C'est pas nouveau mais ça fait toujours mal et toujours du mal
[Resistons rezo] Safari journalistique à Villiers-le-Bel
sam. 18/07/09 17:22
À : Liste Résistons Rezo (resistons_ensemble@rezo.net)
Safari journalistique à Villiers-le-Bel
17 Juillet 2009 Par Benjamin épicier-ter...
Alors que je finissais à peine mon dernier billet autour du procès des émeutiers de Villiers-le-Bel, je suis tombé sur un article sur le site du Monde et publié en page trois de l'édition de mardi dernier: "La loi du silence règne à Villiers-le-Bel". L'article est signé Luc Bronner. Pour ceux qui suivent un peu cette affaire, c'est cette même signature que l'on trouvait au bas d'un autre long article paru il y a quelques semaines dans les colonnes du même quotidien et titré, de manière tout aussi racoleuse, "Villiers-le-Bel au bord de l'implosion".
Ce dernier était déjà cousu d'approximations et de mises en scène douteuses, notamment la glorieuse entrée du journaliste dans la brousse banlieusarde grâce à l'introduction d'un rappeur qui "fait partie des rares personnalités à pouvoir pénétrer dans tous les quartiers de la banlieue parisienne"(!), et la remise en œuvre de poncifs divers sur le rôle des "grands frères" pour égayer une recension déjà toute empreinte du point de vue des policiers (il s'agissait alors de parler des tensions suscitées par l'arrivée des Unités TErritoriales de Quartier notamment à Villiers-le-Bel). Mais ce nouvel article en date du 9 juillet atteint quant à lui des sommets de mauvaise foi journalistique (enfin c'est le seul euphémisme qui me vienne en tête).
Il reste particulièrement instructif de le lire pour se donner une idée de la mécanique bien huilée qui se met en branle pour préparer le terrain à la mise en scène judiciaire. Bien malin qui pourra distinguer ce qui relève des propos de la juge d'instruction, du procureur de la République (donc de l'Etat), des services de Police (parties civiles), ou de l'appréciation personnelle du journaliste tant ils sont tous à l'unisson :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/09/la-loi-du-silence-regne-a-villiers-le-bel_1217100_3224.html
Ce journaliste n’est sans doute pas particulièrement plus crapuleux que beaucoup d’autres qui se font une niche du thème des « violences urbaines », mais comme tant d’autre il se fait le rouage zélé d’une machine politico-judiciaire qui s’est massivement lancée dans une chasse aux nouveaux ennemis intérieurs. Quand les salles d’audience s’étendent désormais à tout l’espace public (ou ce qu’il en reste) et que les feuilletons judiciaires font l’essentiel de l’actualité quotidienne (le notre, « l’affaire de Tarnac » n’en étant qu’un exemple particulièrement burlesque…), l’occupation du « temps de cerveau disponible » par les journaflics devient un moment clé du processus d’expiation.
Ce journaliste s'adresse -et il n'y peut rien- aux lecteurs du Monde (que cela ait été à ceux de mediapart n'aurait pas changé grand chose à l'affaire). Les"objets" de ces safaris journalistiques n'étant pas vraiment des lecteurs assidus de la presse bourgeoise, tout cela tourne dans le vase clos de l'intelligentsia, des profs, journalistes, politiciens et magistrats, enfin, ceux "qui savent" et qui n'auront que peu ou pas d'éléments à opposer au propos et sans doute pas du tout l'envie d'en savoir plus.
Ces articles du Monde donnent le La d'une procédure qui s'ouvre sous des auspices peu reluisants, empreints d'un racisme à peine voilé, d’un soupçon d'islamophobie, d’un saupoudrage d'analyses socio-psychologiques à deux francs, pour expliquer la "déviance" des individus pointés par l'accusation. Situation familiale, scolaire, professionnelle, confessionnelle, autant d’éléments dont on pourrait croire qu’ils servent (dans la logique de l’instruction) à comprendre un contexte et à adapter une réponse, sont, au contraire, mis en jeu comme autant de circonstances morales aggravantes. Ainsi procède la Justice en tant qu’instance supérieure de moralisation, ainsi est-elle relayée, secondée ou cornaquée (au choix) par la classe politique et les relais médiatiques dominants. J’invite ceux qui penseraient que j’exagère à se taper une après-midi de « comparutions immédiates » dans n’importe quel tribunal correctionnel pour se faire un bon dégivrage de pare-brise. Si dans la majorité des cas vous ne sortez pas avec la furieuse envie de cogner le premier lampadaire venu en imaginant y voir la tête du proc’ de service, éventuellement celle du juge, voire encore celle de l’avocat commis d’office, alors il y a peu de chance que nous puissions jamais nous comprendre. Ça fait mal… et je ne parle pas que du lampadaire.
On a beau penser qu’on a beaucoup évolué et que nous sommes collectivement devenus beaucoup plus subtils qu’auparavant, il suffit de se remettre le nez dans les choses du passé pour voir que tant de choses ne passent pas. Et si le mépris et l’oppression ne passent pas comment voudrait-on que la colère, la violence sociale, elles, passent ?
Pour ne prendre qu’un exemple, ce texte de 1854 cité par Mike Davis dans son livre sur la prolifération actuelle des bidonvilles (Le pire des mondes possibles –2006), montre assez que la représentation des dites « zones de relégation » se suivent et se ressemblent à quelques précautions stylistiques près :
« Des sauvages, clame le révérend Chapin dans Humanity in the City, non pas dans de lugubres forêts, mais sous les lumières des lampadaires, et sous les yeux des policiers ; avec des massues et des cris de guerre fort semblables, et des vêtements aussi extravagants et des âmes aussi brutales que n’importe lequel de leur semblables des antipodes (…)»
(inutile de préciser qu’à cette époque les populations des quartiers de Londres dont il est question sont, en écrasante majorité, blanches).
Je vous laisse le soin de goûter, le discernement de notre journaliste du Monde, spécialiste ès-jungle urbaine…
«(…) L'enquête témoigne aussi des difficultés d'intégration des accusés. La plupart avaient déjà été condamnés pour violences et vols. En dehors d'un "chef de caisse à Lidl", un supermarché discount, les cinq hommes sont tous sans profession. Le seul à disposer d'un diplôme a atteint le niveau BEP. Quatre des cinq accusés sont issus de familles polygames. Abou K., par exemple, est le deuxième enfant d'une famille de neuf. "Ses parents ont divorcé en 1996 pour permettre à son père d'épouser sa deuxième femme, avec laquelle il a dix enfants", note le juge. Son demi-frère, Adama, ancien médiateur dans la cité, surnommé "le shérif", est le sixième de cette seconde fratrie. Le magistrat relève aussi que l'épouse d'un des accusés n'a pas pu être auditionnée par les policiers, celle-ci s'étant présentée "vêtue entièrement d'une burqa dont elle refusait de dévoiler le haut pour permettre la vérification de son identité". »
Dans les pages « Culture » de la même édition du monde on trouve un autre article, apparemment sans lien avec le précédent, signé lui aussi de Mr Luc Bronner (qui a décidément toutes les cordes à son arc). Il s’agit d’une présentation élogieuse du rappeur Larsen, celui qu’on nous dit être un des rares « à pouvoir pénétrer dans tous les quartiers de la banlieue parisienne ». Simple retour d’ascenseur à celui qui, après s'être vu proclamer médiateur de choc entre les jeunes et le gouvernement, sert de guide à notre journaliste pour s’introduire à Villiers-le-Bel, et lui donne l’occasion de débiter le même tissu d’inepties que s’il était resté entre son bureau et le commissariat… avec, en supplément, le cachet du reporter « de terrain » et la caution d’un rappeur « resté proche de la rue ».
http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/07/09/larsen-rappeur-de-proximite_1217158_3246.html
Enfin et pour couronner le CV de notre cher reporter de l’extrême, le journal le Monde lui accorde un entretien maison, le propulsant derechef au statut d’expert des émeutes urbaines, espérons au moins que tous ses efforts lui auront valu une promotion, a minima une augmentation !
Précisons que monsieur à été gratifié du prix Albert Londres, justement pour son « travail » sur la jeunesse des banlieues ce qui laisse espérer quelques autres morceaux de bravoure d’ici à l’épilogue du procès et au fil des explosions sociales diverses qui ne manqueront par de survenir…
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/13/dans-les-quartiers-les-jeunes-seuls-contre-tous_1218409_3224.html
Le résultat du premier procès est tombé aujourd’hui, vendredi 17 juillet. Il fait la une du vingt heure de TF1 à côté de l’annonce de l’appel du procès Fofana. Tout est rôdé. Les jugements ont parfois été plus durs que les réquisitions, souvent équivalents… on parvient même à faire dire à un des avocats de la défense qu’on a voulu des « peines exemplaires » pour bien leur faire comprendre "qu’ils ne bénéficieraient d’aucune indulgence" ! On en profite pour dûment annoncer le prochain acte, le procès des présumés tireurs, entre une intervention de la représentante du syndicat de police local et les propos tronqués d’une mère en stress de voir son fils se faire embarquer pour un an de prison à l’issue de l’audience.
Tout va bien.
Voici la dépêche qui rend compte des décisions de la cour :
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20090717.FAP4663/villierslebel_entre_un_et_trois_ans_ferme_pour_dix_jeun.html
http://www.mediapart.fr/club/blog/benjamin-epicier-terroriste/170709/safari-journalistique-villiers-le-bel
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18/07/09
Leur 'Monde' s'arréte au périf
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Faut que ca se sache ! clik et vote6 CRS bastonnent en boîte
LIBERATION
Société 17/07/2009 à 06h52
La fièvre du samedi soir de six CRS
Justice. Des policiers mis en examen après l’attaque de jeunes croisés en boîte de nuit.
Par HAYDÉE SABERAN Lille de notre correspondante
C’est l’histoire de six CRS en civil qui sortent en boîte, se déchaînent sur quatre jeunes à coups de bombes de gaz lacrymogène, et détruisent leur voiture à coups de matraques antiémeutes. Ça c’est passé samedi soir, à la sortie du Kreul Hoeck, à Wormhout, dans le Nord.
La soirée avait bien commencé, pour les quatre garçons, âgés de 18 à 20 ans. Ils habitent Saint-Pol-surMer près de Dunkerque, et ils vont faire la fête. Dans la discothèque, ils se fritent avec huit inconnus, âgés de 25 à 35 ans, une «histoire de bouteille, quelque chose de très bénin, comme il en arrive tous les samedis soir», raconte le procureur de Dunkerque, Philippe Muller.
Les quatre garçons savent-ils que leurs interlocuteurs sont CRS ? Le procureur l’ignore, mais selon lui, les policiers sont connus comme tels par la direction de la boîte. A ce stade, les huit hommes sont en civil, et à peu près calmes. Pas de bagarre, pas de coup, ça ne va pas plus loin que les mots. Ils s’en vont.
Quatre heures du matin, les quatre jeunes sortent et reprennent leur voiture. Six des huit policiers surgissent, avec des matraques anti-émeute et des bombes lacrymogènes. Ils explosent une vitre, et vident leurs bombes lacrymo sur les passagers. Puis ils brisent les autres vitres, blessent au passage à la tempe un jeune passager, qui 24 heures plus tard garde «une légère marque rouge au niveau de la pommette», précise le procureur. A force de taper sur la voiture, ils la transforment en «épave».
Les CRS en civil sont originaires de Dijon, et en poste sur la côte pour l’été, affectés à la surveillance des plages et des autoroutes. Après avoir quitté la boîte de nuit, ils étaient passé à leur hôtel, à Socx, à 7 kilomètres, et été revenus à six avec leur matériel attendre que les quatre jeunes sortent. Trois s’étaient installés dans la voiture quand les policiers ont surgi.
Les jeunes ont porté plainte lundi. La gendarmerie a retrouvé l’identité des policiers en passant par la direction de la boîte. «Puis elle a contacté le chef de corps, qui leur a dit qu’effectivement , il avait des gars qui étaient partis en boîte cette nuit-là. Il a donné sans aucune difficulté les noms des personnes qui étaient sorties», indique le procureur.
Les agresseurs ont reconnu les faits, mais disent ne pas avoir porté de coups sur les jeunes, sauf que «lorsqu’on tape sur des vitres de voiture avec des gens à l’intérieur, c’est difficile de voir sur quoi on tape», glisse le procureur. Ils mettent l’agression sur le compte de l’alcool. Ils doivent comparaître le 4 septembre devant le tribunal correctionnel de Dunkerque. Ils ont été mis en examen pour violences en réunion avec armes et préméditation, et dégradations. Les quatre garçons n’ont pas pensé à aller chez le médecin pour faire constater les blessures, donc aucune interruption temporaire de travail n’a été constatée. Le procureur insiste sur le fait que les quatre jeunes gens sont «sans passif avec la police, sans histoire, et sans casier judiciaire». Les policiers, eux, risquent jusqu’à sept ans de prison.
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Faut que ca se sache ! clik et voteQuand Sarkozy se fout de la geule des Dockers...(vidéo)
Quand Sarkozy évoque les Dockers...
par politistution
Avant son arrivée au Havre, les dockers de la CGT avaient fait savoir qu'ils ne laisseraient pas Nicolas Sarkozy entrer dans les docks sans se mettre en grève.
Le président a dont visité la capitainerie à l'entrée du port sans pénétrer dans la forêt de grues et d'entrepôts...
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Faut que ca se sache ! clik et vote17/07/09
Villiers-le-Bel : peines très lourdes, la machine à écraser est en marche
De un à trois ans ferme pour les émeutiers de Villiers-le-Bel
Par Chloé Leprince | Rue89 | 17/07/2009 | 17H06
Le jugement est tombé, ce vendredi midi, dans le procès contre les dix jeunes de Villiers-le-Bel qui étaient jugés pour les émeutes de novembre 2007, dans la foulée de la mort des deux adolescents. Les peines de prison décidées vont de un à trois ans ferme, ce qui signifie que le tribunal correctionnel de Pontoise a finalement eu la main plus lourde que les réquisitions du parquet, qui ne demandait pas l'incarcération immédiate.
Or sept des dix condamnés ont été incarcérés immédiatement. Un huitième prévenu, absent à l'audience, écope pour sa part d'un mandat d'arrêt.
Le ministère de l'Intérieur avait dénombré « plusieurs dizaines de blessés » lors des violences de 2007, qui avaient éclaté après le décès de Mohsin Sehhouli et Laramy Samoura, victimes d'une collision avec une voiture de police à bord de leur mini-moto. (Voir la vidéo)
C'est pour ces heurts que les dix prévenus étaient poursuivis, et notamment l'usage d'armes à feu contre les forces de l'ordre -spectaculaire et rare, il constitue une « circonstance agravante ».
Ils ne sont toutefois pas les seuls : cinq autres sont mis en examen et renvoyés aux assises, où le procès devrait attendre 2010.
Pas de preuves matérielles mais des dénonciations rétribuées
Comme l'expliquait sur Rue89 notre blogueur Philippe Madelin au début du procès, la défense avait pourtant de quoi contester la présentation des faits, et surtout le nombre de « blessés légers » alignés par la police pour charger le dossier. De plus, l'absence de preuves matérielles fait aussi polémique : les jeunes ont été arrêtés principalement sur la base de déclarations (anonymes pour la plupart) des habitants, moyennant rétribution financière.
A l'époque où commençaient à circuler les premiers tracts promettant jusqu'à « un millier d'euros » pour une balance un peu juteuse, voilà ce que décryptait le sociologue Laurent Mucchielli :
« Faute de police de proximité, on ne peut plus faire d'enquête de voisinage. Quand un événement comme ces émeutes éclate, on ne sait plus où chercher.
A force de délégitimer la police de proximité en la limitant à des matches de foot ou de petites interventions, nos gouvernements trahissent un véritable blocage idéologique. Du coup, il ne reste plus que le rapport de force. »
Il y a deux mois, Rue89 retournait dans la cité du Val-d'Oise et soulignait le malaise persistant entre la population et les forces de l'ordre. Ces dernières n'excèdent pas cinquante-sept policiers permanents au commissariat de la ville pour 27 000 habitants -hors période d'émeutes. Vingt-et-une nouvelles recrues devaient arriver début juin en renfort. Sans compter les CRS basés dans la zone.
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Faut que ca se sache ! clik et voteFlash-ball : une critique argumentée d'enfer
RUE89
Il ne fallait pas mettre le flash-ball entre toutes les mains
Par Antonin Grégoire | Universitaire | 24/07/2009 | 12H25
Utilisé par un nombre croissant de policiers, il est à l'origine de plusieurs bavures. Et le flou règne sur ses conditions d'utilisation.
Arme « sublétale » (sic) selon la brochure de son fabricant Verney-Carron, le flash-ball a une surface d'impact de 35 centimètres carrés, la puissance d'un .38 spécial et « fait le même effet qu'un coup de poing de champion de boxe ». L'arme est vantée comme ayant un aspect et un bruit dissuasifs.
Le principe vaut cependant pour toutes les armes : moins elle est létale, plus elle est utilisée. Situé quelque part entre l'ogive nucléaire et le cri de l'enfant qui veut des bonbons, le .38 spécial Mike Tyson sera forcément plus utilisé que l'arme de service normale.
RUE89
Le fabriquant (adresse à Saint-Etienne, boulevard Thiers… ça ne s'invente pas) rappelle sur son site la doctrine politique qui justifia l'équipement de flash-ball :
« Quand les policiers en sont équipés, les voyous ne viennent pas les chercher. Dire que la police doit rester républicaine, ce n'est pas la condamner à l'inefficacité. »
On reconnaitra là le style inimitable du ministre de l'Intérieur de l'époque, un certain Nicolas Sarkozy. C'était en 2002, l'une de ses premières idées…
Les bavures ont commencé quand on a étendu l'usage du flash-ball
Le flash-ball équipe les forces de police et de gendarmerie depuis les années 90, mais pas n'importe lesquelles. La BAC, le GIGN ou le RAID sont des services habitués à devoir gérer des situations extrêmes. Il est intéressant, lors d'une prise d'otage par exemple, de disposer de telles armes. Au pire un otage perd un œil, mais il est heureux d'être en vie.
Les bavures ont vraiment commencé quand on a décidé d'étendre l'usage à des services devant faire face à un tout autre type de situation. Le barbu détournant un avion a généralement des motivations et des réactions différentes du lycéen qui passe le bac.
Un ministre de l'Intérieur a donc décidé un jour que le flash-ball serait disponible aux policiers municipaux et CRS. Et là ont commencé les confusions en tout genre. Car ce n'est que très rarement rappelé mais il existe une énorme différence entre le lanceur de balles de défense (LBD) et le flash-ball.
La commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) note ainsi dans son enquête sur une bavure de novembre 2007 :
« Si [le flash-ball] permet de riposter instantanément à une agression, le LBD est une arme de neutralisation, susceptible d'atteindre, avec une excellente précision (…) des cibles éloignées de 25 à 30 mètres. »
Le LBD doit s'utiliser avec discernement, faire l'objet d'une visée précise et d'un temps d'ajustement permettant d'évaluer la menace… en fait, rien à voir avec un flash-ball, arme dite de « légitime défense », optimal à 7-10 mètres.
La confusion règne entre flash-ball et « lanceur de balles de défense »
Dans les deux cas, viser la tête est déconseillé, mais on a plus de chance de se rater si on joue au cow-boy avec un LBD. Lors de la bavure évoquée, le CRS éborgnant était équipé d'un LBD et formé en une demi-journée sur cible fixe…
Sauf qu'à part la CNDS, les policiers dans les médias et jusque dans leurs notes de service, ainsi que les responsables politiques chantent en chœur que les services sont équipés de « lanceurs de balles de défense type flash-ball ».
Ah oui, mais celui-là c'est lequel ? Face à l'argumentaire utilisé pour justifier l'usage de flash-balls, on peut s'interroger sur l'étendue de la confusion sur le terrain. « Quand on reçoit des pierres ou des projectiles, la riposte doit être proportionnelle », disent les policiers.
Certes, mais dans le monde réel, le lanceur de cocktail est en général situé à 25-30 mètres de distance. A 7-10 mètres, on a plutôt une jolie adolescente teint de pêche et autocollants sur le visage… Est-ce qu'on nous vendrait pas de la riposte proportionnelle pour de la légitime défense, et du LBD anti-terroriste pour un gentil flash-ball ?
Un manque de légitimité qui traverse la hiérarchie jusqu'au flic de terrain
Dans l'immense majorité des cas, les bavures ont lieu quand les missions données par le politique au policier sont illégitimes. C'est ce manque de légitimité qui va traverser toute la hiérarchie jusqu'à l'homme de terrain, ce dernier traduisant en bavure. Le coup d » « impressionner les voyous » au flash-ball qui finit par éborgner les citoyens au LBD est le meilleur exemple du processus.
La vraie mission de la police n'est pas d'impressionner les voyous, mais d'intervenir si un type bat sa femme, de démanteler des trafics de drogue, de protéger dans tout les cas…
« Ce n'est pas à la police d'organiser des matchs de football » : c'est vrai ! Malheureusement on oubliait d'aller au bout de la logique : ce n'est pas à la police d'arrêter les adolescents dans les halls d'immeuble, de nettoyer les cités au Kärsher, ni même de mettre les immigrés dans des avions. C'est le rôle du vieux voisin chiant du troisième gauche, des services de la voirie et des programmes d'aide aux pays en voie de développement.
Les solutions aux problèmes de fond, c'est le politique, élite et élu du peuple, qui doit les trouver. C'est sa part du contrat social. C'est à ce prix et dans ce but qu'il dispose des forces de police mais en fait, il est censé œuvrer à leur disparition.
Une société à la dérive, à l'inverse, voit ses politiques incompétents proposer la police comme solution : les nôtres en sont à vouloir l'introduire dans les écoles…
Il est trop facile et trop courant, face à cette dérive, de rendre le policier responsable des bavures. De même que le flash-ball n'est qu'une arme au service du policier, le policier n'est qu'une arme au service de l'Etat.
La bavure, c'est le politique qui la commet lorsqu'il utilise la police de façon illégitime pour masquer aux citoyens combien son incompétence le rend inutile.
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Faut que ca se sache ! clik et votePETITION POUR L’INTERDICTION TOTALE DE L’UTILISATION DES ARMES NON-LÉTALES (FLASHBALL, LB40, TAZER)

Vu sur BELLACIAO
@orphée
PETITION POUR L’INTERDICTION TOTALE DE L’UTILISATION DES ARMES NON-LÉTALES (FLASHBALL, LB40, TAZER)
vendredi 17 juillet 2009 (02h24)
De Stéphane Gatti
Pétition à Monsieur le Président de la République française pour l’interdiction totale de l’utilisation des armes non-létales (flashball, LBD40, tazer) par les forces de l’ordre.
Je veux remercier tous ceux qui ont marqué leur solidarité, relayé l’information et permis qu’on parle de ces actes d’une violence inadmissible. Deux messages m’ont conforté dans la conviction qu’il fallait interdire les armes non-létales.
Le premier message vient du père d’un lycéen nantais qui a perdu son oeil droit dans des circonstances analogues. Il a résumé le rapport du CNDS (commission nationale de déontologie de la sécurité). On y trouve le même scénario qu’à Montreuil :
- le policier tire à bout portant sur une personne désarmée qui ne le menace pas
- les autorités publient des déclarations mensongères
"La CNDS qualifie la blessure du jeune lycéen d’une "extrême gravité (...) dont les séquelles prévisibles sont particulièrement invalidantes puisque M. P.D-L ne récupérera jamais sa vision de l’oeil droit ". "La CNDS " déplore " à ce propos une contre-vérité de monsieur le Directeur central de la Sécurité publique (à Paris), qui a nié par écrit la gravité de la blessure. La CNDS qualifie cette inexactitude officielle, publiée pourtant après la connaissance de deux certificats médicaux " notoirement " connus, d’ " imprudente précipitation " et de " manque de suivi patent " (à moins qu’il ne s’agisse plutôt d’une erreur volontaire ?). La CNDS a auditionné un fonctionnaire de police cagoulé et armé d’un lanceur de défense 40x46 (LBD, flashball de nouvelle génération), auteur présumé du tir, qui a réaffirmé avoir visé un manifestant lanceur de "pierres" en direction des forces de l’ordre sur demande de sa hiérarchie mais il ne l’aurait " pas reconnu " dans la personne du jeune lycéen blessé à l’oeil, à qui il a été confronté. Par ailleurs la famille estime après examen que le site du rectorat ne comportait pas de pierres ou de pavés à jeter, mais seulement du sable ou des graviers". " Ces constatations conduisent la Commission à s’interroger sur ta compatibilité de l’usage d’une telle arme dans le cadre d’une manifestation qui implique une proximité des manifestants et de la police et leur grande mobilité."
C’est toujours un choc de voir les actes brutaux trouver leur place dans le langage de la gestion administrative : évaluation de la riposte, défaut de proportionnalité, légitime défense dans l’usage de la force, absence de nécessité de la riposte, poursuites disciplinaires et peut-être même, blâme pour le policier. Que peut dire celui qui depuis trente quatre ans a eu la chance de se voir vieillir dans le regard bleu de son fils au boucher qui va entourer son acte barbare du langage fleuri de l’administration républicaine ?
Dans ces moments là, la question de la police républicaine sort du chapeau. Dans notre généalogie familiale nous avons plusieurs fois croisé cette police : la police du patron qui fracassa la jambe du premier avant guerre, les GMR (Groupe mobile de réserve) qui arrêtèrent le second dans le maquis pour le livrer aux allemands, les CRS en 68 qui raflèrent le troisième dans les champs de blé de Flins, aujourd’hui les policiers (habillés en robocop) qui ont tiré au visage du dernier sur la place du marché de Montreuil. Qel que soit leur nom, ces polices ne sont que les versions différentes d’une milice du pouvoir. Ces policiers ont agi directement sur ordre préfectoral. La question reste : doit-on doter une telle milice d’un matériel conçu pour terroriser ceux qui auraient des vélléïtés de protestations ?
Le deuxième message commente l’agression du marché par les forces de l’ordre. Montreuil est une petite ville. Des enquêtes auprès des habitants ont été menées par la coordination des intermittents du spectacle. Celui qui était en charge du décryptage a envoyé un mail où il conclut : C’est accablant, je suis en train de retranscrire mais il y en a pour une heure et demie d’enregistrement, En rapprochant les témoignages on en arrive à la conclusion que Joachim était en train de s’éloigner (témoignage concordant de 2 personnes dont une voisine), d’autre part tout le monde dit que Joachim est tombé avec la tête vers la rue de Paris, les pieds vers le bd de Chanzy, à l’opposé des flics, donc il était de dos par rapport au flic. Un flic en civil très calme le visait déjà (flic en position de tir tenue pendant 4 secondes selon deux témoins, un des témoins est un voisin), ce qui veut dire que le flic a attendu que Joachim tourne sa tête vers lui pour tirer à ce moment là.
Si le policier n’a pas hésité à tirer provoquant cette défiguration, en revanche la réalité de la mutilation est sans cesse mise en doute Doute jeté sur la réalité de la blessure alors que dès le premier soir, le 8 juillet l’interne de l’hôtel Dieu avait clairement indiqué qu’il s’agissait de la perte définitive d’un oeil. Doute repris sous différentes formes dans certains journaux. Doute relayé par vos propres amis qui vous demandent s’il n’y a vraiment pas une petite chance ( probablement par gentillesse) de sauver l’oeil. Ce doute devient vite insupportable parce que le diagnostic médical ne supportait aucun doute, parce que la violence du choc ne laissait aucune chance.
Il ne faut laisser aucune chance aux armes non-létales ?
Avec les signataires, je voudrais juste vous demander d’exiger l’interdiction totale d’utilisation des armes non-létales (flashball, ldb40, tazer) par les forces de l’ordre.
Stéphane Gatti
Signez la pétition :
http://www.lapetition.be/en-ligne/interdiction-totale-lutilisation-des-armes-non-ltales-flashball-lbd40-tazer-par-les-forces-de-lordre--4653.html
De : Orphée
vendredi 17 juillet 2009
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@gnafron
Illégalement, Nicolas Sarkozy a payé les sondages OpinionWay publiés par Le Figaro et LCI
vendredi 17 juillet 2009 (01h07)
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En violation du code des marchés publics, la Présidence de la République, représentée par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, a payé des sondages de l’institut OpinionWay pourtant publiés par Le Figaro et LCI.
En violation du code des marchés publics, la Présidence de la République, représentée par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, a payé des sondages de l’institut OpinionWay pourtant publiés par Le Figaro et LCI.
Page 11, du rapport publié ce Jeudi par la Cour des Comptes et signé Philippe Séguin, au chapitre "Le cas particulier des Etudes", on découvre une bombe. On y apprend que depuis le 1er Juillet 2007, Nicolas Sarkozy finance à hauteur de 1,5 Millions d’€, via un intermédiaire, sans bon de commande et sans mise en concurrence, des sondages qui sont ensuite publiés dans la presse. Cette absence de mise en concurrence est bien entendu tout à fait illégale. Mais ce n’est pas tout.
La Cour des Comptes s’interroge aussi sur les raisons qui peuvent pousser l’Elysée à payer des sondages hors de prix alors que ceux-ci vont paraître dans la presse. Les auditeurs de la Cour ont ainsi épluché les sondages payés par l’Elysée : "la comparaison des résultats publiés dans la presse et de ceux remis à la Présidence" ne fait "pas apparaître de différence"...
Pourquoi ? La réponse vient assez vite. Il ne s’agit pas de n’importe quels sondages ! Ce sont ceux de l’institut OpinionWay. Cet institut de sondage dont le Canard Enchainé puis Ségolène Royal ont dénoncé la partialité ainsi que ses affinités avec l’UMP : par exemple, le président d’OpinionWay, Hughes de Cazenave a été chargé de mission au cabinet de Gérard Longuet. Dans son livre "Ma Plus Belle Histoire C’est Vous", Ségolène Royal détaillait la mécanique bien huilée des sondages OpinionWay immédiatement relayés par Le Figaro-LCI-TF1 et qui invariablement viennent soutenir Nicolas Sarkozy ou démolir ses adversaires.
Il suffit de taper OpinionWay sur le moteur de recherche du Figaro ou de Metro pour retrouver la prose générée à l’aide de cet institut. Vous avez tous lu ces titres : , “Les Français plebiscitent la majorité”, "Royal distancée par Delanoë, selon un sondage", “Le gouvernement Fillon 2 plaît aux Français”, Présidentielle : Sarkozy loin devant Royal ou Aubry, "Sondage : une majorité d’Européens ont une bonne opinion de Sarkozy" etc...
En septembre 2008, je dénonçais un sondage "tripatouillé" OpinionWay-Le Figaro qui defrayait la chronique mais en cachait un autre aux résultats très différents. Un sondage publié en plein congrès du PS...
La Cour des Comptes s’interroge donc sur l’intérêt de la commande de sondages qui vont être publiés par voie de presse. Mais la vraie question est savoir si l’on est dans le cas d’une manipulation de l’opinion. C’est ce que sous-entend Delphine Batho, Député des Deux-Sevres lorsqu’elle déclare ce soir : "Nous sommes ici au coeur d’un système d’instrumentalisation de l’opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias."
Dans le même communiqué Delphine Batho réclame que toute la transparence soit faite sur les sondages qui ont été payés par l’Elysée avec l’argent du contribuable et publiés par la presse : "Pour que l’information de tous soit complète, nous demandons à l’Elysée de rendre publique la liste précise des 15 sondages payés par la présidence de la République et qui ont été publiés par certains médias. Cela permettrait à coup sûr de revisiter les conditions de déroulement de certains débats publics où des jeux d’influence pervers s’exercent pour manipuler l’opinion."
Question subsidiaire posée par le site Arrêt sur Images : "Qui est l’intermédiaire secret ?" "Dans un premier temps, LeFigaro.fr ne citait pas Opinion Way, avant de corriger le tir vers 17h30. L’AFP ou Liberation.fr, eux, ne mentionnent pas la question des sondages, contrairement à Rue89 ou Reuters, qui évoquent bien les rapports particuliers entre l’Elysée et Opinion Way. Un point n’est pas éclairci par le rapport : quel cabinet joue ainsi les intermédiaires entre l’équipe présidentielle et les sondeurs ? Il n’est pas nommé, mais selon la Cour, il empoche 10 000 euros par mois au titre de son conseil auprès de la Présidence."
(Sources : Cour des Comptes, Rue89, Arrêt sur Images)
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Libellés : amis de SarKo, Sarko Intox, Sarko ; En douce, SARKOMEDIAS
Faut que ca se sache ! clik et vote16/07/09
"Les yoghourts sont des musulmans plutôt ouverts".
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Libellés : Dossier Kouchner
Faut que ca se sache ! clik et voteYade : "Le sport, j'y connais quelque chose" .....
Yade : "Le sport, j'y connais quelque chose"
La discussion sur les grands stades cette semaine au Sénat était le "baptème de feu" de Rama Yade en tant que chargée des Sports au gouvernement. Elle a confié à quelques élus être soulagée de son nouveau rôle : "J'ai bien cru un moment que j'allais me retrouver au commerce ou à l'artisanat ! Le sport, ça va, j'y connais quelque chose..."
http://www.lesindiscrets.com/article-3995-indiscret-yade-le-sport-j-y-connais-quelque-chose.html
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Libellés : Dossier Yade
Faut que ca se sache ! clik et voteCarla, Rama, Nadine ou le defilé des "stars"
Carla, Rama Yade, Morano... Le 14 juillet, c'était défilé de mode à l'Elysée!
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Libellés : 14 juillet, Dossier Morano, UMP
Faut que ca se sache ! clik et voteBachelot lance le label "bien vieillir" pour les villes....
Le label "Bien vieillir" pour les villes qui soignent leurs aînésMercredi 15 juillet 2009 Pour préparer la société au vieillissement de la population, Roselyne Bachelot, Ministre de la santé et des Sports et Nora Berra, Secrétaire d'État chargée des Aînés, lancent le projet : "Bien vieillir, vivre ensemble". Ce nouveau label sera décerné aux communes qui participeront au plan national "Bien vieillir 2007-2009".
D'ici 2030, 28 % de la population aura plus de 65 ans et 60 % des Français seront citadins. Pour le gouvernement, c'est maintenant qu'il faut agir. Il est nécessaire de mettre en place dès aujourd'hui les structures adaptées pour que les seniors puissent vivre correctement. Pour Roselyne Bachelot et Nora Berra, ce plan d'action doit passer par l'échelon communale.
Le label "Bien vieillir, vivre ensemble" s'inscrit dans le plan national "Bien vieillir 2007-2009" porté par le Ministère de la santé et le Ministère du travail.
Organisé en partenariat avec l'Association des Maires de France (AMF) et l'Association parlementaire "vivre ensemble", le label "Bien vieillir, vivre ensemble" a pour objectif de favoriser le rôle de la politique locale en faveur des aînés. Dans chaque ville participante, un élu municipal sera désigné comme référent et sera le coordinateur du programme.
Après avoir rempli un dossier de candidature, la commune s'engagera à respecter le cahier des charges établi sur 5 ans :
Les communes pourront s'appuyer sur tous les projets novateurs qui auront été réalisés afin d'améliorer le quotidien des aînés grâce au réseau national et international de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Source : Communiqué de presse Ministère de la Santé et des Sports/Secrétariat d'Etat chargé des Ainés, "Bien vieillir, Vivre ensemble", 15 juillet 2009
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Libellés : Dossier Bachelot, Sante
Faut que ca se sache ! clik et voteQuand Sarko et Obama mattent .....
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Libellés : Video
Faut que ca se sache ! clik et voteActivités illégales pour le fils de Frédéric Mitterrand ?
Activités illégales pour le fils de Frédéric Mitterrand ?
En commission des affaires culturelles ce matin, le ministre de la culture Frédéric Mitterrand a assuré aux députés qu’il aurait aimé être téléchargé illégalement plus souvent, et confié qu’il avait deux abonnements à Internet au cas où l’un des deux était un jour suspendu suite aux activités illégales de son fils. Festival.Episode délicieusement comique ce matin à l’Assemblée Nationale. Envoyé défendre devant la commission culturelle le projet loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet (Hadopi 2), aux côtés de Michèle Alliot-Marie, le nouveau ministre de la culture Frédéric Mitterrand a multiplié les bourdes. S’il était apparu complètement désintéressé par le texte au Sénat, employant un ton monocorde et détaché de toute émotion qui tenait de la performance d’acteur, le successeur de Christine Albanel s’est laissé aller à quelques anecdotes personnelles devant les députés. Qui ne plaident pas vraiment en faveur du texte…
“Il m’arrive parfois d’être téléchargé illégalement, pas suffisamment à mon grand regret“, aurait ainsi déclaré le ministre de la Culture selon des propos rapportés à Numerama par un membre de la commission. “Vous êtes comme Carla Bruni, vous avez grand plaisir à être téléporté“, s’est alors amusé en retour le député Patrick Bloche, chef de file de l’opposition sur le projet de loi, en référence aux anciens propos de la première dame de France. “Si cela peut me rapprocher de la femme du Chef de l’Etat…“, répondit avec malice Frédéric Mitterrand, à qui l’on venait d’expliquer l’allusion. Le ministre est déjà un proche de Carla Bruni et lui doit de ne pas avoir totalement trébuché sur le palier de la rue de Valois après sa bourde diplomatique.
Par ailleurs, pour démontrer l’importance du rôle pédagogique de l’Hadopi auprès des jeunes, Frédéric Mitterrand a plusieurs fois pris l’exemple de son fils, qui piraterait souvent. L’intéressé appréciera que papa fasse de la délation au Palais Bourbon. Lorsque des députés socialistes lui demandèrent s’il ne risquait pas alors de se faire suspendre son abonnement à Internet pour “négligence caractérisée“, comme le prévoit le texte, Mitterrand a une réponse maligne : “J’ai deux abonnements“. Bien joué.
On ne l’avait pas compris, mais la suspension de l’accès à Internet est en fait une manière de vendre le double d’abonnements à Internet. Il est fort ce Sarkozy…
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Explosion sur un site pétrochimique de Total en Moselle, 2 morts
Explosion sur un site pétrochimique de Total en Moselle, 2 morts
Une explosion a eu lieu mercredi dans une unité pétrochimique de Total à Carling (Moselle), faisant deux morts et six blessés, apprend-on auprès du groupe français et des autorités locales.
EXPLOSION DANS UNE USINE PÉTROCHIMIQUE DE TOTAL EN MOSELLE
Le bilan est définitif, a précisé Michel Louhier, responsable de la sécurité sur le site de Total Petrochemicals France où a eu lieu l'accident.
"Les six blessés ont été évacués vers un centre hospitalier de la région", a dit un porte-parole de Total, précisant que l'explosion s'était produite vers 15h15.
Leur pronostic vital n'est pas engagé, a précisé Michel Louhier. Deux d'entre eux appartenaient à une entreprise sous-traitante. Les six autres victimes, dont les deux personnes décédées, sont des salariés de l'usine.
"Une cellule d'information et de soutien aux familles des victimes ainsi qu'à leurs collègues de travail est en cours de mise en place", écrit dans un communiqué le groupe, qui se dit "choqué par cet accident".
L'accident n'a provoqué ni incendie ni danger pour l'environnement, a précisé la préfecture. "Le site a été sécurisé et aucun risque de pollution n'est à craindre", assure Total dans son communiqué.
L'incident est survenu dans le vapocraqueur numéro un, une unité de pétrochimie servant à fabriquer de l'éthylène et du propylène, au niveau du surchauffeur, une de ses composantes.
CELLULE DE SOUTIEN AUX FAMILLES
"Ce vapocraqueur était à l'arrêt à la suite d'intempéries intervenues récemment. Le surchauffeur a éclaté au moment du redémarrage", a expliqué le porte-parole de Total.
Cet appareil surchauffe de la vapeur pour la porter à une pression de 110 bars.
Le deuxième vapocraqueur de Carling est à l'arrêt et en cours de démantèlement.
Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, étaient attendus sur place en début de soirée. Ils devaient rencontrer les familles des victimes, des élus et des responsables de la plate-forme.
L'usine Total Petrochemicals de Carling Saint-Avold fabrique des produits de base tels qu'éthylène, propylène, méthane et styrène ainsi que du polyéthylène et du polystyrène, deux plastiques de grande consommation, selon le site internet de l'entreprise.
Elle emploie environ 800 personnes, a dit à Reuters Khalid Benhammou, délégué central CFE-CGC chez Total Petrochemicals France.
Selon lui, le dernier accident grave dans l'usine remonte à 1994, lorsque l'employé d'une entreprise extérieure avait été électrocuté après avoir pénétré dans un local technique.
Pour Khalid Benhammou, le site de Carling "a une sécurité qui est très pointue : on dépense énormément d'argent là-dessus, d'autant plus que le site est classé Seveso", donc considéré comme une usine à hauts risques.
http://fr.news.yahoo.com
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Libellés : Ecologie
Faut que ca se sache ! clik et voteDes salariés de JLG menacent de faire exploser quatre machines
Ces derniers jours, la protestation contre les plans sociaux est montée d’un cran.
Après une vague de séquestrations de patrons ces derniers mois pour contester les plans sociaux, les salariés de plusieurs entreprises en grève menacent désormais de faire exploser leur outil de production pour obtenir gain de cause
Après une vague de séquestrations de patrons ces derniers mois pour contester les plans sociaux, les salariés de plusieurs entreprises en grève menacent désormais de faire exploser leur outil de production pour obtenir gain de cause (voir aussi le portfolio : "Quand les salariés menacent pour faire entendre leur voix").
Après les salariés de Nortel France, qui ont finalement décidé, mercredi 15 juillet, de retirer de leur site les bonbonnes de gaz qu'ils menaçaient de faire exploser pour obtenir de meilleures indemnités de licenciement (lire aussi : Nortel : "nous ne sommes pas des terroristes"), et ceux de New Fabris dans la Vienne (lire aussi : "A Châtellerault, les "Fabris" menacent de faire sauter leur usine pour 30 000 euros"), c'est au tour des salariés d'une entreprise de Lot-et-Garonne de menacer de faire exploser leur production.
Les cent soixante-trois salariés de l'entreprise en grève JLG-France, à Faullet, observent depuis deux semaines une grève de solidarité avec leurs cinquante-trois collègues visés par un plan social. Ils ont menacé mercredi de faire exploser à l'aide de bouteilles de gaz quatre nacelles élévatrices produites dans leur usine s'ils n'obtenaient des primes de 30 000 euros pour leurs collègues.
"On a sorti quatre ou cinq nacelles élévatrices sur le parking, on les a entourées de palettes de bois et de bouteilles de gaz reliées entre elles. Si on n'obtient pas satisfaction on mettra le feu", a déclaré Christian Amadio, secrétaire du comité d'entreprise de JLG.
http://www.lemonde.fr/
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Libellés : Brule - pour - poing, Résistance en France
Faut que ca se sache ! clik et voteTravail le dimanche : 25 députés UMP font défection

L'UMP n'a pas fait le plein, mercredi 15 juillet, lors du vote sur le travail dominical. Dix députés du groupe UMP ont voté contre et quinze se sont abstenus. Ces défections n'ont pas empêché la proposition de loi d'être adoptée par 282 voix contre 238. La majorité de l'UMP a voté pour, tandis que toute la gauche à voté contre, comme sept non-inscrits, dont François Bayrou. Le Nouveau centre est resté divisé.
L'UMP n'a pas fait le plein, mercredi 15 juillet, lors du vote sur le travail dominical. Dix députés du groupe UMP ont voté contre et quinze se sont abstenus. Ces défections n'ont pas empêché la proposition de loi d'être adoptée par 282 voix contre 238. La majorité de l'UMP a voté pour, tandis que toute la gauche à voté contre, comme sept non-inscrits, dont François Bayrou. Le Nouveau centre est resté divisé.
Parmi les députés UMP qui ont voté contre, Christian Vanneste (Nord) a estimé que "la qualité de la vie, c'est un jour dans la semaine où nous ne sommes pas des producteurs et consommateurs".
Au Nouveau centre aussi
Hervé Mariton (Drôme), agacé par les nombreux "rappels à la solidarité exercés sur les réfractaires", a fait de même car "il y a une vision du monde derrière".
Outre Christian Vanneste et Hervé Mariton, ont également voté contre les députés UMP Xavier Breton, Yves Bur, Lucien Degauchy, Guénhaël Huet, Denis Jacquat, Jean Ueberschlag, Gérard Voisin et Mme Marie-Jo Zimmermann.
Le villepiniste Jacques Le Guen (Finistère) a choisi l'abstention car "au lieu du travail du dimanche, on ferait mieux de régler le problème du travail du lundi". Les UMP Yves Censi, Marie-Christine Dalloz, André Flajolet, Jean-Pierre Grand, Jean-Jacques Guillet, Michel Heinrich, Marguerite Lamour, Jacques Le Nay, Jean-Philippe Maurer, Christian Ménard, Jean-Marie Morisset, Etienne Pinte, Michel Piron et Lionel Tardy se sont également abstenu.
Au sein du Nouveau centre, Thierry Benoit a voté contre, tandis que Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Séjour, Jean-Luc Préel et François Rochebloine se sont abstenus.
Le texte doit encore passer l'étape du Sénat. Le PS a déjà annoncé un recours devant le Conseil constitutionnel car il crée, selon lui, une inégalité flagrante entre "sept types de travailleurs du dimanche"
NOUVELOBS.COM
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Libellés : gouvernement, on est gouvernés par des imbéciles, travailles plus gagne plus, UMP
Faut que ca se sache ! clik et voteViolences policières contre la Brigade des clowns

PARIS - Comme en 2006 et en 2007, la Brigade activiste des clowns voulait défiler, mais cette année, faute de demande officielle, elle a été mal accueillie...
Deux jours d'incapacité totale de travail (ITT) et quelques heures de garde-à-vue. C'est le bilan du 14 juillet de Cyril Cavalié, photographe indépendant. Son confrère Guillaume, lui, dit avoir été contraint d'effacer la carte mémoire de son appareil photos au commissariat. Leur tort: avoir suivi le défilé de la Bac, la brigade activiste des clowns, dispersée par les forces de l'ordre à Paris faute d'autorisation officielle.
PARIS - Comme en 2006 et en 2007, la Brigade activiste des clowns voulait défiler, mais cette année, faute de demande officielle, elle a été mal accueillie...
Deux jours d'incapacité totale de travail (ITT) et quelques heures de garde-à-vue. C'est le bilan du 14 juillet de Cyril Cavalié, photographe indépendant. Son confrère Guillaume, lui, dit avoir été contraint d'effacer la carte mémoire de son appareil photos au commissariat. Leur tort: avoir suivi le défilé de la Bac, la brigade activiste des clowns, dispersée par les forces de l'ordre à Paris faute d'autorisation officielle.
Cache-cache dans le jardin des Tuileries
«Il n'y a pas plus pacifiques que les clowns», annonce d'emblée Cyril à 20minutes.fr. «En 2006 et en 2007, nous avions déposé les demandes en préfecture», raconte de son côté le clown Marsios, pionnier du mouvement en France. Aucun problème n'avait alors été à déplorer. «De manière générale, ça fait bien deux ans que nous n'avions pas été embarqués pour des contrôles d'identité», se souvient-il.
Mais cette fois, «les forces de l'ordre leur ont demandé d'évacuer les lieux», explique Cyril. S'en est suivie une partie de cache-cache dans le labyrinthe du jardin des Tuileries, raconte le photographe, avant que les clowns ne décident de mettre leur cortège en marche. «Ils ont fondu sur eux de façon totalement disproportionnée», assure-t-il, dénonçant «un déchaînement de brutalité».
http://www.20minutes.fr/article/338980/France-Deux-photographes-et-une-quarantaine-de-clowns-au-poste-apres-le-defile-du-14-juillet.php
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Libellés : Atteinte aux libertés, drole ?, info sarko arrestation, Résistance en France
Faut que ca se sache ! clik et vote15/07/09
Attention à vos lectures !
Vu sur BELLACIAO MONTREUIL MANIF DU 13 JUILLET
Article d'ACRIMED
dérives de l’AFP et autres agences > Des tirs de flashball, l’œil perdu de Joachim et les sources de (...)
http://www.acrimed.org/article3182.html
Publié le 13 juillet 2009
Vendredi 10 juillet à 15h01, une dépêche de l’AFP titre : « Un jeune squatter perd un œil après un affrontement avec la police ».
De sources concordantes, mais principalement policières.
« Un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui occupait, avec d’autres personnes, un squatt évacué mercredi à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a perdu un œil après un affrontement avec la police, a-t-on appris de sources concordantes vendredi. Le jeune homme, Joachim Gatti, faisait partie d’un groupe d’une quinzaine de squatters qui avaient été expulsés mercredi matin des locaux d’une ancienne clinique. »
Quelles sont ces « sources concordantes », dont les informations concordent si peu avec la vérité ? Joachim Gatti a 34 ans ; il ne faisait pas partie des squatters et s’il a perdu un œil, ce n’est pas – vaguement dit – « après un affrontement avec la police », mais parce qu’il a été victime d’un tir de flashball.
Que s’est-il passé ? Selon l’AFP : « Ils avaient tenté de réinvestir les lieux un peu plus tard dans la soirée mais s’étaient heurtés aux forces de l’ordre. Les squatters avaient alors tiré des projectiles sur les policiers, qui avaient riposté en faisant usage de flashball, selon la préfecture, qui avait ordonné l’évacuation. » En clair, les sources policières concordent avec les sources policières…
D’ailleurs, poursuit la dépêche de l’AFP : « "Nous avons bien eu connaissance qu’un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’œil et le tir de flashball", a déclaré vendredi la préfecture à l’AFP. ». Puisque la préfecture ose le dire !
Suivent alors des informations de source municipale, dont celle-ci : « D’après la mairie, Joachim Gatti fait partie du mouvement autonome - un réseau militant d’extrême-gauche - qui dénonce notamment la cherté des loyers à Paris et dans certaines banlieues parisiennes. » En quoi, même si elles sont de source municipale, ces indications que le vocabulaire employé suffisent à rendre tendancieuses, expliquent-t-elle ce qui s’est passé ?
De sources discordantes, mais beaucoup plus crédibles
Problème : la plupart des « informations » livrées par cette dépêche sont contestées par des sources … discordantes, mais beaucoup plus crédibles, comme la lettre ouverte de Stéphane Gatti - le père de Joachim - que nous reproduisons ci-dessous.
Lettre ouverte de Stéphane Gatti sur les circonstances dans lesquelles Joachim Gatti a perdu un œil
Le matin du mercredi 8 Juillet, la police avait vidé une clinique occupée dans le centre-ville. La clinique, en référence aux expériences venues d’Italie, avait pris la forme d’un “centro sociale” à la française : logements, projections de films, journal, défenses des sans papiers, repas… Tous ceux qui réfléchissent au vivre ensemble regardaient cette expérience avec tendresse. L’évacuation s’est faite sans violence. Les formidables moyens policiers déployés ont réglé la question en moins d’une heure. En traversant le marché le matin, j’avais remarqué leurs airs affairés et diligents.
Ceux qui s’étaient attaché à cette expérience et les résidents ont décidé pour protester contre l’expulsion d’organiser une gigantesque bouffe dans la rue piétonnière de Montreuil.
Trois immenses tables de gnocchi (au moins cinq mille) roulés dans la farine et fabriqués à la main attendaient d’être jetés dans le bouillon. Des casseroles de sauce tomate frémissaient. Ils avaient tendu des banderoles pour rebaptiser l’espace. Des images du front populaire ou des colonnes libertaires de la guerre d’Espagne se superposaient à cette fête parce que parfois les images font école. J’ai quitté cette fête à 20h en saluant Joachim.
A quelques mètres de là, c’était le dernier jour dans les locaux de la Parole errante à la Maison de l’arbre rue François Debergue, de notre exposition sur Mai 68. Depuis un an, elle accueille des pièces de théâtres, des projections de films, des réunions, La nuit sécuritaire, L’appel des Appels, des lectures, des présentations de livres… Ce jour-là, on fermait l’exposition avec une pièce d’Armand Gatti « L’homme seul » lu Pierre Vial de la Comédie Française et compagnon de longue date. Plusieurs versions de la vie d’un militant chinois s’y confrontent : celle de la femme, des enfants, du père, du lieutenant, du général, des camarades…
C’était une lecture de trois heures. Nous étions entourés par les journaux de Mai. D’un coup, des jeunes sont arrivés dans la salle, effrayés, ils venaient se cacher… ils sont repartis. On m’a appelé. Joachim est à l’hôpital à l’hôtel Dieu. Il était effectivement là. Il n’avait pas perdu conscience. Son visage était couvert de sang qui s’écoulait lentement comme s’il était devenu poreux. Dans un coin, l’interne de service m’a dit qu’il y avait peu de chance qu’il retrouve l’usage de son œil éclaté. Je dis éclaté parce que je l’apprendrais plus tard, il avait trois fractures au visage, le globe oculaire fendu en deux, la paupière arrachée…
Entre ces deux moments ; celui où je l’ai quitté à la fête aux gnocchi et l’hôtel Dieu que s’était-il passé ? Il raconte : Il y a eu des feux d’artifice au dessus du marché. Nous nous y sommes rendus. Immédiatement, les policiers qui surveillaient depuis leur voiture se sont déployés devant. Une minute plus tard, alors que nous nous trouvions encore en face de la clinique, à la hauteur du marché couvert, les policiers qui marchaient à quelques mètres derrière nous, ont tiré sur notre groupe au moyen de leur flashball.
A ce moment-là je marchais et j’ai regardé en direction des policiers. J’ai senti un choc violent au niveau de mon œil droit. Sous la force de l’impact je suis tombé au sol. Des personnes m’ont aidé à me relever et m’ont soutenu jusqu’à ce que je m’assoie sur un trottoir dans la rue de Paris. Devant l’intensité de la douleur et des saignements des pompiers ont été appelés.
Il n’y a pas eu d’affrontement. Cinq personnes ont été touchés par ces tirs de flashball, tous au dessus de la taille. Il ne peut être question de bavures. Ils étaient une trentaine et n’étaient une menace pour personne. Les policiers tirent sur des images comme en témoigne le communiqué de l’AFP.
Un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui occupait, avec d’autres personnes, un squat évacué mercredi à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a perdu un œil après un affrontement avec la police, a-t-on appris de sources concordantes vendredi. Le jeune homme, Joachim Gatti, faisait partie d’un groupe d’une quinzaine de squatters qui avaient été expulsés mercredi matin des locaux d’une ancienne clinique. Ils avaient tenté de réinvestir les lieux un peu plus tard dans la soirée mais s’étaient heurtés aux forces de l’ordre. Les squatters avaient alors tiré des projectiles sur les policiers, qui avaient riposté en faisant usage de flashball, selon la préfecture, qui avait ordonné l’évacuation. Trois personnes avaient été arrêtées et un jeune homme avait été blessé à l’œil puis transporté dans un hôpital à Paris, selon la mairie, qui n’avait toutefois pas donné de précision sur l’état de gravité de la blessure.”Nous avons bien eu connaissance qu’un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’œil et le tir de flashball”, a déclaré vendredi la préfecture à l’AFP.
La police tire sur l’image d’un jeune de 20 ans qui essayent de reprendre son squat. Et pour la police et les médias, cela vaut pour absolution, et c’est le premier scandale.
Faut-il rétablir la vérité sur l’identité de Joachim Gatti ne serait-ce que pour révéler la manipulation des identités à laquelle se livre la police pour justifier ses actes , comme s’il y avait un public ciblé sur lequel on pouvait tirer légitimement ?
Joachim n’a pas 20 ans mais 34 ans. Il n’habitait pas au squat, mais il participait activement aux nombreuses activités de la clinique Il est cameraman Il fabrique des expositions et réalise des films. Le premier film qu’il a réalisé s’appelle « Magume ». Il l’a réalisé dans un séminaire au Burundi sur la question du génocide. Aujourd’hui, il participe à la réalisation d’un projet dans deux foyers Emmaüs dans un cadre collectif.
On devrait pouvoir réécrire le faux produit par l’AFP en leur réclamant de le publier. Il serait écrit :
Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans a reçu une balle de flashball en plein visage alors qu’il manifestait pour soutenir des squatteurs expulsés. Il a perdu un œil du fait de la brutalité policière.
Stéphane Gatti
Question : jusques à quand l’AFP continuera-t-elle à diffuser des informations policières avant de les vérifier ?
***
PS : L’AFP persiste...
À la suite de la manifestation qui s’est tenue à Montreuil le lundi 13 juillet au soir, en soutien à Joachim Gatti et pour dénoncer les violences policières, l’AFP a récidivé en citant de nouveau la mairie de Montreuil (qui donc, à la mairie ?) pour qui « la victime, Joachim Gatti, fait partie du mouvement autonome qui dénonce notamment la cherté des loyers à Paris et dans certaines banlieues parisiennes ». Et l’AFP de fantasmer sur « les jeunes gens, qui scandaient des slogans hostiles aux forces de l’ordre, dont de nombreux semblaient proches des milieux autonomes ou de l’ultra-gauche ».
« Semblaient » ? Mais encore ? Est-ce que l’AFP voudrait suggérer que ces nombreux jeunes sont des proches de Julien Coupat et ses amis, qualifiés de la même manière par Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur ? À quoi joue l’AFP en privilégiant à ce point les sources policières et la parole des autorités administratives alors que les témoins ne manquent pas et que les victimes et leurs proches ne font aucune difficulté pour donner leur point de vue ? C’est d’ailleurs à la suite de leurs protestations que l’AFP a finalement contacté le père de Joachim Gatti.
Plus grave encore : l’AFP ose écrire, dans cette dépêche, que les manifestants « protestaient contre l’expulsion mercredi de plusieurs squatters qui occupaient une ancienne clinique, au cours de laquelle un jeune homme affirme avoir perdu un œil , à la suite d’un tir de flash-ball par les policiers ». Une simple opinion, en quelque sorte ! Joaquim Gatti ayant pu sortir de l’hôpital pour participer à la manifestation, l’occasion était pourtant donnée au journaliste de l’AFP de (pour une fois !) vérifier l’information et croiser les sources avant d’écrire... n’importe quoi.
Après avoir souligné la responsabilité de L’AFP dans la divulgation d’infos plus que douteuses, il faut tout de même s’interroger sur la propension de nombreux journaux à reproduire ces dépêches instantanément, sans aucun recul, sans changer une seule virgule, quelle que soit leur cohérence. C’est le cas ici du Monde, de La Croix, de RTL, de l’Express et de TV5.
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Faut que ca se sache ! clik et voteMenace des salariés de Nortel dans les Yvelines

Les salariés grévistes menacent de faire sauter l'entreprise située à Châteaufort et ont prévu de manifester ce mercredi devant le site. Nortel a été placé en liquidation judiciaire et ses 683 salariés pourraient être licenciés.
Des salariés grévistes ont menacé mardi 14 juillet de faire sauter l'entreprise Nortel à Châteaufort (Yvelines), après avoir installé une dizaine de bouteilles de gaz.
Nortel France SA, filiale française de l'équipementier en communication canadien et centre de recherches sur les technologies sans fil, a été placée en liquidation judiciaire le 28 mai.
"Si les administrateurs ne prennent pas leurs responsabilités, le site risque de pêter", a averti un des quatre représentants des salariés grévistes, qui a requis l'anonymat.
"Si jamais la réunion (avec les administrateurs judiciaires français et leurs homologues britanniques chargés de la procédure pour Nortel Europe) n'a pas lieu demain, si elle n'est pas constructive, il n'y aura plus de contrôle", a-t-il poursuivi, ajoutant: "les gens n'ont plus rien à perdre, ils vont aller jusqu'au bout".
la suite sur:http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090715.OBS4173/menace_des_salaries_de_nortel_dans_les_yvelines.html
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Faut que ca se sache ! clik et vote14/07/09
Prix de l'électricité en France : la tromperie d'EDF, le flop du nucléaire
Les ménages de plus de la moitié des pays européens ont bénéficié ces dernières années de tarifs plus bas qu'en France, ce qui montre bien que le nucléaire ne donne aucun avantage.
En demandant mercredi 8 juillet une augmentation de 20% du prix de l'électricité, M Gadonneix (PDG d'EDF) a prétendu, tout en attribuant au nucléaire cette supposée performance : "l'électricité en France est 30 à 40% moins cher que ce que paient les autres européens". Hélas, si la demande d'augmentation a été fortement discutée, les affirmations de M Gadonneix ont par contre été reproduites telles quelles dans de nombreux médias, certains éditorialistes en rajoutant même : on a ainsi pu lire que "depuis un quart de siècle, nous bénéficions en France de l'électricité la moins chère d'Europe".
Les ménages de plus de la moitié des pays européens ont bénéficié ces dernières années de tarifs plus bas qu'en France, ce qui montre bien que le nucléaire ne donne aucun avantage.
En demandant mercredi 8 juillet une augmentation de 20% du prix de l'électricité, M Gadonneix (PDG d'EDF) a prétendu, tout en attribuant au nucléaire cette supposée performance : "l'électricité en France est 30 à 40% moins cher que ce que paient les autres européens". Hélas, si la demande d'augmentation a été fortement discutée, les affirmations de M Gadonneix ont par contre été reproduites telles quelles dans de nombreux médias, certains éditorialistes en rajoutant même : on a ainsi pu lire que "depuis un quart de siècle, nous bénéficions en France de l'électricité la moins chère d'Europe".
Or, les chiffres officiels concernant l'Union Européenne, publiés par Eurostat (*), montrent que la réalité est bien différente.
En 2007 (les chiffres 2008 ne sont pas encore disponibles), pour les ménages, l'électricité en France était plus chère que dans 10 pays, moins chère que dans 13, et pratiquement égale les 3 autres. Avec la crise mondiale, la situation devrait d'ailleurs revenir à une position encore plus inconfortable pour la France : de 2003 à 2006, l'électricité était plus chère que dans une quinzaine de pays, la France se trouvant clairement dans la seconde moitié du classement !
L'écart de prix entre la France et la moyenne européenne est resté extrêmement stable entre 2002 et 2006, environ 17% inférieur à la moyenne européenne. Certes, cet écart est monté en 2007 à 24% mais, nous l'avons vu, il devrait redescendre nettement pour 2008 et pour 2009. En tout cas, rien à voir avec "30 à 40% moins cher que dans les autres pays européens".
On n'a donc absolument pas en France "l'électricité la moins chère d'Europe", et encore moins "depuis un quart de siècle". D'ailleurs, en remontant dans le temps, les chiffres d'Eurostat montrent qu'en 1997, sur 18 pays, l'électricité en France était moins chère que dans 5 pays et plus chère que dans 12 pays !
Certes, les prix d'EDF sont un peu plus performants en faveur des entreprises, mais plusieurs pays font mieux et, surtout, c'est bien au niveau des ménages que se situe le débat : ce sont surtout eux qui sont visés lorsque M Gadonneix demande d'augmenter le prix de l'électricité, car les industriels bénéficient dans la durée de tarifs très avantageux… dont le "manque à gagner" pour EDF est de toute évidence payé par les ménages. Et ce sont bien les ménages, c'est à dire aussi les électeurs, qu'il s'agit pour les autorités françaises de convaincre de la supposée "pertinence" de l'option nucléaire.
Car ce qu'il faut bien retenir, outre le fait que l'électricité française est très loin d'être la moins chère, c'est bien qu'il est de fait totalement faux d'attribuer au nucléaire une telle performance... puisqu'elle n'existe pas. Pourtant, que n'a-t-on pas lu et entendu ces derniers jours : après avoir "accepté le nucléaire" - n'oublions pas que ce fut à coups de matraques et de gaz lacrymogènes -, les français seraient en droit d'en conserver le bénéfice, c'est à dire "l'électricité la moins chère d'Europe". Quelle fable !
Notons d'ailleurs que, si le prix de l'électricité est en France un peu en dessous de la moyenne européenne, c'est uniquement grâce à l'existence des tarifs régulés (ie : fixés par l'Etat) : si ces derniers sont supprimés- ce que le gouvernement français souhaite faire… dès que la situation sociale le lui permettra- le prix de l'électricité s'envolera, nucléaire ou pas.
Pour finir, notons que le prix de l'électricité produite par EDF ne comprend pas les investissements publics massifs dont a bénéficié le nucléaire depuis 50 ans, ni le coût réel qu'il faudra payer tôt ou tard pour le démantèlement des installations atomiques et pour les déchets : la situation financière critique d'EDF laisse clairement à penser que les sommes provisionnées, déjà largement insuffisantes, n'existent même pas, noyées dans le déficit colossal de l'entreprise. En réintégrant l'ensemble des sommes publiques investies dans l'atome, et celles qu'il faudra dépenser par la suite, le prix de l'électricité nucléaire est de loin le plus cher.
Notons aussi que la question du prix n'est qu'une des différentes fables imposées à l'opinion par les publicités incessantes d'EDF et Areva, par les discours politiques, et hélas par un certain nombre d'éditorialistes qui ne font pas l'effort d'aller chercher la vraies données. On peut citer la supposée indépendance énergétique due à l'atome, le caractère "propre" de l'industrie nucléaire, ou encore la "réussite" du réacteur EPR qui est au contraire en passe de devenir l'un des plus grands flops industriels et financiers de l'Histoire.
Les citoyens de France - et leurs descendants - vont donc payer très cher et pendant très longtemps l'option nucléaire imposée depuis 50 ans. Avec les atteintes à l'environnement, à la santé, à la démocratie, etc, c'est une raison de plus pour sortir au plus vite du nucléaire, consommer moins d'énergie, et privilégier les énergies renouvelables.
(*) http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-GH-09-001/EN/KS-GH-09-001-EN.PDF
Stéphane Lhomme
Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"
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Faut que ca se sache ! clik et voteMontreuil : la colère de Voynet contre la police

«Je ne pense pas que la violence venait des manifestants. Mais bien des policiers». La député-maire de Montreuil, Dominique Voynet, interrogée ce mardi matin au micro de France Info, a dénoncé des violences disproportionnées de la part des policiers la nuit dernière.
«Je ne pense pas que la violence venait des manifestants. Mais bien des policiers». La député-maire de Montreuil, Dominique Voynet, interrogée ce mardi matin au micro de France Info, a dénoncé des violences disproportionnées de la part des policiers la nuit dernière.
Des centaines de jeunes, certains casqués et cagoulés, s'étaient rassemblés lundi en fin d'après-midi, à Montreuil, pour protester contre ce qu'ils qualifient de «violences policières» lors de l'évacuation d'un squat mercredi dans la ville.
«Une minorité venue probablement avec l'envie d'en découdre», poursuit la député Verts, après qu'un jeune homme a perdu son oeil droit, mercredi dernier, à la suite d'un tir de flash-ball par les policiers. La victime, Joachim Gatti, fait partie du mouvement autonome qui dénonce notamment la cherté des loyers à Paris et dans certaines banlieues parisiennes.
Lundi 13 juillet, vers 20 heures, de nombreux jeunes font face à un important dispositif de forces de l'ordre, qu'il bombardent de fusées, de pétards ou de fumigènes, sans provoquer de riposte des gardes mobiles. Mais peu avant 21 heures, les forces de l'ordre commencent soudainement à tirer des grenades lacrymogènes puis chargent les manifestants, qui répliquent à coups de chaises, de pots de peinture et de projectiles divers.
«Si vous n'êtes pas contents, soyez conscients qu'en Iran, on tire sur des gens »
«L'ordre de dissoudre la manifestation, venu d'en haut, est arrivé à un moment où les manifestants étaient pourtant pacifiques, tranquilles. Où rien ne laissait présager une mise ne péril de la sécurité des personnes et de l'ordre public», témoigne Dominique Voynet. Selon elle, c'est le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) qui a donné le feu vert au commissaire de Montreuil. Un directeur qui s'est, selon elle, «illustré en disant à quelques personnes témoins de la scène des propos étranges et révoltants». Il aurait lancé : «Si vous n'êtes pas contents, soyez conscients qu'en Iran, on tire sur des gens ! ».
«Lorsque la manifestation a été dissoute, les forces de l'ordre, ne se sont d'ailleurs pas contentés de séparer les manifestants. Ils en ont plaqué un bon nombre contre les murs, certains ont été frappés à grands coups de matraque, d'autres ont été arrosés de gaz lacrymogène», poursuit la maire de Montreuil.
«Tout ceci s'est passé devant des habitants de la ville stupéfaits, effarées. Il y avait parmi eux des familles qui se rendaient au feu d'artifice du 13 juillet. Des clients des bars, qui observaient tout ça, avaient le sentiment qu'ils se trouvaient sur une autre planète», décrit-elle. Une démonstration de force «totalement inutile» qui a généré le désordre, estime Dominique Voynet, qui réclame aujourd'hui qu'une enquête soit ouverte.
leparisien.fr
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Faut que ca se sache ! clik et voteLe 14 juillet sur téléparis ( qui nous ment)
Sarkozy sur France 5: "un portrait digne d'une république bananière"
icone des tags Nicolas Sarkozy, Benoît Hamon, 14 juillet, France 5, ump, ps
LEPOST
Par mamie en colère
le 14/07/2009, vu 3676 fois, 101 nombre de réactions
Info vérifiée et éditée par la rédaction du Post. Info vérifiée et éditée par la rédaction du Post.
L'opinion exprimée n'engage que son auteur.
Qui a regardé Notre Président
sur France 5 hier soir ?
Une certitude : Benoît Hamon et Télérama ont regardé attentivement !
Extrait de "À visage découvert" sur France 5
(Source France 5, via alatele75
Attaque terroriste à l'Elysée
Le président rompait avec la tradition, avec un entretien diffusé la veille du 14 juillet...
- Benoît Hamon a protesté contre "un portrait hagiographique, digne d'une république bananière" du président Nicolas Sarkozy. Selon lui, "cette séquence médiatique représente une nouvelle dérive anti-démocratique de l'Etat Sarkozy"
- Samuel Gontier dans Télérama a écrit un article pertinent et hilarant à lire ABSOLUMENT qu'il conclut ainsi :
"Monsieur de Carolis, je sais que, en vertu des pouvoirs qui vous sont conférés, vous ne dédaignez pas porter plainte contre vos salariés. Aussi, je vous supplie de dénoncer Dupond et Dupont à la police et de remettre la vidéo de leurs méfaits à la justice. Faites vite ! Avant qu’ils demandent l'asile politique à la Corée du Nord pour réaliser le portrait de Kim Jong-il."
- Bonne lecture et un sourire face à la révolte et l'impuissance devant cette démagogie dégoulinante et la servilité prévisible de ...Biiip...
(Sources: 20minutes.fr, Telerama.fr)
Par mamie en colère
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Ma vie au poste
Le blog télé de Samuel Gontier
Exclusif : un commando terroriste attaque l’Elysée
Le 13 juillet 2009 à 17h30
Il y a urgence. Il y a péril en la demeure. Et quelle demeure ! L'Elysée, s'il vous plaît. Permettez donc que Ma vie au poste s'arrête exceptionnellement sur un programme qui n'a pas encore été diffusé. C'est ce soir sur France 5. Deux dangereux terroristes mettent en danger la continuité de l'Etat et la survie de la République. Ils s'appellent Christian Malard et Bernard Vaillot. Sûrement des pseudonymes adoptés dans la clandestinité. Aussi nous les nommerons Dupont et Dupond.
Membres d'un commando de l'ultra-gauche villepiniste, Dupont et Dupond se sont introduits dans les jardins de l'Elysée pour prendre Notre Président en otage et le faire parler sous la torture et les dorures. Par bonheur, les caméras de surveillance du palais présidentiel ont tout filmé. Regardez ce court extrait :
1
On notera au passage que les caméras de surveillance de l'Elysée offrent une image très chiadée, accompagnée d'une délicieuse musique d'ambiance… Mais cet esthétisme n'atténue en rien la violence des propos. « D'où vous vient cette énergie permanente ? », aboie Dupont. « Je me suis toujours mis des défis dans ma vie, bredouille Notre Président, incapable de composer une phrase correcte face à une telle agression. Mais je crois que c’est ce qui permet d’avoir une vie utile. » Pauvre Président ! Dès le début, obligé de justifier son existence.
L'attaque terroriste avait débuté dès le pré-générique, avec cette description signée Angela Merkel : « Un homme politique très courageux qui va droit au but et qui ne perd pas son temps. » Effrayant, non ? Mais ça ne suffit pas à Dupont et Dupond. Dupont : « L’homme a des ambitions qu’il cherche à imposer quitte à provoquer la rupture avec les habitudes et les consensus. » Dupond : « Ses armes essentielles : la volonté et une force de persuasion peu banale. » Et l’intelligence, alors ? Cette façon de sous-entendre qu'il en manque, cela rappelle le terrorisme intellectuel pratiqué par les pires staliniens.
Dupont et Dupond poursuivent leur action commando en prenant appui sur de fidèles lieutenants, opposants de toujours à Notre Président. Par exemple, Henri Guaino, théoricien soupçonné d'être l'auteur de L'insurrection qui vient : « Il a un talent encore plus grand dans le face-à-face. » Subtile – et odieuse – manière de minimiser ses capacités d’orateur… Dupont ne lâche pas le morceau : « L’histoire de Nicolas Sarkozy est celle d’une ambition menant au sommet de la République. » Dupond, évoquant ses études d'avocat : « Convaincre, séduire, argumenter, déjà, il aime ça passionnément. »
Dupond et Dupont reviennent sur les premiers pas de Notre Président en politique : « La mairie de Neuilly, personne n’y croyait, même pas sa famille. Et pourtant, il l’emporte. » Abject. Dégueulasse. Essayer de semer la zizanie dans sa famille, c'est vraiment bas. Mais Dupont en rajoute dans la provocation en interrogeant son otage : « Est-ce qu'on vous a déjà dit que vous étiez beau ? » Notre Président, terrorisé par la mine patibulaire de ses ravisseurs, qui hochent sans cesse la tête pour le forcer à avouer, tente de les amadouer : « J'aime beaucoup cette phrase de Jaurès… », commence-t-il. Et, pour mieux le ridiculiser, Dupond et Dupont le laissent continuer sans jamais l'interrompre.
Dupont et Dupond racontent son accession au pouvoir suprême : « Il est désormais à la tête de l’Etat et, comme d’habitude, ce n’est pas pour faire de la figuration. » Incroyable ! De quoi ils vont l’accuser encore ? « Le mot d’ordre est toujours le même : action et obligation de résultats. » Infâme, cette manière de reprendre les termes de Notre Président pour les railler.
Dupond et Dupont donnent encore la parole à un opposant notoire de Notre Président : « Ce qui m’a frappé, en le rejoignant quelques minutes après l’élection, c’est de voir à quel point il était habité par la fonction. Il a une très haute idée de la France. » Quelle impudence ! Cette façon sournoise de revenir sur la folle soirée du Fouquet's !
Dupont et Dupond attaquent sur un autre front : « Pour lui, on ne fait jamais assez. Il est très exigeant à l’égard de lui-même, à l’égard de ses collaborateurs. » Une accusation de harcèlement à peine voilée. Son but, « dès son arrivée à l’Elysée, c’est de faire de la France un acteur international majeur », poursuit Dupond. « C’est d’ailleurs un défi pour lui, les Affaires étrangères c’était pas son domaine de prédilection », précise Dupont. Et là, Dupond assène le coup de grâce : « C’est vrai, Nicolas Sarkozy n’était pas un grand voyageur. » Ça, c'est trop facile. Comment vouliez-vous qu'il voyage avant d'être président ? Il n’avait pas le yacht de Bolloré à disposition ! Il était bien obligé de passer ses vacances dans la villa de François Pinault au bord du bassin d'Arcachon.
Dupond et Dupont n'ont pas seulement réussi à pénétrer dans l'enceinte de l'Elysée. Ils se sont aussi filmés devant un immeuble de l'Union Européenne où flottent des drapeaux même pas français. Dupont : « C’est surtout la présidence européenne qui le révèle. » Dupond : « Oui, et je dirais même plus, je crois qu’en six mois Nicolas Sarkozy acquiert une véritable dimension internationale. Et, à l’époque, le contexte n’est pas facile. » Dupont : « Tu vois, comme dit le proverbe, c’est souvent dans la difficulté que les hommes se révèlent. » Et je dirais même plus, c'est souvent dans l'homme que les difficultés se réveillent.
Dupont et Dupond poursuivent leur conversation. Le procédé est connu : un dialogue à sens unique entre deux anarcho-autonomes donne l'illusion d'un débat alors qu'aucun partisan de Notre Président ne peut s'exprimer. Seuls ses adversaires interviennent quelquefois, toujours les mêmes. Brice Hortefeux, Claude Guéant. Et toujours Angela Merkel : « J’aime vraiment beaucoup travailler avec Nicolas Sarkozy. » Et Henri Guaino : « S’il avait attendu un mandat de l’Europe, la Géorgie aurait été rayée de la carte. Il est donc allé négocier un accord. Ça a permis de sauver la Géorgie. » Dupont reprend la main : « La France artisane de l’Europe ! La France présidente de l’Europe ! » Dupond : « A l’échelle européenne comme sur le plan national, Nicolas Sarkozy applique sa technique : faire bouger les lignes et jouer l’ouverture. » Dupont : « Au Royaume-Uni, son style plaît. » Et c'est parti pour le témoignage accablant d'un social-démocrate extrémiste, le travailliste Gordon Brown.
Dupont et Dupond n'en ont pas fini avec les failles européennes de Notre Président. Dupont : « N’empêche, pour une fois, l’Europe a joué un rôle. La présidence française a bousculé les vieilles habitudes de l’Union, brisé les règles du protocole. » Dupond : « Une Europe qui agit : la stratégie est payante et saluée par les Vingt-Sept. » Et il laisse la parole à Jacques Barrot, un ancien de la Bande à Baader.
Dupond et Dupond attaquent ensuite Notre Président sur son américanisme primaire. Dupond : « Alors, pour rassurer et convaincre les Etats-Unis de laisser l’Europe construire sa défense, la France réintègre les structures de commandement de l’Otan et, en gage de bonne volonté, Nicolas Sarkozy envoie 700 militaires supplémentaires en Afghanistan. » Dupont : « Le général de Gaulle avait claqué la porte en 66, tu sais ? » Dupond : « Oui mais depuis, la situation était devenue très hypocrite : on participait à tout mais on n’avait pas le droit à la parole. » Dupont : « OK. Alors aujourd’hui on est complètement à l’intérieur de l’Otan et on a notre mot à dire. » Invraisemblable ! Traiter une situation d'« hypocrite »… C'est bien la première fois que j'entends une pareille vilenie.
Dupond et Dupont franchissent un nouveau seuil dans l'exercice de la torture psychologique : « Ô Sublime Président, Votre Altesse Sérénissime, j'aime beaucoup votre cravate, est-ce que je pourrais l'effleurer du bout des doigts ? Au fait, rapprocher la France des Etats-Unis, c'est très bien, mais jusqu’à quel point ? » Notre Président a définitivement perdu ses moyens, il ne sait plus très bien où ont débarqué les Américains : « J’étais l’autre jour au cimetière en Normandie. 9 000 de leurs soldats sont morts pour nous. Ce sont des alliés structurels, des alliés définitifs. »
Dupont et Dupond ne relèvent pas, histoire de bien le laisser s'enfoncer. De la même manière, ils le laissent affirmer : « Je ne dis pas que le Proche et le Moyen Orient ont besoin de démocratie mais de diversité. » Puis, un peu plus tard : « Le nucléaire est l'énergie de l’avenir. » Dupont et Dupond, maniant une ironie mortifère, en profitent pour louer sa politique environnementale : « L’homme en la matière affiche de grandes ambitions. »
Dupond et Dupont moquent ensuite son œuvre diplomatique : « Il obtient la libération des infirmières bulgares, il tente de convaincre les Farc de relâcher Ingrid Betancourt. En fait, il essaie de mettre en pratique une de ses ambitions affichées pendant la campagne électorale, à savoir : la défense des Droits de l’homme. » Evoquer les « Droits de l'homme » alors que Notre Président n'a libéré que des femmes… l'intention sarcastique ne fait aucun doute.
Dupont et Dupond ont encore des munitions : « Nicolas Sarkozy a une autre grande ambition : l’Union pour la méditerranée. Le projet est ambitieux. » Dupont et Dupond ont une grande ambition : user d'un vocabulaire ambitieux. Mais ils n'emploient jamais les mots « intelligence », « réflexion », « génie », ni les expressions « fleuve de la pensée », « petit père du peuple », « dieu vivant ». C'est dire la violence de leur pamphlet.
Dupond et Dupont amorcent la conclusion : « Nicolas Sarkozy est donc un homme aux ambitions multiples et, pour les réaliser, il affiche une volonté tenace et s’inscrit dans une action permanente. » Suivent des ralentis sur Nicolas Sarkozy en train de saluer une foule d'admirateurs. Usant du pouvoir de séduction de l'image, Dupond et Dupond déploient une esthétique de vidéo-clip afin d'insinuer que Notre Président se prend pour une rock star. Puis Henri Guaino le traite de tous les noms, éructant notamment : « Il est comme de Gaulle. »
Dupont et Dupond peuvent porter le coup de grâce, une dernière question qui va achever Notre Président : « Pour finir, Monsieur le Président, si vous aviez un vœu à formuler ? » Puis le commando terroriste se replie. Mais, avant de disparaître dans la nature, Dupont et Dupond, à califourchon sur le mur d'enceinte de l'Elysée, adressent un dernier message de trente secondes à la caméra de surveillance placée là-haut :
2
Monsieur de Carolis, il ne fait pas de doute que vous avez programmé cette diatribe nauséabonde pour vous venger de ne pas être reconduit à la tête de France Télévisions l'an prochain. Mais il est encore temps de renoncer à la diffuser. Sinon, nous risquons un désastre, une catastrophe. Si Notre Président découvre ces images, il pourrait prendre des décisions radicales et dommageables pour la Nation. Il pourrait être tenté de démissionner dès demain lors de la garden party du 14-Juillet, voire – qui sait ? – se mettre en danger physiquement.
Monsieur de Carolis, je sais que, en vertu des pouvoirs qui vous sont conférés, vous ne dédaignez pas porter plainte contre vos salariés. Aussi, je vous supplie de dénoncer Dupond et Dupont à la police et de remettre la vidéo de leurs méfaits à la justice. Faites vite ! Avant qu’ils demandent l'asile politique à la Corée du Nord pour réaliser le portrait de Kim Jong-il.
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Samuel Gontier
Sinon, il y a Zetwal ce soir sur France Ô. Un (vrai) documentaire fabuleux, déjà diffusé, et chroniqué ici, qui acquiert une dimension supplémentaire au vu de ce qui s'est passé aux Antilles en début d'année.
Le 13 juillet 2009 à 17h30
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Faut que ca se sache ! clik et voteL'Etat vise dans le tas, un journaliste -stagiaire du 'Monde'en garde à vue

AFP/BENJAMIN GAVAUDO
Des jeunes gens placardent sur une fresque le slogan : "L'Etat tire dans le tas", en marge d'un rassemblement organisé à Montreuil le 13 juillet 2009.
Un journaliste stagiaire du "Monde" placé en garde à vue
LE MONDE | 14.07.09 | 11h31 • Mis à jour le 14.07.09 | 14h54
Une manifestation était organisée en fin d'après-midi lundi 13 juillet à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour protester contre les "violences policières" après qu'un jeune réalisateur de 34 ans, Joachim Gatti a été sérieusement blessé à l'œil le 8 juillet. Après avoir essuyé des tirs de fusées de feu d'artifice dans leur direction, les forces de l'ordre ont dispersé cette manifestation sans ménagement. La maire (Verts) de Montreuil, Dominique Voynet a dénoncé une "démonstration de force totalement inutile" de la part de la police.
Adrien Morin, stagiaire à la rédaction du Monde, qui couvrait la manifestation, a été interpellé et placé en garde à vue, malgré le fait qu'il ait mentionné à plusieurs reprises sa qualité de journaliste. Voici son récit: "J'ai été interpellé vers 21 h 15. La manifestation était en train de se disperser, j'ai soudain été plaqué au sol et j'ai entendu un policier dire : 'Toi aussi, tu viens avec nous'. Ils m'ont attaché les mains dans le dos. J'ai répété à plusieurs reprises que j'étais journaliste, mais ils n'écoutaient pas. Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de 'sales gauchos'.
Nous sommes arrivés au commissariat de Montreuil et nous avons été regroupés à onze dans une petite pièce de quatre ou cinq mètres carrés. Ils nous ont envoyés dans une salle de fouille où il y avait deux policiers : nous avons été déshabillés, caleçon sur les genoux, et fouillés, ils nous ont enlevé nos lacets et celui qui tenait mon pantalon de jogging et ils nous ont pris nos montres. J'ai redit que j'étais journaliste mais ils n'ont rien répondu.
Nous avons été placés à cinq dans une salle de garde à vue avec deux caméras au plafond et des graffitis sur les murs peints avec du sang et des excréments. Il était sans doute 23 heures, nous n'avions rien mangé ni bu. Nous avons été transférés vers le dépôt de Bobigny, menottés dans le dos. J'ai redit que j'étais journaliste mais personne ne m'a répondu.
Au dépôt, les policiers m'ont proposé de voir un avocat : j'ai rencontré Dominique Tricaud, dans une pièce à part, sans caméras, sans policiers. C'était la première fois que quelqu'un m'écoutait. J'ai ensuite été convoqué par un policier qui m'a dit : 'Si tu es le petit gentil du lot, ils ne vont pas te laisser partir comme ça.' Pendant l'interrogatoire, le policier disait que j'avais un casque lors de l'interpellation, ce qui était faux. J'ai vu une deuxième fois l'avocat, qui m'a dit qu'il avait fait son possible auprès du procureur et qui m'a un peu remonté le moral. Je suis sorti à 6 heures 30 du matin."
Article paru dans l'édition du 15.07.09.
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Libellés : Atteinte aux libertés, Avenir radieux, Dossier Hortefeux, Infos //POLICE
Faut que ca se sache ! clik et vote13/07/09
Soldats à louer
Vous ne partez pas en vacances, ou alors en camping, mais cependant vous financez la protection des plaisanciers de luxe quoi croisent dans l'Océan Indien, et oui ! ...
http://www.bakchich.info/Pour-l-ete-soldats-a-louer,08244.html
Pour l’été, soldats à louer
marine | lundi, 13 juillet 2009 | par Xavier Monnier
Le petit monde des sociétés privées de sécurité françaises connaît ces derniers temps de petits émois, directement liés à la piraterie en Somalie. La concurrence des bidasses officiels !
Régulièrement pris en otages, attaqués ou voyant leurs équipages kidnappés, les navires qui croisent dans les eaux bleues de l’Océan Indien ont désormais droit à bien des égards de la part des armateurs… et des États. Depuis novembre 2008, soit six mois après la très médiatique libération du Ponant, l’Union s’est dotée d’une sorte de force anti-piraterie, joliment prénommé « opération Atalante ». Quelque 1 500 hommes et une vingtaine de bateaux militaires sont à la disposition de ces lointains descendants du capitaine Surcouf. Les objectifs de leur vaste mission sont ainsi décrits par le ministère français de la Défense :
- la protection des navires du PAM qui acheminent de l’aide alimentaire en Somalie destinée aux populations déplacées ;
- la protection des navires vulnérables transitant au large des côtes somaliennes ;
- la surveillance des eaux territoriales et côtes somaliennes de sorte à détecter toute menace à l’encontre du trafic maritime ;
- la dissuasion, prévention et répression des actes de pirateries.
En somme, des militaires venus de sept pays de l’Union protègent en partie des compagnies privées qui baladent leurs bateaux dans le Golfe d’Aden. Selon un dispositif fort simple. « Il suffit de prendre contact avec l’opération Atalante pour connaître les dates définies par la coalition pour bénéficier d’une escorte », décrit fort doctement le général Pierre Saqui de Sannes, conseiller du groupe CMA CGM (troisième transporteur mondial maritime et armateur du Ponant) pour les Affaires Afrique et Moyen-Orient, dans la Revue de la Marine du 2e trimestre 2009. « Et pour les navires particulièrement vulnérables, comme le Ponant, [il suffit] d’établir une convention avec la Marine Nationale pour bénéficier d’une escorte à bord ». Petite précision d’importance, « le Ministère de la Défense établit alors une facture correspondant aux surcoûts engendrés (durée de la mission, transports aller et retour des fusiliers marins) ».
A louer : militaires avec uniformes
Selon les petites informations glanées par Bakchich, confirmées à l’intérieur même du pool sécurité de la CMA CGM, des fusiliers marins seront bien désormais présents à chaque transit. Une convention contre argent sonnant et trébuchant a ainsi été signée entre le ministère de la Défense et la société marseillaise.
Sans que ce cas soit unique. Comme le révélait dans son blog le journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet, le 6 juillet dernier, « une soixantaine de fusiliers marins vont embarquer à bord des thoniers français, basés aux Seychelles, pour assurer leur sécurité durant la campagne de pêche, qui vient de commencer et durera jusqu’en octobre ». Et de confirmer que là aussi « une convention a été signée entre la Marine nationale et les armateurs, ces derniers prenant en charge une partie du coût du déploiement des fusiliers. »
Aucune indication de prix. « Ce sont des opération habituelles depuis un ou deux ans et il y a effectivement une prise en charge par les sociétés qui demandent ces services », précise un commandant de vaisseau militaire. Mais un indice traîne néanmoins du côté de la Belgique, dont le gouvernement a adopté un principe similaire, a rapporté le quotidien Le Soir du 30 avril 2009. Et le lecteur d’apprendre qu’au cas où l’opération européenne Atalante ne peut prendre en charge la sécurité des bateaux, « les armateurs pourront faire appel à une équipe de 8 militaires pour la protection de leurs navires. Les armateurs devront payer un montant forfaitaire de 115.000 euros par mission pour couvrir les frais de l’opération. » Soit près de 15 000 euros le bidasse.
« Voilà, l’armée loue ses soldats au plus offrant. C’est un peu le concept du mercenariat non ? », fulmine une barbouze assez intéressé à ce business. « J’ai un peu de mal à comprendre la différence entre eux et nous ».
Simple. Avec l’armée, les entreprises ne paient que le surcoût d’emploi des militaires. Le reste vient de la poche du contribuable qui finance aussi l’opération Atalante. Pour la plus grande joie des armateurs !
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Libellés : Armée + Defense
Faut que ca se sache ! clik et voteUne usine au bord de l'explosion

Nouvelles victimes de la crise économique, les salariés de New Fabris, une entreprise de sous-traitance automobile en liquidation judiciaire de Châtellerault, comptent se battre jusqu'au bout. Pour récupérer une indemnité que leur doivent PSA et Renault, ils sont prêts à faire sauter leur usine. Des bouteilles de gaz ont été posées sur le site. Un ultimatum a été fixé au 31 juillet
Après les grèves longue durée et les séquestrations de patrons, les victimes de la crise économique ont innové à Châtellerault (Vienne). Des salariés de New Fabris, une entreprise de sous-traitance automobile en liquidation judiciaire, menacent depuis dimanche de faire sauter leur usine s'ils n'obtiennent pas des indemnités d'ici au 31 juillet. Ils réclament 30 000 euros pour chacun des 336 employés du site aux principaux clients de l'entreprise, PSA et Renault.
"Des bouteilles de gaz ont été installées en différents endroits de l'usine et reliées entre elles", a expliqué dimanche un délégué CGT, Guy Eyermann, sur France info et RTL. "Si Renault et PSA refusent de nous donner cette indemnité, ça risque de péter avant le 31 juillet (...) Tout est prêt pour allumer la mèche", a-t-il ajouté. Les employés menacent les constructeurs automobiles de ne pas pouvoir récupérer les pièces en stock et les machines encore dans l'usine: "S'ils veulent récupérer quelque chose de l'entreprise, ils nous versent cette indemnité qu'on demande. S'ils ne veulent rien nous donner, ils ne récupéreront rien", a asséné Guy Eyermann. Une délégation de salariés doit se rendre jeudi prochain à la direction de Renault pour tenter de négocier l'octroi de l'indemnité désirée.
Mise en liquidation par le tribunal de commerce de Lyon en juin, l'usine est, depuis, occupée en permanence par ses employés. Leurs actions font suite à la vague de contestation, aux moyens de critiqués, du printemps dernier: des salariés menacés de licenciement avaient séquestré leurs patrons à Grenoble (Caterpillar), à Pithiviers (3M) ou dans les Landes (Sony). Des actions qui se sont avérées payantes puisque, dans la plupart des cas, les entreprises ont fait des concessions. A en croire les sondages, une majorité des Français affirme comprendre, voire approuver, ces stratégies jusqu'au-boutiste.
leJDD.fr
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12/07/09
[Info.cipidf] Appel à manifester contre les violences policières lundi 13 juillet à 19h à Montreuil (et autres infos)
Lire la suite...Liste d'info de la Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de France
Site internet: http://www.cip-idf.org
Faites le savoir autour de vous, soyons nombreux !Appel à manifester contre les violences policières
lundi 13 juillet à 19h à Montreuil (93)
A bout portant et sans sommation, la police exécute ses basses œuvres. Mercredi 8 juillet à la nuit tombée, les forces du maintien de l'ordre ont massivement tiré au flashball sur les participants au rassemblement de soutien aux expulsés de la Clinique, un immeuble de Montreuil (93) occupé collectivement depuis quelques mois. La Clinique, en référence aux expériences venues d'Italie, avait pris la forme d'un "centro sociale" à la française : logements, projections de films, journal, défenses des sans papiers, repas…Pas d'appel à la dispersion, pas de sommations, pas de lacrymogènes ; mercredi soir, la répression a d'emblée pris la forme de nombreuses salves de flashball tirées à une distance de 4 à 10 mètres, selon un angle qui ne laisse aucun doute quant aux intentions des tireurs : cinq ont été blessés, tous été visés dans la partie supérieure du corps, visés au thorax, à l'épaule, au front, à la nuque, à la tête. L'un d'entre eux, touché au visage, a eu l'œil éclaté, littéralement détruit.
Toulouse, Villiers-le-Bel, Nantes et cette semaine à Montreuil : Joachim est la cinquième personne depuis le début de l'année à perdre un œil suite à un tir de flashball. On ne compte plus les fractures du nez, de la mâchoire ou des pommettes dues à ces engins de mort pour lequel le slogan du fabricant est « une arme de défense révolutionnaire ». En pratique, le message est clair : la chasse aux opposants est ouverte.
La dotation en flashball de la police a été appuyée par l'argument que ces armes seraient "non létales" (taser, flashball, et maintenant "lanceur 40", plus puissant) et que leur usage serait rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu'il n'en est rien. Que l'on habite un quartier de banlieue où la police harcèle quotidiennement la population, que l'on s'oppose aux arrestations de sans papiers, que l'on manifeste pour contester tel ou tel aspect d'un ordre social profondément inégalitaire, il est de plus en plus fréquent de se trouver dans la ligne de mire d'un policier prêt à dégainer. Assurée de son immunité, la police utilise en effet ces flashball sans hésiter à s'en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts.
Pour terroriser les opposants et dissuader toute insoumission, on tire à la tête, on blesse, on éborgne. Pour avoir défendu l'existence de lieux collectifs hors la loi de la propriété privée, on mutile.
Refusons cette barbarie policière et son impunité. Nous appelons chacun, avec l'ensemble des organisations et collectifs déterminés à défendre les libertés, à s'opposer à cette surenchère de la violence policière et à refuser d'être gouvernés par la peur.
Manifestation lundi 13 juillet à 19h
Rdv à l'entrée de la rue du capitaine Dreyfus (la rue piétonne), à Montreuil (93). M° Croix de Chavaux
Encore une expulsion, encore des blessés par flashball
http://laclinique.over-blog.net/
À Montreuil, la police vise les manifestants à la tête, Stéphane Gatti
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4564
Le 9ème Collectif des sans-papiers, RESF, le NPA, les Verts, la FA, l'Union syndicale SOLIDAIRES, dénoncent les violences policières à Montreuil
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4562
Visite collective au Pôle emploi Colbert à Marseille, et hop ! une radiation et un indu annulés
L'assemblée contre la précarisation s'est rendue ce jour, vendredi 10 juillet, au pôle emploi de Colbert afin d'exiger la réintégration d'un chômeur radié.
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4566
De l'autre coté du guichet ; Sur Pôle emploi, le suivi social, le contrôle, l'insertion
La recherche en cours à la coordination (voir : La précarité de l'emploi et les droits sociaux, enjeux conflictuels) nous a conduit à réunir pour une table ronde des agents de Pôle emploi, des travailleurs sociaux et des participants à la Cip et à la recherche. Il s'agissait de commencer à recueillir le point de vue d'agents des institutions sur leur travail.
On lira ci-après les notes résultant de cet échange, qui s'est poursuivi par une seconde table ronde (dont le compte rendu viendra à son heure)
la suite :
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4551
Police emploi Paris : 2500 euros d'indu débloqués à coups de pieds
Était-ce la crainte d'actions communes de salariés et d'usagers de Pôle emploi ? Lors de la manifestation des salariés le 18 juin à Paris, le cortège de quelques centaines de grévistes était attentivement suivi par de très nombreux policiers en civil.
Jeudi 24 juin, journée d'action annoncée, Petites écuries et Vicq d'Azir, les antennes spectacle du Pôle, étaient fermées pour prévenir toute invasion. Les agents en avaient été informés le matin même. Dans les autres Pôle, on n'entrait pas sans avoir été au préalable interrogé sur le trottoir.
Deux jours plus tard, on apprenait que l'inauguration officielle du siège national de Pôle emploi qui devait avoir lieu fin juin en présence d'une brochette de ministres et de communicants était reportée. Toutes ces précautions pour éviter de croiser des précaires, chômeurs, sans papiers... pas dociles du tout.
Mercredi dernier, cette fermeture n'a pas empêché d'obtenir le rétablissement dans ses droits d'une allocataire dont le recalcul du congé maternité avait entraîné un indu
la suite :
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4549
Plutôt CAFards que CAFteurs.
Visite de la CAF Rosny par quelques CAFards de Montreuil
Nous ne voulons ni être contrôlés ni gérés
Nous voulons plus d'argentLettre ouverte des CAFards aux agents de la CAF
Il y a plusieurs semaines, nous sommes allés collectivement à la CAF de Rosny pour tenter de régler certains dossiers bloqués depuis des semaines, voire des mois, et pour lesquels les allocataires concernés n'arrivaient à obtenir aucune réponse. Trois vigiles étaient sur place pour contenir la colère des allocataires face à des files d'attente toujours plus longues, face aux dysfonctionnements de la CAF, face aux trop-perçus... Signe des temps, on préfère investir dans le maintien de l'ordre plutôt que de payer trois agents de la CAF supplémentaires. On préfère réprimer. Mais combien de temps cela tiendra-t-il ?
la suite :
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4548
Pigistes de presse entre subordination et autonomie. Ébauche d'une analyse comparative entre intermittents et pigistes
Comme les artistes interprètes, la relation de travail des journalistes relève de la présomption de salariat. Rappelons ici que, suivant le code du travail, tout contrat conclu avec un journaliste est présumé être un contrat de travail. En l'absence d'une relation de subordination forte mais en situation néanmoins de dépendance économique, ils se voient reconnu le statut de salarié par la loi. Les journalistes bénéficient ainsi des protections garanties aux salariés en contrepartie de leur subordination à l'employeur, et cela indépendamment de la durée et de la continuité de la relation de travail (permanent ou pigiste).
De la même manière que les intermittents du spectacle, les journalistes pigistes connaissent une discontinuité de l'emploi, des revenus d'activité variables en fonction de cette discontinuité et, le plus souvent, une multiplicité d'employeurs.
De quelle marge d'autonomie ces « salariés indépendants » bénéficient-ils ? Quelles contraintes la situation de dépendance économique leur impose-t-elle ? De quelles protections sociales peuvent-ils réellement bénéficier ? En quoi la précarité des journalistes pigistes consiste-t-elle ?
C'est autour de ce champ de questions que, dans le cadre de l'enquête en cours sur la précarité et les droits sociaux, nous avons organisé, au printemps 2008, deux journées d'atelier dont nous rapportons ici une série d'extraits.
la suite :
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4550
CAP, Conséquences de l'Application du Protocole Unedic, régime d'assurance chômage des intermittents du spectaclepermanence d'accueil et d'information sur les droits, les lundis de 15h à 18h. Envoyez questions détaillées, analyses et remarques à cap@cip-idf.orgPERMANENCE PRÉCARITÉ, Chômeurs, inteRMIttents, bas salaires, étudiants, par centaines de milliers à Paris, ne restons pas seuls !les lundis de 15h à 17h30. Adressez témoignages, analyses, questions à : permanenceprecarite@cip-idf.orgPour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez vos chèques à l'ordre de AIP à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente 75019 Paris. Sur demande une attestation peut vous être fournie_______________________________________________
Pour envoyer un message d'info sur cette liste: liste.info@cip-idf.org
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Inscription / désinscription / archives:
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Pour tout problème technique:
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