A LA UNE

29/06/11

Huit faucheurs relaxés, Monsanto débouté

. Huit faucheurs relaxés, Monsanto débouté

Par Sophie Chapelle (29 juin 2011)
http://www.bastamag.net/article1635.html



Huit faucheurs volontaires ont été relaxés le 28 juin 2011 par le tribunal de Poitiers. Ils étaient poursuivis pour avoir fauché des parcelles d’essais de maïs transgénique le 15 août 2008 à Civaux et Valdivienne (Vienne). Pour rappel, le moratoire sur les OGM en France et par conséquent sur le Mon810, seul maïs transgénique autorisé à la culture, n’a été décrété qu’en octobre 2008 – soit deux mois après le fauchage. La firme agro-chimique Monsanto, qui avait estimé le préjudice à 150.000 euros, a été entièrement déboutée de ses demandes financières.

Relaxés sur un vice de procédure

Les huit personnes étaient officiellement poursuivies pour destruction d’une parcelle « de culture de nature commerciale autorisée à la mise sur le marché », alors qu’elles ont détruit une parcelle cultivée au titre de la recherche, ce qui est juridiquement différent. Le tribunal a estimé que le texte visé par le parquet pour engager les poursuites ne correspondait pas aux faits incriminés et que la requalification n’était pas possible. Ce n’est donc pas « l’état de nécessité » qui a été reconnu, comme lors des procès de Chartres et d’Orléans. Dans l’attente d’un possible appel du parquet ou de Monsanto, les faucheurs se réjouissent de la décision du tribunal de Poitiers qui constitue « une belle victoire juridique ».

Ce procès des Faucheurs pour des essais en plein champ de maïs Mon810 est le dernier d’une longue série. Plus de dix années d’actions qui se terminent par une relaxe et par un arrêt de ces cultures.

Sophie Chapelle
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Menace extrême droite à Lille : CSP 59 Appel à mobilisiation massive ce mercredi 29 juin 2011

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Menace extrême droite à Lille : CSP 59 Appel à mobilisiation massive ce mercredi 29 juin 2011 à 18H : NON à l'interdiction du concert de solidarité avec les Sans Papiers!

Des groupes d’extrême droite ou apparentés comme tels, ont depuis plusieurs semaines perturbé des manifestations publiques démocrates et pacifiques, voire attaqué physiquement des personnes : concerts un peu partout en France, fête de la musique il y a quelques jours, « manifestations » (défilé déclaré en préfecture), etc.

Si ces événements, bien qu’important et graves, étaient relativement marginaux jusqu’à présent à Lille, il semble que le risque de violence physique de la part de l’extrême droite organisée ne soit plus qu’une hypothèse : ce mardi dans un restaurant de Lille des « skinheads » et « identitaires » proche de la Maison Flamande ont agressé des clients et dégradé le restaurant, la manifestation des sans papiers du CSP59 est ouvertement menacée sur les sites internet de ses groupuscules identitaires et racistes.

Venez soutenir le CSP59 et Zone d'Expression Populaire ce mercredi 

et pour celles et ceux qui ne sont pas à Lille,
soyez vigilant dans le contexte électoral d'offensive d'une extrême droite "présentable" sur les plateau de télé simulant l'exclusion des néonazis de son parti
et qui en "off" continue d'avoir une action racistes et violentes incarné par ses bras armés skinhead, néonazis, "identitaires"...un article propulsé par TORAPAMAVOA :
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26/06/11

Un discours de Nicolas Sarkozy truffé de fautes sur Elysee.fr

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Un discours de Nicolas Sarkozy truffé de fautes sur Elysee.fr

 
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Poil à gratter des politiques, Le Petit Journal s’en est pris à Elysee.fr. Alors que le chef de l’Etat était en déplacement pour expliquer la réforme de l’école élémentaire et faisait remarquer combien il était important « que nos enfants sachent lire, écrire et maîtriser cette belle langue française », le site de la présidence de la République publiait un discours à la grammaire et à l’orthographe approximatives.
Et Yann Barthès de relever les plus belles perles de la retranscription des propos que Nicolas Sarkozy a tenus à l’occasion de l’inauguration du salon du Bourget : « Pour ce partager les usines tout le monde est candidat », « se sont des dizaines d’emplois », « je le dit comme je le pense » ou encore « les guéguerres franco-françaises doivent cessées ».
Pourtant, le texte a bien été relu, et une faute a même été corrigée entre la mise en ligne du discours et sa diffusion au Petit Journal, ironisait le chroniqueur : « La meilleure solution fasse à la mondialisation. » Yann Barthès ne croyait pas si bien dire lorsqu’il indiquait que les fautes seraient corrigées une demi-heure après l’émission.
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Seulement si les erreurs signalées par Le Petit Journal ont bel et bien disparu… celles non soulignées y sont toujours : « Et si nous n’avions pas agi, que ce serait-il passé ? », peut-on encore lire sur le site de l'Elysée.
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L'usine de décontamination des eaux radioactives à la centrale nucléaire de Fukushima a été arrêtée cinq heures à peine après sa mise en route, en raison du niveau trop élevé de radiations,

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Fukushima : l'usine de décontamination des eaux arrêtée cinq heures après sa mise en service

 
  L'usine de décontamination des eaux radioactives construite à la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon) a été arrêtée cinq heures à peine après sa mise en route, en raison du niveau trop élevé de radiations, a annoncé samedi 18 juin l'opérateur de la centrale. Des pièces du système qui absorbent le césium radioactif doivent être changées beaucoup plus tôt que prévu en raison du niveau trop élevé de radiations, ont indiqué des responsables de Tokyo Electric Power (Tepco). L'opérateur n'a pas précisé quand l'usine de décontamination recommencerait à fonctionner.
"Nous étudions encore la cause" de ce niveau trop élevé de radiations, a indiqué Junichi Matsumoto, le responsable des opérations nucléaires au sein de Tepco. Selon l'entreprise japonaise, des boues radioactives sont entrées dans le système de retraitement ou les eaux traitées sont plus radioactives que ce que Tepco ne l'imaginait au départ.
Quelque 100 000 tonnes d'eau hautement radioactive se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines de la centrale depuis le séisme et le tsunami du 11 mars. Ces effluents empêchent les ouvriers de pénétrer dans les installations pour réactiver des circuits de refroidissement du combustible nucléaire.
L'usine de décontamination devait normalement être capable de traiter 50 tonnes d'effluents par heure, soit 1 200 tonnes par jour, en divisant la radioactivité par un facteur de 1 000 à 10 000 fois. La chaîne de décontamination de l'usine est basée sur les procédés du groupe nucléaire français Areva et de la société américaine Kurion.
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San-thé : Du thé radioactif japonais intercepté à Roissy

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Du thé radioactif japonais intercepté à Roissy

Un lot de thé vert en provenance du Japon contenant deux fois plus de césium que le niveau maximal admissible a été intercepté à l'aéroport parisien de Roissy, et doit être détruit, a annoncé, vendredi 17 juin, la direction de la consommation (DGCCRF) dans un communiqué.
Il s'agit d'un lot de 162 kg de feuilles séchées, en provenance de la préfecture de Shizuoka (Centre).
C'est la première fois que des produits radioactifs sont détectés en France dans le cadre des contrôles mis en place à la suite de l'accident de Fukushima.
Les analyses en laboratoire ont mis en évidence une contamination au césium de 1 038 Bq/kg, supérieure au niveau maximal admissible défini au niveau européen, qui est de 500 Bq/kg pour ce type de produit, précise la DGCCRF.
Le produit a été mis en quarantaine et fera l'objet d'une destruction par une entreprise spécialisée.
La DGCCRF a décidé de "mettre en place un contrôle systématique de tous les végétaux en provenance de la même préfecture japonaise" et "va saisir la Commission européenne pour ajouter la préfecture de Shizuoka à la liste des préfectures pour lesquelles la réglementation européenne impose un contrôle systématique au départ du Japon".
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Guéant le lapsus l'habite : le Gode penal....

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Lapsus : Claude Guéant pour le respect du "gode électoral" (vidéo)
Ce mardi l'Assemblée Nationale, le ministre de l'Intérieur a fait une petite méprise linguistique qui lui assure sa place dans les bêtisiers de l'année.
Le ministre de l'intérieur Claude Guéant n'est pas connu pour son sens de l'humour. Plutôt rigide dans chacune de ses interventions, l'homme de confiance du président Nicolas Sarkozy s'est rendu coupable d'un petit écart de langage, relaie Le Post.
La scène se déroule à l'Assemblée Nationale ce mardi, lors de la séance de questions au gouvernement. Souhaitant argumenter sur la polémique lancée par l'UMP au sujet du non-respect des règles de vie privée pour la future primaire du Parti Socialiste, le ministre a appuyé son explication en citant le "gode pénal".
Rachida Dati, la prêtresse des lapsus depuis avoir interverti "inflation" et "fellation" sur le plateau de Canal Plus, avait déjà confondu "code" et "gode" il y a un peu moins de trois mois. A croire que les dirigeants de l'UMP se sont passés le mot pour justement les inverser.
Découvrez le lapsus de Claude Guéant en cliquant ci-dessous:
http://www.gentside.com/claude-gu%e9ant/claude-gueant-fait-un-lapsus-a-l-039-assemblee-nationale_art23992.html
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25/06/11

Mensonge d'Etat, l'INSEE dit non !

.Politiques 24/06/2011 à 00h00
Déclaration des syndicats de l'INSEE au sujet de l'affaire Guéant

Les syndicats de l’Insee souhaitent que leur direction corrige Guéant

DESINTOX
LIBERATION
L'intersyndicale de l'institut statistique a exigé mardi dans une déclaration que soit rectifiée l'interprétation mensongère du ministre de l'Intérieur d'une étude de l'INSEE consacrée aux résultats scolaires des enfants d'immigrés.


Par CÉDRIC MATHIOT


Un ministre peut-il désinformer les Français en travestissant une étude de l’Insee, sans que l’institut de la statistique ne trouve rien à y redire ? «Non», viennent de répondre les syndicats de l’Insee, qui ont demandé mardi à la direction de l’organisme de corriger publiquement Claude Guéant, dans une déclaration dont Libération a eu connaissance .

Déclaration des syndicats de l'INSEE au sujet de l'affaire Guéant


Le 22 mai, le ministre de l’Intérieur déclare que deux tiers des enfants qui sortent du système scolaire sans qualification sont des fils ou des filles d’immigrés. S’ensuit une polémique d’où il ressort vite que les chiffres de Guéant, qu’il prétend issus d’une étude de l’Insee, sont fantaisistes. Si le rapport indique bien que les enfants d’immigrés ont deux fois plus de risques de sortir sans qualification du système scolaire que les autres, elle ne permet pas d’affirmer que deux tiers des sortants sans qualification sont des enfants d’immigrés. En se rapportant à la composition du panel de l’étude (où les enfants d’immigrés représentaient 10% des élèves enquêtés), il est aisé de calculer que cette part est de 16,5%. Très loin des deux tiers.

Railleries. Libération a consacré au sujet trois articles dans la rubrique Désintox. Sans que Guéant n’admette son erreur. Ce feuilleton a suscité moult railleries à l’endroit du ministre, mais pour les syndicats, il entache surtout l’image de l’Insee. Dans leur déclaration lors du comité technique paritaire, mardi, en présence du directeur général de l’institut, Jean-Philippe Cotis, les représentants du personnel ont dénoncé le silence de la direction qui a laissé le ministre de l’Intérieur déformer des travaux de l’Insee sur un sujet sensible. Pour l’intersyndicale, l’affaire, «extrêmement grave», pose donc la question de l’indépendance de l’institut, rattaché à Bercy, mais aussi de sa réputation. Entre les syndicats de l'Insee et le pouvoir politique, les tensions ne sont pas rares. Elles portent souvent sur des embargos que le gouvernement s’autorise volontiers à violer quand les chiffres publiés (chômage, croissance…) sont bons. Cette question sera d’ailleurs abordée la semaine prochaine lors de la réunion du bureau du Conseil national de l’information statistique.

«Silence». Mais l’affaire Guéant est jugée d’une toute autre gravité. «Qu’un ministre du gouvernement fasse une erreur aussi grossière sur une de nos publications, et surtout qu’il se permette de la répéter de manière aussi insistante, c’est nouveau», estime Marie-Josée Defrance, secrétaire générale de FO Insee. De fait, ce qui frappe dans cet épisode, c’est l’absence de scrupules de Guéant et son entêtement à faire mentir les statistiques. L’erreur initiale du ministre aurait pourtant pu être rectifiée très vite. Le propre cabinet de l’ex-secrétaire général de l’Elysée, très tôt après le déclenchement de la polémique, a d’ailleurs essayé d’exonérer le ministre en expliquant qu’il s’était appuyé sur l’interprétation de l’étude par Malika Sorel, essayiste et membre du Haut Conseil à l’intégration (HCI). Dans le JDD du 28 mai, le ministre de l’Education, Luc Chatel, avait adopté la même stratégie pour défendre son collègue : «Claude Guéant fait référence à des analyses de l’Insee de 2005 citées par des membres du HCI.»

Mais Guéant, dans une étonnante fuite en avant, s’enferre. Le 27 mai dans un premier droit de réponse à Libération, puis dans un second courrier acheminé au siège du quotidien le 9 juin par deux motards de la police, le ministre a maintenu ses chiffres, en prétendant à nouveau s’appuyer sur une lecture correcte de l’étude de l’Insee. Pour les syndicats, l’institut aurait dû dire d’emblée que l’interprétation du ministre était fausse. Ce qui aurait (peut-on espérer) amené Guéant à se taire. Au lieu de quoi, c’est l’Insee qui s’est tu. A Libération, le service de presse, embarrassé, a répondu que l’institut «n’avait pas vocation à intervenir dans ce débat». Et il a été impossible de rentrer en contact avec le responsable de l’étude, comme cela est pourtant possible sur d’autres sujets.

Une position intenable pour l’intersyndicale : «L’Insee n’a pas vocation à corriger toutes les mauvaises interprétations des données qu’elle publie, qu’elles soient de bonne ou de mauvaise foi. Mais lorsqu’une affaire prend une telle importance, les agents […] attendent une communication.» Et de s’interroger : «Ce silence de la direction doit-il être interprété comme une complicité avec le gouvernement, ruinant la crédibilité de l’institut face aux citoyens ?» Lors de la rencontre avec la direction, les représentants du personnel ont également fait état du malaise provoqué en interne, évoquant «des remontées très fortement négatives» d’agents des directions régionales, de retraités de l’Insee «scandalisés» et même du Groupe des écoles nationales d’économie et statistique (GENES). Mais l'intersyndicale craint aussi que l'épisode ne laisse des traces vis à vis de l'opinion, estimant que l'affaire «détruit le travail des enquêteurs pour inciter à répondre aux enquêtes : à quoi bon répondre puisque ensuite, un ministre de l'Etat peut affirmer des contre-vérités en prétendant se fonder sur le résultat de l'enquête?»

Les syndicats demandent donc à la direction de l’institut de «prendre position publiquement».«Elle ne peut plus rester murée dans son silence. Elle doit adopter une ligne de conduite, car les périodes pré-électorales risquent de multiplier ce type d’interventions inopinées de nos gouvernants».



Déclaration des syndicats de l'INSEE au sujet de l'affaire Guéant
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24/06/11

Bidonnage télé par l' UMP, encore !!!!


.Capture d'écran d'un sujet de TF1 dans lequel l'attaché de presse du député UMP Eric Ciotti se fait passer pour une mère de famille.

20MINUTES.FR
L'attachée de presse d'Eric Ciotti joue les mères «désemparées» dans un reportage de TF1


Créé le 24/06/2011 à 20h02 -- Mis à jour le 24/06/2011 à 20h17


«J’ai un enfant qui ne va plus à l’école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n’a pas d’enfants. C’est l’attachée de presse d’Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».

La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d’être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n’étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C’est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n’a pas réagi.

J. M.


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Mort de Lamine Dieng, du nouveau ?

.Mort de Lamine Dieng dans un fourgon de police: une expertise médicale pourrait relancer l'enquête
23/06/2011 | 09H12

LES INROCKS


Au cours d'une interpellation policière nocturne, en juin 2007, Lamine Dieng décède. Depuis, sa famille tente de faire inculper les policiers qui, eux, mettent en avant "l'état anormal" de Lamine au moment des faits. Le dossier semblait au point mort, mais la dernière expertise médicale, datant de juin 2010, pourrait faire évoluer la situation.

"Justice pour Lamine Dieng", inscrit en lettres jaunes sur un drap noir. Cette banderole de cinq mètres de long a été portée par la famille, samedi, en tête du cortège qui commémorait pour la quatrième année consécutive la mort de Lamine Dieng. Vers 16h, pour relancer un énième appel à témoins et faire une prière, la centaine de personnes présentes a opéré une halte, rue de la Bidassoa (XXe arrondissement), devant l'hôtel où, le 17 juin 2007 vers 5h du matin, le jeune homme de 25 ans décédait dans un fourgon de police.

Le juge d'instruction en charge du dossier a décidé dernièrement d'attribuer aux policiers présents au moment des faits le statut de témoin assisté, "sorte de statut intermédiaire entre le simple témoin et le mis en examen", précise un autre juge d'instruction du tribunal de grande instance de Paris. Une confrontation des fonctionnaires avec la famille devrait également avoir lieu en septembre prochain. Cette décision du juge fait suite à l'arrivée de la dernière expertise médicale, en juin 2010, qui semble désormais placer "l'appui de la face contre le sol" comme la cause première de la mort par asphyxie de Lamine Dieng.

Rappel des faits : une immobilisation "peu académique"

Dans la nuit du 17 juin 2007, vers 4h du matin, après un appel du 17 pour des cris dans un hôtel, trois policiers se rendent rue de la Bidassoa à Paris. Les agents expliquent qu'à leur arrivée sur place, ils ont trouvé Lamine Dieng allongé, à plat ventre, entre deux voitures stationnées devant l'hôtel. Les fonctionnaires de police repèrent une bouteille de whisky vide sur le trottoir (l'autopsie révèlera que Lamine Dieng n'avait pas d'alcool dans le sang, mais une forte dose de cocaïne ainsi que du cannabis), ils estiment rapidement que l'individu est agité et "dans un état anormal". Ils décident de l'interpeller mais, précisent-ils, "(sa) force hors du commun" les conduit à demander du renfort.

L'immobilisation définitive de Lamine Dieng est finalement réalisée par cinq policiers "d'une manière peu académique", note le rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), autorité administrative indépendante - désormais rattachée au tout nouveau défenseur des droits – saisie à l'époque par la députée de Guyane, Christiane Taubira.

Face contre terre, son bras droit est passé par dessus son épaule et menotté à son bras gauche replié dans le dos. Une sangle de contention lui est passée aux pieds. Lamine Dieng est ainsi transporté dans le car de police secours, où il est de nouveau posé à plat ventre sur le plancher. Toujours selon le rapport de la CNDS, quatre fonctionnaires l'empêchent "de manière ferme" de se mouvoir.

Soudain, un policier constate que Lamine Dieng ne bouge plus. On lui retire ses menottes et on le positionne sur le dos. Les policiers expliquent alors avoir tenté le bouche-à-bouche et un massage cardiaque. En vain. Son décès est constaté à 5h15.

Les interprétations des faits

Au départ, s'appuyant sur les conclusions de la première autopsie, l'enquête de l'inspection générale des services (IGS), la fameuse "police des polices", a conclu à l'absence de faute des fonctionnaires de police. Depuis la seconde autopsie du corps de Lamine Dieng, l'enquête a avancé - lentement - au rythme des différentes expertises médicales visant à déterminer plus précisément les causes du décès.

La famille de Lamine Dieng, qui s'est portée partie civile depuis le début de l'enquête, compte justement s'appuyer sur la dernière expertise, datée de juin 2010. Pour la première fois, les conclusions hiérarchisent davantage les causes de la mort.

Répondant à une question des parties civiles, les médecins légistes précisent désormais :

"Oui, l'asphyxie mécanique (cause du décès) est due à l'appui de la face contre le sol maintenue au niveau crânien."

Dans les expertises précédentes, l'accent était plutôt mis sur l'aspect multifactoriel de la mort. Désormais "l'absorption de cocaïne et de cannabis à forte dose" est toujours constatée mais se trouve présentée comme ce qui a "aggravé" l'asphyxie.

Le rapport de la CNDS rappelle par ailleurs que, pour un cas similaire (Arrêt Saoud contre France, 09/10/2007), la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

"Cette forme d'immobilisation a été identifiée par la pratique internationale comme hautement dangereuse pour la vie, l'agitation dont fait preuve la victime étant la conséquence de la suffocation par l'effet de la pression exercée sur son corps."

Un membre de la CNDS explique toutefois aux Inrocks que l'influence de la commission est variable et difficile à définir. "Des fois, le tribunal nous invoque, des fois pas du tout. Cela dépend beaucoup des avocats."

Les suites possibles de l'instruction

La question centrale est désormais de savoir si, oui ou non, il y a eu un usage disproportionné de la force de la part des fonctionnaires de police. C'est pourquoi le juge a décidé de conférer le statut de témoin assisté aux policiers.

Si les parties civiles y voient une première victoire symbolique, ce statut permet également aux policiers d'avoir accès au dossier et donc d'organiser leur défense avec l'aide d'un avocat.

La confrontation prévue pour septembre prochain dans le bureau du juge permettra, quant à elle, de mettre face à face les divergences ou incohérences de points de vue. Par la suite, l'instruction continue tant que le juge l'estime nécessaire. A son terme, il déclarera soit un "non lieu" (il classe l'affaire), soit une mise en examen des policiers, ouvrant ainsi la voie vers un procès.

Geoffrey Le Guilcher

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23/06/11

Keziah Jones arrêté a la Gare du Nord pour délit de faciès, Bravo la police !!



.Interview | 23 juin 2011
Keziah Jones : «C’est la première fois que j’ai affaire à des policiers aussi virulents»
Recueilli par Stéphanie BINET

LIBERATION
Alors qu'il rentrait d'Allemagne, le chanteur nigérian a été contrôlé sans raison, fouillé par la police, avant d'être emmené au poste.


Alors qu'il rentrait d'Allemagne, l'artiste nigérian Keziah Jones a été victime de ce qui ressemble fort à un contrôle au faciès. Ce chanteur guitariste émérite du funk anglo-nigerian a été fouillé mardi par la police gare du Nord à Paris, avant d'être emmené au poste et gardé une heure.

« Parmi les 600 personnes qui quittent le train, ils n'en contrôlent qu'une : Keziah Jones.» Sur la page facebook officielle du chanteur, le récit de son contrôle, alors qu'il rentrait d'un concert à Cologne avec Nneka, est succinct mais clair. Sur son facebook, l'interprète de Black Orpheus a également publié deux photos du contrôle.



Pour Next, il raconte au téléphone d’Algérie son altercation avec la police française. Choqué, il veut lancer un message aux policiers. en détail sur l'incident.

Que s’est il passé à la Gare du Nord ce mardi ?

J’arrivais en provenance de Cologne. Je passais juste la nuit à Paris pour repartir donner un concert en Algérie le lendemain matin. J’y suis actuellement. J’étais sur le quai avec mon manager et nous faisions signe à mon assistante qui était à l’autre bout. Trois policiers nous ont alors barré le chemin et m’ont demandé, à moi seul, mes papiers. Je leur explique que je vais à l’autre bout du quai et me répondent : «Vous allez nulle part. Où est votre passeport ?» Du coup, je leur ai dit : «Vous savez quoi ? Je n’ai pas mon passeport sur moi, il est chez moi. Venez à mon appartement.» Et tout de suite, ils ont commencé à me bousculer. Je leur demandais : «Mais qu’est ce que j’ai fait de mal ? Si vous pensez que j’ai fait quelque chose de mal, emmenez- moi au poste.» Ce qu’ils ont fait, et j’ai passé une heure là-bas.

Je me sens assez chanceux car j’étais avec mon manager. Si j’avais été tout seul, je ne sais pas ce qui se serait passé. Je ne pense pas être un cas particulier, je sais que cela arrive tous les jours à plein de gens, et qui n’ont pas le luxe d’être un musicien connu. Je trouve ça vraiment injuste d’être choisi parmi 600 passagers et d’être traité de la sorte. En Angleterre et aux Etats-Unis, on ne peut pas arrêter n’importe qui sans un véritable motif.

En France, les policiers peuvent vous emmener au poste si vous n’avez pas vos papiers sur vous. Vous les aviez ?

Mes papiers étaient dans mon appartement à Paris. Je suis de nationalité britannique, je n’ai pas besoin de passeport pour aller en Allemagne. Ce jour-là, j’ai été la seule personne à qui l’on a contrôlé son identité en descendant de ce train. Alors, je ne sais pas : je suis musicien, je porte un chapeau, des lunettes noires, alors peut-être que j’ai l’air suspect.

Vous avez habité en France, il y a 20 ans, c’est la première fois que la police vous traite ainsi ?

Je jouais dans le métro en 1989-1990. Quand la police me disait de partir de là où je jouais, j’obtempérais. Ils restaient polis, et ce n’était pas une intervention policière au hasard et agressive. C’est la première fois que j’ai affaire à des policiers aussi virulents. Ça fait vingt ans que je fais des concerts en France, là je suis arrêté sans aucune raison. Au bout d’une heure, ils m’ont laissé partir sans aucune explication, sans excuse, rien. Il aurait presque fallu que ce soit moi qui m’excuse de ne pas avoir le bon look. Et je veux vraiment souligner que cela arrive à plein de gens tout le temps, et ce n’est pas acceptable. C’est un mauvais calcul de leur part, de me pointer au milieu de 600 personnes et de dire celui-là pourrait être un dealer de drogue. C’est choquant. Après tout le temps passé en France, je ne mérite pas d’être traité de cette manière. Pourquoi devrais-je être traité comme un criminel parce que je n’ai pas de passeport sur moi ? Ils pouvaient contrôler mon identité sans être agressif. Mais, ne je suis pas rancunier, que ces policiers de la Gare du Nord viennent voir mes concerts à Paris, ce week-end. Je serai au festival de jazz à La Défense, ce samedi et à Solidays, ce dimanche. Je les invite.
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19/06/11

Des milliers "d'indignés" manifestent en Espagne


REUTERS

.Des milliers "d'indignés" manifestent en Espagne

LEMONDE.FR | 19.06.11 | 15h32


Contre la crise et le chômage, des milliers d'Espagnols de tous âges et de tous horizons ont envahi dimanche 19 juin les rues de Madrid. "Contre le chômage. Organise-toi et lutte. Marchons ensemble contre le chômage et le capital", proclamait une grande pancarte ouvrant la marche de la "colonne sud-ouest", partie le matin de Leganes, à une quinzaine de kilomètres au sud de Madrid.

Six colonnes ont ainsi quitté les quartiers de la périphérie de Madrid, pour converger vers 14 heures près du Parlement, dans le centre de la capitale. A la mi-journée, selon les chiffres de la police, 35 000 à 45 000 manifestants défilaient dans les rues de la capitale, où aucun incident sérieux n'était signalé, a rapporté la radio nationale. Les cibles : le pacte de stabilité de la zone euro et ses impératifs de rigueur budgétaire, les hommes politiques accusés de corruption et de ne pas entendre la voix des citoyens, le chômage qui frappe 21,29 % de la population active en Espagne, presque la moitié des moins de 25 ans.

"Les banques et les gouvernements qui ont provoqué cette situation doivent savoir que nous ne sommes pas d'accord avec les mesures et les coupes budgétaires, que nous avons l'intention de nous faire entendre, et que nous le ferons", assurait la plate-forme appelant à manifester dans toute l'Espagne. Dans le cortège d'au moins 3 000 personnes qui descendait la grande avenue de la Castellana, traversant Madrid du nord au sud, des manifestants de tous âges, familles avec poussettes, jeunes, chômeurs ou retraités, venaient témoigner d'une même lassitude face à la crise qui étrangle la société espagnole.

D'AUTRES MANIFESTATIONS À BARCELONE ET VALENCE

Et de l'espoir que cette vague de contestation qui a surpris le pays il y a un mois sera enfin entendue de la classe politique. "Ils appellent cela démocratie, mais ce ne l'est pas", "cette crise nous ne la paierons pas", hurlait la foule en défilant dans le calme, encadrée par une discrète présence policière. "Nous n'en pouvons plus. Tous les politiciens se renvoient la balle, mais ils ne font rien", remarquait une chômeuse de 36 ans, Yolanda Garcia, qui survit comme des millions d'Espagnols grâce à quelques petits boulots au noir. "Je pense que ce mouvement peut changer les choses s'il continue de cette façon, et s'il a le soutien des gens d'en bas", assurait-elle.

Le mouvement des "indignés", né spontanément le 15 mai d'une manifestation de citoyens, relayé par les réseaux sociaux, s'est très vite répandu à toute l'Espagne. Dimanche dernier, les manifestants avaient démantelé leur campement de la Puerta del Sol à Madrid, symbole de cette vague de contestation. D'autres manifestations étaient convoquées dimanche notamment à Barcelone et Valence, où les "indignés" ont manifesté ces derniers jours contre l'austérité budgétaire et la "corruption" des hommes politiques.
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Au secours !



.La "révolution silencieuse" de Barroso : le verrouillage néolibéral de l’Europe
BELLACIAO
de : Gnafron
samedi 18 juin 2011 (20h02)

Je transmets, ci-dessous un communiqué d’Attac - France, sur le "Pacte pour l’euro" ; véritable forfaiture néolibérale, en mesure d’être adopté, dans le silence assourdissant des médias, le 23 Juin prochain, par le Parlement Européen, avec, pour corollaire, une réforme constitutionnelle signant définitivement l’asservissement des pays européens, et de la France, aux mafias financières et bancaires.

Il apparait d’une nécessité vitale, au moment où certains peuples européens (Grèce, Espagne...) s’élèvent en masse pour défendre leurs droits, de faire la plus large publicité à cette atteinte anti-démocratique aux droits souverains des états et des peuples, pour que les citoyens, et également les PARTIS politiques présentant des candidats aux prochaines élections, prennent clairement parti contre ce "pacte", véritable arme de destruction massive des droits souverains des états européens.

A diffuser le plus largement possible.

Contre le « Pacte pour l’euro » et l’austérité à vie

Après le « printemps arabe », un été européen ?

Le « Pacte pour l’euro », qui durcit drastiquement le « pacte de stabilité », va sans doute être adopté au Parlement le 23 juin et au Conseil des chefs d’État et de gouvernement le 24 juin. Une adoption au pas de charge : débats court-circuités en commission parlementaire, agenda surchargé pour les négociateurs, inflexibilité du Conseil européen. Dans la continuité, le gouvernement français veut faire voter par le Parlement une réforme constitutionnelle qui exigerait de tendre vers l’équilibre budgétaire en tout temps et à tout prix.

Douleurs et misère pour les populations

Le silence médiatique assourdissant, et l’absence de débat public autour de ces réformes, contrastent avec leur importance décisive : les politiques d’austérité deviennent une obligation permanente, assortie de sanctions automatiques pour les « mauvais élèves » qui n’adopteraient pas la pseudo-« rigueur », à savoir la réduction des salaires, les coupes dans les services publics et les prestations sociales, la précarisation du travail, une fiscalité encore plus favorable aux grandes entreprises.

Ces mesures sont à la fois injustes et inefficaces : elles veulent faire payer aux peuples le prix de la crise en enfonçant l’économie dans la récession, cependant que la régulation du secteur bancaire et financier – responsable de la crise – piétine. L’aggravation de la crise sociale pourrait renforcer les courants xénophobes, qui ont le vent en poupe. Mais ce vent commence peut-être à tourner sous la pression des luttes populaires.

Agir ensemble en Europe

Des mouvements massifs de protestation et d’exigence démocratique sont apparus en Espagne, en Grèce, au Portugal, au Royaume-Uni, après le mouvement de l’an dernier en France. Ces mouvements commencent à se développer à l’échelle européenne. Les indignés espagnols appellent à se mobiliser, le 19 juin, en amont du Conseil européen, pour une véritable démocratie en Europe et contre le Pacte pour l’euro. Des indignés d’autres pays européens se joindront à cette action notamment en Grèce et en France. La Confédération européenne des syndicats organise une journée d’action le 21 juin pour s’opposer aux politiques d’austérité, avec une manifestation au Luxembourg, pays du président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker.

Mettre la (contre) révolution Barroso sous les projecteurs


Barroso se vante de mener une « révolution silencieuse » : nous voulons au contraire faire du vacarme autour de ces projets désastreux pour les peuples. Les grandes formations politiques européennes doivent entendre la voix de la contestation grandissante qui s’élève en Europe. Attac agit dans ce sens, par exemple par la pétition du réseau des Attac d’Europe http://www.oureurope.org/

La résonance des mouvements populaires a d’ores et déjà poussé les partis socialistes et verts européens à une expression publique contre la nouvelle gouvernance économique européenne http://www.changeforeurope.eu/fr

Àla veille du vote du Parlement européen sur la nouvelle gouvernance économique, Attac France interpellera de nouveau les partis politiques en organisant une réunion publique avec des responsables des formations de gauche représentées au Parlement européen : quelle critique de cette nouvelle gouvernance économique qui épargne les marchés financiers, et écrase les peuples ? Quelles alternatives pour demain ?

A Paris le 23 juin à 18h : Bourse du travail, rue du Château d’eau, métro République

par sisyphe

http://www.agoravox.fr/actualites/p...


De : Gnafron
samedi 18 juin 2011
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17/06/11

Contribution à l'article calamiteux du fig mag

.Putain ! … Merde.


Ça suffit.

Nous ne sommes ni des paillassons, ni un chiffon rouge à agiter pour ouvrir un nouveau front et tenter de racoler quelques voix, tout en caressant - avec de fausses certitudes - la droite NAP*-MEDEF dans le sens de son pelage qui le vaut bien.
Bing et Bingo! Mamane avait bien vu le coup ;-) : "droite sociale", comme droite dans ta face. Ça assène. Ça veut assommer. Stigmatisons le pauvre et tapons sur les plus fragiles.
Belle mentalité !
Ainsi, 2012 en vue, ceux qui se sont enrichis (ou ont engraissé leurs amis) en introduisant sans cesse plus de précarité dans le monde du travail, ces ultra-libéraux promoteurs du tout privé qui ont aggravé le déséquilibre et les injustices, par voracité, comptent maintenant se servir de notre misère comme d’un tremplin (!) utilisant des clichés de l’époque de Daguerre pour nous faire détester, suspecter du reste de la population !

La France des assistés, ces suceurs de deniers publics.

Une pouf présente "les canapés" : déplacements limités devant son grand écran plat, la créature inapte glande chroniquement, pompant avec ses congénères un pourcentage impressionnant de divers budgets collectifs à se vautrer, d’où ce ravissant surnom…
Ce, messieurs, mesdames, pendant que tant et tant de pauvres patrons ne trouvent pas d’employés.
Une honte !
Totally horrifying isn’t it ?

Non mais un peu de décence, SVP !
Le monde entier n’est pas peuplé d’imbéciles ignorant tout des grosses ficelles employées.
Et, pour autant que je le sache, les patrons du CAC40 et la grosse finance ne sont pas dans une situation désespérée. Le Fig-Mag ? Peut-être, au vu de l’artillerie sortie. Mais les "chiens fous" du sarkozysme, à l’œuvre dans une stratégie bien connue, ne sont pas encore à la gorge ; aujourd’hui.
Alors un peu de décence et de tenue, pour le bien commun et avant de donner des leçons.

Depuis longtemps, on sait qu’aucune société humaine ne fonctionne sans un minimum de redistribution (distribution et redistribution de tâches, rôles, savoirs, protection, biens matériels ou non, etc.). Et, sous peine de déflagration sociale, le peuple doit aussi pouvoir avoir du pain. Aucun dirigeant crédible ne peut ignorer ceci.

Concrètement, être pauvre, c’est seulement disposer de moins de 60% du revenu national médian. Voir une uniformité dans cet ensemble relève clairement d’un problème de lunettes, ou d’objectif.
Par ailleurs, si l’on comptabilise tous les foyers qui perçoivent soit une aide de la CAF (logement, handicap, vieillesse, grossesse, familles de 2 enfants et +, monoparentalité, …), soit/et une aide municipale, départementale ou régionale (énergie, transports, cantine, loisirs, etc.) étant sous un certain plafond de ressources, ça fait des millions et des millions de familles, de célibataires et de jeunes.
Tous des profiteurs amoraux ?
Impossible, chef, il y a des millions de bulletins de vote Sarkozy et Le Pen dans le lot !

Que ce soit une jungle de parvenir à comptabiliser "tout ça", que les villes aient des politiques différentes, que la région IdF n’ait pas la même optique de subvention des transports que la Savoie, cela peut se concevoir. Mais ce ne sont nullement de bonnes raisons pour évacuer la complexité d’un trait et oser affirmer qu’on s’éclate à racler les fonds de tiroir. Franchement…
Il y a des oreilles à tirer (c’est dire ma modération )

Le travail ne court pas les rues. Non, non, non, Mme et non, M. Qu’il y ait des postes vacants et certains difficiles à pourvoir, c’est un état de faits. Qui le plus souvent relève d’une inadéquation récurrente de la formation à la demande (locale), du profil des postes et parfois aussi d’une mauvaise orientation scolaire. Voir donc les gouvernants, instances administratives et patronat pour la part de responsabilités.
Evidemment, pour des rapports grassement payés sur la francophonie, un poste chez Clymène ou la direction prévue de l’EPAD, femme ou fils de, ça aide bien. Mais pour les autres, le travail ne court pas les rues, et, même pour les informaticiens qualifiés et les femmes de ménage, les conditions des contrats tendent à se dégrader. Si ce n’est déjà su, toute personne confrontée au marché de l’emploi le constate souvent vite à ses dépens.

De fait, avez-vous parlé aux jeunes qui, après 4 ou 5 ans d’études, lassés d’empiler les stages en entreprise rémunérés au mieux d’un minuscule forfait, se retrouvent dans un emploi temporaire au SMIC, à temps partiel, pour au moins faire rentrer quelques sous. Et la mère de famille qui bosse 24 heures/semaine avec une coupure chaque jour à ¾ d’heure de chez elle ? Le licencié tout à fait valable de 46 ou 53 ans auquel on ne répond même plus et non ? Mais qui s’accroche tout de même, tout comme la mère de famille et l’ex-étudiant-e. Et ceux qui vivent dans une zone sinistrée par la désindustrialisation et l’Histoire et voient s’envoler leur boulot de reclassement d’après un premier plan social ? Connaissez-vous la souffrance au travail ? Connaissez-vous la souffrance au chômage ? Connaissez-vous la sous-France ? Celle que l’on n’écoute plus, la "France d’en bas" niveau 0 et moins. Celle que vous insultez avec vos clichés nazes et vos opinions rances.
Comme il s’agit au mieux de "de loin" et "vite fait", putain, merde, ayez l’obligeance de la fermer.

 La vulgarité est dans cet article du Figaro (la France des assistés)
 L’indécence est à proposer un travail gratuit, impossible à organiser, à des fins de racolage électoral
 L’outrage est la tentative de faire croire que des millions de gens qui se serrent la ceinture et rament avec à peine le minimum vital ne sont que des assistés fainéants même plus capables de se lever le matin
= Ça pue
= Ça craint

Ce n’est pas un problème de vocabulaire, on peut discuter élégamment, bienvenue :-)
Mais il n’y a pas d’autres mots pour la bassesse de certains roquets des nantis.


Mon nom est Quelqu’un

* NAP : le triangle Neuilly - Auteuil - Passy

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" Je me casse, fait chier " Eric Besson, ministre... la classe , toujours la classe dans le gouvernement


.On l'avait détesté en ministre de l'immigration, on le découvre miteux en ministre de l'Industrie, le style sarkozien fait tache.

Eric Besson quitte le plateau de Capital par LePostfr


20MIN
Politique
Eric Besson «se casse» en plein enregistrement de «Capital»
Mis à jour le 17.06.11 à 08h30

Le ministre de l'Industrie Eric Besson a quitté mercredi le plateau de l'émission «Capital» de M6 en plein enregistrement, en déclarant «Je me casse. Fait chier», a indiqué à l'AFP une personne présente dans le studio.

Le ministre était invité pour parler du nucléaire avec le journaliste Guy Lagache pour l'émission de dimanche qui a pour thème: «Vivre et consommer écolo: ruée sur les nouvelles solutions vertes».

Mais Besson a quitté le plateau au bout d'une dizaine de minutes, au moment où était diffusé le témoignage d'un ancien sous-traitant chargé de la sûreté dans les centrales nucléaires.
La séquence diffusée?

«Le ministre s'est levé. Il a retiré son micro et l'a jeté sur la table et il a dit: “Allez, je vous laisse. Je me casse. Fait chier”», a raconté la personne qui a assisté à la scène. «Quand le journaliste lui a demandé ce qu'il faisait, le ministre a répondu: “Je me barre".»

La direction de M6 n'a pas souhaité faire de commentaire. Le cabinet d'Eric Besson n'a pas répondu aux appels de l'AFP. Aucune décision n'avait encore été prise jeudi soir concernant la diffusion ou non de cette séquence, a précisé une source interne à M6.

Juste avant le départ du ministre, Eric Besson et Guy Lagache avaient eu un échange un peu vif. «En France, la sûreté nucléaire pose problème. On voit qu'il y a des failles sur la façon de sécuriser les installations», a dit le journaliste. «Mais, non, excusez-moi. D'entrée, je suis pas d'accord. Vous avez affirmé d'entrée 'la sûreté nucléaire pose parfois problème'"», lui a répondu Eric Besson.
Besson était arrivé «de bonne humeur»

«Oui, parfois. Je vous propose d'écouter cet ancien sous-traitant qui était chargé de déceler des défaillances dans des installations», a rétorquéGuy Lagache, en lançant le témoignage qui a provoqué le départ du ministre.

Selon la personne qui a assisté à l'enregistrement, Eric Besson était arrivé vers 14h30, «plutôt de bonne humeur» pour l'émission, suivie en régie par le président de M6, Nicolas de Tavernost, et la directrice générale des programmes, Bibiane Godfroid.
© 2011 AFP
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16/06/11

Dati frère, cette fois ci en taule

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Jamal Dati, frère de l'eurodéputée et ex-garde des Sceaux Rachida Dati, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse) à 2 ans d'emprisonnement, dont un an ferme, pour des violences sur son ex-compagne.
 (c) Afp Jamal Dati, frère de l'eurodéputée et ex-garde des Sceaux Rachida Dati, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse) à 2 ans d'emprisonnement, dont un an ferme, pour des violences sur son ex-compagne.
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M. Dati, 40 ans, qui comparaissait accusé d'agression sexuelle, de violences et de vol, avait été interpellé à la mi-mai après le dépôt de plainte de la mère de son fils de 4 ans qui l'accusait d'avoir voulu la contraindre à lui faire une fellation.

Villepin pour dépénaliser le cannabis !!!!!

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Villepin pour dépénaliser le cannabis

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin s'est prononcé pour la dépénalisation de l'usage du cannabis, qu'il souhaiterait voir sanctionner d'une simple contravention, lors de l'émission Elections 2012 (YouTube/CFJ/AFP), qui doit être diffusée jeudi.

europe1
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Areva : Anne Lauvergeon bientot au chomage?

. NUCLEAIRE

Areva : nomination imminente de Luc Oursel à la place d'Anne Lauvergeon


|
Copyright Reuters
 
Selon nos informations, Nicolas Sarkozy aurait pris la décision de ne pas reconduire Anne Lauvergeon à la tête d'Areva. Luc Oursel, directeur général délégué d'Areva, devrait être nommé président du leader mondial du nucléaire civil jeudi ou vendredi. La question est, selon nos informations, tranchée. Nicolas Sarkozy aurait pris la décision la semaine dernière de ne pas reconduire Anne Lauvergeon à l'issue de son deuxième mandat à la tête d'Areva qui se termine le 30 juin. Les discussions se poursuivent sur la désignation de son remplaçant. Hier mercredi, le choix était arrêté sur Luc Oursel, directeur général délégué d'Areva. L'annonce est attendue pour cette fin de semaine.
Chez Areva, on ne commente pas l'information. En interne, on souligne que « la décision n'était pas prise le week-end dernier, à notre connaissance ». Tout le monde s'accorde à afficher la plus grande prudence sur ce dossier dans les seules mains de Nicolas Sarkozy. « Tant que l'annonce n'est pas faite, les lignes peuvent encore bouger. Les influences sont nombreuses. Mais le départ d'Anne Lauvergeon fait l'objet d'un vaste consensus », résume un proche du dossier.

15/06/11

Lien pour visio devant le parlement grec

.Vu sur LIBERATION
http://www.xodrobizeli.gr/2011/05/livestream_25.html

ou ici:
http://english.aljazeera.net/watch_now/
ou ici:
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article118122

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Francafric: article entier :-)

.Dans les coulisses des virées élyséennes en Afrique
L'Express.frPar LEXPRESS.fr | L'Express.fr
– il y a 2 heures 32 minutes


Alors qu'"Air Sarko One", le nouvel avion présidentiel, s'apprête à prendre son envol, zoom arrière sur le petit monde des invités du chef de l'Etat, entre Abidjan et Kinshasa.

La récente virée ivoirienne de Nicolas Sarkozy, le 21 mai, à la faveur de l'investiture d'Alassane Ouattara aura été sur le front des invités d'une insolite sobriété. A bord du Falcon 7-X qui, au matin du jour J, rallie la capitale politique Yamoussoukro au départ d'Abidjan: Alain Juppé, Henri de Raincourt, un sénateur des Français de l'étranger, la "maquilleuse" du président et Basile Boli. Choix au demeurant un rien hasardeux: au pays des Eléphants, l'ancien défenseur franco-ivoirien de l'Olympique de Marseille n'a pas laissé que de bons souvenirs. Celui qui fut promu en octobre 2007 secrétaire national au co-développement de l'UMP a aussi dirigé l'association Entreprendre et réussir en Afrique (ERA), financée par des fonds publics, et dont le train de vie et la gestion hasardeuse lui valurent une garde à vue, prélude à la dissolution du joujou sur décision de justice. Commentaire d'un patron du cru: "Pas très malin, ce casting. Boli va croiser ici des chefs d'entreprise qu'il a 'tapés', voire escroqués." En revanche, pas un homme d'affaires à bord. Vincent Bolloré, Martin Bouygues et les autres cadors du business ont rallié Yamoussoukro par leurs propres moyens, que l'on sait substantiels.

En fait, ce matin-là, ce sont deux jets qui atterrissent sur le tarmac de la ville natale de Félix Houphouët-Boigny. Dans le premier, notamment, le conseiller Afrique de l'Elysée, André Parant, et deux journalistes: Bruno Jeudy (JDD) et Fabien Nahmias (France 2). Les deux confrères ont eu l'insigne honneur de voyager nuitamment, entre Paris et Abidjan à bord de l'Airbus présidentiel. Au réveil, ils ont été conviés à prendre un café avec le chef de l'Etat. Lequel, concède l'un d'eux, peinait quelque peu à masquer entre ciel et terre l'intense jubilation que lui procuraient les pulsions ancillaires de Dominique Strauss-Kahn.

Pourquoi cette escale abidjanaise et la répartition des passagers dans deux appareils de taille plus modeste? La piste de l'aéroport de "Yakro", si elle a été prolongée pour accueillir des longs courriers, n'a pas selon Paris été suffisamment testées. Principe de précaution: on a préféré affréter, pour un séjour de moins de huit heures en terre ivoirienne, toute une flottille: l'Airbus (Paris-Abidjan) et les deux jets (Abidjan-Yamoussoukro), sans compter l'avion de la presse arrivé la veille et les Transall affectés à la navette Abidjan-Yamoussoukro. Ca fait plutôt cher la visite-éclair.

Flash-back d'un peu plus de deux ans. Fin mars 2009, Nicolas Sarkozy accomplit au pas de charge une tournée africaine: Kinshasa, Brazzaville puis le Niger. Au grand dam des hôtes africains, Carla n'en est pas. Initialement, elle devait en marge du périple aller visiter à Bukavu (extrême-est de la République démocratique du Congo) un centre d'accueil pour femmes victimes de violences sexuelles. Projet abandonné pour des raisons de logistique et de sécurité. Les seuls hélicos susceptibles de l'acheminer jusqu'à la lointaine province du Kivu sont des appareils de facture soviétique de la Monuc, la mission des Nations unies, jugés insuffisamment fiables pour transporter la Première dame. Clap de fin.

Qu'à cela ne tienne: les hôtes congolais se consoleront avec l'affolante mini-jupe plissée de la compagne de Didier Barbelivien, invité personnel du président, au côté de Patrick Balkany ou d'Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva. Son irruption suscitera, dans les rangs de la Garde présidentielle de Joseph Kabila et au sein de la cohorte des ministres et conseillers, un assez vif émoi. "Pote" du chef de l'Etat -c'est ainsi qu'il se dépeint-, le chanteur, tignasse au vent, chemise ouverte sur un torse cuivré, justifie sa présence par son statut de "régional de l'étape": il a en effet vécu une partie de son enfance à Pointe-Noire, port pétrolier de l'autre Congo...
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Plus on fouille, plus on trouve, la république comme un tas d'ordure

.Mediator, un scandale français

Société 15/06/2011 à 00h00
Servier avance masqué à Matignon

LIBERATION

Par YANN PHILIPPIN

L’affaire des salaires de l’ex- ministre Luc Ferry, président délégué du Conseil d’analyse de la société (CAS), a mis un coup de projecteur sur ce comité créé en 2004 à Matignon pour éclairer le Premier ministre sur les «enjeux de société». François Fillon, qui préside le CAS, y a nommé en février 2008 Lucy Vincent, directrice des relations extérieures de Servier, le fabricant du Mediator, réputé pour la puissance de son réseau d’influence politique. Or, Lucy Vincent y avance masquée, puisque sa biographie publiée sur le site du CAS ne mentionne pas qu’elle est salariée de Servier. Joint par Libération, Luc Ferry assure que Fillon l’a nommée à sa demande. «C’est une amie de vingt ans», qu’il a choisie avant que le scandale n’éclate pour ses compétences de «biologiste». Il ne s’explique pas le trou dans son CV, mais assure qu’elle n’a jamais travaillé sur des sujets liés à la santé ou à la pharmacie. Il précise que seuls deux rapports (sur les pompiers et le service civique) se sont transformés en lois. Ni Servier ni Matignon n’ont retourné nos appels. Y.P.
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14/06/11

Piqûre de rappel

.HNS-INFO

Source / auteur :

CIP-IDF

De la légitimité de frauder les minima sociaux et de quelques conseils à cette fin

mis en ligne mardi 14 juin 2011 par jesusparis

Quand la fraude aux minima sociaux devient légitime

Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque.
À te regarder, ils s’habitueront
René Char


Tandis que nos sommités s’acharnent à vouloir réduire l’impôt sur la grande fortune tout en s’en prenant à l’assistanat et aux bénéficiaires « cancéreux » du RSA, il serait intéressant de nous interroger sur la légitimité pour les plus nécessiteux de recourir à la fraude pour satisfaire leurs besoins élémentaires.

Mauvais arguments

D’abord, éliminons l’idée qu’il puisse y avoir une légitimité à justifier la fraude par le bas au seul prétexte que d’autres ne se gênent pas. A commencer par les margoulins des sommets qui se goinfrent sans vergogne à grands coups de paquets fiscaux et fourberies légales. L’attitude classique du “œil pour œil, fraude pour fraude” ne conduit qu’au désordre, au n’importe quoi et pour finir au triomphe de la loi du plus fort. Bottons ensuite les fesses aux habituels contre-arguments sentencieux :

• « frauder les minima sociaux est injuste pour ceux qui suent sang et eau à travailler pour un misérable SMIC » : manœuvre classique des plus aisés pour diviser les plus nécessiteux ;

• « la fraude, le travail au noir, les escroqueries en tout genre lèsent et appauvrissent la collectivité » : faux puisque le produit financier de ces prétendues “arnaques” est immédiatement réinjecté dans l’économie réelle ;

• « la loi s’impose à tous » : faut-il encore, comme on va le voir, que la loi soit légitime !

Les droits de l’homme légitiment la désobéissance civile

En réalité, il n’est pas à chercher très loin pour trouver une légitimation à l’acte de désobéissance civile qu’est la fraude aux minima sociaux.

Un seul article de la Déclaration universelle des droits l’homme de 1948, celle-là même qui fonde notre République, y suffit :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires » (article 25)

Dans un pays regorgeant de richesses et des moyens matériels ou humains pour les produire, ceux qui privent une frange de plus en plus importante de la population des moyens financiers suffisants pour satisfaire ses besoins vitaux élémentaires se délégitiment eux-mêmes et délégitiment les lois qu’ils prétendent faire appliquer.

D’insupportables leçons de morale

À l’inverse, ceux que l’organisation sociale et économique d’un pays riche maintient sans raison valable en-dessous du seuil de pauvreté (880 euros en France) sont parfaitement légitimés à recourir à tous les moyens nécessaires pour satisfaire leurs besoins vitaux.

La fraude, le système D, la menue rapine, le travail au noir, la saisie autoritaire des biens de première nécessité qui font défaut peuvent légitimement être considérés comme des armes de légitime défense. Comme le pain de Jean Valjean dans les Misérables de Victor Hugo.

Les malversations des classes dominantes, même légalisées par ces dernières, sont, elles, assimilables à de vulgaires actes de crapulerie sans autre motif que la soif de domination. Que dire alors des insupportables leçons de morale que certains de leurs éminents représentants infligent aux autres ?

« Quand quelque chose nous apparaît non légitime, même si c’est légal, il nous appartient de protester, de nous indigner et de désobéir » (Stéphane Hessel)

Source : Chroniques du Yéti

Précisions : l’article 25 de la DDHC n’est pas retenu dans le bloc constitutionnel de 1958 qui se limite aux 17 premiers articles. On retrouve néanmoins son équivalent dans l’article 11 du préambule de la Constitution de 1946, qui lui fait parti de ce bloc, je cite :

11. Elle (la Nation) garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. (source Legifrance.)

Avec le battage travailliste forcené qui vient de reprendre à droite, cela fait du bien que d’autres points de vue s’expriment.http://www.blogger.com/img/blhttp://www.blogger.com/img/blank.gifahttp://www.blogger.com/img/blank.gifnk.gif

On pourra consulter les éléments du débat public tel qu’il est présenté dans le journal officiel de tous les pouvoirs, et aussi la prose d’Actuchômage à ce sujet, ici ou là

Oui, de ces minima, il est légitime de contourner l’insuffisance et l’arbitraire par la fraude. Et ni monsieur Hessel, ni l’indignation n’ont à voir avec cela. C’est affaire de nécessité et de choix, d’acte et pas de posture morale.

Il faut souligner un paradoxe, tout comme la loi crée… des illégalismes, ces minima imposent, par leur fonctionnement même, des modalités de fraude. Exemples.

Faire mine d’être "isolé"
Le fait que le RMI/RSA ne soit pas un revenu individuel conduit à essayer de dissimuler, lorsque c’est possible, toute vie maritale ou non isolée. En effet se déclarer en couple revient, si le, la conjoint/e dispose d’un revenu (salaire, alloc chômage, AAH, etc.) supérieur ou égal à 630 euros, à être privé de RSA. Lorsque le conjoint gagne moins, cette somme sera néanmoins déduite du droit versé : celui-ci est dégressif en fonction de la taille et des revenus du ménage. Pour obtenir les 410€ d’un RSA individuel et pas la moitié d’un RSA couple (630 divisé par deux), on doit donc essayer de rentrer dans les clous de l’"isolement", quitte à se doter d’une existence administrative relativement distincte de la vie réelle (être scindé, un peu de schizophrénie créatrice en somme). Ce que la CAF sait pertinemment, elle qui cherche à faire la preuve par des contrôles et visites domiciliaires que les allocataires "isolés" ne le sont pas.

Se dire non étudiant
Ces revenus sont souvent officiellement destinés à favoriser l’insertion (on veut notre bien, c’est sûr…), mais ils sont interdits à bon nombre de ceux qui justement... s’insèrent. Ainsi le RSA est-il interdit aux étudiants… sauf de très rares cas où une reprise d’étude s’effectue, avec l’aval du Conseil général, dans le cadre de l’insertion. Si passé 25 ans on a pas de bourse, de parents qui soutiennent, un taff ou plusieurs qui permettent de subvenir à ses besoins, il est alors logique de chercher à dissimuler la poursuite ou la reprise d’études. Il faut juste éviter d’être à la sécu étudiant (avoir la Sécu salarié, chômeur, ou la CMU) et/ou d’être déclaré à charge des parents sur leur déclaration fiscale annuelle. Ou en tout cas expliquer que c’était le cas avant mais que tout ça est terminé…

Jeunes : faire couple pour un demi RSA
Pour les jeunes de moins de 25 ans, qui n’ont pas droit au RSA avant 25 ans (ça c’est une contribution socialiste aux inégalités qui date de l’instauration du RMI, en 1988), sauf si ils ont au moins un enfant, il est une voie d’accès : se déclarer en concubinage ou se pacser avec un allocataire du RSA permet d’accéder à une fraction d’un RSA désormais calculé pour un couple. On voit donc des formes d’entraide où un allocataire accepte de se déclarer en couple pour qu’une autre personne interdite de RSA en raison de son âge puisse toucher les 220€ qui s’ajoutent au 410€ du RSA de l’isolé…

On pourrait citer bien d’autres exemples de fraude (ainsi ne pas aller aux convoc de Pôle emploi, voire ne pas leur répondre au téléphone, est-il censé être illégitime et punissable de radiation mais en fait….). Et il faudrait d’ailleurs le faire pour partager le plus largement possible les manières de ne pas perdre sa vie à la gagner et d’éviter un dénuement trop brutal. Vous pouvez d’ailleurs nous envoyer recettes et conseils à permanenceprecarite@cip-idf.org, nous publierons ce qui peut l’être sans causer de dommage aux allocataires et ayant droits, assorti de l’anonymat de rigueur.

Quoi qu’il en soit de l’ignominie de la droite, n’oublions pas de prendre la mesure de la responsabilité de la gauche, toute catégories et boutiques confondues, dans la stigmatisation des “assistés" (et c’est pas des patrons qui vivent du travail des autres que parlent ces gens lorsqu’ils emploient ce terme...). La gauche a par ses pratiques, ses mesures et ses discours, fourni des appuis concrets aux saloperies que se permet la droite.

Qui se souvient que bien avant le "travailler plus" sarkozyste de 2007, Lionel Jospin avait en 1998 répondu à la mobilisation des chômeurs et précaires qu’il préférait “une société de travail à l’assistance” ?

La précarité se développe depuis plus de 30 ans mais c’est l’angle mort de la gauche comme des syndicats. Ce qui est en cause c’est leur indécrottable (?) idéologie du travail qui les conduit à défendre l’économie, c’est à dire la politique du capital. Et attention, on n’a pas fini d’en voir les effets. L’automne dernier, on a commencé à nous expliquer que les retraités abusaient de faire payer les jeunes et de les plonger dans le dénuement avec leurs droits. De vrais parasites ! Des assistés ! On a désormais tous une dette à la société. C’est bien celle qu’il s’agit d’abolir... En vrai, on sait que pour beaucoup de nous, entrés sur le marché du travail depuis les années 70’, il n’y aura pas de retraites car toute une vie de chômage mal ou non-indemnisé et d’emplois discontinus ne permettra pas d’atteindre les 40 annuités requises.

Les effectifs du "minimum vieillesse" étaient en baisse (des droits à pension supérieurs devenant accessibles), ils ont recommencés à croître depuis quelques années. Sait-on que la première réforme qu’envisage le PS dès juin 2012, si leur candidat est élu, c’est une réforme des retraites… Se souvient-on que le "comité d’orientation des retraites", qui a défini la réforme de 2010, avait été créé par Jospin ?

La gauche compte sur le bilan de Sarkozy et son discrédit pour l’emporter, mais que propose-t-elle ? Actuellement, dans les départements, elle gère le RSA. C’est donc elle qui coupe les allocs, diligente les visites domiciliaires de la CAF, cherche à imposer des stages de merde et des emplois sans intérêt. Hollande promet un peu de blé pour les étudiants, à condition qu’ils satisfassent en plus de leurs études à une contrepartie… Royal, eh bien elle, elle garde sa petite cuillère en argent et vient de se déclarer d’accord pour 5h de travail hebdo au minimum pour les RSAstes… (et pour l’encadrement militaire des déscolarisés, la gauche de droite est toute bien décomplexée, ça roule...).

Le chômage n’est pas l’envers du travail mais l’un de ses moments

Alors que l’on cesse de soumettre nos vies à la (fausse) mesure du travail, l’emploi. Le verrou que le calcul de la durée d’emploi impose à l’encontre des droits, eh bien il doit sauter ! Sinon l’insécurité sociale “nouvelle” ne va cesser de s’aggraver.

Ce qui est nécessaire avant tout c’est que les premiers concernés prennent leurs affaires en main, rejoignent et créent des collectif de chômeurs, précaires, intermittents. Elle serait où l’alternative ?

Après tout, nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère, autant partir de là.

La coordination a dû déménager le 5 mai 2011 pour éviter une expulsion et le paiement de près de 100 000 € d’astreinte. Provisoirement installés dans un placard municipal de 68m2, nous vous demandons de contribuer activement à faire respecter l’engagement de relogement pris par la Ville de Paris. Il s’agit dans les temps qui viennent d’imposer un relogement qui permette de maintenir et développer les activités de ce qui fut de fait un centre social parisien alors que le manque de tels espaces politiques se fait cruellement sentir.

Pour contribuer à la suite :

• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.

• indiquez à accueil@cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS pour être prévenus lors d’actions pour le relogement ou d’autres échéances importantes.

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanence CAP d’accueil et d’information sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle, lundi de 15h à 17h30. Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap@cip-idf.org

Permanences précarité, lundi de 15h à 17h30. Adressez témoignages, analyses, questions à permanenceprecarite@cip-idf.org

À la CIP, 13bd de Strasbourg, M° Strasbourg Saint-Denis
Tel 01 40 34 59 74

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13/06/11

Orléans, c'est le bagne UMP

.ELLE


ORLÉANS : FINI LES MARIAGES FESTIFS !

Le mariage, plus beau jour de la vie d’un couple ? Oui mais dans le cadre du respect de certaines règles. A Orléans (Loiret), le maire UMP, Serge Grouard, a créé une étonnante « charte pour une cérémonie de mariage réussie ». Fini les orchestres, les chants et les cris. Dans cette ville, les jeunes époux et leurs proches devront désormais exprimer leur joie en silence. Et pourquoi s’arrêter en si bon chemin, le jeté de riz, de pétales de rose et de confettis est aussi prohibé, tout comme le fait de se pencher aux fenêtres des voitures. Les mariés devront également s’engager par écrit à être présents au minimum vingt minutes avant le début de la cérémonie. Pour le côté festif, on repassera… Le maire UMP est coutumier des restrictions en tous genres. Il compte en effet à son actif des arrêtés anti-bivouac, anti-prostitution, anti-caravaning, le couvre-feu pour les mineurs, des chartes réglementant l'activité des bistrots, des épiceries et des boîtes de nuit.
C.H Le 13/06/2011
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En France, la Ligue de défense juive frappe encore

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En France, la Ligue de défense juive frappe encore

Le 5 mai dernier, à la mairie du XIVe arrondissement de Paris à l'occasion d'une réunion organisée par l'association France-Palestine, une vingtaine de membres de la LDJ (Ligue de défense juive) ont interrompu violemment la conférence. Sept d'entre eux ont été interpellés.

La vingtaine de jeunes gens, certains mineurs, avaient pris place calmement dans la salle des fêtes de la mairie du XIVe arrondissement. Le 5 mai, une réunion publique de l'Association France-Palestine solidarité (AFPS) y était organisée. La présence de ces « jeunes » réjouissait Sylviane de Wangen, déléguée de la section de l'arrondissement de l'association :

« On n'a pas l'habitude de voir des moins de 25 ans s'intéresser au conflit israélo-palestinien. »

Elle a vite déchanté.

Gants en cuir renforcés et chaises qui volent

Car au bout d'une heure, après qu'on leur a refusé la parole par « manque de temps », ils décident d'interrompre la réunion en se levant et en hurlant des slogans comme « Israël vaincra ». Deux drapeaux israéliens sont déployés, des gants en cuir renforcés de plomb ou de sable enfilés. (Voir la vidéo)

Les chaises volent, les tracts promettant de ne laisser « aucun repos » aux antisémites et comparant l'antisionisme au nazisme aussi [nous n'avons pas pu voir le tract comparant l'antisionisme au nazisme, il est cité par l'AFPS, ndlr]. En face, c'est la peur qui domine. Au moins une personne est blessée et a porté plainte. Sylviane de Wangen confie :

« On craignait qu'ils lancent aussi des gaz lacrymogènes dans la salle, comme ils l'ont déjà fait au siège de l'association. »

L'intervention des forces de l'ordre a permis l'arrestation de sept perturbateurs, dont trois mineurs débouchant sur autant de gardes à vue. Une information judiciaire a été ouverte pour « entrave à la liberté et violence volontaire en réunion ». Sylviane de Wangen :

« Il est absolument certain qu'il y aurait eu des violences si la police n'était pas intervenue rapidement. La LDJ était venue pour provoquer et que cela dégénère.

Heureusement, nous sommes restés de marbre face à leurs provocations et avons réussi à calmer ceux qui parmi nous auraient voulu en découdre. »

« De l'intimidation physique, intolérable en démocratie »

De son côté, Pascal Cherki, maire de l'arrondissement, présent à la réunion mais absent au moment de l'incident, accuse la LDJ de « terrorisme intellectuel » :

« Ils tentent, par de l'intimidation physique, de rendre impossible tout débat critique sur la politique israélienne actuelle, ce qui est intolérable dans une démocratie. Ils représentent une minorité. Ils ont une opinion très tranchée, c'est leur droit, mais ce genre de pression est inadmissible. »

L'édile du XIVe estime que sa judéité les a « encore plus énervés » :

« Je suis un partisan de la résolution politique et non-violente du conflit israélo-palestinien et de l'application de la résolution 242 du conseil de sécurité de l'ONU [frontières négociées de 1967, ndlr]. »

« Insupportable » pour l'UJFP

L'Union des juifs pour la paix (UJFP), qui milite pour une coexistence pacifique des Palestiniens et des Israéliens dans deux Etats souverains, n'est pas étonnée par cet incident. André Rosevegue, coprésident de l'UJFP :

« Toute mobilisation pour la Palestine vit sous la menace d'intervention de ce type. C'est condamnable et insupportable. »

Il accuse par ailleurs la justice de faire preuve « de mansuétude jusqu'à présent ». Plusieurs plaintes ont en effet été déposées après différentes actions violentes de la LDJ et souvent, le lien n'est pas fait entre ces différentes opérations :

« Ceux qui sont poursuivis sont considérés comme des primo-délinquants. Il existe des condamnations d'individus qui ne mettent pas en cause le groupe lui-même. »

Résultat : la LDJ, que nous n'avons pas réussi à joindre, n'est toujours pas interdite en France, alors qu'elle l'est en Israël et aux Etats-Unis.



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