30/06/2008

L'UMP dénonce "l'antisarkozisme" de Ségolène Royal

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L'UMP s'est dite "choquée" lundi par les attaques, durant le week-end, de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy. "Nous avons été choqués par les attaques de Ségolène Royal contre la personne du président de la République", a déclaré Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP, lors du point de presse hebdomadaire. "Plus antisarkozyste que moi tu meurs, ce sera en grande partie le thème du congrès socialiste, mais pour nous, ça ne fait pas un programme", a-t-elle ajouté. "Ce week-end a été pour nous extrêmement amusant [...]

C'était le creux des mots et le choc des egos ", a ironisé Dominique Paillé, autre porte-parole. "On a bien vu le coq parisien dans la basse-cour provinciale hier [dimanche, NDLR], expliquant qu'il était capable de passer le périphérique", a-t-il lancé en allusion à Bertrand Delanoë, qui était dimanche à Avallon dans l'Yonne. Et "ce qu'a proposé Mme Royal, ces sept piliers avec ce côté mystique, c'est du vent", a-t-il ajouté

AFP

Sarkozy en off: "Ça va changer!"(vidéo)

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Installé dans le studio du 19/20 à quelques minutes du début de son intervention, Nicolas Sarkozy est entre les mains des techniciens et maquilleuse de France 3. Face à lui, le directeur de l'information de la chaîne, Paul Nahon, et les trois journalistes Audrey Pulvar, Véronique Auger et Gérard Leclerc. L'ambiance est glaciale.

Un technicien vient mettre un micro au Président, qui le salue. Le technicien ne répond pas, ce qui choque Nicolas Sarkozy. Après s'être plaint de ce manque de politesse -"on n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants"-, il finira par dire: "Ça va changer, là."

Ensuite, il plaisante sur la "placardisation" de Gérard Leclerc, qui est -avec Audrey Pulvar et d'autres présentateurs et rédacteurs en chef de France 3- l'un des signataires d'une tribune très critique sur la réforme en cours, publiée la semaine dernière dans Le Monde: "T'es resté combien de temps au placard?"

Juste avant que le son ne soit coupé depuis le studio, Nicolas Sarkozy s'assure que France 3 évoquera bien son déplacement du jour à Carcassonne. Paul Nahon lui répond que c'est prévu. Avant, pour plus de certitude, de donner un ordre dans son micro: "Donc on parlera de Carcassonne avec le Président après, hein? Yes! Parfait!"



source:http://rue89.com

29/06/2008

Le lapsus de Rachida ...

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Rachida Dati nous présente sa solution contre la surpopulation arcérale : améliorer la réinsertion...Comment ? en créant des places de prison....












Pour José, massacré par la police, le proc’ demande un an de taule

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Le 20 juin, à Vénissieux, 4 policiers en civil effectuent un contrôle de la route, ils arrêtent et contrôlent une voiture avec 3 personnes à l’intérieur. Ils disent vouloir effectuer un contrôle d’alcoolémie ; le conducteur du véhicule, José, refuse de souffler dans le ballon. Les policiers le sortent de sa voiture et le mettent dans la leur pour l’emmener jusqu’au commissariat Marius Berliet.






Le 20 juin, à Vénissieux, 4 policiers en civil effectuent un contrôle de la route, ils arrêtent et contrôlent une voiture avec 3 personnes à l’intérieur. Ils disent vouloir effectuer un contrôle d’alcoolémie ; le conducteur du véhicule, José, refuse de souffler dans le ballon. Les policiers le sortent de sa voiture et le mettent dans la leur pour l’emmener jusqu’au commissariat Marius Berliet.

Les deux amis du conducteur restent sur place et observent la scène.
Pour le faire rentrer dans le véhicule de police, un des policiers assène des coups de poings sur la tête de José, qui est menotté les mains dans le dos. José baisse la tête, se plie et rentre dans la voiture sous une pluie de coups. Un de ses amis tente d’intervenir pour faire cesser le passage à tabac, il en est empêché par deux policiers qui lui barrent le passage.

La route jusqu’au commissariat Marius Berliet est un calvaire. José se fait massacrer à coups de poings et à coups de pieds par un flic assis avec lui à l’arrière du véhicule. Malgré ses appels à l’aide lancé au conducteur du véhicule et ses hurlements pour que les 2 collègues du flic interviennent, rien ne se produit, José se fait défoncer par un flic pendant 10 bonnes minutes pendant que les autres observent.

Quand il sort du véhicule, au commissariat Marius Berliet, il a la tête en sang. Les policiers le placent en garde à vue. Le médecin de la garde à vue qui vient l’ausculter l’envoie d’urgence à l’hôpital de Lyon Sud où il est pris en charge par une équipe médicale, et hospitalisé pour la nuit et le jour d’après.

Diagnostic : une fracture du nez, une dizaine de points de suture sur le cuir chevelu, deux dents cassés, l’arcade sourcilière de l’œil droit éclatée, l’intérieur de l’œil gauche éclaté, une opération chirurgicale pour les dents obligatoires, et presque un mois d’ITT [1]. Le dimanche, José est littéralement tuméfié, méconnaissable, comme le déclarera son frère, ses amis et même l’assistante sociale, venus le voir.

En plus des violences physiques, José est traumatisé psychologiquement et mentalement par ce déchaînement de violence incompréhensible.

Ayant eu vent de cette affaire, le procureur a immédiatement déféré en comparution immédiate… José.

Au tribunal

José se retrouve donc le lundi après midi au Tribunal, dans le box des accusés, menotté et encadré par deux flics.

Il apprendra de la bouche du juge qui présente les faits, que les policiers se sont portés partie civile contre lui et que les procès verbaux qu’ils ont rédigé l’accusent d’avoir refusé d’obtempérer, d’avoir outragé deux flics, de les avoir menacé, et de s’être rebellé pendant leur intervention.
Les lardus ont engagé un avocat pour les représenter ; celui-ci demande des indemnités financières pour les préjudices « qu’ils ont subis », les policiers ayant « fait leur travail correctement », selon leur avocat.
Toujours selon l’avocat des flics, José se serait cogné la tête tout seul, contre la lunette arrière du véhicule de police, pendant le trajet jusqu’au commissariat Marius Berliet.

Le juge interroge José pour connaître un peu son profil sociologique, ses activités : il a 43 ans, 2 enfants, il est marié, tient un bar à St Fons depuis 8 ans et nie toutes les accusations (citées ci-dessus). Le juge l’interroge ensuite sur le déroulement de l’arrestation et cherche à comprendre ce qui s’est passé.
Au bout d’un moment il est interrompu par le procureur, visiblement importuné par ce prévenu qui évoque des violences policières : « Bon, on plaide ou on plaide pas !? » - « Monsieur le procureur, vous aurez la parole plus tard » lui répond le juge avant de reprendre ses questions à José.

Quand c’est au procureur de parler, il « ne donne pas de crédit à la parole du prévenu » et requiert un an de prison, dont six mois avec sursis, et l’obligation d’indemniser les policiers !

Du côté de la défense, l’avocat de José plaide la relaxe et argumente.
La nature et la violence des blessures empêche que José se soit blessé seul, en se cognant la tête contre la lunette du véhicule.
Les dépositions des policiers n’expliquent pas pourquoi José a la tête en sang au sortir du véhicule de police.
D’autre part comment expliquer qu’aucun des 4 policiers n’a d’ITT alors qu’ils décrivent José comme violent et agité ?
La défense mentionne aussi que le témoignage d’un des pompiers qui a emmené José aux urgences contredit clairement certains des procès verbaux des policiers.
Enfin, le refus des flics d’entendre et de recevoir le témoignage d’un des passagers de José tout comme celui des autres pompiers qui accompagnaient José à l’hôpital confirme qu’il pèse de sérieux doutes sur la version policière.

José a été victime de violences policières et d’une tentative de manipuler la justice par les flics

Bon nombre des accusations, notamment les insultes, les menaces, la rébellion et les outrages ont été inventées par les policiers pour la "couverture" de leurs violences.
Il s’agit d’une hideuse tentative pour manipuler la justice et faire condamner un homme innocent : à la suite des violences inadmissibles qu’ils ont commis sur une personne, les policiers mentent dans leurs procès verbaux, inventent des délits imaginaires pour faire condamner le prévenu et vont jusqu’à engager un avocat pour défendre et présenter les bourreaux comme des victimes. Scandaleux !

La suite ça sera le 24 juillet, au tribunal de grande instance de Lyon, puisque le Tribunal a ordonné un supplément d’information et que l’affaire a été renvoyé à cette date. José a été remis en liberté en attendant la future audience. Il compte déposer plainte contre les flics.


source:http://rebellyon.info/

«faute professionnelle grave»

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Une assistante sociale a récemment dénoncé à la police un sans-papiers hebergé chez une femme où elle intervenait, selon un PV d'audition dont l'AFP a eu copie, une démarche qualifiée de «faute professionnelle grave» par l'Association nationale des assistants de service social.






Une assistante sociale a récemment dénoncé à la police un sans-papiers hebergé chez une femme où elle intervenait, selon un PV d'audition dont l'AFP a eu copie, une démarche qualifiée de «faute professionnelle grave» par l'Association nationale des assistants de service social.

L'affaire a été révélée par un avocat anonyme du barreau de Paris, qui sous le pseudonyme de «Maître Eolas», tient sur son blog une chronique de la justice et du droit devenue célèbre dans les milieux judiciaires.

L'assistante sociale, qu'il n'a pas été possible de joindre dimanche, s'est rendue le 10 juin dans un poste de police pour «dénoncer la situation administrative clandestine d'un ressortissant sénégalais», selon ses déclarations enregistrées sur le procès verbal.

Intervenant dans le cadre de l'assistance éducative en milieu ouvert, la travailleuse sociale dit avoir «rencontré par hasard» ce sans-papiers au domicile d'une femme où vivent des enfants bénéficiant d'une mesure éducative.

D'après le PV, l'assistante sociale décrit cet homme et précise l'avoir informé qu'il ne «pouvait pas rester à cette adresse», la femme vivant «une situation financière et familiale fragiles».

Selon l'assistante sociale, le sans-papiers «présente un vague lien de parenté» avec la personne qui l'héberge. Selon Maître Eolas, il s'agit de son demi-frère.

Dans son édition de samedi, «Le Monde» a indiqué que le Sénégalais a été interpellé après cette dénonciation. Il «est de nouveau libre» après un passage devant un juge des libertés et de la détention (JLD) de Besançon, ajoute le journal.

L'Association nationale des assistants de service social (ANAS) a dénoncé «fermement» dans un communiqué «le non-respect du secret professionnel» de cette assistante sociale, une «faute professionnelle grave».

Selon l'ANAS, elle «n'a pas respecté les conditions légales (...) lui permettant de lever le secret professionnel auquel elle est astreinte par sa profession», la «dénonciation d'une personne étrangère en situation irrégulière» n'entrant «pas dans les cas de dérogation prévus par les textes». Le code pénal prévoit un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende pour la violation du secret professionnel.

http://www.20minutes.fr/


28/06/2008

Le retour de la télé d’État

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Ainsi a tranché l’homme qui décide de tout et se contrefiche de mettre à bas tous les principes démocratiques. Première étape : on supprime la publicité sur France Télévisions. Les sarkozistes prétendent toujours que la majorité présidentielle ne fait qu’appliquer les engagements pris par le candidat UMP durant la campagne. Sauf que ça dépend.







Ainsi a tranché l’homme qui décide de tout et se contrefiche de mettre à bas tous les principes démocratiques. Première étape : on supprime la publicité sur France Télévisions. Les sarkozistes prétendent toujours que la majorité présidentielle ne fait qu’appliquer les engagements pris par le candidat UMP durant la campagne. Sauf que ça dépend. En l’occurrence, jamais n’avait été évoqué ce projet, avant que l’homme qui se prenait pour un visionnaire ne le sorte de son chapeau tout à trac, lors de la conférence de presse du 17 janvier 2008, sans même en avoir informé la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, il est vrai parfaite bénie-oui-oui. Suppression de la publicité, donc. Pour quoi faire ? Double avantage : faire plaisir à Martin Bouygues, parrain du fils de Sarkozy et propriétaire de TF1. Les annonceurs qui ne passeront plus sur le service public vont aller garnir le portefeuille des chaînes privées. La Tribune peut dès lors titrer : Sarkozy prêt à supprimer la pub sur les chaînes publiques, TF1 et M6 s’envolent : leurs actions en bourse grimpent ce jour-là respectivement de 11,97% et de 7,46% à 17,7 euros. Deuxième intérêt : en privant France Télévisions de 30% de ses ressources, on rend le service public d’autant plus dépendant de l’État, ce qui prélude à une reprise en main politique. Que réclame en effet le président ? Qu’il lui appartienne désormais personnellement de nommer le patron de France Télévisions, pas moins !

"C’est un véritable déni de démocratie. On retourne quarante ans en arrière !", proteste sur Le Post Alain Téaldi, président de l’intersyndicale de France Télévisions et grand reporter à France 3. L’opposition politique partage son indignation : "Le service public, s’il est pieds et poings liés au budget de l’Etat, c’est plus de dépendance à l’égard du pouvoir politique, donc c’est une perte de liberté", constate le député socialiste Arnaud Montebourg, dénonçant la "propagande du pouvoir, l’utilisation des médias comme arme de guerre" ; "Le service public devient directement dépendant de l’Etat : son patron va être nommé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants. Quelle marge de liberté restera-t-il à la télévision ? En réalité aucune", juge pour sa part François Bayrou, président du Modem : "Tout ceci serait impossible dans des démocraties de plein exercice. On a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision" ; Anne Souyris, porte-parole des Verts, parle de "procédé digne de Berlusconi" : "La nomination du président de France Télévisions par le gouvernement est une régression démocratique et un danger pour l’indépendance des médias, déjà fortement mise à mal en France. Ce n’est pas pour renforcer la qualité des chaînes publiques qu’on supprime leurs subsides publicitaires, mais pour mieux contrôler les chaînes publiques et acheter à bon prix la bienveillance des chaînes privées, dont TF1" ; jusqu’à l’ancien ministre socialiste Jack Lang, qui délaisse son rôle de bouffon pour emboîter le pas de la jeune femme avec cette analyse lucide : "il n’est pas impossible que derrière toutes ces réformes il y ait la volonté d’une double mainmise : mainmise via le service public (...) et mainmise à travers des amis du pouvoir ici ou là dans les chaînes privées". Pas impossible, dit-il ?

Comment donc le pouvoir justifie-t-il cette formidable régression ? En une grotesque défense, résumée dans la bouche du Premier ministre François Fillon : "Je pourrais développer longuement devant vous tout le caractère hypocrite du système actuel de nomination du président de France Télévisions". Actuellement, cette prérogative appartient au Conseil supérieur de l’audiovisuel. Un CSA dont tous les membres ont été nommés par la droite, qui est présidé par Michel Boyon, ancien directeur de cabinet du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP). Il comprend parmi ses huit autres membres Alain Méar, ancien directeur de cabinet du président du sénat Christian Poncelet (UMP) - et nommé au CSA par ce dernier ! -, Elisabeth Flüry-Hérard, ancienne conseillère au cabinet du ministre Jacques Toubon (UMP) et Marie-Laure Denis, ancienne directrice-adjointe du cabinet du maire de Paris Jean Tibéri (UMP), puis directrice adjointe du cabinet du ministre Jean-François Mattéi (UMP) et ensuite directrice du cabinet du ministre Christian Jacob (UMP). Les autres sont Michèle Reiser, journaliste auteur de deux très complaisants documentaires sur Alain Juppé (UMP), diffusés en 1996 sur France 3 et en 2002 sur France 5, et d’un autre non moins lèche-bottes sur Jean-Claude Gaudin (UMP), Agnès Vincent-Deray, auteur de l’immortel Bernadette Chirac, première dame de France (France 3), nommé ensuite par le mari de cette dernière, et enfin Rachid Arhab, journaliste à qui l’on n’a rien à reprocher... si ce n’est de servir d’alibi à une assemblée aussi unanimement couleur bleu horizon. En mettant le doigt sur l’hypocrisie du système actuel, Fillon reconnaît donc que l’organisme chargé de veiller à l’indépendance et la pluralité de l’information est en réalité totalement soumis à la droite. Il est clair qu’une nomination directement par Sarkozy est moins hypocrite, mais le but est-il bien, sous prétexte de transparence, de parvenir à l’asservissement politique total ? Manifestement incohérent, le Premier ministre objecte : "il y aura un double contrôle, celui du CSA et celui du Parlement". Or il vient de dire que la nomination par le CSA est hypocrite ! Et que penser de l’hypothèse qu’une Assemblée où l’UMP est largement majoritaire s’oppose à la nomination faite par le chef de l’État ? À hypocrisie, hypocrisie et demie. Voilà donc comment la démocratie française va désormais garantir la pluralité et l’indépendance de ses médias télévisuels : avec les amis de Sarkozy à la tête des chaînes privées et... les amis de Sarkozy à celle du service public. Heureusement, il restera la presse écrite et des journaux d’opposition comme Libération, qui offre la Une et six pages complaisantes à Carla Bruni-Sarkozy : on est sauvé !

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article346


27/06/2008

Degauchy est bien à droite et le prouve !!

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Des propos totalement honteux au sein de notre propre assemblée nationale











A lire !

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Publications TERRA
des collections de savoirs... libres : http://terra.rezo.net


Actualités









Un nouveau Groupe de Pilotage


Le réseau scientifique TERRA est en cours de reconfiguration avec, en perspective, un élargissement des thèmes de travail sur les axes "race, classe et genre" et leurs articulations, la réalisation dans les prochains mois d'un nouveau site web permettant d'amplifier et de valoriser nos publications scientifiques gratuites en ligne, de nouvelles publications et projets aux Editions du Croquant, une charte destinée à mieux organiser les activités des diverses composantes du réseau et à faciliter les collaborations scientifiques entre chercheurs, un comité scientifique qui réunira l'ensemble des personnes acceptant de relire les textes proposés à publication au réseau et un nouveau Groupe de Pilotage s'occupant des axes de travail, de la programmation des rencontres publiques, des choix éditoriaux et supervisant l'activité des listes de diffusion : http://terra.rezo.net/article355.html

Groupe de Pilotage : Michel AGIER, Rémy BAZENGUISSA-GANGA, Marc BERNARDOT, Didier BIGO, Laurent BONELLI, Alain BROSSAT, Patrick BRUNETEAUX, Elsa DORLIN, Milena DOYTCHEVA, Jules FALQUET, Eric FASSIN, Jane FREEDMAN, Nacira GUENIF, Eric GUICHARD, Rada IVEKOVIC, Olivier LE COUR GRANDMAISON, Arnaud LEMARCHAND, Alain ORIOT, Salvatore PALIDDA, Christian POIRET, Hélène THOMAS, Jérôme VALLUY, Chloé Anne VLASSOPOULOU. Pour faire leur connaissance : http://terra.rezo.net/article355.html


Nouvelles publications



De nouveaux "Livres choisis"


Ahmed Boubeker et Abdellali Hajjat (dir.) Histoire politique des immigrations (postcoloniales), Paris, Ed. Amsterdam, juin 2008.

Paru le : 20 juin 2008 - Éditeur : Amsterdam, Paris - Reliure : Broché - Dimensions : 150 x 232 mm - ISBN : 9782354800239 - EAN 9782354800239- Prix : 19 €

A lire sur TERRA : la présentation, le sommaire et l’introduction en texte intégral : http://terra.rezo.net/article795.html


Laurent Bonelli, La France a peur. Une histoire sociale de l’« insécurité » , Paris, La Découverte, février 2008.

Paru le : février 2008 - Éditeur : La Découverte, Paris - Collection : Cahiers libres - Reliure : Broché - Description : 420 pages - Dimensions : 155 x 240 mm - ISBN : 978-2-7071-5084-4 - Prix : 25 € - A lire sur TERRA : la présentation, le sommaire et l’introduction en texte intégral :http://terra.rezo.net/article773.html



Jérôme Valluy, Sociologie politique de l’accueil et du rejet des exilés , Thèse d’Habilitation à Diriger des Recherches, Université Robert Schuman, Strasbourg II - soutenue le 12 mai 2008.

A lire sur TERRA : le texte intégral des tomes 1 et 2 : http://terra.rezo.net/article794.html



Françoise Dufour, Des rhétoriques coloniales à celles du développement : archéologie discursive d’une dominance , Thèse de Doctorat, Université Paul Valéry - Montpellier III, Paul Siblot (Dir.) - , soutenue le 23 avril 2007, 932 pages.

A lire sur TERRA : le résumé, la table des matières, l’introduction : "Un parcours personnel dans le monde du développement" : http://terra.rezo.net/article728.html





Collection "Reflets"

Ludmila Acone, "A feu et à sang - Roms, immigrants et ouvriers en Italie", TERRA-Ed., Coll. "Reflets", 2008 : http://terra.rezo.net/article701.html


Collection "Esquisses"


M. Fischman, J.-P.Fournier, "RESF : une forme originale de critique de la xénophobie", TERRA-Ed., Coll. "Esquisses", n°14, mai 2008 : http://terra.rezo.net/article771.html

A. Bourgain, "Malaise dans la communauté : du recours à la langue dans la mise au pas des sujets", TERRA-Ed., Coll. "Esquisses" n°15, juin 2008 : http://terra.rezo.net/article796.html



Collection "Masters"


BRULET Virginie , Parcours défendus. Etrangers en situation irrégulière en prison. Mémoire de Master 2, Mention recherche comparative, EHESS, soutenu à Marseille le 1er Octobre 2007 à Marseille, 97 p : http://terra.rezo.net/article275.html

CHENA Salim, L’Orientalisme latent de l’Ecole de Copenhague. La sécurité sociétale appliquée au cas français, Master-Recherche Théories des Relations Internationales, 2006-2007, Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, Dir. D. Battistella, 11 septembre 2007 : http://terra.rezo.net/article275.html

JULLIARD Emilien, Les parrainages républicains de sans-papiers, 2005-2008 : entre soutien aux sans-papiers et construction du pouvoir politique local - Etude de cas dans le 13e arrondissement de Paris, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), Mémoire de Master 1 Science politique, Dir. J.valluy, juin 2008 : http://terra.rezo.net/article275.html

KOUNTOURIS Nikolas, La politique d’accueil des demandeurs d’asile. Localisation et européanisation. L’étude du cas de Marseille, Master 2 Recherche : Modes d’action politique comparés. Spécialité Politique Comparée ; Option Europe. Institut d’Etudes Politiques d’Aix – en – Provence(Univ. Lyon II), Dir. M. Olive, sept. 2006 : http://terra.rezo.net/article275.html





le regard de sarkozy [New video]

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Encore un nouvel exemple de la considération, du respect de Nicolas sarkozy envers l'opposition (et plus généralement ceux qui lui sont opposés)












26/06/2008

JOURNEE NATIONALE DE REFLEXION ANTIDELATION

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LE MOUVEMENT ANTIDELATION VOUS INVITE LE 28 JUIN 2008 :

Les Collectifs Locaux ANTIDELATION de Région parisienne et Provinces, soutenus par l’instance CNU qui sera représentée, organisent :

"UNE JOURNÉE NATIONALE DE RÉFLEXION"

le samedi 28 juin de 10h à 17h, à Paris.



Faites circuler l’invitation dans vos réseaux !

A bientôt !

plus de precision sur:http://antidelation.lautre.net/spip.php?article1930

QUETTON sur Torapamavoa

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http://quetton.over-blog.com/article-19083508.html

**TORAPAMAVOA
TORAPAMAVOA
Dire que les censeurs de tout poil font chier est en dessous, mais alors... très largement en dessous de la vérité. Dans cette f' RANCE hautement pitoyable qu'est la f' RANCE d'après (l'élection de sarkobite), on ne vole même plus bas ! On ne décole plus.
Dieu sait (sic) pourtant si TORAPAMAVOA est utile !
Après les journées de vexations, de coups bas, de salaires merdiques, etc... qui vont de pair avec une journée de boulot et d'annonces à la con d'un gouvernement d'empaffés; se plonger le soir venu dans la lecture de TORAPAMAVOA est un remède pour supporter tout ça.

TORAPAMAVOA nous prouve qu'on n'est pas si seuls. TORAPAMAVOA est le J.O. -Journal Officiel- de tous ceux et celles qui refusent l'ignoble merdasse gluante qu'on nous sert à la louche.
C'est aussi un titre qui prend date.
Un réquisitoire chaque jour revu et corrigé qui nous aide à ne pas baisser les bras. Oui c'est ça.... TORAPAMAVOA est un médicament pour celles et ceux qui refusent ce qui se passe; qui dénoncent ce qu'on nous casse !

Hors, comme le non remboursement de certains médicaments, comme la prise en charge d'une partie de nos médics et de la consultation médicale qui va de pair, comme la suppression -puis le retour- de la carte famille nombreuse, comme la diminution du montant des allocs versées par enfant, le non remboursement des lunettes, la mise en cause de l'allocation de rentrée scolaire etc... etc...
la tentative de faire taire TORAPAMAVOA relève d'un même travail de sape. D'une même volonté de décourager ceux qui ont gardé leurs crocs. Selon l'UMP et MERDEF, faut emmerder les démunis. Contraindre les pauvres et les pas riches riches à aider les très riches. Saper les valeurs de la République et à travers ça... remettre en cause la démocratie. C'est ça le menu de ce parti répugnant !et de son bras armé patronal !!

Atteintes à la Sécu, aux services publics, aux retraites, au pouvoir d'achat, aux salaires, tout ça n'a qu'une visée; re-instaurer le servage. Le paiement de sa peine par coup de pied dans le cul.
Avec le foutu lundi de Pente-Cote... ou nous vire un jour de congé payé ! On veut pîquer dans nos RTT. Etc...
Plein le cul de tout ça !

Plein le cul de l'autre S. qui persiste à affirmer que la f' RANCE ne travaille pas assez.
TORAPAMAVOA est l'organe de celles et ceux qui réfutent ce tas de merde. TORAPAMAVOA est une des voix de notre démocratie vacillante.
LA REVUE QUETTON exige que toute parsonne se promenant régulièrement sur le net dans les espaces de TORAPAMAVOA,
bénéficie d'une large remise d'impôt, et soit remboursée du temps passé à l'écran, au prorata du temps effectivement coulé à refuser de s'avachir, par son biais.
--
Mille merci à QUETTON !

**









**La suite et fin de ton message blog.**


24/06/2008

TV publique : l'Europe s'oppose à Sarkozy

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lors que demain, Jean-François Copé remettra le rapport sur l'avenir de la télévision publique en France, la Commission européenne a fait savoir aujourd'hui qu'elle désapprouvait l'idée de taxer la téléphonie mobile et les accès à Internet. Le président Sarkozy avait pourtant émis le souhait de chercher du côté des nouvelles technologies pour financer le déficit engendré par la suppression de la pub sur le service public.

Par la voix d'un porte-parole, la Commission européenne rappelle que pour l'Union, « c'est important d'accroître le pouvoir d'achat des citoyens européens et la croissance en Europe. Elle n'est pas en faveur d'un nouvel impôt sur les secteurs qui sont moteurs de la croissance comme les nouveaux médias. »

http://www.ozap.com/

Dès le mois de janvier, la Commissaire européenne chargée de la société de l'information et des médias, Viviane Reding, avait tenu à exprimer sa réticence vis-à-vis de la proposition française.Nicolas Sarkozy arbitrera les conclusions de la commission Copé avant de traduire en lois les nouveaux objectifs de France Télévisions notamment sur son financement.

23/06/2008

La Propagande a un prix : 4,3 millions d'euros !!!

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Les Français s'impatientent de sentir l'impact des réformes sur leur pouvoir d'achat? Le gouvernement aussi. Presque sous forme d'aveu, François Fillon a lancé, lundi 23 juin, une campagne de communication gouvernementale sur le thème : "Pouvoir d'achat : vous êtes impatients? Nous aussi!" Promoteur de cette campagne, le premier ministre n'en est pas le concepteur. Elle a été préparée par l'ancien publicitaire Thierry Saussez, choisi par Nicolas Sarkozy le 16 avril pour devenir le délégué interministériel à la communication et prendre la tête du service d'information du gouvernement (SIG).









Pouvoir d'achat : le gouvernement consacre 4,3 millions d'euros à expliquer sa politique
LE MONDE | 23.06.08 | 12h09 • Mis à jour le 23.06.08 | 13h23
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/23/pouvoir-d-achat-le-gouvernement-consacre-4-3-millions-d-euros-a-expliquer-sa-politique_1061636_823448.html#ens_id=1060583

M. Saussez n'a pas fait dans la demi-mesure : l'Etat va dépenser 4,3 millions d'euros pour diffuser 1630 fois les spots publicitaires sur l'ensemble des chaînes hertziennes et celles de la TNT.

La campagne télévisée, conçue par l'agence Young & Rubicam, donne le mode d'emploi de quelques mesures phares du gouvernement : la défiscalisation des heures supplémentaires, l'exonération d'impôt sur le revenu des emplois étudiants et la diminution du montant de la caution locative à un mois de loyer.

UNE CAMPAGNE LANCEE AU MAUVAIS MOMENT?

Dans les cabinets ministériels, on reste sceptique. "Ce n'est pas la bonne campagne, pas au bon moment", regrette un conseiller. Certains doutent que, diffusée à la veille des vacances d'été, la campagne ait beaucoup d'impact. D'autres s'étonnent de la platitude des messages qui tombent dans un contexte particulièrement difficile. La dernière note de conjoncture de l'Insee prévoit cette année une baisse du pouvoir d'achat par ménage en raison de la flambée des prix du pétrole et des denrées alimentaires.

Invité du "Grand Rendez-Vous Europe 1-TV5-Le Parisien", dimanche 22 juin, l'ancien ministre socialiste Jack Lang a reconnu que ce n'est "pas la première fois qu'un gouvernement mène une politique de propagande financée par les contribuables". Avant de se demander : "Peut-être qu'un jour il faudra interdire ce type de campagne. C'est un peu étrange de faire payer par les contribuables une campagne publicitaire vantant la politique gouvernementale."
Christophe Jakubyszyn


Communiqué de presse du RESF au sujet des événements de Vincennes

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Communiqué de presse du RESF au sujet des événements de Vincennes


23 juin 2008

Il y a trois jours, le ministre Hortefeux paradait : presque 30 000 d’expulsions depuis 12 mois, 80% de plus que l’année dernière à la même époque. Des chiffres incontestablement gonflés (incluant les départs de touristes ayant dépassé la date de validité de leur visa ou les retours « volontaires » de Roumains ou de Bulgares expulsés avec un pécule du montant du prix de leur retour en autocar) mais qui en disent long : le respect des droits humains est bien menacé quand un responsable politique croit utile à sa gloire de gonfler les chiffres des mauvais traitements qu’il inflige à une fraction de la population !

La réalité n’a pas tardé à se manifester. Le décès le 21 juin d’un tunisien de 41 ans dans les murs de la prison administrative pour étrangers de Vincennes a été l’étincelle qui a allumé l’incendie, au sens propre comme figuré. Le soir même un premier départ de feu se produisait. Dimanche vers 15 heures, il semble que plusieurs foyers se soient déclarés, que les policiers sur place auraient été incapables de contenir (les extincteurs auraient été vides). Les internés administratifs étaient alors rassemblés dans la cour, gazés disent certains, parqués derrières des barrières. 17 d’entre eux, intoxiqués par la fumée ont été hospitalisés, quatorze selon la police auraient disparu, les autres ont été transférés en car et en train vers les prisons administratives de Palaiseau, Lille et Nîmes. Les deux centres de rétention de Vincennes sont entièrement détruits.

Ces événements d’une extrême gravité étaient parfaitement prévisibles, d’autant qu’ils se sont déjà produits dans des pays européens poursuivant les mêmes objectifs : Incendies des centre de rétention de Yarl’s Wood en Grande-Bretagne (2002), de Schipol-Oost aux Pays-Bas (2005).

Voilà des mois que la tension monte dans la majorité des prisons administratives pour étrangers. Vincennes avait déjà été partiellement détruit par un incendie puis, au moment des fêtes de fin d’année, une vague de révolte partie du Mesnil-Amelot avait gagné Vincennes. Mais, en réalité, c’est quotidiennement que les tensions et les incidents très violents y ont lieu, spécialement à Vincennes qui, avec 280 places, constitue le CRA le plus important de France. Encore plus qu’ailleurs, les incidents y sont quotidiens : automutilations, tentatives de suicide, grèves de la faim, bagarres pour un rien, incidents parfois très violents avec la police, se produisent chaque jour. Le sénateur de Paris Jean Desessard, un familier des lieux d’enfermement, disait en sortant de Vincennes il y a une quinzaine de jours, n’avoir jamais perçu une tension pareille.

Le stakhanovisme du ministre en matière d’expulsions, ses objectifs chiffrés, à l’unité près, imposés à toute la chaîne administrative et policière (dont la rétention est l’avant dernière étape) engendrent une tension extrême des personnels débordés, parfois conduits à prendre des libertés avec les procédures et contraints à des gestes qui heurtent leur conscience. A l’inverse, cette chasse à l’homme génère la terreur chez les sans papiers en liberté et le désespoir chez ceux qui sont pris. Les gestes comme ceux d’hier à Vincennes sont inévitables. Ils se reproduiront si la même politique se poursuit.

Car le véritable scandale n’est pas que quelques centaines d’hommes désespérés aient incendié leur prison. Il est dans leur internement administratif, prélude à leur expulsion. La peine qui les attend, leur bannissement, est pire que la prison. Ils ont été arrêtés à l’improviste, enfermés. Ils ont perdu leur travail, ils perdront leur logement, la totalité des biens qu’ils avaient accumulés, certains perdront leur conjoint et leurs enfants. Ils seront déposés menottés, dans la tenue dans laquelle ils ont été arrêtés, sur le tarmac d’un aéroport où personne ne les attend. Une expulsion est une humiliation dont personne ne se remet. Certains finissent mendiants, fous ou suicidés.

L’explication aux événements d’hier à Vincennes est là, dans le désespoir total de chacun des enfermés et dans la concentration du malheur dans une centaine de cellules.

Ils se reproduiront, sous une forme ou sous une autre, en France et en Europe puisque la directive de la honte adoptée la semaine dernière à Strasbourg rend légale la rétention de 18 mois, l’interdiction de séjour de 5 ans des expulsés, la possibilité d’enfermer et d’expulser des enfants. Vincennes en pire, plus longtemps et en famille.

Ce qui s’est produit hier signe la faillite de la politique de M. Sarkozy en matière d’immigration. Nous sommes d’une certaine façon à la croisée des chemins. Soit une nouvelle politique est définie, qui prenne en compte les intérêts des pays dont viennent les immigrés, l’aide qu’ils apportent à leur développement, les besoins aussi de main d’œuvre des pays riches vieillissants, la richesse véritable que constitue le brassage des cultures et des populations, etc,. Une politique réfléchie et concertée. Ou alors, à l’inverse les apprentis sorciers qui ont enclenché la course infernale aux records d’expulsions et de mauvais traitements s’entêtent, rebâtissent Vincennes en plus grand et en plus monstrueux et les choses finiront très mal. Pour les sans papiers, pour les immigrés… mais aussi pour tous les autres, tous ceux qui ne marcheront pas droit.


lundi 23 juin 2008.






La blogosphère est-elle en danger ?

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**Le parlement Européen envisage une chinoiserie,jusqu'où accepterons-nous les lois liberticides ?**









**a blogosphère est-elle en danger ? Si pour l'instant, il n'y a pas péril en la demeure, les blogueurs devraient néanmoins se pencher sur un article du magazine bulgare Kapital, et traduit par Courrier International.

D'après cet article, le Parlement européen « considère la blogosphère comme dangereuse et envisage de voter une mesure encadrant cet espace de libre expression ». Pour le bien des blogueurs Une nouvelle peu enthousiasmante à l'heure où, en France (et ailleurs), le filtrage et la surveillance des contenus sont sur toutes les lèvres.

Cet encadrement des blogs, initié suite à un récent rapport de la députée estonienne Marianne Mikko, se ferait via une sorte de labellisation des blogs, ceci grâce à un « indice de qualité, pour qu'il soit clair pour tout le monde qui écrit et pour quelle raison », peut-on lire dans le rapport en question.
Une labellisation des blogs, qui n'est pas sans rappeler celle de la presse en ligne dont nous vous parlions l'année dernière, ou encore la future création par Michèle Alliot-Marie d'une Commission de déontologie du Net.

Certains blogs polluent le cyberespace « Jusqu'à présent, la blogosphère était un espace de bonnes intentions, avec un discours relativement franc et ouvert. Beaucoup de gens font confiance aux blogs.

Cependant, du fait de leur banalisation et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des personnes de moins en moins scrupuleuses. » Si « jusqu'à présent, nous n'avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace », a ainsi rédigé la députée estonienne, certainement la future égérie des blogueurs.».. .**


Quand le feu fait sortir le loup du bois..

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PARIS (Reuters) - Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a provoqué lundi un tollé en s'en prenant aux associations de défense des sans-papiers, notamment RESF, qu'il accuse d'être en partie responsables de l'incendie du centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne) dimanche.









Centre de rétention: l'UMP accuse RESF, tollé des associations
Reuters
Reuters - il y a 43 minutes

Dans un communiqué, le député des Hauts-de-Seine demande que "toutes les conséquences soient tirées y compris au plan judiciaire si la responsabilité de membres de collectifs comme RESF était avérée".

L'incendie a presque détruit dimanche après-midi les deux bâtiments du centre de rétention administratif de Vincennes, un des plus grands de France, où étaient enfermés 273 étrangers sans papiers en instance d'expulsion.

Le sinistre a été déclenché après le décès d'un Tunisien, retrouvé mort d'une crise cardiaque dans sa chambre samedi.

Une quinzaine d'étrangers auraient profité du chaos pour prendre la fuite. Le reste des internés administratifs ont été transférés en car ou en train vers les centres de Palaiseau, Lille et Nîmes.

Selon plusieurs témoins, des retenus auraient mis le feu à des matelas alors que se déroulait à l'extérieur une manifestation de soutien.

"Il n'est pas tolérable que des 'collectifs', type RESF, viennent faire des provocations aux abords de ces centres au risque de mettre en danger des étrangers retenus", souligne le porte-parole de l'UMP dans son communiqué.

Il réclame "la plus grande fermeté contre les collectifs qui se livrent à ce type d'actions à proximité de lieux où ils n'ont absolument rien à faire".

"DÉLIRE"

"Le véritable scandale n'est pas que quelques centaines d'hommes désespérés aient incendié leur prison. Il est dans leur internement administratif, prélude à leur expulsion", réplique RESF dans un communiqué.

"L'explication aux événements d'hier à Vincennes est là, dans le désespoir total de chacun des enfermés et dans la concentration du malheur dans une centaine de cellules", souligne Réseau éducation sans frontières.

S'en prendre aux associations, "quel délire!", dénonce le Parti communiste pour qui "l'aveuglement sécuritaire de cette droite leur fait décidément perdre la raison".

"L'incendie regrettable du (centre de Vincennes) n'est que le symptôme d'une désastreuse politique du chiffre ou l'essentiel est toujours plus de s'acharner sur les sans-papiers coûte que coûte, l'humanitaire devenant quantité négligeable", souligne le communiqué communiste, qui se joint à l'appel à manifester du Mrap mardi soir devant ce qu'il reste du centre de rétention.

Pour le député socialiste Pierre Moscovici, la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux "risque d'aboutir à la multiplication de ce type d'accidents".

"Ce que montre cet accident très grave, c'est qu'on ne peut pas traiter les immigrés, quelle que soit la situation légale, illégale, dans des conditions humaines", a-t-il déclaré sur France Info. "Il est important que quelqu'un qui est immigré, qui vit sur notre sol, puisse voir ses droits pleinement respectés", a-t-il ajouté.

Les Verts de leur côté s'adressent au tout nouveau Contrôleur des lieux de privation des libertés, Jean-Marie Delarue, nommé ces derniers jours, pour qu'il se saisisse "en urgence" de la situation des retenus de Vincennes.

"L'incendie du centre de rétention de Vincennes est le résultat d'une situation explosive et indigne, connue et provoquée par le gouvernement", estime la secrétaire nationale du parti écologistes, Cécile Duflot.

Laure Bretton, édité par Pascal Liétout


Vincennes : suite..

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Incendie au centre de rétention de Vincennes, les retenus évacués et des évadés
AFP
AFP - Dimanche 22 juin, 22h59

PARIS (AFP) - Les deux bâtiments du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, le plus grand de France, ont été détruits dimanche dans un incendie provoqué par des personnes retenues dont une cinquantaine ont profité de la confusion pour s'enfuir.


Dimanche soir, une cinquantaine de retenus, sur 249, manquaient à l'appel du centre, a affirmé la préfecture de police de Paris à l'AFP.

La préfecture a par ailleurs indiqué que le "relogement des personnes retenues" était en cours "dans d'autres centres". Selon le sénateur (PS) David Assouline, qui s'est rendu au CRA, il s'agirait des centres de Nîmes, Toulouse, Palaiseau et Lille.

Il n'y a pas eu blessé grave selon la PP.

Au total, 18 personnes ont été hospitalisées, souffrant d'intoxication légère à modérée. Une partie devait sortir de l'hôpital dimanche soir, une autre lundi, selon une source policière.

Selon des sources concordantes, tout a commencé après le décès samedi d'un Tunisien sans-papier de 41 ans, mort d'une crise cardiaque. Sa mort a entraîné un rassemblement dimanche d'un collectif de sans-papiers devant le CRA vers 15H00, et selon une source proche de l'enquête, des retenus ont mis le feu à des matelas.

"A 15H45, plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés. (...) Le feu s'est propagé et a gravement endommagé les deux centres", -le CRA 1 et le CRA 2-, qui abritent des sans-papiers en attente d'expulsion ou de libération, selon la PP.

"Les deux bâtiments sont entièrement détruits et les personnes ont été évacuées dans le gymnase de l'école de police", situé dans le CRA, a indiqué à l'AFP un policier du syndicat FO police, Luc Poignant, confirmant des informations données par des membres du réseau Education sans frontières présents (RESF) sur place.

La préfecture de police parle d'un sinistre "volontaire".

Selon Jean-Pierre Brard, député (app. PCF), qui a pu entrer dans le CRA peu après 18H00, il y a eu "au moins 14 blessés", intoxiqués par des gaz lacrymogènes utilisés par des forces de l'ordre pour disperser une manifestation à 14h30 des retenus du centre dans la cour. Le député Verts Noël Mamère a évoqué "une mutinerie" .

A 19H30, le feu était maîtrisé, a constaté une journaliste de l'AFP. L'opération a nécessité une cinquantaine d'engins et plus de 150 pompiers.

Selon la PP, le CRA, d'une capacité maximale de 280 personnes, contenait 249 retenus dimanche. Il a été ces derniers mois plusieurs fois le théâtre de tensions, certains retenus protestant contre leurs conditions de rétention.

Ces incidents interviennent alors qu'un Tunisien de 41 ans est décédé samedi en fin d'après-midi dans ce CRA, "d'une crise cardiaque", selon les premiers éléments de l'enquête.

Ce ressortissant tunisien était "sous le coup d'une interdiction définitive du territoire français prise par la cour d'appel de Paris".

Son autopsie dimanche n'a rien révélé d'anormal, selon la PP. "Tant les premières constatations médicales que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête en cours menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces anormales", a-t-elle précisé.

Le député Verts Noël Mamère a demandé dimanche la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire, dénonçant les "conditions inacceptables" du quotidien des personnes retenues.

La Cimade, seule association autorisée dans les CRA, a mis en cause un centre "non conforme à la réglementation, déplorant "la surdité de la préfecture de police et du ministère de l'immigration".

Pour France Terre d'asile, ces "événements dramatiques étaient hélas prévisibles". L'association a dénoncé "une politique absurde qui (...) entache notre réputation de terre des droits de l'homme".












Erratum

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Erratum: sur le message d'OPA, ce malheureux homme tunisien est décédé d'une crise cardiaque, l'info d'un suicide est a priori erronée..excusez-nous








saletés !!!

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J'ai lu sur LE POST, de bien moches messages suite à l'info sur le CRA de Vincennes, et j'y ai posté ce qui suit...il faut vraiment veiller à ne pas laisser les racistes de tout poil s'épancher dans les colonnes des blogs et journaux, qu'ils se démerdent pour s'exprimer ailleurs.
je suis super vener là :-( !!!

Cat TORAPAMAVOA à 01h46
“ Il est 1H41, et je viens d'envoyer quelques 10 messages pour signaler les chiures débilo racistes suite a l'info, je vous conseille d'en faire de même à l 'avenir, les commentaires du bondy blog ayant été fermés pour cause de trop nombreux post racistes, il semblerait que nos" amis" viennent se défouler sur le Post..plutôt que de leur répondre, saquez les au plus vite...ils contreviennent aux lois, pas de pitié.
Cliquer sur alerter c'est fait pour ça... ”












Vincennes brûle

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Recu de OPA/ MYSPACE
22 juin 2008 20:17

Yep !

les motivé-e-s, les enragé-e-s, les énervé-e-s, les insoumis-es, les sans voix...

Ce serait sympas de nous aider à diffuser ça.

Merci,

La lucha sigue !

O.P.A


****
Emeutes, destruction du centre de rétention de Vincennes : chronologie.

Bonjour,

Notre boite aux lettres déborde de mails sur les évènements qui se sont déroulés et se déroulent encore aujourd'hui au centre de rétention de Vincennes.

Pour rappel, un sans papiers tunisien s'y est donné la mort il y a deux jours.

Une manifestation y était prévue ce dimanche 22 juin à 15h.

A 18h45 aujourd'hui, nous vous informons peut-être que le centre de rétention de Vincennes est parti en fumée.



Nous avons regroupé par ordre chronologique les mails que nous avons reçus.

Nous avons volontairement ôté les noms et numéros de téléphone qui pouvaient se trouver sur ces mails.

Vous pouvez les télécharger à cette adresse :
http://dl. free. fr/a0ZjNWdhT/cra-vincennes-emeutes. doc

Et faire tourner !

Hacktivismes
Informations de l'Autre Monde












22/06/2008

La Chasse est ouverte

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(site du Ministère)


Au CRA de Vincennes, ce n'était pas la fête...un homme est mort

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Décès d'un Tunisien au centre de rétention de Vincennes
AFP
AFP - Samedi 21 juin, 21h13

PARIS (AFP) - Un Tunisien de 41 ans est décédé samedi en fin d'après-midi au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes a-t-on appris de source concordantes, alors que selon certains retenus des incidents ont éclaté, ce que la préfecture de police a formellement démenti.

Selon une source proche de l'enquête, la personne est décédée "d'une crise cardiaque, sans intervention des effectifs de police".

La préfecture de police (PP), qui a confirmé le décès, a indiqué que ce ressortissant tunisien était "sous le coup d'une interdiction définitive du territoire français décidée par un arrêt de la cour d'appel de Paris".

Un premier examen médical n'a décelé "aucune trace suspecte sur le corps" a-t-on indiqué de source proche de l'enquête.

La 2e division de police judiciaire (2e DPJ) a été chargée de l'enquête.

Le député Jean-Pierre Brard (app PC) s'est rendu sur place où il a été informé du décès.

"Le médecin m'a dit qu'il ne voulait pas se prononcer sur les causes de la mort" de cette personne, "une autopsie sera pratiquée demain (dimanche, ndlr) pour les déterminer", a-t-il déclaré à l'AFP.

M. Brard a indiqué qu'on lui avait rapporté que son compagnon de chambre s'était déjà "inquiété" de son état de santé vendredi, trouvant qu'il "respirait mal".

Des personnes retenues, qui avaient alerté l'AFP, ont fait état d'incidents une fois que la nouvelle s'est répandue dans le centre.

Un retenu joint par téléphone par l'AFP a expliqué qu'une personne était allée "dans sa chambre pour faire une sieste. Son ami s'est rendu compte qu'il ne respirait plus et les infirmières ont dit qu'il était mort."

Deux à quatre véhicules de pompiers se trouveraient dans le centre de rétention, ainsi que des renforts de CRS.

Un autre retenu du CRA 1 a entendu dire qu'un homme était mort au CRA 2. Ce retenu a vu dans la cour du CRA 2 des pompiers, le Samu et des renforts de police. Il a aussi senti l'odeur de gaz lacrymogènes, qui auraient été répandus pour dispersés les retenus du CRA 2 qui s'enquéraient de l'état de santé de cette personne.

Un témoin, qui a requis l'anonymat et qui se trouvait à l'extérieur du CRA, s'est vu interdire l'accès pour rendre visite à un retenu.

Il a fait état d'un "début d'émeute" dans le CRA avec dispersion de gaz lacrymogènes.

Selon un autre retenu, qui a souhaité garder l'anonymat, il y aurait eu des bousculades et plusieurs retenus auraient vomi à cause des gaz lacrymogènes.

Une représentante du Réseau Education Sans Frontières, Florence Ostier, a évoqué auprès de l'AFP le témoignage d'un retenu, selon lequel il y a eu du "grabuge dans le centre" après l'annonce du décès, lui a-t-il raconté.

"La préfecture de police de Paris (PP) dément qu'à l'annonce du décès des incidents aient éclaté à l'intérieur du centre. Les retenus ont simplement voulu connaître la situation", a déclaré la PP à l'AFP.

Selon Mme Ostier, vendredi, toujours selon sa source, trois personnes se seraient trouvées mal et auraient été hospitalisées pour une raison indéterminée, sans que l'on dispose samedi de nouvelles à leur sujet. Ces informations qui n'ont pas été confirmées officiellement.

Le CRA de Vincennes, qui peut accueillir 280 personnes en attente d'expulsion ou de libération, a été ces derniers mois plusieurs fois le théâtre de tensions, certains retenus protestant contre leurs conditions de rétention.











Hopital de Carhaix : élus chargés et matraqués

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Peu avant l’heure de midi, les forces de l’ordre ont violamment chargé les manifestants qui s’étaient donnés rendez-vous à Quimper pour défendre l’hôpital de Carhaix. Parmi eux, une soixantaine d’élus.






Peu avant l’heure de midi, les forces de l’ordre ont violamment chargé les manifestants qui s’étaient donnés rendez-vous à Quimper pour défendre l’hôpital de Carhaix. Parmi eux, une soixantaine d’élus.
Ce matin, environ 700 personnes manifestaient vers 11 h 30 devant la préfecture de Quimper pour la défense de l'hôpital de Carhaix, parmi lesquelles de nombreux élus du centre-Bretagne. Alors qu'une délégation d'une vingtaine de ces élus s'apprêtait à être reçue par le préfet, deux feux de palettes ont été allumés et la délégation expulsée. Presque aussitôt, les forces de l'ordre ont chargé les manifestants le long des quais de l'Odet. Vers 11 h 40, manifestants, élus ceints de leur écharpe tricolore en tête et gardes mobiles se faisaient face, sur les deux rives de l'Odet.

Les forces de l'ordre ont alors violemment chargé les manifestants. Certains d'entre eux ont été mis à terre, dont Christian Troadec, maire de Carhaix. "J'ai vu une femme avec un enfant de deux ans se faire charger et se trouver au bord du malaise", témoigne Christain Derrien,maire de Langonnet. Quant à Pierre Belleguic, maire de Kergloff, il avouait, en larmes, "n'avoir jamais vu cela. la police nous a tendu un piège et nous a agressé, nous les élus du peuple".

Des doigts arrachés pour un manifestant

Visiblement décidés, les manifestants centre-Bretons ont repris leur face à face avec les forces de l'ordre après leur déjeuner. Suite à un désaccord sur le parcours de la manifestation, une nouvelle altercation est survenue, lors de laquelle, un manifestant a été blessé à la main par un engin. Il aurait un ou deux doigts arrachés et a aussitôt été pris en charge par les secours. Vers 16 h, les 300 derniers irréductibles entamaient un dernier défilé le long des quais de l'Odet avant une probable dislocation.


http://www.ouest-france.fr

21/06/2008

europe : humour très noir [Video]

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Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont décidé lors de leur sommet de "poursuivre" le processus de ratification du traité de Lisbonne malgré le rejet du texte en Irlande et les difficultés en République tchèque.

pourtant , les irlandais ont voté "non" ..












20/06/2008

RESF refuse de rencontrer Monsieur Hortefeux

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Le Réseau Éducation Sans Frontières a rejeté l’invitation du ministre qui souhaitait le rencontrer à la veille de la présidence française de l’Union Européenne. Le RESF s’en justifie dans une lettre.

lire la lettre:http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article14174

Les ambiguïtés de la Sous-direction B de la DST

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Nicolas Sarkozy avait naguère promis d’accrocher certains responsables de cabinets noirs à des crocs de bouchers. Problème : le jeu de massacre pourrait provoquer d’importants dommages collatéraux à la Sous-direction B de la DST, et en particulier au sein du service B3.

C'est une des conséquences indirectes du document publié la semaine dernière par l'ex gendarme Patrick Baptendier.




Nicolas Sarkozy avait naguère promis d’accrocher certains responsables de cabinets noirs à des crocs de bouchers. Problème : le jeu de massacre pourrait provoquer d’importants dommages collatéraux à la Sous-direction B de la DST, et en particulier au sein du service B3.
C'est une des conséquences indirectes du document publié la semaine dernière par l'ex gendarme Patrick Baptendier.

Des sources judiciaires ont révélé à geopolitique.com que l’instruction visant cet enquêteur privé était en réalité achevée depuis près d’un an.

La juge Magalie Tabareau, alors en poste au tribunal de Versailles, a adressé ses conclusions au procureur de la république le 20 juin 2007. Depuis, la magistrate a été nommée au tribunal de grande instance de Pontoise.

Or, le rôle de plusieurs fonctionnaires de la DST, cités dans le dossier, soulève des interrogations quant aux desseins qu’ils servaient.

Ils appartiennent tous la Sous-direction B, la Sous-direction de la sécurité et de la protection du patrimoine, une entité notamment chargée de la défense économique et que chapeaute Gilles Gaudiche, dit Gilles Gray.

Dans un livre témoignage, Allez-y on vous couvre (éditions Panama) Patrick Baptendier révélait comment la DST l’avait piloté pour collaborer avec d’importantes sociétés de renseignement privés (les SRP dans le jargon), Géos à Montrouge, Kroll à Paris.

À la lecture de son récit, on comprend que Baptendier pénétrait ces structures sur ordre de son agent traitant, François H. (alias P.G), un fonctionnaire de la DST rattaché à B3, le service responsable du suivi des SRP.

Officiellement, ces manœuvres n’avaient qu’un seul but : suivre au jour le jour la légalité des activités de Kroll et Géos.


Pour valoriser cet infiltré, l’agent transmettait à Baptendier des données illicites sur des citoyens français (relevés téléphoniques, fichiers bancaires, etc…). De quoi faire frémir la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), qui pourtant en a vu d’autres.

Surtout, les faits détaillés par l’instruction de la juge Tabareau dressent un bilan équivoque des objectifs poursuivis par la DST pour justifier de tels stratagèmes.

Au point qu’on s’interroge : le service de sécurité ne cherchait-il pas davantage à instrumentaliser ces sociétés de renseignement privés, pour des missions de sous-traitance, plutôt que de les empêcher d’accéder à des données illicites ?

Baptendier soutient ainsi que son interlocuteur à la DST lui a demandé de s’intéresser à la présence de Nicolas Sarkozy dans les fichiers Clearstream.

Entendu en qualité de témoin assisté, François H. a affirmé que tous ses échanges avec Baptendier recevaient l’aval de sa hiérarchie. Notamment de Gérard L., nommé commissaire divisionnaire en 2007.

Quant aux deux sociétés désignées dans cette affaire, elles ne passent pas exactement pour des officines en guerre contre la DST.

Le groupe Géos, fondé en 1997, a recruté en 2004 un ancien ponte de la DST, Louis Caprioli, ex Sous-directeur de la lutte antiterroriste. Lequel est d’ailleurs récemment entré au capital de Géos.

Et le groupe Kroll a nommé il y a trois semaines pour diriger sa filiale parisienne un serviteur de l’État, spécialisé sur les questions d’intelligence économique, Béchir Mana, ancien adjoint d’Alain Juillet, le Haut responsable de l’intelligence économique auprès du Secrétariat général de la défense nationale.

Son prédécesseur à la tête de Kroll Paris, Hervé Zany, avait lui été entendu par la juge Tabareau le 7 novembre 2006. Son audition montre qu’il rencontrait aussi Gilles Gray, le chef de la Sous-direction B.

Quelques jours après les déclarations d'Hervé Zany à la juge, le 16 novembre 2006, un pli cacheté émanant du Tribunal de grande instance de Versailles a été remis au service du Premier ministre. Un épisode acté dans la procédure.

Nous avons contacté la plupart des protagonistes de ce dossier. Ceux qui ont accepté de nous parler n’ont pas souhaité commenter publiquement l’affaire.




© www.geopolitique.com




Béatification de saint Sarko !

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C'est le Canard enchaîné qui a levé le lièvre : la fondation Elie Wiesel pour l'Humanité s'apprête à couronner Nicolas Ier. Au cours d'un dîner de charité à New york, où la place se négociera jusqu'à 150 000 dollars, le Nobel de la paix 1986 remettra le 22 septembre prochain le prix «humanitaire» de sa fondation à Nicolas Sarkozy. «The Humanitarian award» - c'est le nom anglais de cette récompense- distingue «des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l'Indifférence, l'Intolérance et l'Injustice». Trois I qui vont comme un gant (de boxe) à notre président qui se bat sur les trois points - et parfois même avec les poings.








C'est le Canard enchaîné qui a levé le lièvre : la fondation Elie Wiesel pour l'Humanité s'apprête à couronner Nicolas Ier. Au cours d'un dîner de charité à New york, où la place se négociera jusqu'à 150 000 dollars, le Nobel de la paix 1986 remettra le 22 septembre prochain le prix «humanitaire» de sa fondation à Nicolas Sarkozy. «The Humanitarian award» - c'est le nom anglais de cette récompense- distingue «des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l'Indifférence, l'Intolérance et l'Injustice». Trois I qui vont comme un gant (de boxe) à notre président qui se bat sur les trois points - et parfois même avec les poings.
1) Contre l'indifférence en faisant baver la France sur ses dîners au Fouquet's, ses vacances en yacht, sa montre à 45 680 euros et autre joujou extra exhibé devant les caméras.
2) Contre l'intolérance à coup de Kärcher, de «racaille» et de « casse-toi pauvre con »
3) Contre l'injustice avec sa proposition de loi sur l'ADN, son bouclier fiscal et ses quotas

Le prophète Elie Wiesel à la tête de la fondation éponyme pour l'Humanité a une dent contre notre « ère liberticide». Mais en 2003, face « aux louvoiement de Saddam Hussein» en Irak, l'apôtre de la paix prêchait (pas vraiment dans le désert) :« Bien que je sois opposé à la guerre, je suis favorable à une intervention quand aucune autre option n'est possible, et telle est la situation présente». Et pendant qu'il pleuvait des bombes sur Bagdad, l'écrivain dépeignait Collin Powell comme « un grand soldat et un homme qui n'aime pas la guerre». Pour l'auteur de La Nuit « La mort, c'est le regard des vivants» et lui n'a plus les yeux tout à fait en face des trous en décernant son prix à notre Président. Le vieux sage confondrait-il bêtifier et béatifier ?


source:.marianne2.fr

Des handicapés campent dans la rue en attendant la visite de Xavier Bertrand à Toulouse

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Une vingtaine de personnes de l'association Ni pauvre, ni soumis, ont installé vendredi à Toulouse des tentes qu'ils occuperont jusqu'à la venue du ministre de la Solidarité, Xavier Bertrand, samedi à l'occasion de l'assemblée générale de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), a constaté un journaliste de l'AFP.






Une vingtaine de personnes de l'association Ni pauvre, ni soumis, ont installé vendredi à Toulouse des tentes qu'ils occuperont jusqu'à la venue du ministre de la Solidarité, Xavier Bertrand, samedi à l'occasion de l'assemblée générale de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), a constaté un journaliste de l'AFP.

Les handicapés, soutenus par des membres de Droit au logement (Dal), "veulent que le ministre se rendre compte de ce que vivent les handicapés, qui font partie des 10% de personnes vivant dans la rue", a indiqué leur porte-parole Yannick Martin.

Devant un panneau "Nicolas: Si tu m'augmentes, j'annule tout", les manifestants ont interpellé les passants pour les sensibiliser sur le faible montant de leurs ressources, les 628 euros mensuels de l'allocation adulte handicapé.

"Nous exigeons que le ministre vienne nous rencontrer demain", a ajouté M. Martin faisant constater que "l'action n'est en rien une gêne pour les autres", avant de citer les opérations escargot ou de blocage des routiers, des agriculteurs ou des pêcheurs.

Les manifestants ont réitéré leur "volonté de vivre une citoyenneté à part entière" et des "ressources décentes" en rappelant que la plupart des travailleurs handicapés sont "des travailleurs pauvres, tout comme les auxiliaires de vie s'occupant des enfants handicapés dans les écoles".

Le 10 juin, une cinquantaine de membres de ni pauvre ni soumis, dont plusieurs en fauteuils roulants, avaient symboliquement défilé en tête de la manifestation toulousaine de défense du service public.

Xavier Bertrand et Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, doivent participer aux travaux de l'Unaf au centre des congrès Pierre-Baudis de Toulouse.

source:http://www.ladepeche.fr/

Plainte de la Ministre de l’Intérieur contre le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes

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Vu sur : http://www.rennes-info.org/Plainte-de-la-Ministre-de-l.html

Rassemblement de solidarité et d’explication le samedi 28 juin à 18h00 Place de la mairie à Rennes

Suite à la plainte de la Ministre de l’Intérieur contre le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes pour « injure publique » contre la Police aux Frontières

Appel à la solidarité et à la mobilisation









Début juin, nous, collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes, avons appris que la police judiciaire recherchait les noms des « animateurs » du collectif dans le cadre d’une enquête préliminaire. Le collectif n’étant pas une association avec des « animateurs » mais un regroupement d’individus refusant la spécialisation des tâches et la personnalisation des actions menées, la police a demandé à la Maison Internationale de Rennes (MIR) de livrer des noms. La MIR, association indépendante qui héberge les assemblées générales du collectif, a refusé de se plier aux injonctions de la police, y compris lors d’une audition sur convocation. Cette pression sur la MIR a déjà été largement (élu-e-s, associations, etc.) dénoncée et notre collectif se joint à cette dénonciation publique.

Mercredi 18 juin, nous, membres du collectif, nous sommes collectivement présentés aux services de police judiciaire afin d’être informé-e-s sur l’objet de l’enquête nous concernant. Nous avons fini par apprendre, par voie de presse, que la ministre de l’intérieur portait plainte contre nous pour « injure publique contre un corps constitué de l’Etat », à savoir la Police aux Frontières (PAF). Suite aux premières auditions depuis le jeudi 19 juin, nous avons cru comprendre que 3 de nos tracts et 2 de nos affiches étaient plus particulièrement visés par l’enquête. Une bonne dizaine d’arguments utilisés et d’expressions employées ont été évoquées lors de ces auditions pour affirmer que nous aurions tenu des propos diffamants à l’encontre de la PAF. Nous tenons à disposition de quiconque les tracts et affiches visés par l’enquête afin que chacun-e puisse se faire une idée de ce qui nous est reproché.

Nous souhaitons en effet lancer un appel à solidarité et à mobilisation car nous pensons que, au-delà de la mise en cause du collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes, c’est une certaine forme de liberté d’expression et d’opinion qui est en jeu si cette plainte aboutit.

Depuis sa naissance en 2002, le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes a été souvent sollicité par des personnes étrangères dénonçant les pratiques de la PAF, ce service particulier de la police chargé de lutter contre l’immigration dite irrégulière. Ainsi, à de multiples reprises, de manière médiatisée ou non, notre collectif a jugé important de dénoncer les modes d’arrestations d’étranger-e-s à domicile, les interpellations devant les écoles des parents sans-papiers, le menottage systématique des étranger-e-s interpellé-e-s, les arrestations d’étranger-e-s aux guichets des préfectures ou devant les locaux associatifs, l’irruption de policiers dans les procédures de mariages mixtes… Les tracts et les affiches visés par l’enquête dénonçaient à nouveau ces pratiques, comme le font des centaines d’organisations et de collectifs sur tout le territoire français.

Mais, plus récemment et de manière croissante, le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes a été sollicité par des personnes étrangères, de nationalités diverses, se déclarant victimes de contrôles d’identité fondés sur la couleur de peau ou sur la langue utilisée, en particulier dans les gares ou le métro. Ces contrôles ont aussi été rapportés par des témoins. Dans la quasi-totalité des cas, les personnes contrôlées sont considérées – dans notre société – comme des personnes « arabes » ou « noires ». Nous pensons notamment à 7 élèves d’un lycée rennais revenant d’une sortie scolaire qui, le même jour en mars 2008, ont subi ces contrôles que beaucoup nomment « au faciès ». Ces contrôles d’élèves – qui ont débouché sur une interpellation et une tentative préfectorale d’éloignement du territoire français – ont constitué une goutte d’eau de trop dans l’océan des contrôles d’identité qui nous semblent échapper à la logique d’un Etat de Droit. C’est pourquoi notre collectif a décidé d’organiser, le 2 avril 2008, une nouvelle action de dénonciation publique des pratiques de la PAF. Cette action a été annoncée et rendue visible par les 3 tracts et les 2 affiches qui sont visés par l’enquête. Nous tenons à affirmer que ces tracts et affiches, conformément aux principes de fonctionnement de notre collectif, ont été élaborés et validés collectivement en assemblée générale.

Le ton humoristique ou ironique et l’ambiguïté de certaines formulations, relativement habituels dans l’histoire de notre collectif, semblent être au cœur de la plainte dont nous faisons l’objet. Tout en réaffirmant avec force que notre collectif n’entend pas – comme toujours depuis 2002 – pointer du doigt les individus travaillant à la PAF mais les pratiques et l’existence même de ce « corps constitué de l’Etat », nous craignons que les formes de notre liberté d’expression et d’opinion contre les politiques d’immigration française soient le principal objet de la plainte du ministère de l’Intérieur. Et nous déplorons que ces formes de liberté soient davantage combattues, par le pouvoir actuel, que les effets de la « dérive sécuritaire » qui structure les pratiques policières, à l’encontre notamment des personnes considérées comme étrangères.

Afin d’empêcher cette plainte ministérielle d’aboutir, le collectif appelle à un :

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE ET D’EXPLICATIONS SAMEDI 28 JUIN A 18 HEURES PLACE DE LA MAIRIE A RENNES

Collectif de soutien aux personnes sans papiers. Rennes


L'Amérique latine choquée par la nouvelle loi européenne sur l'immigration

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L'Amérique latine choquée par la nouvelle loi européenne sur l'immigration
AFP

Par Philippe ZYGEL AFP - Vendredi 20 juin, 08h44

MONTEVIDEO (AFP) - La nouvelle loi de l'Union européenne (UE) sur l'expulsion des sans-papiers a déclenché un profond sentiment d'injustice et de colère en Amérique latine, qui a reçu pendant des siècles des vagues d'immigrés venus du Vieux continent.

Avec 18 mois de rétention et un bannissement de cinq ans, l'arsenal judiciaire de la "directive retour", votée mercredi au Parlement européen, a provoqué une levée de boucliers dans plusieurs pays.

Le président équatorien Rafael Correa, l'un des nouveaux dirigeants incarnant le virage à gauche pris dans la région, a aussitôt prôné un front commun pour protester contre "la directive de la honte".

"Nous espérons donner une réponse commune avec les différents pays d'Amérique latine. Cette directive n'est pas la +directive retour+ mais la +directive de la honte+", a fustigé M. Correa, annonçant avoir pris des "contacts" au niveau régional face à cette "agression".

Son allié bolivien, Evo Morales, a proposé jeudi à l'Afrique de se joindre à ce combat pour obtenir le retrait d'une loi qui "porte atteinte à la vie et aux droits des personnes".

"Nous allons mener une campagne internationale afin de retourner la situation. Que les députés européens qui ont approuvé cette +directive retour+ se mettent la main sur le coeur", a déclaré M. Morales, premier dirigeant d'origine indigène dans le pays andin, le plus pauvre d'Amérique du sud.

Plus direct, le président du Venezuela, Hugo Chavez, chef de file de la gauche antilibérale, a menacé de ne plus fournir de pétrole aux pays européens et riposter par le "retour de leurs investissements".

Même si les immigrés latino-américains vivent pour la plupart aux Etats-Unis, plus de 15% des "remesas" (envoi d'argent à leur famille), proviennent de pays européens, selon un rapport de la Banque interaméricaine de développement (BID), publié l'an dernier.

L'UE a surtout heurté l'opinion publique en Amérique latine, où des millions d'immigrants européens sont venus tenter leur chance.

"Le Brésil, pays qui a reçu des millions d'immigrants et de descendants, aujourd'hui intégrés de manière harmonieuse, déplore une décision qui contribue à créer une perception négative de l'immigration", a réagi son ministère des Affaires étrangères.

Ironie de l'histoire, le vote de la directive survient au moment où le Brésil célèbre le centenaire de l'immigration japonaise.

Arrivé au début du siècle dernier pour travailler dans les plantations de café, ce premier groupe d'immigrants s'est si bien adapté qu'il est devenu, avec 1,5 million de membres, la principale communauté japonaise dans le monde.

Le gouvernement argentin a condamné la directive de l'UE, en lui faisant la leçon. "La question migratoire ne pourra être résolue de manière efficace que si elle est abordée en respect total des droits de l'Homme", souligne un communiqué officiel.

En Uruguay, dont plus de la moitié de la population est d'origine européenne, le Sénat a voté une motion rejetant un texte qui "constitue une violation des droits de l'Homme, notamment le droit à la libre circulation internationale".

Au Pérou, le chef de la diplomatie José Garcia Belaunde a dénoncé une loi "discriminatoire" qui ne "cadre pas avec la tradition européenne".

De nombreuses organisations des droits de l'Homme ont emboîté le pas, à l'image des Mères de la place de mai, la célèbre association argentine qui tente de retrouver les enfants disparus de la dictature.

"Les mesures discriminatoires que l'on veut prendre avec les immigrants de tous les pays dits du Tiers Monde, la prison et la déportation, sont des mesures sauvages", a clamé sa présidente Hebe de Bonafini.







19/06/2008

Dassault(ump) s'insurge contre les aides aux chômeurs

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"C'est quand même anormal de vouloir donner de l'argent de l'Etat, qui n'en a pas beaucoup, à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu'on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d'argent à l'Etat", déclare le maire UMP de Corbeil-Essonnes qui suggère de "réduire carrément les aides".






"C'est quand même anormal de vouloir donner de l'argent de l'Etat, qui n'en a pas beaucoup, à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu'on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d'argent à l'Etat", déclare le maire UMP de Corbeil-Essonnes qui suggère de "réduire carrément les aides".


Le sénateur UMP Serge Dassault (Essonne) estime "anormal", jeudi 19 juin, que l'Etat aide les chômeurs, "des gens qui ne veulent pas travailler" et suggère de "réduire carrément les aides".
"Le problème n'est pas seulement de trouver de l'emploi mais aussi que l'assistance et les aides diverses aux chômeurs sont trop élevées, à mon avis, pour qu'ils aient une certaine envie de travailler", a exposé Serge Dassault, à l'ouverture d'une audition de plusieurs dirigeants du service public de l'emploi devant la commission des Finances du Sénat.

"Si on veut les faire travailler..."

"Prime pour l'emploi, et bientôt RSA... c'est quand même anormal de vouloir donner de l'argent de l'Etat qui n'en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu'on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d'argent à l'Etat", a ajouté le maire de Corbeil-Essonnes, rapporteur spécial du budget de l'Emploi.
"On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l'argent sur denier de l'Etat", a ajouté celui qui est également propriétaire du Figaro.

NOUVELOBS.COM

Quand la lutte paie !!

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Vu sur l'En-Dehors

http://endehors.org/news/coree-du-sud-le-pouvoir-destabilise-par-un-mouvement-autonome


Corée du sud : le pouvoir déstabilisé par un mouvement autonome

Lu sur Rebellyon : "En Corée du sud, le nouveau pouvoir est déstabilisé par un important mouvement de contestation contre l’importation de bœuf américain potentiellement contaminé par l’ESB, la "maladie de la vache folle". Depuis moins d’un mois, ce mouvement rassemble régulièrement dans la rue des dizaines de milliers de personnes et bénéficie du soutien de millions de sympathisants.









Les origines de la contestation ainsi que les formes de lutte présentent des aspects politiques et (non)-organisationnels particuliers signant la crise de la démocratie représentative. La répression par le pouvoir affaiblit prend des formes vicieuses qui rappellent à certains des méthodes d’un temps qu’ils croyaient révolu.

Contexte géographique et historique

La Corée Du Sud est un pays d’Asie couvrant la moitié sud de la péninsule coréenne et comportant 49 millions d’habitants. Il possède une unique frontière avec son frère ennemi la République populaire démocratique de Corée (Corée du nord), sous la forme d’une "zone démilitarisée" enserrée de part et d’autre par la plus forte concentration militaire au monde. Sa position géographique est exceptionnelle car coincée entre les puissances Chinoises et Japonaises.

Son histoire tumultueuse récente est faite d’occupations étrangères (Japon : 1910-1945), d’esclavagisme (durant la guerre sino-japonaise : 1937-1945), de régimes autoritaires (Syngman Rhee soutenu par les USA : 1948-1960), de dictatures (Park Chung-hee : 1963-1979) ainsi que de massacres de la population (ex. 50.000 morts lors du massacre de Cheju en 1948 par les forces étasuniennes, 2.000 morts lors du Soulèvement de Kwangju en 1980).

La Russie et les États-unis se partagent la péninsule coréenne en 1945, prenant respectivement le contrôle du nord et du sud. Entre 1950 et 1953, la Chine alliée de la Russie affrontent les USA durant la guerre de Corée qui fit 2 millions de morts. La Corée du Sud connaît alors une intense propagande pro-américaine et anti-communiste et une industrialisation spectaculaire du fait d’investissements massifs de la puissance occupante. De fait encore actuellement, la classe dirigeante Coréenne est fortement pro-américaine.

Depuis lors, la souveraineté nationale de ce pays est limitée par la présence de 30.000 soldats étasuniens sur son territoire. Son mode de production est le capitalisme sous un régime de démocratie représentative depuis 1988. Les principales entreprises sud-coréennes (Samsung, Hyundai, LG...) sont des groupes familiaux (Chaebol) qui se sont développés à partir de l’occupation japonaise. La Corée du Sud, l’un des quatre "dragons asiatiques" est aujourd’hui la 11ème puissance économique mondiale. Son modèle est tourné vers les exportations, et elle possède l’une des armées les plus importantes d’Asie orientale.

Contexte politique


Les récentes élections ont permit l’accession au pouvoir le 25 février 2008 de Lee Myung-Bak, président libéral issu du parti conservateur réactionnaire et anti-communiste Han Nara Dang, anciennement PDG de Hyundai et maire de Seoul. Ce président, qui vous en rappellera un autre, souhaite la déréglementation de l’économie, la réduction des taxes sur les entreprises, la relance des privatisations d’entreprises (par example de la chaîne de télévision publique MBC) et de l’éducation, ainsi que la réalisation de grands travaux d’urbanisme. Il est partisan d’une ligne dure avec la Corée du Nord et son pro-américanisme inconditionnel va jusqu’à la volonté de modifier l’orthographe des mots coréens d’origine américaine et de rendre obligatoire un apprentissage intensif de la langue anglaise pour toute la population.

C’est dans ce contexte et deux jours seulement après l’élection des représentant-e-s au parlement du 9 avril 2008, que commencent les négociations sur l’importation de boeuf en provenance des états-unis. Moins de dix jours plus tard lors d’un dîner avec des PDG américains, le président Lee Myung-Bak annonce la fin des négociations et la signature d’un accord.

Un important stock de viande bovine en provenance des USA avait été bloqué en octobre 2006 pour des raisons sanitaires, après la découverte dans la viande de morceaux d’os potentiellement vecteurs de la maladie de la vache folle. Le nouvel accord exigé par l’administration américaine comme un préalable nécessaire avant tout accord plus large de libre échange (FTA), prévoyait le déblocage des importations en mai 2008 et offrait le marché coréen du bœuf sur un plateau aux entreprises étasuniennes.

Les principaux critères sanitaires retenus par l’accord étaient ceux fixés par l’OIE (Office International des Épizooties), une organisation prétendant donner une légitimité scientifique aux critères internationaux. Suite à une demande des États-Unis, du Canada et du Mexique en Août 2003, ces critères sont modifiés et permettent en Mai 2007 aux USA et au Canada l’accession au statu de pays à risque maîtrisé [1].

La rapidité et les conditions peu avantageuses pour les sud-coréens avec lesquelles cet accord a été négocié et signé laissent penser qu’elles avaient été fixées avant même l’élection du président et qu’il constitue un cadeau à l’administration américaine.

Vache folle et vulnérabilité de la population sud-coréenne


La "maladie de la vache folle" ou Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB), est une infection dégénérative du système central nerveux des bovins, qui avait défrayée la chronique en Europe lors du pic de l’épizootie entre 1990 et 1995. A cette occasion la population découvrait avec surprise et dégoût que pour des questions de rentabilité les bovins n’étaient pas seulement nourris par de l’herbe et des végétaux, mais par des farines animales faites de carcasses d’animaux d’équarrissage.

L’abaissement des normes concernant ces farines par l’Angleterre dans les années 1980 avait favorisé l’apparition d’un nouvel agent infectieux pathogène de nature protéinique (le fameux Prion pathogène). Diffèrent des virus ou des bactéries, celui-ci par un mécanisme encore très mal compris se multiplie dans les cellules du système nerveux en le rongeant peu a peu et provoquant des troubles cognitifs et de la coordination.

Ce nouvel agent infectieux transmissible par simple consommation de viande, avait franchi la barrière des espèces en en contaminant de nombreuses tels des guépard, des pumas, des chèvres et des humains comme en témoigne la mort d’agriculteurs britanniques dans les années 1993 après avoir été au contact d’animaux porteurs de l’ESB. Le Prion pathogène avait provoqué chez eux une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob incurable et fatale à coup sur en quelques semaines ou mois, et dont la durée d’incubation reste inconnue mais généralement supérieure à 10 ans.

La baisse de consommation du bœuf avait provoqué un effondrement des cours dans les années 1990 ce qui amena l’UE pour rassurer l’opinion a nier que la consommation de bœuf contaminé était dangereuse pour l’homme. Cependant la réalité toute autre força les institutions à prendre des mesures draconiennes et spectaculaires, comme l’abattage par la France en 1991 de troupeaux entiers ou l’embargo de 1996 sur le bœuf britannique. Jusqu’à la fin 2004, un peu moins de 200.000 cas d’ESB ont été détectés.

En Corée du sud, la population présente un risque démultiplié pour deux raisons. Premièrement de part leurs habitudes alimentaires, les coréens consommant couramment de la moelle d’os de boeuf bouillis. Deuxièmement son profil génétique la surexpose à cette maladie : 100% des humains l’ayant contractés étaient porteurs d’un génotype particulier dit Met/Met. Environ 40% de la population générale possède ce profil génétique, mais chez les coréens ce taux atteint 95%. [2]. Par ailleurs les scientifiques ne savent pas si les autres profils génétiques (Met/Val, Val/Val) pour lesquelles aucun cas humain n’a été détectés jusqu’à présent immunisent contre le prion pathogène, ou bien s’il ne fait que rallonger la durée d’incubation.

Certains comme le gouvernement Coréen ou Étasunien usent d’arguments idéologiques (les gouvernements servent l’intérêt des populations) et scientifiques (extrapolation du risque) pour justifier leur business. Ils arguent que l’épizootie a été globalement jugulée, que le nombre de cas humains (environ 214 cas) indique un risque réduit et acceptable, et que les contrôles sont dorénavant efficients.

L’argumentation fallacieuse vole publiquement en éclats


Le 29 avril puis le 8 Mai 2008 ces arguments volèrent en éclats dans des émissions diffusées sur la chaîne publique coréenne MBC [3] . Un reportage à charge ainsi qu’un débat entre des membres du gouvernement et de la société civile révélèrent la méconnaissance effarante par les responsables des termes de l’accord et des risques sanitaires encourus par la population.

Le débat montrera des négociations bâclées, une absence de contrepartie de la part des états-unis et l’incapacité du gouvernement coréen de contrôler la qualité du bœuf importé, que ce soit l’âge réel des animaux ou la présence d’ESB. Il révéla de plus que les accords prévoient l’importation de bovins âgés de plus de 30 mois qui présentent un risque très élevé, et sont normalement destinés aux pays pauvres et non à la consommation sur le territoire des États-Unis.

De plus l’émission fit l’étalage d’une mauvaise interprétation d’une annonce de l’administration américaine en Anglais par les membres du gouvernement pensant que les farines animales ne devaient pas contenir de matières à risques spécifiés (yeux, moelles épinières, intestins, cerveaux..), alors que la signification en était l’exact opposé, comme le reconnaîtra quelques jours plus tard le gouvernement Coréen décrédibilisé.

Durant cette émission, la ligne de défense des membres du gouvernement tiendra essentiellement dans la maîtrise scientifique du risque par des critères internationaux. Outre l’élaboration douteuse et sujette aux intérêts américains de ces critères, l’invocation de la caution scientifique était particulièrement surprenante, surtout après que le gouvernement ait rejeté l’avis défavorable des experts. De plus on peut se demander comment ces derniers pourraient construire un modèle théorique du risque alors qu’ils n’ont aucune idée précise du fonctionnement de la maladie, et que la durée particulièrement longue de l’incubation ne permet pas encore de tirer des conclusions sur l’ampleur de la contamination humaine.

Insuffisances graves des systèmes de contrôle

Quant aux systèmes de contrôle, la foi feinte ou réelle du gouvernement coréen dans les systèmes américains n’a d’égale que ses graves insuffisances. Ainsi selon cette émission 15% des estimations d’âge de bovins aux USA sont erronés. De plus une société de protection des animaux américaine, The Humane Society, réalisa un reportage en caméra cachée montrant des animaux malades ou incapables de marcher correctement littéralement poussés dans les abattoirs par des chariots monte-charge. [4]

Comme le dévoile le journal USA Today du 9 mai 2008 [5], malgré le faible taux de dépistage (moins de 1% du cheptel est actuellement testé) le gouvernement américain demanda à la justice d’interdire des tests de dépistage d’ESB de plus grande ampleur et fit même appel du rejet : "The Bush Administration on Friday urged a federal appeals court to stop meatpackers from testing all their animals for mad cow decease". Ce faisant, un abattoir américain tel que Creekstone Farms ayant voulu tester 100% des bovins pour la présence d’ESB fut dans l’impossibilité légale d’effectuer ce dépistage.

De l’aveu même d’une parlementaire états-unienne Rosa DeLauro "Je pense que le système de sécurité alimentaire est cassé. Il s’effondre (collapse). Nous sommes dans l’incapacité de protéger la santé publique. Nous sommes incapables de protéger la confiance publique dans l’approvisionnement en nourriture" [6]. Quant aux contrôles coréens, on peut légitimement douter de leur efficacité lorsque l’on constate par example l’inaptitude du gouvernement coréen à empêcher la propagation de la grippe aviaire.

Nombreux faux-pas du gouvernement


Devant l’indignation grandissante au sein de la population, le gouvernement coréen commettra d’autres faux pas. Parmi les déclarations prêtant à rire, on peut citer celles du chef des inspections : "Manger un T-bone de steak contaminé par l’ESB ne comporte aucun risque" ou encore "La viande de bovin atteinte par l’ESB est sécurisée, crue ou cuite".

Le gouvernement est allé jusqu’à utiliser des publicités dans des journaux de droite pour déclarer que "les américains mangent le même bœuf que nous" ou que "Depuis dix ans, il n’y a pas eu de cas de vache folle dans les exportations américaines". Ces deux affirmations mensongères provoquèrent les réactions ironiques de personnes s’interrogeant sur l’utilisation des taxes payées par les coréens pour faire de la publicité au bœuf américain.

Le gouvernement menaça de plus le présentateur de poursuites pour "Diffamation" et "Diffusion de fausses nouvelles". De même la réponse fut l’ironie du concerné se demandant bien sur quelles bases il allait être attaqué.

Rassemblements nocturnes à la bougie

Bien que le mouvement de contestation ait déjà commencé avant la diffusion de cette émission par une manifestation de mères inquiètes pour la sécurité alimentaire, celle-ci a amplifié la conscience des risques et des enjeux. La popularité du président fraîchement élu s’est effondrée de -30% en deux mois atteignant 20% d’opinions favorables.


Des rassemblements relativement spontanés se sont formés pratiquement chaque soir depuis le premier mai, en particulier durant les nombreux jours fériés et week-end de cette période. Ils comportent assez rapidement des dizaines de milliers de personnes (15.000 lors de la première manifestation importante qui a eu lieu le 2 mai) et ne faiblissent pas. Des travailleu-rs-ses, des mères de famille, des fermier-e-s, des lycéen-ne-s se succèdent au micro pour dénoncer les accords devant leurs pairs munis de bougies. Le climax fut atteint ce samedi 17 Mai, veille de la commémoration du massacre de Kwangju, par un rassemblement festif de plus de 40.000 personnes.

Les rassemblements à la bougie trouvent leur origine en 2002 lorsque des chars de l’armée américaine ont tué deux petites filles coréennes. La population coréenne outrée par la réaction méprisante de l’administration américaine et la non-condamnation des fautifs s’était réunie en marche silencieuse à la bougie. Les manifestations actuelles étant illégales car "non déclarées, bruyantes et nocturnes" sont présentées comme des "évènements culturels" par les participant-e-s.

Plus récemment des artistes se sont solidarisé-e-s du mouvement et de nombreux concerts sont prévus. Les principales revendications vont de l’annulation des accords d’importation à la destitution du président. Le mouvement est impressionnant de force, d’autonomie et de vitalité ; l’auto-gestion est de mise. Les participant-e-s s’organisent par exemple afin de laisser la place propre après chacun de leurs départs, nettoyant les détritus et la cire des bougies.

Par ailleurs des banderoles sont déployées aux fenêtres des habitations. On peut y voir des inscriptions telles que "Chez nous, on ne veut pas de la vache folle". Des messages SMS ont été envoyés par les mairies d’arrondissement aux responsables d’assemblées de quartier afin de les "avertir" que ceci est une pratique illégale.

Lutte atypique et répression vicieuse

Le déploiement des "forces de l’ordre" est impressionnant malgré le pacifisme total des rassemblements. Des cars caractéristiques aux vitres grillagées déversent de jeunes adultes d’à peine 20 ans en rang sur les trottoirs. Cette force dite "de combat" est constituée de jeunes hommes effectuant leur service militaire pour une durée de deux ans. Il n’y a eu aucune violence physique exercée d’une part ou de l’autre jusqu’à présent. Par ailleurs il n’y a aucun service d’ordre interne au mouvement.


Le mouvement de contestation comporte une forte proportion de lycéen-ne-s, jusqu’à 70% suivant les rassemblements. Ceci est un phénomène particulier et atypique en Corée du sud, ou l’enseignement est très strict et hiérarchisé, la moitié des lycées sont non mixtes, la sélection impitoyable et ou les lycéen-ne-s n’ont aucune organisation politique ni syndicats.

Le corps enseignant et les direct-eurs-rices d’établissements scolaires collaborent très activement avec les forces de police. Les direct-eurs-rices de lycées ont envoyé des centaines de professeur-e-s dans les rassemblements afin de repérer les élèves participant-e-s. Ces dernier-e-s se voient alors fiché-e-s et sanctionné-e-s par exemple par des notes de comportement, et menacés d’expulsion. Les parents qui ont vécu des périodes ou les mouvements sociaux étaient réprimés dans le sang reçoivent des lettres des lycées les informant que leurs enfants ne sont pas en sécurité s’ils sortent de nuit pour participer aux manifestations.

Un autre facteur déterminant est le développement de pointe d’internet et la culture s’y associant. Le faible contrôle gouvernemental sur le réseau en fait un outil puissant au service de forces politiques décentralisées et horizontales. Ainsi la notion de "Netizen" ou citoyen-ne internet possède une toute autre dimension que dans la plus part des pays. C’est sur un site internet qu’une pétition lancée par des lycéen-ne-s pour la destitution du président Lee Myong-Bak réunissait déjà 300.000 signatures le premier mai, et plus de 1.310.000 signatures le 15 mai. Le gouvernement coréen a dans un premier temps méprisé "ces fausses rumeurs propagées sur l’internet".


Mais devant l’ampleur du mouvement la police a menacé d’arrêter les "Netizens" ainsi que les organisat-eur-rice-s des manifestations afin de les traduire en justice. Le serveur de la police fut alors saturé par des milliers de messages tels que :

- "Je vous informe que mon fils est fortement actif pour la diffusion de rumeurs sur la vache folle"
- "Mon désir de vivre peut-il devenir un crime ?"
- "Pensez-vous encore vraiment que la dictature est possible ?"
- "J’accuse CNN et la FDA de rumeurs et de désinformation"
- "J’avoue avoir informé mes connaissances des risques de l’ESB"
- "Je n’ai pas pu participer à ces manifestations mais le cœur y était".

Ceci n’a pas empêché le gouvernement de mettre ses menaces à exécution en envoyant directement la police dans les lycées, interrompant des cours afin d’interpeller et d’interroger certains élèves. Il en fut ainsi pour un élève ayant tenté de déclarer - pour une fois - une manifestation à la préfecture.

Si des organisations politiques au sens traditionnel sont présentes, elles se montrent particulièrement discrètes. Ceci peut être dû à leur volonté de ne pas permettre au gouvernement d’attribuer une étiquette idéologique au mouvement, mais plus probablement à l’impossibilité pour elles d’en prendre le contrôle. Les partis politiques bourgeois, y compris de droite, semblent faire du suivisme en s’alignant progressivement sur les revendications de la rue. Le parti des travailleurs, parti progressiste de gauche, a annoncé qu’il payerait des avocats pour les lycéen-ne-s poursuivis. On note la présence dans les manifestations d’éléments trotskistes et d’autres forces anti-capitalistes, mais les revendications principales sont plus limitées.

Bien qu’il soit difficile d’en avoir une vision objective, ce mouvement qui ne cesse de s’amplifier se caractérise par une absence d’organisations identifiables. Les participants ne se définissent pas eux-même et n’ont d’identité que leurs seules revendications politiques. Il n’y a aucun doute dans ce contexte sur la radicalité de cette forme de lutte. Le gouvernement déstabilisé a commencé à reculer sous la pression en reportant l’annonce officielle de l’effectivité des accords d’importation, malgré l’inflexibilité de l’administration étasunienne. Le sentiment général est celui d’un gouvernement paniqué et d’une crise de la démocratie représentative. Actuellement en Corée du Sud souffle un vent de défiance portant le pouvoir politique réel dans la rue.

Article initialement écrit pour rebellyon.info - CopyLeft 18 Mai 2008, toute reproduction encouragée.

Photos et ressources

a. Des photos des rassemblements sont disponibles ici. Traductions ou explications pour certaines d’entre elles :
- Photo 32 / 541 : « Nous, nous ne sommes pas des consommateurs, nous sommes des citoyen. Et vous, vous n’etes pas PDG »
- 39 : « Les citoyens sont-ils des mendiants fous car ils n’ont pas mange de viandes bon marche et dangereuses ? »
- 42 : « Il n’avait aucun sens des convenances, il n’avait pas de cerveau, il n’avait meme pas pense a la sante de la population »
- 60 : Des vices-présidents d’ecoles apres une réunion pour empecher les élèves de manifester
- 66 : Actrice et chanteurs coreens populaires participant au mouvement. Ils ont recu des menaces de poursuite par le gouvernement s’ils tenaient un concert le 17 mai.
- 70 : « Chez nous, on est contre l’importation de viande de vache folle »
- 72 : « Ce qui nous manipule, c’est la vache folle et l’education folle »
- 94 : GangGiGap surnome Gangdalf sur internet. Ancien agriculteur actuellement representant du parti des travailleurs.
- 97 : SMS envoyes aux chefs de commites autonomes de quartier par la mairie de l’arrondissement stipulant que placer des banderoles contre la vache folle a sa fenêtre peu entrainer des conséquences judiciaires
- 121 : Etatsuniens participant au mouvement contre la vache folle.
- 125 : Copie d’ecran des messages d’autodenonciation sur le site de la police

b. Photos dans des articles online de presse de gauche : article 1, article 2

c. Vidéo d’un rassemblement (inclus dans un article). Traduction du discours de la lycéenne : "Nous sommes venus ici pour faire de la Praxis, comme disent les enseignants. Donc ne nous arrêtez pas. Nous, la jeunesse, souhaitons que notre société devienne belle et juste, comme dans un livre d’école. Je souhaite que notre gouvernement ne mente pas a la population et ne soit pas servile vis a vis des pays forts. Nous souhaitons que le gouvernement prenne soin de la population et utilise sa souveraineté avec dignité. Citoyens ! Pour réaliser cette société, nous devons ensemble nous donner la main. Courage ! Unissons-nous ! Allumons ces bougies ! Je crois que ces bougies que vous avez allumées ici pourront exerceront une force puissante."

[1] Comme on peut le voir dans la chronologie des événements liés à l’ESB

[2] Voir par exemple l’abstract de ce document de recherche

[3] Les videos en coreens sont disponibles sur le site de la chaine

[4] CNN s’est fendu d’un reportage dont vous pouvez avoir une idée ici

[5] Article de USA Today du 9 mai 2008 : cliquez ici

[6] Voir la déclaration sur le site de CNN

Mis en ligne par libertad, le Mercredi 18 Juin 2008, 22:56 dans la rubrique "International".