31/10/2008

Sarkozy a-t-il oublié que Gordon Brown dirige un paradis fiscal ?

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Sarkozy, « a défaut de déclarer la guerre aux îles Caïmans, ou d’envoyer le porte-avions ‘Charles de Gaulle’ au Liechtenstein », envisage « de punir les banques françaises qui travaillent avec les paradis fiscaux. »









29 octobre 2008 (Nouvelle Soldarité) – Un article publié aujourd’hui par Le Canard Enchaîné fait monter la pression sur Sarkozy pour qu’il s’attaque aux avant-postes de l’Empire britannique : les paradis fiscaux.

L’article, intitulé « Sarko dans l’enfer des paradis fiscaux » comporte un sous-titre intéressant : « Il part en guerre, sans moyens, contre certains gouvernements amis, et épargne la Grande-Bretagne ».

L’auteur constate les contradictions évidentes de la démarche française en signalant quelques planques fiscales sympathiques au sein même de l’UE : impôts plus doux pour les sociétés aux Pays-Bas ou exemption d’impôt sur l’ISF, plus values boursières et droits de succession en Belgique, sans oublier l’Autriche, la Hongrie, et surtout Malte et Chypre, « deux des pays européens les plus nocifs » comme l’affirme Daniel Lebègue, ex-directeur du Trésor et ex-patron de la Caisse des dépôts et consignations.

Mais, selon cet expert, continue Le Canard, « Sa Gracieuse Majesté fait encore mieux : ‘Londres est le principal centre off-shore européen’ affirme-t-il. Et Sarkozy a oublié d’en parler à Gordon Brown : la City, Jersey, Guernesey, l’île de Man ou Gibraltar pratiquent allègrement le secret bancaire et l’exonération d’impôt (pour les étrangers, pas pour les Britanniques). Mais aussi d’autres possessions de la Couronne à travers le monde : les îles Caïmans (46000 habitants et 6e place bancaire mondiale, devant Paris) ; les Bahamas, où se sont réfugiées la quasi-totalité des compagnies de réassurance (y compris françaises) pour échapper aux impôts. Ou encore les îles Vierges britanniques. »

Le Canard note que Sarkozy, lors du sommet européen du 15 octobre à Bruxelles avait « lancé une attaque en règle contre son ex-copain » Jean-Claude Juncker. Le premier ministre luxembourgeois a été sommé de « donner l’exemple », car « on ne peut pas se battre à l’extérieur de notre continent contre certaines pratiques et les tolérer sur notre continent ».

Sarkozy, « a défaut de déclarer la guerre aux îles Caïmans, ou d’envoyer le porte-avions ‘Charles de Gaulle’ au Liechtenstein », envisage « de punir les banques françaises qui travaillent avec les paradis fiscaux. »

Pour l’exemple, on pourrait nettoyer au kärcher Monaco –-principauté administrée de fait, par un haut fonctionnaire français nommé par Paris— et Andorre, dont le président de la République demeure, par son statut, le co-prince…

http://www.solidariteetprogres.org/sp_accueil.php3

Lazard jugé trop dépensier aux Etats-Unis

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La banque d'affaires, sanctionnée par la SEC, doit payer 2,8 millions d'euros.

Le régulateur boursier américain, la SEC, a sanctionné la banque d'affaires franco-américaine Lazard et trois de ses salariés qu'elle a jugés trop dépensiers et peu scrupuleux dans leurs tentatives de séduction de potentiels clients. Ces trois salariés avaient dépensé "ensemble plus de 600.000 dollars pour divertir de manière inappropriée des traders de Fidelity Investments en vue de générer des activités de courtage".

Ces sommes ont servi à payer des voyages aux Etats-Unis, aux Bahamas et en Europe, "souvent par avion privé", avec hébergement et restaurants de luxe, des "divertissements pour adultes", des vins rares, et l'organisation d'un enterrement de vie de garçon pour 50.000 dollars.

Enterrement de vie de garçon

Pour avoir failli dans ses contrôles, Lazard a été condamné à verser 2,2 millions d'euros et à une amende de 600.000 dollars. Les trois salariés ont écopé d'amendes entre 25.000 et 75.000 dollars, ainsi que d'une interdiction de faire affaires avec la communauté financière comprise entre trois et neuf mois.

Au cours du 3e trimestre, les revenus de Lazard ont reculé de 23% à 405,8 millions de dollars, en particulier à cause d'une moindre activité sur les métiers de conseil. Dans le même temps, les frais de personnel ont bondi de 34% et les charges d'exploitation ont augmenté de 28% à 540,5 millions de dollars.

E24

Quand ca veut pas, ca veut pas !!!!

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PARIS (AFP) — Les députés sont entrés jeudi dans le vif du sujet du budget Sécu pour 2009 en taxant les parachutes dorés des plus hauts dirigeants mais en renonçant, à la demande du gouvernement, à d'autres taxes visant les stock-options, les actions gratuites et les retraites chapeaux.








Ils ont en outre rétabli la prime transport qui avait été supprimée la semaine dernière en commission et l'ont même étendue aux abonnements vélo. Suivant l'avis pressant d'Eric Woerth (Budget), la majorité UMP a rejeté une série d'amendements visant notamment à soumettre tous les parachutes dorés, les stock-options et les actions gratuites au nouveau forfait social de 2% à la charge des employeurs, décidé par le gouvernement et inscrit dans le PLFSS 2009.

Toutes ces mesures avaient pourtant été adoptées par les députés en commission.

Sur les stock-options, "nous avons déjà fait le plein l'année dernière", a plaidé M. Woerth, estimant qu'un "niveau juste de taxation" était atteint et accusant la gauche de vouloir mettre tout le monde face au "peloton d'exécution".

Le ministre a en revanche donné son accord à une version, très édulcorée, d'un amendement du rapporteur Yves Bur (UMP).

Le texte voté soumet à cotisations sociales, dès le premier euro, les "parachutes dorés" (indemnités de départ des dirigeants versées en plus des indemnités légales) supérieurs à un million d'euros. Ne sont donc visés que les très hauts dirigeants contrairement aux amendements refusés par le gouvernement.

Actuellement, les parachutes dorés ne sont soumis à cotisations sociales et donc ne participent au financement de la Sécu qu'au-delà de 200.000 euros, les sommes en deçà étant exonérées de toute charge.

M. Bur, suivi par la majorité en commission, avait en outre prévu de "majorer" la taxation des "retraites chapeaux", compléments à la pension dont le versement est étalé pendant toute la durée de la retraite du bénéficiaire.

Deuxième mesure votée en commission et rejetée en séance à la demande de M. Woerth: l'application immédiate de la contribution salariale de 2,5% (décidée en 2007) sur les avantages résultant des stock-options et des attributions gratuites d'actions.

"Toutes ces formes de rémunération appartiennent encore à l'ancien monde. Il y a des questions d'éthique qui me paraissent importantes et c'est ce que j'ai voulu marquer", a déclaré M. Bur dans les couloirs de l'Assemblée.

Fait plutôt rare, Martine Billard (Verts) a volé au secours de son collègue de la majorité en accusant le gouvernement de "vider l'amendement" de M. Bur.

Une déception partagée sur certains bancs de la majorité. "L'amendement a été dépecé", a regretté une source UMP, tandis que Patrick Roy (PS) a appelé ses collègues à "une nouvelle nuit du 4 août (ndlr:1789) pour supprimer les privilèges".

Jean-Marie Le Guen (PS) a résumé les débats en affirmant qu'il s'agissait de "respecter une proportion raisonnable entre les responsabilités et la rémunération".

Mi-octobre, dans le cadre du budget 2009, l'Assemblée avait décidé de plafonner les avantages fiscaux consentis aux entreprises qui versent des parachutes dorés. Au-delà de 200.000 euros d'indemnités versées, les entreprises ne pourront plus déduire cette somme de leur bénéfice imposable.




30/10/2008

Une identité visuelle à 20 millions d’euros ?

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C'est officiel : ANPE et ASSEDIC ne feront plus qu'un en 2009 pour devenir le "Pôle Emploi". Un nouveau nom chiffré à 135.000 €, trouvé par l'agence Nomen. Cette agence, dont le PDG est Marcel Botton, dirigeant très intéressant que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer, a déjà créé les noms de Vélib’, Vinci, Arcelor, Wanadoo, Skyteam, Thalès…

Bien sûr, 135.000 € ne représentent que le coût - officiel - du nom, pas celui du logo qui y est attaché ! Celui de l'ANPE n'avait que 5 ans (réalisé par Euro RSCG) et avait coûté à l'époque 2,4 millions d'euros. A ce tarif, la charte graphique et la déclinaison du logo étaient incluses (!).




C'est officiel : ANPE et ASSEDIC ne feront plus qu'un en 2009 pour devenir le "Pôle Emploi". Un nouveau nom chiffré à 135.000 €, trouvé par l'agence Nomen. Cette agence, dont le PDG est Marcel Botton, dirigeant très intéressant que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer, a déjà créé les noms de Vélib’, Vinci, Arcelor, Wanadoo, Skyteam, Thalès…

Bien sûr, 135.000 € ne représentent que le coût - officiel - du nom, pas celui du logo qui y est attaché ! Celui de l'ANPE n'avait que 5 ans (réalisé par Euro RSCG) et avait coûté à l'époque 2,4 millions d'euros. A ce tarif, la charte graphique et la déclinaison du logo étaient incluses (!).

Le coût majeur du changement de logo est celui des enseignes et de la signalétique intérieure des 1.400 agences Assedic et ANPE. On peut l'estimer, si le marché est bien négocié, à 10.000 € par agence, soit 14 millions d'euros. Sur Boursorama.com, les syndicats, qui critiquent un choix "trop coûteux" (CFTC) et "manquant d'originalité" (CFC-CGE), assurent qu'il faudrait "rajouter 12.000 à 13.000 € par agence pour installer les logos".

Ensuite, il faut y ajouter le coût de la déclinaison physique du logo, c'est à dire la fabrication de tous les supports portant la marque : papiers, enveloppes, chemises, stylos… en prenant soin, bien sûr, de jeter quelques tonnes des anciens modèles devenus obsolètes. Avec un minimum de fournitures à 3.000 € par agence, cela représente 4,2 millions d'euros.

Le coût global (avec les faux frais) dépasserait donc allègrement les 20 millions d'euros !

Remarquons que la dépêche AFP publiée hier soir mentionne que "le ministère n'a pas été en mesure de chiffrer le coût supplémentaire lié à la mise en place du logo dans les 1.400 agences ANPE ou Assedic du territoire". On n'imagine pas un instant une entreprise rationnelle lancer une telle opération sans la budgéter précisément !!!

Bon allez, relativisons : le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez comparait hier les 135.000 € dépensés pour le nom aux 4,5 milliards d'euros de budget global de l'organisme. Et si on prend la somme de 20 millions d'euros, même une fois tous les 5 ans, et répartie sur 2 millions de chômeurs, ça ne fait jamais que moins de 2 € par chômeur et par an ! Enfin, le côté positif de la chose est que bon nombre de chefs d'entreprises trouveront désormais que leur graphiste local, facturant 5 ou 10.000 € pour un nouveau logo, n'est pas si cher que ça...

(Source : Communik 45)


[Video] : je riche, tu niches...ils trichent

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La solidarite en cas de crise a bon dos !!!!













29/10/2008

Sarkozy souhaite que l'UE augmente à 20 milliards d'euros sa réponse à la crise

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Le président français va proposer aux pays de l'Union européenne de porter à 20 milliards d'euros sa "capacité de réponse à la crise".


Source : La tribune.








Nicolas Sarkozy a souhaité ce mardi à Versailles que l'Union européenne revoit à la hausse l'enveloppe destinée à soutenir les économies européennes en période de crise. "Je proposerai le 7 novembre", date du sommet européen de Bruxelles, "et j'en parlerai avec Gordon Brown, que l'Union européenne elle-même, qui dispose de 12 milliards pour soutenir un certain nombre d'Etats, qu'on passe au moins à 20 milliards pour augmenter notre capacité de réponse à la crise", a déclaré-t-il, au côté du Premier ministre britannique.

Un règlement européen datant de 1988, et amendé en 2002, établit "un mécanisme communautaire de soutien financier à moyen terme" des balances de paiements des Etats membres. "L'encours des prêts pouvant être accordés aux Etats membres au titre de ce mécanisme est limité à 12 milliards d'euros", selon ce règlement.

Ce montant peut être augmenté sur proposition de la Commission, et après vote du Conseil des ministres des Finances (Ecofin), selon l'Elysée. La possibilité de prêt est en principe réservée aux pays de la zone euro, mais le règlement prévoit qu'un pays membre de l'UE hors zone euro peut en profiter s'il fait appel "à des sources de financement comportant des conditions de politique économique". C'est le cas de la Hongrie, qui a fait appel au FMI, et pour laquelle la Commission européenne est en train de finaliser ses propositions d'aide.




l'idée de Thierry Saussez abandonnée

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Personne n'est à l'abri d'une erreur de com', pas même le patron de la communication gouvernementale ! C'est ce que nous retiendrons de cette petite histoire - un bref feu de paille - qui a vu Thierry Saussez sortir de son chapeau l'idée saugrenue selon laquelle le gouvernement préemptera un espace sur France Télévisions pour produire une émission expliquant la politique gouvernementale aux Français.

lire aussi: http://torapamavoa.blogspot.com/2008/10/t-hierry-saussey-le-directeur-du.html






Personne n'est à l'abri d'une erreur de com', pas même le patron de la communication gouvernementale ! C'est ce que nous retiendrons de cette petite histoire - un bref feu de paille - qui a vu Thierry Saussez sortir de son chapeau l'idée saugrenue selon laquelle le gouvernement préemptera un espace sur France Télévisions pour produire une émission expliquant la politique gouvernementale aux Français.

Initiative, en vérité, isolée de Thierry Saussez qui a cru, un peu candidement, pouvoir inscrire ses pas dans ceux de feu Alain Peyrefitte quand celui-ci était le secrétaire d'État à l'information du général de Gaulle (en 1962) et qu'il venait chaque mercredi rendre compte du conseil des ministres dans le journal télévisé de l'ORTF, en répondant à des questions que lui-même avait préparées. Les temps ont changé... et le premier à avoir sursauté en entendant les propos de Thierry Saussez n'est autre que Claude Guéant ! Le secrétaire général de l'Élysée présidait, mardi matin, à 8 h 30, la réunion quotidienne des conseillers de l'Élysée en lieu et place de Nicolas Sarkozy (occupé sur d'autres fronts).

Claude Guéant pas content

Les oreilles de Thierry Saussez ont sifflé. Franck Louvrier, le patron de la communication de l'Élysée, a été chargé de houspiller Saussez, lequel, du coup, a entamé un rétropédalage en règle. Sur Europe 1, mardi, Saussez ne parlait plus d'émission mais de "programmes courts" de 2 ou 3 minutes... Une façon de ne pas tout à fait perdre la face. D'autant que Matignon, très irrité par les sorties de Saussez, était également monté au créneau. Au ministère de la Culture, Christine Albanel, elle, est tombée de sa chaise : "Il n'a jamais été question et ne sera jamais question d'une émission de communication gouvernementale." La ministre a déjà fort à faire avec la réforme de l'audiovisuel public pour ne pas en rajouter avec une émission de propagande.

Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP, a enfin asséné le coup de gâce ce matin, qualifiant de "mauvaise idée" l'initiative de Saussez. "Il y a suffisamment de lieux de débats à la télévision, que ce soit sur le service public ou sur les chaînes d'information, pour que le gouvernement puisse parfaitement expliquer sa politique", a-t-il ajouté sur l'antenne de Canal+. Frédéric Lefebvre a en revanche estimé qu'il pouvait "être intéressant de communiquer, mais sous des formes à imaginer, sur des choses spécifiques", comme "le plan de soutien mis en place pour les PME avec le système Oseo".

source:http://www.lepoint.fr/

Une mère dénoncée en inscrivant son enfant à l’école

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Cette jeune Equatorienne de 30 ans, résidant en France depuis 2002 sans titre de séjour, a été dénoncée par la mairie du Ve arrondissement, lors de l'inscription de son fils à l'école.






Cette jeune Equatorienne de 30 ans, résidant en France depuis 2002 sans titre de séjour, a été dénoncée par la mairie du Ve arrondissement, lors de l'inscription de son fils à l'école.



Une jeune Equatorienne de 30 ans, résidant en France depuis 2002 sans titre de séjour, a été dénoncée à la police par la maire du Ve arrondissement de Paris lors de l'inscription de son fils à l'école de son quartier, a-t-on appris mercredi 29 octobre.
La jeune femme, femme de ménage, habitait le 12e arrondissement depuis son arrivée en France avant d'emménager avec son fils en mai 2008 dans le 5e arrondissement de la capitale.

Convocation au commissariat du 5e

En juillet 2008, elle s'était rendue à la mairie du Ve arrondissement pour inscrire son fils à l’école de son quartier. On lui avait alors demandé si elle possédait un titre de séjour, document qui n’a pas à être demandé lors d’une inscription scolaire. La jeune femme avait eu le malheur de répondre par la négative.
Fin août, elle avait reçu une convocation au commissariat du Ve à laquelle elle avait choisi de ne pas déférer. Fin octobre, il était déposé dans sa boite aux lettres une nouvelle convocation au commissariat "suite à l’inscription de (votre) enfant à l’école et (votre) situation alors irrégulière en France".

Delanoë indigné

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a exprimé son "indignation" après la convocation de la jeune Equatorienne. Cette convocation "après qu'elle ait inscrit son fils à l'école suscite une indignation que je partage", a-t-il indiqué.
"Je rappellerai donc à tous les agents concernés ainsi qu'aux maires d'arrondissement eux-mêmes, que l'inscription des enfants n'est pas subordonnée à la régularité de la situation des parents et que les données recueillies auprès de ces derniers ne doivent en aucun cas comporter de mention relative à la régularité du séjour qui ne rentre pas dans la procédure d'inscription à l'école", a-t-il prévenu.
"Une enquête administrative sera d'ailleurs diligentée afin d'établir précisément les responsabilités de chacun dans la conduite de ce dossier", a annoncé le maire de Paris.

La fonctionnaire a "appliqué la loi de bonne foi"

La mairie du Ve, accusée de "dénonciation" par le Réseau éducation sans frontières (RESF), a quant à elle affirmé que le fonctionnaire municipal qui avait inscrit l'enfant avait simplement "signalé au procureur de la République" cette situation irrégulière, en vertu de la loi.
Jean Tiberi a assuré que la fonctionnaire s'était contentée de demander à la mère un papier d'identité. "Elle n'avait qu'un passeport sans visa, ce qui impliquait automatiquement qu'elle était en situation irrégulière", a-t-il dit, estimant que l'employée municipale avait "appliqué la loi de bonne foi".

"De bien tristes souvenirs"

"La politique des quotas, des expulsions programmées, conduit maintenant aux dénonciations qui nous ramènent à de bien tristes souvenirs. Nous, citoyens, élus, sommes indignés par ces pratiques honteuses qui perdurent encore dans notre République", a de son côté dénoncé le Réseau éducation sans frontières (RESF) dans un communiqué.
Une manifestation est prévue jeudi 30 octobre, devant le commissariat du 5e arrondissement de Paris.

NOUVELOBS.COM
photo:La convocation reçue par la jeune femme sans-papiers (DR)

Glups !!

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Les 50 patrons français les mieux payés ont touché 310 fois le Smic en 2007

il y a 2 heures 52 min
AFP

Le salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s'établit à 383.000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête à paraître jeudi dans le magazine Capital.








Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la tête d'AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d'euros de salaire, soit 1,9 million d'euros par mois, selon le classement établi par Capital.

Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec, dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12,4 millions d'euros, "alors que le profit de sa société augmentait d'à peine 8%", relève le magazine.

Suivent Gérard Mestrallet (Suez, 12,2 millions d'euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain, 10,2 millions d'euros) et Xavier Huillard (10 millions d'euros).

Ce classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de fonction...) et les plus-value sur les stocks-options (des actions offertes par l'entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché).

Selon le magazine, ce cru 2007 pourrait être "le dernier jackpot avant le krach" pour les rémunérations des grands patrons. "L'effondrement des cours de Bourse aura un gros impact sur les levées de stocks-options", rendues "moins juteuses voire carrément impossibles", souligne-t-il.

Ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital.

Bernard Arnault a ainsi touché 4,1 millions d'euros de salaire comme Pdg de LVMH, soit "une goutte d'eau" dans ses 376 millions d'euros de revenus, qui comprennent les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de luxe.

Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault, fondateur du groupe de luxe et de distribution PPR, arrive deuxième avec 259 millions d'euros, devant Liliane Bettencourt, première actionnaire de L'Oréal, avec 256 millions d'euros.


Sarkozy gardera ses épingles dans le cul :-)

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La poupée vaudou à l'effigie du président Sarkozy reste dans le commerce

il y a 13 min
AP

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a autorisé mercredi la poursuite de la commercialisation d'une poupée vaudou à l'effigie de Nicolas Sarkozy, dont le chef de l'Etat réclamait le retrait de la vente au nom de son "droit à l'image absolu et exclusif".

Dans son ordonnance, le tribunal a estimé que la poupée et le livret l'accompagnant sont "une oeuvre de l'esprit, composée de deux supports indissociables, qui véhicule des informations et des idées et relève de la liberté d'expression, son contenu informatif se plaçant délibérément dans le cadre de la satyre et de l'humour". AP







Le dire il y a 1an ct se faire traiter de tout les noms, et maintenant ?

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Le krach boursier menace les retraites dans de nombreux pays

il y a 48 min
LeMonde.fr LeMonde.fr

Sandrine Prod'Homme, une Franco-Rwandaise de 32 ans, est partie travailler comme consultante il y a cinq ans à San Francisco. Comme la quasi-totalité des salariés aux Etats-Unis, elle cotise chaque mois pour sa retraite dans un fonds de pension privé. Elle a opté pour un plan "401-k", qui lui permet de décider où placer son épargne. Comme la plupart des Américains, elle a investi en Bourse, ce qui est plus risqué mais potentiellement plus rémunérateur. Mais depuis le début du krach boursier, elle voit son capital retraite fondre chaque mois davantage : "Depuis cet été, ça n'arrête pas. En huit mois, mon 401-k a perdu 40 %, c'est une catastrophe."

Ils sont 51 millions d'Américains dans son cas à avoir vu disparaître en quelques mois des années d'économies. L'ampleur de la crise est telle que tous les fonds de pensions américains ont été touchés.









Le krach boursier menace les retraites dans de nombreux pays


Selon le Congressional Budget Office (CBO), les fonds auraient perdu au total 2 000 milliards de dollars en quinze mois (20 % de leur valeur). Les célèbres CalPERS et CalSTRS, dédiés au financement des retraites des fonctionnaires et professeurs de Californie, ont fondu de 26 % et 10 % depuis fin juin.

"Je ne suis pas la plus à plaindre. J'ai trente ans pour me refaire, poursuit Sandrine Prod'Homme. Mais ceux qui voulaient prendre leur retraite dans cinq ou dix ans et ont laissé leurs sous en Bourse sont au plus mal. La plupart doivent reculer le moment du départ à la retraite. Certains prévoient de s'arrêter à 80 ans !"

"LES FAILLES DE TOUT LE SYSTÈME"

Avec la crise, c'est tout le système de retraites par capitalisation qui vacille. Aux Etats-Unis, la Sécurité sociale permet de toucher une pension mais le montant octroyé, correspondant en moyenne à 40 % du salaire, est souvent insuffisant et tous les Américains n'y ont pas droit. La quasi-totalité d'entre eux cotisent donc dans des fonds de pension. Soit dans des plans à "bénéfices garantis", où le salarié verse une cotisation à son entreprise qui s'engage à lui verser une retraite pour un montant fixé à l'avance (si l'entreprise ne peut le faire, le Pension Benefit Guaranty Corporation, un organisme d'Etat, prend le relais). Soit il décide de placer son capital à sa guise dans un fonds non garanti mais plus souple et souvent abondé par l'entreprise, comme les fameux "401-k", et reçoit à sa retraite le capital qu'il aura fait fructifier.

"Aujourd'hui la tempête financière dévoile les failles de tout le système", conclut l'économiste Thomas Philippon, professeur à l'université de New York. Les plans garantis "mettent en difficultés les entreprises. General Motors en souffre dramatiquement aujourd'hui", indique-t-il, car ce sont les sociétés qui doivent financer ces retraites alors que la crise met à mal leurs revenus. Tandis que les plans non garantis pénalisent les salariés. "Plus globalement, l'idée très en vogue jusqu'ici de financer les retraites uniquement par capitalisation est remise en question", estime M. Philippon.

De fait, les Etats-Unis ne sont pas seuls dans la tourmente. Tous les pays qui ont opté pour un système équivalent, censé résoudre le casse-tête du financement des retraites par répartition menacé par le vieillissement de la population, sont concernés. Au Chili, où le système a été privatisé dans les années 1980, les fonds de pension auraient perdu 20 % de leur valeur. En Argentine, face à la déconfiture des fonds privés, l'Etat a même décidé de nationaliser le système et d'utiliser les 26 milliards de dollars gérés jusqu'ici par les fonds pour créer un régime public.

"Dans ces deux pays, le sujet des retraites est ultra-problématique, mais en Argentine sans doute plus qu'au Chili, commente Pierre de Beaulaincourt, économiste chez Natixis, car on ignore encore si le gouvernement a décidé de nationaliser les retraites pour protéger les épargnants ou pour faire main basse sur leurs capitaux." La crise a en effet aussi mis à mal les finances de l'Etat argentin et celui-ci a déjà annoncé qu'il rapatrierait du Brésil 544 millions de dollars des fonds de pension pour renforcer le marché des capitaux intérieur.

En Europe, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède ou la Finlande sont aussi touchés. Mais c'est en Pologne, en Hongrie et en République tchèque que les difficultés sont les plus sérieuses. Là-bas, les systèmes ont été privatisés plus récemment, pour désendetter les Etats et suivre les recommandations des grandes organisations internationales (Fonds monétaire international, Organisation de coopération et de développement économiques). Et contrairement à ceux des pays nordiques ou anglo-saxons, ces fonds n'ont pas accumulé assez de capitaux pour résister à une crise aiguë et longue.

"Lorsque la Bourse montait, on a porté trop d'attention aux systèmes par capitalisation, les systèmes de retraites ont été individualisés. Aujourd'hui, c'est chacun pour soi et les salariés risquent de se retrouver avec des retraites minables", alerte Pierre Habbard, de la TUAC, la commission syndicale consultative de l'OCDE.

Consciente du problème, l'Organisation a lancé une consultation au sein des différents pays où existent des fonds de pension et publiera en décembre un bilan pour chiffrer l'ampleur des dégâts et "tirer les nombreuses leçons" de cette crise, assure un de ses représentants.


Les absences de Rama Yade au conseil municipal

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Excuse bidon pour Rama Yade

JEUDI soir, Rama Yade était absente pour la cinquième fois d’affilée au conseil municipal de Colombes. Excuse avancée par ses collègues élus UMP de l’opposition : la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme est retenue par « un dîner officiel ». En réalité, elle était à BFM TV, sur le plateau de Karl Zéro, à l’occasion de la sortie de son livre : « les Droits de l’homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans » (Seuil).

Au cours de son interview, Rama Yade assure néanmoins : « Je veux faire de la politique dans sa totalité. » Philippe Sarre, le maire socialiste de Colombes, lui, a sorti le zéro pointé : « Le respect de la citoyenneté implique d’honorer un mandat d’élue qu’on est allé chercher. »

Le Parisien







Création d'une section UMP grandes écoles à l'IEP de Lille

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Création d'une section UMP grandes écoles à l'IEP de Lille
UMP Grandes écoles est un club politique qui se veut fondamentalement dynamique et qui souhaite innover dans la manière de s'impliquer en politique et de porter le débat auprès des jeunes.
Les fondements de notre action reposent sur la conviction que les étudiants sont en demande d'informations, de débats constructifs et de formations mais qu'ils ne sont pas assez impliqués sur les grandes questions qui nous concernent pourtant tous. l'objectif d' 'UMP Grandes écoles est de pallier ce manque.
Adresse électronique : paul_cassarino@hotmail.com
eu Bureau : B4.13
Adresse : Sciences Po Lille, 84 rue de TréviseLille, France
Un master de défense à Sciences Po LilleLa formation est née cette année. Depuis la rentrée, l'Institut d'études politiques de Lille propose un master 2 en sécurité, défense et stratégie. Professionnalisant, le master mis en place par Sciences Po Lille dispense un enseignement pluridisciplinaire. Ses champs couvrent aussi bien les relations internationales que la sociologie des conflits ou encore la restructuration des industries de défense. La direction de ce master est confiée à Sami Makki, chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), et à Emmanuel Puig, chercheur au CNRS. « Aujourd'hui, la sécurité devient globale, expliquent les deux universitaires. On assiste à une intégration du militaire et du civil sur les questions de sécurité. »
Les défis lancés, en terme de sécurité, représentent des menaces « mouvantes et presque invisibles », qu'il s'agisse de la lutte contre des mouvements armés, contre le crime organisé ou encore contre le trafic. Les enjeux se situent au-delà des frontières d'un pays.
« L'essentiel de la formation consiste à donner des outils et des méthodologies afin de bien saisir toutes les dimensions de la sécurité », précisent les enseignants.
Une bonne partie des enseignements proviennent de conférences - obligatoires pour les étudiants et parfois publiques - dispensées par des professionnels. Ce nouvel outil est né, notamment, sous l'impulsion de Pierre Mathiot, le directeur de l'IEP, et vise des étudiants déjà sensibilisés aux questions de défense. le général Jean-Paul Thomann (lire page précédente) compte également faire de Lille une place qui compte en matière d'analyse et de propositions. Notamment en facilitant les filières universitaires, en organisant des séminaires et en rassemblant des think- tanks, des réunions d'experts.


L. B. d'aprés la voix du nord





28/10/2008

au secours, l'ORTF revient !!!

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Thierry Saussey, le directeur du Service d'information du gouvernement (SIG), a déclaré lundi qu'il songeait à créer une "émission de communication gouvernementale à la télévision", de préférence sur le service public.

"Je suis là pour ancrer les messages, les réformes et les mesures dans la durée", s'est-il justifié sur Public Sénat, se défendant de toute propagande. "La propagande, c'est de la promesse générique. C'est: 'le président est le plus grand', 'le Premier ministre est le meilleur'. On ne touchera pas à ça".

(source Nouvelobs)












Thierry Saussey a rappelé que l'Etat menait des campagnes d'information "depuis 30 ans" sur des thèmes tels que la sécurité routière et l'environnement. Il a souhaité que sous sa direction, le SIG adopte de nouveaux moyens de communication. "Je ne suis pas obligé de faire des spots de publicité. Je peux chercher d'autres solutions qui soient plus rapides et plus interactives".

"Je réfléchis à une émission de communication gouvernementale à la télévision, construite sur les questions des Français", a-t-il déclaré.

Ce programme n'est pour l'instant qu'"à l'étude". Mais s'il se concrétise, Thierry Saussey souhaite qu'il soit diffusé "dans l'idéal, évidemment, sur le service public". Et d'expliquer: "si je le fais sur TF1, on va me dire: 'ben voilà, bien entendu, il est allé chez M. Bouygues'".




[video] Quand laurent wauquiez se lache...

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27/10/2008

Le Sénat veut installer un spyware sur tous les ordinateurs

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Le projet de loi Création et Internet prévoit que l'abonnement d'un internaute puisse être suspendu s'il n'a pas été sécurisé pour empêcher le piratage. La question de la preuve est centrale dans l'application du projet de loi, puisqu'elle suppose de prouver la négligence. Confronté au problème, la Commission des affaires culturelles du Sénat propose d'imposer un logiciel espion sur l'ensemble des ordinateurs de tous les internautes français.






Le projet de loi Création et Internet prévoit que l'abonnement d'un internaute puisse être suspendu s'il n'a pas été sécurisé pour empêcher le piratage. La question de la preuve est centrale dans l'application du projet de loi, puisqu'elle suppose de prouver la négligence. Confronté au problème, la Commission des affaires culturelles du Sénat propose d'imposer un logiciel espion sur l'ensemble des ordinateurs de tous les internautes français.

Pour peu que l'on puisse admettre le bienfondé théorique de la riposte graduée, sa mise en oeuvre reste un véritable casse-tête au regard des droits civiques. Le projet de loi Création et Internet prévoit en effet d'avertir puis de sanctionner les internautes dont l'accès à Internet est utilisé pour télécharger ou mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Dans l'esprit du gouvernement, le texte doit inciter les internautes à protéger leur accès pour empêcher le piratage. C'est d'ailleurs le défaut de surveillance et de protection qui est condamné, et non pas l'acte de piratage en tant que tel. Dès lors, le projet de loi prévoit trois cas d'exonération de responsabilité :

Le fait d'avoir mis en oeuvre des moyens de sécurisation pour prévenir les manquements à l'obligation de surveillance ;
Le fait d'avoir été victime d'une intrusion frauduleuse d'un tiers, autre qu'une personne "placée sous l'autorité ou la surveillance du titulaire de l'accès". Concrètement, si l'accès WiFi est piraté par un voisin malgré la présence des outils de sécurisation, l'abonné ne sera pas sanctionné par l'Hadopi ;
Les cas de force majeure.
Mais pour actionner le premier cas d'exonération, encore faut-il pouvoir prouver que l'on avait bien protégé son accès à Internet si l'on est condamné à tort par la Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée, l'Hadopi.

Questionné sur ce point, le ministère de la Culture avait dans un premier temps réagi en indiquant qu'il serait possible de fournir son disque dur comme preuve de bonne foi à la Haute Autorité. S'il n'y avait pas trace des fichiers contrefaits, alors l'internaute serait blanchi. L'idée était évidemment absurde, puisqu'il est très simple de substituer un disque dur par un autre, ou d'effacer les traces. Elle posait aussi son lot de problèmes pratiques et de respect de la vie privée. Cette proposition a été rapidement enterrée, mais le problème de la preuve de la bonne foi reste entier.

La Commission des affaires culturelles du Sénat s'est donc saisie de la question. La rapporteur Michel Thiollière propose par une série d'amendements du Sénat que les logiciels de sécurisation de l'accès à Internet soient d'abord agréés par l'Hadopi. Si l'internaute utilise un moyen non agréé, il n'est pas protégé par le cas d'exonération. Or l'un des critères d'obtention de l'agrément serait que puisse être établi une communication régulière entre l'internaute et l'éditeur du logiciel de sécurisation, pour savoir si le système est activé ou non. Les données d'activation ou de désactivation seraient alors conservées pendant 12 mois.

"Certaines licences d’utilisation de ces logiciels (de sécurisation) prévoient un dialogue à distance automatique et régulier entre le logiciel et le serveur de l’éditeur, pour vérifier l’état des mises à jour. Cela comprend l’envoi, par l’ordinateur de l’utilisateur, de données précisant son identifiant et son état de fonctionnement", écrit le rapporteur.

"Dans le cas présent, le serveur de l’éditeur du logiciel vérifierait, à chaque connexion, que les dernières mises à jour ont été installées. Les informations recueillies, conservées douze mois, attesteraient de l’activité du logiciel. Le titulaire de l’accès invoquant la cause d’exonération pourrait ainsi, dans l’hypothèse où l’HADOPI lui adresserait une demande de justificatifs, produire le fichier de « logs » qu’il aurait alors demandé à l’éditeur de son logiciel."

Si l'internaute refuse une mise à jour ou choisit de désactiver l'outil de surveillance, il devra d'abord suivre "une étape dans le processus de désactivation où il serait demandé à l’utilisateur de certifier qu’il a bien pris connaissance des risques encourus en cas de désactivation".

C'est alors un dilème du prisonnier pour le Parlement. Soit il refuse les amendements proposés par la Commission des affaires culturelles et il supprime toute possibilité de prouver sa bonne foi (ou de la contester), soit il les accepte et il institutionnalise la mise en place d'un spyware chez tous les citoyens français, ce qui serait sans doute contraire à la Constitution.

Reste une troisième voie possible : rejeter purement et simplement le projet de loi.


source:http://www.numerama.com/

Zyed et Bouna , 3 ans déjà et l'affaire n'est pas jugée...

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Clichy-sous-Bois: hommage rendu à Zyed Benna et Bouna Traoré, morts il y a 3 ans

il y a 9 mins
AFP

Deux cents personnes se sont rassemblées lundi à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en hommage à Zyed Benna et Bouna Traoré, morts il y a trois ans jour pour jour dans un transformateur électrique, a constaté une journaliste de l'AFP.








Le maire PS de la ville, Claude Dillain, les parents des deux jeunes et leurs avocats, les représentants de l'association Au-delà des mots (ADM) et du collectif AC-le-Feu ont déposé des gerbes de fleurs devant la stèle érigée en 2006 devant le collège Robert-Doisneau où ils étaient scolarisés.

Une minute de silence empreinte d'émotion a été observée par les participants, dont de nombreux jeunes Clichois rassemblés derrière une banderole "Bouna et Zyed, morts pour rien".

Muhittin Altun, qui avait été grièvement brûlé dans le transformateur où il s'était réfugié avec ses camarades pour échapper à la police, n'était pas présent.

"Aujourd'hui, ce qui est prioritaire c'est que nous tous nous réaffirmions notre solidarité avec les familles touchées par ce drame", a déclaré M. Dillain.

Il s'est aussi dit "solidaire avec les familles quand elles demandent justice". "Nous avons toujours dit qu'il faut faire confiance à la justice, mais pour alléger la peine des familles il faut que justice soit faite et qu'elle soit faite dans un délai raisonnable", a-t-il affirmé.

A l'issue de la cérémonie, les avocats des familles, Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, ont tenu une conférence de presse avec les pères des deux adolescents pour protester contre la lenteur de la justice.

Deux policiers ont été mis en examen en février 2007 pour non-assistance à personne en danger. Le dossier qui avait été clos il y a 20 mois par le juge Olivier Géron a été "rouvert" par une juge qui l'a repris. Elle devrait organiser le 7 novembre prochain un nouveau transport sur les lieux.

Me Mignard a indiqué ne pas voir l'"intérêt" de ce nouvel acte et a reproché à la juge de ne pas avoir réuni les parties pour en expliquer la nécessité.

Il a dénoncé une justice "à deux vitesses" et une "mauvaise volonté (...) de faire venir l'affaire à l'audience". "Quand des jeunes commettent des effractions, ils sont lourdement et rapidement réprimés. Là il faut énormément de temps pour que justice se fasse", a-t-il déploré.

D'après une source judiciaire, la juge souhaite lever des interrogations sur "l'emplacement précis du survivant" sur le site dangereux, après une expertise médicale contradictoire versée au dossier en 2008.

L'association AC-le-feu appelle à un rassemblement sur le parvis du tribunal de grande instance de Bobigny à 14H00 pour "exiger des explications des autorités judiciaires" et dénoncer une "justice de classe'.


Taser France débouté !!

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Taser France débouté de son action en justice contre l'association RAID-H

il y a 43 mins
AFP

L'importateur français du pistolet à impulsions électriques Taser a été débouté lundi de l'action en "dénigrement" qu'il avait engagée devant le TGI de Paris contre le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'Homme (RAID-H).






SMP Technologies reprochait à l'association RAID-H d'avoir "dénigré" la marque et le nom commercial Taser. Elle lui réclamait 50.000 euros de dommages et intérêts.

La société poursuivait des propos et une affichette publiés en avril 2007 sur le site de RAID-H.

L'association y qualifiait notamment le Taser de "dernière gégène au pays des droits de l'Homme" et y diffusait un flyer intitulé "Electrochoc", appelant à la soirée anti-Taser du 21 avril 2007. On pouvait y voir un robot tenant un pistolet Taser et arborant sur son torse une cible, dans laquelle était dessiné le corps d'un homme mort.

Considérant que SMP Technologies ne détient "aucun droit sur la marque Taser", déposée aux Etats-Unis en 2003, la 17e chambre civile a jugé qu'elle était "irrecevable à agir en dénigrement de la marque Taser".

Jugée recevable à agir en dénigrement du "nom commercial Taser", la société a pourtant été déboutée sur ce point.

Pour le tribunal, les propos litigieux "n'apparaissent pas, au-delà des formules chocs utilisées, et s'agissant d'une association oeuvrant dans un but d'intérêt général et de santé publique, à l'occasion d'un débat qui dépasse les frontières nationales, comme constitutifs d'un abus de la liberté d'expression".


UE :"Nicolas Sarkozy veut siphonner notre présidence".

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Union européenne : Sarkozy veut-il saboter la présidence tchèque ?

Le président tchèque Vaclav Klaus affirme que son homologue français veut détourner à son profit la prochaine présidence tchèque de l'Union européenne.

"Nicolas Sarkozy veut siphonner notre présidence". C'est en ces termes que le président tchèque Vaclav Klaus s'est exprimé lors d'un débat télévisé dimanche, affirmant que son homologue français voulait détourner à son profit la prochaine présidence tchèque de l'Union européenne qui commence le 1er janvier. Nicolas Sarkozy qui préside actuellement l'Union européenne veut renforcer le rôle politique de la zone euro, en liaison avec l'actuelle crise financière et économique. Certains lui prêtent même l'intention de prendre la tête de l'Eurogroupe. Ce qui a été interprété par certains commentateurs comme une volonté de prolonger le mandat français au delà du 31 décembre. "Des réunions sur les décisions à prendre (face à la crise) prennent place à l'extérieur de la présidence (européenne)", a regretté M. Klaus avant de pousser l'analyse un peu loin en rappelant que les quatre pays (France, Allemagne, Grande-Bretagne et Italie) qui avaient initié début octobre une action européenne concertée étaient les mêmes que "ceux qui ont écrit les accords de Munich", qui ont permis à Hitler d'envahir une partie de la Tchécoslovaquie en 1938.
"Une chose sans importance" En même temps, pour Vaclav Klaus, eurosceptique déclaré, la présidence européenne "est une chose sans importance". "C'est prestigieux, mais pas pour les pays, c'est prestigieux pour les quelques politiciens qui vont à Bruxelles 12 fois par mois", a-t-il affirmé. Le chef de l'Etat a cependant critiqué la position du gouvernement sur le Traité de Lisbonne et sur le plan européen de lutte contre le changement climatique. "Cela me rend fou quand j'entends qu'ils veulent ratifier le Traité de Lisbonne et le plan climat", a dit M. Klaus qui mène une croisade personnelle contre la réalité du réchauffement climatique.

source : lci





Les blogs de journalistes intéressent le pouvoir

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Signalé par Christophe Ginisty, un appel d'offre publié au Journal Officiel propose entre 20 000 et 130 000 euros pour la fourniture d'une veille quantitative et qualitative sur le traitement de l'actualité gouvernementale effectué par les médias en ligne (presse et blogs de journalistes) sur 15 thèmes définis dans un corpus de 50 sites.

L'annonce précise que le Service d'Information du Gouvernement souhaite recevoir un rapport hebdomadaire. Les propositions sont reçues jusqu'au 27 octobre à 12h. La veille devra débuter le 13 novembre pour une durée de douze mois renouvelable deux fois.

Ce n'est pas la première fois que le SIG fait appel à des sociétés privées pour savoir ce que publient sur les médias à propos de l'action gouvernementale et savoir aussi comment les sensibiliser.

(source http://www.journalistiques.fr/)














26/10/2008

La caravane des mal-logés du Dal achève son périple à Paris

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PARIS, 26 oct 2008 (AFP) - La "caravane des mal-logés, des sans-logis et des locataires", partie le 14 octobre de Pau à l’initiative de Droit au logement (Dal), Emmaüs et le collectif contre la loi Boutin, a fait sa dernière étape à Paris, non loin des Champs-Elysées, a constaté une journaliste de l’AFP.






PARIS, 26 oct 2008 (AFP) - La "caravane des mal-logés, des sans-logis et des locataires", partie le 14 octobre de Pau à l’initiative de Droit au logement (Dal), Emmaüs et le collectif contre la loi Boutin, a fait sa dernière étape à Paris, non loin des Champs-Elysées, a constaté une journaliste de l’AFP.

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal (Droit au Logement), a indiqué vouloir "établir des convergences avec d’autres mouvements et confédérations syndicales et mener des initiatives communes sur la loi Boutin". "Nous demandons au président de la République d’arrêter les explusions locatives, de revoir la politique du logement fondamentalement, d’appliquer la loi de réquisition, de produire massivement du logement social, de baisser et plafonner les loyers", a-t-il clamé à l’arrivée entouré des manifestants. "La loi Boutin va faire augmenter les loyers et les gens vont travailler pour vivre dans la précarité", a ajouté Denis Pinardon, du Dal de Tours. "La caravane des sans-logis, mal-logés et locataires contre la crise du logement, la spéculation et la loi Boutin", partie de Pau, a fait étape à Biarritz, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Tours, Orléans, les Mureaux.

"C’était bien qu’il y ait des étapes dans des villes de province. Mais c’est décevant, il y a peu de monde. Christine Boutin a annoncé dimanche 1.000 places supplémentaires. Beaucoup de chiffres sont annoncés mais concrètement il ne se passe pas grand-chose", a indiqué Gilles Ducassé, délégué général adjoint d’Emmaüs. Dans l’après midi, une délégation de la "caravane" avait été reçue par le maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Framantin (divers droite).

Les manifestants avaient prévu d’aller à l’Elysée mais faute d’autorisation, la caravane s’est arrêtée à Saint-Philippe-du-Roule, non loin des Champs-Elysées, où deux camions de CRS bloquaient le passage. "Nous avons demandé à rencontrer Nicolas Sarkozy, on nous a répondu qu’il est en Chine, et que personne ne peut nous recevoir aujourd’hui", a encore précisé Jean-Baptiste Eyraud.

Un millier de personnes participaient à la manifestation dimanche, selon les organisateurs. Selon un sondage réalisé par le Dal auprès des maires, il y aurait en France 2.840.743 personnes mal-logées ou sans logement.



[Video] : Ou est passée Rama Yade.

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25/10/2008

[Vidéo] : la revolution est en marche ...

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La tension n'en finit pas de monter dans la majorité avec, en toile de fond, la réforme des institutions votée cet été.
Au lendemain des piques adressées par François Fillon au chef de file des députés UMP, Jean-François Copé (« Les Echos » d'hier), c'est un porte-parole de l'UMP qui a jeté hier de l'huile sur le feu.
Sur Canal+, Dominique Paillé, qui est aussi conseiller à l'Elysée, a à son tour rappelé les parlementaires à l'ordre, souhaitant qu'il y ait « un peu plus de coordination » et qu'ils « reviennent à une formule qui tienne compte des engagements électoraux de Nicolas Sarkozy ». « C'est le Parlement qui légifère », mais il faudrait que « les députés, dans le cadre de leur travail législatif, s'inscrivent davantage dans l'esprit qui est celui qui préside à la politique de l'exécutif », a-t-il insisté, citant le cas de la prime de transport supprimée par les députés en commission des Affaires sociales alors que le gouvernement souhaite la maintenir.















Sarkozy : I'm the king of Bling Bling (vidéo)

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Le clip qui déchire (version longue)
envoyé par nicolasbling Site officiel : http://www.leclipquidechire.com/

Il suffit de dire une fois les choses... Lorsqu'on en est convaincu.

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5 organisations ont déposé un recours au Conseil d'Etat contre le fichier Edvige

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"Les services de police continuent à alimenter le ficher Edvige avec des données dont le caractère attentatoire aux libertés publiques ne fait plus débat.
Cette situation ne peut pas durer", expliquent les organisations syndicales et associatives. Le recours sera examiné lundi
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source nouvelobs.com








Cinq organisations ont annoncé, vendredi 24 octobre, avoir saisi le Conseil d'Etat en référé pour demander la suspension d'Edvige, aucun décret n'étant à ce jour paru pour abroger le fichier policier contesté entré en vigueur depuis le 1er juillet dernier.
Ce recours sera examiné lundi par le Conseil d'Etat, précisent dans un communiqué commun le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits, la CFDT, la CGT, la Fédération nationale de l'Autre Cercle et le Syndicat de avocats de France (SAF), à l'origine de ce recours.

Fichier "gelé"

"A la suite du recours collectif formé contre le décret Edvige et pour tenter d'apaiser l'opposition massive des organisations syndicales et des associations issues de la société civile à l'encontre du fichage généralisé, le gouvernement a présenté un nouveau projet de décret qui, s'il constitue un recul évident, n'est pas pour autant satisfaisant", écrivent les cinq organisations dans leur communiqué.
"Dans le même temps, les services de police continuent à alimenter le ficher Edvige avec des données dont le caractère attentatoire aux libertés publiques ne fait plus débat. Cette situation ne peut pas durer", ajoutent les organisations.
"C'est la raison pour laquelle les organisations signataires ont à nouveau saisi le Conseil d'Etat d'une procédure en référé afin d'obtenir la suspension du décret instituant le fichier Edvige", souligne le communiqué.
"En réponse à notre demande de suspension, la ministre de l'Intérieur [Michèle Alliot-Marie, NDLR] soutient qu'elle a gelé le fichier Edvige et que les données du fichier des renseignements généraux seront soit archivées soit détruites si elles entrent dans l'une des catégories qui n'auront pas à figurer dans le fichier Edvige-2", poursuivent les signataires.
Ils dénoncent un "transfert des données (...) en toute opacité vers un fichier Edvige-2 qui est tout autant attentatoire aux libertés publiques, individuelles et collectives que le précédent".

Toujours pas de publication au JO

Le nouveau projet de décret transformant Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) en EDVIRSP (Exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique) a été transmis le 19 septembre à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), après plusieurs semaines de polémique.
Si cette version encadre mieux la collecte des données -excluant les informations sur l'orientation sexuelle et la santé et permettant un effacement pour les mineurs à leur majorité- le collectif opposé à la première version ne se satisfait toujours pas du nouveau texte.
Par ailleurs, la CNIL n'avait, vendredi, toujours pas rendu son avis sur la nouvelle version et a indiqué à l'Associated Press que cet avis ne serait rendu public "qu'après publication du nouveau décret au Journal officiel".
Le nouveau décret n'est pas paru au JO, pas plus qu'un texte annulant la première version du fichier. (avec AP)


[Vidéo] : Sarkozy nous refait le coup des droits de l'homme

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Nicolas Sarkozy a plaidé vendredi à Pékin pour la fin du travail des enfants en Asie et l'amélioration des droits de l'homme dans cette région du monde.

"Nous pensons que nulle région du monde n'a de leçon à donner à l'autre mais nous pensons que la dignité humaine n'est pas fonction de l'histoire et de la culture de chacun, elle est un droit pour chaque être humain sur la terre", a-t-il ajouté.














Tinténiac: des manifestants perturbent une réunion de l'UMP, Xavier Darcos renonce à y participer

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La fédération UMP de l'Ille et Vilaine vient d'annuler la rencontre qu'elle avait prévue ce soir à Tinténiac (au sud de Saint-Malo) avec Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale. Vers 20h30, forçant une porte, plusieurs dizaines de manifestants opposés à la politique du ministre ont envahi la salle Ille-et-Donac où devait se tenir la réunion. Le ministre, qui n'était pas sur place au moment de l'incident, a préféré annuler sa participation. Le maire de Tinténiac a l'intention de porter plainte pour dégradation.









Dans la journée,
plusieurs centaines d'enseignants - 600 selon la police, plus d'un millier selon les syndicats - ont manifesté vendredi contre les réformes en cours dans l'Education nationale en marge d'une visite en Ille-et-Vilaine du ministre Xavier Darcos.

Entre 700 et 800 enseignants, selon le syndicat FSU, 350 selon la police, se sont notamment rassemblés devant l'inspection académique à Rennes pour montrer leur désaccord avec la réforme du lycée initiée par M. Darcos, qui propose notamment de réduire le nombre d'heures de cours par élève.

"Le meilleur moyen de supprimer des postes comme le veut le gouvernement, c'est de supprimer des heures d'enseignement, voire carrément des matières", a dit Khaled Drider, secrétaire départemental du la FSU.

200 enseignants ont également manifesté leur mécontentement à Dinard dans la matinée lors de la visite du ministre dans un lycée hôtelier. Entre 60 (police) et 150 (syndicat) enseignants se sont aussi rassemblés durant l'après-midi à Vitré devant une maison de retraite où M. Darcos a évoqué le problème de l'obésité




24/10/2008

Après le' pas de chiffre , pas de crise' 'Pas de nouvelles, bonnes nouvelles'

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Statut de l'AFP: "privatisation" selon le SNJ-CGT, intersyndicale et SDJ s'interrogent

il y a 1 heure 35 mins
AFP



Le syndicat de journalistes SNJ-CGT a évoqué vendredi une tentative de "privatisation" de l'AFP, tandis que l'intersyndicale et la SDJ de l'agence ont réclamé des éclaircissements au lendemain de l'annonce d'une réflexion sur un changement de statut de l'entreprise.







"Après avoir décidé de s'en prendre à France Télévisions et globalement au service public de l'audiovisuel français, Nicolas Sarkozy s'attaque désormais à l'AFP en lançant le chantier de (sa) privatisation", affirme le SNJ-CGT dans un communiqué.

Le PDG de l'AFP Pierre Louette a été invité par l'Etat, jeudi à l'occasion d'un conseil d'administration, à faire des "propositions en vue d'une modernisation du statut de l'agence", pour "voir dans quelle mesure il est possible de (la) doter d'un actionnariat stable".

"Par pur dogmatisme idéologique, il faut abattre le statut de 1957 qui a garanti l'indépendance rédactionnelle de l'agence depuis un demi-siècle", estime le SNJ-CGT.

Pour le syndicat, la réflexion sur un changement de statut de l'AFP s'inscrit dans un "tsunami libéral" qui menace également le service public de l'audiovisuel français.

De son côté, l'intersyndicale de l'AFP (CGT, SNJ, FO, CFDT, SUD, CFTC), réunie vendredi, exige que "la direction informe le personnel sur les projets qui se trament en haut lieu".

Elle demande la réunion d'un comité d'entreprise extraordinaire, suivi d'une assemblée générale, pour être informée des projets de l'Etat et de la direction concernant le statut.

Selon l'intersyndicale, l'introduction d'un "actionnariat stable" évoqué par les représentants de l'Etat au conseil d'administration ne peut se faire qu'en modifiant le statut de l'agence, garant de son indépendance.

Enfin, la Société des Journalistes (SDJ) rappelle que, pour elle, le statut "n'est pas une vache sacrée", mais que l'indépendance de l'agence doit être garantie.

S'étonnant d'une "accélération inattendue du calendrier", elle appelle de ses voeux "une solution innovante". Elle demande au PDG de ne pas chercher à imposer une "solution toute faite" et de donner des informations sur ses hypothèses de travail.


Dati, bras armé de Sarkozy, fait l'unanimité contre elle

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Forte mobilisation des professions judiciaires contre la politique Dati

il y a 27 mins
AFP

Les magistrats, soutenus par l'ensemble des professions judiciaires, se sont fortement mobilisés jeudi, dans toute la France, pour dire leur refus de la politique "tout sécuritaire" de la garde des Sceaux Rachida Dati, également accusée d'attenter à leur "indépendance".







A Paris, Lyon, Dijon, Toulouse, Lille, Nantes, Rennes, Marseille, Grenoble ou Metz... dans tous les tribunaux, les juges ont fait entendre leur mécontentement : rassemblement sur les marches, lecture de motions avant l'ouverture des débats, retard, voire renvoi d'audiences comme à Albi.

Dans une rare unanimité, les avocats, mais aussi les représentants des éducateurs judiciaires, des surveillants de prison ou des greffiers avaient apporté leur soutien à cette journée.

A l'appel des trois principaux syndicats, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) et FO-magistrats, le mouvement a été dirigé autant contre la politique que l'attitude de la garde des Sceaux.

Rachida Dati "fragilise, par de constantes pressions, l'autorité judiciaire, dont l'indépendance est l'un des pivots de la démocratie", dénonçait la motion commune, l'accusant d'avoir une "attitude irresponsable" avec "la recherche systématique de boucs émissaires".

La colère des juges a été attisée ces dernières semaines par plusieurs initiatives de la garde des Sceaux, comme la convocation de procureurs pour leurs statistiques jugées décevantes sur les peines plancher, ou l'audition en pleine nuit à Metz de magistrats à propos du suicide d'un mineur en prison.

Pour Christophe Régnard, président de l'USM, Rachida Dati affiche "un bilan très négatif, le plus mauvais de tous les gardes des Sceaux depuis très longtemps".

A Paris, une délégation a été reçue par le Premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, et le procureur général de cette instance, Jean-Louis Nadal. Ils ont promis de se faire "les relais" des inquiétudes des juges auprès du président Sarkozy, également président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

En même temps, cette autorité suprême de la profession décidait d'enquêter sur l'éventualité de "pressions qui porteraient atteinte à l'indépendance de la justice", lors des auditions des magistrats après le suicide d'un adolescent le 6 octobre à la prison de Metz-Queuleu.

De quoi répondre aux attentes des magistrats de Créteil qui ont demandé au CSM de "prendre enfin une position face aux attaques répétées de la garde des Sceaux".

"Jamais aucun ministre n'avait réussi à cristalliser un tel mécontentement", lançait Clarisse Taron, déléguée SM et vice-procureur à la cour d'appel de Metz, tandis qu'à Lyon, le président du TGI Pierre Garbit assurait que les magistrats se sentaient "traités comme des boucs émissaires".

"Désormais notre seule chance de rencontrer notre ministre, c'est lors de convocations dans un cadre disciplinaire", ironisait Virginie Valton, vice-présidente à Arras.

A Lille, les magistrats ont reçu le soutien de la maire socialiste Martine Aubry qui a dénoncé "la mise en accusation permanente des juges".

Rachida Dati devait recevoir vendredi soir l'USM et le SM au sujet de ce qu'elle a qualifié mercredi "d'états d'âme" des juges.

L'UMP a apporté son soutien à la Garde des Sceaux, par la voix de ses deux porte-parole Chantal Brunel et Frédéric Lefebvre, se déclarant "choquée par les attaques virulentes et blessantes" dont elle fait l'objet et dénonçant "l'acharnement" des magistrats.

"Que certains syndicats de magistrats aient des revendications sur le fonctionnement de la justice ne légitiment pas pour autant la campagne de dénigrement dont Rachida Dati fait l'objet, notamment concernant les drames récents dans les prisons, qui sont pour elle des déchirures", estime Mme Brunel.

"Si les magistrats avaient, d'eux même, fait preuve de fermeté dans la condamnation des multirécidivistes, le gouvernement n'aurait pas eu à faire voter les peines planchers", renchérit M. Lefebvre.


23/10/2008

SECURITÉ SOCIALE : UNE PRIVATISATION NI VU-NI CONNU

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Cela fait longtemps que les assureurs privés lorgnent la Sécurité Sociale. Mais cette fois, ils ne sont pas loin de marquer encore des points.

Récapitulons : le 28 juillet dernier, le gouvernement annonce qu’il va taxer les mutuelles à hauteur de 1 milliard d’euros sur leur chiffre d’affaires en 2009. La France en vacances se réjouit : on taxe les grosses entreprises ! Certes, mais en échange de cette taxe, la Mutualité française a obtenu une contrepartie de première importance et passée sous silence : la promesse de pouvoir accéder aux données de santé des français sous prétexte de pouvoir mieux « gérer le risque ».







Cela fait longtemps que les assureurs privés lorgnent la Sécurité Sociale. Mais cette fois, ils ne sont pas loin de marquer encore des points.

Récapitulons : le 28 juillet dernier, le gouvernement annonce qu’il va taxer les mutuelles à hauteur de 1 milliard d’euros sur leur chiffre d’affaires en 2009. La France en vacances se réjouit : on taxe les grosses entreprises ! Certes, mais en échange de cette taxe, la Mutualité française a obtenu une contrepartie de première importance et passée sous silence : la promesse de pouvoir accéder aux données de santé des français sous prétexte de pouvoir mieux « gérer le risque ».

Promesse confirmée le 18 septembre par le Président de la République dans son discours prononcé à Bletterans (Jura) : « Les complémentaires santé doivent contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, à la gestion du risque et à la maîtrise de la dépense, dans l’intérêt des assurés ». Gestion du risque : qu’ès aco ?

Concrètement, mutuelles et assureurs privés revendiquent ces données pour savoir ce qu’ils remboursent et ajuster leurs contrats à chacun de leurs clients. Aujourd’hui, ils sont ce que l’on appelle des « payeurs aveugles » : ils remboursent en complément de la Sécurité Sociale sans savoir de quel médicament ou de quelle consultation de spécialiste il s’agit. Mais donner aux mutuelles, et surtout aux assureurs privés le droit de « gérer le risque », au moyen des données individuelles de santé, c’est leur donner la possibilité de sélectionner leur clientèle, de contrôler les prescriptions des médecins, de surtaxer les patients coûteux, d’exclure ceux qui consomment trop de médicaments, qui font trop d’examens, qui sont trop malades…

Et cela ressemble grandement au système de santé américain qui nous fait tous rêver : 47 millions d’américains sans couverture santé, des primes d’assurances privées tellement élevées que les inégalités dans l’accès aux soins sont devenues effrayantes. Bien sûr, en France, on a encore la Sécurité sociale comme assurance-maladie de base, qui couvre tout un chacun, quel qu’il soit, en respectant les principes de solidarité et d’universalité : chacun cotise selon ses revenus et se soigne selon ses besoins. Mais la part de la Sécu recule d’année en année, au profit des assurances complémentaires à la suite des déremboursements de médicaments, de la hausse du forfait hospitalier et de l’explosion des dépassements d’honoraires. Aujourd’hui, la couverture complémentaire est devenue essentielle pour accéder aux soins. Si celle-ci est entre les mains d’assureurs privés, ayant accès aux données de santé pour, comme ils disent « faire leur métier », on pourra parler d’un système privatisé.

Le 29 septembre dernier, le projet de loi de financement de Sécurité sociale (PLFSS) a été présenté par le gouvernement. L’accès aux données de santé n’y est alors pas évoqué ! Oubli ? NON : ruse. En ce moment, des lobbyistes du privé font circuler auprès des députés un projet d’amendement prévoyant que cet accès aux données pourra être accordé à « des organismes à but lucratif ou non » et « à des fins de gestion du risque ou pour des préoccupations de santé publique ». C’est sûr qu’après l’affaire du fichier Edvige, il n’était pas évident d’avancer à découvert. A quel moment, cet amendement va-t-il se glisser discrètement dans le débat parlementaire qui débute à l’Assemblée nationale le 15 octobre ? Quel député va le reprendre à son compte ?

En tout cas, nous voilà prévenus : loin du « grand débat » promis sur le financement de l’assurance-maladie, la « rupture » est du genre à s’avancer ni vu ni connu.

SANTÉ PRIVATISÉE : FAUX-CULS CONTRE SÉCU
[Le Canard Enchaîné du mercredi 15 octobre 2008 – Prof. Canardeau]

http://libertesinternets.wordpress.com/

Un militant jugé à Laval pour offense au Président

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Ce qu'il risque ? Selon le code pénal, l'outrage est passible d'une amende de 7.500 euros et d'une peine de prison de 6 mois.






Il avait brandi une pancarte « Casse toi pov'con », le 28 août, lors du passage de Nicolas Sarkozy à Laval. Il est jugé aujourd'hui.
Le 28 août, Nicolas Sarkozy est à Laval pour annoncer la mise en place du Revenu de solidarité active. Hervé Éon, militant PRS (Pour la République sociale), ancien conseiller général socialiste de Mayenne, se rend à bicyclette à la manifestation organisée contre le président de la République. Il tient sous sa veste une pancarte qui fait référence à l'injure présidentielle lancée lors du Salon de l'agriculture, à Paris.

Repéré, Hervé Éon est interpellé par deux policiers en civil. « Un policier me lâche un bras, je vois une voiture immatriculée 75, aux vitres fumées. Je sors mon carton et le brandis », raconte le militant. Ce jour-là, il n'ira pas à la manif, mais au poste de police, d'où il ressort avec une convocation à comparaître devant le tribunal, pour offense au président de la République.

Il raconte son histoire à ses amis, puis sur Internet. Un collectif d'organisations politiques, syndicales et citoyennes se met en place. Des autocollants se vendent comme des petits pains.

Une pétition de 3 900 signatures

Une pétition de soutien recueille 3 900 signatures. Hervé Éon se définit comme un « altersocialiste qui aime la provocation à condition qu'il y ait du fond ». Ses détracteurs le considèrent comme un anti-tout, antinucléaire, anti-OGM. Mais... pour les sans-papiers.

Ce jeudi, à 14 h, sa défense sera assurée par Me Dominique Noguères, avocate au Barreau de Paris, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'homme. Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne et président de PRS, est cité comme témoin de moralité.

Dehors, le collectif de soutien appelle à un rassemblement à partir de midi, devant le palais de justice. Kaar Kass Soon, musicien lavallois, interprétera sa chanson « Casse toi pov'con », écrite au lendemain du passage du Président au Salon de l'agriculture.


Noëlle COUSINIÉ.


Le rapport qui accable la direction de la Caisse d'Epargne

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Il ne s’agit pas du tout d’ "un incident de marché" comme l’a d’abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d’Epargne. La perte de 695 millions d’euros de l’Ecureuil est le fruit d’une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque selon un rapport dont le Nouvel Observateur s’est procuré une copie.

source Nouvelobs - Odile Benyahia-Kouider










(c) Sipa

(c) Sipa

Il ne s’agit pas du tout d’"un incident de marché" comme l’a d’abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE). La perte de 695 millions d’euros de l’Ecureuil est le fruit d’une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque. Le rapport de l’inspection générale des Caisses d’Epargne, qui a été remis aux membres du Conseil de surveillance de la CNCE, et dont le Nouvel Observateur s’est procuré une copie, est totalement accablant. Non seulement pour le jeune trader, qui a totalement déraillé, mais aussi pour sa hiérarchie directe et le directeur financier de la banque qui l’ont laissé dans une solitude totale, et n’ont pas été capables de donner l’alerte assez tôt. Il y a eu "un nombre important de défaillances de contrôle interne", des "alertes ignorées " et "cette dérive dans la gestion n’ (a pas été) perçue à temps " peut-on lire à la quatrième page de ce rapport de treize pages.

Des fonds propres pour gagner de l’argent

Voilà donc comment les choses se sont vraiment passées. Comme toutes les banques du monde, les Caisses d’épargne font ce qu’on appelle de la gestion pour compte propre, c’est-à-dire qu’elles utilisent leurs fonds propres pour gagner de l’argent sur les marchés.
Le 3 avril 2008, Nicolas Mérindol, le directeur général de la CNCE, à la demande de Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide l’arrêt de ces activités de trading sur compte propre.
Décision entérinée par le directoire de la banque le 23 juin 2008, et notifiée à la Banque de France le 8 août. Théoriquement, la petite équipe de huit personnes qui compose la salle de marché de l’Ecureuil (rien de comparable avec les salles de marchés des grandes banques) est donc censée gérer l’extinction progressive de ce compte jusqu’à la fin de l’année 2008.
Jusqu’à fin août, rien d’anormal.

Propre initiative

Tout dérape à partir du 15 septembre. L’un des trois traders, chargé des dérivés actions, enfreint l’interdiction de poursuivre des activités de trading. Il s’engage de sa propre initiative et pour des montants très importants dans une stratégie risquée qui expose fortement sa banque. Il commence à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l’évaluation de l’amplitude des cours). Il parie sur une réduction de la volatilité et une hausse des marchés. Or, les marchés s’effondrent et deviennent hyper volatils. Les positions prises par le jeune trader à plusieurs reprises au cours du mois de septembre "l’exposent de manière croissante aux chocs extrêmes".

Défaillance de toute la chaîne hiérarchique

Le 2 octobre, le comité des risques de marché de la CNCE constate une forte dégradation de la situation. Mais ne réagit pas. Toute la chaîne hiérarchique est défaillante. La direction des Caisses d’Epargne, occupée par les problèmes de Natixis, la banque de financement et d’investissement, détenue conjointement par les Caisses d’Epargne et les Banques populaires, ne surveille pas étroitement sa salle de marché. Elle aurait du mettre en place un système de contrôle transitoire. Elle ne le fait pas. Elle se repose entièrement sur la hiérarchie des traders. C’est un peu comme si les pilotes de l’avion allaient faire un petit tour, en comptant sur le personnel de cabine en cas de problème. Malheureusement, le responsable du compte propre, chef direct du trader qui a négocié son départ avec la CNCE pour la fin septembre, n’est pas très présent en cette fin septembre. L’ambiance de la salle de marché est d’ailleurs assez morose puisque tous savent qu’à la fin de l’année, elle aura disparue. Abandonné à cette solitude, le jeune trader a-t-il eu un coup de déprime? Un coup de fatigue ? S’ennuie-t-il au point de jouer les apprentis sorciers ?

"Le risque est désormais limité à la prime investie"

Le 7 octobre, en raison des volumes inhabituels de trading. Une première alerte est envoyée auprès du responsable de la gestion financière. Convoqué le trader prétend "accompagner au mieux les positions de décembre à leur échéance". Deuxième alerte le 9 octobre.
A 12H17, le trader précise que "des positions à échéance novembre ont été coupées, qu’il n’y a plus de risque sur les positions optionnelles à la baisse et que le risque est désormais limité à la prime investie". Deux déclarations que le rapport déclarera à posteriori l’inspection qualifie de "mensongères" dans son rapport. A ce moment là, il serait encore possible de couper les positions et de limiter les dégâts. Mais l’engrenage infernal se poursuit. Le vendredi 10 octobre, à 13H30, le directeur financier est averti de la situation. Les pertes sont alors estimées à 100 millions d’euros. Et lui non plus ne bouge pas…Au lieu de demander au trader de quitter immédiatement son desk, ses supérieurs continuent de lui faire confiance ! Ils le laissent gérer tout seul son portefeuille toute la journée sans regarder la nature exacte de ses positions et des pertes qu’elles peuvent engendrer. Le directeur financier de la CNCE, François Chauveau, prévient en fin de journée Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et du risque, mais lui assure que la situation est sous contrôle.

Le jeune trader se montre particulièrement abattu

Selon le rapport, le jeune trader se montre particulièrement abattu ce vendredi soir. Ses responsables lui suggèrent d’aller se reposer sans lui demander d’autres explications et sans chercher à analyser son portefeuille. Pire, ils ne mettent pas non plus à profit le week-end pour recenser les positions du trader et imaginer des scénarii de sortie de crise. Ce manque de réactivité paraît proprement hallucinant. Surtout en pleine crise financière, et après le choc Kerviel, qui a coûté 5 milliards d’euros à la Société Générale. En tout cas ces deux jours perdus vont augmenter l’addition de 150 millions d’euros supplémentaires aux Caisses d’épargne, selon les estimations des inspecteurs. En effet, le 13 octobre, les indicateurs de volatilité actions sont retombés. Pas pour longtemps. Ils recommencent à grimper les jours suivants. Pas de chance pour les Caisses d’Epargne.

Le jeune homme leur remet sa démission

Ce n’est que le 13 octobre à 11H55 que les supérieurs hiérarchiques du trader fautif comprennent la gravité de la situation. Le jeune homme leur remet sa démission. Il vient de calculer ses pertes : 120 millions d’euros. Branle-bas de combat dans les étages de direction. Les positions n’ont pas été coupées. Il faut d’urgence déboucler les opérations. L’Ecureuil pourrait le faire avec les équipes de sa banque d’investissement Natixis, mais il redoute que la moindre rumeur sur le marché ne pousse les opérateurs à fondre sur eux comme une proie. Il n’y a aucune pitié sur les marchés. La CNCE décide donc de prendre ses contreparties à l’extérieur de la maison. Le débouclage des opérations débute le 15 octobre et s’achève le 17 octobre. Comme l’avait annoncé le site du Nouvel Observateur dès lundi matin, les pertes finales se rapprochent de 700 millions d’euros. Elles atteignent 695 millions d’euros très exactement.
Toute la hiérarchie directe du trader a démissionné.

Lâché par l’Elysée

Lâché par l’Elysée, et les patrons de caisses régionales, Charles Milhaud, le président de la CNCE, a du lui aussi abandonner son fauteuil après 44 années passées dans les Caisses. En revanche, son directeur général, Nicolas Mérindol, a réussi à se maintenir à l’intérieur de la maison, et vise même la direction du Crédit foncier. Assez étonnant quand on sait à quel point il siégeait peu au comité de risque. Directement chargé des risques, Julien Carmona, qui n'a pas été informé de la gravité de la situation jusqu'au 13 octobre, a immédiatement proposé sa démission, qui a été refusée. Il restera également dans la banque.
Il faudra encore attendre les conclusions des enquêteurs de la Commission bancaire pour avoir une vue complète de la chaîne des responsabilités. Par ailleurs, d’après nos informations, toutes les banques de financement et d’investissement françaises, ont perdu beaucoup l’argent dans leurs activités de trading depuis quinze jours en raison de la forte volatilité des marchés. Et c’est d’ailleurs la vraie raison qui aurait poussé Christine Lagarde, la ministre de l’économie, à débloquer 10,5 milliards d’euros en catastrophe pour les banques françaises.



22/10/2008

Encore un suicide en prison

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Encore un suicide en prison: c'est le 5e en 3 semaines

La série noire des suicides en prison se poursuit. La nuit dernière, un homme de 52 ans s'est pendu à la maison d'arrêt de Loos, près de Lille (Nord). Les secours sont arrivés un peu avant 2 heures du matin, mais il était trop tard.C'est le 5e suicide en prison en à peine 3 semaines, et le 91e depuis le début de l'année 2008.Rachida Dati a immédiatement réagi en organisant une réunion d'urgence avec les 3 principaux syndicats pénitentiaires (CGT, FO et UFAP). Les gardiens de prison l'ont donc rencontrée plus tôt que prévu puisqu'un rendez-vous était fixé au 7 novembre en guise de rattrapage de la réunion de lundi dernier. La Garde des Sceaux avait brillé par son absence, ce qui n'avait fait qu'attiser la grogne des syndicats.Satisfaits de cette réunion, les syndicats pénitentiaires ont décidé d'annuler la journée de blocage prévue le 13 novembre. Ils disent avoir obtenir "engagements fermes" de la ministre en matière de crétaion d'emplois.





La prime transport passe à la trappe

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Les députés ont supprimé hier soir en commission cette mesure, qui doit encore faire l’objet d’un vote en séance publique.










Les députés ont décidé hier soir en commission des Affaires sociales de supprimer l'article du projet de budget 2009 pour la Sécu instaurant la prime transport annoncée par le gouvernement, a-t-on appris de source parlementaire.

Cette mesure, adoptée à l'issue d'un âpre débat en commission, doit encore faire l'objet d'un vote en séance publique lors de l'examen, la semaine prochaine, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

L'aide au transport pour les trajets domicile-travail, incluse par le gouvernement dans le PLFSS, s'articule en deux volets: l'extension de la prise en charge obligatoire de 50% des titres de transports collectifs, actuellement en vigueur en Ile-de-France, et la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an.

"Le dispositif proposé ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé", peut-on lire dans l'amendement du président UMP de la commission, Pierre Méhaignerie, et du rapporteur du budget Sécu, Yves Bur (UMP).

Dans un amendement identique, Dominique Tian (UMP) dénonce lui "une nouvelle taxe qui frappe l'appareil productif dans un contexte de crise financière systémique, de récession au sein de l'économie réelle et de poussée de l'inflation qui obère le pouvoir d'achat". La prime transport pourrait, selon lui, avoir "un impact négatif en matière d'emploi".

Source AFP