A LA UNE
08/02/2011
La poisse lol !! nos ministres portent la poisse !! :-) 2 dépêches
The Guardian breaking news
French PM Fillon says Mubarak lent him plane on holiday
French Prime Minister Francois Fillon has said the Egyptian president lent him and his family a plane during a holiday in Egypt at Christmas.
Hosni Mubarak, who is facing widespread anti-government protests, also paid for Mr Fillon's holiday accommodation.
Another French minister has said she used a Tunisian businessman's plane during the country's uprising.
Foreign Minister Michele Alliot-Marie, who has faced calls to resign, said she deeply regretted her actions.
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Fillon admet avoir pris un avion du gouvernement égyptien pendant ses vacances en Egypte
La Presse CanadiennePar The Associated Press | La Presse Canadienne – il y a 29 minutes
PARIS - Le Premier ministre François Fillon admet mardi avoir été "hébergé" lors de ses vacances de fin d'année 2010 en Egypte "par les autorités égyptiennes", et avoir "emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d'Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple".
La contestation est entrée dans sa troisième semaine en Egypte mardi. Les manifestants réclament le départ du président Hosni Moubarak, à la tête de l'Etat depuis près de trente ans.
François Fillon "tient à apporter les précisions suivantes, dans un souci de transparence", explique Matignon dans un communiqué.
"Le Premier ministre, invité par les autorités égyptiennes, s'est rendu en Egypte accompagné de son épouse et de ses enfants et a utilisé pour se rendre à Assouan un Falcon 7X de l'ETEC (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration, assurant le transport du chef de l'Etat et des autorités gouvernementales, NDLR)".
Il "effectue tous ses déplacements en avion à bord d'appareils de la flotte gouvernementale, pour des raisons de sécurité et de disponibilité. S'agissant d'un déplacement privé, son billet et celui des membres de sa famille lui sont facturés, sur ses deniers personnels, au tarif établi par l'armée de l'air", précise le communiqué.
"Le Premier ministre a été hébergé lors de ce séjour par les autorités égyptiennes" et, "toujours à l'invitation des autorités égyptiennes, a emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d'Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple", poursuit Matignon. "Il a également effectué une sortie en bateau sur le Nil dans les mêmes conditions".
"Lors de ce voyage en Egypte, le Premier ministre a rencontré le président Hosni Moubarak, le jeudi 30 décembre 2010, à Assouan", rappelle Matignon. AP
sc/com/ir
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Torapamavoa reclame l'ejection de MAM ! '(image)
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06/02/2011
Grenade lacrymo ( française ?) 1 mort en Tunisie
il y a 1 heure 1 min
Reuters
Un jeune homme est mort après avoir été atteint par une grenade lacrymogène lors d'une manifestation à Kebili, à 400 km au sud de Tunis, a-t-on appris dimanche de source proche du ministère de l'Intérieur.
Les protestataires manifestaient contre la nomination d'un nouveau gouverneur régional, dit-on de même source.
Tarek Amara; Nicole Dupont pour le service français
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21/01/2011
Bombes à l' oeuf pour MAM à Gaza

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Michèle Alliot-Marie chahutée par des Palestiniens
il y a 29 min
AP
Des protestataires palestiniens ont tenté de bloquer le passage de la ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie vendredi dans la Bande de Gaza, sautant sur son véhicule et s'allongeant sur la route.
Des dizaines de manifestants ont entouré le convoi de Mme Alliot-Marie et essayé de bloquer son passage au poste d'Erez en provenance d'Israël. Il s'agissait de proches de Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes qui entendaient exprimer leur colère après des propos tenus la veille par la ministre française en signe de soutien au soldat franco-israélien Gilad Schalit, enlevé par des militants du Hamas et détenu dans la Bande de Gaza depuis 2006.
En Israël, Michèle Alliot-Marie a rencontré les parents de Gilad Schalit et appelé le Hamas à autoriser la Croix-Rouge à rendre visite au soldat, selon des médias israéliens.
La police du Hamas a dispersé les protestataires, permettant au convoi de la ministre de passer. Mais les manifestations d'hostilité se sont poursuivies. D'autres protestataires se sont rassemblés devant un bureau des Nations unies à Gaza, première étape de la ministre dans le territoire palestinien, puis l'ont suivie jusqu'à un hôpital situé à proximité, jetant des oeufs sur son convoi.
Un porte-parole du Mouvement de la résistance islamique Abou Zuhri a jugé que les commentaires de Michèle Alliot-Marie reflétaient un "parti pris total en faveur d'Israël" et ne tenaient aucun compte des milliers de Palestiniens détenus en Israël. "Ce sont les vrais prisonniers de guerre", a-t-il dit. AP
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22/11/2010
Il est désormais interdit de boycotter
Il est désormais interdit de boycotter
Tribune
On a les victoires qu’on peut : Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple circulaire, commis un attentat juridique d’une rare violence contre l’un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la contestation des Etats par les sociétés civiles, à savoir le boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une «provocation publique à la discrimination envers une nation», punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Le ministère demande aux procureurs de la République d’assurer une répression «ferme et cohérente» de ces agissements.
Soyons justes : la paternité de cette brillante initiative revient au procureur général de Paris qui avait, dans son rapport de politique pénale 2009, suggéré que «les faits de boycott ou de provocation au boycott peuvent s’analyser, selon les espèces, soit en une provocation à la discrimination, soit en une discrimination ayant pour effet d’entraver l’exercice d’une activité économique». On peut rappeler les actions de ce type dans l’histoire : boycott du Royaume-Uni en 1930 initié par Gandhi contre la colonisation, boycott de l’Afrique du Sud dans les années 70 par les militants antiapartheid, boycott, à la même époque, par la communauté homosexuelle américaine d’une marque de bière qui refusait d’embaucher les gays ou, plus récemment, boycott des produits chinois par les soutiens de la cause tibétaine et des produits israéliens par les militants palestiniens… Pour l’ex-garde des Sceaux, il ne s’agit pas là d’entreprises de protestation et d’émancipation, souhaitables en démocratie, mais d’associations de malfaiteurs en vue d’attenter à la bonne marche du commerce, donc du monde.
La notion de discrimination ne peut s’entendre que d’une différence de traitement n’obéissant à aucun but légitime. Une action collective qui viserait à ne pas consommer de produits d’une entreprise parce qu’elle licencie ou délocalise sa production, ou d’un Etat parce qu’il maltraite ses minorités ne peut être qualifiée de discriminatoire, sauf à ôter aux consommateurs leur seul pouvoir, celui de ne pas de consommer n’importe quoi et n’importe comment. Que l’on se rassure : les Etats qui décideraient d’imposer un embargo à un pays étranger n’encourront pas les foudres de la loi pénale…
L’instrumentalisation d’un texte qui visait à combattre le racisme, le nationalisme et le sexisme est inadmissible, surtout lorsqu’elle vise à faire taire l’engagement citoyen. La circulaire en question, qui a su convaincre au moins un tribunal, constitue donc, pour la société civile, une régression d’une ampleur peu commune. Cette provocation s’est pour l’instant heurtée à un mur de silence. La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise nouvelle pour la démocratie. L’absence de contestation de la pénalisation, lorsque celle-ci ne répond à aucun autre objectif que celui de museler les peuples, n’en est pas une meilleure.
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16/12/2009
La mort dans les prisons françaises
Suicides en prison : triste record pour la France
J.J. (lefigaro.fr)
16/12/2009 | Mise à jour : 16:01 |
Le taux de suicide a quintuplé en 50 ans jusqu'à atteindre 19 cas pour 10.000 détenus en 2008. Surprise, ce taux n'est toutefois pas directement lié à la surpopulation carcérale.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Et ne sont pas reluisants. En France métropolitaine, le taux de suicide dans les prisons a quintuplé en 50 ans, passant de 4 suicides à 19 suicides pour 10.000 détenus entre 1960 et 2008. Et les détenus mettent fin à leurs jours cinq à six fois plus que les hommes libres. C'est ce que relève une étude publiée ce mercredi par des chercheurs de l'Institut national d'études démographiques (Ined), qui ont travaillé en collaboration avec la direction de l'administration pénitentiaire.
La France devient ainsi le pays qui présente le «niveau de suicide en prison le plus élevé de l'Europe des Quinze». Loin devant le Danemark, deuxième avec un taux de 13 pour 10.000. La Grèce est le pays le moins touché, avec un taux de 4 pour 10.000.
«Contrairement aux idées reçues», l'étude montre que l'évolution du taux de suicide ne dépend pas de la surpopulation carcérale. A la fin des années 1990, la surpopulation a baissé, tandis que le nombre de suicides augmentait. Et lorsque le taux d'occupation s'est mis à croître à partir de 2002, jusqu'à atteindre 125% en 2008, celui des suicides a eu tendance à s'affaisser. «Disposer d'une cellule seul est même considéré par certains comme un majeur du risque suicidaire», observe l'Ined.
Beaucoup de suicides dans les premiers mois
Les suicides interviennent en majorité en début de détention. Les prévenus récemment incarcérés et en attente de leur jugement se tuent ainsi deux fois plus que les condamnés. Exemple : sur la décennie 1998-2008, un quart des suicides a eu lieu dans les deux mois qui suivent l'incarcération et la moitié dans les six premiers mois.
L'Ined révèle aussi que le taux de suicide augmente avec la gravité de l'infraction. Il est de 37 pour 10.000 pour les personnes accusées ou condamnées pour meurtre, de 20 pour les viols, de 11 pour les violences volontaires et de 10 pour les atteintes aux mœurs.
Aucune donnée ne prend en compte le taux de suicide chez les femmes détenues, qui ne représentent que 4% de la population carcérale.
En janvier 2009, l'administration pénitentiaire avait reconnu pour la première fois être «préoccupée» par la vague de suicides et avait assuré vouloir prendre des mesures. En août, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie avait prôné la prévention, plaidant notamment pour une meilleure formation des personnels pénitentiaires sur la prévention du suicide.
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L'In-Justice française , façon moldave :-(
Front uni des magistrats contre le pouvoir politique
il y a 40 min
Reuters Thierry Lévêque
Les trois syndicats de magistrats français et leurs cinq associations professionnelles présentent un front uni contre le pouvoir politique et annoncent une série d'actions en 2010.
Ils entendent combattre une série de réformes et de projets portant atteinte à leurs yeux au principe d'indépendance, notamment la suppression annoncée du juge d'instruction.
Conjugués à la paupérisation du système, ces textes préparent selon eux une mise sous tutelle de l'institution.
"Il y a une opération de démantèlement de l'institution judiciaire, consciente, organisée, préparée", a dit Naïma Rudloff, présidente de FO-Magistrats, lors d'une conférence de presse commune.
Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), est intervenu dans le même sens.
"Nous sommes en train de crever gentiment et d'être dans l'impossibilité matérielle d'assumer nos missions", a-t-il dit.
Avec le Syndicat de la magistrature (gauche) et cinq associations catégorielles représentant les juges d'instance, le secteur de la jeunesse et de la famille, les juges d'instruction, les juges d'application des peines et les magistrats débutants, ils entendent prolonger la protestation toute l'année 2010.
Des "contre-rentrées" seront organisées partout en France en janvier pour concurrencer les cérémonies officielles, notamment le 14 janvier à la Cour de cassation, où doit se rendre le Premier ministre, François Fillon.
Les syndicats projettent d'autres actions dont ils ne veulent pas dévoiler le contenu, mais ils prévoient une grande "journée nationale pour la justice" le 9 mars, à quelques jours du premier tour des élections régionales.
LE SYSTÈME SOMBRERAIT DANS LA MISÈRE
Le statut des magistrats leur interdit la grève et des actions du type "grève du zèle" - l'application stricte des règles de procédure - ne sont pas envisagées car elles portent préjudice aux justiciables, ont déclaré les syndicats.
Le ministère de la Justice, où Michèle Alliot-Marie a succédé à Rachida Dati en juin, fait la sourde oreille.
Alors que les syndicats exigent le paiement des astreintes et de certaines rémunérations repoussées faute de crédits, le ministère n'a pour l'instant rien accepté, alors que les surveillants de prison ont obtenu cette semaine des concessions sur les mêmes points après une menace de blocage.
Sur les grands projets, Michèle Alliot-Marie est aussi restée inflexible. Elle a déjà déclaré que l'idée de supprimer le juge d'instruction indépendant pour le remplacer dans les enquêtes complexes par les parquets, liés hiérarchiquement au pouvoir politique, n'était pas négociable.
C'est ce sujet que les organisations de magistrats soulèvent notamment, car selon elles ce texte sonnera le glas de l'indépendance du système. Elles mettent aussi en cause la préparation d'un code de justice des mineurs plus répressif.
Les magistrats se targuent de l'appui de l'opinion, mesuré par les sondages. "Si le président de la République, c'est un peu Jules César, nous ne sommes pas un village de Gaulois seuls", a dit aux journalistes Marc Trévidic, président de l'Association française des magistrats instructeurs (AFMI).
Les juges s'élèvent en outre contre la réforme de la carte judiciaire, qui sera complétée ce mois-ci avec la fermeture définitive de 151 tribunaux d'instance.
Cette réforme allonge les délais et désorganise les juridictions, car des emplois sont supprimés, notamment dans les greffes, a dit la présidente de leur association nationale.
Pour les syndicats, le système judiciaire français s'enfonce dans une véritable misère, que le pouvoir tenterait de résoudre en introduisant des procédures expéditives telles que le "plaider-coupable" (jugement sans procès).
Cette paupérisation a été mise en lumière dans un rapport publié en 2008 par le Conseil de l'Europe, qui a classé la France au 35e rang européen sur 43 en termes de dépenses pour ce poste.
Avec 0,19% de sa richesse nationale (PIB) consacrée à la justice en 2006, la France était derrière l'Arménie, Andorre, la Moldavie, la Roumanie et la Russie. Elle dépense deux fois moins d'argent par habitant pour la justice que l'Allemagne.
Édité par Yves Clarisse
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20/08/2009
'Kit anti suicide'...on est proche du cynisme absolu
Vives réactions contre le plan d'action sur le suicide en prison
Hier, 13h40 Reuters
Le plan d'action contre les suicides en prison annoncé mardi par la ministre française de la Justice a été critiqué mercredi par l'Observatoire international des prisons (OIP) et le syndicat FO-Pénitentiaire.
LE PLAN D'ACTION SUR LE SUICIDE EN PRISON DÉÇOIT
Le plan de Michèle Alliot-Marie a en réalité été mis en route le 1er juillet dernier, en application d'une circulaire de Rachida Dati du 15 juin, explique l'OIP dans un communiqué.
La ministre se situe donc pour lui dans la continuité d'une politique de prévention des suicides lancée en 2004 et qui, selon l'OIP, ne fonctionne pas, car elle consiste essentiellement à agir sur les détenus « à risque » et non sur les conditions générales de détention.
« Ce faisant, le ministère va à l'encontre des réponses reconnues comme pertinentes par la profession médicale », écrit-il.
Mardi à Orléans, Michèle Alliot-Marie a mis l'accent sur quatre points, la formation des personnels pénitentiaires, la distribution d'un « kit anti-suicide » aux détenus (pyjama en papier, matelas ininflammable), l'amélioration de l'accueil des personnes arrivant en détention ou en quartier disciplinaire, ainsi que la nomination de « détenus de soutien ».
Elle a fait état de 81 suicides depuis le début de l'année, l'association Ban Public avançant le chiffre de 92 morts. L'OIP estime pour sa part que tous ces chiffres pourraient être largement sous-estimés.
De son côté, le syndicat FO-Pénitentiaire critique aussi le programme annoncé par la ministre, qu'il qualifie de « gesticulations » dans un communiqué.
« On voudrait nous faire croire que les suicides en prison ne peuvent se régler qu'avec des pyjamas en papier, de la formation et des recrutements de détenus pour aider les détenus vulnérables », dit le syndicat.
Selon lui, le phénomène est dû à l'état vétuste des prisons, au manque de travail pour les détenus, au manque de personnels et au nombre élevé de personnes incarcérées pour de petites peines inférieures à un an, qui aggravent la surpopulation.
Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse
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Prévention du suicide en prison : en finir avec une politique absurde et mensongère

Mme Michèle Alliot-Marie vient de rendre public le rapport attribué au Dr Albrand, qui en récuse pourtant la paternité, et a annoncé la mise en oeuvre de certaines des recommandations qu'il comporte. Associant formation des personnels, détection des détenus à risques, expérimentation de détenus « accompagnants » et gestion de « l’après-suicide », les mesuresphare consistent en la généralisation des « kits de protection » (couvertures indéchirables, pyjamas et serviettes « à usage unique ») et la mise en place de « cellules de protection d’urgence ». Ce plan d'action a en réalité été initié le 1er juillet dernier, en application d'une circulaire de Mme Dati du 15 juin.
lire l'article complet sur:http://www.oip.org/observatoire_international_des_prisons/
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29/07/2009
La dictature constitutionnelle en douze étapes
Un tres bon article vu sur Bellaciao, citant Torapamavoa en plus (c'est dire l'excellence de la chose ^^ ) et issu du blog : http://www.lelotenaction.org/rubrique,la-dictature-constitutionnelle,446095.html
Que nous repostons ici en direction des Torapamavoayens !
*
Le Lot en Action. 28 juillet par Bluboux
Ce matin j'ai maudit ce satané réveil. Allumé l'ordi, lancé le café, puis comme tous les jours me suis collé devant mon écran à la revue de presse. Pour changer j'ai commencé par le Figaro.
Wouahou ! La page d'accueil du Fig est à vous réveiller un zombi :
1.Les grandes oreilles amplifient les écoutes : « EXCLUSIF - Alors que les écoutes téléphoniques et interceptions de mails se multiplient, des micro satellites espions tournent en orbite pour les services secrets. La France tente de combler son retard ».
On apprend dans cet article, commenté laconiquement par Le Monde et Rue89 que les écoutes téléphoniques ainsi les interceptions d'e-mails et de sms explosent : 20.000 écoutes téléphoniques et 46.000 interceptions judiciaires de mails et de sms ! Une augmentation de presque 500 % en sept ans... au prix de 497 euros l'interception, cela fait... 33 millions d'euros. Prend un deuxième café mon garçon !
2.Les sms intéressent de plus en plus la police : « Les réquisitions des services de renseignement et de PJ ont littéralement explosé. Au printemps, l'affaire d'Abbeville a réveillé la crainte des cabinets noirs électroniques. »
Et dans celui-là on apprend que la police effectue ces « piratages » en ayant toutes latitudes, le seul garant et contrôleur étant l'Inspection Générale de la Police Nationale ! La police contrôlée par la police. Le rapport d'Amnesty International sur le sujet (France, des policiers au-dessus des lois), datant d'avril dernier était assez éloquant sur le sujet. Rien ne change, bien au contraire. Même le Fig met en doute, dans l'affaire d'Abbeville (sms qui a engendré une garde à vue de 24 h) la version officielle.
3.L'alarmant retour des cambriolages en France : « Après des années de baisse, les vols avec effraction à domicile ont bondi de 10 % en douze mois. Avec un «casse» toutes les trois minutes ».
Après la volet répression et atteintes aux libertés individuelles, on en remet une couche sur l'insécurité. Mais dites moi Monsieur Sarkozy and Co, à quoi servent toutes ces mesures puisque vous n'êtes pas capable d'endiguer la criminalité ? Ou bien doit-on y voir une méthode systématique pour semer la terreur et cloitrer les bonnes gens devant la messe du 20 heure ? En tout cas cela marche fort bien : lors de la réunion du Parc Naturel Régional du Causse, à Livernon en juin dernier, une des propositions des futurs champs d'investigation du Parc, émises par une citoyenne du troisième age fut : l'insécurité dans nos villages. Sic.
4.Les couvre-feux pour adolescents se multiplient : « Les moins de 13 ans ne doivent plus errer seuls après 23 heures dans une dizaine de villes de France »
On se souvient tous du tollé général qu'avait suscité cette décision de couvre-feux, prise par un maire de la banlieue parisienne il y a deux ans. Et bien j'apprends que ce n'est plus une ville, mais bien une dizaine qui ont recours à ce genre de méthode.
Je vous passe le classement en première page du « TOP des cliniques en France » ainsi que celui des lycées privés... Le cynisme poussé à l'extrême. Troisième café, je change de site, reste encore du boulot !
Sur le site Alter-info.net je tombe sur l'article suivant :
Fillon et la garde à vue : l'hypocrisie totale : « La garde à vue ne peut pas être un instrument banal de procédure. La privation de liberté est un acte grave qui doit rester exceptionnel", a déclaré le Premier ministre devant la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. Il est gentil, François Fillon. Mais il se moque un peu (beaucoup) du monde. C’est comme si, sous l’impulsion de Sarkozy, la droite de laquelle il est un des dirigeants majeurs n’avait pas eu de cesse, depuis 2002, de durcir sans cesse sa politique dans le sens d’une hystérie sécuritaire. Mais trêve d’oiseux commentaires de notre part : le Syndicat de la magistrature, dans le communiqué de presse que nous découvrons via Torapamavoa, remet les pendules à l’heure de façon exemplaire, si bien que nous reproduisons tel quel son réquisitoire …
… Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les témoignages de gardes à vue abusives se multiplient, suscitant presque toujours l’indifférence des pouvoirs publics. En réalité, tout se passe comme si la garde à vue était devenue, pour reprendre l’expression du nouveau président de la CNCDH , Yves Repiquet, « la moindre des choses ». Ce que ne dit pas M. Fillon, c’est que cette banalisation inquiétante est le résultat d’un double mouvement, étroitement lié au tournant sécuritaire de 2001, qui s’est nettement accéléré avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2002 et qui n’a pas cessé depuis »
No comment !
Pour finir, en buvant mon quatrième café, un tantinet agacé (pas par la caféine !) je vous livre cette réflexion de Michelle Meyer sur la dictature constitutionnelle en 12 étapes : Bonne journée quand même !
« Ou comment passer de la démocratie à la dictature en 12 étapes. A vous d’estimer à quel point nous en sommes rendus en vous basant sur des exemples que vous pouvez voir ou lire dans les journaux au quotidien…
1.La dictature constitutionnelle a pour objectif de mettre les ressources et les richesses d’un pays à la disposition d’un groupe d’individus restreint (oligarchie), au détriment de l’ensemble de la nation.
2.La dictature constitutionnelle utilise les institutions publiques (administration, justice, investisseurs institutionnels, médias…) en les mettant sous tutelle et en les détournant de leurs fonctions premières pour les mettre au service de cette oligarchie. C’est pour cela que la dictature constitutionnelle est dans un premier temps difficilement attaquable : elle reste dans le cadre de la loi, mais en la détournant de son esprit pour n’en retenir que la lettre, ce qui rend vain ou hypothétique toute poursuite. Les lois existantes sont complétées ou remplacées par d’autres lois plus favorables aux intérêts des oligarques.
3.La dictature constitutionnelle s’appuie également sur le réseau de médias des oligarques. Ceux-ci, bien qu’ayant des activités industrielles dans différents secteurs, contrôlent la quasi-totalité des médias privés, non pas uniquement pour gagner de l’argent, mais surtout pour ne pas laisser de place à un discours qui risquerait de remettre en cause la dictature constitutionnelle. Tout discours différent est aussitôt ridiculisé par l’ensemble des ténors du pouvoir en place. Par un martèlement du discours officiel permanent et étendu à tous les médias, l’individu finit par douter de ses propres pensées et n’ose plus remettre en question le discours universel de la dictature constitutionnelle. Profitant d’une couverture médiatique universelle, la dictature constitutionnelle peut mentir à tout instant, en toute occasion, et à tout propos, sans risquer d’être contredite. Les médias reprennent même les contre-vérités les plus grossières au premier degré, sans oser le moindre commentaire.
4.La dictature constitutionnelle s’attache à dissoudre, décrédibiliser ou à rendre impuissants tous les corps intermédiaires et de manière générale tout ce qui peut créer du lien social. L’individu doit se retrouver seul et isolé face au pouvoir.
5.La dictature officielle s’emploie à désespérer les individus. Toute possibilité d’amélioration des conditions de vie est présentée comme impossible. La dictature constitutionnelle présente la réussite des oligarques comme étant de leur seul fait personnel. Elle présente l’échec social des individus et leur incapacité à améliorer leur niveau de vie comme étant de leur seul fait, alors que tout est mis en oeuvre, à tous les étages de la société, pour transférer les richesses des individus vers les oligarques.
6.La crise n’est pas un accident dans l’histoire de la dictature constitutionnelle, elle est pour les pays les plus avancés dans cette voie une étape franchie dans le transfert des richesses des individus vers les oligarques. Après avoir capté le maximum d’argent possible et avoir poussé les individus à s’endetter à long terme au delà de ce qu’ils pouvaient payer, les oligarques doivent passer à un stade supérieur pour continuer à s’enrichir. Les oligarques vont maintenant accélérer la captation des richesses des états, et pousser les états à s’endetter à long terme au delà de ce qu’ils peuvent payer, de façon à pouvoir profiter de cet argent sous forme de subventions diverses, de prêts, de défiscalisation, d’exonérations de charges, de baisse de TVA, etc.
7.Pour favoriser le transfert des ressources de l’état vers les oligarques, les dépenses des états doivent être réduites en supprimant les fonctionnaires et les services de l’état non indispensables à la conservation du pouvoir.
8.La dictature constitutionnelle crée de façon délibérée une stratégie de la tension sociale, en ne laissant à ses adversaires d’autres choix que l’humiliation ou la violence. En stigmatisant, criminalisant et manipulant la violence résiduelle, la dictature constitutionnelle peut ensuite légitimer un contrôle renforcé des individus et une réduction progressive des libertés. Cette stratégie est destinée à anticiper les risques de rébellion liés à la montée généralisée de la pauvreté, et aux noyaux de contestation qui ne manqueront pas de se créer devant le désespoir grandissant. En généralisant la violence policière et en la présentant comme normale (multiplication des gardes à vue et des procédures humiliantes, des coups, des bavures), en durcissant les peines de prison et les amendes on cherche également à faire peur aux individus, qui n’oseront plus se rebeller, de peur d’avoir affaire à une justice brutale et injuste.
9.Le tout numérique permet un fichage de toute la population et un contrôle généralisé de toutes les conversations téléphoniques, SMS, emails, sites internet. Tous les membres d’organisations hostiles au pouvoir sont filmés en détail par la police lors des manifestations. Il deviendra obligatoire d’installer un mouchard sur son ordinateur qui sera relié en direct et en permanence au pouvoir central. Toutes les procédures pénales possibles seront utilisées systématiquement pour décourager les individus ou organisations d’exprimer par quelque moyen que ce soit des idées contraires à celles de la dictature constitutionnelle, ou de mettre en cause l’un de ses responsables.
10.La dictature constitutionnelle, avec la complicité de ses médias relais, utilise ou crée en permanence des évènements pour faire diversion, empêcher que l’attention des individus se cristallise sur leur mécontentement personnel, et différer éternellement toute résolution possible des problèmes sociaux. Ces évènements renforcent et légitiment le rôle de la dictature constitutionnelle comme unique rempart entre l’individu et un monde extérieur caricaturé jusqu’à la paranoïa, d’où ne ressortent plus que des dangers potentiels.
Evènements positifs où la dictature est mise en valeur : sommets interna-tionaux, visites du chef de l’état à l’étranger ou en province, mariages présidentiels ou oligarchiques, manifestations culturelles, vacances, interviews complaisantes, etc.
Evènements négatifs extérieurs à la responsabilité de la dictature et contre lesquels elle doit lutter en permanence : crise économique, insécurité, bandes, famines, épidémies, terrorisme, guerres, drogue, mafia, etc.
11.Quand le transfert intérieur des richesses est en passe d’être achevé et que la contestation ne peut plus être contenue par le contrôle policier, c’est alors à l’armée de prendre le contrôle du pays et d’éliminer durablement et de la façon la plus directe toute résistance. La dictature constitutionnelle rejoint alors toutes les dictatures du monde, mais nombreuses seront encore à ce moment les personnes qui penseront que ce qui est arrivé devait arriver,et qu’il n’y avait pas eu, à aucun moment, la possibilité de faire autrement.
12.Après avoir écrasé toute résistance intérieure et exploité toutes les ressources du pays, pour continuer à augmenter la richesse des oligarques, la dictature constitutionnelle se tournera alors inévitablement vers l’annexion d’autres états moins puissants militairement, de façon à s’en approprier les richesses. »
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23/07/2009
L'armée c'est mauvais pour l'environnement !!!
Incendie de Marseille: suspension du militaire responsable des tirs à l'origine du sinistre
il y a 55 min
AP
Le chef du service d'information et de relations publiques des armées, le colonel Benoît Royal, a confirmé jeudi matin la suspension du militaire responsable des tirs de balles traçantes lors d'un entraînement de légionnaires et qui seraient, selon la gendarmerie, à l'origine de l'incendie de garrigue aux portes de Marseille.
Cet incendie qui s'était déclaré mercredi en début d'après-midi, aux portes de Marseille, a brûlé 1.100 hectares de végétation basse et endommagé cinq maisons. Il a nécessité l'évacuation de près de 500 personnes mais est désormais "sous contrôle" même si les 500 pompiers toujours en alerte doivent surveiller un front de près de huit kilomètres dans les quartiers de La Barrasse et de Vaufrèges.
D'après la gendarmerie, il aurait été causé accidentellement par des tirs de balles traçantes de légionnaires d'Aubagne sur le site du camp militaire de Carpiagne, entre Cassis et Marseille. Dès mercredi soir, le préfet de région Michel Sappin avait déploré l'irresponsabilité de ces tirs en été. "Il est totalement inadmissible et scandaleux que les militaires continuent à exercer ces activités comme si de rien n'était en cette période", avait-il insisté. Tout en condamnant "l'imbécillité du geste", le préfet avait rappelé que l'an dernier, près du camp de Canjuers (Var), une imprudence du même ordre avait causé l'un des plus grands feux de l'été.
De son côté, le colonel Benoît Royal a tenu à rappeler sur RTL que "Dès hier soir (mercredi) quand nous avons appris que le feu avait mis à l'occasion d'un tir d'exercice une première enquête de commandement a été déclenchée pour savoir s'il y avait eu un strict respect des consignes".
"Du 1er mai et 1er novembre, des consignes extrêmement strictes sont mises en oeuvre dans tous les champs de tirs en particulier du sud de la France avec, entre autres, l'interdiction de munitions traçantes, l'interdiction de fumigènes, etc", a-t-il précisé.
"Dans l'attente des conclusions (de l'enquête) le chef d'état-major de l'Armée de terre décidé de suspendre de ses fonctions le cadre responsable du tir. Entre temps, nous avons eu la confirmation qu'une ces consignes n'avait pas été respectée. Il s'agit donc d'une faute professionnelle grave. C'est la raison pour laquelle ce sous-officier est définitivement suspendu de ses fonctions dans l'attente des conclusions des enquêtes de commandement et de gendarmerie qui ont été déclenchées", a souligné le colonel Royal.
Ce sous-officier du premier Régiment étranger (RE) de la Légion d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) dont l'identité n'a pas été communiquée a été suspendu de ses fonctions "à titre conservatoire", a également confirmé l'adjoint au maire UMP de Marseille, José Allegrini, en charge des affaires militaires et de la protection civile. "Il continue toutefois de bénéficier de la présomption d'innocence", a précisé l'élu.
José Allegrini a rappelé jeudi que les tirs de balles traçantes "sont interdits en période de sécheresse et en zone méditerranéenne pendant toute la durée de l'été".
Sept personnes, essentiellement des pompiers et policiers, ont été légèrement blessées ou intoxiquées par les fumées. Quatre maisons, dont une bergerie, ont été endommagées par les flammes dans le quartier des Trois-Ponts. A La Panouse, une maison de retraite et un centre pour handicapés ont été évacués dans la nuit et plusieurs centaines de personnes ont été mises en sécurité.
Au Bataillon des marins-pompiers de Marseille, on parle jeudi matin d'"une situation plus calme", mais on redoute une reprise du feu dans l'après-midi avec un vent qui pourrait atteindre 70 à 80 km/h. Au total, 500 pompiers et 180 véhicules restent mobilisés sur le terrain et les moyens aériens, hélicoptères bombardiers d'eau en tête, ont reprise leur ballet au-dessus de Marseille pour "noyer" le feu. AP
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27/06/2009
Sarkozy 2 : Ministres et déformations professionnelles... ( images ;-) ) / le gouvernement remanié Episode 1
Dossier Fillon
Dossier Rachida Dati
Dossier Boutin
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31/05/2009
Ouvrir une lettre c'était impensable, lire les mails devient la norme
A l'époque du seul courrier papier, le détournement et la censure des courriers privés était la marque de fabrique des régimes totalitaires, dénoncés haut et fort par l'occident, soi-disant chantre de la liberté, 3 décennies plus tard, les courriers, les faits et gestes de chacun pourront subir une surveillance indécelable, gràce à la haute technologie.Les fournisseurs d'accès contraints de jouer les balances, "la bourse ou la délation"
Où est le progrès dans tout ça ? :-(
On se fait baiser comme sous GHB...pas de preuve, juste mal au cul
Pour mémoire un extrait du code de la poste
Code de la Poste
Loi n° 98 du 2 juin 1998 relative au Code de la Poste
Titre III : Des obligations des opérateurs et leurs responsabilités
Article 10 : Afin d’assurer l’inviolabilité et le secret des correspondances, il est interdit à tout opérateur agréé pour exercer les services postaux :
- de divulguer le contenu ou l’origine des correspondances .
- d’ouvrir les correspondances et prendre connaissance de leur contenu de quelque manière que ce soit. L’opérateur est exempté de cette responsabilité lorsqu’il s’agit du réemballage des correspondances endommagées en vue de préserver leur contenu.
Article 11 : Les opérateurs sont tenus au secret des correspondances même après cessation de l’exercice de l’activité postale .
Article 12 : Les opérateurs sont tenus de procéder à la collecte, à l’acheminement et à la distribution des envois aux adresses des destinataires .
Fin de ma contribution. Cat
Loppsi II : les FAI contraints à lutter contre la cybercriminalité
il y a 21 min
Les Numériques Florence Legrand
C'était ce mercredi 27 mai que Michèle Alliot-Marie présentait son projet de loi Loppsi au Conseil des ministres. Mouchards et implication des FAI pour bloquer certains sites font partie des 35 articles proposés. L'insécurité a toujours la cote au gouvernement.
Point de répit. L'après-Hadopi se poursuit, même si ce n'est pas ainsi qu'on l'imaginait.
"Enfin !", se dit-on certainement dans les couloirs du ministère de la justice. "C'est reparti !", pense-t-on chez les détracteurs d'Hadopi et les défenseurs des libertés individuelles. Le projet travaillé et retravaillé (depuis 2007) par Michèle Alliot-Marie sort finalement de l'ombre. Après l'endurance, c'est l'assurance qui semble animer la ministre.
Internet n'a pas les faveurs du gouvernement et ce dernier semble bien décidé à le structurer ou, dans une toute autre mesure, à l'utiliser pour pister la criminalité. Objectif de Loppsi, acronyme de Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure : renforcer, par de multiples recours, la sécurité intérieure de la France -- que l'on croyait pourtant déjà bien en main. Motivation : mieux protéger les citoyens et les internautes. Pour ce faire, le numérique et les nouvelles technologies informatiques vont être particulièrement exploités. Que prévoit Loppsi ?
Une lourde dépense tout d'abord puisqu'une enveloppe budgétaire de 2,5 milliards serait débloquée, si la loi est votée, pour mettre en oeuvre le projet entre 2009 et 2013. Une lourde somme allouée en grande partie aux équipements nécessaires pour lutter contre la nouvelle délinquance.
FAI contraints et forcés
En pratique, la loi veut mettre à mal l'un des principaux fléaux de la cybercriminalité : la pédophilie. À ce titre, les FAI pourraient être amenés à bloquer des sites (français et étrangers) diffusant des contenus pédopornographiques. Ces derniers seront nommés par le Ministère de l'Intérieur et figureront sur une "liste noire". Si le FAI ne se montre pas coopératif et réactif, il pourra encourir une amende de 75 000 euros et un an d'emprisonnement. Voilà, qui laisse peu de choix à nos fournisseurs d'accès décidément voués à devenir des intermédiaires de choix.
En outre, pour mener à bien une enquête ou en accélérer le processus, certains ordinateurs pourront être mis sur "écoute". De cette façon, la police pourra suivre en temps réels, grâce au mouchard installé à l'insu du propriétaire du PC (mais sous contrôle d'un juge souligne le texte), ce qu'il y a sur l'écran du suspect.
Or, si la ministre s'est empressée de préciser que ce procédé ne serait utilisé que contre la pédophilie ou le terrorisme, pourquoi cette technique ne s'étendrait-elle pas demain à d'autres périmètres (téléchargement illégal) ? Les FAI n'auront absolument pas le droit de rendre publics les noms de domaine blacklistés ; dès lors, qui apportera la garantie que n'y figurent pas aussi d'autres URL n'ayant aucun rapport avec les criminalités les plus élevées ? Enfin, interdire le mode de diffusion règlera-t-il, en tout ou partie, le problème des crimes à caractère pédophile ?
Usurpation d'identité électronique
Autre mesure. Même si l'emprunt d'une identité ne cause pas de préjudice financier à la victime, la loi promettra la mise en place d'un préjudice moral. Dans les faits, toute personne qui se sera servie du nom d'un tiers sur un forum, un réseau social, sera passible d'une amende de 15 000 euros et d'un an d'emprisonnement ferme.
Souriez, vous êtes filmés
Les sociétés souhaitant installer des caméras de surveillance près leur commerce ou entreprise doivent aujourd'hui faire preuve de patience pour espérer obtenir une autorisation. En-dehors de zones à risques (liées à de possibles attentats, par exemple), tout le monde ne pose pas une caméra comme il l'entend. Fort heureusement d'ailleurs. Demain, si Loppsi passe, ce sera beaucoup plus simple car c'est a priori ce qu'il convient de faire pour renforcer la sécurité sur la voie publique.
Insécurité, mon amie
En prenant comme principal motif la lutte contre la pédopornographie (un crime qui sensibilise toute l'opinion publique), la ministre de l'Intérieur n'espère-t-elle pas que son projet -- qui sera soumis aux députés à l'automne prochain -- profitera d'un laissez-passer peu difficile à obtenir ? Dès la première lecture, on ne peut pas ne pas penser aux dérives éventuelles.
Le gouvernement semble décidément bien mal comprendre Internet, mais se montre en revanche parfaitement enclin à le définir comme un territoire hautement incertain capable de tout et surtout du pire.
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11/05/2009
Nouveau : la brigade de protection des familles...
Violences: Alliot-Marie doit créer une "brigade de protection des familles"
Le président de la République Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon ont demandé à la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie de créer une "brigade de protection des familles" au sein de la police nationale pour lutter contre les violences intrafamiliales.
Dans un courrier cosigné adressé à la ministre de l'Intérieur le 21 avril, dont l'AFP a eu connaissance lundi, les chefs de l'Etat et du gouvernement soulignent que les atteintes à l'intégrité physique "sont de plus en plus nombreuses dans le cadre intrafamilial".
Les statistiques, rapportent-ils, ont montré qu'en 2008 en France, "plus de 50.000 cas de violences envers des enfants et près de 110.000 envers les femmes ont été recensés".
"C'est pourquoi nous vous demandons de mettre en place dans le courant de l'année 2009 une +brigade de protection des familles+ (...) chargée de combattre ces violences faites aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées, sur le modèle des brigades des mineurs", précisent le président et le Premier ministre.
La brigade, ajoutent-ils, aura pour "objectifs de mieux lutter contre le silence, mieux détecter et mieux accueillir les victimes (et) mieux lutter contre les auteurs de ces violences".
Ils souhaitent que "travailleurs sociaux et délégués aux droits des femmes" notamment, soient "associés" à cette nouvelle unité, de même que policiers et gendarmes puissent, dans ce cadre, "bénéficier de l'aide de psychologues".
Lundi soir, le ministère de l'Intérieur n'était pas en mesure d'apporter des précisions sur ce sujet. Une telle organisation faisait "partie des pistes de réflexion de la ministre", dit-il.
Dans le domaine de la "délinquance violente", le président et le Premier ministre veulent que les groupements de gendarmerie "les plus confrontés" à ce phénomène soient "renforcés par le redéploiement d'effectifs dégagés grâce à la dissolution d'escadrons de gendarmerie mobile".
Enfin, "dans la logique du projet de grand Paris, MM. Sarkozy et Fillon enjoignent leur ministre de l'Intérieur de "mettre en place dès que possible une direction interdépartementale de la Sécurité publique, placée sous l'autorité du préfet de police, qui aura compétence pour Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne".
De la sorte, le préfet de police "exercera un commandement fonctionnel sur les effectifs départementaux" avec la "responsabilité de la sécurité non seulement sur Paris, mais aussi sur la Petite couronne".
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le ministère de l'intérieur, sabote wikipedia, et ça se voit :-)
http://www.rue89.com/2009/05/11/quand-le-ministere-de-linterieur-efface-rue89-de-wikipedia
Quand le ministère de l'Intérieur efface Rue89 de Wikipedia
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 11/05/2009 | 17H10
En février, Rue89 révélait que la fille du secrétaire d'Etat Alain Marleix allait bénéficier d'un piston pour décrocher un poste à la Sorbonne. Face à la polémique suscitée par notre article, l'université avait fait marche arrière. Mais l'épisode fait désordre, et le ministère de l'Intérieur n'aime pas le désordre.
http://www.rue89.com/2009/05/11/quand-le-ministere-de-linterieur-efface-rue89-de-wikipedia
En mars, comme le révèle le blog Tech/notes, un agent de la place Beauvau a tenté plusieurs fois de supprimer la référence à notre article dans la bio Wikipedia du ministre.
En vain, puisque les modérateurs de Wikipedia sont vigilants. Même déconvenue pour un ou des fonctionnaires de la rue de Valois, siège du ministère de la Culture, qui ont essayé de caviarder l'article sur la loi Hadopi.
Ces éminents agents ministériels n'ont apparemment toujours pas compris qu'il suffit, pour n'importe quel internaute, de cliquer sur l'onglet « Historique » de la page Wikipedia. Quand on constate un changement curieux, il est simplissime de comparer les deux versions. Ainsi, sur la biographie d'Alain Marleix, on remarque qu'un internaute a supprimé ce paragraphe :
« Alain Marleix a été mis en cause par le site Rue89 en février 2009 concernant la désignation de sa fille Laurence Saint-Gilles à un poste de Maître de conférences à la Sorbonne. Le 3 mars 2009, le conseil d'administration de l » Université Paris IV-Sorbonne a finalement décidé d'annuler la procédure de recrutement sur ce poste pour mettre fin à toute polémique (Source : Rue 89). »
Netname : FR-MINISTERE-INTERIEUR
Cette modification était signée de l'adresse IP 212.234.218.194. En entrant cette adresse dans le moteur de recherche d'adresse IP de n'importe quel WhoIs, comme celui-ci, on obtient une réponse limpide :
« netname : FR-MINISTERE-INTERIEUR
descr : MINISTERE de L'INTERIEUR
country : FR »
Moralité : depuis la démocratisation d'outils permettant de retracer les modifications d'articles sur Wikipedia, comme le Wikiscanner, les institutions ou entreprises n'ont pas renoncé à imposer leur « vérité » aux lecteurs de l'encyclopédie la plus populaire au monde. Tech/notes cite aussi parmi ces « manipulateurs » TF1. En 2007, Rue89 avait élu le maire de Levallois-Perret -et proche de Nicolas Sarkozy- Patrick Balkany comme champion du vandalisme sur Wikipedia.
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
* ► Balkany, en tête du championnat de vandalisme sur Wikipédia
* ► La fille de Marleix recrutée à la Sorbonne : soupçon de copinage
* ► Copinage : la fille de Marleix n'aura pas son poste sur mesure
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23/04/2009
Spécial dédicace à MAM, mieux que les cagoules :-)

20MIN.FR
L'armée iranienne en tenue de camouflage lors d'une parade militaire à Téhéran, le 18 avril 2009.
Crédit : M. NIKOUBAZL / REUTERS
**********ecrire ton article ici (supprime cette ligne)**********
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20/04/2009
Manif : port de la cagoule sanctionné........
L'interdiction du carnaval en France
Il va désormais devenir plus risqué de porter une cagoule pendant une manifestation. Le tout est de savoir exactement comment, les différents protagonistes (parlementaires et ministre de l'intérieur) rivalisant de servilité et d'inventivité normative sur le sujet.
La ministre de l'intérieur espère griller tout le monde en passant par la voie règlementaire. C'est vrai que ça va plus vite que la voie législative, encore que, le Parlement, dans un grand élan, peut décider de battre ses records. Quitte à écrire la loi avec les pieds, autant le faire de manière grandiose. Là aussi, il y a des records à battre. Dans ce décret, déjà rédigé, MAM propose de créer une nouvelle contravention (puisque le délit est du ressort de la loi) sanctionnant le simple fait de porter une cagoule pendant une manifestation. Consciente qu'en matière d'applicabilité, ce n'est pas terrible, elle pense imposer aux organisateurs de manifestations de faire la police dans leurs cortèges, et ce seraient eux qui seraient sanctionnés si jamais la police, confortablement installée aux étages, constatait la présence de cagoules dans la manifestation. Tant sur l'interdiction en elle-même de porter une cagoule que sur l'obligation de "sécurisation" pesant sur les organisateurs, j'ai quelques doutes sur leur capacité à passer les différents filtres "libertés publiques".
Les députés proposent une autre solution, juridiquement un peu plus solide. C'est Didier Julia qui a tiré le premier, et qui sera très certainement repris par Christian Estrosi. Il propose de faire du port de la cagoule une circonstance aggravante. Si vous tombez sous le coup des articles 431-4 et 431-5 du code pénal, il pourra vous en couter plus cher si vous portez une cagoule "ou tout autre moyen dissimulant le visage". C'est nettement plus facile à mettre en place, puisque là, il n'y a pas besoin d'aller courir après tous les porteurs de cagoules. Mais nos députés ayant décidé de ne pas être en reste avec notre bonne MAM ont fait dans la surenchère, avec la création du délit de "port de cagoule pendant une manifestation" et de "port d'arme pendant une manifestation". La cagoule, c'est maximum un an de prison et 15 000 euros d'amende, le port d'arme, c'est trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Et si vous avez cagoule ET arme, c'est 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
La proposition de loi "Estrosi" sera sans doute examinée en juin, dans le cadre de la niche parlementaire UMP. Le Sénat devait l'examiner assez rapidement (par exemple lors d'une session extraordinaire). Comme la procédure accélérée ne manquera pas d'être demandée par le gouvernement, sauf députés PS planqués derrière un rideau, elle devrait être adoptée avant le départ en vacances.
C'est à ce moment là qu'elle passera le filtre du conseil constitutionnel. On risque de s'amuser, car une loi est générale, elle s'applique pour tous, y compris pour les manifestations non violentes où, pour une raison ou une autre, les personnes dissimulent leur visage. Va-t-on interdire le carnaval en France ? C'est entre autre à cette question du champ d'application de la loi que le conseil aura à répondre, car il est inutile de demander aux parlementaires de faire dans la dentelle sur ce sujet...
http://authueil.org/?2009/04/20/1304-l-interdiction-du-carnaval-en-france
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08/04/2009
GAV ou prison, le rapport du contrôleur des prisons est accablant
LIBERATION.FR
Le Contrôleur des prisons juge la situation «grave»
Jean-Marie Delarue, qui présentait ce mercredi son rapport annuel, appelle entre autres à un plus grand respect des droits des personnes lors des gardes à vue.
«Nous sommes dans une situation qui est mauvaise, grave.» Jean-Marie Delarue, nommé le 11 juin 2008 pour exercer un contrôle indépendant sur quelque 5.800 lieux d’enfermement (prisons, locaux de garde à vue, dépôts…), a déploré ce matin en remettant son rapport annuel «un déséquilibre entre les besoins de sécurité et les droits des personnes» détenues.
«De ce déséquilibre naissent des tensions, des souffrances, des rapports de force et de la violence», a ajouté le Contrôleur dont les services ont effectué 52 visites entre juillet et décembre 2008. Ont été visités 16 établissements pénitentiaires, 14 locaux de garde à vue, 11 centres de rétention pour étrangers, cinq hôpitaux psychiatriques, quatre locaux de douanes et deux dépôts de palais de justice.
Médicaments confisqués
Respect de l’intimité, accès aux soins, activités proposées, accueil des proches: Jean-Marie Delarue a fait état également de «très grosses différences d’un établissement à l’autre». C’est ainsi que toute personne arrivant en garde à vue (578.000 en 2008) se voit retirer ses lunettes et, dans le cas des femmes, son soutien-gorge. «Il faut mettre fin à ça, ce n’est pas digne de la France de 2009», dénonce le Contrôleur.
Toujours en garde à vue, les médicaments sont confisqués jusqu’à l’arrivée d’un médecin. Quand ce dernier en prescrit, les fonctionnaires de police ou de gendarmerie «n’ont pas de quoi les payer». Ces dépenses étaient financées par les frais de justice mais «c’est fini».
Toujours au nom de la sécurité, comparée à «un ogre jamais rassasié (qui) mange trop de droits de la personne», «on vous retire tout instrument pour écrire» à l’entrée en centre de rétention administrative mais «quand on arrive en prison, on vous remet de quoi écrire», s’étonne Jean-Marie Delarue.
«Sentiment d'arbitraire»
Le rapport de 250 pages fait aussi état des difficultés de trouver des escortes pour conduire les détenus à l’hôpital. «Et quand il y a une escorte, elle vous colle aux basques jusque pendant l’examen médical», souligne le Contrôleur qui cite le témoignage d’une détenue dont la lettre est publiée dans le rapport.
En prison, le surpeuplement (62.700 détenus pour 52.535 places au 1er mars) pèse sur la violence y compris contre soi avec dix fois plus de tentatives (1.200 par an) de suicides, «des automutilations qui ne sont pas décomptées» ou sur l’accès au travail «très chichement mesuré».
Dans les hôpitaux psychiatriques, «de très grandes difficultés sont dues à la réduction du nombre de lits et de personnels».
Alors même que la loi doit être la même partout, «la France captive ne peut pas se défaire d’un certain sentiment d’arbitraire», a fait valoir le Contrôleur en attendant «des réponses» du gouvernement. «On est têtu. S’il ne le fait pas, on le redira», a conclu Jean-Marie Delarue.
(Source AFP)
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23/02/2009
Vidéosurveillance : on y renonce partout, sauf en France

Dans une interview donnée à France Soir, la ministre de l’Intérieur promet de tripler le nombre de caméras de surveillance sur la voie publique en 2009. Un mode de lutte contre la délinquance pourtant considéré depuis longtemps comme inefficace et coûteux par les Anglosaxons qui ont abusé de ces méthodes.
Pour Michèle Alliot-Marie, lutter contre le sentiment d’insécurité, c’est comme rétablir la confiance sur les marchés financiers : ça se fait à coups de gros chiffres !
Pour Michèle Alliot-Marie, lutter contre le sentiment d’insécurité, c’est comme rétablir la confiance sur les marchés financiers : ça se fait à coups de gros chiffres ! Dans une interview accordée à France Soir lundi 16 février, MAM a donc annoncé son plan de vidéosurveillance en ces termes : « triplement des caméras sur la voie publique », passage de 20000 à 60000 objectifs, « 555 millions d’euros consacrés sur cinq ans au développement des nouvelles technologies »… Pourtant, il est désormais acquis que les caméras de surveillance coûtent très cher, pour un résultat très proche de zéro.
La Grande-Bretagne : une caméra pour 14 habitants, 3% des crimes résolus
« Si les caméras garantissaient la sécurité des citoyens, Londres, la ville des cinglés de l’objectif avec quelques 500000 caméras, serait la ville la plus sûre du monde. Mais ce n’est pas le cas », juge dans un article du quotidien The Guardian Bruce Schneier, le « pape de la sécurité » américain. A raison d’une caméra pour 14 habitants, la Grande-Bretagne est le plus grand laboratoire de surveillance au monde et montre à ce titre des résultats plutôt décevant.
Selon un rapport de New Scotland Yard, la police anglaise, seuls 3% des délits de rue auraient été résolus grâce aux milliards de livres de matériel vidéo déployés sur le territoire. Même à titre préventif : les caméras n’ont pas de rôle dissuasif. Si une caméra pour 14 habitants est sans effet, on peut douter qu’une pour 1000 (comme le prévoit MAM) soit plus efficace. En cause, la qualité de l’image, le manque de lumière, le manque de coopération des malfrats qui refusent de bien rester face à l’objectif… et l’impossibilité de mettre un policier derrière chaque écran de contrôle. Des problèmes que seules les nouvelles générations de caméras « intelligentes » pourront résoudre, d’ici quelques années et quelques milliers d’euros de plus (par pièce).
41% de croissance pour le marché de la vidéosurveillance entre 2003 et 2012
A quoi serviront donc ces boîtes métalliques semées au coin de rues ? A rassurer les gens, probablement. Raison pour laquelle Michèle Alliot-Marie a signé un décret le 22 janvier pour faciliter l’accès à ce matériel : la mesure prévoit de faciliter les procédures administratives pour les établissements publics ou privés disposant de moins de 8 caméras. Autant dire, d'aider les épiceries et les boulangeries à vidéosurveiller à fond.
Un bien beau cadeau, même si les professionnels du secteur n’en demandaient pas tant : le business est plus que lucratif ! Selon une étude MSI datée de mai 2008, le secteur a connu entre 2003 et 2007 une augmentation de 41%. Et le meilleur est à venir : entre 2003 et 2012 (cf. le graphique), le cabinet d'études prédit un doublement du marché du matériel de vidéosurveillance et une multiplication par 5 du marché des logiciels !
http://forget.e-monsite.com/rubrique,france-et-videosurveillance,1120680.html
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19/02/2009
DOM : Mam à Mia ! La Ministre des DOM ne connait pas tout à fait le sujet...
La Ministre des DOM ne connait pas tout à fait le sujet...
Mercredi, 18 Février 2009 16:22
Les DOM au centre des débats au Parlement....Michelle Alliot-Marie s'adresse au député PS de la Martinique... un certain "Monsieur Mansour"...Mansour ? Mansour ??? Elle ne connait pas bien les députés des DOM, madame la Ministre des DOM... elle a mal révisé ses fiches... c'est MANSCOUR... aie... Un député UMP a même demandé la démission de Yves JEGO...
(Source : http://www.bondamanjak.com/a-la-une/6671-la-ministre-des-dom-ne-connait-pas-tout-a-fait-le-sujet.html )
Merci Cat' ;)
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