30/11/2007

La délation officialisée dans les services publics

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L'émoi enfle chez les employés du service public en contact avec les étrangers. Depuis plusieurs mois déjà, les consignes se font plus strictes en matière d'accueil et surtout de vérification des titres de séjour, même si, à certains guichets, on dénonce une incitation à la délation.Les services publics enrôlés dans la chasse aux étrangers
Par Chloé Leprince (Rue89) 18H53 30/11/2007

Début octobre, l'arrestation d'un étranger venu déposer un dossier de mariage à la mairie de Montpellier faisait scandale. Deux mois plus tard, le malaise a grimpé d'un cran dans de nombreux services administratifs, un peu partout en France.

En Haute-Garonne, des employés envoyés en stage à la PAF
Cette semaine, les employés d'un chapelet de services publics de Haute-Garonne (de l'ANPE à la Cram en passant par l'Urssaf ou la Ddass) ont appris qu'ils seraient désormais invités à partir en stage... à la Police de l'air et des frontières (PAF). La Police de l'air et des frontières est en effet chargée d'aider fonctionnaires et travailleurs sociaux à muscler la prise en charge des étrangers amenés à transiter par leurs services.

En fait, le document officiel de la préfecture précise que le stage de trois jours et demi vise à former un "groupe de référents" censés alerter directement la PAF, la gendarmerie ou la police pour tout document qui leur semblerait falsifié. Le texte officiel le stipule: la gendarmerie se présentera alors "sur simple appel" d'un employé d'une des administrations.

Dans le département, la plupart des administrations concernées n'ont découvert que cette semaine la nouvelle proposition de "stage", dont la première édition a pourtant démarré dès cet été. Mais elle fait écho à d'autres épisodes, plus ou moins isolés mais de plus en plus nombreux, dans les administrations françaises, où le personnel refuse aujourd'hui de faire office de bras droit de la PAF.

A la Poste de Chatellereault, un Guinéen embarqué par la gendarmerie
A Chatellerault, dans la Vienne, un Guinéen, Sakho Djimo, s'est présenté mi-novembre pour retirer de l'argent dans un bureau de poste. Au guichet, il présente un passeport. Mais l'employée au guichet a "un doute sur la validité de la pièce d'identité" et refuse de lui donner son mandat cash.

C'est là que les versions divergent. D'après la CGT, la gendarmerie est déjà dans les murs et embarque le Guinéen. D'après SUD, la Ligue des droits de l'homme et Emmaüs, qui rapportent l'histoire, la guichetière appelle son supérieur... qui contacte aussitôt la police. Quelques minutes plus tard, celle-ci débarque, et Sakho est interpellé.

Au sein même de la Poste, l'épisode fait des remous. Côté syndicalistes, on s'affiche "prudent", et on hésite à y voir "du zèle"... et on rappelle que cette escalade est à lire à l'aune d'un "surcroît de pression". A la CGT-PTT locale, Didier Ferron constate que les consignes ont toujours été de vérifier les pièces d'identité, mais précise que "la situation s'est durcie depuis six mois", et qu'on est passé "dans un autre registre".

Pour Didier Ferron, la vigilance doit rester totale si l'on demande aux guichetiers "de se substituer à la police":



"Il faut comprendre que cette histoire d'étrangers nous a fait très mal. On savait que ces pratiques de délation avaient lieu en région Paca depuis quelque temps. Mais pour les postiers chez nous, voir ce climat débarquer dans le Poitou est grave et douloureux."

En juillet, Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile, expliquait déjà à Rue89 qu'en refusant de délivrer leur courrier à certains demandeurs d'asile, la Poste se substituait à la police.

Les agents de l'ANPE sommés de scruter les titres de séjour la loupe
A l'ANPE, les protestations sont aussi allées crescendo depuis la diffusion de document officiel demandant explicitement au personnel de photocopier et de transmettre, "par envoi recommandé avec accusé de réception", les titres de séjour de tous les étrangers qui transitaient par leur service à la préfecture, chargée de les vérifier un par un.

Or, pour Sylvette Uzan-Chomat, du SNU-ANPE, "on introduit alors une inégalité de traitement selon la nationalité car, tant que la préfecture n'a pas vérifié -ce qui peut prendre des jours-, l'indemnisation est suspendue". Elle souligne aussi "une dimension policière proprement insupportable", alors qu'une pétition d'employés de l'ANPE dénonce l'escalade, dans le département du Rhône:

"Il y a quinze jours, le directeur d’une agence locale pour l’emploi convoque un conseiller et lui explique qu'il devra recevoir dans la matinée un demandeur d'emploi, et, dès que cette personne se présentera, de rapidement le prévenir. Heureusement, le demandeur d'emploi ne s'est pas présenté à l'agence."

La montée au front des salariés de l'ANPE commence a porter ses fruits : "lors de la dernière réunion paritaire, vendredi 23 novembre, Christian Charpy, le directeur général de l'ANPE nous a annoncé que cette procédure était suspendue... mais attention : une autre procédure est à l'étude avec le ministère de Brice Hortefeux". Avec, en ligne de mire, l'idée d'un contrôle électronique automatique, qui inquiète aussi le personnel.

La CAF demande à un foyer les actes de naissance des étrangers
Le climat reste pourtant tendu. En interne, dans les services publics. Mais aussi entre les administrations et les travailleurs sociaux sur le terrain. Ainsi, au foyer Aurore, dans le quartier de Montparnasse, à Paris, Anne Godard, la directrice, a fait des bonds en voyant le courrier à en-tête de la CAF que certains de ses soixante résidents avaient reçu:

"Seuls nos résidents de nationalité étrangère ou dont le nom est d'origine étrangère ont été priés de transmettre "une copie intégrale d'acte de naissance récente" afin d'établir le numéro de sécurité sociale. C'est honteux de faire un fichier en fonction de l'origine des gens."

A la Caisse d'allocations familiales du XVe arrondissement, le chargé de mission qui a signé le courrier reçu au foyer Aurore, contacté par rue89, assure que cela n'a "rien à voir" avec la nationalité des allocataires, et moins encore avec l'origine de leur nom":

"C'est simplement une question d'état civil: nous mettons en place un nouveau répertoire qui nécessite qu'on vérifie les numéros de sécurité sociale. Or nous avons beaucoup d'homonymes et le plus grand mal à vérifier l'état civil de ceux qui sont nés à l'étranger. Mais le problème se poserait tout autant pour un Français né à l'étranger de parents militaires! La CAF ne fait aucune vérification selon l'origine des gens!"

La méfiance reste pourtant de mise, au foyer Aurore. Marie Voirin, assistante sociale sur place, constate ainsi que, parmi les résidents dont elle suit personnellement le dossier, trois ont pour l'instant reçu le courrier... "un Pakistanais, un Tunisien, et un Algérien".

Elle affirme que, quand elle a composé le numéro de la plateforme de la CAF, on lui a répondu au téléphone que cette procédure concernait "seulement les étrangers". Or Anne Godard affirme que deux Français d'origine étrangère, l'un d'origine algérienne, l'autre d'ascendance espagnole, l'ont reçu.... " et comme par hasard, leur voisin de chambre, blond et 100% Français si j'ose dire!"

Chloé Leprince, avec Mickaël Roparz à Poitiers



Hamé de La Rumeur parle de Villiers-le -Bel

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Alors que Nicolas Sarkozy a montré du doigt la ”voyoucratie”, Hamé, du groupe la Rumeur, revient sur la stigmatisation des jeunes des quartiers. Il dénonce « la militarisation de l'intervention de la police » à Villiers- le-Bel. « Les médias sont devenus des supplétifs de la police, juge-t-il. On a l'impression d'avoir à faire à des courroies de transmission des enquêtes et des contre-enquêtes que la police mène sur elle même et des conclusions qu'elle tire ».« Aujourd'hui, on est Sarkozyste ou un voyou, un marginal »
LIBERATION/ CONTRE JOURNAL
30 Novembre

La Rumeur est en procès depuis 2002 pour avoir parlé des ”frères abattus par les forces de police” et de leurs ”assassins jamais inquiétés”. Une pétition est à signer en ligne

appel@la-rumeur.com

Vous faites l'objet depuis cinq ans de poursuites du ministère de l'intérieur pour avoir écrit, je cite: « les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police, sans que les assassins n'ait été inquiété ». Cinq ans de procédure c'est la preuve d'un entêtement de l'Etat à votre égard, mais aussi de votre capacité à lui tenir tête?

Hamé: Depuis le début de cette procédure contre nous, nous cherchons à défendre notre légitimité à écrire, et à remettre en cause les brutalités policières illégitimes, et les crimes policiers impunis.On l'a fait, on l'a écrit, cela nous ai reproché, on nous accuse de diffamation. Et depuis le début, nous essayons d'expliquer que cela renvoie à quelque chose d'extrêmement profond. Quelque chose que, manifestement, le Ministère de l'Intérieur et l'Etat ne veulent pas voir en face. C'est un noeud, et depuis cinq ans on tourne autour et on appuie.

Vous allez dans la procédure avec des explications, des témoins, sur l'histoire de la police...
On est face à un acte de censure. Une tentative de vouloir faire taire la Rumeur. Il s'agit pour nous d'assumer la dimension politique de cette attaque. D'avoir une défense politique. De revenir au fond des termes attaqués, et de mettre en perspective politiquement et idéologiquement ce à quoi cela renvoie. Cela nous amène à remuer une histoire qui ne passe pas. Plus qu'une histoire. C'est quelque chose qui a des répercutions gravissimes sur le présent. Ce n'est pas une période de l'histoire française exposée sous cloche. C'est sanglant. Cela fait des morts tous les mois. Toutes les semaines.

Depuis 2002, justement, il y a eu d'autres morts. Il y a eu Zyed et Bouna. Dimanche dernier, Moushin et Larami, et des émeutes à chaque fois qui témoignent d'un sentiment que vous avez d'une injustice... D'une police souvent disculpée, d'une jeunesse trop vite accusée..?
On est dans la reproduction d'un scénario qui aboutit à des homicides involontaires, souvent qualifiés d'accidents. Les enquêtes de la police concluent toujours à des accidents, à des légitimes paniques, des légitimes défenses. Tout sauf une mise en cause réelle des agents de police. C'est toujours après des batailles âpres des familles ou des réseaux associatifs que certains cas ont été défendus, et les victimes reconnues comme telles. La plupart du temps, c'est tout le contraire dès lors que des policiers sont mis en cause. On les disculpe. On couvre les responsabilités à tous les niveaux. Dans le même temps, il y a un travail de salissement, de culpabilisation, des victimes. On leur trouve des circonstances aggravantes - le fait de rouler sans casque, de voler un autoradio... Toutes choses qui ne méritent pas la mort... Le mensonge, l'outrage, l'insulte se greffent.

Ce qui a été peu relevé c'est la militarisation du mode d'intervention de la police. A Villiers-le-Bel, c'était hallucinant. La systématisation et l'arrogance technologique des forces de l'ordre qui se déploient dans les quartiers atteignent des niveaux inégalés. Les hélicoptères et les drônes ont été de sortie. Sans parler de la quantité, de la masse des moyens engagés, les effectifs déployés qui renvoient à des états de siège. On passe des simples opérations de police à des opérations de type militaire. Cela renvoie à des événements vieux de plusieurs d'années, dans les anciennes colonies.

Est-ce que c'est quelque chose qui ressort de l'histoire coloniale de la France, cette fracture entre les jeunes et la police?
La police est un bras articulé. Evidement il y a des pratiques policières, judiciaires, administratives, en direction des quartiers et des populations issues de l'immigration du travail et des ex-empires coloniaux qui sont héritées de l'époque du colonialisme. C'est clair et net. Pourquoi les élites continuent-elles à appréhender, à penser, ces populations comme elles ont pensé, et appréhendé nos grands-pères. Depuis les émeutes de 2005, c'est beaucoup plus clair et évident pour tout le monde. Depuis des années, avec d'autres nous disions que le traitement des quartiers était un traitement colonial. On nous traitait de fous furieux. On a vu comment face aux émeutes et aux révoltes de 2005, on systématise des modes d'intervention, y compris dans la façon de parler aux gens, qui nous viennent de l'histoire coloniale.

Il y a peut-être une arrogance, une attitude de défi au sommet de l'Etat. Est-ce que ça vient c'est lié à la personnalité de l'ex ministre de l'Intérieur aujourd'hui Président, ou est-ce que c'est quelque chose de plus profond?
Le la est donné d'en haut. On est dans une période de l'histoire de la société française, où la classe dominante ne doute plus d'elle même. Il n'y a plus de contre-pouvoir. Le rapport de force lui est favorable de manière écrasante dans tous les domaines – social, économique, culturel, philosophique. Dans la manière de percevoir les phénomènes sociaux, les grilles de lecture policière ont progressé. Même pour la culture.


Et les médias, comment vous percevez leur traitement de ce qui se passe en banlieue?
Dans ce que j'ai vu, les médias sont devenus des supplétifs de la police. L'impression d'avoir à faire à des courroies de transmission des enquêtes et des contre-enquêtes que la police mène sur elle même et des conclusions qu'elle tire. C'est la police qui enquête sur la police. Je n'ai aucun problème avec les médias dès lors qu'ils font leur travail. Et leur travail c'est quoi? C'est mettre en contradiction le réel. Je ne suis pas pour taire la version de la police, mais il faut la mettre en contradiction avec d'autres sources. Et ces sources, leur donner le même temps d'exposition. Leur donner le même chance d'être entendus. Dans ce cas les journalistes font leur travail, parce qu'ils donnent une possibilité d'y voir clair. En voyant TF1, France 2, on a l'impression d'être en face de médias militants qui ne le disent pas, mais qui militent pour la victoire d'un seul point de vue. Avec l'élection de Sarkozy on va percevoir la dureté de son projet pour nous tous. Mais il y a un aspect positif dans tous ça, c'est que les lignes de fracture, de division, s'éclairçissent. Les flous artistiques idéologiques n'ont plus besoin d 'être entretenus. Cela devient presque bi-polaire. Aujourd'hui, on est Sarkozyste ou on est un voyou, un marginal. Ou un dangereux gauchiste, un ringard, un dépassé qui n'a pas compris qu'aujourd'hui qu'avec la mondialisation il faut faire tourner plus pour avoir plus ou rester sur le bas côté.

La procédure va reprendre à la cour d'appel de Versailles, mais il y a une mobilisation autour de vous et une pétition qui circule.

Une mobilisation ne se fait pas sans levier. On a besoin de répercuter cette actualité, et d'entraîner des solidarités pour faire la preuve qu'on n'est pas seuls.

Propos recueillis par Karl LASKE

30/11/2007 à 20:08

Becquerels for ever

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Des contrôles radioactifs, menés par la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), puis par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ont mis en évidence une contamination radiologique et chimique autour d'une ancienne mine d'uranium, située sur la commune de Saint-Pierre, dans le Cantal.Contamination radioactive dans le Cantal
LE MONDE | 30.11.07 | 15h57 • Mis à jour le 30.11.07 | 15h57

Exploité de 1958 à 1985, notamment par la société Total Compagnie Minière France (TCMF), le site comportait une mine et une usine d'extraction. Au total, 1 350 tonnes de minerai ont été extraites du sol où ont ensuite été enfouies 530 000 tonnes de déchets. A la fin de son exploitation, le terrain a été réaménagé et confié à Areva. Il jouxte aujourd'hui des lotissements ainsi que des équipements communaux.

A proximité d'une villa, ainsi que sur des terrains de football et de camping, l'expertise révèle, selon la Criirad, des niveaux de radioactivité "de 100 à 700 fois" supérieurs à ceux des sols de la région. A l'intérieur même du site, la radioactivité dépasse en certains endroits "30 000 fois le niveau naturel".

Pas de risque majeur Enfin, des écoulements d'eau provoquent la contamination d'un bassin communal. Dans les zones ouvertes au public, les expositions cumulées "ne sont pas négligeables sur le plan sanitaire", s'inquiète la Criirad, qui rappelle que les résidus de traitement de l'uranium sont des déchets à vie longue nécessitant un stockage spécifique.

Pour l'IRSN, "il n'existe pas de risque sanitaire majeur pour les populations". Toutefois, des mesures de concentration de radon dans les habitations font apparaître, dans plusieurs cas, des taux supérieurs à 1 000 becquerels par m3, seuil imposant une intervention dans les bâtiments publics.

Sur la base de ces résultats, dit l'IRSN, pourraient être décidées "une amélioration de la surveillance du site" ainsi que d'éventuelles mesures de décontamination.
Pierre Le Hir

La Tribune : pas de parution jusqu'a lundi

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Les salariés de La Tribune, en passe d'être vendue par LVMH, ont décidé, vendredi 30 novembre, de reconduire la grève entamée jeudi, pour protester contre le "refus" du géant du luxe de négocier avec les salariés sur des garanties sociales, et le quotidien sera absent des kiosques lundi.Les salariés de "La Tribune" reconduisent la grève jusqu'à lundi

LEMONDE.FR avec AFP | 30.11.07 | 14h03 • Mis à jour le 30.11.07 | 19h52

"La Tribune", deuxième quotidien économique français

Le numéro un mondial du luxe, LVMH, propriétaire de La Tribune depuis 1993, souhaite vendre le deuxième quotidien national d'informations économiques et financières et racheter Les Echos, numéro un du marché actuellement détenu par le groupe britannique Pearson qui, début novembre, en avait annoncé la vente à LVMH pour 240 millions d'euros. Au début du mois, dans leurs colonnes, les journalistes de La Tribune avait à plusieurs reprises alerté les lecteurs sur l'état de la presse économique en France. Parallèlement, les journalistes des Echos avaient suivi un mouvement de grève pendant deux jours. – (avec AFP)

Lors d'une assemblée générale, les salariés du quotidien économique se sont prononcés en faveur de la reconduction de la grève à 81 %, soit 145 voix pour, 33 contre et un blanc, a indiqué Christian Lefranc, délégué Infocom-CGT. Les salariés ont entamé jeudi une grève reconductible et le quotidien était déjà absent des kiosques ce vendredi. Les salariés souhaitent que LVMH s'engage à l'avance à contribuer financièrement aux conséquences sociales de la cession, par exemple en versant une prime aux salariés "victimes de la cession", en améliorant les conditions de la clause de cession ou d'un éventuel plan social.

"ON MAINTIENT LA PRESSION"

Vendredi, une rencontre avec Alain Metternich, président de DI Group, filiale médias du géant du luxe, "n'a pas donné d'avancées majeures et on maintient la pression" en attendant une rencontre lundi avec le représentant de LVMH, Nicolas Bazire, a ajouté M. Lefranc.

LVMH, propriétaire de La Tribune depuis 1993, a l'intention de vendre le deuxième quotidien national d'informations économiques et financières et de racheter Les Echos, numéro un du marché. Le PDG de NextRadioTV, Alain Weill, est en négociations exclusives avec LVMH pour la reprise de La Tribune.



38 interventions policières en 23 jours, Bienvenu en sarkozie !!

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Bilan de la répression au 29/11 : 38 interventions policières 6/11bilan de la répression policiére au jour du 29 novembre
Vu sur INDYMEDIA

La Sorbonne évacuée. Des étudiants venus occuper les locaux de la Sorbonne, à Paris, ont été délogés par les forces de l'ordre dans la nuit de mardi à mercredi, selon Reuters. Une centaine de personnes auraient été évacuées sans incident.

Nantes UFR sciences humaines : Fac bloquée, le vote a réuni 600 étudiants, évacuée par la police peu après 21H00. Environ 200 étudiants avaient l'intention de continuer le blocus durant la nuit et de dormir sur place mais, à la demande du président de l'université, quelque 80 agents des forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation des étudiants, a indiqué à l'AFP Michel Vilbois, directeur de cabinet de la préfecture de Loire-Atlantique. L'évacuation s'est faite "sans bousculade et sans violence", a précisé M. Vilbois.

Tolbiac : 1.400 étudiants de l'université Paris I ont voté le blocage et l'occupation de Tolbiac jusqu'à la prochaine assemblée générale, prévue vendredi. La police a évacué mercredi soir, après 22HOO, les locaux de Paris I situés rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement. Les étudiants, qui occupaient les lieux sont sortis "dans le calme, sans discuter. La préfecture de police, qui agissait sur réquisition du président de Paris I, a confirmé à l'AFP "l'évacuation de 75 personnes, sans incident et sans interpellation".

9/11

Aix en Provence : à 22h00, alors que les étudiants de la faculté de lettres mobilisés contre la loi d'autonomie des universités occupaient les locaux du site Schuman, ils ont été violemment évacués. Plus de 60 CRS ont pénétré dans l'enceinte de la faculté et ont encerclé les grévistes afin de les pousser vers la sortie. Les étudiants ont réagi calmement et sont restés solidaires en formant une chaine. Ils n'ont pas opposé de résistance aux forces de l'ordre et ont quitté les lieux à la troisième sommation. Des heurts ont eu lieu lors de cette évacuation, mais il ne fut procédé à aucune arrestation.

12/11

Nanterre : à 11h00, les CRS entrent sur le campus bloquent l'entrée de l'amphi où l'AG était prévue. 200 étudiants sont restés face aux CRS et la tension est montée, finalement selon l'AFP quelques uns on tenté de forcer le passage entre les boucliers des CRS qui les ont arrosés de gaz lacrymogènes. Finalement les étudiants sont revenus en brandissant des livres sous le nez des CRS appuyant leur geste par les slogans : "Des bouquins, pas des matraques !", "la police hors des facs". Selon le témoignage d'un étudiant très engagé cela ne s'est pas passé comme l'AFP le prétend : Une centaine de membre de la police nationale et de la gendarmerie mobile (unité de prévention) charge et gaze les étudiants grévistes à hauteur des bâtiments A et B. Tout cela sous les applaudissements de la direction de l'université et des réactionnaires. Face à la résistance et au nombre des étudiants ( 300 environs) aucune interpellation ne fut effectuée.

L'AFP ne dit pas non plus qu'une AG a tout de même eu lieu (environ 1500 étudiants) avec une force présence des militants UMP.

Ces derniers ont eu comme consigne de venir en force sur Nanterre pour voter contre le blocage. Le blocage est finalement reconduit par 900 voix contre 500

13/11 : journée de pointe avec 5 interventions et les premières arrestations

Nanterre : nouveau face à face entre grévistes et CRS. en milieu de matinée : les forces de l'ordre ont par deux fois délogé des étudiants grévistes à coups de matraque, afin de permettre l'accès d'un bâtiment à des étudiants non grévistes. Des coups de matraque ont volé et une étudiante touchée au dos est tombée, sans conséquence apparemment. Les manifestants ont été repoussés par des gaz lacrymogènes. source : dépêche AFP de 12H05. Les étudiants de l'UFR de STAPS ont voté la grève.

On peut voir sur le film 2 étudiants avec le bras droit levé et 2 autres avec le poing droit levé qui acclament les CRS les autres anti bloqueurs se contentent d'applaudir : http://www.rue89.com/2007/11/13/nanterre-coups-de-matraque-sous-les-applaudissements

Il y a eu plusieurs blessés, ce qui a donné lieu à des hospitalisations, comme celle de Sinan, un étudiant aveugle, tabassé et aspergé de gaz lacrymogène, ou encore celle de Mylène sauvagement molestée et finalement blessée au dos avec plusieurs contusions.

http://agen-nanterre.over-blog.com/

sur daily motion on peut trouver des films où on voit un prof s'insurger et appeler ses collègues à refuser d'assurer leurs cours sous la protection des CRS.

Sorbonne : AG de 600 vote le blocage, 400 étudiants sont maintenus à l'extérieur de la Sorbonne par un cordon de police.

Tours La BAC arrête 2 étudiants.

RENNES selon un contact, les étudiants ont tenté une première fois de prendre la gare mais n'y sont pas parvenus (présence de 16 cars de CRS/gendarmes mobiles). Ils ont ensuite tenté de prendre la rocade où ils ont une nouvelle fois échoué. C'est en retournant en centre ville que les premiers incidents ont débuté. Les manifestants ont jeté sur la route tout ce qu'ils trouvaient sur leur passage. Les flics ont répondu par des lacrymogènes. Les manifestants les ont alors caillassés. A 16h45, les étudiants de Rennes signalaient déjà 5 arrestations dont certaines ciblées (un membre de Sud Etudiant notamment). Plusieurs personnes interpelées par la police ont été relâchées. Seules 2 personnes seraient poursuivies dont une pour violence sur agent.

Grenoble : Intervention des CRS (entendu sur france inter mercredi 14/11 au matin). Une quarantaine d'étudiants de l'université de Grenoble/Saint-Martin d'Hères (Isère), qui venaient d'investir l'amphithéatre de l'université III Stendhal (lettres), ont été évacués par la police dans la soirée de mardi, a-t-on appris mercredi de source policière. L'intervention de la police, vers 22H00, à la demande du président de l'université Patrick Chezaud, s'est déroulée sans heurts, selon la même source. Réunis en assemblée générale mardi après-midi sur le campus, près d'un millier d'étudiants avaient reconduit la grève et décidé une occupation des locaux. Suite à cette occupation, trois étudiants ont été placés en garde-à-vue pour avoir pris sur un chantier du matériel (dans l'objectif de barricader le bâtiment occupé).

http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id...=5658

14/11

Six étudiantes qui avaient retardé des trains en occupant des voies mardi 13 novembre à Rouen ont été convoquées mercredi pour le 26 février devant le tribunal correctionnel pour répondre « d'entrave à la circulation d'un véhicule de chemin de fer ».

Grenoble, le blocage de la fac est total. En début d'après-midi, un assez important cortège étudiant rejoint la manif des cheminots. A la fin de cette manif, une partie des étudiants se dirigent en manif sauvage vers le comico, en vue d'exiger la libération des trois personnes placées en garde-à-vue la veille. Quand la manif sauvage arrive devant le comico, plein de flics armés protègent le lieu, mais les trois étudiants sont dehors, libres (et semble-t-il sans poursuites judiciaires).

Les étudiants qui bloquaient l'université de Rennes 2 ont été évacués par la police dans la nuit de mercredi 14 à jeudi 15. Vers 2 h du matin, un vent de panique se met à souffler sur la fac. Un escadron de gendarmerie mobile, une compagnie de CRS et la section d'intervention du commissariat de Rennes investissent le parking de l'université. Une trentaine de fourgons au total et 180 hommes. Un cordon de CRS contourne d'abord le bâtiment avant de pénétrer dans les lieux occupés sans se heurter à la moindre résistance. Les chaînes et les barricades ne tiennent pas longtemps. En quelques minutes, les forces de l'ordre sont à l'intérieur. Les étudiants sont réunis au milieu du hall dans le calme. Pas un coup de matraque n'est donné. ils sont sortis sans opposer de résistance abandonnant sur place, fauteuils, canapés, sacs de couchage, matelas, réserves alimentaires.

15/11 à nouveau une grosse journée avec 5 interventions policières

Grenoble, le blocage de la fac continue. Des étudiants vont à l'AG des cheminots, qui continuent leur grève également. En fin d'après-midi, entre 130 et 150 personnes se réunissent en comité de grève dans une des (petites) salles de l'Agora. Ils décident d'occuper un amphi, et plus si affinités. Cette fois, direction Grenoble 1, les deux autres facs étant fermées administrativement. Réuni dans un amphi, le comité de grève continue. Et vers 22h, la présidence se pointe et "demande" la même chose que mardi soir : "vous dégagez de vous-mêmes ou les flics viendront vous dégager". Des CRS accompagnés de la BAC expulsent les étudiants qui occupent l'amphi. Dehors, quelques bousculades ont lieu, un étudiant se fait traîner par les cheveux, il est arrêté momentanément puis relâché quelques dizaines de minutes plus tard, sans poursuites.

Occupation Sorbonne 1 : 22h06 : La sorbonne est toujours occupée par une centaine de personnes qui se sont barricadées dans une salle au 1er étage (rue Victor Cousin). L'intervention des flics semble imminente. (22h48) : La Sorbonne a été évacuée à l'instant par les Gardes Mobiles. Aucune interpellation à déplorer. Jeudi soir, la police a évacué sans incidents 50 étudiants qui occupaient l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, puis, 80 autres qui bloquaient le deuxième étage de l'université au coeur du Quartier latin, a précisé la préfecture de police.

Lyon 2 également évacué suite à l'intervention des CRS ce soir à 22h30. Environ 200 personnes ont occupé la fac des quais , barricadés dans un amphi. Une quinzaine de cars de CRS, police et gendarmes mobiles arrive dans les rues autour de la fac. A l'intérieur, le mot d'ordre était de les attendre et de sortir groupés, sans pour autant leur faciliter la tache (fermeture à clé de l'amphi, barricade à l'intérieur). Les médias sont présents à l'intérieur et a l'extérieur. Les CRS défoncent les portes (du bel amphi Laprade tout beau tout neuf) accompagnés du vice président, et nous demandent de sortir. Refus au départ, puis ils tentent de chopper des gens un à un, ça résite un peu, puis on commence à sortir a quelques uns, tirés par les CRS. Dans la fac, c'est une haie de CRS qui nous escortent jusqu'à la sortie ou les journalistes prennent des photos. Tout le monde finit par sortir sous les slogans : "police partout ! justice nulle part !" ;. A priori, pas d'arrestation. Faire appel aux forces de l'ordre pour évacuer l'université est un fait rare dans l'histoire de Lyon 2 considérée comme progressiste. Voir le film sur

http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=12&article=3449

Nantes : A 23 heures, 100 CRS ont évacué les cinquante étudiants qui occupaient pour la quatrième nuit concécutive le batiment de lettre "Le Tertre". 6 fourgons, les CRS explosent les portes pour rentrer (et on va être tenu responsable pour ça bien sûr comme nous l'a expliqué la présidence) et sortent les occupants à coup de matraque, apparemment certains se sont fait mal (ou on leur a fait mal ...). La répression augmente alors que le mouvement prend de l'ampleur (blocus de droit et de sciences voté hier et aujourd'hui !). Aucune info concernant d'éventuelles arrestations. Cettedécision d'expulser la faculté n'a pu être pris que conjointement entre le président de l'université nantaise et le préfet (qui lui reçoit ses ordres des plus hauts responsables de l'état). "Pourquoi le gouvernement cherche t'il l'affrontement ?"

Strasbourg A l'AG de midi dans l'amphi 1 de l'Université Marc Bloch avait été votée l'occupation (et pas le blocage) de cet amphi.Le Président de la Fac, fait intervenir les forces de l'ordre pour évacuer : lacrymo, pas de blessés, pas d'arrestations...juste un "cordon bleu" devant la fac...

16/11

Ce matin à la Sorbonne, la police (flics en civil avec brassard police) est intervenue très violemment, avec les vigiles, contre les grévistes rassemblés pacifiquement devant la porte du Conseil d'administration de Paris IV. Une arrestation a été effectuée.

Montpellier 3 (Paul Valery) a été évacuée a 6 heures ce matin, elle était bloquée par une cinquantaine de personnes depuis plusieurs jours. L'opération s'est déroulée sans incident. Les étudiants sont venus se réfugier à la fac de sciences. La police était sur place peu avant 8H00 afin de filtrer les entrées, a indiqué une source policière au journal Libération. Selon Europe1 , 5 personnes ont été arrêtées. Ecoutez le récit de l'évacuation de l'université Montpellier 3 avec Yann Terrou.

http://www.europe1.fr/informations/articles/764160/univ....html

Nantes bien que les locaux soient fermés administrativement, des étudiants ont quand même réussi à rentrer (et sans rien casser) vers 16h ... ... pour se faire dégager vers 19/20h ... les CRS. Ceux ci ont explosé une porte sans trop se poser de question : pour la petite histoire, c'est une sorte de sas, la première porte était effectivement fermée, pas la deuxième, qu'ils ont quand même explosé à coup de bélier, bravo. On appelle à la démission du président de l'université bien sûr. Les élus étudiants ont démissionnés hier (CA, CEVU, ...).

19/11

Après la violente évacuation de Nanterre la semaine dernière, c'est le site Paris IV de Clignancourt qui en a fait les frais ce lundi matin. Les bloqueurs ont non seulement été confronté à un important groupe d'anti bloqueurs, mais aussi à des CRS pour le moins agressifs. Une pétition a donc circulée pour protester contre la présence des gendarmes et des CRS autour de l'établissement.

http://www.contrepoint.info/?p=1105

20/11

Sorbonne : Nouvelle intervention de la Police.

L'UNL déplore "une intervention policière pour débloquer le lycée Racine, à Paris"

Manif sauvage d'un millier de personnes à Grenoble , avec quelques affrontements plusieurs arrestations et un tabassage en règle dans un hall d'immeuble ou se sont réfugiés des gens,

http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&fi...=5734

21/11

Intervention de la Police à Bordeaux IV

Sorbonne : La Police empêche les étudiants d'entrer.

23/11

La police a évacué vendredi matin, sans incident, les jeunes qui bloquaient un bâtiment de Rennes 2.

Intervention de la Police à la Sorbonne

26/11

Les gardes mobiles évacuent 3 lycées de Caen.

27/11 certainement les faits les plus graves un lycéen prend une balle de flash ball en plein visage

NANTES : l'affrontement n'a duré que quinze minutes. Très violent. Le défilé de 3 500 étudiants et lycéens remonte vers le campus du Tertre quand il bifurque vers le rectorat, qui est fermé. Les manifestants forcent un grillage, un millier s'engouffre à l'intérieur. Les forces de l'ordre sont une trentaine puis plus de soixante-dix : une quinzaine de policiers de la brigade anticriminalité (Bac), une trentaine de policiers de la compagnie départementale d'intervention, une trentaine de gardes mobiles.Au bout de dix minutes, les forces de l'ordre demandent « d'évacuer gentiment », indique un policier. Les étudiants protestent. Une minute plus tard, tout bascule. Les policiers, casqués, munis d'un bouclier et d'une matraque, chargent sans répit. Ils poussent dans la mêlée, ils frappent. Des manifestants donnent des coups de pied tandis qu'à l'arrière la clameur s'élève : « Étudiants, non violents, on va partir ! » Les coups pleuvent, un étudiant est tiré par les cheveux sur le sol. En cinq minutes, la foule reflue vers les grilles. Les manifestants sont hors de l'enceinte. Des policiers de la Bac les poursuivent. Quelques pierres sont lancées. Un policier braque son pistolet. Et à moins de 10 mètres, sous les yeux des journalistes, tire une flashball. La balle atteint un manifestant, comme le confirmera plus tard la police. Les manifestants reculent. Le face-à-face se déroule à 50 mètres de distance. La colère s'empare de la foule, qui invective les policiers. Trois jeunes et un policier hospitalisés « Je suis bouleversée », dit Annette, infirmière universitaire, qui a tout vu (lire ci-dessous). Près des grilles du rectorat, un lycéen de Guist'hau est au sol, blême, défaillant. Sa blessure va de l'arcade sourcilière à la tempe. Il est à demi conscient. L'infirmière s'occupe de lui jusqu'à l'arrivée des secours, dix minutes plus tard. Dont les deux camions restent un quart d'heure avant d'aller au CHU, se frayant un chemin parmi les manifestants qui crient « Pierre, Pierre ». Deux autres jeunes blessés, eux aussi envoyés au CHU. On note un autre lycéen parmi eux. De source policière, « neuf fonctionnaires ont été blessés », dont un hospitalisé pour une coupure à un doigt.Hier soir, une cinquantaine d'étudiants était retourné au Tertre. Ils prévoient une commission pour recueillir des témoignages sur les affrontements qui ont eu lieu au rectorat. Frédéric Testu Presse-Océan

Aix : trois étudiants en garde à vue après avoir investi une permanence UMP. Trois étudiants ont été placés en garde à vue mardi à Aix-en-Provence, après que la permanence locale de l'UMP a été investie en fin de manifestation contre la réforme des universités, a-t-on appris de source policière. "Trois jeunes sont en garde à vue et n'ont pas encore été entendus. Ils seront relâchés demain matin", a indiqué cette source. La manifestation contre la loi sur l'autonomie des universités a rassemblé entre 500 et 600 étudiants et lycéens mardi à Aix-en-Provence, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon la section locale de l'UMP, en fin de manifestation, "une trentaine" de manifestants ont cassé la porte du local UMP pour "arracher toutes les affiches des murs, détruire les panneaux électoraux et jeter tous les tracts par les fenêtres", tout en prenant à partie deux permanentes de l'UMP présentes sur les lieux. Maryse Joissains Masini, maire UMP d'Aix-en-Provence et députée de la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, a condamné "de façon très forte ces débordements" dans un communiqué. Par la suite, alors qu'environ 200 manifestants réclamaient sur place la libération des trois étudiants, une trentaine de membres de la Compagnie départementale d'intervention ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a constaté le journaliste de l'AFP. La Commission presse du mouvement de lutte contre la LRU de la faculté de lettres d'Aix-en-Provence a dénoncé de son côté des "arrestations violentes et au faciès", voyant dans les agissements des forces de l'ordre "une tentative de répression du mouvement" de protestation contre la loi Pécresse.

28/11

Le président de Paris IV fait intervenir systématiquement les forces de l'ordre pour casser les piquets de grève ! La répression ne fait que renforcer la détermination des étudiants ! M. Pitte, président de Paris IV (cf notre dossier sur ce sinistre personnage :

http://oxygenefse.free.fr/jour/octobre2006/dossier-pitt...e.pdf

fait appel systématiquement aux forces de l'ordre contre les grévistes. A Clignancourt, et désormais à Malesherbes dont l'AG étudiante a voté mardi 27 novembre la grève avec blocage.

29/11

La police a évacué dans la nuit de mercredi à jeudi les étudiants qui occupaient le campus de l'université Lyon II à Bron (Rhône)

La police a chargé jeudi matin pour disperser plusieurs centaines de lycéens qui voulaient bloquer un lycée à Lille pour protester contre le loi Pécresse, a constaté un photographe de l'AFP. Après un face-à-face tendu de plusieurs minutes et quelques jets de projectiles en direction des forces de l'ordre, celles-ci ont chargé et dispersé 300 à 400 lycéens réunis devant le lycée Pasteur. Au moins deux lycéens ont été interpellés par la police, selon le photographe. "Nous étions sur place pour des raisons de bon fonctionnement du lycée à la demande du proviseur", a confirmé la police, évoquant "quelques perturbations" mais refusant de parler d'"évacuation" du lycée, où les cours ont finalement été suspendus pour la journée. Dans l'académie de Lille, quatre autres lycées étaient bloqués jeudi matin, selon le rectorat. Une manifestation d'étudiants et de lycéens contre la loi Pécresse était prévue jeudi après-midi à Lille.

La police chasse les piquets de grève de deux sites du campus de Grenoble Une petite centaine de policiers a évacué jeudi matin les piquets de grève bloquant l'accès à deux sites du campus grenoblois : la galerie des amphis et l'Institut d'études politiques (IEP), a constaté un journaliste de l'AFP. Cette évacuation qui a commencé vers 7h30, sous les cris, a donné lieu à des bousculades mais pas de blessure importante, selon la même source. Le premier site était bloqué depuis plusieurs jours, le second depuis le matin même. Les étudiants désireux de reprendre les cours étaient filtrés, et devaient montrer leur carte. Vers 9h00, les cours avaient repris normalement à l'IEP. Le directeur de l'IEP, Olivier Ihl, a indiqué à l'AFP qu'il avait été alerté de l'arrivée d'étudiants bloqueurs par le concierge de l'établissement.

Le rectorat brièvement occupé à Caen par des lycéens et étudiants Quelques centaines de jeunes ont brièvement pénétré jeudi après-midi dans le rectorat de Caen en causant des dégâts légers dans les locaux, après avoir participé à une manifestation anti-loi Pécresse ayant rassemblé quelque 1.300 lycéens et étudiants, selon la police. Les jeunes, en grande majorité des lycéens, ont été délogés du rectorat par les forces de l'ordre qui ont lancé des bombes lacrymogènes à l'intérieur. Quelques légers dégâts et des vitres brisées étaient à déplorer, a constaté un correspondant de l'AFP. 300 à 400 jeunes manifestants ont ensuite bloqué les accès principaux de l'hôtel de ville avec des barrières métalliques avant de se rendre à la préfecture où ils ont à nouveau été chargés par les gendarmes mobiles. "La répression ne nous fera pas plier", criaient les jeunes à l'adresse des forces de l'ordre. Cinq ou six jeunes ont été interpellés pendant ces heurts, a indiqué Jean Bouteloup, directeur départemental de la sécurité publique. Parallèlement, 300 jeunes ont manifesté à Cherbourg, selon la police. Plusieurs lycées étaient toujours bloqués jeudi dans le Calvados, ainsi que six dans la Manche.

Perpignan : la fac occupée depuis 4 semaines a été évacuée et nettoyée jeudi matin
le vendredi 30 novembre 2007 à 23h46



Sauvons l'Université, Sauvons la Recherche

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Sommaire du jour :

1. Motion de la première assemblée générale commune des collectifs « Sauvons l’Université ! » et « Sauvons la Recherche », 29 nov.
2. Evacuations musclées sur le campus de Grenoble - Voir la vidéo en ligne, 29 nov.
3. Lyon : Après l'intervention des CRS à Bron, les étudiants s'interrogent, 29 nov.
4. Grenoble : Une assemblée générale mouvementée hier sur le campus. Le blocage voté, mais..., 29 nov.
5. Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche, 28 nov.
6. Ouverture du site www.sauvonsluniversite.fr animé par le collectif "Sauvons l'université", 28 nov.
7. Madame la Ministre : votre milliard est postiche, votre autonomie de carême, vos promesses de Gascon, 28 nov.
8. Références documentaires autour de la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (dite “ loi LRU ”)
9. Assemblée Générale des personnels de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoge, 19 nov.
Pour une autre réforme des universités et de la recherche
Actualités au 29 novembre 2007

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RESISTONS ENSEMBLE

1. Motion de la première assemblée générale commune des collectifs « Sauvons l’Université ! » et « Sauvons la Recherche »

Nous, membres de la communauté universitaire et de recherche, quels que soient nos statuts, nos disciplines, nos universités ou établissements, sommes réunis à la première assemblée générale commune des collectifs « Sauvons l’Université ! » et « Sauvons la Recherche ». Nous affirmons notre opposition totale à la loi LRU et plus largement à la politique menée par ce gouvernement et ses prédécesseurs, qui menace la qualité de la recherche et de l’enseignement supérieur. Solidaires du mouvement étudiant, nous condamnons la répression dont il est l’objet. Nous entendons prendre part à la lutte engagée pour une université ouverte, collégiale, démocratique, et un savoir scientifique protégé des intérêts politiques et marchands. Nous soutenons les revendications exprimées dans les deux pétitions SLR et SLU, que nous appelons à faire signer massivement.

Nous ne reconnaissons aucune légitimité à parler en notre nom à la CPU, ce consortium de présidents d’Universités que le renforcement programmé de leur pouvoir disqualifie pour représenter notre communauté.

Nous demandons l’abrogation de la loi LRU. Nous nous engageons à prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir la suspension de l’application de cette loi et l’arrêt de la politique de démantèlement du service public de recherche et d’enseignement supérieur. Nous demandons que s’engage dès à présent un véritable débat avec tous les acteurs de la communauté universitaire et de recherche, pour l’élaboration démocratique d’une autre réforme.

Nous appelons dès à présent l’ensemble des personnels de l’université et de la recherche à se mobiliser et faire entendre sa voix lors de la journée d’action avec grève et manifestations du jeudi 6 décembre.


Publié le jeudi 29 novembre 2007

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2. Evacuations musclées sur le campus de Grenoble

France 3 - Mobilisation étudiante
29/11/2007 | 14:05 0 commentaire

Voir la vidéo en ligne : http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/info/36910955-fr.php#

Situation très tendue à l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) et à l'université Mendès-France


Jeudi matin, les forces de l'ordre ont évacué les piquets de grève bloquant l'accès à deux sites du campus grenoblois : la galerie des amphis et l'Institut d'études politiques. L'opération de police a commencé vers 7h et a donné lieu à des bousculades et des scènes de violence... y compris de la part d'un responsable universitaire.

Mercredi, les étudiants grenoblois ont voté pour le blocus. L'université Mendès-France, était bloquée depuis plusieurs jours. Jeudi matin, des étudiants ont tenté de bloquer un second site : celui de l'IEP. Ils ont tenté d'empêcher les étudiants non-grèvistes de pénétrer dans les lieux. La tension est montée et des scènes de violence ont suivi ... jusqu'au geste du directeur de l'IEP, Olivier Ihl. Ce dernier a indiqué qu'il avait été alerté de l'arrivée d'étudiants bloqueurs par le concierge de l'établissement. Sur place, il a affirmé avoir été menacé et insulté par un groupe de jeunes gens. Il a décidé de porter plainte pour "coup et blessure". Les cours ont repris normalement, vers 9h, à l'Institut d'Etudes Politiques.

Sur le campus, où travaillent 45.000 étudiants, la situation restait confuse jeudi matin avec quelques amphis encore bloqués, d'autres fermés à la demande des présidences d'université voulant éviter les dégradations et d'autres encore où les cours se déroulent normalement.

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3. Lyon : Après l'intervention des CRS à Bron, les étudiants s'interrogent (29/11/2007 )

UNIVERSITE
Evacuation de Bron par les CRS, la vidéo (29/11/2007 ) : http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=1&article=3634

A 23h, les CRS sont intervenus sur le campus de Bron, le site périphérique de l'université Lyon 2 pour évacuer les Environ 80 étudiants retranchés dans un amphi. Le blocage a donc tenu 16 jours. Présent sur les lieux, Lyon Capitale a pu suivre l'intervention des forces de l'ordre qui s'est soldée par 13 interpellations.
Lire le récit de la soirée.


Ce jeudi, à 10h30, 900 manifestants selon la police, 1000 selon les participants, ont défilé entre Bellecour et Lyon 2 sur les quais, fermée administrativement dans la nuit de mercredi à jeudi. Les manifestants se sont ensuite réfugiés dans un amphithéâtre de l'IEP pour y tenir une assemblée générale. Cette manifestation fait suite à l'évacuation par la police du campus Porte des Alpes à Bron, suite à "l'action gratuité" menée mercredi 28 novembre dans le Leader Price tout proche. Les étudiants ont sorti des chariots de nourriture du magasin pour les emporter jusque dans les locaux de l'université. La présidence a alors demandé à la police d'intervenir, ce qu'elle a fait, avec à la clé 13 personnes mises en garde à vue.


http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=1&article=3648





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4. Grenoble : Une assemblée générale mouvementée hier sur le campus - Le blocage voté, mais...

Le Dauphine.com Edition du 29/11/2007 - http://www.ledauphine.com/info/essentiels/iseresud/art_105971.php

UNIVERSITÉS :
Une assemblée générale mouvementée hier sur le campus
Le blocage voté, mais...
Ève MOULINIER

SAINT-MARTIN D'HÈRES: D'ordinaire les assemblées générales sur le campus ont tendance à durer. Mais celle d'hier après-midi a battu des records: 4 heures de débats électriques...

Malgré le froid, l'assemblée générale tenue hier, aura duré près de quatre heures. Le DL/Lisa MARCELJA

Quatre heures passées sur le parvis de l'amphi Weil, malgré un froid piquant qui n'a pas découragé les 3 000 jeunes présents.

Tout a commencé avec les prises de paroles habituelles des militants du mouvement estudiantin et des "anti-blocage". Sur l'estrade commune, les premiers ont évoqué « les raisons d'un combat humain qui dépasse la simple loi Pécresse ». « Nous sommes avec les lycéens, avec les cheminots, avec les sans-papiers. C'est une vision de la société que nous défendons ici ». Quant aux seconds, ils ont revendiqué « leur liberté à étudier » et dénoncé « des révolutionnaires qui se trompent de combat ». Monté sur scène, un professeur de l'université Stendhal, Christophe Mileschi, a assuré que de nombreux enseignants soutenaient le mouvement. "Du fait du blocage, nous avons pris le temps de lire cette loi et nous avons vu à quel point elle est mauvaise".

Après les multiples interventions des deux bords _ où Karl Marx a été cité tout comme... Laurent Gerra, où le nom du président de l'Unef, Bruno Julliard, a été sifflé, le vote a finalement eu lieu. Un vote "géographique": les "pour le blocage" devant se serrer à gauche de l'estrade, les "contre" à droite. Très vite, à l'avant, des masses distinctes se sont formées. À l'arrière, en revanche, les rangs étaient très éparpillés, laissant régner une certaine confusion.

Mais le blocage a été voté, notamment après qu'un non-gréviste, monté sur scène, l'a validé. "L'International" a alors retenti. Mais, si les grévistes satisfaits ont vite quitté les lieux, leurs opposants sont restés pour protester contre les conditions de ce vote. « Des étudiants n'avaient pas compris la procédure et n'ont pas pu s'exprimer à temps. Nous réclamons un scrutin avec carte d'étudiant. Nous réclamons la démocratie! ». Et hier soir, alors que certains syndicats appelaient, de leurs côtés, à une « clarification », les dates de vendredi ou lundi étaient proposées pour un nouveau vote.

REPÈRES

UPMF : LA REPRISE DES COURS AUJOURD’HUI
L’information a été publiée hier sur le site internet de l’Université Pierre-Mendès-France : “la conférence des directeurs de composantes réunie aujourd’hui à 16 heures a confirmé la réouverture de l’ensemble des locaux pédagogiques de l’université Pierre Mendes France et la reprise générale des cours : Jeudi 29 novembre à 8 heures”. Quant à l’université Stendhal-Grenoble III, une décision devrait être annoncée cet après-midi.
AILLEURS EN FRANCE
Une grosse trentaine de sites universitaires et unencinquantaine de lycées étaient toujours perturbés hier soir par le mouvement étudiant contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités.


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5. Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

le 28 novembre 2007

"L’enseignement et la connaissance sont importants parce qu’ils définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains, et non parce qu’ils peuvent améliorer notre compétitivité mondiale", ainsi s’exprimait récemment D. Faust, présidente de l’université de Harvard. Comme l’université française a assumé depuis vingt ans un quasi-doublement des effectifs étudiants sans moyens suffisants pour accompagner cette évolution, elle se trouve aujourd’hui en grande difficulté pour remplir les missions de production et de transmission des connaissances qu’implique une telle vision. Pour améliorer cette situation, de nombreuses propositions ont été formulées par la communauté scientifique. Mais le gouvernement les a ignorées et a tiré argument des difficultés réelles de l’université pour transformer complètement, brutalement et sans réelle concertation, l’ensemble du dispositif national de recherche et d’enseignement supérieur, afin que celui-ci puisse être géré comme une entreprise, afin qu’un objectif majeur de l’enseignement supérieur soit la professionalisation immédiate, et que la recherche soit avant tout finalisée et à court terme.

L’urgence aurait dû être d’investir massivement dans les universités, y compris en moyens humains. Mais l’urgence pour le gouvernement a été la mise en place de la LRU (Loi libertés et responsabilités des universités), c’est-à-dire un cadre (l’autonomie des universités) qui lui permette d’accélérer un désengagement financier, tout en masquant cette démarche par des effets d’annonce. Cette autonomie verra un fort accroissement des pouvoirs attribués aux présidents d’université, qui auront en particulier la haute main sur les processus de recrutement de personnel, au mépris de la norme internationale, qui recommande un recrutement par des pairs compétents.

L’autonomie scientifique des universités ne sera qu’une façade dans une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), imposant une recherche sur projets à court terme, sans prise de risque, sur les axes détaillés établis par le ministère, avec un nombre croissant de personnels précaires. Ce dispositif de contrôle du champ scientifique par le politique est complété par l’AERES, agence d’évaluation entièrement constituée de personnalités nommées.

Les phénomènes de concentration de pouvoirs sans contre-pouvoirs seront aggravés par la disparition programmée des EPST en tant qu’organismes de recherche ayant une politique scientifique autonome, en particulier le CNRS, principal vecteur d’une recherche non finalisée sur le long terme privilégiant la pluridisciplinarité et la prise de risque. Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d’une université et d’un organisme de recherche), représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle. Cette articulation permet de coordonner l’effort de recherche dans chaque champ disciplinaire et dans le contexte international. La commission d’Aubert prépare aujourd’hui la suppression de fait de cette double tutelle, et s’apprête ainsi à casser un système qui a fait la preuve de ses vertus structurantes.

Face à ces mesures qui nous paraissent inadaptées et dangereuses, nous demandons :
- Pour les acteurs de la recherche et de l’enseignement, une véritable autonomie scientifique et pédagogique par rapport au politique (qui n’implique aucunement un désintérêt pour les demandes de la société). Contrairement à ce que la référence à l’autonomie des universités veut laisser croire, cette autonomie-là leur est refusée.

- Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, en maintenant le principe d’une double tutelle (locale et nationale) sur les unités mixtes de recherche.

- Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche prévues dans le budget 2008. Il faut diminuer les crédits affectés à l’ANR et au Crédit Impôt Recherche, pour augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements (universités et organismes de recherche).

- L’octroi aux universités d’un financement par étudiant équivalant à celui des classes préparatoires, des BTS et des écoles professionnelles. Un tel soutien public est la condition indispensable pour pouvoir renouer avec l’ambition de démocratisation scolaire et pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle des activités d’enseignement supérieur et de recherche par le privé.

- Un plan pluriannuel de création d’emplois (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) afin de pouvoir renforcer l’encadrement pédagogique en premier cycle, sans recourir à des heures supplémentaires : il importe d’augmenter le temps que les enseignants-chercheurs peuvent consacrer à la recherche, pas de le diminuer ! La moitié de l’augmentation du Crédit Impôt Recherche suffirait pour mettre ce plan en place.

Nous demandons que les principes défendus ici soient pris en compte, et se traduisent dans les faits par un changement net de la politique menée actuellement. Nous demandons que soient clairement explicitées les perspectives d’évolution de notre système, et que toute nouvelle décision engageant son avenir soit précédée d’une concertation avec les instances véritablement représentatives des personnels. Dès à présent, nous nous attacherons à animer le débat sur ces questions auprès de nos collègues et concitoyens. Prochainement, un bilan sera fait de la prise en compte de ces demandes, notamment par la commission d’Aubert, et à travers les budgets affectés aux universités et aux organismes de recherche. Si ce bilan ne fait pas apparaître les garanties indispensables et que se confirment les menaces sur l’avenir des organismes de recherche, nous mettrons en oeuvre d’autres moyens d’action pour stopper cette évolution.

Premiers signataires :
Henri Audier, chimiste, Directeur de Recherche émérite au CNRS ; Pierre Beauvillain, Président de la section 08 du CoNRS, DR CNRS ; Gilles Bergametti, Président de la section 19 du CoNRS, DR CNRS ; Jacques Bertoglio, DR Inserm, Président CSS2 Inserm ; Edouard Brézin, physicien, Professeur à l’université Pierre et Marie Curie ; Julien Brossard, Physicien, Ingénieur de Recherche CNRS ; Georges Debrégeas, physicien, Chargé de Recherche au CNRS ; Jean Fabbri, mathématicien, maître de conférences à l’université de Tours ; Jacqueline Heinen, sociologue, Professeure à l’université Versailles-St-Quentin, présidente de la CPCNU ; Bernard Jégou, DR INSERM, président de la CSS 6-INSERM ; Pierre Joliot, biophysicien, Professeur honoraire au Collège de France ; Rose Katz, DR inserm ; Annick Kieffer, sociologue, Ingénieure CNRS ; Yves Langevin, astrophysicien, Directeur de Recherche au CNRS, président de la CPCN ; Jean-Luc Mazet, biologiste, chercheur CNRS ; Bertrand Monthubert, mathématicien, Professeur à l’université P. Sabatier ; Jacques Moret, biologiste, Professeur au Muséum d’histoire naturelle, vice-président de la CPCNU ; Rémy Mosseri, physicien, Directeur de Recherche au CNRS ; Pierre Netter, biologiste, professeur à l’Université P. et M. Curie, directeur d’école doctorale ; Frédéric Sawicki, politiste, Professeur à l’université Lille 2 ; Isabelle Sommier, politiste, maître de conférences à l’université Paris 1, directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne ; Daniel Steinmetz, ingénieur de recherche CNRS, élu au CA du CNRS ; Alain Trautmann, biologiste, Directeur de Recherche au CNRS ; Henri Vial, Président de la section 23 du CoNRS.


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6. Ouverture du site www.sauvonsluniversite.fr animé par le collectif "Sauvons l'université".

Ouverture du site www.sauvonsluniversite.fr animé par le collectif "Sauvons l'université".

Ce collectif, créé le 24 novembre 2007, rassemble des chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, personnels administratifs et techniques rassemblés autour d’une tribune intitulée « Les présidents d’université ne parlent pas en notre nom », écrite par des enseignants de Paris VIII, et parue dans Le Monde du 21 novembre 2007 (texte qui peut dorénavant être signé en ligne sous forme de pétition).

Il ne se veut représentatif d’aucun mouvement particulier. Son but est d’œuvrer à la mise en place d’UNE voix de la communauté des universitaires dans le débat autour de la loi LRU. Celles et ceux qui avaient pu se rassembler à Paris le 24 novembre, malgré un appel diffusé très tardivement, provenaient des établissements suivants :

- Université d’Aix-Marseille I (Mathieu Brunet)
- Université de Besançon (Marie-Pierre Gaviano)
- Université de Caen (Christian Del Vento)
- Université de Dijon (Laurence Giavarini)
- Université de Grenoble III (Christine Noille-Clauzade)
- Université d’Orléans (Silvère Menegaldo)
- Université de Paris I (Florence Audier, Jean Salem)
- Université de Paris III (Daniel Mouchard)
- Université de Paris IV (Jean-Charles Monferran, Annliese Nef)
- Université de ParisVI (Françoise Picard)
- Université de ParisVII (Gilles Pidard, Catherine Quiminal, Anny Dayan Rosenman, Jean-Pierre Vallat)
- Université de ParisVIII (Pierre Bayard, Jean-Louis Fournel, Bertrand Guillarme, Gérard Mairet, Eleni Varikas)
- Université de Paris IX (Clément Mouhot)
- Université de Rouen (Alexis Grélois)

Pour nous contacter : postmaster@sauvonsluniversite.com

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7. Madame la Ministre : votre milliard est postiche, votre autonomie de carême, vos promesses de Gascon

Par Henri Audier, le 28 novembre 2007


Où l’on verra pourquoi l’affirmation qu’il y aurait cette année un milliard de plus cet année pour les universités est une tromperie.

Madame la Ministre,

Quel que soit le brillant de vos interventions, rien ne vous autorise à mentir délibérément à la communauté que vous êtes censée défendre, et au-delà à tout le pays. "Le milliard de plus pour l’université" que vous annoncez dans tous les médias est inexistant, fictif, postiche.

En effet, le site de votre ministère annonce 922 millions (M€) de plus pour l’enseignement supérieur en 2008. Vous calculerez facilement que pour les 12,5 milliards de crédits universitaires, une augmentation de 2% (dus à l’inflation) représente 250 millions ; la croissance en euros constants n’est plus que de 672 M€. Si vous lisez le "jaune" du budget, préparé par vos services, vous vérifierez que 289 M€ sont embolisés pour "financer l’évolution de la masse salariale en 2007" et que 200 M€ de la ligne "constructions universitaires" sont un simple rattrapage de crédits de paiement sur quelques chantiers. S’il est bien que l’Etat paye ses dettes, il ne s’agit en rien de mesures nouvelles. Celles-ci s’élèvent en réalité à 183 M€ (+1,4 %), et non pas un milliard (2). Pas de quoi pavoiser quand on connaît le retard, et quand on voit que notre voisin britannique prévoirt des augmentations annuelles de 10%. Ce d’autant qu’un calcul similaire conduit pour la recherche publique, sans laquelle il n’y a pas d’enseignement de haut niveau à une croissance strictement nulle, qui se traduira, compte tenu de l’inflation et des réserves obligatoires (rarement restituées), par une diminution nette !

C’est donc une autonomie de carême que vous avez octroyée aux universités : zéro emploi créé, des crédits de recherche qui ne suivent pas l’inflation et une misère pour améliorer le premier cycle. Alors, comment vous croire quand vous affirmez, sans création d’emplois, que la dépense par étudiant des universités sera portée au niveau de celle des grandes écoles ? Par des heures supplémentaires, en diminuant plus encore, le temps de recherche des enseignants-chercheurs ? Où sera la disponibilité, pour un suivi individualisé, d’enseignants croûlant sous les heures de cours ? Où sera la modernité de leur enseignement s’ils n’ont plus de temps pour faire de la recherche ?

Et comment vous croire, Madame la Ministre, quand vous annoncez un milliard de plus par an jusqu’en 2012, 15 milliards "en cumulé" (c’est la même chose, mais cela fait plus riche) quand "le milliard 2008" ne vaut en réalité que 183 millions ? Pour être crédible, Madame la Ministre, il serait temps de négocier avec ceux qui enseignent, avec ceux qui cherchent, avec tous ceux qui font marcher journellement l’université, et pas seulement ceux qui y étudient ou ceux qui l’administrent. Ce sont plus de cent mille professionnels que vous ignorez superbement. Il suffirait de décréter un moratoire sur la loi LRU, de mettre tout le monde autour de la table, sans séparer enseignement et recherche, et de remettre à plat tous les problèmes.

Nous y sommes prêts. Et vous ?

Henri Audier


http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1773

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8. Références documentaires autour de la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (dite “ loi LRU ”)

La loi expliquée par le Ministère de l'Enseignement supérieur
• Ce qu’apporte la réforme aux personnels des universités : ce qu’apporte la réforme aux personnels ingénieurs, administratifs, techniques et des bibliothèques / MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE / mercredi 12 septembre 2007. Consulter à l'adresse URL suivante : http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/ce-qu-apporte-la-reforme-aux-personnels-des-universites.html
Sur ce site intitulé “ Nouvelle université pour l'égalité des chances ” produit par le Ministère et entièrement consacré à la réforme de l'université, on trouve aussi le texte de la loi LRU, des articles explicatifs du texte, les arguments pour sa mise en place, des vidéos où Valérie Pécresse explique la réforme, le calendrier de sa mise en œuvre ainsi que les prochaines étapes de la réforme, les 5 chantiers : conditions de vie, carrières, missions, statuts, réussite en licence. Mais aussi une rubrique “ Ce qu'apporte la réforme aux enseignants-chercheurs ” comprenant un chapitre sur le statut des jeunes chercheurs et des enseignants-chercheurs ”

La loi présentée au Sénat par la commission mixte paritaire
• Compte rendu intégral des débats sous la présidence de M. Christian Poncelet, Libertés et responsabilités des universités : Adoption des conclusions du rapport d'une commission mixe paritaire / SENAT, 1er août 2007, 10 pages. [en ligne] http://www.senat.fr/seances/s200708/s20070801/s20070801001.html#section17
Débats de la Commission mixte paritaire qui présentait, en bout de course, la loi devant le Sénat discussion générale et explication de vote. Lire la discussion générale : toutes les remarques sont interessantes y compris celles des sénateurs UMP ou UDF. Remarquez le vocabulaire et les thèmes de préoccupation relevant du vocabulaire économique plutôt que du lexique pédagogique... et au passage l'intervention de Jean-Léonce Dupont (UDF) qui dit " Le futur président pourra donc ne pas appartenir à l'université concernée". Dans ce même paragraphe, les termes "professeurs associés ou invités" signifient, pour ceux qui connaissenet un peu l'université, qu'il pourra même être un professionnel contractuel sur des fonctions d'enseignant (par exemple en tant que PAST). Lire les réserves émises -dans les explications de vote- par les socialistes qui vont voter contre le projet de loi ainsi que par Yves Fréville, sénateur UMP (!) et professeur d'université. Et pour finir, vous rechercherez les modifications qui sont apportées au Code des impôts par la loi LRU...
• Projet de loi relatif aux libertés et responsabilités des universités / Commission mixte paritaire, 1er août 2007. [en ligne] http://www.senat.fr/senint/crisom_pjl06-367_4.html
Lire dans les explications de vote, notamment l'intervention de David Assouline “ Bien entendu, il n'est pas écrit noir sur blanc, dans ce projet de loi, que les universités vont désormais se livrer à une concurrence sauvage. Cependant, des jalons sont posés : l'hyper-présidentialisation, l'affaiblissement de la démocratie, la remise en cause des statuts. ”

Articles critiques de la loi
• Les étudiants dans la rue : une mobilisation bienvenue contre la loi dite LRU / Frédéric NEYRAT, sociologue, Université de Limoges, [en ligne] http://www.mouvements.info/
• Le vrai enjeu est de savoir si la loi LRU augmentera les écarts entre universités [questions posées à Christine Musselin, Directrice du Centre de Sociologie des Organisations] / Mathilde GERARD. Le Monde du 21 novembre 2007. [en ligne] http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-981042@45-1,0.html
• Le capitalisme français et la question universitaire / Olivier GEBÜHRER, Ivan LAVALLEE. Tribune libre in L'Humanité, 28 Juillet 2007. [en ligne] http://www.humanite.fr/2007-07-28_Tribune-libre_Le-capitalisme-francais-et-la-question-universitaire ou en ligne sur http://pagesperso-orange.fr/ivan.lavallee/Cyber/LaQuestionUniversitaire.htm
• Réflexion sur l'université française / Esther BENBASSA (Ecole Pratique des Hautes Etudes). Article paru également dans Libération le 13 juin 2007 sous le titre “ Doper le féodalisme... le projet de loi sur l’autonomie risque de renforcer les inégalités entre les universités ”. Suivi d'une réponse de François VATIN. [en ligne] http://www.journaldumauss.net/spip.php?article131
• Université, le grand soir / Thomas LACOSTE. Paris : L'Autre campagne, Sauvons la recherche. Film vidéo de 68 minutes, 2007. [en ligne] http://www.lautrecampagne.org/ Intervenants : Chritain de Montlibert, sociologue, Université Marc Bloch de Strasbourg (CRESS) ; Anaïs de Courson, comédienne ; Christophe Charles, historien, Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Jacqueline Heinen, sociologue, Université de Versailles ; Eric Herbert, physicien, Université Denis-Diderot Paris VII ; Sophie Pochic, sociologue, CNRS / EHESS-ENS ; Daniel Steinmetz, chimiste, Génie chimique Toulouse, syndicat des Travailleurs de la recherche scientifique ; Bernard Convert, sociologue, Université Lille I (CLERCE) ; Hélène Combes, politiste, Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; René Bagorski, conseiller confédéral CGT chargé des activités de la formation initiale et continue ; Frédéric Neyrat, sociologue, Université de Limoges (GRESOC).

Mise en contexte de la loi
• Cahier des charges établi en vue de l'élargissement des compétences des universités prévu par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités / H. Guillaume, M. Brabant, C. Leca, C. Reboul, D. Revelin, IGAENR / Inspection Générales des Finances, octobre 2007, 20 pages. [en ligne] https://www.igf.minefi.gouv.fr/ (rubrique les rapports en ligne / les rapports par année / 2007)
“ La loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités prévoit que, dans un délai de cinq ans à compter de sa publication, toutes les universités bénéficient de nouvelles responsabilités en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines. Elle dispose en outre que, indépendamment des volets budgétaire et de gestion des ressources humaines qui sont liés, et sans qu’un calendrier spécifique soit fixé en la matière, l’Etat peut transférer aux universités qui en font la demande la propriété des biens mobiliers et immobiliers qui leur sont affectés ou qui sont mis à leur disposition. (...) L’objet de ce “ Cahier des charges ” est ainsi de définir les critères permettant d’apprécier la capacité d’une université à assumer les nouvelles compétences prévues par la loi et à en tirer le plus grand parti. Ce document est volontairement centré sur les travaux à mener par les universités en vue de la réforme. ”. Avis : document un peu technique qui aborde le seul point de vue financier mais qui se lit assez facilement. Voir notamment le chapitre sur la gestion de la paye des personnels.

Réactions, appels ou motions d'université
• Le CNESER estime que le projet de loi est inacceptable en l’état. Motion votée lors de la séance du 22 juin 2007. [en ligne] http://www.universite-democratique.org/spip.php?article51
• Appel des Cordeliers : pour une politique de service public pour l’enseignement supérieur et la recherche . [en ligne] http://www.universite-recherche-democratie.fr/phpPetitions/?petition=2
• L’appel de l’université de Paris VIII Vincennes-St Denis, vendredi 16 novembre 2007. [en ligne] http://solidarite-greves.over-blog.com/article-13860626.html
• Pour une réforme progressiste de l'université / Philippe CORCUFF (maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon. Le Monde, 22 novembre 2007. [en ligne] http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-981345,0.html
• Derrière les réformes, quels services publics ? Appel émanant d'enseignants-chercheurs de l'ENS. [en ligne] http://storage.canalblog.com/97/66/383613/19326610.pdf

En marge de la loi LRU
• Pour une université vraiment ouverte… / Frédéric NEYRAT, sociologue, Université de Limoges . [en ligne] http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=54
• Sans théorie de la relativité, pas de GPS / Cédric FOELLMI. Le Monde, 3 novembre 2007. [en ligne] http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-974175,0.html
Coup de gueule sur le (difficile) financement de la recherche par un astronome au Laboratoire d'astrophysique de Grenoble. Avis : style élégant et fluide avec humour en prime.
• Penser la crise de l'université (et de la recherche) : premières réactions / Alain CAILLÉ. Revue du MAUSS permanente, 15 novembre 2007. [en ligne] http://www.journaldumauss.net/spip.php?article210
• Dix questions sur l'autonomie des universités / Alison CARTIER. Observatoire Boivigny : 13 novembre 2007. [en ligne]
http://www.boivigny.com/Dix-questions-sur-l-autonomie-des-universites_a401.html?PHPSESSID=86b1f9bf3e2df18bf54ab6fa30e5eb7b
Questions : C'est quoi une fac autonome ? ; Pourquoi le gouvernement tient-il tant à réformer l'université ? L'application de la loi va-t-elle entraîner une privatisation des universités, même partielle ? Les diplômes seront-ils conçus par et pour les entreprises ? L'Etat se désengage-t-il des universités ? Se dirige-t-on vers un système d'universités à deux vitesses ? Est-ce une réforme libérale de droite ? La réforme donne-t-elle trop de pouvoirs aux présidents d'université ? Va-t-il y avoir une augmentation des frais d'inscription ? Que se passera-t-il si la loi sur l'autonomie des universités est retirée à la suite des manifestations ?
• Regards sur l'enseignement supérieur et l'action culturelle des Etats-Unis : l'autonomie au service de la diversité / SENAT, rapport n° 239 du 14 février 2007, 47 pages. Adresse URL : http://www.senat.fr/noticerap/2006/r06-239-notice.html
Texte d'introduction au rapport : “ La commission des affaires culturelles [du Sénat] a effectué une mission sur la côte Est des Etats-Unis en septembre 2006 de façon à apporter l'éclairage d'un exemple étranger, souvent présenté comme modèle, dans deux débats qui sont au coeur de l'actualité politique. L'organisation de l'enseignement supérieur américain est radicalement différente de la nôtre. Là où le système français, étroitement contrôlé par l'Etat, ne laisse aux universités qu'une autonomie limitée, les Etats-Unis laissent à des mécanismes proches de celui du marché le soin de réguler un système où les établissements disposent d'une entière liberté dans le recrutement et la rémunération de leurs professeurs, dans la sélection de leurs étudiants et jusque dans la collation des diplômes. La délégation en a retiré l'impression que ce système, si différent du système français, était cependant confronté aux mêmes défis : celui de l'économie de la connaissance, qui impose d'élever le niveau global de la formation de sa population, celui de la mondialisation qui accentue les phénomènes de compétition internationale, et celui de l'intégration des personnes issues des milieux défavorisés, et en particulier des minorités ethniques. ”.

Divers
• Lettre d’orientation pour le Contrat quadriennal 2009-2012 / Université Paris-Dauphine, 12 novembre 2007, 11 pages. [en ligne] http://storage.canalblog.com/90/05/383613/19326503.pdf
• Lettre de l’OFCE n° 292 : J-L Gaffard, “ L’enseignement supérieur en France. Analyse économique d’un effondrement (implosion) et des moyens d’une (re)naissance ”, 9/11/2007, 4p.. [en ligne] http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/292.pdf
Une analyse “ économiciste ” qui éclaire à sa façon les enjeux de la loi LRU. Extrait de l’introduction : “ Le discours convenu insiste sur la nécessité de mettre en place un petit nombre d’établissements d’excellence, richement dotés et recrutant les meilleurs étudiants et les meilleurs chercheurs. Si nul ne peut contrevenir à cette exigence, autre chose est de considérer la nature et l’ampleur de l’aggiornamento nécessaire des institutions. Faut-il se limiter à créer des niches d’excellence à partir de l’existant ou faut-il envisager une réforme d’ensemble du dispositif universitaire ? Le propos de ce qui suit est de répondre à cette question en ayant recours aux catégories de l’analyse économique. ”





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9. Assemblée Générale des personnels de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Limoge


Pour le collectif des personnels présents à l'Assemblée Générale de la Fac des Lettres le 19/11/2007

Contre cette réforme des Universités

Dans un contexte marqué par la contestation des étudiants, par l'adoption d'un budget de l'enseignement supérieur en deçà de toutes les espérances et par la réforme annoncée de la fonction publique, une assemblée générale des personnels de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines s'est réunie ce jour. Elle a adopté à l'unanimité la position suivante à l'encontre de la loi de réforme des Universités (LRU) :

1/ Cette loi confirme le long processus de désengagement de l'Etat dans le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche. L'assemblée générale rappelle son attachement au maintien d'un service public de qualité et considère que celui-ci est menacé par un certain nombre de dispositions de cette loi. Ce nouveau dispositif encourage notamment une mise en concurrence accélérée entre les universités et, au sein d'une même université, entre ses différentes composantes. Il contribuera à l'aggravation des inégalités régionales et ouvre la voie à un accroissement des inégalités entre les différentes formations. A terme, le caractère national des diplômes est menacé.

2/ Cette loi perpétue également un état de sous-effectif du personnel non-enseignant et enseignant dénoncé pourtant depuis de nombreuses années. La LRU renforce l'incertitude quant à l'avenir des personnels en poste : menace sur leur statut et sur leur rattachement à la fonction publique nationale, remise en cause des concours nationaux jusqu'ici égalitaires et impartiaux, etc. Elle risque de systématiser le recours massif à des personnels sur contrats précaires et consacre l'importation des techniques managériales au sein de l'université, autant de techniques incompatibles avec les obligations et les principes du service public de l'enseignement et de la recherche. Elle institue la polyvalence des personnels comme palliatif à l'absence de recrutements nouveaux. Elle fait des enseignants-chercheurs des démarcheurs auprès des entreprises afin de récolter les fonds nécessaires pour compenser les désengagements répétés de l'Etat.

3/ Enfin, cette loi balaie les formes d'organisation démocratiques de la vie universitaire. Elle instaure une hyper-présidentialisation des universités. Elle remet radicalement en cause la représentativité des personnels non enseignants, des enseignants-chercheurs et des étudiants au sein des instances délibératives existantes. Au niveau national, cette loi institue la Conférence des Présidents d'Université en instance de dialogue unique du ministère sur toute réforme à venir des universités.

L'ensemble des personnels dénonce les discours alarmistes et culpabilisants qui présentent l'université comme une institution en faillite inadaptée aux réalités économiques et sociales contemporaines - constats injustifiés notamment au regard de l'augmentation spectaculaire des effectifs de bacheliers que l'Université a dû accueillir à moyens constants.

Cependant, pleinement impliqués dans la vie de notre établissement et soucieux de remplir encore plus efficacement nos missions, nous souhaitons que s'engage très vite une véritable concertation - prélude à une nouvelle réforme - afin que puisse être construite avec l'ensemble des acteurs concernées une université publique de qualité susceptible de relever les défis de demain.

Pour toutes ces raisons, l'Assemblée générale demande l'abrogation de la loi sur la réforme des universités et se joint au mouvement national de manifestation de la fonction publique.




Tout le monde s'en fout? et bien nous on relaye

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Il faut bien le dire quelque part, personne ne veut nous entendre, la presse, les dirigeants des universités, la police, tous font la sourde oreille. vendredi 30 novembre 2007 (15h27) :
Une étudiante à l’hopital à cause des CRS et tout le monde s’en fout
Vu sur BELLACIAO

de Pierre-X, Martin, Léa et Sophie

j’étais sur le campus ce matin avec plusieurs amis, le blocage avait été revalidé hier donc on reprenait nos places devant les entrées et là les CRS sont arrivés, ils ont commencé par se mettre en ligne et nous demander de partir puisque les directeurs avaient décidé de rouvrir.

On leur a dit que l’AG avait voté pour le maintient du blocage, que si ils nous forcaient à partir c’était illégal. Le ton est monté mais est resté poli et puis là on a rien compris, ils ont chargé et ont commencé à tirer les gens et les jeter au sol loin de l’entrée.

Dans la cohue une copine c’est fait piétiner le bras par un CRS de presque 2 metres de haut pour 1m50 de large. Je sais pas si vous avez déjà vu une chaussure de CRS mais son bras lui s’en souviendra longtemps : fracture de multiples os de la main, déchirure musculaire du biceps et des ligaments du coude.

Elle en a pour 2 mois de plâtre et atèle elle risque de perde 25% de mobilité de l’avant bras et de la main.

Les CRS disent qu’elle s’est fait ça toute seule en tombant, l’administration prétend qu’elle est seule responsable puisqu’elle n’avait rien à faire là et les journaux trouvent que c’est "banal, rien d’original".

Alors pour que ce qui est arrivé à Sophie soit connu, parlez en autour de vous et si d’autres ont connu la même chose, qu’ils ne se taisent pas !

Parce que y’en a marre de passer pour des emmerdeurs, on est aussi parfois des victimes que le système essaye de cacher.

De : Grenoble
vendredi 30 novembre 2007



Lycéens joggeurs a Angers

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Un bazar pas possible dans la rue de la Roe se fait entendre.

Je sors de chez moi et rejoins une manif lycéenne qui se rend au pas de course tout droit sur la rocade sans passer par la case "trajet planplan qui sert à rien".vendredi 30 novembre 2007 (15h42) :
Hier, une manif improvisée de lycéen-e-s s’est déroulée à Angers

Vu sur BELLACIAO
de fatépata

A une vitesse moyenne de 10km/H, une bonne deux-centaine (à vue de nez) de manifestant-e-s dont peut-être une dizaine d’étudiant-e-s et au moins le double de RG et de baqueux, bien compacte fonce à travers la ville en braillant "CPE on t’as eu, LRU on t’aura", ou "Pecresse si tu savais..." vous connaissez la suite.

Apres avoir déboulé à toute vitesse sur la rocade, ça se tate au niveau du chateau ; on fait quoi? on va où? L’avantage des manifs improvisées, c’est que ça part dans tous les sens, au grand souci des flics, qui courraient un peu partout.

Finallement, la troupe est remontée dans les rues principales de la ville pour terminer, à la tombée de la nuit, devant les grilles de la préfecture, ou un lycéen explique au mégaphone que le lycée Renoir s’etait fait grâcieusement débloquer manumilitari par les Forces du Désorde (j’ai cru entendre 3 cars de CRS) et qu’une lycéenne avait récolté un nez cassé et un stage à l’hosto.

Ses parents ont porté plainte contre l’administration du bahut.

C’est peut-être pour ça aussi qu’ils-elles étaient remonté-e-s les lycéen-ne-s.

De : Angers
vendredi 30 novembre 2007



Lycéen bloqueur qui blague pas :-)

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ce matin quand je suis arrivé au lycee j'ai fait passer le message comme quoi j'organisait une AG a 10h dans la cour...10heure arrive ,on rassemble du monde je monte sur une table devant les gens(une soixantaine de personnes) et je commence a expliquer très brievement la situation (lru,bep remplacé par bac pro) mais bon ,comme ils ne s'interresent pas a la politique je demande un vote a mains levé pour le bloquage ,et là, tous le monde leve la main en criant 'ouéééé' ,mais quelques secondes après la CPE arrive et demande a discuter avec moi ,je descend de la table et elle essaye de me convaincre que ma lutte était ridicule,et ensuite le principal arrive et me dit d'aller attendre devant son bureau sous prétexte de me preter une salle pour faire une AG la semaine prochaine.
recit d'un lyceen bloqueur qui a tenté un vote en A.G
cnt-jura

Vu sur INDYMEDIA

salut,

donc j'y vais en pensant revenir 2minutes après et pouvoir commencer le bloquage mais il commence a me dire que je me suis fait endoctriner par la CNT (je rigolais très profond lol) et je lui dit que je connais mes droits pour organiser une AG dans la cour,au bout de 5minutes passés dans son bureau la sonnerie annonce la fin de la récré donc je sors et je ne vois plus personne dans la cour ! arrivé vers ma salle ,j'entre ,et la tous le monde m'applaudit...c'était pour dire que peut etre que cette fois ca a échoué (pas tant que ca) et que nous allons recommencer, meme si des menaces d'exclusion sont proférer ainsi que des couriers.

PS : la cpe ma dit que tous les jours les RG appelaient pour savoir si il y'avait un mouvement...bref la lutte continue ! !

salutations sincères et libertaires du jura
le vendredi 30 novembre 2007 à 19h50



3 % du capital d'EDF vendus pour financer la paix avec les étudiants

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PARIS (AFP) - Plusieurs syndicats de l'énergie ont dénoncé vendredi la vente de 3% d'EDF, annoncée jeudi soir par Nicolas Sarkozy pour financer des constructions ou rénovations d'universités, refusant que le groupe public devienne "la vache à lait de l'Etat".Les syndicats d'EDF refusent que le groupe soit "la vache à lait de l'Etat"
AFP
AFP - il y a 2 heures 42 minutes

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi soir que l'Etat allait vendre 3% du capital d'EDF pour "un plan d'investissement" dans les universités françaises. La somme ainsi dégagée serait notamment consacrée à l'amélioration des locaux dans l'enseignement supérieur et la création de logements dans les cités universitaires.

Pour Philippe Pesteil (CFDT), "l'Etat, et Nicolas Sarkozy en particulier, est en train de résoudre tous ses problèmes d'argent, en utilisant une entreprise (...) comme vache à lait".

Le syndicaliste a notamment regretté que cette annonce intervienne au moment où "on est en train de négocier sur la réforme du régime spécial de retraites et sur les salaires, et les entreprises de la branche des IEG (industries électriques et gazières, ndlr), donc EDF, ne lâchent rien sur les salaires, absolument rien".

Les fédérations syndicales de l'énergie (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC), ont d'ailleurs menacé d'une "journée d'action" le 6 décembre, "vraisemblablement une grève", si le patronat ne répond pas à leurs revendications sur les retraites et salaires lors d'une réunion le 4 décembre.

Pour la CGT, le capital d'EDF ne doit pas être "un simple fonds de réserve du budget courant de l'Etat".

L'annonce de la cession "n'est qu'un prétexte fallacieux, préparant de futurs abandons de la maîtrise publique du secteur de l'énergie", alors que "de lourds investissements sont nécessaires (dans l'énergie) pour assurer la sécurité d'approvisionnement de la France et la lutte contre le changement climatique".

FO condamne de son côté la vente "des bijoux de famille", estimant que "le financement des universités n'est qu'un prétexte".

Le syndicat souligne que la vente de 3% du capital "interviendrait quelques jours après que le gouvernement a prélevé un acompte d'un milliard d'euros sur les dividendes d'EDF, et quelques semaines après que l'Etat a concédé aux Français les plus riches 15 milliards d'euros d'allègements fiscaux".

Bercy a annoncé début novembre le versement anticipé d'un acompte sur dividende pour boucler le budget 2007 d'un montant de plus de 900 millions d'euros pour l'Etat (qui possède 87,3% du groupe).

Au titre de l'année 2006, EDF avait déjà versé à ses actionnaires, en juin dernier, un dividende de 2,1 milliards d'euros soit 1,16 euro par action, en hausse de 47% par rapport à 2005.

Enfin, le syndicat CFTC-Energie s'est déclaré "pas du tout satisfait sur la méthode" de Nicolas Sarkozy, jugeant vendredi "déplorable" que l'annonce de la vente n'ait pas été discutée "en amont".

L'Etat possède aujourd'hui 87,3% du groupe énergétique et a l'autorisation de faire descendre sa part à 70%. Le personnel dispose d'une participation symbolique de moins de 2%.



Reactions : Villiers le Bel entre Vautours et Corbeaux

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Causes et conséquences
J'évoquais; dans un commentaire sur le blog de Jacques; mon incapacité à "traiter" le fond du problème, ou le(s) problème(s) de fond, qui ont conduit à la mort de deux adolescents, et dont les conséquences, -apparemment- directement liées, sont les "évènements" de Villiers-le-Bel que la France entière suit ces derniers jours...
Evidemment (est-il besoin de le préciser?), je pense avant tout aux familles de ces deux jeunes gens.Evidemment, je m'associe à leur douleur.Si toutefois j'éprouve les plus grandes difficultés à écrire sur le sujet, c'est parce qu'au-delà des drames évidents que représentent les décès de Moushin et Larami, le "malaise" est bien plus profond qu'il n'y paraît.Il arrive que causes et conséquences s'entremêlent au point de se confondre.Puis je suis tombé sur le texte suivant, qui résume tout à fait mon point de vue sur cette "affaire":
"Villiers le Bel : Entre vautours et corbeaux
Villiers le Bel :Des envoyés speciaux ce soir...toutes les chaines cherchent le scoop ...Des emeutes en live, ils aimeraient ca...Ce qu'ils aimeraient aussi c'est reduire la reflexion des "gens de quartiers" a un simple reflexe.Je m'explique......



Reactions à : Le ghetto brule on lui envoie des sirenes..de police

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Je suis tombée par hasard sur le site "Torapamavoa" et j'y ai lu un article qui m'a bouleversée tant il y a de désespoir écrit noir sur blanc, là, sous nos yeux, dit et bien dit. Et pourtant cela ne changera rien. Et pourtant N.Sarkozy a dit ce matin que les évènements de Villiers le Bel n'ont rien à voir avec la misère sociale. Comment un chef d'état peut-il nier l'évidence ?


Parce qu'il est plus simple de taper sur des voyous que d'éradiquer ce qui la motive ? Plus facile que d'avouer que N. Sarkozy ou pas rien n'a été fait et que lui il s'en fout, qu'il les méprise ? Plus facile que d'avouer que le système libéral tel qu'il a été engagé après guerre va nous péter à la figure un jour ou l'autre, bientôt, qu'il le sait, et qu'il est là pour aider tous ceux qui vont y laisser des plumes à rentrer encore quelques milliards avant le feu d'artifice ?


Parce que c'est quoi la dette d'un pays ? Des intérêts colossaux versés à des banques et engrangés sur le dos des pauvres gens prisonniers du système !

Intérêts qui obligent à emprunter chaque fois d'avantage et qui vous noie jusqu'à la faillite. La dette d'un pays n'est ni plus ni moins que du révolving national qui mène inéxorablement au surendettement mondial. Et pendant ce temps là on nous fait se bouffer le nez, et pour payer les intérêts aux banques mondiales, on nous fait serrer la ceinture. Mais pour ce faire il faut que nous consommions, donc on s'endette jusqu'à plus soif. Et plus ça dure...


J'ai volontairement écarté les interrogations concernant l'accident de Villiers le Bel, non qu'il ne m'intéressent pas, mais parce que le propos de ce billet est la misère humaine, parce que Africains ou arabes, quelle que soit la couleur et les raisons, étaient des enfants. D'abord des enfants. Et ces enfants là sont oubliés, d'un côté comme de l'autre, au profit d'une idéologie qui devrait d'abord s'effacer devant le drame humain et c'est loin d'être le cas.


Et puis la division, le communautarisme blanc d'un côté et black ou beur de l'autre ne sert que la division érigée en moyen de gouverner depuis un certain 6 mai, ouvertement, clairement et sans complexe. Tomber dans le piège, accepter d'être divisé pour que le plus fort règne c'est se condamner à être faible, manipulable et impuissant.


Impuissants nous l'étions déjà, mais les aider à enfoncer le clou dans nos blessures et nos failles, c'est donner le bâton pour qu'ils nous battent à mort, là c'est du suicide collectif. Il y a un vieux dictons qui dit " L'union fait la force " et ce n'est pas un leurre.
C'est donc une partie de l'article de Djamal que vous pouvez lire plus bas, et que vous pouvez lire en entier en cliquant sur le lien plus haut en rouge ( l'article se trouve en faisant coulisser la page vers le bas ). Il dit ici ce que j'ai ressenti dans les quartiers nords à Marseille il y a déjà quinze ans. J'y avais des amis. Des vrais. Et je connais bien ces quartiers.


Il met en mots clairs, précis et percutants, la réalité crue de la vie dans les ghettos. Je voudrais juste dire à Djamal que la vraie solidarité, celle qui porte, celle qui sauve, c'est la solidarité humaine, au delà des clans, au delà des couleurs, des classes sociales et des religions, même si je comprends la réaction. Mais justement, c'est une réaction, et de réaction en réaction on arrive à la haine. Et la haine tue. Et quand elle tue certains se frottent les mains...


Un cycle ça se brise ensemble ou ça se brise dans la guerre, faute de combattants, quand les antagonistes, épuisés, rendent les armes...et le cycle recommence, l'Histoire nous le prouve tous les jours. Je n'ai pas de solution. J'ai juste de la peine pour les humains que nous sommes. Mais je sais que la force, quand elle n'est pas du bon côté ne sert qu'une cause et c'est toujours la mauvaise. D'un côté comme de l'autre il faut se réveiller, pas se combattre.
Je sais...je suis une utopiste.
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Les mots de Djamal.
Oui le malaise est profond on vous le repete depuis des annees.
Oui on rarement l'occasion de parler avec un flic et de s'en faire un pote.
ils sont rares ceux qui habitent sur place,mais y'en a.
donc la distance est enorme....