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30/04/2012

Sarkozy, Guéant, échec et mat

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.Fahim Mohammad (photo Audoin Desforges)

LES INROCKS
Fahim, 11 ans, sans papier et champion de France d’échecs
28/04/2012 | 09h10

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A 11 ans, Fahim Mohammad est en situation irrégulière et sans domicile fixe en France depuis 2008. Samedi 21 avril, il est devenu champion de France pupille d’échecs. Depuis, il aurait du intégrer l’équipe de France, mais pour participer à des tournois internationaux, il faut un passeport pour voyager.
Au rez-de-chaussée d’une tour de Créteil, dans le petit local du club d’échecs Thomas-du- Bourgneuf, un gamin vêtu d’un sweat à capuche est affalé sur le canapé. Fahim Mohammad dîne ici avec son père presque tous les soirs, plus rarement il y dort. Il vient surtout s’entraîner. Nura Alam, son père, pointe du doigt un amas de coupes perchées sur le micro-ondes marron et déclame, les yeux grands ouverts : “Champion Ile-de-France 2010, champion de Paris…” Faute de place, d’autres trophées campent dans l’arrière-salle. Fahim semble réservé, presque distant par rapport à tout ça.


Après quatre ans en situation irrégulière, à vadrouiller entre les hôtels sociaux, avec même un bref passage sous une tente, il a trouvé un peu de stabilité dans des familles proches du club. Samedi 21 avril à Nîmes, Fahim est devenu champion de France des moins de 12 ans. Comme il est scolarisé depuis trois ans en France, ce titre aurait dû lui ouvrir les portes de l’équipe nationale. Théoriquement.


“Ils ne voulaient pas que je joue aux échecs”

Fin 2008, Fahim et son père débarquent en France en avion “avec un passeur qui nous a repris ensuite les passeports”, se remémore-t-il. Ils ont fui le Bangladesh pour des problèmes politiques. “Mon père était dans le clan qui a perdu les élections présidentielles. Ils l’ont menacé de s’en prendre à moi.” Fahim a retenu de cet épisode qu’“ils ne voulaient pas que je joue bien aux échecs. Ils étaient jaloux”. Tandis que, dans un français parfait, son enfant pèse chaque mot pour répondre à nos questions, le père sort d’un classeur des articles de journaux en anglais. Sur une photo à la une, on aperçoit Fahim en tournoi, juché sur trois chaises en plastique afin d’être à la hauteur de l’échiquier.




Depuis l’âge de 5 ans, il gagne la plupart des tournois qu’il dispute. Pas étonnant qu’une fois arrivé à Paris, le premier réflexe de Nura Alam fut d’inscrire son fils à un tournoi d’échecs. A seulement 8 ans, il remporte la compétition réservée aux moins de 20 ans. Un entraîneur le repère et lui conseille d’aller faire un tour au club Thomas-du- Bourgneuf, où évolue une équipe de “top jeunes”, le plus haut niveau français. Ce jour-là, Xavier Parmentier, ancien entraîneur de l’équipe de France des jeunes durant vingt ans, y dispense justement un cours.


“J’ai vu arriver le gamin avec son père. Il ne parlait pas français. Je lui ai montré un problème (sur l’échiquier), il a désigné du doigt la solution, beaucoup plus vite que les gamins qui étaient là.”


Depuis, il entraîne bénévolement Fahim deux fois par semaine. De son côté, le jeune joueur doit s’exercer à la maison. “Mais il est encore un peu feignant, comme les gosses de son âge”, soupire son entraîneur. Fahim reconnaît lui-même qu’il “ne travaille pas beaucoup, beaucoup”. Un peu nonchalant, un peu distrait, l’enfant a vu son niveau de jeu évoluer en dents de scie, principalement à cause de sa situation matérielle.


Champion de France pupilles

Des organismes comme l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) ont rejeté en août 2010 sa demande de titre de séjour et celle de son père, au motif que la femme et deux enfants de Nura Alam demeurent toujours au Bangladesh. Décision confirmée en appel par le tribunal administratif la même année. Accueillis un temps dans des hôtels sociaux d’urgence par France terre d’asile, Fahim et son père se retrouvent à l’été 2011 de nouveau à la rue.


“Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile portent bien leur nom. Quand la demande est définitivement rejetée, on ne peut plus y rester”, se désole une communicante de FTA. Fahim voit alors son père planter une tente à côté du lac de Créteil. Devant cette situation d’urgence qui va durer un mois, le club d’échecs se mobilise. Fahim dort depuis chez des familles proches du club tandis que son père loge dans une chambre prêtée après un appel lancé sur le web.


“L’année où on allait d’hôtel en hôtel, j’avais du mal à me concentrer. Je n’avais fini que septième au championnat de France”, se souvient Fahim. Triturant un pion de sa main droite, l’enfant s’anime dès qu’on évoque sa dernière compétition. Sur une semaine, il a remporté sept parties et réalisé deux nulles. Fahim accepte de reconstituer de mémoire une partie qu’il a remportée en moins de vingt coups. “A son niveau, c’est normal de pouvoir faire ça, nous explique a posteriori son entraîneur. C’est comme demander à quelqu’un de chanter une chanson apprise à l’école.” Samedi 21 avril, il termine avec huit points, le meilleur score. Fahim se retrouve champion de France pupilles.


“Le problème n’est pas qu’il soit étranger”

En théorie, “ce titre lui fait intégrer automatiquement l’équipe nationale jeunes”, nous explique Jordi Lopez, directeur technique adjoint de la Fédération française des échecs (FFE) et sélectionneur de l’équipe de France des jeunes. Seulement, Fahim dispute ses compétitions “sous le code” bangladais. En d’autres termes, il est affilié à la fédération de son pays. La FFE a donc entamé les démarches nécessaires pour qu’il puisse jouer “sous le code français”.


“Ce n’est pas le fait qu’il soit étranger qui pose le plus problème, ajoute Jordi Lopez, mais qu’il soit en situation irrégulière. Comment va-t-il passer les aéroports pour les championnats d’Europe et du monde ? Nous ne pouvons pas prendre ce risque avant d’avoir réglé sa situation.”


Le père de Fahim n’a pas chômé pour tenter de résoudre ce blocage. Il a récolté des lettres de soutien de la fédération, de l’école primaire de Fahim (aujourd’hui en 6e, il enchaîne les félicitations depuis son arrivée en France), de Laurent Cathala, député socialiste du Val-de-Marne… Nura Alam a même écrit à la ministre des Sports de l’époque, Chantal Jouanno, ainsi qu’à la secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, Jeannette Bougrab, en tentant de faire vibrer la corde de “l’immigration choisie”. La réponse à ces courriers est venue du service de l’asile du ministère de l’Intérieur et de l’Immigration, qui estime que sa “situation répond aux critères de délivrance d’un titre de séjour sur un autre fondement que l’asile”.


Depuis, avec l’aide de RESF (Réseau éducation sans frontières), Nura Alam tente d’obtenir un rendez-vous à la préfecture. La semaine prochaine, la fédération va révéler la nouvelle équipe de France. Fahim n’en fera pas partie. Jordi Lopez précise qu’une exception sera faite “pour ce gamin extraordinaire si la situation se décante avant les championnats d’Europe à Prague” (en août). Fahim a bien intégré les données du casse-tête administratif. Il souhaite simplement disputer les championnats internationaux pour lesquels il a gagné son ticket d’entrée mais pas son billet d’avion. “Ca me convient si j’ai juste un permis temporaire pour voyager pour les championnats à venir. Juste deux semaines, ça me convient.”

Geoffrey Le Guilcher


par Geoffrey Le Guilcher
le 28 avril 2012 à 09h10




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29/04/2012

Racisme d'état

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.RUE89 LE GRAND ENTRETIEN29/04/2012 à 18h22 Eric Fassin : « La politique d’identité nationale a construit une France blanche » Zineb Dryef | Journaliste Pour le sociologue, ce ne sont pas les immigrés qui menacent la France, mais la xénophobie. Et la gauche devrait reprendre la main dans un débat en pleine dérive. Vichy, Pétain et les années 30 : peut-on tout dire ? « La politique d’identité nationale construit aujourd’hui une France blanche » « Les différences se sont effacées entre droite et extrême droite » « L’obsession de l’islam mène à l’absurdité » « Je n’ai pas grand-chose, mais au moins je suis blanc » « La xénophobie d’Etat nourrit une xénophobie sociale » Très long entretien, cliquez sur le lien: http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/29/eric-fassin-la-politique-didentite-nationale-construit-une-france
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23/03/2012

Kelkal/ Merah: parallèle, 17ans de perdus

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.MEDIAPART
Une histoire française
22 MARS 2012 | PAR FRANÇOIS BONNET


Mohamed Merah n’est donc pas le monstre barbare surgi de nulle part, soudaine incarnation d’un terrorisme islamique Al Qaïda abstrait, quand il n’est pas fantasmé. Les premières informations sur cet homme, qui a revendiqué haut et fort, selon la police, les tueries de Toulouse et de Montauban, disent tout autre chose. Elles racontent une histoire française. Elles nous disent ce que peut devenir notre société et ce que peuvent être des responsabilités publiques.

Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes (lire ou écouter, par exemple, la chronique politique, ce jeudi sur France Inter, ou l'éditorial de Libération, mercredi) veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. L’assassinat d’enfants juifs, de militaires, l’attaque d’une école ne sont pas qu’un fait divers dont l’exceptionnelle singularité interdirait toute mise en contexte. Bien au contraire, il entre de manière dramatique en résonance avec un pays en crise et fracturé.

Les premiers éléments disponibles sur le tueur et son itinéraire rappellent très fortement une autre histoire française, celle de Khaled Kelkal, l’un des responsables de la vague d'attentats commis en France en 1995. Il fut tué en septembre de la même année par des gendarmes dans des conditions controversées, une mort filmée en direct par une caméra de France2. Dix-sept ans plus tard, le parallélisme est troublant (jusqu’à l’assaut du RAID et la mort de Mohamed Merah), comme si à la France déchirée de 1995 faisait écho une France de 2012 encore plus dégradée.

Mohamed Merah, jeune Français de 23 ans, a grandi dans une cité populaire de Toulouse, décrite aujourd’hui comme un de ces quartiers en crise, oublié de la puissance publique. Khaled Kelkal, Algérien, avait 24 ans en 1995 et avait été élevé dans une cité de Vaulx-en-Velin, ville en perdition à la fin des années 1980. Il est considéré comme l’un des principaux organisateurs des attentats commis durant cet été 1995, dont le plus spectaculaire fut l’explosion provoquée dans une rame de RER à la station Saint-Michel (huit morts). Il serait aussi à l'origine de l'explosion d’une voiture piégée, le 7 septembre, garée devant une école juive de Villeurbanne. Par miracle, elle n’avait fait aucune victime, la minuterie de la bombe s’étant déréglée.

Kelkal avait choisi de basculer dans le terrorisme islamiste, pour finir recruté par le GIA qui tentait alors d’exporter en France la guerre civile algérienne et les massacres de masse. Merah est entré, selon les mots du procureur, dans un processus « d’autoradicalisation salafiste atypique » pour, après deux séjours en Afghanistan, finir en tueur fanatique solitaire.

À la différence de Mohamed Merah, semble-t-il, Khaled Kelkal avait réussi des études qui l’avaient mené au lycée de la Martinière, à Lyon. Il n’a pu aller plus loin, sombrant dans une délinquance ordinaire faite de voitures volées et de braquages qui devaient le conduire en prison pendant deux ans, de 1990 à 1992. Mohamed Merah, selon le procureur, a, lui, empilé les condamnations devant la justice pour mineurs, pour vols, violences, avant de faire dix-huit mois de prison.

L'itinéraire de Khaled Kelkal
La monstruosité des crimes commis par Mohamed Merah n’a rien à envier à ceux perpétrés par Khaled Kelkal. Pourtant, en 1995, la mort de Kelkal allait provoquer un intense débat sur l’itinéraire de ce jeune immigré, né à Mostaganem, arrivé en France en 1973 et élevé dans un de ces nombreux « quartiers de relégation ». Débat alimenté par un témoignage hors normes de Khaled Kelkal lui-même : Le Monde publiait en effet, quelques jours après sa mort, un long entretien réalisé par un chercheur allemand en sciences sociales et politiques, Dietmar Loch, avec le jeune homme. L’entretien avait été fait le 3 octobre 1992 dans le cadre d’une recherche de terrain sur les politiques publiques menées à Vaulx-en-Velin.


Khaled Kelkal y retraçait son parcours, le parcours de l’impossible intégration d’un jeune homme dans la société, comme dans un lycée de Lyon où il ne « trouvait pas sa place », phrase qui revient sur beaucoup d'autres sujets. L'«énorme mur» qui sépare la banlieue et la ville de Lyon, les discriminations sociales et raciales… Khaled Kelkal raconte alors l’histoire ordinaire d’un jeune des quartiers. Et Dietmar Loch estime pour sa part que «Khaled Kelkal parle pour la jeunesse de Vaulx-en-Velin. Khaled Kelkal était un Franco-Maghrébin qui cherchait la reconnaissance et la dignité et ne les a pas trouvées».

Cette publication devait déclencher une violente polémique tant elle se révélait dérangeante : comment donner ainsi la parole à un terroriste, et interroger la société et les politiques, leurs responsabilités dans cette errance criminelle ? Le débat s’est pourtant développé. Jacques Chirac se rendait à Vaulx-en-Velin. Les acteurs de la politique de la ville étaient sommés de répondre, les responsables politiques s’en saisissaient. Eric Raoult, alors ministre de la ville, annonçait un «programme national d'intégration urbaine», première étape du Plan Marshall pour les quartiers promis par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle, et jamais mené à bien.

Maires, responsables associatifs, acteurs locaux se sont alors interrogés. Et la presse a relayé une vaste réflexion sur les banlieues, l’intégration, l’égalité des chances. Le contexte de 1995 s’y prêtait. Pour une raison simple : l’avenir des quartiers populaires, des quartiers d’immigration comme des ghettos ethniques fabriqués était alors encore un enjeu central du débat public.

Quelques années avant, en 1991, le conseiller d’État Jean-Marie Delarue (qui est aujourd’hui chargé du contrôle des lieux d’enfermement, comme Mediapart s’en est fait largement l’écho – lire ici et là ou dans ces extraits de documentaire) publiait une étude sur les politiques de la ville et de développement social qui allait relancer les réflexions : son livre, La relégation, passait au crible les lentes crises à l’œuvre dans la société. « Les quartiers sont partis à la dérive, silencieusement, dans la nuit », écrivait-il. Décrivant les confusions et incohérences de l’action publique, il mettait en garde sur les explosions à venir, concluant par : «Ces objectifs (ceux énoncés dans ce rapport – ndlr) ne seront pas atteints s’il n’est pas remédié aux désordres des politiques.»


Un autre exemple de l’attention et de la réflexion renouvelée qui marqua ces années fut, au moment de l’élection de 1995, quelques mois donc avant les attentats Kelkal, la parution d’un livre du sociologue Adil Jazouli, Une saison en banlieue, bilan d’un long travail d’analyse sociale mené par l’association Banlieuescopies. Dans sa préface, l’écrivain Tahar ben Jelloun résumait bien l’enjeu comme l’état de ces territoires et populations : «C’est une tragédie qui commence à balbutier devant nous ; elle se prépare et on sait qu’elle produira de l’incompréhension et du chagrin, qu’elle sera irriguée de sang et de paroles et qu’elle sera l’infini désespoir prêt à n’importe quelle aventure.»

Un « mal » plus large
Nous en sommes là aujourd’hui. Et il serait interdit ou obscène de s’interroger sur les « désordres des politiques », pour reprendre la formule de Jean-Marie Delarue ! Dix-sept ans plus tard, le pouvoir exécutif demande le silence, tout en improvisant une nouvelle rafale de projets de lois dites antiterroristes, alors même que les questions se multiplient sur un éventuel fiasco de dix jours d’enquête policière suivis de l’assaut du RAID.

« Nous devons être rassemblés et (ne devons) céder ni à l'amalgame, ni à la vengeance. Face à un tel événement, la France ne peut être grande que dans l'unité nationale », assure le président-candidat. Plutôt que cette union nationale de circonstance décrétée par un pouvoir exécutif en campagne électorale, il serait plus que temps de mettre en œuvre une vraie solidarité nationale. Et de substituer à une démocratie comme mise entre parenthèses, un véritable débat public.

François Bayrou ne s’y est pas trompé qui, le premier, dès lundi soir, a décidé de transformer son meeting de Grenoble en une « réunion de réflexion nationale ». « Le fait de montrer du doigt les uns et les autres en fonction de leur origine, c'est faire flamber les passions, et on le fait parce que dans ce feu-là, il y a des voix à prendre, déclarait à Grenoble, le candidat du MoDem. On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots qui roulent comme une avalanche et parfois tombent sur des fous. »

Qualifié d’« ignobles » par Alain Juppé, les propos de François Bayrou tombent au contraire à pic. Tout comme ceux de Jean-Luc Mélenchon ou d’Eva Joly qui rappelait, mercredi, qu’« il y a clairement eu des discours discriminants et stigmatisants de la part de Nicolas Sarkozy et de la part de Claude Guéant. Cela n'arrange rien. Je pense que nous sortons d'une période de cinq années où on a monté les Français les uns contre les autres ».

François Bayrou l’a répété ce vendredi matin sur RMC, évoquant un « mal » plus large : « Dans les cités, ce qui se passe autour de l'emploi, ce qui se passe autour de l'école, le fait que notre société n'arrive plus à intégrer ceux qui naissent sur son sol et (sont) souvent nés de parents nés eux-mêmes en France. » Il serait grand temps, pendant que Marine Le Pen brandit à nouveau l’idée d’un référendum sur la peine de mort, que les candidats ambitionnant d’incarner une alternance progressiste à cinq années de présidence Sarkozy se saisissent de ces questions. Pour remettre au cœur les politiques d’intégration. Pour faire des quartiers populaires la question centrale, quand elle est aujourd’hui ignorée. Pour réapprendre à ce pays à vivre ensemble quand tout est fait, depuis cinq ans, pour le diviser et organiser les exclusions.



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20/03/2012

Le constat

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Sans être les exécuteurs directs, les lanceurs de débats 'sans tabou',les incendiaires, les 'droits dans leurs bottes', les jacasseurs, les nostalgiques d'une France unicolore et catholique, tous sont coupables. Tout le reste n'est que bla bla et enfumage.



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03/02/2012

La France épinglée par la CEDH ( encore une fois! )

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.Droit d'asile d'un Soudanais: la France épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme
AFP – il y a 2 heures 33 minutes


La Cour européenne des droits de l'homme a donné raison jeudi à un immigré soudanais qui contestait le refus des autorités françaises de lui accorder le droit d'asile, estimant que la procédure prioritaire employée, qui ne permet pas d'appel suspensif, ne le protégeait pas d'une expulsion


La Cour européenne des droits de l'homme a donné raison jeudi à un immigré soudanais qui contestait le refus des autorités françaises de lui accorder le droit d'asile, estimant que la procédure prioritaire employée, qui ne permet pas d'appel suspensif, ne le protégeait pas d'une expulsion.
Dans leur arrêt, non définitif, les juges de Strasbourg ont estimé que la France avait violé le droit de ce Soudanais du Darfour à un recours effectif (article 13 de la Convention européenne des droits de l'homme) car sa demande d'asile déposée en janvier 2009 avait été traitée en "procédure prioritaire" par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
La Cour a épinglé le "caractère automatique" du classement en procédure prioritaire, "lié à un motif d?ordre procédural, et sans relation ni avec les circonstances de l?espèce, ni avec la teneur de la demande et son fondement".
Selon elle, "si les recours exercés par le requérant étaient théoriquement disponibles, leur accessibilité en pratique a été limitée". Les juges ont notamment relevé "l?absence de caractère suspensif du recours formé devant la CNDA (Cour nationale du droit d'asile) en cas de procédure prioritaire".
L'immigré, identifié par ses initiales I.M., avait été arrêté à son arrivée sur le territoire français. Il avait contesté son expulsion vers le Soudan où il affirmait être en danger de mort, estimant ne pas avoir été en mesure en quelques jours de préparer efficacement son dossier et de réunir les pièces nécessaires pour l'Ofpra. Débouté, il s'était tourné vers la CNDA, tout en déposant un recours à la CEDH pour suspendre la mesure d'expulsion, ce qu'il avait obtenu.
En février 2011, la CNDA lui avait reconnu sa qualité de réfugié.
La CEDH a conclu que le constat d?une violation fournissait "une satisfaction équitable suffisante pour le dommage moral subi par le requérant". Elle a condamné la France à lui verser 4.746,25 euros pour frais et dépens.
L'arrêt sera définitif dans trois mois si aucune des parties ne demande son renvoi vers la grande chambre de la Cour, l'instance suprême de la CEDH.
"Cette décision vient rappeler que les Etats ne doivent en aucun cas renvoyer une personne dans son pays tant qu'il n'est pas démontré, de façon complète et définitive, qu'elle n'y encourt aucun risque", ont réagi Amnesty International France, l'ACAT France et Human Rights Watch, dans un communiqué conjoint saluant la décision de la Cour.
Les trois associations rappelent que "le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Commissaire européen aux droits de l'homme, et le Comité des droits de l'homme des Nations unies ont régulièrement exprimé des inquiétudes face à la procédure accélérée appliquée en France, en recommandant la mise en place d'un recours suspensif".
"C?est toute la procédure prioritaire prévue par la législation qui est remise en cause", s'est félicitée la Cimade, qui "demande aux pouvoirs publics de modifier la législation pour rendre de plein droit suspensif les recours devant la Cour pour tous les demandeurs d?asile".
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29/01/2012

2 poids 2 mesures l'Europe c'est bien pour faire des affaires, mais pour les Droits de l'Homme c'est plus gênant

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.Les juges européens de la CEDH sous le feu des critiques

LE FIGARO
Par Laurence De Charette

Au nom des «droits de l'homme», ils imposent leurs vues sur des questions de société. Une ingérence de plus en plus contestée.

Comme chaque année, le gratin de la magistrature européenne s'est pressé vendredi dans les salles ultramodernes du «palais des droits de l'homme» à Strasbourg, à l'occasion de la rentrée solennelle de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

Mais le rituel avait, cette année, un arrière-goût d'amertume. Pour la première fois, la CEDH qui a progressivement imposé sa marque dans les grands débats de société voit sa légitimité publiquement remise en cause. Ce sont les Anglais qui ont lancé les hostilités: le premier ministre britannique, David Cameron, s'est fendu la semaine dernière d'un discours au siège du Conseil de l'Europe pour dire tout le mal qu'il pensait du fonctionnement actuel de la Cour. L'opinion publique britannique n'a jamais compris que la CEDH se soit formellement opposée à l'interdiction de vote prévue depuis la nuit des temps pour les prisonniers anglo-saxons.

Jeudi, Nicolas Bratza, le président (anglais) de la CEDH, a rétorqué à son compatriote, que «les États européens ­devaient assumer leur part de la responsabilité commune que constitue la protection des droits de l'homme». Ambiance.

Un «diktat»
En réalité, si les Anglais ont donné le ton, ils ne sont pas seuls à critiquer l'ingérence croissante de la CEDH dans les jurisprudences nationales. Depuis la convention de 1950, tout justiciable peut, après avoir saisi les tribunaux nationaux, se tourner vers les juges de Strasbourg dont les arrêts s'imposent ensuite aux États. Il n'y a pas si longtemps, on aurait prudemment évoqué l'influence européenne, aujourd'hui, le mot «diktat» affleure aux lèvres de nombreux spécialistes, y compris hexagonaux.

Défendre les droits de l'homme, très bien, mais surtout chez les voisins, ont tendance à penser les États membres, plus prompts à dénoncer des violations à la convention des droits de l'homme lorsqu'elles se produisent en dehors de leurs frontières.

En France, de plus en plus de voix s'élèvent pour s'interroger sur le bien-fondé des dernières décisions de la Cour. La douloureuse réforme de la garde à vue a échauffé les esprits. C'est en effet au nom des arrêts de la CEDH que les avocats ont bataillé pour obtenir d'être présents aux côtés de leurs clients dans les commissariats. Une réforme que ne sont pas prêts de digérer les policiers, convaincus que l'efficacité des enquêtes est durablement en danger.

«Un problème de démocratie»
Pour ajouter à la tension, la Cour de cassation française a complètement épousé le point de vue de la Cour européenne: elle a imposé l'application immédiate du principe de l'avocat en garde à vue. À l'inverse, le Conseil constitutionnel avait, lui, estimé qu'un délai était tout à fait envisageable, le temps que les députés votent un nouveau texte.

En résumé, dans cette affaire, la Cour européenne a fait sa loi, au sens figuré - mais presque au sens propre, dénoncent aujourd'hui une partie des juristes.«Il y aura un jour un problème de démocratie, souffle, sous couvert d'anonymat, un membre du ministère des Affaires étrangères français. En principe, c'est le Parlement qui vote les lois dont veut une société, ce ne sont pas à quelques juges d'horizons différents de trancher des débats nationaux.»

Les juges européens n'ont en effet pas hésité à prendre à bras-le-corps des questions aussi intimement liées aux fondements d'une société que celles du mariage, des relations familiales, des successions, ne reculant pas à l'idée de faire trembler le Code civil hérité de Napoléon. «Il n'est pas du tout exclu que d'ici quelque temps la CEDH nous impose de revoir notre conception française du mariage, si elle constate un consensus dans le reste de l'Europe tendant à l'admission du mariage homosexuel», explique Romain Boffa, professeur à l'université de Lille-II.

La sadomasochisme, un droit de l'homme
«On peut aussi douter que les règles élaborées à Strasbourg le soient toujours au nom des droits de l'homme, critique également Astrid Marais, maître de conférences à l'université Panthéon-Assas Paris-II. Ainsi en suivant le principe européen d'“autonomie personnelle” qui permet à chacun de mener sa vie comme il l'entend, même en portant atteinte à son intégrité physique, le droit français devrait reconnaître les pratiques sadomasochistes librement consenties… Je ne suis pas certaine qu'on aurait signé la convention du 4 novembre 1950 si l'on avait, un instant, imaginé que le sadomasochisme allait devenir un droit de l'homme», ironise-t-elle.

Depuis quelques années, la CEDH a bouleversé des pans entiers de nos textes, révisant les droits des enfants adultérins, ou ceux des personnes nées sous X, posant la question de l'indépendance de magistrats, ou contrariant la politique de lutte contre l'immigration… Jusqu'à devenir potentiellement une Cour suprême qui, aujourd'hui, doit sérieusement commencer à compter ses adversaires.
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17/10/2011

Communiqué COPWATCH NORD-PARIS IDF

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.Vu sur INDYMEDIA PARIS ILE DE FRANCE

Communiqué du COPWATCH NORD-PARIS IDF
samedi 15 octobre 2011


Ce Vendredi 14 octobre 2011, le tribunal de Grande Instance de Paris a décidé de répondre à la demande du gouvernement en proclamant l’interdiction du site Copwatchnord-idf.org. La police s’est senti victimisée ; et l’état tremblotant a suivi comme toujours la droite lignée donnée par ses fervents représentants sur le terrain et leurs syndicats. Cela a toujours été le cas historiquement, tant en terme de mesures sécuritaires contre une frange de la population ou lors de critiques ouvertes à l’encontre des forces de l’ordre. Cela ne nous étonne pas.

Il est dit que nous réalisons un "fichage" des forces de l’ordre, il nous a été posé la question de la reproduction des méthodes du gouvernement, des méthodes policières, et des allusions au fichier EDVIGE nous ont été faite. Si tant de rapprochement sont fait, c’est bien que ces méthodes posent questions quand à leur utilisation et finalité. Pour autant, nous affirmons de nouveau avoir établi des bases de données regroupant des informations sur membres des forces de l’ordre, qui de part leur statut représentent l’état et la "république démocratique", et sont donc des personnes publiques de part leur choix professionnel. Ces bases de données sont des outils au service des individus amenés à rencontrer ces personnes publiques ; outils leur permettant de savoir à quoi s’en tenir.

Contrairement au gouvernement, nous n’avons que faire de leur vie privée sauf lorsqu’il s’agit de liens avec les différentes composantes de l’extrême droite. Des liens bien souvent gênants pour le gouvernement et les membres des forces de l’ordre concernés directement ou indirectement. Des liens qui font de ces "représentants de l’état" des éléments dangereux à l’encontre de la population, comme cela a pu se voir à différentes reprises. Les dépots de plaintes liés à ces histoires n’ont étrangement jamais abouti à de telle réaction du gouvernement, ou des précédents.

De part ces bases de données, des membres des forces de l’ordre se seraient sentis "en danger", ainsi que leur famille, nous accusant de détruire des vies et d’inciter aux représailles. Paradoxalement, tous les jours, ce sont ces mêmes membres et leurs collègues qui participent à la destruction de nombreuses vies de personnes et de familles, notamment par une utilisation bien souvent zèlée des pouvoirs qui leur sont attribués. Nous avons entendu parler d’une "haine anti-flic" présente parmi la population, et que nous attisions paraît-il. Mais nous ne l’avons pas créée ; c’est les forces de l’ordre elle même, l’impunité dont elles profitent, et bien évidemment les décisions des villes, préfectures, ministères et autres instances gouvernementales de répression qui ont amené l’émergence et le développement progressif de ce sentiment. Nous ne l’exacerbons pas, nous l’avons peut être juste remis sur la scène publique et médiatique. Cela n’a visiblement pas amené le gouvernement à se poser des questions.

En outre, ce sentiment dit "anti-flic" que nous considérons davantage comme un ras le bol des abus quotidiens perpétrés et impunis, s’est traduit par de nombreux messages de soutien, mais aussi des témoignages qui nous ont été transmis. Les messages de soutien et témoignages seront prochainement diffusés sur le site dont le musellement reste à prouver et des témoignages prendront probablement d’autres chemins ; nous avons plus d’une carte dans nos mains.


Quoi qu’il en soit, malgré la censure désirée à l’encontre du site, il reste toujours accessible par des outils tel que Tor ou I2P, que nous conseillons à toutes et tous pour consulter le site et naviguer sur internet. Nous continuerons notre travail et notre lutte pour dévoiler ce que le gouvernement veut cacher par peur de dévoiler son vrai visage sécuritaire et fasciste. Nous sommes déterminés et ne lacherons rien.

Nous les identifierons un à un,

Leur impunité prendra fin.
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12/10/2011

Encadrement militaire pour les mineurs ...Police dans les écoles et militaires dans les centres de ré-éducations tout ce qu il ne faut pas faire !

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.Encadrement militaire des délinquants: Les députés ont voté la proposition de loi
20MIN

Créé le 12/10/2011 à 12h12 -- Mis à jour le 12/10/2011 à 16h49

LÉGISLATION - La mesure suscite des inquiétudes dans les milieux militaires et est qualifiée d'«électoraliste» par l'opposition...

Les députés ont voté ce mercredi en faveur de la proposition de loi UMP d'Eric Ciotti sur l'encadrement de type militaire des mineurs délinquants, une mesure qui suscite des inquiétudes dans les milieux militaires et est qualifiée d'«électoraliste» par l'opposition.

Cette idée fait partie des 50 mesures d'un rapport de ce député chargé des questions de sécurité à l'UMP qui a été remis avant l'été au chef de l'Etat sur l'exécution des peines pénales. Nicolas Sarkozy a apporté publiquement son soutien à ce projet. Le texte, examiné en urgence, sera ensuite transmis au Sénat.
Un service «citoyen» de 6 à 12 mois

Des mineurs de plus de 16 ans, 200 par an selon les estimations, pourront se voir proposer un service «citoyen», d'une durée de 6 à 12 mois au sein d'un Etablissement public d'insertion de la Défense (Epide). Ségolène Royal, qui défend depuis 2006 l'idée d'un encadrement militaire, voulait elle encadrer 5.000 mineurs délinquants.

Le garde des Sceaux, Michel Mercier, a expliqué que cette mesure de «bon sens» serait mise en oeuvre «dès février 2012» dans trois établissements: Belfort, Val-de-Reuil (Eure) et Bourges, puis dans 15 centres d'ici le mois de juin. Il s'est attaché tout au long de la discussion du texte à déminer les objections soulevées par la commission de la Défense de l'Assemblée, qui dans un mouvement d'humeur inédit depuis dix ans avait rejeté le texte, traduisant une certaine inquiétude des milieux proches des militaires.
Une proposition de loi «made in Droite Populaire»

Les Epide sont de «structure civile», a rappelé le ministre. Ils accueillent depuis 2005 déjà des majeurs au titre du dispositif «Défense deuxième chance». Michel Mercier a assuré qu'il s'agissait d'une «structure particulièrement adéquate», loué les compétences des personnels et assuré qu'ils recevraient une formation spécifique. Ceux-ci s'inspirent aussi «des méthodes des travailleurs sociaux», a-t-il fait valoir. La moitié des personnels des Epide sont «d'anciens militaires», selon Eric Ciotti. Mais, si les Epide ont «le label Défense», explique le député UMP Patrick Beaudouin, il ne s'agit pas de demander aux militaires «de jouer les sergents-chefs redresseurs de torts».

Les députés de l'opposition ont tous taxé ce texte d'«électoraliste». «Cette proposition de loi "made in Droite Populaire" et appuyée par le président de la République fera date», a ironisé le député écologiste Noël Mamère. Jean-Jacques Urvoas (PS) a lui affirmé que 100 à 130 postes de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) seraient supprimés dans le budget qui vient.
Une «petite manoeuvre politicienne, selon Dray

Julien Dray (PS) a carrément accusé la droite de «petite manoeuvre politicienne» pour faire «jouer des contradictions» entre socialistes sur la sécurité en plein débat de la primaire. «Et par ailleurs, qu'est-ce que cela permettra? Cela permettra au candidat que vous appelez de vos voeux de prétendre sur les plateaux de télévision avoir fait quelque chose pour les mineurs délinquants», a-t-il lancé.

Le débat sur la sécurité et la justice ne sera pas clos avec ce texte puisque dans les semaines qui viennent, l'Assemblée examinera un projet de loi de programmation sur l'exécution des peines, qui doit inclure la création de 30.000 places supplémentaires de prison, comme l'a annoncé le chef de l'Etat à la mi-septembre. Il pourrait aussi inclure la mise en place des prisons différenciées suivant la longueur et la lourdeur des peines.
Importé par 20minutes.fr
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11/10/2011

Une bonne nouvelle qui vient du nord, ça se faisait rare

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.Le nouveau gouvernement danois assouplit la politique d'immigration

Reportage | LEMONDE | 11.10.11 | 16h13 • Mis à jour le 11.10.11 | 16h34


Stockholm Correspondance - Le nouveau gouvernement danois, dirigé par la sociale-démocrate Helle Thorning-Schmidt et issu, lundi 3 octobre, de la victoire de la gauche aux élections législatives du 15 septembre, commence à prendre des premières décisions qui vont dans le même sens : celui d'un assouplissement de la politique d'immigration. Il s'agit d'un changement radical, car pendant dix années d'exercice du pouvoir par la droite, soutenue par l'extrême droite et parfois par les sociaux-démocrates, le Danemark a adopté les règles les plus strictes de l'Union européenne.

"Auparavant, les étrangers étaient vus comme une menace et les fonctionnaires étaient entraînés à refuser les demandes de permis de séjour, explique au Monde Liv Holm Andersen, porte-parole sur l'intégration du Parti radical, l'un des deux petits partis de la nouvelle majorité de gauche qui a imposé cette nouvelle orientation. Il ne s'agit pas d'ouvrir les frontières en grand, mais désormais, tout va changer. L'époque où l'extrême droite imposait le ton du débat dans ce pays est révolue."

Parmi les mesures prises ces derniers jours, certaines ont valeur de symbole. C'est le cas de la suppression du ministère de l'immigration, dont les fonctionnaires seront répartis entre ceux de la justice et des affaires sociales, de la simplification et de la transparence des critères pour la demande de permis de séjour, de citoyenneté et de regroupement familial, de l'abandon du rétablissement des contrôles aux frontières, tel qu'il avait été imposé ce printemps par l'extrême droite.

Le système de permis à points pour le regroupement familial, qui excluait les gens sans formation supérieure et, de facto, de nombreux étrangers de pays ciblés, est supprimé. C'est ce texte qui avait commencé à faire basculer l'opinion et le Parti social-démocrate l'an dernier. Autres décisions à forte valeur symbolique, l'abrogation du terme de "ghettos", lancé officiellement pour traiter en priorité certains quartiers difficiles, et la nomination au poste de ministre de l'égalité, des cultes et des affaires nordiques d'un ministre radical d'origine indienne.

"Le monopole de DF (le Parti du peuple danois, extrême droite) est terminé, se félicite Bashy Quraishy, un vétéran de la lutte antiraciste au Danemark. C'est un grand jour pour les étrangers et pour les Danois progressistes, car DF a tenu le gouvernement en otage pendant dix ans. Même les deux partis de l'ancien gouvernement, les libéraux et les conservateurs, prennent désormais leurs distances vis-à-vis de l'extrême droite. C'est très positif." Seul l'ancien ministre libéral de l'immigration, Soren Pind, s'est fendu d'un commentaire cinglant, déclarant que la nouvelle politique signifiait "l'ouverture des frontières et des caisses".

"Nous avions vraiment besoin de changement. Nous ne pouvions plus continuer dans cette rhétorique allant toujours vers plus de restrictions, estime Yildiz Akdogan, ancienne députée sociale-démocrate d'origine turque qui, lorsqu'elle était au Parlement jusqu'à cet automne, était l'une des rares à critiquer les décisions de son parti. Il était parfois très dur pour moi de défendre cette politique que je trouvais souvent stupide."

Ce changement de politique ne s'est effectué que sous la pression des deux petits alliés, l'un au centre et l'autre à l'extrême gauche, qui ont tous deux affiché les plus fortes progressions aux élections législatives et dont le soutien est indispensable pour former une majorité de gauche. "Nous allons revenir à un traitement raisonnable de ces questions, note Jacob Bjerregaard, porte-parole des sociaux-démocrates sur les questions d'immigration et d'intégration. La politique sera plus juste et équilibrée mais nous maintiendrons la règle des 24 ans (le mariage avec un étranger est impossible si l'un des conjoints a moins de 24 ans) qui a empêché beaucoup de mariages forcés."

Le Parti social-démocrate, suivi plus tard par le Parti socialiste populaire, avait cédé à cette surenchère stigmatisant les étrangers par peur d'être jugés mous par l'électorat. Bon nombre des lois sur l'immigration ont ainsi été votées par les sociaux-démocrates. C'est la conséquence du débat qui a divisé le Parti social-démocrate alors au pouvoir durant les années 1990, lorsque les édiles de cette sensibilité politique des banlieues de Copenhague réclamaient des réactions au fur et à mesure que l'immigration grossissait et que l'extrême droite ponctionnait leurs électeurs.

Cette frange du parti l'a emporté à partir des années 2000. "Depuis quelques jours, c'est à nouveau plus facile d'être social-démocrate au Danemark", avoue, soulagé, un proche du nouveau gouvernement.
Olivier Truc
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21/09/2011

Pour les cinq de Villiers le bel

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Lettre d’information


Appels, hommages et fictions > Appels et manifestes
Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel

Appel du 14 juillet contre une condamnation pour l’exemple

par 70 signataires, 14 juillet

Initié il y a un an, le 14 juillet 2010, par Saïd Bouamama, Fahima Laidoudi, Evelyne Perrin, Maurice Rajsfus et Catherine Samary, cet appel dénonce l’inacceptable verdict du 4 juillet 2010, condamnant sans preuves cinq jeunes de Villiers-le-Bel à des peines d’emprisonnement ferme de 3 à 15 ans, sur la seule base de témoignages anonymes et de dénonciations et suppositions plus que douteuses. Les signatures sont à envoyer à rirqprp@gmail.com

Le 14 juillet, le peuple Français est appelé à célèbrer l’anniversaire de la Révolution Française, née de révolte populaire car le peuple ne voyait pas d’avenir. Il en resté dans la Déclaration des droits de l’homme le droit et le devoir de se soulever contre toutes les oppressions.

Au nom de ce même peuple, le verdict du tribunal de Pontoise du 3 juillet 2010 vient de condamner cinq jeunes à de lourdes peines, à partir d’un témoignage sous X, de rumeurs durant des transports de détenus et de conversations co-cellulaires entre détenus.

Ce verdict frappe des jeunes pris au hasard pour en faire des exemples et condamne ainsi la révolte de Villiers-le-Bel 2007. Or cette révolte populaire était une réponse au quadrillage du quartier par plus de 600 policiers après la mort de deux jeunes tués par une voiture de police.

Nous dénonçons ce verdict inique fondé sur un témoignage sous x. Il démontre la politique de deux poids, deux mesures entre le cas de Villiers-le-Bel et l’ affaire Bettencourt : Sarkozy déclare qu’un enregistrement ne peut servir de preuve pour la poursuivre, par contre le témoignage sous x d’un indicateur rémunéré par la police à suffi à des condamnations très lourdes. Nous demandons l’amnistie pour l’insurrection populaire de Villiers-le-Bel et la libération des cinq condamnés pour l’exemple.
P.-S.


Signatures à adresser au CRIRQP (Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire) : rirqprp@gmail.com

Pour soutenir financièrement les condamnés et leurs familles :

Adresser vos chèques à l’ordre de Respect Vérité Justice, à l’adresse suivante : Respect Vérité Justice, c/o Maison de quartier Allende, 10 boulevard Allende, 95400 Villiers-le-Bel.

Liens :

Site du Comité de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel

Forum-Débat de Beur FM avec des proches des inculpés

Article de Matthieu Bonduelle : « Prodiges et vertiges de l’anonymat payant »

Article d’Ornella Guyet : « Villiers-le-Bel : un procès stalinien contre les jeunes de banlieue »

Article de Maurice Rajsfus : « Au procès de Villiers-le-Bel, pas de preuves mais de la délation »

Article d’Omar Slaouti, « Villiers-le-Bel, un procès politique »

Articles de Pierre Tevanian : « Chronique d’un lynchage annoncé » et « Les mots de Pontoise »

Communiqués

- des Alternatifs

- de la CNT-FTE

- de la FASE

- du Nouveau Parti Anticapitaliste

- du Parti des Indigènes de la République

Aucune réaction du Parti socialiste, du Parti Communiste, des Verts et du Front de gauche.
Textes de 70 signataires

Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel, 14 juillet

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Appel du 14 juillet contre une condamnation pour l’exemple

par 70 signataires, 14 juillet

Initié il y a un an, le 14 juillet 2010, par Saïd Bouamama, Fahima Laidoudi, Evelyne Perrin, Maurice Rajsfus et Catherine Samary, cet appel dénonce l’inacceptable verdict du 4 juillet 2010, condamnant sans preuves cinq jeunes de Villiers-le-Bel à des peines d’emprisonnement ferme de 3 à 15 ans, sur la seule base de témoignages anonymes et de dénonciations et suppositions plus que douteuses. Les signatures sont à envoyer à rirqprp@gmail.com

Le 14 juillet, le peuple Français est appelé à célèbrer l’anniversaire de la Révolution Française, née de révolte populaire car le peuple ne voyait pas d’avenir. Il en resté dans la Déclaration des droits de l’homme le droit et le devoir de se soulever contre toutes les oppressions.

Au nom de ce même peuple, le verdict du tribunal de Pontoise du 3 juillet 2010 vient de condamner cinq jeunes à de lourdes peines, à partir d’un témoignage sous X, de rumeurs durant des transports de détenus et de conversations co-cellulaires entre détenus.

Ce verdict frappe des jeunes pris au hasard pour en faire des exemples et condamne ainsi la révolte de Villiers-le-Bel 2007. Or cette révolte populaire était une réponse au quadrillage du quartier par plus de 600 policiers après la mort de deux jeunes tués par une voiture de police.

Nous dénonçons ce verdict inique fondé sur un témoignage sous x. Il démontre la politique de deux poids, deux mesures entre le cas de Villiers-le-Bel et l’ affaire Bettencourt : Sarkozy déclare qu’un enregistrement ne peut servir de preuve pour la poursuivre, par contre le témoignage sous x d’un indicateur rémunéré par la police à suffi à des condamnations très lourdes. Nous demandons l’amnistie pour l’insurrection populaire de Villiers-le-Bel et la libération des cinq condamnés pour l’exemple.
P.-S.


Signatures à adresser au CRIRQP (Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire) : rirqprp@gmail.com

Pour soutenir financièrement les condamnés et leurs familles :

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Article de Matthieu Bonduelle : « Prodiges et vertiges de l’anonymat payant »

Article d’Ornella Guyet : « Villiers-le-Bel : un procès stalinien contre les jeunes de banlieue »

Article de Maurice Rajsfus : « Au procès de Villiers-le-Bel, pas de preuves mais de la délation »

Article d’Omar Slaouti, « Villiers-le-Bel, un procès politique »

Articles de Pierre Tevanian : « Chronique d’un lynchage annoncé » et « Les mots de Pontoise »

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15/09/2011

Piqûre de rappel

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.Société Aujourd'hui à 0h00
Incendie du boulevard Auriol : procès après un faux départ

En mars, une première audience avait fortement choqué.


LIBERATION.FR
ParTONINO SERAFINI et FABRICE TASSEL


Rarement une audience aussi scandaleusement bâclée n’avait laissé autant d’images fortes. Nous sommes le mercredi 9 mars 2011. Les proches des 17 victimes - 14 enfants de moins de 10 ans et trois femmes - de l’incendie du boulevard Vincent-Auriol, à Paris, en 2005, dont le procès recommence aujourd’hui, s’entassent dans une salle exiguë, étouffante.

Malgré la dignité des parties civiles l’ambiance est tendue. Et pour cause : leurs avocats ont dû batailler pour obtenir une demi-journée d’audience supplémentaire car, à l’origine, une seule demi-journée avait été prévue ! Malgré cette minuscule prolongation, le temps est compté. L’urgence est d’écouter les familles afin de les aider à peut-être clore leur deuil. Six ans qu’elles attendent. Pourtant, à la stupéfaction générale, la présidente Jacqueline Rebeyrotte se lance dans une inutile lecture de l’intégralité de l’ordonnance de renvoi. Le micro reste muet, la voix sourde de la magistrate est inaudible. D’autant qu’il fait chaud dans cette petite salle : des fenêtres sont ouvertes, mais le bruit des véhicules filant sur les quais achève de couvrir le monologue de la juge. Le malaise est palpable, les avocats se regardent, accablés, y compris ceux de la défense.

Saturnisme. Assis dans les premiers rangs, un homme noir, assez âgé, n’ouvre pas les yeux pendant les deux heures du rappel des faits. A l’évidence, il n’a pas oublié une seconde de cette nuit du 26 août 2005, où tout est allé trop vite. Trois minutes après que le pyromane - qui n’a jamais été retrouvé - eut mis le feu dans des poussettes au rez-de-chaussée, il faisait 600 degrés. En cinq minutes la cage d’escalier était entièrement embrasée par une torche qui dévora les six étages, brûlant huit enfants dans une même chambre du 5e. La vitesse des flammes avait été accélérée par des plaques de contreplaqué posées sur les murs pour rendre inaccessibles aux enfants des peintures au plomb.

Aujourd’hui, l’association Freha (membre de la fédération Emmaüs), qui gérait l’immeuble, et la société Paris Banlieue Construction, qui a posé les contreplaqués, répondront seules de ces malfaçons. Car l’Etat est, avec le pyromane, l’autre Arlésienne de ce procès. Il faut revenir à juin 2003 pour comprendre : Freha obtient de la préfecture de police de Paris, qui avait relogé boulevard Vincent-Auriol 123 habitants après le campement du quai de la Gare, une note envisageant l’évacuation du bâtiment en raison des risques de saturnisme. Un an plus tard, une autre expertise conclut à l’absence de nécessité d’évacuation, d’où la pose des plaques de contreplaqué. Ultime volte-face lorsque le préfet signe un arrêté de péril interdisant l’occupation de l’immeuble :nous sommes le 31 août 2005, cinq jours après la mort de 17 personnes.

Retour en mars 2011. Le deuxième jour, le procès est déplacé dans une salle plus grande. L’homme qui a fermé les yeux la veille doit cette fois se boucher les oreilles, car pendant de longues minutes un terrible larsen empêche tout échange. «L’illustration de la misère de la justice», grince la présidente, alors que la magistrature vient de vivre, en février, la plus longue grève de son histoire. Nouveau déménagement dans la 1re chambre du tribunal, qui devait accueillir le procès Chirac - finalement ajourné - et où, pour l’occasion, 114 ampoules des lustres ont été changées. Mais rien n’éclaire le procès de l’incendie du boulevard Vincent-Auriol, qui n’a pas commencé alors qu’il ne reste d’après le calendrier qu’une poignée d’heures pour le juger. Les familles demandent le report, rejointes par des avocats de la défense. Dix minutes suffisent aux trois magistrats pour se rendre à l’évidence : «Le tribunal baisse les bras», lâche la présidente.

Quelques leçons semblent avoir été tirées de ce fiasco. «Les petits plats ont été mis dans les grands», promet une source judiciaire. Six demi-journées d’audience ont été programmées (jusqu’au 30 septembre) dans une salle assez spacieuse, et du temps a été prévu pour que les parties civiles puissent s’exprimer.

Série macabre. Bien juger l’affaire du boulevard Vincent-Auriol, c’est aussi un peu solder les comptes judiciaires avec deux autres incendies meurtriers qui ont marqué l’année 2005 dans la capitale. Une terrible série qui commence par l’hôtel Paris-Opéra (dans le IXe arrondissement) dans lequel sont hébergées des familles sans logement et souvent sans papiers, prises en charge par le Samu social. Le feu se déclare dans la nuit du 14 au 15 avril vers 2 heures, surprenant les occupants dans leur sommeil. Pris de panique, certains sautent par les fenêtres. Les secours compteront 25 morts, dont 11 enfants. Une dispute entre le fils de l’hôtelier et sa petite amie, dans une salle du 1er étage, serait à l’origine du sinistre : une bougie serait tombée pendant la querelle sans qu’ils ne s’en rendent compte. L’instruction judiciaire de ce dossier n’est pas encore totalement close. Mais le gros a été fait. Les expertises ont été rendues et les proches des victimes auditionnées. «Les familles attendent à présent la fixation de la date du procès, affirme Pauline Véron, adjointe (PS) au maire du IXe arrondissement. Elles espèrent qu’il se déroulera dans des conditions dignes.»

La série macabre s’achèvera par l’incendie d’un immeuble rue du Roi-Doré (Paris IIIe), faisant sept morts, dont quatre enfants, le 29 août. Les enquêteurs ont suivi tantôt la piste criminelle, tantôt celle de l’accident, sans jamais parvenir à faire la lumière dans cette affaire. Une ordonnance de non-lieu a été rendue.

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14/09/2011

Cantines interdites aux enfants de chômeurs, ce n'est pas un problème de place, c'est un problème de quoi alors ?

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Ces villes qui restreignent l'accès à la cantine pour les enfants de chômeur

LEMONDE.FR | 13.09.11 | 18h32 • Mis à jour le 14.09.11 | 17h46

Carte ici:
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/13/ces-villes-qui-restreignent-l-acces-a-la-cantine-pour-les-enfants-de-chomeur_1570958_823448.html#xtor=AL-32280184


Dans de nombreuses cantines, l'accès est donné en priorité aux enfants dont les deux parents travaillent, ce qui constitue une discrimination.



"La cantine scolaire est réservée en priorité aux enfants de la commune dont les deux parents travaillent." La phrase se retrouve dans nombre de réglements d'établissements d'enseignement. Seulement, restreindre l'accès des enfants à ce service en fonction de l'activité professionnelle de leurs parents ou de leur commune de résidence constitue une discrimination aux yeux de la loi. Et ces décisions municipales sont régulièrement retoquées par les tribunaux administratifs en vertu du principe d'égalité devant le service public.

Une rapide recherche sur Internet montre que de nombreux services de restauration scolaire utilisent ces critères pour restreindre l'accès, arguant du manque de places. Le journal L'Humanité annonce en avoir identifié plus de soixante-dix. Le Monde.fr a répertorié sur une carte quelques cantines contrevenant à ces dispositions, notamment dans des grandes villes.

A Bordeaux, par exemple, on trouve, dans le règlement intérieur de la restauration scolaire de Bordeaux, cette précision sur l'accès au réfectoire : "Le service municipal de la restauration scolaire est prioritairement réservée aux enfants dont les deux parents travaillent".

En regardant de plus près les règlements et conditions d'accès à la cantine, on peut distinguer ceux qui évoquent explicitement la question du chômage. Ainsi la mairie de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) propose-t-elle l'élaboration d'un "planning sur justificatifs (pdf)" qui autorise l'accès à la cantine aux enfants de demandeurs d'emploi quelques jours par semaine seulement. "Le bénéfice du service est maintenu pendant un mois" si l'un des parents perd son emploi. À Quincy-Voisins (Seine-et-Marne), en revanche, il est précisé que "les demandeurs d'emploi sont considérés comme actifs".

Dans la majorité des cas, l'inscription est déclarée "ouverte à tous", avec cependant, à cause de places limitées, un ordre de priorité selon les situations familiales. Le fait que les deux parents travaillent est souvent en tête de liste. Avec, en creux, l'idée que les enfants de chômeurs auraient moins de difficultés à déjeuner chez eux le midi.

DES RÈGLEMENTS ILLÉGAUX CASSÉS PAR LA JUSTICE

Interrogé par Le Monde.fr, Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), demande aux parlementaires de "faire valoir dans la loi ce que les tribunaux administratifs condamnent". La FCPE a lancé lundi 12 septembre un appel en ce sens.

La FCPE affirme avoir systématiquement gagné devant les tribunaux administratifs. Et déplore l'inaction des préfets qui laissent passer ces reglèments votés en conseil municipal, en sachant très bien qu'ils sont illégaux.

Jacques Pélissard, maire UMP de Lons-le-Saunier (Jura) et président de l'Association des Maires de France (AMF) est plus mesuré. Selon lui, il "une loi d'exclusion serait un échec", et il vaut mieux avoir "une approche plus constructive". Il va lancer un "état des lieux" permettant de connaître le nombre de cantines concernées et de trouver des solutions.

Le manque de place n'est pas une excuse selon Jean-Jacques Hazan. "Une fois que l'interdiction est levée, il n'y a plus de problème de place" et les cantines acceptent tous les enfants.

Parmi les solutions possibles, Jacques Pélissard évoque la possibilité de proposer deux services chaque midi, comme dans sa propre commune, ou encore l'extension des locaux. Il est persuadé que le groupe de travail au sein de l'AMF pourra faire preuve d'un peu d'imagination et trouver des mesures adaptées qui respectent à la fois "le principe d'égalité et le principe de réalité".

Et vous ? Votre cantine restreint-elle son accès aux enfants de chômeurs ? Envoyez nous vos témoignages à lesdecodeurs@gmail.com
Alexandre Léchenet
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13/09/2011

Fuck Guéant !

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Reçu un mail d'une copine professeur des écoles en région parisienne, classe de CP:

"...j'ai des "enfants du voyage" en classe (c'est le nom donné à l'éducation nationale), très sympas surtout un petit Curtis qui sait quelle est la différence entre un clou et une vis, ça faisait longtemps que je n'avais vu ça, c'est le rayon de soleil de ma journée de boulot"

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12/09/2011

Roumains, Comoriens, Guéant est prêt a tout croquer,

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http://www.laprovence.com/article/a-la-une/claude-gueant-sen-prend-aux-comoriens-de-marseille
Claude Guéant s'en prend aux Comoriens de Marseille

Publié le lundi 12 septembre 2011 à 07H46


Ils seraient, selon le ministre de l'Intérieur, "la cause de beaucoup de violences"

Les propos de Claude Guéant ont déjà provoqué un tollé dans la communauté comorienne. Et au-delà.

L'onde de choc n'a pas tardé à secouer Marseille. Interrogé, hier soir, sur les racines de l'insécurité dans la cité phocéenne, lors du Grand jury RTL -LCI-Le Figaro, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, vient d'avoir cette phrase : "Il y a une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violences. Je ne peux pas la quantifier."

Les réactions indignées se sont multipliées à Marseille. Des représentants des quelque 80000 Comoriens d'origine y résidant, mais aussi des élus. À gauche, Patrick Mennucci, leader de l'opposition socialiste, se dit "stupéfait. Sur quelles statistiques se fonde Claude Guéant pour stigmatiser une population qui fait partie de l'histoire et l'avenir de la ville ? Comme toujours, la droite désigne un bouc émissaire."

Consternation aussi, chez l'écologiste Sébastien Barles qui voit dans "cette injure raciste scandaleuse une volonté de courir derrière le FN" et chez le communiste Frédéric Dutoit qui dénonce "des statistiques ethniques condamnables" et demande "la démission d'un ministre qui déshonore la République".

Sénatrice-maire PS dans les quartiers Nord, où vit une grande partie de la communauté comorienne, Samia Ghali pousse l'analyse. "La ghettoïsation de certaines communautés est une réalité ici. Les conditions de vie et de scolarisation sont déplorables. De là à dire qu'une d'entre elles est la cause des violences, c'est un raccourci scandaleux. Beaucoup de jeunes Comoriens subissent au quotidien les violences des autres, quelle que soit leur origine."

Claude Guéant a multiplié les sorties du genre ces derniers mois. En mars, sur Europe 1, il notait que "les Français ont parfois le sentiment de ne plus se sentir chez eux." En mai, il expliquait, à propos de l'immigration, ne pas avoir "besoin de maçons, de serveurs de restaurants. Il y a en France de la ressource parmi les Français."

En rentrant hier des Journées d'été du Front national à Nice, l'élu marseillais au Conseil régional Stéphane Ravier se demandait en souriant "quelle mouche a piqué monsieur Néant (sic) ? Jamais Le Pen n'a stigmatisé une communauté. On est au-delà du caricatural."

À l'UMP, en revanche, personne n'avait envie de rire. "En tant que maire, souligne Jean-Claude Gaudin, j'ai toujours oeuvré pour faciliter la coexistence des nombreuses communautés immigrées dans notre ville, même si cela engendre parfois des problèmes difficiles à gérer. Pour autant, on ne peut pas incriminer une communauté en particulier."

Même ton chez son premier adjoint, le député Roland Blum qui estime que "c'est une erreur profonde de stigmatiser une communauté qui a toute sa place dans notre ville." Encore présent samedi à Marseille, Claude Guéant est venu quatre fois depuis le mois de mai. Pas sûr qu'il se risque de sitôt à s'inviter sur le Vieux-Port.

François TONNEAU
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31/08/2011

11 ans vole une poubelle à 55€ = 18 mois de " réeducation"

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.Ca se passe en Grande-Bretagne à la suite des émeutes d'août.On perd complètement la tête !!


ELLE.FR

EMEUTES DE LONDRES : UN ENFANT DE 11 ANS CONDAMNÉ
Emeutes de Londres un enfant de 11 ans condamne

Au début du mois d’août, la ville de Londres a été touchée par de violences émeutes. Aujourd’hui, on apprend qu’un garçon de 11 ans, le plus jeune arrêté lors de ces affrontements, a été condamné à 18 mois de rééducation pour avoir volé une poubelle, d’une valeur de 55 euros, qui était exposée dans un grand magasin.

Couvre-feu ou travail d’intérêt général

Alors qu’une bande d’émeutiers avait brisé les vitrines de l’établissement, le 8 août dernier dans la banlieue nord de Londres, l’enfant en avait profité pour prendre l’objet. Or, un policier avait remarqué le garçon, en train d’attraper la poubelle dans la vitrine. Ce mercredi, il a donc été condamné à 18 mois de rééducation, une mesure qui peut prendre la forme d’un couvre-feu, ou encore d’un travail d’intérêt général. Selon le juge John Woollard, en charge du dossier, si le garçon « avait été un peu plus âgé, il aurait pu se retrouver en prison ». D’après Scotland Yard, il avait déjà eu affaire à la police avant les émeutes, car il avait lacéré les sièges d'un autobus avec un couteau et tenté de mettre le feu à la mousse du siège.

Rappelons que ces émeutes ont éclaté au nord de Londres le 6 août dernier, et se sont propagées pendant quatre nuits dans d’autres villes anglaises. A ce jour, 2 124 personnes ont été interpellées, et près de la moitié d’entre elles ont été inculpées.

S.C. Le 31/08/2011
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Toute la boue remonte, la faute à qui ? et la suite

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Sophia Aram : "Avec Sud Radio, les gros cons ont une radio bien à eux pour s'exprimer"

12H07 Le 31/08/11 Zapping 31 publié par Julien Bellver
Sophia Aram : "Avec Sud Radio, les gros cons ont une radio bien à eux pour s'exprimer"

Le débat organisé sur l'antenne de Sud Radio autour de la question d'un "lobby juif" soutenant Dominique Strauss-Kahncontinue d'alimenter la polémique. Le CSA devrait se pencher sur l'affaire ce mercredi après-midi. Sophia Aram, chroniqueuse pour France Inter, en a remis une couche longuement ce matin dans une chronique intitulée "Oh mazette".


"Gros cons"



Elle décortique l'affaire puis conclut : "Même si ce genre de propos n'a pas attendu Sud Radio pour exister, ce qui est nouveau, c'est qu'il semble que maintenant, les gros cons aient une radio bien à eux pour les exprimer". Une sortie qui ne manquera pas d'être largement commentée aujourd'hui. On s'en souvient, Sophia Aram avait provoqué un tollé en traitant aussi de "gros cons" les électeurs du Front National en réaction à un sujet diffusé à la télévision où l'un d'eux s'exprimait. France Inter avait alors été rappelée à l'ordre par le CSA.



En direct à l'antenne, l'animateur Eric Mazet avait jugé bon la semaine dernière d'interroger ses auditeurs sur la question "DSK est-il soutenu par un lobby juif ?" provoquant l'agacement de son co-animateur, Michel Cardoze. "Ce sont les stéréotypes de l'antisémitisme. Il est de notre responsabilité de se poser en garde-fou contre de telles dérives délirantes" s'était-il indigné alors qu'Eric Mazet persistait. Une auditrice allait dans le sens de Mazet, soutenant que Dominique Straus-Kahn était "soutenu par des juifs".

"Une maladresse"

Malgré le tollé provoqué par ce dérapage, Sud Radio ne désavoue pas pleinement son animateur. Interrogé par Le Monde, le directeur général de la radio dément tout "dérapage antisémite" et parle d'une "maladresse de la part d'Eric Mazet, qui a défendu DSK tout au long de l'émission". "Nous avons d'ailleurs pris des mesures avec la rédaction en chef de l'émission, qui sera désormais présente dans le studio, pour que ce genre de choses ne se reproduisent plus" ajoute Mathieu Quétel. De son côté, Eric Mazet n'est pas plus prolixe et admet simplement avoir été "maladroit sur la forme".


Oh mazette ! par franceinter

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"DSK et les juifs" : Le CSA sanctionne Sud Radio pour "propos discriminatoires"
LePoint.frLePoint.fr
– il y a 2 heures 19 minutes

Les Sages ont rapidement réagi aux débordements de la libre antenne de Sud Radio, en prononçant une mise en demeure.

Ça n'a pas traîné ! Les Sages du CSA, réunis en plénière exceptionnelle, ont condamné l'attitude de Sud Radio dans l'affaire "Dsk soutenu par les juifs". Le Conseil a prononcé une "mise en demeure" à l'encontre de la station, qui correspond au premier degré de sanction. Les dirigeants de Sud Radio, au premier rang desquels Mathieu Quétel, le directeur général, sont convoqués le 7 septembre devant l'instance "afin qu'ils lui précisent les dispositions prises pour éviter, à l'avenir, des manquements de cette nature".

L'incident est survenu, le 22 août, au cours de l'émission Cardoze/Mazet, liberté de parole". Éric Mazet avait alors demandé aux auditeurs de répondre à la question : "DSK est-il soutenu par les juifs ?", relançant un débat qui avait surgi, le matin même, à la suite du dérapage d'un auditeur. Le CSA considère que "les termes dans lesquels la question a été posée ainsi que l'insistance avec laquelle l'animateur a sollicité, à de nombreuses reprises, l'avis des auditeurs étaient de nature à encourager des propos susceptibles de revêtir un caractère discriminatoire en méconnaissance des conventions des deux stations".

Sud Radio Services et l'EURL Sud Radio + se sont, en effet, engagés auprès de l'instance à veiller, dans son programme, "à ne pas encourager des comportements discriminatoires à l'égard des personnes en raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminées".

Contacté par Le Point, Mathieu Quétel reste injoignable depuis mardi.


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18/08/2011

Trop fort !!! j'adore !! :-)

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.Les tee-shirts, avant et après lavage (DR) Les tee-shirts, avant et après lavage (DR)

Des tee-shirts "piégés" pour néo-nazis

Vu sur BELLACIAO

Publié le 11-08-11 à 12:55 Modifié à 13:03 par Le Nouvel Observateur
Une association allemande a distribué 250 tee-shirts, en apparence racistes, mais affichant un message anti-raciste dès le premier lavage.


Une association antiraciste allemande a réussi à infiltrer un festival de musique néo-nazie et à y distribuer des tee-shirts "piégés", laissant apparaître un slogan anti-raciste au premier lavage.

Les membres de "Exit Deutchland", une association cherchant à aider les jeunes à sortir des groupuscules d’extrême-droite, sont en effet parvenus à se faire inviter au festival "Rock für Deutchland" qui se tenait, samedi 6 août, dans la ville de Gera en présence d’environ 600 néo-nazis.

"Cheval de Troie"

Pour cette opération, baptisée "opération cheval de Troie", les militants antiracistes se sont fait passer pour des skinheads venus distribuer des tee-shirts de la marque "Hardcore rebelles" et affichant des symboles nationalistes. Mais, dès le premier lavage, ces symboles disparaissent, laissant place au message suivant : "Ce qui est arrivé avec votre tee-shirt peut vous arriver à vous. Nous pouvons vous aider à rompre avec l’extrême-droite".

"Avec ces tee-shirt, nous voulions nous faire connaître auprès des militants d’extrême-droite, particulièrement auprès des plus jeunes", explique au site de la Deutsche Welle Bend Wagner, fondateur d’Exit Deutchland. Au total, 250 tee-shirts ont été distribués.

Jérôme Hourdeaux - Le Nouvel observateur

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14/08/2011

Il y a casseurs et casseurs, quand Cameron est rattrapé par les archives

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.Vu sur Bellaciao

Quand David Cameron cassait les vitrines (video)
de : Marco D’Eramo
dimanche 14 août 2011 - 11h02

Dans une ville anglaise une bande de jeunes défonce une vitrine, s’enfuit dans la nuit, et se dirige en courant vers le jardin botanique. La police les suit, en charge quelques uns sur ses téléphones portables et les met au trou.



Le problème c’est que nous ne parlons pas d’un épisode survenu ces jours-ci. Et que les jeunes arrêtés ne sont pas des casseurs sous-prolétaires. Non, l’épisode a lieu il y a 24 ans à Oxford et les 10 jeunes gens étaient tous membres du Bullington Club, une association étudiante oxfordienne de 150 ans d’âge, fameuse pour ses frasques estudiantines, ses cuites et pour considérer la vandalisation de boutiques et restaurants comme le fin du fin de la distraction. Restaurateurs, commerçants et dénonciations à la police, tout est remis en ordre avec quelques généreuses indemnisations qu’on va puiser dans les grassouillets portefeuilles paternels. Quelques heures plus tôt, les dix jeunes gaillards s’étaient fait tirer le portrait sur les marches d’un grand escalier, tous en uniforme du club, habit de soirée à 1.000 livres sterling (1.150 euros) pièce. Emergent du groupe un jeune David Cameron et un, tout aussi imberbe, Boris Johnson.

Il se trouve qu’aujourd’hui Cameron est premier ministre conservateur (britannique NdT) et Johnson maire conservateur du Grand Londres. Et que l’un comme l’autre tonnent contre les vandales qui détruisent les propriétés privées. Que l’un et l’autre invoquent la ligne dure, la main de fer. Cameron veut avoir recours à l’armée et censurer les réseaux sociaux ; Johnson veut augmenter les effectifs de police. Sans même la moindre compréhension pour qui ne fait rien d’autre, dans le fond, qu’émuler leur geste d’autrefois.

Mais évidemment, c’est justement le propre de la mentalité d’un fils à papa de considérer que les autres ne peuvent pas -et ne doivent pas- se permettre ce qu’on lui a permis, à lui, par droit de naissance et d’extraction sociale.

David Cameron est né en 1966 d’un père agent en bourse et d’une mère fille d’un baronet : l’actuel premier ministre tient à faire savoir qu’il est le descendant illégitime du roi Guillaume IV et de sa maîtresse Dorothée, et qu’il est donc un lointain parent de la reine Elisabeth II. Snob typique, Cameron fut envoyé à sept ans à Heatherdown, école élémentaire fréquentée aussi par les princes Andrew et Edward, école dont l’attitude de classe était sans équivoque : les jours d’excursion, les toilettes portables étaient désignées par « Ladies », « Gentlemen » et « Chauffeurs ». Et quand Margaret Thatcher fut élue premier ministre, l’école célébra ça par une partie de cricket improvisée entre élèves contre enseignants. Au lycée, Cameron fut envoyé dans la plus prestigieuse école privée d’Angleterre, Eton (frais annuels de scolarité : 27.000 livres sterling, environ 31.000 euros), le creuset de la classe dominante (Boris Johnson fut aussi son camarade de classe à Eton) : c’est drôle comme en Grande-Bretagne les écoles privées s’appellent public schools. Là le vilain garçon Cameron fut surpris en train de se rouler un joint et, en punition, dut recopier 500 lignes de latin. Après Eton, ce fut naturellement l’université à Oxford, et son club, le Bullington. En snob parfait, Cameron a ensuite épousé Samantha Gwendoline Sheffield, dont le père est un baronnet propriétaire terrien, et dont le parrain est vicomte. Samantha Gwendoline travaille dans la célèbre maison de produits de luxe Smyrne de Bond Street et a reçu le prix de Meilleure désigner d’accessoires par le British Glamour Magazine.

Quand ils se sont rangés de leurs bombes estudiantines, les fils à papa font d’habitude une belle carrière : Boris Johnson devient directeur du Spectator (même si sa carrière trébuche dans ses aventures d’homme à femmes invétéré, bien que marié). Cameron devient directeur des Corporate Affairs chez Carlton Communication, une société de media ensuite absorbée par Granada plc pour former ITV plc.

Quand, en 2006, Cameron emporte le congrès Tory et devient leader du parti conservateur, il n’a que 38 ans. Et c’est tout naturellement que, dans le gouvernement ombre qu’il forme (le premier ministre à l’époque était Tony Blair), trois des membres sont d’anciens élèves de Eton (Old Etonians). Mais dans le groupe de ses collaborateurs les plus proches, 15 au moins sont des Old Etonians. Et il en va de même quand, en mai 2010, Cameron gagne (à moitié) les élections et devient premier ministre à la tête d’une coalition avec les néo-libéraux conduits par Nick Clegg : ici aussi le noyau dur du gouvernement est constitué d’aristocrates, d’etonians ou oxfordians, comme l’actuel Chancelier de l’Echiquier (c’est-à-dire ministre de l’économie) George Gideon Osborne, lui aussi noble, héritier de la baronnie Osborne, lui aussi diplômé d’Oxford, et lui aussi, ça alors, ancien membre du Club Bullington.

Comme on disait avant : bon sang ne saurait mentir. La classe (sociale, NdT) non plus.

Edition de vendredi 12 août 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbo...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://bellaciao.org/it/spip.php?ar...

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04/08/2011

Humour ( pied) noir ?

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.Un envoi de BA, merci :-)


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110804.OBS8084/l-humour-douteux-d-un-elu-de-paca.html

L'humour douteux d'un élu de PACA

Publié le 04-08-11 à 11:09 Modifié à 15:22 par Le Nouvel Observateur

Gilbert Garelli, conseiller municipal UMP d'une commune des Alpes-Maritimes, s'est fendu d'un mail à ses "amis", au premier jour du ramadan, imitant l'accent magrébin.

Mais qu'a-t-il pris à Gilbert Garelli, conseiller municipal UMP de La Colle sur Loup, petite commune des Alpes-Maritimes ? C'est la question que se posent ses collègues de la majorité présidentielle après avoir pris connaissance d'un email plus que douteux. Lundi dernier, premier jour du Ramadan, l'élu a envoyé à ses "amis" politiques un courriel les invitant à étudier le programme du Parti socialiste, mais écrit en imitant l'accent magrébin, apprend-t-on jeudi 4 août par "Nice Matin". Lionnel Luca demande à ce que l'UMP réagisse comme il se doit et suspende Gilbert Garelli.

Le Nouvel Observateur s'est procuré l'email en question. Voilà ce qu'on put lire avec étonnement une vingtaine de destinataires de ce texte : "Afin di préparer la prochaine réunion UMP di la colle qui devrait si tenir li lundi 26 septembre salle Paillere, ji vous propose étudier le programme di PS (...), Ji vous propose aussi un voyage di pèlerinage pour li 15 août à la mosquée di Strasbourg qui vient d’ouvrir, mesdames prévoyez un foulard. Ji vous souhaite un bon ramadan".

Et Gilbert Garelli, sûr de ce qu'il assure être de "l'humour", a complété son courriel d'une pièce jointe, reprenant le programme du PS écrit en arabe et ponctué d'un : "Je vous avais dit de lire de droite à gauche".

Un goût amer

Mais cette galéjade ne semble pas du goût de tous.

Joint par le Nouvel Observateur Lionnel Luca, vice-président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, assure avoir pris connaissance de l'affaire en lisant Nice-Matin et s'étonne que M. Condometti n'est pas cru bon de l'appeler pour l'en avertir. "On essaye de me refiler le bébé mais je ne suis pas délégué de circonscription", rappelle le député. "C'est Christian Estrosi (le président du Comité Départemental de l'UMP) qui aurait dû déjà mettre bon ordre dans cette histoire. Je m'étonne que le parti n'ait pas été plus réactif", assure-t-il.

Car la figure de proue de la droite populaire, ce collectif qui a organisé un apéro-saucisson-vin rouge bien embarrassant pour la majorité, a la dent dure contre l'élu de La Colle sur Loup. "En ayant lu l'affaire telle qu'elle est présentée dans Nice Matin, je trouve que ce comportement de la part d'un responsable politique est parfaitement inadmissible", grogne Lionnel Luca.

"Il serait autour d'un verre de pastis entre copains, c'est une chose", tempère le député UMP, mais là, "il s'agit d'un élu qui convoque une réunion politique sur l'espace public qu'est internet". "C'est une chose sérieuse. Cela ne me fait pas rire", insiste-t-il. Selon lui, le parti doit donc "en tirer toutes les conséquences qui s'imposent" : la suspension de Gilbert Garelli et son écartement de ses responsabilités politiques.

De son côté, Christian Estrosi, patron de l’UMP de cette circonscription a assuré "ne pas être au courant de la teneur de ce mail" et l'avoir appris par Nice-Matin. Le Maire de Nice a "tout de suite" demandé au secrétaire départemental adjoint de l’UMP d’écrire au délégué de circonscription et au député Lionnel Luca, pour demander s’ils étaient au courant et demander leur avis, explique son entourage au Nouvel Observateur. Et si celui-ci attend désormais la réponse de ces deux collègues, Christian Estrosi a qualifié ce mail d'"intolérable" et affirme que c'est une affaire qui "restera pas sans suite".

Penaud, Gilbert Garelli se dit, lui, "dépassé par les événements" et a finalement présenté des excuses publiques.
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