A LA UNE
31/12/2008
64.000 demandeurs d'emploi de plus en novembre

Le chômage gagne du terrain en France. D'après les statistiques mensuelles de l'Insee rendues publiques ce mardi, les chiffres de novembre sont encore plus mauvais que ceux d' octobre . Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE en catégorie 1 fait un bond de 3,2 % (+ 64.000 personnes) en novembre 2008 par rapport à octobre et de 8,5 % sur un an, pour s'établir à 2.068.500. Il s'agit de la septième hausse mensuelle consécutive depuis mai dernier.
Le nombre de nouveaux demandeurs d'emploi de catégorie 1 en France a cru de 64.000 personnes en novembre. Soit une hausse de 3,2% par rapport à fin octobre.
L'augmentation est plus importante pour les hommes (+4,1%) que pour les femmes (+2,2%).
Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1 augmente de 8,5% (+12% pour les hommes, +4,8% pour les femmes).
En octobre, le nombre de demandeurs d'emploi avait augmenté de 46.900 (+2,4%) sur un mois, repassant au dessus de la barre des deux millions pour la première fois depuis mai 2007. Il s'agissait alors de la sixième hausse mensuelle consécutive de ce chiffre.
La hausse du mois de novembre est liée à une forte progression des inscriptions à l'ANPE pour fin de mission d'intérim (+ 18,2 %) et pour licenciement économique (+ 13,1 %). Ces évolutions sont calculées sur les trois derniers mois, par rapport aux trois mois précédents. Pour la première fois, le nombre d'inscrits est supérieur à ce qu'il était lorsque Nicolas Sarkozy a été élu président de la République en mai 2007. En avril 2007, l'ANPE avait ainsi comptabilisé 2.011.300 chômeurs.
Le constat est d'autant plus inquiétant que nombre de plans sociaux annoncés récemment ne sont pas encore pris en compte. Avec la crise économique, la tendance a désormais peu de chances de s'inverser dans les tout prochains mois. Car, si la France a bien échappé de peu à la récession au troisième trimestre 2008, avec une croissance de tout juste 0,1 % selon l'Insee, elle ne devrait pas, en dépit du plan de relance, être en mesure de l'éviter très longtemps. L'Insee s'attend à ce que la France bascule dans la récession au début de l'année prochaine pour la première fois depuis 1993 : elle prévoit un effondrement de son PIB de 0,8 % au dernier trimestre 2008, suivi d'un nouveau recul de 0,4 % au premier trimestre 2009.

30/12/2008
Balladur remet Lefebvre à sa place
(Libération.fr)

L’ex-Premier ministre Edouard Balladur, chargé d’une mission sur la simplification de l’organisation territoriale française, a mis en garde aujourd’hui contre des «polémiques inutiles»
Le comité chargé d’étudier la réforme, présidé par Balladur, «est composé de personnalités représentant les diverses tendances de l’opinion et travaille de façon totalement indépendante de toutes incitations ou conseils d’où qu’ils viennent», a tenu à souligner l’ancien chef de gouvernement. «Les recommandations que le Comité fera seront inspirées du seul souci de l’intérêt national», poursuit Edouard Balladur.
«Toute interprétation de ses travaux, toute annonce des conclusions auxquelles le Comité serait parvenu ne correspond à aucune réalité et ne sert qu’à alimenter des procès d’intention et des polémiques inutiles», selon lui.
Cette mise au point fait suite à une déclaration de Frédéric Lefebvre, un des trois porte-parole de l’UMP, assurant hier que la fusion des départements et des régions était «pour bientôt». Il avait ensuite précisé qu’il annonçait les «objectifs» de son parti.
L’éventualité d’une telle fusion soulève de vives oppositions, notamment au sein de l’Association des départements de France.
Nicolas Sarkozy avait installé le 22 octobre Edouard Balladur à la tête d’un «comité pour la réforme des collectivités locales» comprenant notamment Pierre Mauroy, ancien Premier ministre socialiste. Les conclusions de ses travaux pourraient être remises fin février. après l’annonce par Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, d’une fusion prochaine des départements et régions.
(Source AFP)
[Video] : Patrick Pelloux: "On se fout de notre gueule!"
...tandis que Roselyne Bachelot affirment que des lits étaient disponibles, selon Le Figaro...
29/12/2008
Rachida invitée à la rescousse pour le 24 chez maman Sarkozy

Rachida doit etre bien seule pour passer le 24 decembre chez Andrée sarkozy...
EXCLU - On la disait tricarde auprès de Nicolas Sarkozy, après les séries de déboires politiques qu’elle a connu ces dernières semaines. Et pourtant, d’après des informations exclusives de Voici.fr, la ministre de la Justice Rachida Dati aurait passé le réveillon de Noël chez Andrée Sarkozy, la mère du Président de la République. Cette dernière, qui recevait dans son appartement de Neuilly-sur-Seine, avait également convié à sa table Pal Sarkozy, le père de Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Inès. Ses deux autres enfants, Guillaume et François Sarkozy, étaient aussi de la partie.
Toujours selon nos informations, Rachida Dati, qui ne devrait pas tarder à donner naissance à son premier enfant aurait annoncé qu’elle ne s’arrêterait que deux jours après son accouchement ! On a beau dire, c’est quand même très court après une épreuve physique comme la mise au monde d’un enfant.
On rappellera que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy étaient au Brésil, dans la belle-famille du Président de la République, pour le réveillon de Noël.
Le déficit public dépassera le seuil de 3 % du PIB dès cette année
En raison de la mauvaise conjoncture, le produit de l'impôt sur les sociétés pourrait avoir reculé de plus de 7 milliards d'euros. Le gouvernement ne se fait plus d'illusion sur le franchissement du seuil de 3 % dès cette année.

Le budget 2009 a été publié hier au « Journal officiel » et dans les chiffres transmis la semaine dernière à la Commission européenne, le gouvernement prévoit pour l'an prochain un déficit public à 3,9 % du PIB. Pour 2008, le niveau est officiellement limité à 2,9 %, l'exécutif n'ayant d'autre choix que de reprendre un taux découlant des textes budgétaires (le budget 2009, la loi de financement de la Sécurité sociale et le collectif 2008) qu'il vient de faire voter au Parlement. Pour autant, Bercy ne se fait plus d'illusion sur le fait que le seuil de 3 % autorisé par le Pacte européen de stabilité sera franchi dès cette année, au vu de l'accumulation des mauvaises nouvelles conjoncturelles.
Mauvaise surprise
Si le résultat ne sera connu précisément qu'au printemps, le ministre des Comptes publics, Eric Woerth, n'a pas caché aux parlementaires que le dernier acompte d'impôt sur les sociétés (IS), versé le 15 décembre par les entreprises, laisse augurer d'une mauvaise surprise.
Alors que le produit de l'IS était déjà annoncé en baisse de 4 milliards d'euros (sur un total de moins-values fiscales de 7 milliards) par rapport au budget 2008 voté il y a un an, il n'est pas exclu qu'un manque à gagner supplémentaire de plus de 3 milliards soit annoncé dans les tout prochains jours. Ce qui correspondrait à une baisse de 13 % sur les 53,8 milliards d'euros de l'IS espérés initialement.
Et Bercy ne peut espérer de bonnes surprises sur les autres recettes, telles que la TVA, la consommation se maintenant tout juste au niveau anticipé.
Quant à la fiscalité pétrolière, après avoir dégagé de confortables plus-values sur les trois premiers trimestres, elle risque aussi de s'avérer décevante au dernier trimestre : la chute des prix à la pompe va jouer négativement sur les rentrées de TVA, et le net recul des ventes de carburant observé cet automne (en particulier en novembre) va engendrer de moindres rentrées de TIPP.
La situation n'est guère plus enviable du côté des cotisations sociales.
Avec les suppressions d'emplois, la masse salariale n'augmentera pas de 4,25 % en moyenne en 2008, comme l'espérait encore le gouvernement. L'Acoss (qui chapeaute les Urssaf) anticipe désormais 3,7 %, ce qui représentera près de 1 milliard d'euros de cotisations de moins pour la Sécurité sociale. Même conséquence pour les régimes complémentaires de retraite (Arrco, Agirc) et pour l'Unedic, qui prévoit un excédent de 4,5 milliards d'euros en 2008, contre plus de 5 milliards anticipés il y a quelques semaines, l'augmentation du nombre de chômeurs indemnisés se cumulant au ralentissement des recettes. A ce stade, le gouvernement a moins de données précises sur les collectivités locales, mais ces dernières sont très pessimistes sur leurs recettes, notamment des droits de mutation dans l'immobilier.
Au total, « il ne fait guère de doute que la barre des 3 % sera franchie dès 2008 », admet une source gouvernementale.
Circonstances exceptionnelles
A court terme, les conséquences politiques ne seront pas cruciales.
La Commission européenne et le Conseil européen ont d'ores et déjà annoncé que les Etats membres pouvaient laisser filer leurs déficits pendant la crise, au nom des circonstances exceptionnelles prévues dans le Pacte de stabilité. Formellement, Bruxelles devrait ouvrir une procédure pour déficit excessif, mais cette dernière n'aboutira pas à des recommandations contraignantes.
Et encore moins à des sanctions, d'autant que la France sera loin d'être isolée. Le gouvernement redoute en revanche un retour de bâton en 2010. Une fois la crise passée, la Commission exigera un assainissement général des finances publiques. Et la France, qui aura probablement accumulé trois années de déficits au-delà des 3 % (2008, 2009 et très certainement 2010), sera alors très exposée.
TV Sarko, ca commence ...
Le site internet de France 2 a indiqué, dimanche 28 décembre, que la chaine diffusera jeudi 1er janvier, en deuxième partie de soirée, un documentaire sur Carla Bruni-Sarkozy.
Tourné à l'occasion de l'enregistrement de son troisième album "Comme si de rien n'était", le documentaire réalisé par George Scott propose de revenir sur la carrière musicale de l'épouse du président de la République. Seront abordés ses premières collaborations avec Julien Clerc pour qui elle a écrit plusieurs textes, son premier album "Quelqu'un m'a dit", puis son deuxième "No promises".
Dans ce documentaire de 69 minutes, Carla Bruni-Sarkozy s'y "dévoile à travers ses confidences et celles de ses proches, mais aussi grâce à de nombreuses images d'archives qui retracent la vie de l'artiste". "Carla Bruni, quelqu'un m'a dit" sera diffusé jeudi 1er janvier à 23h15.

28/12/2008
A Lyon, la saturation du 115 alarme syndicats et associations
HEBERGEMENT - On les appelle les «sans-solution». Des personnes qui ont appelé le 115 afin de trouver un hébergement pour la nuit, mais à qui on a répondu que ce ne serait pas possible ce soir, parce que tout est complet, que le 115, à Lyon, est saturé. D’après le listing que reçoivent mairies et associations, la ville compterait en moyenne 60 à 80 sans-solution par soir en ces temps de froidure.
Un nombre qui progresse, malgré la forte augmentation des places d’accueil d’urgence. Lyon a même connu un pic début décembre avec une centaine de sans-solution.
Des lits de camp ont alors été ajoutés dans les centres. Face à cette situation, les Enfants de Don Quichotte menacent de mener de nouvelles actions, début 2009. Ils ont contacté les principaux syndicats, et quatre d’entre eux (1) ont signé un texte commun, avec Médecins du monde et Don Quichotte...
lire l'article complet:http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/12/cri-dalarme-pou.html
Augustin Legrand prêt à engager un nouveau rapport de force

"On a promis de revenir, on reviendra". Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, annonce un plan d'ampleur à travers la France dans les deux prochains mois, pour dénoncer la politique gouvernementale.
"On a promis de revenir, on reviendra". Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, annonce un plan d'ampleur à travers la France dans les deux prochains mois, pour dénoncer la politique gouvernementale.
Deux ans après avoir réussi à médiatiser la cause des sans-abris en déployant de centaines de tentes au bord du Canal Saint-Martin, le charismatique fondateur des Enfants de Don Quichotte, Augustin Legrand, annonce, dans une interview accordée au site Rue89.com samedi 27 décembre, qu’il va disséminer dans les deux mois à venir "des dizaines de milliers de tentes" à travers la France, pour dénoncer la politique menée par le gouvernement.
"On a promis de revenir, on reviendra" annonce Augustin Legrand, déplorant que le "gouvernement en reste à des mesurettes" à propos de l'hébergement des sans-abri. "On s'est fait rouler dans la farine", "chaque hiver, on est toujours dans la même problématique : la gestion de crise, le gouvernement botte en touche".
"Le projet de loi Boutin est à contre-courant"
Un an après l'évacuation de SDF par des CRS au pied de Notre-Dame de Paris, Augustin Legrand revient sur le devant de la scène pour dénoncer les mesures annoncées par Christine Boutin pour "rendre obligatoire l’hébergement des personnes sans abri", et par Michèle Alliot-Marie de "multiplier les accueils […] au départ peut-être contre leur volonté".
Le leader de l'association s'explique sur le site Rue89.com : "Il y a eu le rapport d'Etienne Pinte qui allait dans le bon sens et on sait qu’on a des soutiens, même à droite. Outre Pinte, des gens comme Philippe Séguin, Bruno Lemaire et tous ceux qui connaissent le dossier et savent que l'Etat gaspille de l’argent."
Le directeur des études à la Fondation Abbé Pierre, Richard Robert, qui collabore avec l'association des Enfants de Don Quichotte, renchérit : "Le projet de loi Boutin est à contre-courant, elle est dans la logique d’une France de propriétaires alors que c’est à mille lieux de la réalité de ce que peuvent se permettre les gens, le logement social est attaqué de toutes parts".
"Pas un mais des campements"
De retour de deux mois de tour de France, où il est allé informer les mal-logés sur leurs nouveaux droits, Augustin Legrand dévoile ses projets : "à l'issue de l'hiver", "on évitera l'écueil de l'acte I, on ne fera pas un mais des campements. Pendant ces deux mois, on a maillé le territoire, on a demandé aux gens de s'inscrire sur notre site Internet", dit-il.
"On fera des campements virtuels en amont, c'est-à-dire que les gens vont s'inscrire sur notre site pour s'engager à venir camper. On s'installera partout à l'extérieur des villes, pour ne pas être dégagés par des CRS, on filmera tout ça, et on finira par une marche vers le centre des villes", affirme-t-il, prévoyant entre 2.000 et 3.000 tentes dans chaque banlieue, qui donneront "des dizaines de milliers de tentes à la fin".
Promettant du "spectaculaire", Augustin Legrand annonce se préparer à "combattre pour engager un rapport de force" avec le gouvernement et à exiger davantage que les 2,5 milliards proposés il y a un an. "Quand on voit que 26 milliards ont été débloqués pour le plan de relance, c’est réaliste", estime celui qui se présente comme le "Michael Moore des SDF".
http://tempsreel.nouvelobs.com/index.html
27/12/2008
Autoréduction des chômeurs galeries lafayette à Rennes
Une autoréduction organisée par le Mouvement des Chômeurs et précaires en lutte de Rennes (MCPL) s’est déroulée aux galeries Lafayette en plein centre-ville de Rennes le samedi 20 décembre.

Récits
Samedi 20 décembre le mouvement des chômeurs et précaires en lutte (MCPL) de Rennes a réalisé une autoréduction au rayon alimentation des galeries Lafayette.
Les objectifs étant :
d’enrouer, pour un temps, le train de la consommation en cette période de noël.
de repartir avec de la bouffe que le directeur du magasin nous aurait gracieusement offert. En jouant la carte de la négociation nous souhaitions éviter que l’action soit pénalisable sous le chef d’inculpation de vol en réunion.
de mettre en avant la lutte en cours contre les réformes gouvernementales (Offre Raisonnable d’Emploi, suivi mensuel obligatoire, RSA, Création de Pôle Emploi, renégociation indemnisation chômage) dirigées contre les pauvres : chômeurs, précaires, travailleurs pauvres, retraités.
Récit :
Nous nous sommes réunis à une trentaine devant le magasin dans lequel nous sommes rentrés par petits groupes. Chacun prenant un panier le remplissant, à sa guise, de victuaille.
Une fois nos paniers pleins nous nous sommes dirigés vers les caisses. L’idée était de se mettre 3 par caisse les uns derrière les autres avec chacun un panier. Les premiers laissant enregistrer leur panier, tout en refusant de payer et en expliquant notre action. Nous avons demandé à rencontrer le directeur pour négocier avec lui.
Le tout en évitant toute violence pouvant justifier des interpellations. Nous avons bloqué une huitaine de caisse au total. Pendant ce temps deux d’entre nous ont déployé la banderole « chômeurs et précaires en lutte » pendant que d’autres distribuaient des tracts expliquant notre action. Rapidement une queue s’est formée aux caisses. Certains ont alors pris la parole pour expliquer notre action.
Les deux vigiles du magasin ont rappliqué. Enervés, ils se sont rapidement calmés. Le chef de la sécurité a prévenu le patron du magasin. Laissant pourrir la situation, le directeur n’a pas voulu entamer immédiatement les négociations.
Après 20 minutes de blocage première proposition du directeur : « vous replacez tout dans les rayons, vous libérez les caisses et vous envoyer une délégation pour négocier dans mon bureau » AH AH AH AH !!!
Pendant ce temps les échanges s’animent avec les consommateurs des galeries, qui n’affichent pas tous un soutien. Beaucoup de personnes âgés et de bourgeois du centre ville. Quelques réactions : « vous nous prenez en otage », « mon chat a faim », « tu ne sais pas ce que c’est le travail, tu n’as jamais bossé », « vous n’avez pas à faire ça ici »……
Quelques soutiens : « je suis avec vous, ne lâchez rien », un vigile s’adressant à nous à propos d’un père avec son enfant : « dégagez vous voyez bien que vous les empêchez de passer ». Réponse du monsieur : « pas du tout et d’ailleurs je les soutiens ».
Bref, une animation inhabituelle dans ce magasin.
Au bout de 40 minutes un membre du collectif prend le talkie pour discuter avec le directeur. Il devient plus raisonnable et accepte de descendre mais ne semble pas encore prêt à satisfaire nos revendications. Il arrive et pose encore des conditions qui nous semble inacceptables : il veut par exemple qu’on prenne du foie gras premier prix au lieu du Fauchon, qu’on libère les caisses puis que nous allions régler ça discrètement dans une pièce à l’écart du regard des clients.
Nous lâchons du lest en proposant de ne prendre que 10 paniers sur une vingtaine. La discussion avance assez vite, on sent qu’il veut rapidement débloquer la situation.
Dernier point de désaccord : il souhaite passer les articles en caisse, chose que nous refusons en pensant que cela peut être réutilisé contre nous.
Il finit par accepter et nous repartons avec 10 sacs de bouffe. Intense moment de joie parmi nous. Nous ressortons victorieux des galeries avec 10 sacs de bouffe, des caisses bloquées pendant une heure le tout sans aucun soucis. Les flics ont bien été appelés mais ils se sont faits discret. On a aperçu deux nationaux à l’extérieur et un RG en fin d’action. Le directeur du magasin n’a pas porté plainte à ce jour.
Nous allons aller redistribuer la nourriture aux chômeurs devant les ANPE de Rennes dès lundi matin.
Etendons ces pratiques, organisons nous !!!
Si vous êtes intéressés par notre mouvement contacté nous par mail au mcpl2008/at/gmail.com.
Dati s’oppose à Boutin pour une visite en prison

La ministre du Logement privée de sortie par sa collègue de la Justice ? Christine Boutin avait prévu de se rendre mardi prochain au centre de détention de Nantes pour y présenter un dispositif expérimental d’aide au logement des sortants de prison, qui sera lancé début 2009.
La ministre du Logement privée de sortie par sa collègue de la Justice ? Christine Boutin avait prévu de se rendre mardi prochain au centre de détention de Nantes pour y présenter un dispositif expérimental d’aide au logement des sortants de prison, qui sera lancé début 2009. Son cabinet a reçu vendredi un coup de fil de celui de Rachida Dati, demandant de reporter le déplacement. La garde des Sceaux, qui n’était pas disponible à cette date, «ne souhaitait apparemment pas que cela se fasse sans elle»,explique-t-on chez Boutin. Deux ministres valent mieux qu’une, corrige-t-on place Vendôme : «On a proposé un déplacement commun à la rentrée, pour que Mme Dati puisse soutenir Mme Boutin et donner plus de poids à son action. Il n’y a aucun souci, elles viennent de se téléphoner longuement.» Et ne pas y voir un recadrage de Boutin qui, depuis quelques mois, lorgne ouvertement le portefeuille de la Justice. Celle-ci n’a pas insisté. Dans son entourage, on fait mine de jouer fair-play : «La ministre ne veut pas de couac. On prend acte, on fait jouer la solidarité gouvernementale.»
http://www.liberation.fr/
Des militants du DAL évacués du Grand Hôtel

Les militants du DAL réclamaient un rendez-vous à Matignon, selon Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association. "Ils sont tous à l'hôtel : Sarkozy et Fillon, et quand ils vont rentrer de vacances, des familles seront toujours dans la rue", a-t-il fait valoir.
Les forces de l'ordre ont évacué, vendredi 26 décembre en fin de matinée, plusieurs dizaines de militants de l'association Droit au logement (DAL) qui occupaient le hall du Grand Hôtel, place de l'Opéra, à Paris. Une cinquantaine de policiers et autant de gendarmes sont intervenus sur plainte de la direction. "L'opération s'est déroulée sans heurt comme peuvent l'attester les images filmées par les services de police", a expliqué la préfecture de police après l'opération.
Les militants du DAL réclamaient un rendez-vous à Matignon, selon Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association. "Ils sont tous à l'hôtel : Sarkozy et Fillon, et quand ils vont rentrer de vacances, des familles seront toujours dans la rue", a-t-il fait valoir. Pendant l'occupation, qui a duré un peu moins d'une heure, les manifestants, notamment des dizaines de femmes africaines et maghrébines, accompagnées d'enfants, ont investi le salon central de l'hôtel en chantant des slogans. Le DAL entend obtenir le respect des engagements de l'Etat de reloger les trois cent soixante-quatorze familles mal logées qui avaient participé au campement de la rue de la Banque en 2007.
LEMONDE.FR
23/12/2008
Le trou de la Sécu pourrait atteindre 20 mds en 2009
Le déficit de la Sécurité sociale pourrait augmenter de cinq milliards l'année prochaine par rapport aux prévisions, en raison de la faible progression de la masse salariale.
Au total, le solde public français pourrait atteindre les cinq points de produit intérieur brut, sans même prendre en compte le probable manque à gagner sur les recettes fiscales budgétées, explique le quotidien.
"Le trou de la Sécu serait augmenté d'au moins cinq milliards supplémentaires par rapport à ce qui était attendu initialement, à cause de la progression plus faible que prévu de la masse salariale sur laquelle sont indexées les recettes de la Sécu," indique-t-il en citant une note de l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss).
"un abîme"
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 prévoit un trou du régime général de 10,5 milliards d'euros l'an prochain.
Le déficit de l'Etat, lui, a déjà été porté à près de 80 milliards d'euros pour 2009 à cause des mesures de relance annoncées début décembre par le président Nicolas Sarkozy.
Le solde public comprend les comptes de l'Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales. Il s'était élevé à 2,7% du PIB en 2007.
"Ce n'est plus un gouffre, c'est un abîme," souligne La Tribune. (Reuters)
Plan Banlieues : Fadela Amara rend l'administration responsable des lenteurs
Après que le chef de l'Etat a regretté le peu de progrès de son plan, la secrétaire d'Etat s'en est pris aux hauts fonctionnaires. Alors que l'Elysée la jugeait dernièrement « trop discrète », elle vient de prendre position sur un sujet sensible : la réquisition des logements vacants.
(les echos)
Quand le président de la République montre des signes d'impatience, mieux vaut réagir. C'est ce que vient de faire Fadela Amara en critiquant les hauts fonctionnaires qui freinent l'application de son plan Banlieues et en envisageant, dans un autre domaine, la réquisition des logements vacants.
Alors que les conseillers de l'Elysée se répandaient depuis plusieurs jours pour juger la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville « trop discrète », Nicolas Sarkozy a regretté jeudi que le plan Banlieues ne progresse « pas assez vite ».
Dans la foulée, Yazid Sabeg, le nouveau commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances, nommé par le chef de l'Etat pour prouver son volontarisme sur ces sujets, avait souhaité qu'il soit fait preuve de « beaucoup plus de volonté » dans la mise en oeuvre du plan : sur les 45.000 contrats d'autonomie pour les jeunes des quartiers prévus en trois ans, à peine plus de 2.000 ont été signés depuis février.
Rebondir sur un autre sujet
Plutôt que de se braquer, la secrétaire d'Etat a préféré abonder dans le sens du président en déplaçant le reproche. « Certains énarques freinaient des quatre fers », a-t-elle souligné dimanche soir sur France Inter et i-Télé, les rendant responsables du faible nombre de délégués du préfet dans les quartiers (« une quinzaine » sur 350 prévus) nommés en dix mois. Mieux, c'est elle qui aurait incité Nicolas Sarkozy à taper du poing sur la table lors de son discours.
Au passage, Fadela Amara a rebondi sur un autre sujet sensible : l'application de loi sur la réquisition des logements vacants : « Il n'y a pas besoin de chercher des polémiques, il faut appliquer la loi. Toutes les personnes qui habitent dans notre pays ont le droit d'avoir un toit. » La reprise de cette revendication ancienne des associations d'aide au logement n'a pas enchanté Christine Boutin, ministre du Logement, concernée donc au premier chef. « C'est une fausse bonne idée », a-t-elle tranché hier.
Dans l'entourage de la secrétaire d'Etat, on s'attache à nuancer la portée de ses déclarations : « Ce n'était pas une proposition démagogique lancée dans le débat mais la volonté de montrer que, face aux problèmes de logement, il faut se donner la possibilité d'agir sur tous les leviers et sans tabou. » Rien de directement applicable donc, mais « la question doit être posée », ajoute-t-on. Comme s'il fallait trouver un équilibre entre défense de la liberté de parole (légendaire) de Fadela Amara et la volonté de ne pas - cette fois - créer de polémique au sein de l'exécutif quelques jours à peine après que le chef de l'Etat a rappelé ses ministres à l'ordre.
Dans la même veine, on prend soin de nier toute concurrence avec Yazid Sabeg : « Nous ne sommes pas là pour avoir un ego, nous sommes là en mission. On a besoin de toutes les énergies. » Dimanche, Fadela Amara n'avait en revanche pas hésité à juger que sa collègue Rama Yade, en délicatesse avec le chef de l'Etat, avait eu « tort » de refuser de conduire l'UMP aux européennes en Ile-de-France. « Si on m'avait donné cette chance, j'y aurais été avec joie parce qu'on ne perd jamais quand on se présente devant le peuple. » Une offre de service ? « A ce jour personne ne lui a rien proposé mais, s'il y a une proposition qui vient, elle sera étudiée sérieusement », indique un de ses conseillers.
MARIE BELLAN ET ELSA FREYSSENET
Pour museler la Cimade, une copie bis d’Hortefeux
(liberation:CATHERINE COROLLER)
Le ministère de l’Immigration a revu sa copie. Il a publié vendredi une version modifiée de son appel d’offres sur l’information des étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA) retoqué le 30 octobre par le tribunal administratif de Paris. Mais les défenseurs des sans-papiers ne désarment pas. Et la bataille qui a débuté le 22 août pourrait se poursuivre. Les services de Brice Hortefeux avaient alors publié un premier appel d’offres réformant profondément l’organisation de cette mission.
Jusque-là, une seule association, la Cimade, assistait les étrangers sur l’ensemble du territoire. Le ministère avait décidé qu’à l’avenir la France serait divisée en huit lots et que n’importe quelle personne morale pourrait poser sa candidature.
Objectif : créer une concurrence entre les opérateurs et museler une Cimade jugée trop critique. Cinq associations avaient saisi le tribunal administratif. Qui leur a donc donné raison.
Exigence. Dans la version publiée vendredi, le ministère revoit ses exigences à la hausse. «Le nouvel appel d’offres tient le plus grand compte de l’ordonnance rendue par le juge des référés […] en augmentant le niveau d’exigence pesant sur les équipes intervenant dans les CRA, en termes de compétences juridiques et de maîtrise confirmée des règles spécifiques du droit des étrangers», affirment les services de Brice Hortefeux.
Pour le reste, «il n’y a rien de nouveau, déplore Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade. La mission est toujours éclatée en lots, et les associations mises en concurrence». Dans un communiqué diffusé hier, la Cimade «rejette un processus qui ne peut que conduire à la disparition de l’aide apportée aux étrangers en rétention» et «étudie avec ses partenaires les moyens de contester ce nouvel appel d’offres».
Les candidats ont jusqu’au 10 février pour se faire connaître. Que vont faire les associations ? Maître de conférence en droit et militant au Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), Serge Slama considère que la seule réponse est de «boycotter ce marché». Cela sous-entend que les défenseurs des étrangers soient solidaires. Or, lorsque le premier appel d’offres a été lancé, deux d’entre eux, Forum réfugiés et France terre d’asile (FTA) ont décidé d’y répondre. Vendredi, Pierre Henry, le directeur de FTA disait vouloir se donner «le temps de la trêve des confiseurs pour l’étudier».
Les autres associations n’ont pas, non plus, arrêté leur position. «Techniquement et juridiquement, on ne sait pas ce qu’on va faire, explique Laurent Giovannoni. Mais au niveau politique, on ne modifie rien de notre position : le refus complet d’un dispositif qui a clairement pour but de détruire la mission d’aide aux retenus, de bâillonner les associations et de tuer la Cimade.» Même analyse du côté du Gisti. Pour son président, Stéphane Maugendre, «l’idée du gouvernement est qu’il n’y ait plus aucun regard effectif sur le quotidien dans les CRA». Or, dit-il, «à partir du moment où il n’y a pas de regards, on en arrive à l’exemple de Mayotte».
«Pas acceptables». Comme l’a reconnu Yves Jégo dans Libération du 19 décembre, les conditions de rétention dans ce dernier centre «ne sont pas acceptables». Pourtant, ce CRA ne figure pas parmi les centres concernés par l’appel d’offres du ministère. En clair, il n’est toujours pas prévu qu’une association y assiste de façon permanente les personnes incarcérées.
Pour quelle raison ? Parce que la législation applicable aux étrangers n’y est pas la même, répondait vendredi le ministère qui pourrait réexaminer la question courant 2009.
Interpellé par le collectif MOM (Migrants d’outre-mer), Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté, a promis de dépêcher à Mayotte « dès que possible, une mission pour procéder à une analyse approfondie de la situation et faire les recommandations qui s’imposent».
20/12/2008
[Video] : Les mots de sarkozy
"Les médecins , c'est comme les banquiers..." "A la ville, on brule, on casse..."
19/12/2008
La redevance à 118 euros pour bientôt?
Deux euros d'augmentation pour la redevance.
Deux euros d'augmentation pour la redevance. Le Sénat a adopté vendredi 19 décembre un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2008 portant à 118 euros, contre 116 euros actuellement, la redevance pour la télévision. La disposition présentée par la commission des affaires culturelles a été adoptée par 161 voix contre 136. Le ministre du Budget Eric Woerth s'était prononcé contre, expliquant qu'il ne voulait pas anticiper le débat sur le projet de loi de réforme de l'audiovisuel que le Sénat doit examiner à partir du 7 janvier.
Le gouvernement compte revenir sur cette mesure lors de l'examen en Commission mixte paritaire (sénateurs/députés), a indiqué le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. Auparavant, les sénateurs avaient refusé, par un scrutin serré (188 voix contre 139), d'augmenter la redevance télévision à 125 euros comme le proposaient les communistes. L'Assemblée nationale avait quant à elle décidé d'indexer la redevance sur l'inflation, une mesure prévue dans le projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel qui supprime partiellement la publicité sur France Télévision. Les sénateurs ont par ailleurs adopté un autre amendement de Philippe Marini, rapporteur général du budget, précisant que pour 2009, le montant de la redevance est indexé sur l'indice des prix à la consommation hors tabac, soit 1,5%.
E24 avec AFP
[Video] : Morano et ses copines (Rama, Rachida ...)
Francois Devedjian (fils de ...) ne respecte pas la loi

Francois Devedjian, fils de Mr devedjian, avocat comme papa, s est permis de circuler sans permis.
Il est désormais privé de voiture
François Devedjian, avocat dans un grand cabinet ayant sa filiale française avenue Hoche (environ 500 collaborateurs en Europe), n’a plus de voiture depuis le 7 décembre, indique Le Parisien, qui précise qu’il s’est fait immobiliser son 4x4 Place de la Concorde
Objectivement, je savais que mon recours n'était pas suspensif et que je ne pouvais plus prendre ma voiture. Je savais que je prenais un petit risque à continuer à rouler dans ces conditions. Maintenant, je ne conduis plus du tout… », a-t-il expliqué le 10 décembre à Stéphane Sellami, du Parisien.
Pour un avocat (et fils d’avocat, par surcroît fils de ministre depuis deux jours), cela fait un peu désordre. C’était également à la hauteur de la Place de la Concorde que, en octobre 2005, M. M’hamed Bellouti, frère d’un militant UMP, s’était fait emboutir sa voiture par un scooter ; il avait donné à la police et à son assureur comme numéro d’immatriculation celui de Jean Sarkozy, alors fils du ministre de l’Intérieur, qui depuis a été relaxé, après près de trois ans de procédure.
http://menilmontant.numeriblog.fr/
CNRS : des chercheurs entrent en "désobéissance"

Des chercheurs du CNRS annoncent entrer en désobéissance pour faire entendre leurs voix. Pour ce faire, ils envoient une "la lettre ouverte à leur Présidence et leur Direction", dans laquelle ils annoncent leur refus de remettre, cette année, leur fiche d’évaluation dite "fiche CRAC" (compte-rendu annuel d’activité). Leur objectif: "faire part de leur désarroi en tant qu’employés du CNRS, face aux évènements en cours relatifs à la réforme de notre institution".
Selon eux, le président de la République a clôturé les Premières Assises Européennes de l’Innovation, le mardi 9 décembre 2008, par un discours où il a fait porter le soupçon grave d’incompétence et de complaisance sur le travail des chercheurs du principal organisme de recherche français: "Le CNRS avait un privilège rare au niveau mondial, celui de l’autoévaluation. Remarquez si c’est une nouvelle méthode de gouvernement, je vois quelques avantages à me l’appliquer", avait déclaré le chef de l'Etat. A la veille de rendre une fiche administrative d’évaluation, 234 chercheurs du CNRS se sont mobilisés dans l’urgence pour rappeler le niveau d’exigence de leur métier qui repose en réalité sur une expertise internationale, ce qui reviendrait à demander au président de soumettre chacune de ses actions à l’approbation des autres chefs d’Etat de la planète. Ces chercheurs ont aussi souhaité utiliser cette action pour faire entendre leurs voix quant à la politique gouvernementale de la recherche qu’ils considèrent comme une atteinte profonde à l’éthique du projet de connaissance et à sa finalité : celle de faire progresser le monde selon un souci de justice. Ils ont adressé une lettre à Catherine Bréchignac, présidente du CNRS et Arnold Migus, directeur général du CNRS.
Voici leur texte :
"Chère Madame la Présidente, Cher Monsieur le Directeur, chers collègues,
Par la présente nous vous informons que nous ne remettrons pas cette année, notre fiche d’évaluation dite "fiche CRAC" (compte-rendu annuel d’activité). Cette fiche comptable n’est pas celle d’une évaluation de qualité telle que pratiquée par les membres du Comité National du CNRS selon les principes de l’évaluation par les pairs, c’est-à-dire par la représentativité des membres de la communauté scientifique en son entier. Dans cette période de réformes, elle symbolise un outil au service de logiques managériales là où la culture scientifique appelle le renforcement du rôle collégial des pairs. C’est pourquoi nous l’utilisons aujourd’hui pour exprimer notre sentiment. Nous vous rappelons que l’activité scientifique la plus essentielle qui est attendue de nous – la publication de résultats – n’est possible que dans un contexte international où s’appliquent ces règles de l’évaluation par les pairs, règles dont le strict respect assure aux plus grandes revues scientifiques leur caractère d’excellence. Au moment où l’éthique de notre institution vient d’être gravement galvaudée au cours des Assises européennes de l’innovation, nous avons à cœur de vous demander de réaffirmer au plus haut niveau de l’État, l’exigence de notre métier dont la progression au jour le jour est sans cesse soumise à ces principes au sein d’une communauté scientifique forcément internationale.
Cette démarche est aussi le moyen pour nous de vous faire part de notre désarroi en tant qu’employés du CNRS, face aux évènements en cours relatifs à la réforme de notre institution. Nous avons nourri jusqu’à aujourd’hui la plus grande fierté de travailler pour un organisme de recherche fondé sur des valeurs garantes de connaissances les plus affranchies possibles de tout enfermement utilitariste et idéologique. Le CNRS était, et nous osons encore penser qu’il pourrait le rester, un outil qui avait fait ses preuves, qui était vanté comme exemple par nos collègues étrangers et qui permettait sur la base de principes louables, de maintenir la recherche française - dans tous les secteurs disciplinaires que l’on peut imaginer - à un niveau plus qu’honorable, avec des moyens pourtant bien en-deçà des résultats obtenus.
Nous voyons avec tristesse s’éloigner un tel projet de connaissance. Le CNRS est comme bradé, intégré pour être démantelé dans une politique scientifique caricaturale qui se décline en mots clés qui ont tout dit de la fonction désormais assignée au savoir : performance, croissance, économie de la connaissance, compétition de l’intelligence, stratégies, efficacité… Jamais politique scientifique n’a été autant encadrée selon du "managing" et à d’autres fins que celles de la nécessaire protection d’une activité intellectuelle indépendante, richesse de nos démocraties. Jamais elle n’a été autant basée sur une conception du métier de chercheur où la précarisation du travail compromet dangereusement les possibilités d’avancée et dénie les compétences des personnes, notamment des jeunes docteurs. Entrée résolument dans les objectifs de l’immédiateté productiviste, elle ignore jusqu’aux temporalités de la recherche, longues et cumulatives. Jamais politique scientifique n’a été aussi peu sensible à l’état du monde. Le "plan stratégique" est une offense à tout humaniste : comment peut-on envisager la recherche scientifique sans penser le devenir humain dans sa totalité et déclarer qu’il nous faut "éviter que les connaissances acquises ne bénéficient en priorité à des pays qui n’auraient pas financé ces recherches" ? Est-ce une intimation à oublier la très grande pauvreté de la plus grande partie de notre monde et à détourner la recherche d’une éthique de justice sociale ? De cette politique, nous refusons d’être complices, pour ne pas laisser dans les archives pour les chercheurs de demain, les traces d’une irresponsabilité collective partagée.
Si le Conseil d’Administration de notre institution en vient à être tenu sous haute surveillance policière, c’est que quelque chose d’essentiel de l’ordre de la confiance, du respect et de la liberté vient d’être rompu entre des instances dirigeantes et ceux sur qui s’exerce une autorité que n’anime plus aucun principe de collégialité.
En espérant que ces mots puissent engager l’action des acteurs de notre organisme, et les hautes instances que vous représentez, dans une autre voie que celle choisie, nous vous adressons, chers collègues, nos très cordiales salutations. "
Chercheurs CNRS dont les premiers signataires sont :
Christine Chivallon, géographe, Claire Waelbroeck, climatologue, Henri Audier, chimiste, Sabine Santucci-Darmanin, généticienne, Philippe Deterre, biologiste, Frédéric Bost, biologiste, Michel Lavaud, physicien, Frédéric Joubert, biologiste, Patrick Martin, biologiste, Monique Plaza, psychologue, Jean-Pierre Lefebvre, physicien, Patrick Even, biologiste, Marc Olivier Killijian, informaticien, Marc Lenoir, mathématicien, Nicole Mathieu, géographe, Christophe Blondel, physicien, Myriam Cottias, historienne…
1- Merci au collectif "PAPERA" qui a offert son site à ces chercheurs de tout bord durant les trois jours qu’a duré cette collecte de signatures.
http://tempsreel.nouvelobs.com/index.html
Mayotte: une vidéo dénonce le centre de rétention
Vidéo à l'appui, la Une du quotidien Libération dénonce les conditions de vie des immigrés illégaux détenus au centre de rétention administratif (CRA) de Pamandzi à Mayotte. Pour 16 000 refoulés en 2007, ce sont 150 à 240 personnes serrées dans l'enceinte, pour une capacité initiale de 60 personnes.
La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) avait déjà publié un rapport édifiant sur ce qu'elle qualifie "d'indigne de la république". A quelques mois du référendum sur la départementalisation de Mayotte, le 29 mars 2008, la révélation des conditions de vie du CRA fait polémique.
Mayotte: 101ème département français?
Le référendum sur la départementalisation de Mayotte aura lieu le 29 mars, a annoncé ce mardi le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, en sortant de l'Elysée après une réunion avec le président Nicolas Sarkozy et des élus et anciens élus mahorais.
Mayotte, aujourd'hui collectivité départementale, pourrait bien devenir le cinquième département d'outre-mer et le 101ème département français.
Ainsi, selon le "pacte pour la départementalisation de Mayotte" remis par le gouvernement aux élus et anciens élus mahorais, le RMI, l'allocation de parent isolé et l'allocation de solidarité spécifique seront "mis en place en 2012 seulement", à un niveau représentant "environ le quart de ce qu'ils représentent en métropole ou dans les DOM".
La scène se passe dans un centre de rétention administratif (CRA) d'une collectivité territoriale d'outre-mer française. Les premiers plans de la vidéo n'augurent rien de bon, des restes de repas déversés sur le carrelage d'une cuisine insalubre, des murs dégradés...On a déjà envie de partir, car on imagine aisément la suite de la visite. Des femmes et des enfants, des hommes plus loin, allongés sur le sol. Avec 60 matelas, difficile de satisfaire tout le monde.
Cette vidéo a été tournée par un agent de la Police aux frontières (PAF) qui voulait témoigner de son quotidien. Un autre agent interrogé anonymement réagit: "on n'a pas fait ce boulot pour traiter ainsi les gens". Il craint un jour d'être tenu responsable d'un sombre "accident" pourtant prévisible.
L'île de Mayotte est au coeur d'un conflit historique entre la France et les Comores, les Comores revendiquant l'appartenance de l'île à son territoire depuis l'indépendance de cette dernière en 1974. La majorité des immigrés clandestins de Mayotte sont comoriens.
Malgré l'avertissement de la CNDS le 15 avril dernier, "les moyens ne suivent pas". Selon la commission, il est question de reconstruire le centre depuis 1999".
Amnesty international a alerté les ministres de l'Interieur et de l'Immigration, Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux, ce mercredi, profitant de la journée internationale des migrants pour dénoncer ces "traitements inhumains et dégradants".
18/12/2008
Budget 2009 : un déficit record

Cette aggravation spectaculaire est notamment due à la crise et aux «mesures fiscales» du plan de relance (9,2 milliards d'euros) et aux dépenses prévues par le plan (9,3 milliards d'euros), qui seront présentées dans un nouveau projet de loi de finances, vendredi en Conseil des ministres.
En présentant ces chiffres, Eric Woerth a prévenu :«C'est un montant sans précédent. Il est à la mesure des graves dangers que la crise mondiale fait peser sur notre économie. Mais il faut être très clair: ce n'est pas un chèque en blanc sur l'avenir.».
Sans surprise, l'UMP et le Nouveau centre ont voté pour, le PS, le PCF et les Verts, contre. Le projet de Budget 2009 doit être définitivement approuvé par le Parlement lors d'un ultime vote en soirée au Sénat.Lyon : "Pas de photos. Maintenant, c'est comme ça"
Lors d'une manifestation lycéenne place Bellecour à Lyon, mardi vers 17h30, des policiers ont empêché deux photographes de l'AFP de faire leur travail. L'un d'eux, Jean-Philippe Ksiazek, raconte à Rue89 comment les hommes en bleu lui ont "arraché" son appareil avant d'en effacer toutes les photos.

(De Lyon) Les lycéens n'étaient pas très nombreux, une cinquantaine, et bloquaient l'un des côtés de la place. Il y avait une dizaine de camions de CRS, et nous étions cinq photographes: trois indépendants et deux de l'AFP, mon collègue Fred Dufour et moi, venus du bureau de l'agence qui se trouve juste à côté. Nous avions notre brassard de presse.
Des policiers sont venus vers nous et nous ont dit: "Pas de photos." J'ai répondu que j'avais une carte de presse, que je faisais mon travail:
"- Aujourd'hui, c'est interdit de faire des photos.
- Pourquoi aujourd'hui?
- Parce que maintenant, c'est comme ça."
Apparemment, c'est pour des raisons de droit à l'image des policiers. Ensuite, les CRS ont repoussé les jeunes de la chaussée, très proprement, en procédant à deux ou trois arrestations.
Ils ont essayé de nous empêcher de photographier. Ils ont bloqué Fred sur un mur, avec une matraque dans le cou et une sur la poitrine, en lui disant: "Toi, tu travailles pas."
Moi j'ai réussi à faire quelques photos. Juste après, deux CRS et un policier coiffé d'un képi m'ont embarqué en me faisant une clé de bras:
- Maintenant, tu effaces toutes tes photos.
- Non, il n'y a pas de raison que je fasse ça. Je suis journaliste, j'ai ma carte de presse, je travaille."
Ils voulaient m'emmener au poste, comme si j'avais braqué une banque. Puis, pendant que deux policiers me tenaient, le troisième a arraché mon appareil, qui était en bandoulière autour de mon cou.
Ensuite, ils ont effacé toutes les photos, d'un seul coup, ce qui me laisse supposer qu'ils ont eu une formation pour ça. Il y avait environ 150 photos, d'un blocage de lycée le matin, et de la manifestation de l'après-midi. Ensuite ils m'ont dit: "Voilà, vous pouvez rentrer chez vous."
Heureusement, comme les photos, même effacées, laissent des traces dans la mémoire de l'appareil, on a pu les récupérer. Elles ont été diffusées.
Le chef du bureau de l'AFP à Lyon a protesté auprès des autorités, et on lui a répondu: "Envoyez un courrier."
Il y a une nouvelle manifestation lycéenne jeudi à Lyon, on verra comment ça se passe.
Photo: Jean-Philippe Ksiazek appréhendé par les policiers, mardi à Lyon (DR)
► Les syndicats de journalistes protestent contre cette censure
17/12/2008
[Video] : Sarkozy, albanel et l'ump
15/12/2008
Flics et chiens
**Voici le témoignage d'un prof, durée : 2min 43.
C'est pas long,
mais c'est important de l'entendre.
Les faits se sont passés lundi 17 novembre, et la seule médiatisation qu'il y en a eu c'est ce message qui a été diffusé sur France Inter.
écoutez plutôt ...
Merci de transférer ce mail à un maximum de gens, et d’en parler autour de vous.
http://torapamavoa.blogspot.com/2008/12/flics-et-chien-dans-une-cole.html
**
**********ecrire ton article ici (supprime cette ligne)**********
Mme Dati, QUI A DROIT AU QUARTIER VIP EN PRISON ?


Dati a bien recu la requete :
D.F.
Source : Le Canard enchaîné, mercredi 10 décembre 2008*****
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Menaces sur les intermittents = Manifstation devant le medef Mardi 16 decembre !

Liste d'info de la Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de FranceSite internet: http://www.cip-idf.org/
LUNDI 15 DÉCEMBRE à 19H,14 quai de Charente, M° Corentin Cariou, Réunion de mobilisation :
Anxieux, intermittents, enragés, chômeurs, rêveurs, précaires, disponibles, saisonniers, fiers, stagiaires, harassés, intérimaires,
MARDI 16 décembre, ils débloquent, bloquons-les !
Comme la police à Athènes, les décideurs économiques tuent de sang froid. À l’Unedic, les partenaires sociaux décident du sort de millions de chômeurs, intermittents et précaires. Nous risquons d’être 500 000 de plus à ne pas être indemnisés. On assiste les banques et on nous brise. Exigeons des comptes, mobilisons nous pour bloquer cette machine à précariser, imposons leur des sacrifices, maintenant !
Qu’ils commencent par garantir à chacun une indemnité quotidienne au moins égale au SMIC JOUR pour chaque journée chômée.
RDV à 13h30 au Metro Varenne
pour une MANIF en direction du MEDEF, 55 avenue Bosquet, M° École militaire
Comme à Toulouse, Dijon, Bordeaux, Marseille, Montpellier, Angers, Lyon, ...,
ni MEDEFCFDT, Ni RSA, ne laissons pas les partenaires sociaux de l’UNEDIC décider.
À l’initiative de la Fédération CGT Spectacle et à l’appel d’AC !, Apeis, CGT Intérim, CIP-IDF, comité CGT des privés d’emploi, MNCP, Sud culture, SUD spectacle, SRF ...
JEUDI 18 DÉCEMBRE à 18h30 Université ouverte : Les techniques de gouvernement des pauvres et des précaires, lecture de textes de Foucault extraits de « Omnes et singulatim » : vers une critique de la raison politique, de Sécurité, territoire, population (Gallimard, Seuil, Hautes Études, 2004). On peut consulter le corpus en cours de constitution, lire par exemple Une sociologie foucaldienne du néo-libéralisme est-elle possible ?
VENDREDI 19 DÉCEMBRE, KALIMERO- "caisse de solidarité avec les emprisonnés de la guerre sociale"- organise à la CIP une soirée pour les prisonniers. A partir de 19h : Bière sociale (punk-rock) Abdulah Sheraton (punk-rock) BMG (encore du punk-rock) et ensuite : méga-super-boum de ouf
SAMEDI 20 DÉCEMBRE, de 18h30 à 23h, rdv au 14 quai de charente pour soutenir le mensuel CQFD, débat, cantine, tables de presse, musique, précisions à venir.
Assedic de Paris occupée le 10 décembre 2008, RSAvapadutou.
Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère. Ni RSA, ni CDI, auto-organisation !
PROTOCOLE UNÉDIC..., régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle, permanence d’accueil et d’information sur les droits :
les lundis de 15h à 18h. Envoyez questions détaillées et remarques à cap@cip-idf.org
PERMANENCE PRÉCARITÉ, Chômeurs, inteRMIttents, bas salaires, étudiants, par centaines de milliers à Paris, ne reste pas seuls !
Permanence les lundis de 15h à 18h.
Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez vos chèques (à l’ordre de AIP)
à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente 75019 Paris. Sur demande une attestation peut vous être fournie.
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2 chaussures dans ta BUSH ! video
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Anti Sarko pour Noel : Offrez vous ...
Carolis pourrait décider de l'abandon partiel de la publicité
Source : nouvelObs.
Ce courrier sera envoyé lundi à Patrick de Carolis par Christine Albanel qui, "en tant que représentant de l'actionnaire va lui demander de faire ce décret".
Un chèque de 450 millions d'euros
Le ministère de la Culture résume ce choix politique, avec d'un côté, l'option "de passer par un décret modifiant le cahier des charges de France 2, France 3, France 4, France 5" dans lequel serait inscrit l'arrêt de la publicité entre 20h00 et 6h00 du matin, et de l'autre, que le président de France Télévisions, "suite à un courrier de son actionnaire (l'Etat, ndlr) décide en tant que président d'entreprise publique d'arrêter la pub entre 20h00 et 6h00 du matin, de sa propre initiative, dans l'attente que la loi soit définitivement promulguée".
De même source, on souligne que "cette décision n'a pas de conséquence négative pour l'entreprise".
Les 450 millions d'euros destinés à compenser la fin de la pub sont en effet assurés, car inscrits dans la loi de finances. "Le 2 janvier au matin, Eric Woerth (le ministre du Budget) peut faire un chèque de 450 millions d'euros au président de France Télévisions", a-t-on ajouté.
Si cette compensation n'avait pas été inscrite, Patrick de Carolis "n'aurait pas pu faire lui-même un tel décret car on aurait pu considérer qu'il prenait un risque financier pour son entreprise".
Le conseil d'administration de France Télévisions se réunit mardi. Le décret instituant la suppression de la publicité que prendrait Patrick de Carolis, étant un acte de gestion, n'appelle pas de vote à ce conseil.
14/12/2008
Un arbre se jette sur la voiture du sous-préfet alcoolisé de l'Ariège: sa carrière est indemne
Si, si ! On peut être rond comme une queue de pelle à plus de 2 grammes d’alcool dans le sang, emboutir sa voiture de fonction contre un arbre et se voir mettre à l’abri par l’administration.
Si, si ! On peut être rond comme une queue de pelle à plus de 2 grammes d’alcool dans le sang, emboutir sa voiture de fonction contre un arbre et se voir mettre à l’abri par l’administration.
lI suffit pour cela d’être un sous-préfet de la République.
Le malheureux automobiliste que les gendarmes ont récupéré le 17 octobre dernier sur une avenue de Pamiers était un peu sonné sous son airbag. La routine, pour les militaires. La présence d’un gyrophare dans le véhicule accidenté, les a tout de même un peu surpris.
Le sous-préfet secrétaire général de la préfecture de l’Ariège conduisait avec un sérieux coup dans le nez.
Les gendarmes ne sont pas bavards. Rien de cette histoire, depuis deux mois, n’a été communiqué au public. Dans toute sa rigueur, le ministère de l’Intérieur s’est toutefois dépêché de mettre ledit sous-préfet «hors cadre» pour «raison de santé».
C’est-à-dire que le fonctionnaire est sans activité mais maintenu dans son traitement. Les petits délinquants de la route convoqués devant le tribunal de police pour semblable infraction tremblent eux-mêmes devant autant de sévérité.
Les gendarmes ne sont pas bavards, mais il leur arrive de confirmer à demi mots ce que la rumeur rapporte quand ils ont du mal à le digérer.
GLv.
http://www.libetoulouse.fr/
[Video] : Marchiani : détenu meritant ?
13/12/2008
[Video] : Voter plus pour debattre moins ?
La voix de son maître

no (c) sKaLpA
12/12/2008
Le secret de la réussite de Rachida Dati ?
Dati tairait des informations sur la gestion des Hauts-de-Seine
il y a 1 heure 44 min
LeMonde.fr LeMonde.fr
Dati tairait des informations sur la gestion des Hauts-de-Seine
il y a 1 heure 44 min
LeMonde.fr LeMonde.fr
"Rachida Dati, qui connaît les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine (...), saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur [Nicolas Sarkozy]" : cette petite phrase, publiée dans un article du Point sème le trouble. En insinuant que la garde des sceaux, qui a occupé de 2004 à 2005 le poste de directrice générale adjointe du conseil général, pourrait disposer d'informations explosives sur l'attribution des marchés publics dans un département alors dirigé par Nicolas Sarkozy, le journaliste Denis Demonpion a déclenché une série de réactions en chaîne, vendredi 12 décembre.
Le député socialiste Arnaud Montebourg est, le premier, monté au front, s'étonnant du silence longtemps observé par la garde des sceaux. Soit Rachida Dati "a connaissance d'irrégularités de nature à mettre en cause le président de la République (...) et elle s'empresse de faire ouvrir une enquête, soit elle doit démentir immédiatement", écrivait le député, vendredi, à la mi-journée.
LES ÉLUS PS RÉCLAMENT UNE ENQUÊTE
Il n'en fallait pas plus pour que la chancellerie, après s'être longtemps réfugiée derrière un laconique "aucun commentaire", ne rende publique une lettre (à lire sur le site Internet du Point) adressée par la ministre à l'auteur de l'article. Rachida Dati y qualifie l'article de "totalement faux", souligne n'avoir eu aucun "contact" avec le journaliste. Et assène : "Ma fonction (...), mon statut, mes convictions personnelles et ma loyauté sans faille à l'égard du chef de l'Etat sont à l'opposé de ce que vous insinuez." Denis Demonpion assurait pourtant de son côté, au nouvelobs.com, jeudi 11 décembre, qu'il ne "retirait pas une ligne" à ses écrits, assurant même : "Rachida Dati n'a pas démenti et ne démentira pas."
En fin d'après-midi, 6 élus socialistes du conseil général des Hauts-de-Seine ont tiré la dernière salve : ils demandent que le président du conseil général, Patrick Devedjian, saississe "le procureur de la République de Nanterre afin d'ouvrir une enquête judiciaire concernant les informations dont disposerait" Rachida Dati. Plusieurs affaires judiciaires sont déjà en cours d'instruction sur des malversations financières présumées en lien avec le conseil général des Hauts-de-Seine.


