30/11/2008

Un détenu se pend dans sa cellule

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Un détenu de 27 ans s’est donné la mort par pendaison dans sa cellule de la prison de Luynes samedi, en fin de matinée. Les surveillants ont découvert son corps inanimé à la remontée des promenades.

L'homme purgeait une peine de 40 mois de prison pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique. Une plainte aurait été déposée par ses codétenus contre l’administration.

http://www.laprovence.com/

A Rennes, des chômeurs solidaires des salariés de l'ANPE

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C’est «la crise». On nous dit que les banques font faillite, les cours de la Bourse dégringolent, les investisseurs n’investissent plus, le moral des ménages est au plus bas. Les dirigeants économiques, feignant d’oublier les bénéfices record, se plaignent de la récession et s’excusent d’être contraint de virer les «petites gens». Les dirigeants politiques tentent un grossier volte face, appelant à «moraliser» le capitalisme tout en redistribuant des milliards aux banques qu’ils accusent être des voyous de la finance.






C’est «la crise». On nous dit que les banques font faillite, les cours de la Bourse dégringolent, les investisseurs n’investissent plus, le moral des ménages est au plus bas. Les dirigeants économiques, feignant d’oublier les bénéfices record, se plaignent de la récession et s’excusent d’être contraint de virer les «petites gens». Les dirigeants politiques tentent un grossier volte face, appelant à «moraliser» le capitalisme tout en redistribuant des milliards aux banques qu’ils accusent être des voyous de la finance.

Le capitalisme, tant vanté il y a quelques mois encore, serait soudainement devenu malade. Chaque jour, nous constatons que l’être humain est au service d’une croissance dont on ne saisit pas l’intérêt : on nous dit qu’il faut de la croissance pour créer des emplois… et qu’il faut des emplois pour avoir de la croissance ! Devant cette manière d’évacuer constamment le pourquoi, voila ce qu’il faut bien s’avouer : chacun est devenu un «agent économique», variable d’ajustement sur le marché du travail. Il se pourrait bien que ce soit le capitalisme qui soit la maladie même…

Bien que la crise d’aujourd’hui fragilise le système capitaliste, les classes dominantes cherchent encore et toujours à en tirer avantage : la crise étend le champ de la précarité et permet ainsi d’avoir une main d’œuvre plus soumise aux employeurs. Tous les beaux discours sur «l’insertion sociale» et «l’aide aux plus démunis» de la classe politique ne font pas avaler l’amère pilule de la dure loi du marché qu’ils ont eux même mis en place. La duplicité de cette politique capitaliste se concentre dans la figure du chômeur : elle est en même temps celle dont le système capitaliste a besoin et celle qu’il vomit. Le chômeur est l’archétype de l’agent économique qui doit s’adapter aux variations de l’économie de marché : prendre un boulot pourri et mal payé, s’il a la «chance» d’en trouver un…

On nous promet une arrivée massive de chômeurs à l’ANPE (les ex-Rmistes dorénavant tous obligés de s’inscrire dans le cadre du RSA, les salariés âgés qui ne seront plus dispensés de recherche d’emploi, les actuels travailleurs précaires futurs «bénéficiaires» du RSA, sans parler de tous les licenciements…) et on prétend ramener le chômage à 5%... Préfèreront-ils échouer lamentablement, ou ne reculeront-ils pas devant des mesures «audacieuses» : sous-traiter aux cabinets privés pour faire baisser les chiffres, étendre de force le sous-emploi précaire à des millions de personnes, radier massivement, trafiquer une nouvelle fois les statistiques ?

D’un côté, avec le RSA, on dit vouloir aider les pauvres en leur permettant l’accès à l’emploi, on dit vouloir faire un suivi personnalisé pour tous : mais nos dirigeants savent bien qu’il y a de moins en moins d’emplois stables en France (75% des offres à l’ANPE sont des emplois précaires). Ils savent également que chaque conseiller a à sa charge 120 chômeurs environ : ils prévoient tranquillement de ramener ce nombre à 60, mais il n’y a pas de postes supplémentaires prévus… En permettant aux «bénéficiaires» de combiner de manière permanente petits boulots et RMI, on encourage les entreprises à multiplier les emplois précaires, on crée une catégorie de travailleurs de seconde zone, mise sous tutelle, disponible et docile. De plus, les bénéficiaires du RSA seront soumis au Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi (PPAE) qui prévoit la radiation après deux refus d’offres jugées «raisonnables», et la dégressivité progressive du salaire auquel le chômeur peut prétendre pour accepter ou refuser une offre.

De la même manière, avec la fusion ANPE-Unedic, on dit vouloir rendre les choses plus simples pour le demandeur d’emploi (un seul interlocuteur, un meilleur suivi), alors que les conseillers n’ont matériellement plus le temps d’aider les chômeurs, situation incitant l’agence à recourir de plus en plus à la sous-traitance. L’ANPE cherche également à mettre en place des plates-formes téléphoniques qui sont sensées diminuer le nombre d’entretiens, et vont avoir pour effet d’automatiser et de déshumaniser l’activité des conseillers. Par ailleurs, on prétend vouloir faire travailler agents de l’ANPE et Assedic ensemble, sans augmenter les salaires des premiers (qui gagnent jusqu’à 1.000 € de moins que leurs collègues). Enfin, la création de Pôle Emploi (passage au droit privé) signifie le démantèlement du service public de l’emploi, régi par certains principes, comme le droit à un travail stable et librement choisi, et facilitera les licenciements des conseillers récalcitrants à accepter la transformation de l’ANPE en agence d’intérim d’Etat.

Nous exigeons le retrait du projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), parce que :
• il n'y a eu aucune consultation des chômeurs dans sa mise en œuvre ni aucune information diffusée auprès d'eux pour en expliquer les tenants et les aboutissants,
• le PPAE n'est qu'un moyen de renforcer le contrôle des chômeurs : c'est une «négociation» entre un conseiller pas forcément bienveillant et un chômeur souvent pas ou peu informé,
• en acceptant de s'engager sur certains «objectifs», le demandeur d'emploi reconnaît implicitement, en cas d'échec, être responsable de sa situation.

Nous exigeons le retrait de l'offre raisonnable d'emploi (ORE), parce que :
• elle prévoit la réduction de leurs prétentions salariales, et ses modalités ont pour but de leur faire accepter n'importe quel emploi sous-qualifié, précaire et mal payé,
• le refus de deux offres «raisonnables» d'emploi entraîne la suspension de l'allocation pendant deux mois.

Nous exigeons le retrait du RSA, parce que :
• il généralise la précarité,
• il crée une catégorie de travailleurs abonnés aux petits boulots, suivis en permanence par les services sociaux
• il engendre une perte de revenu (aides sociales déduites contrairement au RMI) quoi qu'en disent les discours officiels,
• son mode de calcul est totalement opaque,
• il entérine la fin du principe de solidarité envers ceux qui sont sans emploi.

Nous exigeons l'abrogation du décret concernant l'attribution du RMI, parce que :
• cette attribution dépend des éléments du train de vie : mobilier, voiture , compte bancaire, etc. Si, par exemple, vous avez travaillé 3 ans et économisé quelques milliers d'euros, 2,5% sont déduits de l'allocation RMI.

Parce que nous sommes solidaires des conseillers en grève aujourd'hui, nous exigeons avec eux :
• l'augmentation des salaires et des effectifs,
• le maintien de l'ANPE dans le service public de l'emploi,
• l'abandon des plates-formes téléphoniques.

Nous voulons que chacun puisse travailler librement, selon ses aspirations, en accord avec une collectivité qui s'affranchisse de l'économie et de ses crises.

Le Mouvement des chômeurs et précaires en lutte de Rennes

Rendez vous est donné dès 10 heures, LUNDI 1er DÉCEMBRE, à l'ANPE de Rennes-Sud pour participer à l'assemblée générale des agents ANPE, pour se retrouver, discuter et agir contre la politique du gouvernement.
Puis nous vous invitons le soir-même à 18 heures à une apéro-discussion au local du MOUVEMENT DES CHÔMEURS - 22 rue de Bellevue (bus 3, arrêt Jeanne d'Arc) 35700 RENNES

http://www.actuchomage.org/index.php

Cafouillage franco-tchèque autour d'un dialogue à huis clos

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Les fragiles relations franco-tchèques n'avaient pas besoin de cela : la publication d'un dialogue qui aurait eu lieu lors de la rencontre du 31 octobre, à l'Elysée, entre Nicolas Sarkozy et le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek... avec le franc-parler qu'autorise un déjeuner à huis clos.






Les fragiles relations franco-tchèques n'avaient pas besoin de cela : la publication d'un dialogue qui aurait eu lieu lors de la rencontre du 31 octobre, à l'Elysée, entre Nicolas Sarkozy et le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek... avec le franc-parler qu'autorise un déjeuner à huis clos.

Jeudi 27 novembre, l'hebdomadaire tchèque Reflex a publié ce qu'il présente comme une "transcription" de la conversation, transmise par un "diplomate haut placé". La page de garde est en fac-similé, avec papier à en-tête de l'ambassade tchèque à Paris. Le directeur de la rédaction prévient : "Vous allez avoir l'impression que la délégation tchèque a négocié avec le représentant d'une civilisation extra-terrestre."


L'extra-terrestre en question, Nicolas Sarkozy, tente de convaincre son hôte de concéder à la France la coprésidence de l'Union pour la Méditerranée (UPM) au-delà de la présidence de l'Union européenne : "Tu sais ce que c'est d'être seul contre tous les Arabes ? De les avoir au téléphone ? Ils sont terribles, je te jure. (...) Le président algérien Bouteflika, le Tunisien, le roi marocain, la Libye, Israël. Un travail fou." Mirek Topolanek ne le contredit pas : "L'Union pour la Méditerranée est ton enfant (...). Et sans l'apport français, ce bébé ne survivra pas."

M. Topolanek avait été convié à l'Elysée sur fond de tensions : Paris s'inquiétait de savoir si l'euroscepticisme du président Vaclav Klaus n'allait pas peser sur la présidence tchèque de l'Europe ; Prague n'avait pas apprécié la suggestion de Nicolas Sarkozy de présider provisoirement la zone euro et de copiloter l'UPM.


"INCIDENT CLOS"


M. Topolanek nous avait indiqué, à sa sortie de l'Elysée, être "très satisfait" du déjeuner. Et approuver la présence de la France à la tête de l'UPM, "le bébé de Nicolas Sarkozy", en échange de l'appui de Paris à un projet de sommet sur l'Europe orientale où Prague serait habilitée à jouer un rôle prépondérant. "Le résultat de notre déjeuner est gagnant-gagnant", nous avait dit M. Topolanek. La "transcription" fait état de ce "marchandage".

Douze personnes participaient à ce déjeuner, six Tchèques et six Français. Des deux côtés, on assure que le texte est une invention. Le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg, a présenté ses "excuses" à la France "pour cet incident inacceptable, et pour le fait qu'un texte aussi trompeur soit apparu". A l'Elysée, on considère "l'incident clos". Mais le président Klaus en a immédiatement profité pour railler la "camaraderie" européenne de son premier ministre, adversaire politique.

Marion Van Renterghem
http://www.lemonde.fr/

Pimp My Candidate : Le clip de Sarkozy(vidéo)

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Pimp My Candidate : Le clip de Sarkozy
envoyé par presidentielles_net


http://www.dailymotion.com/video/k5S6kx1mfcj0uFcgXv

29/11/2008

[Video] : Les banques oubliées (humour noir)

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C'est le moment d'être généreux. Comme chaque année, juste avant l'hiver, les banques alimentaires (79 au total reparties dans tout l'hexagone et les Dom-Tom) font appel à notre générosité pour récolter des denrées alimentaires qui seront redistribuées aux plus démunis.


Le JDD a des états d'âme

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Sarkozy : «le JDD» se rebiffe

Presse. La Société des rédacteurs regrette la partialité du titre.
LIBERATION
R.G. et I.R.

«Sarkozy en maître du monde !» Voilà un des titres qui a fait monter la moutarde au nez de la rédaction du Journal du dimanche. Hier, la Société des journalistes (SDJ) du JDD s’est fendue d’une lettre ouverte aux dirigeants du groupe Lagardère pour dénoncer «une certaine dérive éditoriale».








Pour la SDJ, «le traitement de l’actualité présidentielle et gouvernementale manque régulièrement de distance. Le JDD se contente ainsi, trop souvent, d’accompagner le président de la République dans ses déplacements sans prendre de recul». Les journalistes remettent également en cause un titre de une d’il y a un mois, «Les Français veulent travailler le dimanche», ou, plus récemment, la une consacrée à la première dame «Carla Bruni-Sarkozy s’engage».

Pour la SDJ, «de très nombreux lecteurs […] reprochent au JDD sa partialité et menacent, quand ils ne l’ont pas déjà décidé, de ne plus l’acheter». Redoutant «de voir les ventes du journal souffrir de cette inflexion éditoriale», elle demande à ses dirigeants «de restaurer et de garantir à l’avenir l’indépendance du titre». Pas sûr qu’Arnaud Lagardère, autoproclamé «frère» de Nicolas Sarkozy, s’en émeuve…

A la rédaction on est plus direct : «Ras-le-bol de passer pour des cons», résume un journaliste, «marre de se faire allumer dans le Canard Enchaîné», peste un autre. Si tous se défendent de le viser nommément, Claude Askolovitch (1), rédacteur en chef depuis cet été et auteur de l’article «Sarkozy en maître du monde !», est dans le collimateur. Même si, rappelle un journaliste, le JDD et Sarkozy, c’est déjà une longue histoire : en mai 2007, un article révélant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté au second tour de la présidentielle avait été trappé.

(1) Joints par Libération, ni Claude Askolovitch ni le groupe Lagardère n’ont souhaité s’exprimer.



Seine saint Denis Blues

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Journaliste et "pire que la racaille"
LE MONDE | 29.11.08 | 13h09 • Mis à jour le 29.11.08 | 13h09


Cela se passe en France, au petit matin, quand la police vient arrêter un journaliste à son domicile. Il s'agit de Vittorio de Filippis, journaliste à Libération, membre de la direction du journal, qui a été PDG et directeur de la publication de juin à décembre 2006. Interpellé chez lui à l'aube, vendredi 28, il a été menotté, humilié, insulté devant ses enfants. Motif de cette mesure d'extrême urgence : le site de Libération a hébergé un commentaire d'internaute contesté...








M. de Filippis a été interpellé sur réquisition de la juge d'instruction Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, saisie d'une plainte en diffamation de Xavier Niel, fondateur du fournisseur d'accès à Internet Free.

Le récit des conditions de cette interpellation a provoqué la stupeur au sein du journal, qui consacre une page à cette affaire dans son édition de samedi 29 novembre. "C'est une attaque de la maréchaussée à l'aube, fouille au corps et enfermement temporaire. Tout ça pour quoi ? Pour un procès en diffamation dans lequel nous avons déjà obtenu gain de cause à deux reprises", écrit Laurent Joffrin, PDG de Libération.

L'affaire est racontée sur le site de Libération (www.liberation.fr). "Vendredi matin, à 6 h 40, j'ai été réveillé par des coups frappés sur ma porte d'entrée. Je me suis trouvé face à trois policiers", raconte M. de Filippis. Ils lui lancent : "Habillez-vous, on vous emmène."

Le journaliste proteste. "Réveillé par le bruit, mon fils aîné, qui a 14 ans, assiste à toute la scène. Son frère, 10 ans, ne sort pas de sa chambre, mais j'apprendrai qu'il était réveillé et qu'il a très mal vécu ce moment. Je dis aux flics qu'il y a peut-être d'autres manières de se comporter. Réponse devant mon fils : "Vous, vous êtes pire que la racaille !"" Les policiers lui signifient qu'il est sous le coup d'un mandat d'amener au TGI.

Vers 7 h 15, les policiers emmènent le journaliste au commissariat du Raincy (Seine-Saint-Denis), où il réside. Il demande la présence des avocats du journal. En vain. Il est menotté, puis emmené à Paris dans les sous-sols du TGI.

"On me demande de vider mes poches, puis de me déshabiller (...) Je me retrouve en slip, ils refouillent mes vêtements, puis me demandent de baisser mon slip, de me tourner et de tousser trois fois." Le journaliste s'exécute et se rhabille. Les policiers l'enferment dans une cellule. Interrogé vendredi par Le Monde, le commissariat de Raincy a répondu : "Nous ne pouvons vous passer aucun gradé. Nous ne pouvons rien vous dire."

Deux gendarmes viennent ensuite chercher le journaliste et lui demandent une deuxième fois de se déshabiller complètement. Autre vexation : "Je leur signale que j'ai déjà été fouillé d'une manière un peu humiliante et je refuse de baisser mon slip à nouveau. Bien que comprenant l'absurdité de la situation et mon énervement, ils me répondent que c'est la procédure."

Rhabillé, on l'emmène, menotté, dans le bureau de la juge Muriel Josié. Le journaliste lui demande une nouvelle fois de pouvoir parler à ses avocats. Sans succès. Il refuse de répondre aux questions. Interrogé vendredi soir, le cabinet de la juge Muriel Josié nous a répondu : "Nous n'avons rien à dire sur le sujet."

M. de Filippis est mis en examen, puis relâché près de cinq heures après son interpellation. Il est 11 h 30. Il appelle son journal, ses avocats et arrive à Libération, pâle, choqué, fatigué, outré, avec la trace des menottes au poignet encore visible.

Quel est l'objet du délit ? Une affaire de diffamation. L'article 42 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 stipule que le directeur de publication d'un journal - M. de Filippis à l'époque - est "l'auteur principal" du délit de diffamation publique envers un particulier, le journaliste auteur du papier incriminé n'étant que "complice".

Ce n'est pas la première fois que le fondateur de Free, M. Niel, porte plainte contre Libération. Il l'a fait pour des articles de Renaud Lecadre relatant les démêlés judiciaires de l'homme d'affaires. A chaque fois, le plaignant et ses sociétés ont été déboutés, pour "procédures abusives", et condamnés à verser des dommages et intérêts, explique Emmanuel Soussen, l'un des avocats de Libération.

Début 2007, M. Niel a déposé une nouvelle plainte. Elle vise le commentaire d'un internaute publié sur le site de Libération, sous un article titré "Deux ans avec sursis pour le patron de Free". Publié dans Libération le 27 octobre 2006, cet article mentionnait la condamnation de M. Niel, par le tribunal correctionnel de Paris, pour "recel d'abus de biens sociaux" dans une affaire liée à des faits de proxénétisme entre 1992 et 2004.

Des juristes avancent : "Il n'est pas acquis qu'un directeur de publication soit responsable des commentaires des internautes." "C'est la stupeur", confiait vendredi Fabrice Rousselot, directeur adjoint de la rédaction. Lorsqu'il était responsable du site, il se souvient avoir vu débarquer les huissiers il y a un an et demi. "Je ne comprends pas un tel acharnement."

Initialement confiée à la juge Emmanuelle Ducos, cette affaire a été transmise en mai à la juge Muriel Josié. Cette dernière a, selon M. de Filippis, fait procéder à des vérifications de son domicile, alors que son adresse, celle du journal et de ses avocats, sont dans l'annuaire et dans le dossier...

"Je suis l'avocat de Libération depuis 1975 et c'est la première fois que je vois un directeur de publication faire l'objet d'une interpellation et d'un mandat d'amener", a constaté Me Jean-Paul Lévy. "Il suffisait d'envoyer une convocation par courrier au siège de Libération ou de nous appeler pour convenir d'un rendez-vous : cela n'a pas été fait", ajoute-t-il. "C'est invraisemblable et inacceptable, si on permet des perquisitions et des interpellations de cette nature, on contourne la loi", ajoute Me Yves Baudelot, avocat du Monde. D'autant plus qu'il s'agit d'un délit qui n'est pas passible de prison.

La Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire du journal) dénonce, dans un communiqué, "des méthodes judiciaires intolérables" et "inadmissibles". La SCPL demande "qu'une enquête soit ouverte sans délais sur ces méthodes".

"C'est l'aboutissement d'un climat délétère, au moment où se tiennent les états généraux de la presse", regrette Jean-Michel Dumay, président du Forum des sociétés de journalistes. " On se demande dans quel pays on vit", dit M. de Filippis.
Pascale Santi
Article paru dans l'édition du 30.11.08.


[Video] : Sarkozy et les traders (je t'aime moi non plus)

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Nicolas Sarkozy voulait une France de propriétaires et pour ce faire regardait de prêt le système de garantie hypothécaire américain pour le transposer en France. Une crise de Subprimes plus tard, Nicolas Sarkozy se fait le chantre d’un libéralisme tempéré et d’un Etat interventionniste.Soudain devenu Socialiste, l’ami de Bolloré, Dassault, Lagardère ou Bouygues pointe du doigt “la toute puissance du marché”.


Estrosi: sentinelle déboussolée de Sarkozy

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Pour le maire de Nice, la politique est un éternel combat.. .contre ceux qui lui font de l'ombre. Un combat courageux mais désespéré. Car sans vouloir être offensant, il faut dire qu'ils sont très nombreux, ceux qui sont susceptibles de lui faire de l'ombre. A la direction de l'UMP comme à la présidence du groupe UMP de l'Assemblée nationale, les hommes forts de la droite ont tendance à ignorer les précieux conseils de Chritian Estrosi, député et secrétaire-général adjoint du parti majoritaire.

Alors, puisqu'on s'obstine à faire sans lui, ce proche de Nicolas Sarkozy fait entendre sa mauvaise humeur.

Cette semaine,il s'en est pris à Jean-François Copé qui, selon lui, n'est décidément pas à la hauteur de sa mission de chef des députés UMP (un poste qu'Estrosi avait vainement convoité en juin 2007).







Pour le maire de Nice, la politique est un éternel combat.. .contre ceux qui lui font de l'ombre. Un combat courageux mais désespéré. Car sans vouloir être offensant, il faut dire qu'ils sont très nombreux, ceux qui sont susceptibles de lui faire de l'ombre. A la direction de l'UMP comme à la présidence du groupe UMP de l'Assemblée nationale, les hommes forts de la droite ont tendance à ignorer les précieux conseils de Chritian Estrosi, député et secrétaire-général adjoint du parti majoritaire.

Alors, puisqu'on s'obstine à faire sans lui, ce proche de Nicolas Sarkozy fait entendre sa mauvaise humeur.

Cette semaine,il s'en est pris à Jean-François Copé qui, selon lui, n'est décidément pas à la hauteur de sa mission de chef des députés UMP (un poste qu'Estrosi avait vainement convoité en juin 2007).

Comment tolérer que des députés de la majorité se permettent de tailler en pièce la loi sur le travail dominical voulue par Nicolas Sarkozy? Pour Estrosi, c'est la faute à Copé qui n'a pas su organiser le débat. Il l'a dit jeudi, sur Europe 1:


"Peut-être qu'au sein du groupe, ce droit à la parole que les députés ont souhaité ne leur a pas forcément été accordé. Il ne faut plus que cela se reproduise."



En mars dernier, le même Estrosi avait estimé que Devedjian n'était pas, lui non plus, à la hauteur de sa mission à la tête de l'UMP. Il l'avait expliqué à l'Express:


"Nous ne faisons plus bouger aucune ligne, nous ne portons plus aucun message, nous n'apportons plus aucune proposition concrète (...) l n'y a plus de chef d'orchestre. (...) je suis inquiet quand je vois que, dans nos fédérations, plus personne ne réfléchit, plus personne ne travaille"

Sitôt réélu député, en mai 2008, Christian Estrosi s'était auto-proclamé "sentinelle" d'un groupe UMP qui a vocation, selon lui, à être "100% sarkozyste". Il est vrai que sous la présidence de Jean-François Copé, ce groupe a multiplié les signes d’émancipation. Et les députés UMP n’ont jamais laissé paraître qu’ils étaient en manque de sentinelle…


La "sentinelle" avait l'ambition de "renforcer le lien entre le groupe et le parti". Six mois après son installation à l'Assemblée, Estrosi a plutôt renforcé son isolement. Comme Dominique Paillé le mois dernier (lire note du 24 octobre), Estrosi a cru bon de critiquer jeudi la "coproduction législative" revendiquée par Jean-François Copé:


"Je suis désolé, la réforme constitutionnelle n'a pas retiré le fait qu'il y a un président et une majorité qui respecte la hiérarchie du fonctionnement. La coproduction ne peut en aucun cas être l'empêchement et la paralysie."

Et comme Paillé, Estrosi s'est attiré les foudres de nombreux députés UMP, scandalisés qu'on s'attaque à leur patron. Extraits:


"C'est un faux procès. J'ose espérer qu'il n'y a pas de volonté de déstabiliser Jean-François Copé" (Franck Riester), "il est honteux de mettre cette affaire du travail dominical sur le dos de Jean-François" (Michel Raison), "il faut arrêter les anathèmes" (Philippe Gosselin), "une critique vaine qui montre une méconnaissance du fonctionnement du groupe UMP" (Valérie Rosso-Debord), "Estrosi n'a jamais participé aux dizaines de réunions organisées sur le travail du dimanche" Christian Jacob.

Heureusement il y a Nice!


Là bas, Estrosi est au soleil. Personne pour lui faire de l'ombre! Le secrétaire général adjoint de l’UMP y cumule les fonctions de maire, de député, de président du conseil général des Alpes-Maritimes et de président de nombreux organismes (communauté urbaine, office HLM, centre hospitalier, ..)

En principe, il aurait dû renoncer, après les municipales, à l'un de ses mandats exécutifs. Mais il en est dispensé, grâce à un mystérieux opposant qui a eu la bonne idée de déposer un recours contre son élection à la mairie de Nice.

C'est ainsi que l'ex-champion de moto peut rester, pour quelques mois encore, recordman de France du cumul.

http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/

28/11/2008

La hausse du chômage en octobre reflète la dégradation rapide de l'activité

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En octobre, 46.900 nouvelles inscriptions ont été enregistrées à l'ANPE (+ 2,4 %), selon les chiffres diffusés hier. Le chômage remonte au niveau de mai 2007, date de l'élection de Nicolas Sarkozy. Le gouvernement va conditionner les aides à l'automobile à des « engagements précis » sur l'emploi.

Cliquez ici




Le mois dernier, le gouvernement avait accueilli sans forfanterie la « hausse limitée », à 8.000, du nombre de demandeurs d'emploi en septembre, conscient que le rythme pourrait rapidement s'accélérer. Hier soir, les chiffres de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) n'ont pas démenti ses intuitions : en octobre, 46.900 nouvelles inscriptions en catégorie 1 (demandeurs d'emploi à la recherche d'un temps plein en CDI et ayant travaillé moins d'un mi-temps dans le mois) ont été enregistrées, soit une hausse de 2,4 % par rapport au mois précédent. Sur un an, la hausse atteint 4,4 % et la barre des 2 millions de chômeurs (2.004.500) est à nouveau franchie, alors que la France s'en était éloignée depuis mai 2007, date de l'élection de Nicolas Sarkozy.

Licenciements économiques

Symbole politique, la nouvelle première secretaire du PS, Martine Aubry, a demandé hier « un changement radical de politique économique ». Le nombre de demandeurs d'emploi reste néanmoins très loin du record de 3,14 millions de chômeurs enregistrés en juin 1997. En Allemagne, toutefois, c'est encore une baisse du nombre de demandeurs d'emploi qui a été comptabilisée (lire ci-dessous).

Alors qu'en France, la hausse - quasi similaire (+ 2,2 %) - du mois d'août avait reflété le coup d'arrêt aux recrutements dans l'intérim, celle d'octobre avalise la dégradation généralisée de l'activité. En octobre, se sont succédé, dans les entreprises, des mesures de chômage technique, l'annonce de plans de départs volontaires ou de licenciements, ainsi que des ouvertures de procédures de redressement ou de liquidation judiciaire de grandes PME (Camif, Voyages Wasteels, Moteurs Baudouin, Switch...).

Si les salariés concernés par le chômage partiel ne sont pas comptabilisés comme chômeurs (car leur contrat de travail perdure), le nombre d'entrées à l'ANPE pour licenciement économique a crû de 5,1 % sur les trois derniers mois par rapport aux trois mois précédents, et celles pour fin de mission d'intérim de 11,5 %. Au sein des nouveaux chômeurs, les jeunes (+ 4,3 %) sont particulièrement touchés, signe aussi, probablement, d'une frilosité dans les recrutements.

L'Insee publiera jeudi prochain son estimation du taux de chômage au troisième trimestre. Etabli à 7,2 % de la population active au deuxième trimestre, l'OCDE le prévoit à 7,5 % en décembre. La dégradation se poursuivrait au moins jusqu'en 2010, parie l'OCDE, avec un taux de chômage qui culminerait alors à 8,7 %.

Longue mise en oeuvre

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, se rend aujourd'hui chez Valeo au chevet de la sous-traitance automobile. Hier, elle a prévenu que les aides consenties aux constructeurs seraient conditionnées : « Nous n'aiderons et nous ne soutiendrons le secteur qu'en contrepartie d'engagements précis sur le niveau d'emploi, sur le maintien de la recherche et développement sur le territoire français et sur des décisions en matière de localisation de production », a-t-elle indiqué au Sénat. Le gouvernement a multiplié, ces dernières semaines, les annonces pour amortir la hausse du chômage : relance des contrats aidés dans le secteur non marchand, extension du contrat de transition professionnelle (CTP), amélioration de la convention de reclassement personnalisée (CRP), revalorisation de l'indemnisation du chômage technique, etc.

Certains dispositifs, toutefois, restent limités ou longs à mettre en oeuvre. En octobre, le nombre d'entrées en contrat d'accompagnement à l'emploi et en contrats d'avenir a de nouveau ralenti, à moins de 20.000, alors qu'une relance est engagée depuis l'été. Sur le chômage partiel, les partenaires sociaux attendent, avant de réécrire l'accord de 1968, le montant de l'engagement financier de l'Etat (lire ci-dessous). Et l'extension de 7 à 25 zones proposant le CTP, pour les licenciés économiques, prendra aussi du temps. Hier, enfin, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a indiqué que le négociateur patronal à l'Unedic proposerait aux partenaires sociaux de mettre l'amélioration de la CRP « en premier dans la négociation ».








Le Conseil supérieur de la magistrature épingle Dati

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Le 6 octobre, après le suicide à Metz d'un détenu mineur, la Chancellerie mettait en cause les magistrats en charge de son incarcération. Colère de toute la profession et, aujourd'hui, réprobation du CSM.








Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a critiqué aujourd'hui «la mise en cause précipitée» par la Chancellerie des magistrats en charge de l'incarcération d'un mineur qui s'est suicidé à la prison de Metz, le 6 octobre.

Les conditions dans lesquelles l'enquête interne décidée par la Chancellerie avait été menée par l'inspecteur général André Ride -avec des auditions de magistrats en pleine nuit- avaient provoqué la colère des deux principaux syndicats, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche). Refusant que les juges servent de «bouc émissaire» dans ce dossier, ils avaient saisi le CSM, qui a décidé d'enquêter.

«Risque de déstabilisation de l'autorité judiciaire»

Le CSM a procédé à plusieurs auditions de magistrats mais n'a pas pu entendre, malgré deux convocations, l'inspecteur général des services judiciaires auteur de l'enquête. Le Conseil souligne néanmoins que son rapport a «confirmé qu'aucun reproche ne pouvait être formulé à l'encontre des magistrats du siège et du parquet».

«S'il appartient au garde des Sceaux d'ordonner une mesure d'inspection, celle-ci doit être décidée et conduite dans des conditions de sérénité excluant tout risque de déstabilisation de l'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle», a insisté l'organe suprême de la magistrature.

Le «caractère dramatique du suicide d'un mineur en prison» ne peut en effet «justifier la mise en cause précipitée des acteurs de l'institution judiciaire (...) alors même que les éléments déjà portés à la connaissance du ministère de la Justice permettaient de l'exclure», a ajoute le CSM.

Source AFP




26/11/2008

Le sommet UE-Chine reporté à cause du Dalaï-lama

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Le sommet UE-Chine reporté à cause du Dalaï-lama

La Chine riposte. Pour protester contre la rencontre prévue entre le Dalaï-lama et le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy en décembre prochain, Pékin a décidé de reporter un sommet avec l'Union européenne, qui devait se tenir le 1er décembre à Lyon . Aucune nouvelle date n'a été fixée pour la rencontre UE-Chine.









http://www.rtl.fr/fiche/2592533/le-sommet-ue-chine-reporte-a-cause-du-dalai-lama.html



25/11/2008

Bague Dati : les excuses du Figaro

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En page 26 du Figaro, un encadré signé "E.M" (Etienne Mougeotte, le patron de la rédaction) évoque la retouche de la photo de Une.

"Le Figaro a publié mercredi dernier en première page une photographie de Rachida Dati. Sur la photo originale, la ministre portait une bague qui a été effacée sur le cliché définitif. Ceci est une erreur dont nous nous excusons auprès de nos lecteurs.

Dorénavant une règle simple sera observée au Figaro. Aucune modification ne pourra être apportée à une photo d’actualité à l’exclusion du cadrage et à condition que cela ne modifie en rien le sens de la photo."








En page 26 du Figaro, un encadré signé "E.M" (Etienne Mougeotte, le patron de la rédaction) évoque la retouche de la photo de Une.

"Le Figaro a publié mercredi dernier en première page une photographie de Rachida Dati. Sur la photo originale, la ministre portait une bague qui a été effacée sur le cliché définitif. Ceci est une erreur dont nous nous excusons auprès de nos lecteurs.

Dorénavant une règle simple sera observée au Figaro. Aucune modification ne pourra être apportée à une photo d’actualité à l’exclusion du cadrage et à condition que cela ne modifie en rien le sens de la photo."


http://www.arretsurimages.net/index.php

98 millions de dollars pour les dirigeants d'une banque en faillite

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La banque américaine Wachovia, rachetée par la banque Wells Fargo, a l'intention de verser jusqu'à 98,1 millions de dollars d'indemnités de départ à ses dix plus hauts dirigeants.






La banque américaine Wachovia, rachetée par la banque Wells Fargo, a l'intention de verser jusqu'à 98,1 millions de dollars d'indemnités de départ à ses dix plus hauts
dirigeants.

La banque américaine Wachovia, qui a accumulé les pertes avant d'être rachetée par la banque Wells Fargo, a indiqué hier à ses actionnaires avoir l'intention de verser jusqu'à 98,1 millions de dollars d'indemnités de départ à ses dix plus hauts dirigeants.

«En supposant que la fusion soit achevée le 31 décembre, et que tous les cadres dirigeants sous contrat à durée indéterminée subissent une rupture de ce contrat immédiatement après, ces dix cadres dirigeants dans leur ensemble auraient le droit de recevoir un montant total jusqu'à environ 98,1 millions de dollars, en guise d'indemnités de licenciement».

Ces indemnités de départ ne concerneraient donc pas les dirigeants qui seraient reclassés au sein du groupe fusionné.

Wachovia a accumulé 33 milliards de dollars de pertes sur les neuf premiers mois de l'année, à cause de dépréciations massives de la valeur de ces actifs, touchés par la crise financière, alors que ses activités de banque de détail restaient bénéficiaires.

Lors de négociations menées par le département américain du Trésor, elle avait accepté le 29 septembre de vendre ses seules activités bancaires à Citigroup, avant de préférer quatre jours plus tard une offre de Wells Fargo rachetant l'ensemble de ses activités.

(AFP)



La redevance TV bientôt versée par tous les abonnés à Internet ?

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Le député Jean Dionis du Séjour a fait adopter en commission un amendement au projet de loi audiovisuel qui prévoit d'étendre le paiement de la redevance TV à "toutes les personnes physiques (…) qui ont contracté un abonnement avec un fournisseur d’accès à internet", sans distinction du type d'offre souscrite.

Par principe, tous les abonnés à Internet qu'ils aient une offre triple-play ou non seraient assujettis au paiement de le redevance, si l'amendement était adopté en séance plénière par l'Assemblée Nationale qui débute cette semaine l'examen du texte. Selon le député, il est "anormal que des personnes privées qui ont contracté un abonnement avec un fournisseur d’accès à Internet, et qui ont accès aux programmes des services nationaux de télévision grâce à leur ordinateur ne soient pas assujetties à la redevance audiovisuelle".





Le député Jean Dionis du Séjour a fait adopter en commission un amendement au projet de loi audiovisuel qui prévoit d'étendre le paiement de la redevance TV à "toutes les personnes physiques (…) qui ont contracté un abonnement avec un fournisseur d’accès à internet", sans distinction du type d'offre souscrite.

Par principe, tous les abonnés à Internet qu'ils aient une offre triple-play ou non seraient assujettis au paiement de le redevance, si l'amendement était adopté en séance plénière par l'Assemblée Nationale qui débute cette semaine l'examen du texte. Selon le député, il est "anormal que des personnes privées qui ont contracté un abonnement avec un fournisseur d’accès à Internet, et qui ont accès aux programmes des services nationaux de télévision grâce à leur ordinateur ne soient pas assujetties à la redevance audiovisuelle".

Même si l'amendement était corrigé pour ne prendre en compte que les abonnements à Internet accompagnés d'une offre de télévision, la disposition resterait probablement inacceptable. Actuellement, il n'est pas possible de s'abonner à Internet chez l'un des trois principaux FAI (Orange, SFR ou Free) sans souscrire à l'offre de télévision. Dès lors, le simple fait de s'abonner à Internet, même sans téléviseur et sans la volonté de profiter des chaînes de TV offertes, serait générateur du paiement de la redevance TV.

C'est d'autant plus étrange qu'une taxe de 0,9 % sur les opérateurs télécoms est déjà prévue pour financer l'audiovisuel public, qui est pourtant sans rapport direct avec la téléphonie ou l'accès à Internet.

"La période économique que nous traversons ne permet que difficilement d’augmenter le montant (de la redevance), pour des raisons évidentes de pouvoir d’achat", explique M. Dionis du Séjour, pour justifier en conséquence l'extension de son assiette. Il espère ainsi dégager 50 millions d'euros de recettes supplémentaires.

source:numerama


Le Dal condamné pour avoir planté des tentes pour les sans-abri

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Des associations ont exprimé leur stupéfaction après la condamnation de Droit au logement (Dal) pour avoir planté des tentes destinées à des sans-abri rue de la Banque à Paris.


Le Dal s'est vu infliger 12.000 euros d'amende par le tribunal de police pour avoir installé du 3 octobre au 15 décembre 2007 un campement de mal-logés dans le 2e arrondissement de la capitale, près de la Bourse.
Pour une autre ONG poursuivie, les Enfants de Don Quichotte, le tribunal a ordonné une simple confiscation des tentes qu'elle avait tenté d'installer le 15 décembre près de Notre-Dame.
Dans le premier cas, le ministère public avait requis 32.000 euros d'amende et dans le second 1.875 euros.










Dans un communiqué, l'association France Terre d'Asile fait part de son incompréhension."Il est possible d'avoir, avec le Dal, des différences d'approche et de méthode, mais on ne peut laisser condamner une association qui lutte avec constance, courage et opiniâtreté, pour le droit à l'hébergement et à un logement pour tous", déclare-t-elle.Le maire du 2e arrondissement de Paris, Jacques Boutault, s'est également dit "consterné.""Il est scandaleux que les militants et les mal logés soient traités, du fait de ce jugement, comme des délinquants qui encombreraient l'espace public par simple négligence", a-t-il déclaré dans un communiqué.Selon l'élu (Verts), il s'agit "d'un jugement à caractère politique" qui sonne comme "un très mauvais signal" et cette période de "grave crise du logement."


http://fr.news.yahoo.com/4/20081124/tts-france-sans-abri-justice-ca02f96.html




24/11/2008

Les syndicats vont se mobiliser après Noël

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A l'issue d'une réunion au siège de la CFDT, les huit principales centrales syndicales ont décidé lundi "le principe d'une mobilisation massive des salariés au début de l'année 2009", notamment pour l'emploi, le pouvoir d'achat et "les conditions d'une relance économique".






A l'issue d'une réunion au siège de la CFDT, les huit principales centrales syndicales ont décidé lundi "le principe d'une mobilisation massive des salariés au début de l'année 2009", notamment pour l'emploi, le pouvoir d'achat et "les conditions d'une relance économique".
24 nov. 2008

Huit centrales annoncent une "mobilisation massive" début 2009CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa se réuniront à nouveau le 15 décembre et le 5 janvier "afin de préciser le contenu et d'arrêter les modalités de la mobilisation". FO a pour sa part, rappelé son souhait d'une "grève massive interprofessionnelle".

Dans un communiqué commun, les organisations syndicales disent constater une "accentuation des problèmes liés au pouvoir d'achat et à l'emploi" qui "confirme que les salariés, les retraités, les demandeurs d'emploi sont les premiers à payer une crise dont ils ne sont pas responsables".

http://www.rtl.fr/

Arggggg !!!!! "abandon d 'objet sur la voie publique" !

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Le Dal condamné à 12.000 euros d'amende pour avoir installé des tentes dans une rue

il y a 29 min
AFP

L'association Droit au logement a été condamnée lundi à 12.000 euros d'amende par le tribunal de police de Paris pour avoir installé des tentes dans une rue de Paris.









Le tribunal a condamné l'association à 12.000 euros d'amende pour avoir à plus de 300 reprises commis une infraction de 4e catégorie en ayant "embarrassé la voie publique en y laissant des objets", c'est à dire des tentes dans une rue de Paris.

Le ministère public avait requis 32.000 euros d'amende contre le Dal pour avoir installé du 3 octobre au 15 décembre 2007 un campement abritant des mal logés rue de la Banque à Paris (IIe).

Plusieurs dizaine de manifestants ont accompagné le porte-parole du Dal (Droit au Logement), Jean-Baptiste Eyraud, au tribunal pour prendre connaissance du jugement.

"C'est la première fois que l'association Dal est poursuivie bien qu'elle ait organisé une centaine de campements à Paris en 18 ans d'existence", a déclaré M. Eyraud qui a rappelé que la levée du campement rue de la Banque s'était déroulée à la suite d'un accord avec le gouvernement.

"Un an après, l'Etat poursuit le Dal et obtient une condamnation, cette décision est inacceptable, nous allons étudier les possibilités de recours, si nous pouvons faire appel, nous ferons appel, s'il faut aller en cassation, nous irons en cassation" a déclaré M. Eyraud.


Chouette ! Nadine Mo[pa]rano a son clip antiweb(vidéo))

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Ca y est, Nadine Morano a son clip antipédophile-antinet. Un an déjà qu'elle distille la parano dès qu'elle peut. Nadine a table ouverte partout pour expliquer le danger. Depuis 2005 il y a eu 10 agressions pédophiles via le net (source BFM). C’est 10 de trop mais ce n’est pas assez pour en faire un phénomène de société. Mais ce n’est pas grave, plutôt que de s’occuper de places en crèches, de la régularisation des nounous en situation irrégulière, de la vie des familles ou de l’échec scolaire ou d’autre chose, Nadine a choisi les dangers du web. Ca ne coûte rien, ce n’est pas compliqué et c’est concernant. Tout le monde a internet, tout le monde a des enfants et tout le monde a peur du grand méchant pédophile. Les dangers du net sont à Nadine ce que les armes de destruction massive de Saddam étaient à G.W. Bush. Une jolie mystification politique en forme de cri d'alarme sociétal. Un cheval de bataille visible sur lequel la Ministre fait son rodéo médiatique.

source:http://davidabiker.typepad.fr/mon_weblog/

23/11/2008

Nouvelle suspicion de bavure à Montfermeil

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Une semaine avant le passage à tabac filmé d’Abdoulaye Fofana par une bande de policiers du commissariat de Gagny, deux jeunes français d'origine guinéenne ont été violemment interpellés par des policiers du même commissariat. Leur avocat va déposer ce lundi une demande d’ouverture d’information judiciaire pour violence aggravée.






Une semaine avant le passage à tabac filmé d’Abdoulaye Fofana par une bande de policiers du commissariat de Gagny, deux jeunes français d'origine guinéenne ont été violemment interpellés par des policiers du même commissariat. Leur avocat va déposer ce lundi une demande d’ouverture d’information judiciaire pour violence aggravée.

C’était quatre jours avant l’incendie des voitures de l’équipe de tournage de Luc Besson. Et une semaine avant le passage à tabac filmé d’Abdoulaye Fofana par une bande de policiers du commissariat de Gagny. Ce 8 octobre, vers 17 heures, alors qu’il s’en allait prendre son travail de nuit, Fabrice, 22 ans, est interpellé par une équipe de policiers du même commissariat de Gagny. Contrôle, fouille. Le jeune homme, préparateur de commandes, se serait agacé. Alors que les policiers lui auraient asséné des coups de matraque, son jeune frère, qui faisait du vélo à proximité, a rappliqué. Les forces de l’ordre lui aurait aussitôt ordonné de "dégager", alors qu’un agent, placé à moins de trois mètres, aurait dégainé son flash-ball, pour tirer à deux reprises et à bout portant. Sur Yannick d’abord, 14 ans, touché à la hanche. Puis sur Fabrice, atteint au ventre. Les deux frères auraient ensuite été frappés au sol, à coups de pieds et de poings, avant d’être embarqués dans le véhicule de police. C’est là qu’à coups de poing, le jeune Yannick se serait fait casser le nez, comme l’avère le certificat médical. L’élève de troisième et son grand frère, le visage et la tête en sang, ont dû être conduits à l’hôpital, où ils ont passé deux nuits en garde à vue.

Demande d'information judiciaire

Les policiers ont déposé une plainte contre l’adolescent et son frère pour outrage, rébellion et violence. Laquelle plainte, fait exceptionnel, a été classée sans suite le 28 octobre par le procureur de la République de Bobigny. Enfin, le médecin qui a examiné Fabrice et Yannick L. comme le prévoit la loi en cas de garde à vue, a donné à chacun d’eux une ITT (interruption temporaire de travail) de 6 jours. Ce qui, pour l’avocat des deux frères, Me Yassine Bouzrou, "parait bien peu". Surtout si l’on compare l’ITT de 21 jours, accordée par le même médecin, à l’un des policiers de Gagny toujours, qui s’est cassé le petit doigt dans l’affaire Abdoulaye Fofana. Le 13 octobre, Yannick et Fabrice ont à leur tour porté plainte à l’IGS (Inspection générale des services, police des polices), où ils ont été auditionnés.
Demain, lundi, leur avocat déposera une demande d’ouverture d’information judiciaire pour violence aggravée, compte tenu de l’âge mineur de l’une des victimes. "Je souhaite qu’une enquête nous permette de faire toute la lumière sur cette affaire, indique Me Yassine Bouzrou. Il faut notamment établir à quelle distance exacte les policiers ont tiré". Sachant qu’en dessous de sept mètres, le tir peut comporter un danger létal.

Elsa Vigoureux

NOUVELOBS.COM

Laboratoires d’analyse médicale : la santé mise aux enchères

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A la demande de Bruxelles, le gouvernement s’apprête à imposer de la manière forte la dérégulation de l’activité des laboratoires d’analyse médicale en autorisant les groupes financiers à en devenir les actionnaires majoritaires. Le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens, qui représente ce secteur, s’est vu infliger récemment une perquisition musclée menée par les services de la Commission. Les biologistes s’alarment de ces nouvelles règles qui vont autoriser la mainmise des investisseurs sur les laboratoires au mépris de l’indépendance et de la déontologie médicale. « Le domaine de la santé n’est pas un domaine marchand comme un autre. Les considérations de rentabilité - si elles doivent être prises en compte - ne peuvent pas être la seule règle, » rappelle l’intersyndicale des biologistes.






A la demande de Bruxelles, le gouvernement s’apprête à imposer de la manière forte la dérégulation de l’activité des laboratoires d’analyse médicale en autorisant les groupes financiers à en devenir les actionnaires majoritaires. Le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens, qui représente ce secteur, s’est vu infliger récemment une perquisition musclée menée par les services de la Commission. Les biologistes s’alarment de ces nouvelles règles qui vont autoriser la mainmise des investisseurs sur les laboratoires au mépris de l’indépendance et de la déontologie médicale. « Le domaine de la santé n’est pas un domaine marchand comme un autre. Les considérations de rentabilité - si elles doivent être prises en compte - ne peuvent pas être la seule règle, » rappelle l’intersyndicale des biologistes.


La biologie médicale dans le viseur de la Commission Européenne

Par le Dr Fourage, Pharmacien-Biologiste, 21 novembre 2008

La récente perquisition musclée menée par les fonctionnaires de la Direction Générale de la Concurrence de la Commission Européenne au siège de l’Ordre des Pharmaciens appelle un éclairage sur la situation de la biologie médicale en France. Près de 85% des biologistes sont en effet pharmaciens et dépendent donc de l’Ordre des Pharmaciens.

Menée sur la base de soupçons de « pratiques anticoncurrentielles » dans le secteur de la biologie médicale, cette perquisition constitue une première et alarme les tenants d’une vision de la Santé à l’abri des soubresauts de la finance.

La biologie médicale est pour l’heure assurée par des professionnels de santé, médecins ou pharmaciens, dont les analyses participent de la phase clé du diagnostic. 8 actes de soins sur 10 en dépendent directement pour un coût équivalent à 2,275 % des dépenses annuelles de soins (Source : CNAM, 2007).

La réforme programmée par le gouvernement français dans le cadre de la loi HPST (Hôpital, Santé, Patients, Territoires) pour janvier 2009 devait offrir un nouveau cadre d’exercice modernisé pour la biologie médicale. Les représentants de la profession ont d’ailleurs participé aux réunions de la Commission Ballereau mandatée pour esquisser les grandes lignes de la réforme. Reste que cette concertation n’a pas permis d’aboutir à un consensus et à apaiser tous les doutes exprimés par la profession.

Principal point de discorde, l’ouverture annoncée totale de l’accès au capital des SEL (Société d’Exercice Libéral, la forme juridique la plus usitée pour les laboratoires d’analyses médicales) à des investisseurs tiers non professionnels de santé, contre 25% aujourd’hui.

Cette ouverture limitée visait à l’époque à permettre aux biologistes de lever des capitaux et de faire face aux nouveaux défis posés par la modernité. Innovations technologiques et attentes toujours plus grandes en matière d’efficacité et de qualité de la part des patients.

Mais cette ouverture a également attiré des investisseurs disposés à créer des chaînes via des montages en cascade et à imposer une vision industrielle de la biologie médicale.

Ces investisseurs n’ont ainsi pas hésité à chercher des appuis au niveau de Bruxelles pour imposer une ouverture complète du capital. Avec un succès certain. "L’ouverture du capital (...) n’a pas été décidée spontanément par le gouvernement. Depuis 2005, la Commission européenne somme la France de justifier ce qu’elle considère comme une violation des (...) règles de concurrence", a déclaré Roselyne Bachelot (intervention officielle lors des Journées Internationales de Biologie, CNIT Paris, 6/11/08).

Sans solliciter un arbitrage à la Cour de Justice des communautés européennes (CJCE), le gouvernement semble se ranger aux arguments des tenants de l’ouverture qui considèrent la biologie médicale comme un service commercial comme un autre.

Les garde-fous proposés par la Ministre et par le rapport Ballereau (clause d’inaliénabilité du capital pour 7 ans, concentration interdite sur un même territoire de santé - aux contours encore indéfinis, médicalisation de la biologie réaffirmée, impossibilité pour les assureurs d’investir dans des LABM, etc.) [1] n’ont du reste pas convaincus les biologistes qui craignent de voir leur exercice soumis à des pressions de rentabilité forcenée et un souci du patient moindre. Demain, c’est l’exercice libéral assuré par des professionnels de santé indépendants, responsables et présents sur l’ensemble du territoire qui est menacé au profit d’une concentration du secteur dans les mains de deux ou trois grands groupes, affirme l’Intersyndicale des biologistes. [2]

La méthode adoptée par le gouvernement n’est pas non plus pour rassurer les biologistes. En prévoyant d’adopter la réforme de la biologie médicale par ordonnance, le gouvernement esquive tout débat parlementaire sur la question. Les députés et sénateurs n’auront ainsi pas l’occasion de réaffirmer leur refus clairement exprimé en juillet 2008 lors de l’examen du projet de loi de Modernisation de l’économie [3] de voir l’ouverture du capital autorisée pour les SEL de Santé passer de 25 à 49%. Aujourd’hui, le gouvernement se dispose pourtant à imposer une ouverture à hauteur de 100% du capital dans l’indifférence générale.

« Le domaine de la santé n’est pas un domaine marchand comme un autre. Les considérations de rentabilité - si elles doivent être prises en compte - ne peuvent pas être la seule règle » déclare Jean Benoît, représentant de l’Intersyndicale des biologistes (discours aux JIB, CNIT, 6/11/08). Cet appel contre la dérégulation annoncée de la biologie médicale se heurte pour l’heure au constat dressé par le gouvernement d’une ouverture aux capitaux « inéluctable », « non négociable ».

Mais que fera le gouvernement si d’aventure les garde-fous qu’il envisage pour pondérer l’ouverture totale du capital des SEL sont à leur tour considérés comme des atteintes à la libre concurrence par la Commission européenne ? Silence radio...

On sacrifie la biologie médicale en espérant calmer les ardeurs ultralibérales de certains, ce qui n’est qu’un calcul à courte vue. En avouant qu’ « Une condamnation par la CJCE aurait entraîné avec elle toutes les autres professions libérales en consolidant sa jurisprudence », la Ministre Bachelot (discours aux JIB, CNIT, 6/11/08) fait peu de cas d’un chaînon essentiel du système de soins.

En ces temps de crise financière où la régulation redevient à la mode, le gouvernement semble donc décidé à aller à contre-courant. Ringards les membres du gouvernement ? Réponse dans les semaines à venir, avec en jeu l’avenir d’une partie du système de soins français.


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Article communiqué par le Dr Fourage.

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[1] Disponible sur : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/dossiers/sante/biologie/reforme-biologie-medicale-2008.html

[2] l’Intersyndicale des biologistes regroupe les principaux syndicats nationaux représentatifs de la profession et de nombreuses associations régionales, tous opposés à l’ouverture à 100% du capital.

Site de référence de l’Intersyndicale des biologistes : www.lasanteauxencheres.fr

[3] La loi de Modernisation de l’économie est entrée en vigueur le 4 août 2008.

(source): http://contreinfo.info/

les caddies de la colère...ça le fait !

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Des agriculteurs déversent 1.500 caddies chez un député UMP
NOUVELOBS.COM | 22.11.2008 | 18:20

1 500 à 1 700 caddies ont été déversés samedi matin devant la propriété du député UMP Jacques Le Guen. Les agriculteurs souhaitaient dénoncer les marges des grandes surfaces. Aucun syndicat n'avait appelé à une quelconque action.







Une centaine d'agriculteurs du Finistère ont déversé, samedi 22 novembre vers 6h00 du matin, quelque 1.500 chariots de supermarchés devant la propriété de Jacques Le Guen, député UMP de Landivisiau - Landerneau, a indiqué la gendarmerie de Morlaix.
Les 130 manifestants ont d'abord fait une descente dans les grandes surfaces de l'agglomération du pays Léonard (région regroupant plusieurs agglomérations du Finistère).

Action spontanée visant les marges des grandes enseignes

À l'aide d'une quarantaine de tracteurs et de remorques agricoles, les agriculteurs ont entassé les caddies de plusieurs grandes enseignes (Géant, Leclerc, Lidl et Intermarché) de Morlaix.
Des dommages matériels ont été constatés sur place par la gendarmerie : abris à chariots démolis, panneaux publicitaires arrachés et palettes entassées devant l'entrée d'un des supermarchés.
L'action qui a mobilisé des agriculteurs de plusieurs filières (légumes, porc, lait et viande bovine) souhaitant dénoncer les marges des grandes surfaces, n'était pilotée par aucun syndicat, selon une source.
Le responsable syndical du département évoque une action "spontanée" provoquée selon lui par la crise des prix agricoles dans un contexte de charges élevées.
On ignore pourquoi le député UMP Jacques Le Guen a été la cible de ces manifestants.

22/11/2008

[Video] : CRA Centre de Retention Administratif...

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Premières recommandations du Contrôleur général des lieux de privation de liberté sur les locaux de rétention administrative

Dans ses premières recommandations depuis sa nomination en juin dernier, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Jean-Marie Delarue, dénonce un hébergement «attentatoire à la dignité humaine» au sein du local de rétention administrative (LRA) de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne).

21/11/2008

L’Elysée se sert dans les ministères

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L’hyperprésidence n’a pas de limite budgétaire. Le chef de l’Etat qui cantonne peu à peu les membres de son gouvernement à un rôle de VIP de luxe, vient d’infliger un nouveau camouflet à deux d’entre eux en faisant main basse sur la très discrète cagnotte dont ils disposaient traditionnellement pour arrondir les angles avec les parlementaires et les élus locaux. Concernés : la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et le ministre du Budget Eric Woerth.

Fin octobre, ces deux-là ont eu la désagréable surprise d’apprendre que l’Elysée assurerait désormais le «pilotage direct» de leurs «crédits spéciaux», à savoir une vingtaine de millions d’euros qu’il leur était jusque-là loisible d’affecter à qui bon leur semblait sur présentation de projets d’investissement locaux sérieux. «Pour la petite histoire, c’est sur ces fonds qu’a été retapée la maison natale de François Mitterrand», glisse un spécialiste du budget. Un dispositif très arrangeant qui n’a surtout pas de secret pour l’ancien locataire de Bercy et de la place Beauvau qu’est Nicolas Sarkozy.






L’hyperprésidence n’a pas de limite budgétaire. Le chef de l’Etat qui cantonne peu à peu les membres de son gouvernement à un rôle de VIP de luxe, vient d’infliger un nouveau camouflet à deux d’entre eux en faisant main basse sur la très discrète cagnotte dont ils disposaient traditionnellement pour arrondir les angles avec les parlementaires et les élus locaux. Concernés : la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et le ministre du Budget Eric Woerth.

Fin octobre, ces deux-là ont eu la désagréable surprise d’apprendre que l’Elysée assurerait désormais le «pilotage direct» de leurs «crédits spéciaux», à savoir une vingtaine de millions d’euros qu’il leur était jusque-là loisible d’affecter à qui bon leur semblait sur présentation de projets d’investissement locaux sérieux. «Pour la petite histoire, c’est sur ces fonds qu’a été retapée la maison natale de François Mitterrand», glisse un spécialiste du budget. Un dispositif très arrangeant qui n’a surtout pas de secret pour l’ancien locataire de Bercy et de la place Beauvau qu’est Nicolas Sarkozy.

Trésor. Or le Président est à cran. L’adoption fin juillet à une petite voix près de la révision de la Ve République a fait office d’avertissement. Nécessaires, les invitations à déjeuner deux fois par mois de petites fournées de parlementaires, et les grand-messes dans le salon d’honneur de l’Elysée, comme avec les sénateurs jeudi dernier, ou les députés le 3 décembre, ne suffisent pas toujours à amadouer les élus. A l’heure où la majorité s’affirme turbulente, plus question de négliger ces poires pour la soif utiles pour «fluidifier le dialogue républicain».

Le tout dans la plus totale opacité. Ces crédits spéciaux sont en effet noyés dans l’immensité des comptes de l’Etat que le simple examen du projet de loi de finances 2009 ne suffit pas pour les repérer. Dans la nuit de mardi à mercredi, lors de l’examen à l’Assemblée nationale de la partie dépenses du texte, Eric Woerth a usé d’une formule consacrée, volontairement absconse, pour décourager d’éventuelles demandes d’explications des députés sur l’amendement gouvernemental présenté : «Le septième point consiste à abonder de 100,28 millions d’euros les crédits de diverses missions, notamment afin de répondre favorablement aux propositions de votre commission des finances»… Dans l’hémicycle, personne pour moufter. C’est que le ministre faisait là discrètement référence à un nerf sensible de l’Assemblée : la réserve parlementaire, sorte de trésor de guerre mis chaque année à la disposition des députés désireux d’aider à financer des projets d’investissement dans leur circonscription - réfection de chapelle, rénovation de bâtiments publics, aides aux refuges animaliers…

Toutefois, l’enveloppe annoncée par Woerth (100 millions) est en réalité légèrement supérieure à la réserve parlementaire stricto sensu. Et le reliquat couvre notamment les fameux crédits spéciaux des ministres. La difficulté, c’est que s’agissant de «mission en relation avec les collectivités locales», les deux enveloppes (réserve parlementaire de l’Assemblée et crédits spéciaux), tout comme la réserve parlementaire du Sénat non encore examinée en séance publique, s’agrègent sur une même ligne budgétaire, la L122-O1, déjà riche des subventions directes de l’Etat aux collectivités locales. Le parlementaire le plus teigneux n’y retrouverait pas ses petits. Pourtant c’est bien cette ligne gérée par le ministère de l’Intérieur sous le contrôle du ministère du Budget que l’Elysée vient de placer sous contrôle.

In vivo. Si les documents officiels ne permettent pas d’en savoir plus, la mainmise élyséenne rend l’administration plus bavarde. Ainsi, les crédits spéciaux dévolus à l’Intérieur flirtaient en 2008 avec les 10 millions d’euros contre quelque 8 millions pour le ministère du Budget. Total : quelque 18 millions librement mobilisables pour aider les élus amis à boucler le financement d’investissement dans leur fief. Une facilité appréciable pour qui veut se ménager des fidélités ou aplanir des différends.

Dans les cercles avertis de l’Assemblée et du Sénat, les commentaires acides vont bon train. «C’est une nouvelle illustration de l’hypercentralisation en cours du pouvoir», s’indigne un sénateur UMP. Un député de droite renchérit : «C’est une démonstration in vivo de l’affaissement des prérogatives ministérielles.» Un autre élu sarkozyste de résumer : «Dire "je recentralise tout", c’est trash. Si les ministres n’ont même plus leur mot à dire sur l’affectation de 10 pauvres millions d’euros, ça en dit long sur la considération dont ils font l’objet…»

Question communication, l’affaire tombe assez mal. L’Elysée qui, depuis un mois, bassine l’opinion avec la soi-disant «transparence» de ses comptes, va devoir en rabattre. Un orfèvre du budget, aux manettes quand la gauche était au pouvoir, apprécie en connaisseur : «Après en avoir fait des tonnes sur la transparence de ses dépenses, l’Elysée reconstitue ses bas de laine. C’était bien la peine de donner des leçons au monde entier !»

NATHALIE RAULIN

http://www.liberation.fr/



L'appel de 48 députés de la majorité contre le travail dominical

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L'extension du travail dominical continue de diviser les députés de l'UMP, malgré les tentatives de conciliation au sein du groupe. 48 élus de la majorité publient sur LEXPRESS.fr une tribune intitulée "Touche pas à mon dimanche !"






L'extension du travail dominical continue de diviser les députés de l'UMP, malgré les tentatives de conciliation au sein du groupe. 48 élus de la majorité publient sur LEXPRESS.fr une tribune intitulée "Touche pas à mon dimanche !"
Chez les députés UMP et Nouveau Centre, les opposants à l'extension du travail dominical ne désarment pas. 48 élus de la majorité publient ce jeudi sur LEXPRESS.fr une tribune dans laquelle ils réaffirment leur opposition à la proposition de loi de leur collègue UMP des Bouches-du-Rhône Richard Maillé que le gouvernement souhaite inscrire à l'ordre du jour du Palais-Bourbon dès la première quinzaine de décembre.

Lire "Touche pas à mon dimanche!", le texte de la tribune
Le projet prévoit que tous les commerces de détail pourront ouvrir le dimanche dans les zones dites "touristiques" et que les magasins d'alimentation pourront ouvrir dans toute la France jusqu'à 13 heures. Enfin, les enseignes de la vingtaine de "zones d'attractivité commerciale exceptionnelle" des agglomérations de plus de 1 million d'habitants (Paris, Lyon, Marseille, Lille) seront autorisées à ouvrir sur proposition du conseil municipal et après consultation du président d'agglomération.

Dans leur texte, les députés récalcitrants démontent tout d'abord l'intérêt économique d'une telle mesure. "L'acte d'achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30% de leur activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end", estiment-ils. Et d'enfoncer le clou: "La hausse du pouvoir d'achat ne se décrète pas par l'ouverture des magasins le dimanche", explique la tribune, à l'initiative du député des Côtes d'Armor, Marc Le Fur, vice-président de l'Assemblée.

Attachés à la défense du petit commerce, les signataires entendent également préserver "ce moment de fraternité" que représente pour eux le dimanche chômé. "Le travail le dimanche, c'est une menace pour les familles. C'est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel?", écrivent les signataires, qui ne veulent pas être assimilés à un quelconque "parti catholique".

Alors que le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a affirmé mardi qu'un "accord extrêmement large" s'était dégagé en faveur du texte après une réunion avec les ministres Xavier Bertrand (Travail) et Luc Chatel (Consommation), le débat n'est visiblement pas clos. Faut-il s'attendre à un nouveau couac lors de la discussion du texte en séance ?


http://www.lexpress.fr/


Manif annuelle des chômeurs & précaires samedi 6 décembre

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A l’appel d’AC!, APEIS, MNCP, CIP-IDF (Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile-de-France), Génération Précaire, Stop-Précarité, CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), Attac, Fondation Copernic, Marches Européennes, Confédération paysanne, No-Vox, Union syndicale Solidaires, SNU-ANPE/TEFI...

Il y a des milliards pour sauver les banques et leur permettre, une fois renflouées, de continuer à boursicoter et licencier. On replâtre un système qui mène droit à la catastrophe, sociale et écologique, sans le mettre en cause. Nous avons pourtant besoin d’en changer !

TOUS A LA MANIFESTATION contre le chômage et la précarité, pour de nouveaux droits, ce samedi 6 DÉCEMBRE ! Rendez-vous à 14h30, place Stalingrad en direction de la place Clichy.






A l’appel d’AC!, APEIS, MNCP, CIP-IDF (Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile-de-France), Génération Précaire, Stop-Précarité, CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), Attac, Fondation Copernic, Marches Européennes, Confédération paysanne, No-Vox, Union syndicale Solidaires, SNU-ANPE/TEFI...

Il y a des milliards pour sauver les banques et leur permettre, une fois renflouées, de continuer à boursicoter et licencier. On replâtre un système qui mène droit à la catastrophe, sociale et écologique, sans le mettre en cause. Nous avons pourtant besoin d’en changer !

Ce n’est pas à nous de payer pour LEUR crise !

Suite à la spéculation effrénée, la crise économique et les restructurations vont entraîner des centaines de milliers de suppressions d’emplois. Qui paye ? Ce sont les classes laborieuses, salariés, précaires ou pas, privés d'emploi. Or, le régime d’assurance chômage indemnise déjà moins de la moitié des chômeurs inscrits ; les primo-demandeurs, les précaires aux périodes d’emploi courtes, en sont exclus alors même que les CDD représentent les ¾ des embauches.

Il ne s’agit pas pour nous de sauver les banques et le système financier responsables de la crise, l’urgence est sociale : il s’agit d’éviter que des millions de personnes soient contraintes de survivre dans la pauvreté ! Et que propose le gouvernement ? L’instauration d’un RSA qui va stimuler le sous-emploi précaire, et l’offre "raisonnable" qui va faciliter les radiations...

Pour une protection effective contre le chômage

Pour cela, une seule solution, outre l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices : renforcer, étendre et généraliser la protection contre le chômage et la précarité, afin que personne ne soit laissé sans un revenu suffisant pour vivre. Salarié en poste, au chômage ou en formation, à un moment ou un autre, dans des conditions diverses, chacun est concerné par le chômage : un salarié sur deux y passe.

Nous exigeons une véritable protection contre le chômage et la précarité, par l’instauration d’une garantie de revenu décent pour tous et toutes, avec ou sans emploi, et la continuité des droits sociaux, à la formation, à la retraite, au logement à la santé, aux papiers.

Un revenu garanti pour tous, avec ou sans emploi !

Nous exigeons que la prochaine convention Unedic, qui régira l’assurance chômage de 2009 à 2011, garantisse à tous un revenu correct et la continuité de leurs droits sociaux. Nous appelons tous les salariés en poste ou au chômage, tous les collectifs et toutes les organisations de salariés, de chômeurs, de précaires à participer à la mobilisation contre le chômage et la précarité et pour de nouveaux droits sociaux.

TOUS A LA MANIFESTATION contre le chômage et la précarité, pour de nouveaux droits, ce samedi 6 DÉCEMBRE ! Rendez-vous à 14h30, place Stalingrad en direction de la place Clichy.

source:http://www.actuchomage.org/index.php

[video] : Le sarko show ou les mots de Sarkozy

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Rémunération des patrons : augmentation de 3,4% sur le SBF 120

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Selon Proxinvest, Jean-Paul Agon (L'Oréal) est le patron le mieux payé, suivi par Bernard Arnault (LVMH) et Arnaud Lagardère.

Les dirigeants tentent de protéger leur rémunération contre l'effet-crise en jouant de la rémunération fixe et des actions gratuites, souvent distribuées sans conditions de ressources.

Les rémunérations des patrons se portent bien. Celles des présidents exécutifs des 120 principales entreprises françaises atteignent en moyenne 4,7 millions d'euros, en progression de 3,4%, selon une étude Proxinvest, fondée sur l'analyse des rapports annuels 2008 relatifs à l'exercice 2007 et présentée ce jeudi 20 novembre.

(La tribune)









Avec plus de 14 millions d'euros en rémunération fixe, bonus et actions reçu en 2007, Jean-Paul Agon, le directeur général de L'Oréal, est le dirigeant le mieux payé des sociétés cotées en Bourse. Il est suivi par Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH (13,9 millions d'euros) et par Arnaud Lagardère (13,6 millions d'euros).

Proxinvest relève que certains dirigeants, comme Axel Miller, alors à la tête de Dexia (parti à la suite de la crise financière), ou Philippe Dupont (Banques Populaires et Natixis), ont vu leurs rémunérations progresser, alors que les performances de leur société, mesurée par l'évolution du bénéfice par action, du dividende ou du cours de Bourse, n'évoluaient pas dans le meilleur sens.

L'évolution des composantes du « package » de rémunération révèle la volonté de protéger les rémunérations dans un « contexte de marché incertain », comme dit Proxinvest. La part des stocks options se réduit alors que les actions gratuites sont largement distribuées, « élément sans doute moins risqué (...) une moitié des présidents bénéficiaires n'étant soumis à aucune condition de performance », souligne Proxinvest. De même, la rémunération fixe progresse vivement (+6,76%).

Même si Proxinvest reconnait la bonne volonté des entreprises, il en souligne les zones obscures, comme les parachutes dorés. Leur montant moyen prévu atteint 3,5 millions d'euros, malgré « des conditions de performance généralement peu exigeantes », remarque Proxinvest. Les rémunérations des présidents non-exécutifs sont une zone inconnue. Douze d'entre elles dépassent le million d'euros en 2007. Elles «devraient recueillir l'assentiment des actionnaires », remarque Proxinvest.






20/11/2008

le taser peut tuer...

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Les pontes de la police sont presque du même avis que Besancenot, le Taser peut tuer. « Bakchich » publie les documents internes des flics qui en confirment la « létalité réduite ».



Qu’Olivier Besancenot et l’armada des gaucho-droits-de-l’hommiste se rassurent. Leurs réticences quant à l’utilisation et la dangerosité du Taser ont bien été entendues, jusque dans les plus hautes sphères de la police française. Et Bakchich en apporte la preuve, avec des documents exclusifs.



Si, si, les flics sont tout à fait conscients de la dangerosité de l’arme. Et de sa mortalité plus que potentielle. Il a juste fallu un peu de temps avant qu’ils ne s’en rendent compte. Quatre ans très exactement, avant que leurs yeux de Chimène pour ce Pistolet à Impulsion électrique (PIE), venu des États-Unis, ne s’embrument un peu.


lire l'article complet:http://www.bakchich.info/

Le Figaro efface la bague au doigt de la ministre de la Justice Rachida Dati

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La bague Chaumet de Rachida Dati, d'une valeur de 15.600 euros, a été gommée d'une photo parue en première page du quotidien Le Figaro, mercredi 19 novembre. "On l'a fait dans le feu de l'action pour éviter que l'attention se focalise sur elle (la bague, ndlr)", se justifie la responsable du service photo du journal.






La bague Chaumet de Rachida Dati, d'une valeur de 15.600 euros, a été gommée d'une photo parue en première page du quotidien Le Figaro, mercredi 19 novembre. "On l'a fait dans le feu de l'action pour éviter que l'attention se focalise sur elle (la bague, ndlr)", se justifie la responsable du service photo du journal.



Le quotidien Le Figaro a retouché une photo de Rachida Dati, parue mercredi en une, faisant disparaître une bague de prix qu'elle avait au doigt, a reconnu la responsable de la photo du journal, parlant d'une "erreur d'appréciation" et confirmant une information de lexpress.fr.
"C'est une erreur d'appréciation, on l'a fait dans le feu de l'action pour éviter que l'attention se focalise sur elle (la bague, ndlr)", a déclaré jeudi 20 novembre à l'AFP Debora Altman, rédactrice en chef du service photo du Figaro, ajoutant: "on trouvait qu'on ne voyait que ça (...) alors qu'on parlait vraiment de la grognes des juges".

D'après le site internet de L'Express qui publie les deux photos, la bague "disparue" est signée Chaumet (en or gris pavé de diamants) et d'une valeur de 15.600 euros.

Cette photo, prise le 17 juin dernier à l'Assemblée par un photographe du Figaro, était destinée à illustrer une interview exclusive de la ministre de la Justice.
"Mme Dati n'a absolument rien à voir là dedans, c'est quelque chose qui ne reproduira plus", a ajouté la rédactrice en chef du quotidien. (AFP)

photo:La ministre de la Justice Rachida Dati . A gauche, la photo retouchée; à droite, la photo originale. (DR Le Figaro)

NOUVELOBS.COM

19/11/2008

[Video] : Le procès en appel de Gaël, Kristian et Paskal a été annulé

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Me Yann Choucq, un des avocats de la défense, toujours aussi percutant, avait débuté sa plaidoirie par ces mots « Êtes vous compétents ? »
La réponse est non puisque après une matinée de délibérations en huis clos, la Cour d'assises spéciale de Paris vient de rendre sa décision.
Elle juge recevable la demande d'annulation du procès formulée hier en début d'audience par les avocats des trois accusés bretons. ■

Deux mineurs mis en examen pour «rébellion» à Levallois-Perret

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Les deux lycéens de 17 ans interpellés lundi soir en marge d'un conseil municipal agité à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, pendant lequel le député-maire UMP Patrick Balkany a fait évacuer la salle, ont été mis en examen mercredi pour «rébellion», selon l'AFP qui cite des sources judiciaires.

Présente sur place, la conseillère municipale PS Anne-Eugénie Faure n'a «pas vu l'élément déclencheur». Contactée par 20minutes.fr, elle explique que «pour qui a déjà fréquenté un conseil municipal à Levallois, les jeunes ne faisaient pas de bruit susceptible de troubler les débats».






Les deux lycéens de 17 ans interpellés lundi soir en marge d'un conseil municipal agité à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, pendant lequel le député-maire UMP Patrick Balkany a fait évacuer la salle, ont été mis en examen mercredi pour «rébellion», selon l'AFP qui cite des sources judiciaires.

Après deux nuits en garde à vue au commissariat de Levallois-Perret, les deux adolescents, militants d'une association locale pour le droit au logement, ont été présentés dans l'après-midi à un juge des enfants, qui les a mis en examen. L'un des deux lycéens est en outre mis en examen pour «violence sur personne dépositaire de l'autorité publique».

Les deux lycéens contestent les faits et maintiennent qu'ils ont «résisté sans violence» à leur interpellation, a indiqué à l'AFP leur avocate, Me Anne-Eugénie Faure, également conseillère municipale PS à Levallois.

«Ils n'ont pas dormi pendant 48 heures et ont vécu une expérience traumatisante. On a fait subir quelque chose de très grave à deux enfants (...) qui ont voulu résister à leur exclusion du conseil municipal au prétexte qu'ils n'étaient pas d'accord avec le maire», a dénoncé l'élue.


Les deux mineurs, militants d'une association pour le droit au logement, sont accusés d'avoir perturbé la séance du conseil municipal de lundi. Le maire UMP Patrick Balkany avait d'ailleurs fait évacuer la salle. Au cours de leur intervention, un fonctionnaire de police et un agent de la police municipale auraient été légèrement blessés.

Présente sur place, la conseillère municipale PS Anne-Eugénie Faure n'a «pas vu l'élément déclencheur». Contactée par 20minutes.fr, elle explique que «pour qui a déjà fréquenté un conseil municipal à Levallois, les jeunes ne faisaient pas de bruit susceptible de troubler les débats».

Deux militants «dans le collimateur»

Pour celle qui est aussi l'avocate des deux mineurs, ces derniers sont «des militants très actifs» et sont «dans le collimateur de la police et du maire». Celui-ci aurait donc cherché «un prétexte» pour faire évacuer la salle et interpeller les deux indésirables.

Une vingtaine de membres du Mouvement solidaire pour le logement (MSL) étaient présents lors de l'incident. Anne-Eugénie Faure raconte que «seize d'entre eux ont été conduits au commissariat». Mais deux seulement ont été placés en garde à vue. «Pour les quatorze autres, note la conseillère municipale, il y a eu un simple contrôle d'identité, puis leurs parents sont venus les chercher».


Julien Ménielle