoin.

Samedi, les manifestants, la famille de Nelson en tête, ont remonté le parcours de l'adolescent entre son domicile et le lieu de l'accident, en présence d'élus locaux. De nombreux jeunes portaient des tee-shirts à l'effigie de Nelson, ainsi que des pancartes à sa mémoire et d'autres demandant une justice impartiale.

Réforme des universités

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samedi 30 juin 2007 (00h44) :
Enseignement supérieur, recherche, apparence d’impartialité et opposition de Monsieur le Président
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L’opposition de Monsieur le Président et la loi d’autonomie des universités

L’opposition de Monsieur le Président, à savoir, l’opposition de pure façade au service des grandes options de la politique du système, est déjà en place. Le Parti Socialiste a bien obtenu la présidence de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, et Jack Lang aide Valérie Pécresse à faire passer son projet de loi sur les universités. « Normal », car les universités et la recherche constituent un enjeu stratégique.

Nicolas Sarkozy avait promis un « statut de l’opposition », et le « socialiste » Didier Migaud est devenu président de la Commision des Finances, de l’Economie Générale et du Plan de l’Assemblée Nationale. Au même moment, Jack Lang apportait son soutien à la deuxième version du projet de loi « portant organisation de la nouvelle université » diffusé le 27 juin par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Pourtant, la plupart des organisations de chercheurs sont opposées à ce texte qu’elles considèrent comme un danger pour la recherche française. Il ne semble pas, non plus, que le Parti Socialiste ait soulevé la question des liens personnels de la Ministre Valérie Précresse, mariée à un directeur adjoint d’Imérys et fille du président de Bolloré Télécom, avec un milieu industriel dont il paraît difficile d’ignorer les intérêts stratégiques à propos de l’avenir de la recherche et des universités. Une « opposition », tout compte fait, très « constructive ».

Le syndicat des chercheurs scientifiques SNCS-FSU, « appelle à une mobilisation dans l’unité pour faire échec » au projet de loi proposé cette semaine, en deuxième mouture, par Valérie Pécresse concernant l’autonomie des universités. Pourtant, en même temps, le responsable « socialiste » Jack Lang soutient les propositions formulées cette semaine par Valérie Pécresse. Il déclare à ce sujet : « Je l’approuve. (....) C’est une nécessité pour donner aux universités un souffle, un élan, une liberté d’initiative ». Le SNCS serait-il seul à s’opposer à ce projet de loi ? Tel ne semble pas être le cas.

Sud Etudiant vient de mettre en ligne un communiqué par lequel il « rejette le projet de loi d’autonomie des universités ». Ce syndicat déclare notamment : « Les négociations ont porté sur trois points : la composition des conseils d’administrations. Elle n’a été que très légèrement modifiée. Ceci ne suffira ni à régler les problèmes de démocratie qui sont présents à l’université, ni à enrayer l’emprise croissante du patronat sur l’éducation publique ». Quant au syndicat des enseignants du supérieur SNESUP-FSU, il qualifie le nouveau projet de loi de « texte maintenu sur l’essentiel, qui fait exploser notre métier et nos statuts ». Il réclame, de la part de l’ensemble des organisations syndicales, « une initiative significative dans les prochains jours » et annonce qu’il « assumera en toute hypothèse, ses responsabilités contre un projet ministériel destructeur pour l’enseignement supérieur et la recherche » .

On est loin, dans l’ensemble, du verbiage de l’ancien ministre de l’Education Nationale et responsable haut placé du Parti Socialiste qu’est Jack Lang. Pire encore, les déclarations très rapides de ce dernier ont l’air d’avoir été destinées à couper court à des tentatives de mobilisation de la part des étudiants et des personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur. De quoi s’inquiéter sur ce que sera la « sarkopposition » dans les cinq prochaines années.

Le collectif « Indépendance des Chercheurs », qui rejette également la nouvelle mouture du projet de loi, souligne une autre question importante : celle des garanties d’impartialité du processus institutionnel qui devrait examiner un tel projet de loi. Le collectif écrit : « un projet de loi concernant les universités serait examiné notamment par une institution comme le Conseil d’Etat, qui compte traditionnellement un certain nombre de professeurs associés de très haut niveau enseignant dans des établissements universitaires prestigieux. Au titre de leur activité d’enseignement, ces magistrats ont pour tutelle effective le Ministère chargé des Universités » et demande la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’apparence d’impartialité du fonctionnement global des institutions françaises. Il est exact que l’Etat a en théorie une obligation d’impartialité, même si rien n’est fait dans la pratique pour contrôler le respect effectif de cette obligation au plus haut niveau.

Dans les commentaires sur Indymédia Paris adressés au communiqué d’Indépendance des Chercheurs, des internautes ont signalé que la question de l’apparence d’impartialité se pose déjà pour la nomination de Valérie Pécresse au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, étant donné la fonction très importante de son conjoint Jérôme Pécresse dans Imérys et celle de son père Dominique Roux dans Bolloré Télécom. Des entreprises qui peuvent difficilement être « neutres » sur la question de la prétendue « réforme » des universités. Dominique Roux est, de surcroît, professeur dans une université comme Paris Dauphine, très proche des milieux d’affaires. On pourrait naïvement penser que, précisément, l’ « opposition constructive » aurait dû soulever ces questions auprès de la Présidence de la République, du Premier Ministre et du Parlement. Surtout, après le controversé voyage à Malte. Mais tel ne semble pas avoir été le cas.

C’est bien l’opposition de Monsieur le Président...

Article original :

http://marseille.indymedia.org/news/2007/06/10283.php

De : Daniel
samedi 30 juin 2007

Torapamavoa sur Liberation.fr ;) Merci Patoch'

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http://www.liberation.fr/actualite/politiques/264280.FR.php


Devedjian et torapamavoa : Potes de toujours!
Comparini mechante !

Numéros de télephone surtaxés

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Sujet : numéroS surtaxéS


intéressant !!!!!!!!
> >
> > STOP AUX numéros surtaxés
> >
> > Vous connaissez tous les numéros surtaxés en
> > 0800, 0820, ..qui
> > permettent de joindre votre banque, assurance,
> > ...
> > Et bien chacun de ces numéros possède son
> > équivalent en numéro de
> > téléphone "normal", c'est à dire non surtaxé.
> > Et pour ceux qui ont une livebox, freebox, etc.
> > le numéro "normal"
> > appelé est carrément gratuit !
> > Par exemple :
> > Le numéro de direct assurance surtaxé est
> > 0820000666
> > et le numéro normal correspondant est
> > 0146144400.
> > Rendez-vous sur ce site :
> > http://www.geonumbers.com/fr/search.php
> > et entrez un numéro surtaxé puis cliquez sur
> > "envoyer" et
> > vous obtiendrez le numéro normal.
> >
> > Tous les N° ne sont pas encore connus, ça
> > démarre !
> > Voilà, vous pourrez dorénavant parler des heures
> > sans que ça vous
> > coûte un centime.
> > A DIFFUSER GENEREUSEMENT.

Enfin un vrai JT comme on les aime

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*Détournement de journal.
Phénoménal !
Préparez les zygomatiques !


extrait de:blog actif et militant by skalpa

29/06/2007

Il reste acrimed pour critiquer les médias :-)

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Lu vu entendu, n°2 - nouvelle série - : « Papotages, censures et dépendances »

Publié le vendredi 29 juin 2007/ACRIMED

Lutter contre l’amnésie, ce mal endémique du monde des médias, en conservant pieusement quelques fragments recueillis sur la planète « médias » : tel est l’objet de ces « brèves » dont nous avions interrompu la parution [1]. Ci-dessous un spécial « Mondains et autocrates, petits et grands ».

I. Papotages ( Acrimed en direct du Salon de la télé)

Du 14 au 17 juin, avait lieu à Paris le 1er salon de la télé, grand raout réunissant vedettes du petit écran, groupies enamourées, et stars pas encore académiques. Beaucoup de vent, beaucoup de faux-débats entre quelques spécialistes du bavardage, et bien évidemment pas de critique de la télévision. Acrimed s’était déplacé pour écouter.


- Les militants de base doivent-ils avoir accès à la télévision ?

A cette occasion, plusieurs débats étaient organisés. Le premier avait pour thème : « Faut-il être une bête de télé pour réussir en politique ? » et était animé par Nicolas Poincaré (RTL). Les invités étaient les journalistes Laurence Ferrari (Canal+), Françoise Laborde (France 2), Bruno Masure (La Chaîne parlementaire) et Philippe Tesson (« journaliste de télévision d’occasion », comme il se présenta lui-même). Des stars du petit écran en somme.

Une personne du public pose la question suivante : « Vous recevez des responsables politiques mais, moi, je m’aperçois que, dans les médias, il y a très peu de place qui est faite à des militants de base [...]. Est-ce que, dans vos émissions respectives, vous allez dans l’avenir, pour les futures élections, recevoir des militants qui puissent apporter un éclairage un petit peu différent ? »

La réponse de Françoise Laborde est tranchante : « On va pas se payer de mots. La réponse est non. La réponse est non, pourquoi ? Parce que on est dans un pays démocratique où il y a des institutions. Alors, on les aime ou on les aime pas. Mais elles fonctionnent comme ça. Donc, en effet, vous appartenez à une formation politique. A l’intérieur de votre formation politique, [...] vous avez des instances représentatives. Et c’est la règle du jeu. [...] Je veux dire qu’il y a un moment donné aussi où il y a une structure de parti. Alors, on peut trouver que c’est dommage, que c’est du centralisme bureaucratique, que c’est stalinien, vive la démocratie directe, etc. Moi, je crois pas trop au système de démocratie directe. [en substance : « je suis plutôt stalinienne »] Je pense qu’il y a un moment donné où ça n’est pas le rôle de la télévision. [...] A France 2, il ne faut pas se faire d’illusion : on ne fera pas ça. »

Suite à ce cours de démocratie, Philippe Tesson prend le relais, et mettant un point d’honneur à être à contre-courant de l’opinion dominante, il argumente : « Le problème que vous soulevez, il est extrêmement important et je crois que ce que vous avez dit exprime ce que pense la majorité de l’opinion. Mais moi, j’ai là-dessus un avis très tranché. Ben... C’est vrai que je suis vieux et que j’ai rien à perdre, je peux le dire. Parce qu’il est pas populaire mon avis. Je trouve que ça serait la pire des choses que le militant vienne sur le plateau ... enfin, que ça se généralise parce qu’il vient déjà. Je trouve qu’il vient déjà trop. Le mettre sur le plateau, je trouve que ça serait la pire des choses. Parce qu’on commence comme ça, et puis c’est ça, c’est ça... Après ça... [...] Ca devient le bordel, ça devient l’anarchie. C’est le n’importe quoi. Sans compter que... excusez-moi, c’est pas que je considère que je suis bon mais, comme j’ai acquis le professionnalisme, je suis a priori un peu meilleur que la moyenne des gens qui viennent sur le plateau sans avoir l’expérience. Ça serait incontrôlable. »

Puis il précise sa pensée : il est inutile de faire parler le militant de base... puisque c’est justement le rôle du journaliste de relayer ses analyses et ses revendications ! « Le journaliste, étymologiquement [...], ontologiquement, fonctionnellement, le journaliste est un médiateur. C’est la beauté de ce métier. Nous sommes des passeurs. Nous faisons passer ce que pensent Untel, Untel, Untel, ce que pense tel groupe, telle catégorie d’activité, de pensée, etc. Nous sommes faits pour ça. Si nous ne faisons pas ça, nous sommes mauvais. Et il est très possible que la plupart des journalistes d’aujourd’hui soient mauvais. Car c’est vrai que beaucoup ne font pas ça. Mais nous sommes là pour traduire ce que pense telle ou telle catégorie , les différentes catégories dans le pluralisme le mieux compris, les différentes catégories de la population. Et ce qu’exprime, ce que voudrait exprimer, ce que tient à exprimer un militant, comme vous par exemple, eh bien c’est à nous de l’exprimer . Nous sommes votre interprète. C’est ça notre métier. »

Ainsi, le journaliste est là pour parler à la place des gens ordinaires, mais pas à la place des responsables politiques, qui eux sont invités sur les plateaux. Que vous soyez puissant ou misérable, vous pourrez vous exprimer, ou pas. Mais que le militant à l’origine de la question se rassure, il sait maintenant qu’il peut compter sur un allié de taille, Philippe Tesson, pour faire passer (et pour « traduire ») ses messages dans les très nombreuses émissions où il intervient...

- Les bons mots de Philippe Tesson

Toujours dans le même débat, Nicolas Poincaré reformule à destination de Philippe Tesson une question de la salle : « Est-ce bien normal que Laurent Solly, directeur-adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy devienne numéro deux de TF1 ? » Le « journaliste de télévision d’occasion » relativise : « Ça a toujours été. C’est dans la grande tradition républicaine française, si je puis dire. Evidemment que sur un plan d’exigences morales et éthiques c’est très choquant et que c’est encore là... Moi, je... [Il bafouille.] sur mon apologie du relativisme. A la limite, on pourrait redouter une république qui serait parfaite et ça relèverait de l’utopie et ça serait peut-être assez dangereux. » Une société dans laquelle des règles de morale et d’éthique seraient parfaitement appliquées pourrait donc s’avérer assez dangereuse... A l’inverse, il est visiblement rassurant que le Président de la République place ses pions dans les médias : cela montre peut-être qu’il est imparfait et donc, finalement, très humain.

Salon de la télé toujours. Philippe Tesson à nouveau : « Moi, je suis [...] multicarte et je vais tantôt sur la TNT, sur le câble, sur les chaînes hertziennes. Très franchement, je me sens pas plus contraint profondément sur les chaînes hertziennes [...]. Mais il faut quand même bien avouer qu’il y a un sentiment de liberté plus grand sur les chaînes du câble et sur les chaînes de la TNT [...]. Je prends... Je sais pas, moi... Je suis à i>télé, par exemple. [...] Qu’est-ce que c’est qu’i>télé ? C’est un immense plateau, puis y a rien d’autre. Tandis que, vous allez à TF1, vous allez à France 2, vous vous perdez dans les couloirs, vous voyez plusieurs plateaux, des régies [ ?] compliquées, des choses... C’est un univers mystérieux. La TNT, c’est absolument transparent. BFM, c’est transparent. Vous allez chez Ruth Elkrief [journaliste sur BFM TV], vous la voyez dans un petit coin, elle est toute seule. C’est un peu comme sous la Résistance, j’allais dire. Alors donc vous êtes... finalement, vous êtes plus vous-même, vous êtes plus spontané, vous êtes plus sincère. » Un peu comme sous la Résistance. Et Tesson c’est le Jean Moulin de la télévision ?

II. Censures

- Le Fou du roi s’autocensure

Dans son émission « Le fou du roi » (sur France Inter, de 11 H 00 à 12 H 45), Stéphane Bern attend de ses chroniqueurs qu’ils débitent des (mauvais) jeux de mots au kilomètre, et certainement pas qu’ils égratignent le précieux invité (qui reviendra) venu faire sa promo.
Le 6 juin 2007, Face à l’invitée du jour, la cantatrice Julia Migenes, le chroniqueur Mickaël Quiroga a fait les frais d’une nouvelle forme d’autocensure.

- Mickaël Quiroga : je lis que vous êtes adepte de la scientologie (...). Il parait que L. Ron Hubbard, le fondateur de la scientologie, a pris le nom d’une église parce qu’aux États-Unis, les églises ne paient pas d’impôt. Ça, faut pas le dire à Johnny, il va vouloir rentrer au séminaire.
- Julia Migenes (très fort) : Arrête ! C’est pas la place, monsieur !
- M. Quiroga (fait semblant de ne pas comprendre) : je ne peux pas parler de Johnny ?
- Stéphane Bern : non, on a fait un deal un jour avec Julia, on ne lui en parle jamais [de la scientologie, pas de Johnny, ndlr]. Comme ça, ça lui évite de faire de la promo à l’antenne.
- M. Quiroga (fait toujours semblant de...) : bon ben je ne vous parle plus de Johnny Hallyday, d’accord. Pas de problème. Comme je vous disais, vous êtes née dans le Bronx...

M. Quiroga ne reviendra pas sur le sujet. En une seule intervention, Stéphane Bern aura donc révélé qu’il s’autocensure en accord avec les invités, et qu’il n’hésite pas à censurer ses chroniqueurs qui ne partagent pas la même position complaisante... Mais comme le monde est petit et qu’un ascenseur revient toujours à son point de départ, Mickaël Quiroga nous apprendra plus loin que le comité d’honneur d’"Opéra en plein air", qui a invité Julia Migenes à mettre en scène "le Barbier de Séville", comprend, entre autres personnalités, Nelson Monfort... et Stéphane Bern.

- Censure à Libération : suite

Nous avions évoqué dans un article précédent [2] la censure d’un passage d’une chronique de Pierre Marcelle dans Libération. Nous suggérions fortement qu’elle était le fait du prince, Laurent Joffrin, en l’occurrence patron du journal... Un de nos envoyés spéciaux (à Strasbourg) a rencontré ledit patron, et l’a interrogé. Extraits du reportage publié sur son blog, « La feuille de chou » dans le n° 669 :

« Libé de ce jour a sorti un cahier spécial Strasbourg le second souffle. C’est bon ça coco, ça fait vendre, la preuve, on l’a acheté. On y trouve de tout, même des erreurs monumentales, c’est le cas de le dire, à propos de la future mosquée (sans minaret, ni lieu culturel) qui tarde à être construite, comme par exemple ceci : “Conçue par l’architecte italien Paolo Portoghesi, auteur de la grande mosquée de Rome, son imposante coupole devrait un jour se mirer dans l’Ill .” Miracle ! Car ses fondations sont au bord du canal du Rhône au Rhin, face au nouvel hôpital...

Laurent Joffrin tenait conférence sur le trottoir, devant les vitrines de la librairie Kléber, sans micro, ce dernier (le micro) étant en panne. Couvert régulièrement par le bruit du tram qui passe juste devant, ses paroles se perdaient dans le vent. Peu importe !
A la fin, juste avant de boire le crémant dans des verres en plastique, nous lui avons posé la question que personne n’avait posée. Tenait-il lui-même les ciseaux pour censurer Pierre Marcelle ? Affirmatif !

Et de déplorer que Marcelle tout seul n’ait pas accepté d’être embrigadé dans les condoléances du directeur, au nom de l’équipe, dans le deuil de la famille Rothschild. Puis, il se vanta d’avoir déjà censuré Françoise Giroud, pour des propos homophobes...

Comme nous lui faisions remarquer l’erreur signalée plus haut au sujet de la mosquée, il demanda qui avait écrit ça. On n’a pas cafté. Et sans rire ajouta “je vais le licencier“.
Gaffe à tes os, Frédérique Roussel ! Et Pierre Marcelle... »

III. Dépendances (ou « Merci Patron !)

- Direct soir cinéphile ?

Entre couvertures et pages régulièrement dédiées à l’actualité mondaine, fer de lance de la ligne éditoriale du quotidien gratuit Direct soir (groupe Bolloré), on pouvait repérer dans les trois éditions successives des 30, 31 mai, et 1er juin 2007 la présence d’un petit article quelque peu inattendu. Celui-ci nous signalait la reprise au cinéma le Mac Mahon d’un film réalisé en 1959 par Ranald Mac Dougall intitulé « Le monde, la chair et le diable » (située avenue Mac-Mahon dans le 17ème arrondissement de Paris, cette salle, à l’instar de celles du Quartier Latin, constituait un lieu de sociabilité cinéphile important dans les années 60. Sa programmation reste encore aujourd’hui très régulièrement consacrée au cinéma hollywoodien des années 50 -60).

La répétition insistante de cette « information » pouvait-elle néanmoins témoigner d’un discret mais sincère engagement pour la programmation cinématographique de répertoire de la part d’un quotidien plus généralement connu pour son traitement « people » de la culture [3] ?

À la revue de détail des nombreuses participations du groupe Bolloré, (lire notre article « Vincent Bolloré, à l’assaut des médias »), le souci supposé du journal de transmettre à ses lecteurs une certaine appétence pour la cinéphilie des années 60 s’éclaire : l’heureux propriétaire du Mac Mahon n’est nul autre que ... Vincent Bolloré. Intérêt cinéphile pour « un classique incontournable à voir et à revoir ce week-end » ? Certes, mais un intérêt très bien compris.


- Jean-Claude Narcy connaît Nicolas Sarkozy depuis 25 ans. « Et alors ? »

En revanche, que TF1, première chaîne française en terme d’audience, appartienne depuis 20 ans au groupe Bouygues, cela n’inquiète quasiment personne. Et surtout pas Jean-Claude Narcy. Dans une interview accordée à TV Magazine (groupe Dassault) le 17/06/2007, l’ancien présentateur du JT de TF1, qui travaille encore comme pigiste pour cette chaîne, déclare tout de go : « TF1 (...) est indépendante depuis vingt ans... » Sous le titre « Ne faisons pas de procès d’intention à TF1 », cet entretien est censé répondre aux « vives critiques sur son indépendance » dont la chaîne est la cible. En fait de réponse, Jean-Claude Narcy n’oppose aucun argument tangible, aucune preuve matérielle de l’indépendance de TF1, mais nous demande de le croire sur parole. Extraits :

- TV Magazine : Comment interpréter le fait que ce soit l’Elysée qui ait annoncé l’arrivée d’un nouveau directeur adjoint à la tête de TF1 (Laurent Solly), qui fut directeur de campagne de Nicolas Sarkozy ?
- JC Narcy : C’est un procès d’intention !
- TV Magazine : Quelle peut être l’influence de Nicolas Sarkozy sur TF1 ?
- JC Narcy : Quels que soient ses liens d’amitié avec le propriétaire de TF1, il n’aura pas plus d’influence que Jacques Chirac ou François Mitterrand.
- TV Magazine : - Vous êtes pris pour cible par ceux qui prétendent démontrer [appréciez la formulation !] la collusion entre pouvoir politique et pouvoir médiatique. (...) Que répondez-vous ?
- JC Narcy : Assez d’hypocrisie ! Ce n’est pas parce que vous êtes l’ami de quelqu’un que vous ne faites pas votre boulot. (...) Les déontologues distingués parlent de connivence simplement parce que l’on fréquente quelqu’un. Je connais Nicolas Sarkozy depuis vingt-cinq ans, je l’ai interviewé une bonne vingtaine de fois, et alors ? Il ne m’a jamais demandé d’être complaisant... ». En a-t-il seulement besoin ?

Seul argument concret avancé par Narcy : le sacro-saint audimat. Parlant de la campagne présidentielle, il explique : « Si la rédaction avait été partisane, nous n’aurions pas eu le leadership sur les émissions politiques ». Démonstration fulgurante : l’indépendance d’un média se mesure à l’aune de ses parts de marchés...

A quoi bon perdre son temps à donner des interviews aussi peu convaincantes ? C’est que l’exercice permet à Jean-Claude Narcy de faire quelque chose de bien plus intéressant que de s’adresser à quelques téléspectateurs suspicieux. Il réussit en effet l’exploit, en deux pages, de flatter trois fois son nouveau patron, Nonce Paolini (nouveau Directeur Général, successeur de Patrick Lelay), et ce alors même qu’aucune question ne lui a été posée à son sujet. Démonstration :

- JC Narcy (en réponse à la question sur la nomination de Laurent Solly) : Nous pouvons (...) faire confiance à un boss [4] qui a souvent prouvé qu’il avait du flair. Exemple avec Nonce Paolini, qui a déjà fait les beaux jours de Bouygues et qui fera, j’en suis sûr, ceux de TF1.
- TV Magazine : La chaîne est-elle en train de tourner une page de son histoire ?
- JC Narcy : (...) C’est (...) évidemment un formidable défi à relever pour Nonce Paolini, un homme du sérail (...). Un homme de dialogue au caractère bien trempé et déterminé (...). Il ne remplace pas, il succède.
- TV Magazine : L’âge d’or de TF1 n’est-il pas derrière nous ?
- JC Narcy : (...) Le défi d’aujourd’hui, c’est de devenir aussi un leader sur le terrain des nouveaux médias. Domaine où Nonce Paolini excelle. Lui qui s’est illustré dans la téléphonie apparaît comme l’homme de la situation.

Mais les coups de langue de Narcy ne sont pas réservés à son patron. Et l’on ne serait pas un journaliste de TF1 digne de ce nom si l’on ne profitait pas d’une interview pour louanger Nicolas Sarkozy lui-même : « L’élection d’un jeune Président, comme Nicolas Sarkozy, à la tête de l’Etat est un vrai phénomène de société : l’exemple vient d’en haut (...). Il s’agit d’une véritable rupture générationnelle ».
Un jeune Président, rappelons-le, que Narcy connaît depuis vingt-cinq ans. « Et alors ? ». Alors, rien.

- En guise de conclusion...

Dominique Rousseau, Professeur de Droit Public, partisan du « non » au TCE, et artisan de sa victoire, déclare à l’un de nos envoyés spéciaux :
« Il faut affirmer dans la Constitution que le pluralisme de la presse est un des fondements de la démocratie et qu’en conséquence, les entreprises de presse et les directeurs de presse écrite, audio et audiovisuelle, doivent être indépendants du pouvoir économique, financier et politique.
Il y a bien des incompatibilités entre les fonctions de députés et certaines fonctions du privé, il doit y avoir des incompatibilités entre le capital d’une entreprise de presse et le capital des autres entreprises économiques et financières. Pour l’indépendance de la presse par rapport aux politiques, il doit y avoir une réforme totale, complète, profonde, radicale, du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) afin que ce conseil ne soit plus comme aujourd’hui présidé par une personne nommée par le Président de la République. Que le Président de la République ait entre les mains une majorité parlementaire pour faire appliquer son programme, soit, mais à ce moment là que, face à lui, il trouve un pouvoir de la presse indépendant et autonome, ce qui veut dire que le président du CSA ne soit plus nommé par le Président de la République. Sinon, nous ne sommes plus dans une démocratie présidentielle, mais dans un régime impérial.
Il faut donc affirmer dans la Constitution que le pluralisme de la presse est un des fondements de la démocratie et donc voter en conséquence une loi qui garantisse l’autonomie des entreprises de presse par rapport aux pouvoirs économiques, financiers et politiques ».
(Interview de Nicolas Ethève réalisée le 11 juin 2007)
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[1] Pour lire la série précédente, voir notre rubrique, de septembre 2004 à juin 2006

[2] Lire ici-même « A Libération, les ciseaux coupent aussi ».

[3] A ce sujet, les « unes » et les quatre premières pages des éditions du 31 mai et du 1er juin ont été principalement consacrées à la disparition du non moins mondain Jean-Claude Brialy et à la prochaine actualité de la chanteuse Vanessa Paradis

[4] il veut en fait parler ici de Martin Bouygues, propriétaire - et non patron - de TF1. Cette confusion en dit long sur l’indépendance de TF1 vis-à-vis du groupe Bouygues.

LES IMPOTS SUR LES REVENUS 2006 NE SONT PAS EN BAISSE... POUR TOUS, SAUF POUR LES RICHES

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LA FAUSSE BONNE NOUVELLE DE LA BAISSE DES IMPÔTS 2006 !!! On nous avait promis et annoncé à grand renfort de tambours une baisse de nos impôts 2006. Or, il faut se rendre à l’évidence, on nous a menti par omission ou volontairement en noyant le poisson pour mieux nous administrer le poison. Ce qui est vrai pour les riches, n’est certainement pas vrai pour les salaire moyens voire pour les bas salaires. Après vérifications auprès de plusieurs personnes ayant la même situation, je me suis rendu compte que non seulement les impôts sur le revenu 2006 n’étaient pas en baisse mais en forte hausse. A l’appui de cette affirmation, il y a deux éléments importants qui entrent dans le calcul de l’IRPP 2006, et qui ont été modifiés ou supprimés : l’abattement de 20 % sur les salaires qui n’existe plus, mais qui se retrouverait soi-disant dans le barème d’imposition – les tranches étant plus larges et réduites au nombre de 4 -, et la suppression de la réduction d’impôt pour les intérêts de prêts à la consommation (qui concerne environ deux français sur trois, et souvent les plus modestes), en vigueur en 2004 et 2005. Prenons mon cas : une personne qui a gagné 24445 euros en 2005, et 26380 euros en 2006, soit une augmentation de salaire de 7,9 %. Cette personne qui bénéficie de plusieurs contrats CDI à temps partiel, effectue de nombreux kilomètres et déclare des frais réels conséquents de 6171 euros en 2005, et de 6165 euros en 2006. Par ailleurs, elle bénéficie d’une part et demi. En 2005, elle a bénéficié d’une réduction de 150 euros au titre des intérêts de prêts à la consommation (pour 1560 euros de déclaré), de 20 euros pour déclaration en ligne, et de 13 euros au titre de dons à des œuvres. En 2006, la réduction d’impôts pour intérêts de prêts à la consommation n’existant plus elle n’a pas bénéficié de ces 150 euros (alors qu’elle a toujours des prêts à la consommation), mais uniquement de 20 euros pour « déclaration en ligne et moyen de paiement automatique ». – En 2005, son IMPÔT SUR LES REVENUS SOUMIS A BAREME était de : 744 euros (revenu imposable de 14619 euros) ; – En 2006, son IMPÔT SUR LES REVENUS SOUMIS A BAREME sera de : 939 euros (revenu imposable de 20215 euros ! + 38,28 %), soit une hausse de l’impôt de 26,21% (alors que la suppression de l’abattement des 20% devait se retrouver dans le barème !) Et si on tient compte de la suppression de la réduction d’impôts pour les intérêts de prêts à la consommation, on obtient : – IMPÔT, NET A PAYER EN 2005 = 526 euros (rectifié à 539 euros, si on ne tient pas compte de la réduction de 13 euros au titre des dons aux œuvres, ne figurant pas en 2006) – IMPÔT, NET A PAYER EN 2006 = 919 euros

soit une très forte augmentation de 70,5 %, pour une augmentation de salaire 7,9 % …

Il ne s’agit pas ici de savoir si la personne paye ou ne paye pas assez d’impôts (il faut tenir compte des frais qui sont engagés) mais de constater que le gouvernement nous a fait croire – quelles que soient nos opinions politiques – que nos impôts allaient baisser, alors que c’est faux, pire que cala, c’est de l’escroquerie et de la malhonnêteté intellectuelle. J’ai évoqué cet exemple avec le direction régionale des impôts de mon département et force leur a été de constater que mon calcul était tout a fait juste et cohérent et que mes observations se justifiaient.




De : André-Jean LOCUSSOL-MASCARDI

Traité Européen

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Le MEDEF est heureux et l’a fait savoir dès samedi matin. Par un bref communiqué de presse, Laurence Parisot “salue le sens des responsabilités de l’ensemble des dirigeants européens et la détermination clairvoyante de la présidence allemande qui ont permis cet accord.”
Il est vrai que ni le MEDEF, ni ses homologues européens n’auraient toléré un échec lors de la négociation d’un nouveau traité. Ils n’auraient pas non plus permit que l’on dépeça la Constitution.
De fait la quasi intégralité du texte rejeté le 29 mai par 54% des français se retrouvera sous formes de “fèves” dispersées dans l’infâme millefeuille européen.
A Bruxelles, l’organisation patronale européenne Businesseurope - anciennement UNICE- soupire de contentement. Selon ses propres termes, elle “fut un participant actif de la Convention [ de 2004 -] et a toujours accompagné le processus de réforme du Traité”.
Un courrier adressé le 15 juin à Angela Merkel par le Baron Ernest-Antoine Seillière, Président de Businesseurope, montre de quelle manière il entend accompagner le processus de réforme. “ La Présidence allemande à réalisée de très importants progrès ces derniers mois, et nous sommes heureux de constater que le message délivré par Businesseurope lors du 50° anniversaire du traité de Rome à été entendu” peut-on lire dans la lettre accompagnant ce qui peut-être considéré comme une feuille de route. Sur deux pages le Baron liste les points qui devront être adoptés sans discussions. Parmi ceux-ci :
- La personnalité juridique unique de l’Union
- Les principes fondamentaux de proportionnalité et de subsidiarité et rôle des parlement nationaux ainsi qu’énoncés à l’article I-11 de la Constitution
- Le Président du Conseil élu pour deux ans et demi
- Le Haut représentant de l’union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
- l’extension des domaines à majorité qualifiée
- Le renforcement du rôle des parlements nationaux
- Le statut officiel de l’Eurogroup

Cette liste n’est pas exhaustive. Un inventaire complet permet de constater que toutes les revendications de Businesseurope furent avalisées sans coup férir par les Chefs d’Etats et de gouvernements. Seule la “référence à une Union européenne hautement compétitive” donna lieu à un “psy-show” fort médiatisé.
Après moult gesticulations, Nicolas Sarkozy obtint que fut biffée la mention de “concurrence libre et non faussée” dans l’article relatif aux objectifs de l’Union.
Mais le Baron Seillière fut vite rassuré et le principe de concurrence non faussée fut réintroduit sous la forme d’un protocole qui sera annexé au nouveau traité.
La mise en scène destinée au public français n’eut d’autre objectif que de permettre au Président de faire son jogging quotidien sur les plates bandes de la gauche dont une majorité d’électeurs s’était insurgée contre le fameux principe de concurrence.
Pour le reste, rien ne vint troubler la tranquille assurance de Businesseurope.
Pas même la “crise avec Varsovie”.
Tout apprenti négociateur sait parfaitement que la mise en scène d’un drame est nécessaire à l’obtention d’un compromis. Ayant largement anticipé la crispation polonaise les diplomates avaient une réponse toute prête : “ Si nous étions les Allemands, nous proposerions de reporter le basculement vers le nouveau système de quelques années, disons jusqu’à 2011, et nous accepterions 2013 à la toute fin comme compromis.” La Grande Bretagne, quant à elle, est habituée à ce qu’on lui accorde les dérogations souhaitées. Elles lui furent d’autant plus facilement accordées, cette fois-ci, qu’elles permettront à Londres de faire ratifier le Traité sans devoir organiser un référendum considéré comme perdu d’avance.
Au final, il apparaît que tant le répit accordé pour la mise en oeuvre de certaines dispositions du traité, que les dérogations accordées à la Grande Bretagne ne sont que des modifications à la marge, l’essentiel du TCE ayant été préservé. Il est vrai, que plus que vingt pays réunis au sein des “amis de la Constitution” (sic) avaient averti dès le mois de janvier qu’ils n‘étaient pas disposés à se contenter d’un texte à minima.
Ce traité soit disant simplifié est une véritable escroquerie politique et l’avenir dira comment les peuples français et néerlandais réagiront à ce bras d’honneur. Pour l’heure Businesseurope peut dormir tranquille, le patronat européen sait qu’il a toujours la haute main sur la construction européenne, y compris sur l’agenda de l’Union. Anticipant la réussite du Conseil Européen, Ernest-Antoine Seillière adressa, le 8 juin, à José Socrates, premier Ministre Portugais et successeur d’Angela Merkel à la présidence de l’Union européenne, une feuille de route rappelant que la rédaction du nouveau traité dera être achevée à la fin de l’année 2007, et que celui-ci devra être ratifié par les 27 membres de l’UE, avant les élections du Parlement européen en 2009.
Ces deux dates correspondent, comme c’est curieux, aux objectifs que se sont fixés les Chefs d’Etats et de gouvernements le 23 juin.
Monsieur le Baron est servi.

Source : Oulala

Publié le 26 juin 2007 par torpedo/ Vu sur E-TORPEDO

Paris Bamako, relaxe partielle pour Salif Kamaté

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vendredi 29 juin 2007, 20h34
Légitime défense reconnue à un sans-papier qui avait résisté à son expulsion
Par Sylvie HUSSON

BOBIGNY (AFP) - Le tribunal de Bobigny a reconnu vendredi l'état de légitime défense pour Salif Kamaté, un Malien de 50 ans jugé pour avoir résisté à la police lors de son expulsion le 26 mai à bord d'un avion d'Air France, annulé après un malaise de M. Kamaté et une révolte de passagers.
"C'est une décision exceptionnelle", a estimé Richard Moyon, porte-parole du Réseau Education sans frontières, à l'issue de l'audience de la 16e chambre présidée par Sophie Lecarme, où une quinzaine de militants étaient venus soutenir M. Kamaté qui s'est dit "ravi".
Bénéficiant d'une relaxe partielle, M. Kamaté a été condamné pour "soustraction à l'exécution d'une mesure de reconduite à la frontière" et "entrée ou séjour irrégulier" mais le tribunal a écarté les "violences sur dépositaire de l'autorité publique".
Ancien toxicomane, condamné deux fois pour des faits de détention et de vente de stupéfiants, en 1990 et 2003, M. Kamaté était interdit du territoire français depuis 1989. Il était arrivé en France légalement en 1972, au titre du regroupement familial.
Dans son jugement, la présidente a souligné que les violences du prévenu avaient été "commandées par la nécessité de la légitime défense", en raison du "caractère manifestement excessif de la contrainte exercée par les policiers".
M. Kamaté avait été sorti inconscient de l'avion, où une partie des passagers s'étaient interposés dans ce qu'ils pensaient être au départ "une bagarre", les policiers étant en civil. Le commandant de bord avait renoncé à décoller.
Le procureur Rémi Chaise avait requis six mois d'emprisonnement, estimant au contraire que le prévenu "n'a subi aucune violence grave autre que celle nécessitée par son comportement". Pour le procureur, M. Kamaté "n'est pas une victime", "il est l'auteur d'un délit". Le parquet a annoncé son intention de faire appel.

M. Kamaté portera plainte lundi à l'IGS (la police des polices).

Selon le procureur, le passager malien a, pour des raisons "inexpliquables" et "contre toute attente", résisté aux policiers. "M. Kamaté s'agite soudain car il s'est senti très mal", lui a répondu Me Catherine Herrero, l'avocate du Malien en situation irrégulière. En cause, selon elle, un calmant qui aurait été administré sans précaution par la chef d'escorte. "Sept ou dix minutes après ce cachet, j'ai tremblé, j'ai eu des nausées", a expliqué l'imposant Malien, ancien toxicomane sous traitement de métadone, asthmatique et diabétique, qui explique alors avoir demandé à sortir.
"Les policiers m'ont dit que c'était trop tard et ont sauté sur moi", a relaté M. Kamaté. "Ils pratiquaient sur lui un étranglement, puis voyant qu'ils n'avaient pas le dessus, un policier a commencé à lui balancer des coups dans le ventre", a ensuite raconté un témoin, Michel Dubois, directeur de production du cinéaste Laurent Cantet dont toute l'équipe avait pris place à bord de l'avion.
M. Kamaté "étouffe", "se sent partir", et "mord le bras qui l'étrangle", selon son avocate qui avait plaidé la relaxe, au nom de la légitime défense. Le policier, qui s'est constitué partie civile, aura 7 jours d'ITT.
Le tribunal a ajourné sa décision au 14 mars 2008 pour fixer la peine pour le refus d'embarquer et le défaut de titre de séjour, laissant ainsi le temps à M. Kamaté "de justifier de démarches de régularisation".
"Je vais tout faire pour être régularisé", a-t-il promis, portant un costume de velours sombre sur un T-shirt "Vote ou crève"

Devedjian est un con ..Comparini une salope ?

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On t'attendait justement Patoch' ;)

Légère hausse des droits d'inscription à l'université

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PARIS (Reuters) - Les droits d'inscription pour la prochaine rentrée universitaire augmenteront parallèlement au coût de la vie, selon des chiffres communiqués par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche.

Ils passent de 162 à 165 euros pour la licence, de 211 à 215 euros pour le master et de 320 à 326 euros pour le doctorat. L'évolution suit celle du coût de la vie, soit 1,7%, dit un communiqué de la ministre, Valérie Pécresse.

Les chiffres ont été arrondis à l'euro supérieur, précise-t-on au ministère pour expliquer que les calculs effectués à l'appui de ces chiffres donnent une augmentation proche de 1,9%.

Choucroute froide

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Politiques
Un déjeuner alsacien glacial pour le Président
Les élus UMP de la région sont très remontés contre le chef de l'Etat.
Par Antoine GUIRAL
QUOTIDIEN : vendredi 29 juin 2007/LIBERATION
22 réactions
Pas contents, mais alors pas contents du tout les élus UMP d'Alsace. Ils ont eu l'occasion de le (re)dire de vive voix, hier midi, au chef de l'Etat lors d'un déjeuner glacial à l'Elysée, ponctué d'échanges peu amènes. En les conviant à sa table, Nicolas Sarkozy espérait calmer la grogne et le début de fronde des parlementaires alsaciens ulcérés par la nomination du sénateur-maire socialiste de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, comme secrétaire d'Etat à la Francophonie et à la Coopération. C'est raté.
Face à lui, 15 députés, 4 sénateurs, le président du conseil régional, Adrien Zeller, et une autre poignée d'élus lui ont ouvertement manifesté leur incompréhension. La plus remontée d'entre eux, Arlette Grosskost, députée de Mulhouse et candidate déclarée aux municipales pour ravir l'hôtel de ville à Bockel, confiait hier qu'elle boycotterait même la visite, lundi, du président de la République à Strasbourg. Et elle ne devrait pas être la seule à exprimer ainsi son sentiment de «trahison» au nom de cette région qui a élu 15 députés UMP sur 16 aux législatives et a offert à Nicolas Sarkozy son plus haut score national lors de la présidentielle. Le chef de l'Etat a prévu de tenir, lundi soir, dans la capitale alsacienne, une «grande réunion républicaine» sur l'Europe pour expliquer les mérites du traité simplifié négocié lors du dernier conseil européen.
Dès le début du déjeuner, Sarkozy s'est lancé dans un long dégagement pour expliquer à ses interlocuteurs les vertus de l'ouverture. Mais à aucun moment il n'a prononcé le nom de Bockel. Il a fallu qu'Arlette Grosskost mette les pieds dans le plat en lui demandant ce qui allait se passer aux municipales. Réponse de Sarkozy : «Nous n'y sommes pas encore, rien n'est décidé.» La députée de Mulhouse lui a assuré qu'elle ferait une liste de son côté si Bockel venait à obtenir le soutien de l'UMP. «Je serai peiné si vous deviez nous quitter», a alors lancé le Président en sous-entendant qu'elle serait exclue de l'UMP. Puis il a ajouté qu'il «n'aime pas trop les rebelles». Après avoir écouté «les interminables explications», selon un participant, du chef de l'Etat sur sa stratégie qui a consisté à «diviser le PS et à torpiller le Modem», le député du Haut-Rhin, Jean-Luc Reitzer a déclaré qu' «il y [avait] en Alsace un malaise profond et non un simple mouvement d'humeur».
Pour calmer ses convives, Nicolas Sarkozy a fini par ouvrir la boîte à douceurs en fin de repas en leur promettant la tenue d'un conseil des ministres décentralisé (sur deux jours) en Alsace au mois de septembre. Autres promesses : des moyens amplifiés pour accélérer la deuxième phase du TGV-Est et lancer au plus vite le TGV Rhin-Rhône. Enfin, il a assuré qu'il se battrait pour que Strasbourg conserve son statut de capitale européenne. Pas sûr que cela suffise à s'éviter, lundi soir, une rébellion alsacienne.

[Uni(e)s contre une immigration jetable]

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[Uni(e)s contre une immigration jetable]

Récidive des mineurs l'ONU rappelle à l 'ordre

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Montée des critiques contre le projet de loi sur la récidive
LE MONDE | 29.06.07 | 16h52 • Mis à jour le 29.06.07 | 16h52

Dominique Versini, la défenseure des enfants, a appelé les parlementaires, jeudi 28 juin, à ne pas adopter la nouvelle loi contre la récidive. Dans un large front du refus, les professionnels de l'enfance et de la délinquance dénoncent le projet de loi du gouvernement. Le texte prévoit des peines minimales et la fin de l'excuse de minorité pour les récidivistes de 16 à 18 ans. Il sera examiné par les sénateurs les 4 et 5 juillet, puis par les députés, du 17 au 19.

Jeudi, la commission des lois du Sénat a adopté le texte tout en rappelant son opposition aux sanctions pénales automatiques. Les sénateurs ont amendé le système des peines planchers prévu à partir de la deuxième récidive. Le texte disait que le juge ne pourrait déroger à la peine minimale que si le prévenu présente des "garanties exceptionnelles d'insertion". Selon le rapporteur, le centriste François Zocchetto, ce critère est "excessivement restrictif".
Le Sénat préfère autoriser le juge, "à titre exceptionnel", à prononcer une sanction plus clémente en fonction des "circonstances de l'infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d'insertion". Un autre amendement oblige le procureur, s'il veut retenir l'état de récidive du délinquant, de requérir une enquête sociale.

RAPPEL À L'ORDRE DE L'ONU

"Il faut que le juge ait réellement les moyens de statuer", explique M. Zocchetto. " C'est une question de moyens ; une grande part des procédures correctionnelles ne comprennent pas d'enquête de personnalité." Les sénateurs ont, enfin, modifié le volet du projet portant sur l'obligation de soins imposée aux condamnés, en redonnant aux juges la possibilité d'accorder des réductions de peine malgré un refus de soins.
La défenseure des enfants a souligné, dans son avis, que la réforme était contraire aux engagements internationaux de la France. La Convention internationale des droits de l'enfant de l'ONU pose comme principe que toute personne de moins de 18 ans doit bénéficier d'une justice adaptée à son âge.
En mars, l'ONU a même recommandé aux Etats, autorisant "à titre exceptionnel que des enfants âgés de 16 ou 17 ans soient traités comme des délinquants adultes, qu'ils modifient leur loi". Intervenant devant une centaine d'avocats réunis par la Conférence des bâtonniers sur le sujet, jeudi, à Paris, Mme Versini a précisé qu'en 2004, la France avait déjà été rappelée à l'ordre à l'ONU. "Il est à prévoir qu'en septembre 2007, la nouvelle loi fera l'objet de nouvelles critiques", a-t-elle indiqué. La Conférence des bâtonniers devait adopter une position critique sur le texte vendredi 29, comme l'ont déjà fait le Conseil national des barreaux et l'Ordre de Paris.
Par ailleurs, un appel signé d'avocats, de magistrats, de médecins, de responsables associatifs et de chercheurs a été publié, jeudi, dans le Nouvel Observateur. Sous le titre "Les adolescents ne sont pas des adultes", il réclame l'ouverture d'un "Grenelle de l'adolescence". Objectif : "Mener un débat serein sur la délinquance, une évaluation des politiques publiques et des réformes législatives successives, et dégager un consensus sur l'insertion de tous les jeunes."
Nathalie Guibert
Article paru dans l'édition du 30.06.07.

Ca se passe comme ca à France Telecom Corse

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http://drrcorse.cgcft.org/


De : dolpo

Education: levée de boucliers après les déclarations de Xavier Darcos

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PARIS (AP) - L'annonce par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos de quelque 10.000 suppressions de postes en 2008 continue de provoquer des réactions de colère de la part des organisations syndicales d'enseignants.

Toutes brandissent la menace d'une mobilisation "unitaire" à la rentrée.

Les fédérations de fonctionnaires se rencontreront en début de semaine prochaine, a-t-on appris vendredi de source syndicale, avec au menu des discussions l'emploi dans l'Education mais également dans l'ensemble de la Fonction publique, alors que le gouvernement entend supprimer un total de 30.000 à 40.000 postes de fonctionnaires en 2008, soit un départ en retraite sur deux non remplacé.

"Nous ne pourrons pas faire l'économie d'une action à la rentrée", a déclaré vendredi à l'Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de la Fonction publique d'Etat, et de l'Education), Gérard Aschieri.

Revenant sur les déclarations de M. Darcos, le SNUIpp, principal syndicat d'instituteurs, estime de son côté qu'une "telle mesure, si elle était confirmée, poursuivrait la remise en cause de la scolarisation des élèves en maternelle, alourdirait les effectifs par classe, rendrait encore plus difficile la scolarisation des enfants en situation de handicap et hypothéquerait toute possibilité d'amélioration et de transformation de l'école".

"Cette mesure est d'autant plus inadmissible que les effectifs dans le premier degré sont en hausse constante depuis 2001", dénonce le syndicat dans un communiqué diffusé vendredi.

"Si ces annonces se confirment, le SNUIpp, avec la FSU, cherchera à organiser les actions les plus unitaires possibles dès la rentrée", prévient l'organisation syndicale.

"Le gouvernement annonce qu'il veut discuter sur le métier enseignant, qu'il veut une prise en charge des 'orphelins de 16h'. Mais avant toute discussion, la première décision est une coupe brutale des moyens", déplore de son côté le SGEN-CFDT dans un communiqué.

"Clairement, pour ce gouvernement, la question de la réussite des jeunes passe après la volonté de réduire le budget de l'Etat, qui plus est pour financer des cadeaux fiscaux injustes", estime le syndicat, qui "s"élève vigoureusement contre cette décision qui augure très mal des discussions à venir".

"Comment le gouvernement peut-il, comme il l'a annoncé, lutter contre l'échec scolaire, améliorer la scolarisation des enfants handicapés, organiser les études dirigées le soir, tout en supprimant cette année encore plusieurs milliers de postes?", s'interroge également la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) dans un communiqué. AP

"Le jour où Alain Minc m'a viré": l'ex-PDG du Midi libre raconte

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Par José Frèches (écrivain) 12H58 29/06/2007

José Frèches est énarque, écrivain, ex-conservateur de musée, ancien conseiller de Jacques Chirac à Matignon (1986-88), ex-PDG du Midi Libre, plus récemment animateur du site de campagne de Nicolas Sarkozy. Il a envoyé ce témoignage à Rue89.

"29 juin 2000. Dans le bureau d’Alain Minc, avenue Marceau à Paris, la tension est extrême entre Jean Marie Colombani, Alain Minc et moi-même. Minc vient de me signifier que j’étais viré de la présidence du groupe Midi Libre, il est vrai acheté -très cher, trop cher, deux fois le prix que valait en réalité ce groupe de presse- quelques jours plus tôt par Le Monde avec l’argent des banques.

Colombani, gêné (la veille encore, alors que je savais que mon sort était scellé, il m’avait assuré que je restais à mon poste):


- Tu sais José, il faut que tu saches que c’est Minc et certains membres du conseil de surveillance qui ont décidé que tu devais partir. Pour ma part, je n’étais pas favorable à ton départ.

Moi, me tournant vers Minc :

-Peux-tu me citer les noms des membres du conseil de surveillance qui souhaitent mon départ?

La semaine précédente, j’ai présenté au conseil de surveillance un "business plan" qui a été jugé décevant par Minc et pour cause: j’avais refusé -sur la suggestion de Minc!- de présenter des chiffres prévisionnels mirobolants qui eussent justifié le prix d’acquisition bien trop élevé des journaux du groupe Midi Libre. N’étant pas assez souple, j’étais un homme dangereux…

Minc, tout de même dans ses petits souliers:

-Je n’ai pas à te le dire… mais puisque tu y tiens, Beffa et Pfimlin.

-Vous me libérez ! Si vous m’aviez gardé, étant donné que vous avez acheté Midi Libre au double de son prix, devant des résultats économiques forcément insuffisants, vous m’auriez fait porter le chapeau dans deux ans…

Puis, me tournant vers Colombani :

-Jean-Marie, tu sais qui sera le prochain à être viré par Minc, ce sera toi!


On connaît la suite: sous la houlette du duo Minc-Colombani, la fuite en avant effrénée du Monde a continué, avec les acquisitions -toujours au prix fort!- de Télérama et autres Cahiers du Cinéma; accumulation des pertes abyssales du groupe Le Monde; puis, ultime tentative de sauvetage sous la forme du regroupement de Midi Libre avec les journaux de Lagardère (Nice-Matin et La Provence), le fameux "pôle Sud", mais qui ne peut se faire qu’en trouvant un banquier complaisant.

Or, les caisses d’épargne, pourtant toujours fidèles à Minc, refusent -au fait, pourquoi? lisez le livre de Laurent Mauduit sur Minc et vous saurez une partie du fin mot de l’histoire. Le refus des caisses d’épargne bloque la machine. La fuite en avant est stoppée.

Minc, qui en est le principal artisan, lâche Colombani. Le Monde est au pied du mur. Les dettes sont toujours là. Si les journalistes du Monde veulent garder ce qu’il leur reste de pouvoir il n’y a pas d’autre choix que de désendetter le groupe en vendant ses actifs cessibles.

Colombani est désavoué. Tué par Minc. Aujourd’hui c’est Minc qui est sur la sellette après avoir réussi -toujours grâce à ses pirouettes magiques- à imposer (mais seulement à moitié) in extremis Pierre Jeantet, son homme lige, au prix d’un tête à queue stratégique puisque Jeantet, au départ favorable au maintien du pôle Sud au sein du périmètre du Monde, semble avoir changé d’avis, tout du moins sur ce point…

Il paraîtrait normal, pour ne pas dire moral, dans ces conditions, qu’Alain Minc, qui est sans nul doute le principal instigateur de la terrible fragilisation financière du Monde, accepte enfin de tirer sa révérence… Je peux déjà vous donner un aperçu contenu du prochain épisode de ce feuilleton pénible: les indemnités de départ de Colombani, dans les conditions qui ont été négociées il y a quelques années entre les deux hommes, au moment où tout baignait entre eux.

Je soutiens Guy Roux

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Un pauvre vieil homme, qui veut travailler plus pour gagner plus !
Et qu'on empêche de cotiser, de nourrir sa famille. Scandaleux... Alors, oui, Je soutiens Guy Roux !

par boben

Bellaciao à la "Marche des Fiertés" le 30 juin 2007 à partir de 13h

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Départ à partir de 13h de Montparnasse, en direction de la place de la Bastille par le boulevard St Michel, puis le boulevard St Germain et le boulevard Henri IV.

Octroi lors du passage sur le pont de Sully, au profit de l’Interassociative LGBT.

A 16 heures précises, et pendant trois minutes, les sonos feront le silence, les marcheurs cesseront les cris et les chants et un demi-million de personnes marcheront dans la rue sans bruit, pour marquer leur solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et pour rappeler qu’il ne faut pas relâcher les efforts de prévention.

Arrivée du cortège à partir de 17h place de la Bastille.

La Bastille - Concert avec FG>DJ Radio

A l’arrivée de la Marche à la Bastille de 15h00 à 21h00 un grand concert gratuit est organisé par notre partenaire FG DJ Radio.

FG>DJ Radio, transformera la place de la Bastille en un dance floor géant avec 6 heures de concert gratuit en plein air de 15h à 21h.

Un dispositif exceptionnel réunissant quelques uns des meilleurs artistes du moment, et en invité exceptionnel le DJ, producteur, artiste et îcone gay de la pop anglaise Boy George.

David Guetta accompagné de tous les chanteur de son nouvel album « Poplife »,
Joachim Garraud,
Antoine Clamaran,
David Vendetta,
Didier Sinclair


Soutenez nous - Faites un don !

L’Inter-LGBT, organisatrice de la Marche, ne reçoit aucune subvention et ne vit que grâce aux cotisations de ses associations membres et grâce aux dons.

Pour soutenir notre activité toute l’année, nous aider à organiser des événements comme le Printemps des Associations et la Marche des Fiertés, et ainsi nous aider à faire avancer nos revendications, soutenez nous financièrement.

Vous pouvez aussi nous envoyer vos dons par chèque, libellé à l’ordre de l’Inter-LGBT, à l’adresse suivante :

Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans
c/o Maison des Associations du IIIe (boîte 8)
5, rue Perrée
75003 PARIS

http://marche.inter-lgbt.org

De : Bellaciao

1er Juillet a Paris

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Vu sur Bellaciao
vendredi 29 juin 2007 (08h55) :
Manifestation contre le projet de loi Hortefeux - 1er juillet

A l’initiative du collectif UCIJ, la LDH appelle à manifester le dimanche 1er juillet 2007 à Paris

L’« immigration choisie » va encore frapper

Un an après la « réforme Sarkozy », le gouvernement Fillon veut faire voter un projet de loi contre les étrangers par le Parlement pendant l’été. Ce texte porte de nouveaux coups :

au regroupement familial (le droit pour un étranger en situation régulière de faire venir sa famille en France

à l’asile (le ministère de l’immigration - celui de la lutte contre les migrants - remplace le ministère des affaires étrangères comme tutelle de l’OFPRA)

Contre le projet de loi Hortefeux, l’UCIJ (Uni-e-s contre une immigration jetable) et la LDH

appellent à manifester dimanche 1er juillet 2007 à Paris

Les sections parisiennes dela LDH sont invitées à participer massivement aux initiatives du 1er juillet, et à intégrer les cortèges des collectifs locaux de RESF.

Venez nombreux avec badges, banderoles, autocollants aux couleurs de la LDH !

Départs et cortèges multiples

Mairie du 3e à 14h - Mairie du 10e à 14h30 - Mairie du 11e à 14h30 - Place de Clichy à 14h 30 - Porte de la chapelle à 14h30 - Place des fêtes à 15h - Place Gambetta à 15h -

Tous convergent pour fusionner à 17 h dans la rue de

Flandre, puis la rue de Crimée avant des prises de parole.... et de la musique

Les migrants ne polluent pas l’identité nationale : ils l’enrichissent

http://www.contreimmigrationjetable.org

ORGANISATION DES DEPARTS POUR LA MANIFESTATION DU 01 JUILLET 2007-

Départ I : RDV Mairie du 3e à 14 h : 1 / 2/ 3/ 4 RESF CSP 12e/ CSP 94 / CSP 77

Départ II : RDV Mairie du 10e à 14 h 30 : RESF 10e

Départ III : RDV Mairie du 11e à 14 h 30 : RESF 11 / CSP romain binazon / Autremonde / 9e collectif / CSP Montreuil

Départ VI : RDV Place de Clichy à 14 h 30 : Resf 17e / CSP 92 / RESF 16e/ UCIJ 92

Départ V : RDV Porte de la chapelle 14 h 30 : CSP18 / CSP 18 en lutte / RESF 18/ Coordination 93/ CSP droits devant

Départ VI : RDV Place des fêtes 19ème à 15 h : Ucij 19-20 / RESF 19 e / CSP 19 / des collectifs 93

Départ VII : RDV Gambetta 20ème à 15 h : UCIJ 19-20 / RESF 20 e / Délégation buffalo

(si mes camarades veulent bien)

Départ XII : RV devant la mairie du 12e, puis marche vers la place de la Nation, et métro jusqu’à Stalingrad.

Les JONCTIONS :

I) jonction 12e / 11e / 20e / 19e : Belleville 16 h

II) jonction 1/ 4 et 10e : Canal St martin

IV) jonction 17e / 18 e : La chapelle 16 h 30

VI/VII) jonction 19e / 20e : Pyrénées 15 h 30

JONCTION GENERALE A STALINGRAD A 17 h

CONVERGENCE : à 17 h avec d’autres cortéges en manif sur la rue de Flandre, rue de Crimée Arrivée et fin : prises de paroles .... et musique

Pour les ligueurs qui le souhaitent, à l’arrivée, rassemblement sous la banderole de la fédération de Paris de la LDH.

De : LDH
vendredi 29 juin 2007

A Lyon, Nicolas Sarkozy fait l'éloge du "travailler plus"

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LYON (Reuters) - C'est en président "chef d'équipe" que Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi à Lyon, où il a distillé son credo "travailler plus pour gagner plus" à l'approche de la présentation au Parlement du "paquet fiscal".

Dans les deux sites qu'il a visités - un chantier de BTP et une jeune société spécialisée dans l'optique - le chef de l'Etat s'est livré à une explication de texte du train de mesures pour l'emploi, le travail et le pouvoir d'achat qui doit être examiné par les députés à partir du 10 juillet.

Au lendemain de l'annonce par le gouvernement des chiffres du chômage pour le mois de mai, passé sous la barre des deux millions de demandeurs d'emploi pour la première fois depuis environ 25 ans, le président s'est gardé de crier victoire.

"On est encore trop haut", a-t-il dit, rappelant son objectif d'atteindre le plein emploi, soit un taux de chômage de 5% de la population active contre 8,1% aujourd'hui.

En réponse à l'opposition socialiste qui lui reproche son omniprésence sur les dossiers, au risque de faire de l'ombre au gouvernement, Nicolas Sarkozy a affirmé être pleinement dans son rôle de "président de tous les Français".

"On dit 'il s'occupe de tout', mais je n'ai pas été élu pour m'occuper de rien ! Et si je pouvais m'occuper de plus de choses, d'ailleurs, je le ferais volontiers", a-t-il déclaré devant une cinquantaine d'ouvriers casqués de l'entreprise Fontanel qui l'écoutaient sur leur chantier.

Avec le Premier ministre, François Fillon, avec les ministres, "on essaie de se répartir la tâche", a-t-il expliqué. "Un leader, un chef, un élu (....) doit être à la tête de l'équipe. Il ne doit pas être derrière. Il doit être à la tête pour entraîner et pour assumer".

"Que répondez-vous à ceux qui disent "il est tout le temps sur le terrain ?", lui a demandé plus tard un journaliste. "Ils ont raison !", a répondu le président. "Et ceux qui disent que vous en faites trop ?" "Ils ont tort !"

"UN SYSTÈME GAGNANT-GAGNANT"

Pour ce déplacement, le chef de l'Etat était accompagné par la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde, dont il a fait l'éloge à plusieurs reprises. Le nouveau député UMP Dominique Perben et le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, qui s'affronteront l'an prochain aux municipales, étaient également là.

Aux ouvriers du bâtiment et aux entrepreneurs venus le rejoindre pour une table ronde chez Varioptic, Nicolas Sarkozy s'est appliqué à présenter sous son meilleur jour le projet de loi travail-emploi-pouvoir d'achat.

Ce texte prévoit notamment l'exonération d'impôt sur le revenu des heures supplémentaires effectuées à partir du 1er octobre 2007 et un allègement des cotisations sociales pour le salarié : le fameux "travailler plus pour gagner plus" que le candidat Sarkozy avait distillé durant sa campagne électorale.

En travaillant quelques heures de plus par mois, un ouvrier qui gagne 1.500 euros pourra augmenter son salaire de 10 à 15%, et ainsi favoriser la consommation et donc la croissance, a expliqué le président de la République.

"C'est un système gagnant-gagnant. On gagnera plus, on consommera plus, et ça donnera du travail aux autres", a-t-il dit, fustigeant "le partage du temps de travail, synonyme d'échec".

Lors de cette table ronde, Nicolas Sarkozy a fait l'éloge de la prise de risque et du droit à l'erreur. "On ne peut pas réussir du premier coup. En France il y a une fascination pour l'échec, pour la critique, c'est insupportable", a-t-il déploré. "La réussite n'est pas suspecte et l'échec n'est pas définitif".

Avant de repartir pour Paris, Nicolas Sarkozy a déjeuné dans une brasserie appartenant au chef Paul Bocuse, en compagnie des anciens candidats UMP aux récentes législatives dans le Rhône, gagnants et perdants.