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31/10/2007
Le Syndicat de la Magistrature publie une contre- circulaire sur les peines- plancher
Le SM publie une contre-circulaire sur les peines-plancher
NOUVELOBS.COM | 31.10.2007 | 13:07
Le Syndicat de la Magistrature fournit aux juges les solutions " éviter de devenir l'automate que les dispositions sur les peines-plancher prétendent inaugurer".
Le Syndicat de la Magistrature (SM, gauche) a rendu publique, mardi 30 octobre, une contre-circulaire sur l'application de la loi sur la récidive, notamment les peines-plancher. Intitulé "circulaire d'application de la loi du 10 août 2007 dans le respect des principes fondateurs du droit pénal", le document a pour but de proposer aux juges "un maximum de solutions pour limiter ou exclure le recours aux peines-plancher", en rappelant "les outils dont dispose le juge pour (…) s'éviter de devenir l'automate que les dispositions sur les peines-plancher prétendent inaugurer".
Ne pas prononcer de peine
Le SM propose tout d'abord de s'assurer de la réalité de la récidive en laissant "une marge d'appréciation au juge". Celui-ci pourrait donc "exiger le versement par le parquet d'une copie du jugement", voire "écarter purement et simplement la circonstance aggravante de récidive".
Le syndicat va plus loin en proposant, "puisque la juridiction de jugement n'est évidemment pas contrainte de prononcer une peine", de prononcer une dispense, voire un ajournement.
Surpopulation carcérale
Le SM conclut sa circulaire en mentionnant les risques de forte surpopulation carcérale que pourrait provoquer l'application de cette loi au pied de la lettre. Le syndicat recommande donc de prononcer une peine avec sursis plutôt qu'une peine ferme.
Les Gendarmes en ont ras le Kepi ...

"Lundi des patates, mardi des patates, mercredi des pattes aussi... jeudi un gratin d'auphinois, vendredi un hachi parmentier"
"Arrêtons de rêverVoilà où elle a passer la réévaluation de la grille indiciaire : >>>> dans le salaire de Sarko !!!et on n'aura même pas de miettes ou un bout d'os à ronger. Ca ne serait pas de la provocation ???"
"dis donc, si nous avions 140 % d'augmentation de notre solde d'un coup !!! je viens de voir celà sur tTF1 effectivement mais rien sur nous !!!bye"
"Après les 70 % d'augmentation des parlementaires, voilà 140 % pour notre pauvre Président Depuis, le pouvoir d'achat des français actifs et retraités diminue d'année en année. Un exemple l' année prochaine les retraites des fonctionnaires augmenteront de I,1 % alors que l'inflation sera de 1,6 %, bénéfice net 0,5 % dans le baba. SARKO doit penser que les retraités touchent trop depuis 7 ans..... On appelle ça la RUPTURE Mais de qui se moque-t-on ?"
"
C'est vrai que cela peut être choquant surtout quand on demande à tout le monde de faire des économies. Mais vu tous les gosses qu'il a, les pensions alimentaires à payer, les dizaines de talonettes il lui faut au moins çà au p'ti nico. En plus il est comme nous nico : logement de fonction et dispo 24H/24, c'est peut être le signe avant courreur de l'augmentation du salaire des gendarmes de........................... 140 %"
"Salut les camaradesVa falloir qu'il s'agrandisse sa bourse le nicolas.Sachant que sa nourriture, ses déplacements, son habillement, certaines de ses vacances sont payés par le contribuable, il ne manque pas d'air le nain de jardin.En fait il s'octroie une augmentation de 140 pour cent de son argent de poche.Nous allons devoir encore faire plus de sacrifice."
Les réformes combattues par les principaux interessés
En novembre, une avalanche de grèves
Cheminots, électriciens, fonctionnaires, professeurs, étudiants, magistrats, postiers… tous seront en grève et dans la rue le mois prochain. Pour le gouvernement, novembre s’annonce tendu.
Libération.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : mercredi 31 octobre 2007
SNCF : Six des huit fédérations syndicales de cheminots (CGT, Sud Rail, Unsa, FO, CFTC, CFE-CGC) ont appelé à une grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite à partir du mardi 13 novembre à 20 heures. La Fgaac (conducteurs autonomes), qui représente un tiers des conducteurs de trains) ne se joindra pas au mouvement, et la CFDT réserve sa réponse.
EDF-GDF : Deux syndicats (FO-Energie et la CGT-Energie), majoritaires dans le secteur, appellent à la grève le 14 novembre contre la réforme des régimes spéciaux. Trois autres fédérations (CFDT, CFTC et CFE-CGC) se prononceront mardi prochain, après un «ultimatum» fixé au 5 novembre pour que le gouvernement revoie «sa copie.»
Fonctionnaires : Sept fédérations syndicales de fonctionnaires appellent à la grève et à une journée d'action le 20 novembre contre les réductions d'effectifs et pour les salaires.
Education : les cinq fédérations de l'Education - FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education - ont appelé à la grève le 20 novembre pour «dénoncer la politique gouvernementale des 11 200 suppressions de postes» dans l'Education.
Etudiants : Le syndicat étudiant Unef et l'Union nationale lycéenne (UNL) ont appelé également étudiants et lycéens à participer à la mobilisation du 20 novembre.
Poste et télécommunications : Cinq fédérations syndicales des postes et télécommunications (CGT, CFDT, Sud, FO et CFTC) ont appelé les salariés de La Poste et de France Télécom à la grève le 20 novembre, pour l'emploi, le pouvoir d'achat, le service public, les conditions de travail, et contre les restructurations.
Justice : Le Syndicat de la Magistrature (SM) et trois principaux syndicats de fonctionnaires de justice (USAJ, CGT, CFDT) ont appelé à une journée de grève nationale, avec manifestation à Paris, le 29 novembre contre la réforme de la carte judiciaire.
Diplôme de Rachida Dati : le «Canard enchaîné» sort le document

Le curriculum vitae de la Garde des Sceaux indique pour l’année 1993 «MBA du groupe HEC» avec la mention «ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires». Dati se défend d’avoir fait état d’un diplôme qu’elle n’avait pas pour intégrer l'Ecole nationale de la magistrature.
F.V.
LIBERATION.FR : mercredi 31 octobre 2007
«Elève Rachida, au piquet !» L’injonction est du Canard Enchaîné, qui publie aujourd’hui l’extrait du curriculum vitae qui figure au dossier administratif de Rachida Dati. Un CV qui indique, pour l’année 1993, «M.B.A. du groupe H.E.C.» avec la mention «ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires». En réalité, comme L’Express l’a révélé, la Garde Sceaux n’a jamais obtenu le diplôme. Rachida Dati l’a d’ailleurs confirmé, tout en soulignant qu’elle n’a jamais prétendu l’avoir…
Le «Canard» écrit que «le document (…) a provoqué un véritable branle-bas de combat (…) au ministère de la Justice», provoquant le coup de fil du porte-parole du ministère. Il a expliqué au journal que «la formule “ancien élève de l’Institut supérieur des affaires” signifiait clairement qu’elle n’avait pas obtenu le diplôme final».
Le Canard Enchaîné se demande alors pourquoi mentionner «M.B.A du groupe H.E.C.», soulignant «l’ambiguïté» cultivée par la ministre.Une ministre qui s’est elle-même fendue d’un coup de fil au «Canard» pour lui reprocher de s’intéresser à son parcours en raison de ses origines. Et le journal de répondre «refrain connu. Seule solution, ne parler de la ministre qu’en termes élogieux et pratiquer la discrimination ministérielle positive.»
La question de ce «faux diplôme» n’est pas anodine. Il aurait facilité l’entrée en 1996 de Rachida Dati à l’Ecole normale de la magistrature, qu’elle a intégrée par la voie parallèle ouverte au personnes ayant déjà connu une expérience professionnelle.Rachida Dati, qui nie les accusations, compte bien donner sa vérité dans le livre Je vous fais juge, qu’elle doit publier prochainement. «Je corrige quelques rumeurs ou des choses qui sont fausses.
Je corrige des incorrections. Quand on parle de faux diplômes, il faut une matérialité», s’est elle défendue mardi sur Europe 1. C’était avant la publication de son CV.
Grève le 13 Novembre a la SNCF?
La grève, d'une durée illimitée, sera reconductible par périodes de 24 heures à partir du 13 novembre à 20h00.
Six syndicats de la SNCF appellent à la grève le 13 novembre
31.10.07 | 13h58
..Les syndicats protestent en particulier contre l'allongement annoncé par le gouvernement, de 37 ans et demi à 40 ans d'ici 2012, de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein.
Les syndicats de la RATP doivent se prononcer dans l'après-midi sur un éventuel mouvement.
Selon Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots, les six fédérations appelant à la grève représentent 80% du personnel de la SNCF.
La FGAAC, puissante chez les conducteurs de train et engagée dans une négociation avec la direction de l'entreprise, ne s'associe pas au mouvement.
Pour l'instant, la CFDT ne s'associe pas non plus à la grève mais elle "n'exclut par le principe de rejoindre l'appel commun" après avoir consulté ses instances, lit-on dans un communiqué commun des syndicats diffusé après leur rencontre.
Arnaud Morvan, secrétaire général de la CFDT-Cheminots, a précisé que le syndicat se prononcerait mardi prochain sur son éventuelle participation, en fonction d'éventuelles propositions du ministre du Travail, Xavier Bertrand.
Bruno Duchemin, responsable de la FGAAC, a déclaré de son côté que le syndicat préférait rentrer dans une logique de discussion avec le gouvernement afin que la réforme soit "la moins dure possible".
"Je ne suis pas mécontent qu'on puisse conserver un front syndical uni et important pour peser sur le gouvernement", s'est toutefois réjoui Didier Le Reste.
Selon le responsable de la CGT, "le gouvernement n'a pas mis à profit le temps écoulé depuis la grève du 18 octobre pour apporter les réponses qu'attendent les salariés".
Les syndicats ont jugé imprécises les récentes propositions de Xavier Bertrand qui s'est dit prêt à discuter sur les modalités d'application de la réforme tout en maintenant ses principaux points, a-t-il ajouté.
Un appel à la grève de l'ensemble des fédérations de cheminots s'était traduit le 18 octobre pas une mobilisation record à la SNCF et de très fortes perturbations du trafic.
Nouvelles du front estudiantin
Etat de la mobilisation dans les universités au mercredi 31 octobre à 12h
Vu sur INDYMEDIA
Rouen : AG jeudi 25 octobre à 400. Vote de la grève et du blocage. Envoie de deux mandatés à la coordination nationale (1 étudiant, 1 enseignant). Lundi 29 octobre, AG à 1000, vote du blocage pour la semaine à une large majorité. En annexe, voir l'appel de l'AG de Rouen du 23 octobre et l'appel au blocage généralisé du comité d'occupation de Rouen. Mardi 30 octobre, une nouvelle AG a réuni près d'un millier de personnes. Une manifestation s'est déroulée mardi 30 octobre avec plusieurs centaines d'étudiants et personnels.
Tolbiac Paris 1 : AG jeudi 25 octobre à 12h à 150-200. Deuxième AG à 16h à 350 (après interventions massives dans les cours) qui a envoyé deux mandatés à la coordination nationale (FSE et CNT). Mardi 30 octobre, AG de 700 étudiants a voté la mise en place immédiate des piquets de grève. Un appel appelant à la généralisation de la grève et appelant les syndicats de personnels à appeler à la grève a été voté. Blocage effectif mercredi 31 octobre au matin.
Toulouse le Mirail : AG jeudi 25 octobre à 700. Vote de la grève. Envoi de deux mandatés (FSE et UNEF-TUUD) à la coordination nationale. Mardi 30 octobre, environ 800 participants à l'AG. Les piquets de grève ont été votés et seront mis en place à partir de mardi 6 novembre. Une manifestation des 3 universités de Toulouse a réuni environ 300 personnes.
Toulouse Rangueil : AG d'environ 150 personnes la semaine dernière. En vacances ou examens cette semaine.
Toulouse Arsenal : AG à une petite centaine (envoi de deux mandatés à la coordination nationale de Toulouse : FSE et non syndiqué)
Aix Marseille 1 : avant mardi 30 octobre, plusieurs AG d'environ 200 personnes. Envoi de deux mandatés à la coordination nationale (1 UEC, 1 non syndiqué). Mardi 30 octobre, suite aux barrages filtrants, la présidence a décidé d'une fermeture administrative (lock-out) « jusqu'à nouvel ordre » (au moins jusqu'à lundi d'après la presse). Malgré tout, une AG a réuni au début 1000 personnes, puis 600 à la fin. Prochaine AG mardi 6 novembre. Le Snesup appelle à la réouverture du site et « tient à signaler que les modalités d'action du comité de mobilisation étudiant restent du ressort du mouvement étudiant ». cf. en annexe le communiqué du communiqué de mobilisation.
Rennes II : 400 en AG mardi 23 octobre et 500 mercredi 24 octobre. Barrages filtrants. Actuellement en vacances jusqu'au lundi 5 novembre.
Nanterre : 200 en AG mardi 23 octobre ; 300 en AG mardi 30 octobre. Blocage voté jeudi 8 novembre pour permettre une AG massive et la participation de tous. Manifestation à une centaine mardi 30 octobre (passage à la Sorbonne, à Censier, et pour finir à Tolbiac en grève)
Nantes : plusieurs centaines d'étudiants en AG (jusqu'à 300-400 environ) ; deux mandatés à la coordination nationale (SUD). En vacances jusqu'au lundi 5 novembre.
Caen : 200 à 300 étudiants en AG (deux mandatés à la coordination nationale). Prochaine AG mercredi 31 octobre à 17h30.
Lilles 1-2-3 : de 100 à 250 en AG. Manifestations de plusieurs centaines d'étudiants et personnels. Cette semaine Lille 1 est en vacance (prochaine AG mercredi 7 novembre)
Amiens : mardi 23 octobre, 300 en AG. En vacances cette semaine. Prochaine AG mardi 6 novembre.
Nancy II : AG à 350 (jeudi 18 octobre) ; AG à 250 jeudi 25 octobre. Prochaine AG mardi 6 novembre.
Pau : AG à 100 la semaine dernière (envoi de mandatés à la coordination nationale). Prochaine AG mercredi 7 novembre.
Dijon : AG avec environ 150-200 personnes. Blocage du CA (mardi 23 octobre) qui devait appliquer la loi. Deux mandatés à la coordination nationale (FSE et CNT)
Lyon 2 : AG à 200-300 personnes mercredi 24 octobre. Deux mandatés envoyés à la coordination nationale (1 UEC, 1 Union pour le communisme). Prochaine le 8 novembre avec barrage filtrant.
Lyon 1 : AG d'une centaine de personnes la semaine dernière
Grenoble : AG de 300 mardi 23 octobre (un blocage effectué jeudi 18 octobre suite à une AG de 150 personnes). Envoi de deux mandatés à la coordination nationale.
Reims : AG à 500 mercredi 24 octobre (questions locales + LRU). Mardi 30 octobre, AG de 250 personnes et manifestation.
Censier Paris III : AG d'une centaine d'étudiants et personnels mardi 30 octobre
Sorbonne : AG d'environ 80 personnes la semaine dernière. Envoi d'une mandatée (FSE) à la coordination nationale. Prochaine AG mercredi 31 octobre.
Clignancourt Paris IV : AG d'une centaine d'étudiants (envoi d'un mandaté à la coordination nationale : non syndiqué) la semaine dernière. Prochaine AG : mercredi 31 octobre
Malesherbes Paris IV : petite AG (envoi d'une mandatée FSE à la coordination nationale) la semaine dernière. Prochaine AG mercredi 31 octobre
Limoges : AG à 50 (envoi d'un observateur à la coordination nationale). Prochaine AG mardi 6 novembre
Paris VIII Saint Denis : AG d'une centaine d'étudiants et personnels mardi 30 octobre.
Paris VI Jussieu : AG d'une centaine d'étudiants et personnels mardi 30 octobre
Paris VII : une centaine d'étudiants en AG la semaine dernière. En vacances cette semaine.
Perpignan : AG d'une centaine de personnes la semaine dernière
Angers : AG à 100
Créteil : AG d'une trentaine de personnes la semaine dernière. Envoi d'un observateur (SUD) à la coordination nationale
ANNEXE
1) Appel de la coordination nationale de Toulouse qui a réuni 21 universités
Une coordination nationale universitaire, rassemblant 36 délégués mandatés par 21 universités, s'est réunie les 27 et 28 Octobre à Toulouse suite à une nouvelle attaque du gouvernement contre le service public de l'enseignement supérieur : la loi Pecresse, dîte "de libertés et responsabilités des universités" (LRU).
Cette loi permet un désengagement financier de l'Etat au profit des entreprises et des intérêts privés. Par leur présence accrue dans les conseils, ils influenceront forcement le contenu des cours. Les universités auront ainsi moins de financement pour les filières considérées comme non-rentables par les nouveaux financiers. Elles seront gérés comme des entreprises sur des bases de rentabilité : mise concurrence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration et dans les mains du président de l'université. La loi instaure également une pré-selection des lycéens à l'entrée de l'université.
Ce démantèlement de l'enseignement supérieur est encadré par le processus de Bologne, initié en 1999, dont l'objectif principal est la mise en concurrence des universités à l'échelle européenne (d'où aujourd'hui des frais d'inscriptions à 1000 euros en moyenne en Allemagne et au Portugal, à 3000 euros en Italie)
C'est pourquoi, nous exigeons l'abrogation inconditionnelle et immédiate de la LRU et nous nous prononçons :
Pour un vrai droit à l'éducation et à la formation pour tous
Pour la défense des statuts des personnels d'université, pour la titularisation des personnels précaires
Contre la privatisation de l'université publique et la politique de pénurie budgétaire, pour le réengagement financier massif de l'Etat, pour l'augmentation des aides sociales étudiantes, pour la construction de logements sociaux à hauteur des besoins.
Mais cette loi n'est pas isolée. Ce gouvernement est résolu à nous imposer un mouvement social d'ampleur historique. Nous ne devons pas faire son jeu qui consiste à dresser les uns contre les autres les travailleurs et les étudiants, le public et le privé, les Francais et les étrangers. Tout au contraire, alors qu'un large mouvement social se dessine dans tout le pays, alors que le 18 Octobre les salariés de la SNCF, de la RATP et d'EDF-GDF ont montré qu'ils étaient disponibles pour lutter, nous devons articuler nos revendications.
C'est pourquoi nous sommes décidés à nous battre :
Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l'Education Nationale) liquidés dans le budget 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes,
Contre le démantèlement des services publics.
Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales
Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à taux plein
Pour l'abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et Hortefeux ; une carte d'étudiant = une carte de séjour.
Pour l'amnistie de tous les réprimés des mouvements sociaux.
Nous sommes déterminés à construire la mobilisation dans nos universités et nos lycées, et l'unité d'action avec les salariés. Au rouleau compresseur du gouvernement, nous opposons la convergence de tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.
Nous appelons les universités à construire la grève avec piquets de grève dès que possible, comme seul moyen pour gagner et à bloquer les CA pour empêcher l'application de la loi.
Nous appelons aux manifestations des 30 Octobre, 8 et 20 Novembre, et à toutes autres initiatives lancées par les salariés.
2) Appel de l'AG de Tolbiac en grève du mardi 30 octobre
Mardi 30 octobre 2007, nous nous mettons en grève, avec piquets de grève pour obtenir l'abrogation de la LRU et de l'ensemble des contre-réformes du gouvernement (franchises médicales, lois sécuritaires et anti-immigres, remise en cause du statut de la fonction publique, attaques contre les retraites, etc...). Pour faire plier le gouvernement, nous devons construire la grève nationale des universités, avec piquets de grève, avec pour objectif la grève générale interprofessionnelle. Cheminots, électriciens, gaziers, travailleurs de tous les secteurs, c'est par la grève, tous ensemble que nous vaincrons le gouvernement.
Alors que la quasi totalité des syndicats de personnels s'est prononcée pour l'abrogation de la LRU, nous leur lançons un appel : ne laissez pas les étudiants isolés et appelez l'ensemble des personnels des universités a nous rejoindre dans la grève
3) Appel de l'AG de Rouen du mardi 23 octobre
Abrogation de la loi Pécresse ! Mobilisation dans l'unité !
Le mardi 23 octobre, une Assemblée Générale réunissant plus de 200 personnes (étudiants, enseignants, BIATOSS), a adopté à l'unanimité la motion suivante :
Nous, personnels, étudiants et enseignants, réunis le mardi 23 octobre à l'université de Rouen (site de Mont Saint-Aignan), nous prononçons pour l'abrogation de la loi Pécresse dite de « libertés et responsabilités des universités », car nous considérons qu'elle constitue une attaque sans précédent contre l'enseignement supérieur public.
Elle met en œuvre la privatisation et la professionnalisation de l'enseignement supérieur et de la recherche ; elle amorce une pré-sélection en première année.
Elle remet en cause les diplômes
Elle précarise l'ensemble des personnels. Elle doit être abrogée.
Mais cette loi n'est pas isolée : elle s'intègre dans la logique de l'ensemble des contre-réformes menées actuellement par le gouvernement. Nous ne devons pas faire le jeu de ce gouvernement qui essaie de dresser les travailleurs et les jeunes les uns contre les autres. Tout au contraire, alors qu'un large mouvement social se dessine dans tout le pays, nous devons articuler nos revendications entre elles. C'est pourquoi nous sommes décidés à lutter
pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l'Éducation nationale) liquidés dans le Budget de 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes
contre toute remise en cause des statuts de la Fonction publique
contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales
conter la remise en cause des régimes de retraite : 37,5 pour tous
contre la traque des sans-papiers, les tests ADN et la loi anti-immigrés d'Hortefeux
contre la remise en cause du droit de grève.
Nous sommes déterminés à construire la mobilisation sur nos universités, tout en travaillant à la convergence des luttes, car seule l'unité de tous les secteurs attaqués pourra faire céder le gouvernement.
Nous appelons tous les syndicats, les personnels, les étudiants et les enseignants à rejoindre la mobilisation et à construire la grève dans l'unité.
Cette AG a voté l'envoi de délégués mandatés pour porter cette motion à la coordination nationale se tenant à Toulouse les 27 et 28 octobre, afin de prendre part à la structuration nationale de la mobilisation.
Elle appelle également à une Assemblée Générale le jeudi 25 octobre à 12h00 amphi Axelrad, pour construire ensemble la suite du mouvement.
Etudiants, personnels enseignant et non enseignant, nous sommes tous concernés !
4) Appel du comité d'occupation de l'université de Rouen
Université - Appel de Rouen : grève, occupation, blocage, nous avons commencé
Aujourd'hui et depuis le 25 octobre 2007 à Rouen une Assemblée Générale a déclaré la grève, l'occupation et le blocage de l'Université. Nous sommes la génération qui s'est battu dans la rue ces dernières années, ces derniers mois. Depuis plusieurs jours, nous avons observé la mobilisation des autres villes. Il nous a semblé que chacun, là où il était, attendait un signal, une étincelle, pour que tout commence. Nous n'avons plus de raison d'attendre.
Des cheminots nous retenons la force de paralysie, la capacité à dérègler les gestes tellement huilés du quotidien. Du CPE nous gardons la force d'initiative et la possibilité de vaincre dans l'affrontement. Si ce mouvement nait du prétexte de la loi sur l'autonomie des universités, il s'inscrit plus généralement dans une offensive à l'encontre du pouvoir en place. La France d'après, nous y sommes et rien ne nous la fera aimer. Ce à quoi nous sommes confrontés n'est pas un simple durcissement des institutions mais la constitution d'une force politique prête à tout pour éliminer ceux qui ne filent pas droit, ceux qui ne partagent pas leur désir d'un monde parfaitement policé où les cadres aux dents colgate roulent en velib' au milieu des rafles de sans papiers. Il n'y aura pas de trève. C'est une vérité de l'époque que nous devons assumer.
Les cheminots, la loi sur l'ADN, les profs, les fonctionnaires, tous ces fronts qui s'ouvrent appellent le meilleur de notre intelligence, une pensée stratégique maximale. Nous faisons le pari que ce moment est opportun pour nous retrouver, pour retourner dans la rue, pour prendre le pavé et nous jeter dans la lutte. Notre mouvement sait qu'il n'est pas isolable, qu'il rentre en résonnance avec tous ceux qui ont pris la décision de lutter là où ils sont, à leur manière et de toute leur détermination. Nous savons que le préalable à tout mouvement est une suspension du cours normal des choses. D'où la grève. Nous avons besoin de temps et de lieux pour nous retrouver, nous organiser et penser ensemble. D'où l'occupation. Nous pensons que ce monde se tient par la circulation ininterrompue d'argent, de travail, et d'information et que pour l'entamer il nous faut enrayer cette machine. D'où le blocage. Nous appelons ceux qui nous entendent à nous rejoindre, à s'organiser là où ils sont. Le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les flux sont à bloquer.
5) Communiqué de presse du comité de mobilisation d'Aix en Provence du mardi 30 octobre
Depuis plusieurs semaines, des étudiants et des personnels de l'université se mobilisent pour obtenir l'abrogation de la Loi Pécresse relative aux « libertés et responsabilités des universités ». Cette loi organise le démantèlement du service publique de l'enseignement supérieur et prépare sa privatisation.
Aujourd'hui mardi 30 octobre 2007 alors qu'un dispositif filtrant avait été mis en place afin d'informer l 'ensemble des usagers de l'université de la tenue d'une assemblée générale, certains membres de la présidence ont agressé les étudiants qui diffusaient des tracts. Alors que les choses se déroulaient sereinement, cette attitude de la présidence apparaît comme une provocation inacceptable. Suite a cette altercation, la présidence a décidé de manière unilatérale la fermeture administrative du site Schuman de l'Université de Provence jusqu'au lundi 5 novembre.
Malgré cette manoeuvre qui visait a empêcher les étudiants de se réunir en assemblée générale (AG), celle-ci a pû se tenir, rassemblant près d'un millier d'étudiants. Les étudiants ont réaffirmé a une immense majorité, leur volonté de voir cette loi abrogée. Cette assemblée générale a appelé a un réinvestissement massif de l'état dans l'enseignement supérieur et soutient la lutte des travailleurs pour la défense du service publique. En ce sens, l'AG appelle à se joindre à la grève et aux manifestations prévues pour le 20 novembre. Une manifestation réunissant entre 250 et 300 étudiants s'est ensuite déroulée dans les rues d'Aix-en-Provence.
Nous appelons les étudiants et l'ensemble des personnels de l'université à poursuivre et amplifier la mobilisation jusqu'à l'abrogation de la Loi Pécresse et à se réunir en assemblée générale le mardi 6 novembre 2007 a 12h30 dans le grand hall de la fac de lettres d'Aix en Provence.
Le comité de mobilisation d'Aix en Provence.
L'adresse du forum du comité de lutte : comitedelutteaix.conceptforum.net
L'adresse du blog (info + photo) : http://comitedelutteaix.blogspot.com
le mercredi 31 octobre 2007 à 15h27
Nouvelle évacuation pour les mal-logés de la rue de la Banque
Les forces de l'ordre ont évacué tôt ce mercredi le campement, installé depuis début octobre. Fofana, représentant des familles, qualifie leurs méthodes de "brutales".
Le campement après l'évacuation (BRG) Les forces de l'ordre ont procédé mercredi 31 octobre au matin à l'évacuation des mal-logés, installés depuis début octobre, rue de la Banque à Paris (2e arrondissement).L'opération, menée conjointement par des forces de la gendarmerie et de la police, avait débuté peu avant 6h00 pour s'achever à 7h00.Fofana, représentant des familles, parle de "méthodes brutales".
Il a indiqué à Nouvelobs.com qu'un campeur a eu le poignet cassé pendant l'opération. Le représentant des familles a par ailleurs affirmé que les campeurs comptaient revenir. Selon Fouad, un campeur, les forces de l'ordre ont secoué les tentes à 5h45 pour réveiller leurs occupants, avant de les ouvrir pour en faire sortir les personnes. Certains mal-logés ont été conduits par bus vers un centre d'accueil, mais la majorité d'entre eux ont préféré évacuer les lieux à pied, en emmenant leurs affaires avec eux.
Une militante de Droit au logement (Dal), association à l'initiative du campement, qui surveillait les lieux, Benoîte Bureau, a été interpellée,"Brutalités"Les mal-logés, en majorité d'origine africaine, s'étaient installés sur les trottoirs de la rue de la Banque le 3 octobre. Ils en avaient été évacués une première fois mais s'étaient le jour même réinstallés.Les forces de l'ordre ont plié toutes les tentes qu'occupaient les mal-logés, entassant sur le trottoir leurs matelas et affaires personnelles.Jean-Baptise Eyraud, porte-parole du Dal, a également affirmé qu'il il y avait "eu des brutalités" dans un car de police.
Il a rappelé qu'une "nuit solidaire" était prévue sur place, rue de la Banque, ce mercredi soir à partir de 18H00, juste avant le début de la trêve hivernale des expulsions.Rappelant que le Dal avait demandé un second rendez-vous à la ministre du Logement, Christine Boutin -qui les a reçus vendredi-, il a commenté: "La réponse est claire: on tente de bâillonner les familles sans logis !""Solidarité avec les mal-logés""Après l'évacuation des campements au bord du périphérique, on constate une volonté de faire le nettoyage superficiel des endroits les plus visibles mais ce n'est pas avec la police qu'on résoudra les problèmes de logement", a jugé Jean-Baptiste Eyraud.
Durant l'opération, un petit groupe de mal-logés et de militants d'associations parmi lesquelles le Dal, était rassemblé autour d'une bouche de métro place de la Bourse, encadrés par les forces de l'ordre, scandant "Solidarité avec les mal-logés".
Une cinquantaine de femmes, parfois accompagnées de leurs jeunes enfants, ont continué à occuper pendant quelque temps la rue de la Banque, assises au milieu de leurs affaires, avant de finalement quitter les lieux dans le calme, peu avant 7h00.
source:http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071031.OBS2259/nouvelle_evacuation_pour_les_malloges_de_la_rue_de_la_b.html
Conseil des ministres en Corse..' c'est la dictature, on vous emmerde !!' lol !!!
AFP
AFP - il y a 1 heure 33 minutes
..Le gouvernement se retrouve dans la matinée, sous l'égide du chef de l'Etat, à la préfecture d'Ajaccio, avec au menu un bilan du Grenelle de l'Environnement et une communication de François Fillon sur l'ambition de l'Etat pour l'île de Beauté.
De brefs incidents sans gravité ont opposé es forces de l'ordre aux manifestants nationalistes venus protester à proximité de la préfecture d'Ajaccio. La tension est montée vers 11H30, lorsque les forces de l'ordre ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser quelque 150 à 200 manifestants nationalistes, massés sur l'avenue du Premier-Consul, à 150 mètres de la zone interdite de rassemblement, puis le calme est revenu.
Auparavant, peu avant 10H00, les forces de l'ordre avaient contraint les manifestants à reculer au-delà du périmètre interdit autour de la préfecture.
"C'est la dictature. On vous emm..., on est chez nous. Sarko le peuple aura ta peau", ont lancé aux gendarmes les manifestants au son des cornes de brume. Certains d'entre eux étaient drapés dans le drapeau corse et ont entamé l'hymne corse.
Portant une banderole avec la tête de maure, ils criaient des slogans tels que: "Une seule solution: décolonisation".
Après les jets de lacrymogènes, ils ont reculé et se trouvaient sur la place Foch où est arrivé le dirigeant indépendantiste Jean-Guy Talamoni.
A 300 mètres des nationalistes, plusieurs dizaines de syndicalistes étaient également rassemblés. D'autres, venus notamment de Bastia, étaient bloqués aux alentours de la gare.
Depuis le début de la matinée, le coeur d'Ajaccio a pris les apparences d'une ville en état de siège avec des policiers en uniforme tous les cinq mètres dans les avenues totalement désertées par les habitants et avec des fouilles systématiques à tous les accès menant au centre de la cité impériale.
L'intersyndicale CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA et STC (Syndicat des travailleurs corses, nationaliste) a menacé pour sa part de ne pas rencontrer le chef de l'Etat, comme prévu, à l'issue du conseil des ministres.
François Fillon avait tenté de baliser le terrain lors d'une visite préparatoire le 21 septembre au cours de laquelle il avait discuté avec tous les groupes politiques représentés à l'Assemblée territoriale, dont les nationalistes radicaux.
La découverte d'un lance-roquette il y a quelques jours sur les hauteurs d'Ajaccio n'est pas faite pour rassurer les autorités, même si selon les enquêteurs il n'aurait pu servir à un attentat contre la préfecture, faute d'angle de tir.
Mardi, le président Sarkozy a passé dans l'île une journée essentiellement consacrée à l'environnement. Il a assuré vouloir faire de la Corse une "région pilote" dans ce domaine.
Le Parti socialiste avait critiqué lundi cette délocalisation ponctuelle, un "un déplacement cher" qui "va mobiliser plusieurs compagnies de CRS", "un grand Barnum alors que la Corse mérite un travail approfondi".
Un bâton de dynamite a été jeté mercredi peu après 00h3O contre le fourgon de CRS en faction devant l'entrée du domicile du maire de Bastia, Emile Zucarelli, sans faire de blessés, a-t-on appris de source policière. Le bâton a roulé jusqu'à un pot de fleurs et explosé, occasionnant seulement des dégâts au mobilier urbain. Cet attentat n'a pas été revendiqué.
La Saint Nicolas Live à Brainans Torapamavoa Video concert !
Merci au Moulin de Brainans !
Avec : ILTIKA hip hop Acoustique
Mr.Z Fusion
DJAMAL Torapamavoa In Vivo Ex Kabal
YWILL la Jonction Slam
Temto WUMP Canal Historik
Dj Torgull & more !
Resistons ensemble. Merci à http://schawack.com/ pour les videos.
Enjoy :
Rejoignez nous sur : http://torapamavoa.blogspot.com/
Canepa et Hortefeux : Nient le marquage à Dunkerque

Du marquage humain à la négation de ce marquage...
Le MRAP de Dunkerque nous avait transmis les images incroyables du marquage au feutre inélébile, des réfugiés de Dunkerque
Canepa, ancien préfet des préfets, actuel préfet de région Nord Pas-de-Calais, nie.
Une attitude idéologique chère à d'illustres prédécesseurs et à d'actuels hommes politiques à l'ADN chargé de croix...
Prière de ne pas croire ce que l'on voit

Lu sur indymedia.
30/10/2007
c'est parti !!! Tolbiac occupée
Tolbiac bloquée
les personnes (environ 700) réunis en AG cette apres midi ont décidé de bloquer la fac dès la fin de l'AG et jusqu'à l'AG de demain. Une plateforme de revendications assez large, reprenant celle des AG précédente, a été adoptée. maintenant assez de blabla, passons à l'action !
le mardi 30 octobre 2007 à 23h19
Greve a Tolbiac ! ! ! !
La greve avec blocage a ete votee cet apres-midi à Tolbiac (Paris-1) Prochaine AG mercredi 12h
Cet apres midi, une ag c'est tenu en amphi N du centre Tolbiac. Elle a reunie environ 800 personnes. La greve avec piquets de greve a ete votee, dans la foulee la fac a ete bloquee par les etudiants. Nos principales revendications sont : L'abrogation de la loi sur l'autonomie des universites Le retrait de la carte etudiante BNP-Parisbas La regularisaton de tout les sans-papiers
Nous appellons les autres facultes parisiennes et francaises a se mettre en greve le plus rapidement possible.
le mardi 30 octobre 2007 à 22h15
SOMMAIRE DU N° 9 DU JOURNAL L’INDIGENE DE LA REPUBLIQUE

Vu sur BELLACIAO
mardi 30 octobre 2007 (22h13) :
SOMMAIRE DU N° 9 DU JOURNAL L’INDIGENE DE LA REPUBLIQUE
http://www.indigenes-republique.org/
Édito — Enfin un vrai président !
Walou — La gauche contre les tests ADN
Abir — Supprimer, assouplir ou maintenir la carte scolaire : dénis et non-dits
M’Baïreh Lisette — Le ministère de l’Enfermement des peuples et des consciences
Youssef Boussoumah — Repentence, identité nationale et calculs politiciens
Sadri Khiari — En défense des traîtres
Fatima Ouassak — Les Lumières de l’Islam de France Pour lire ce texte, cliquer sur ce lien
http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article1078
Abir — Sociologie blanche ou indigène Létisia — Un livre d’histoire innovant,pédagogique et complet
Sonia El Barbecha — L’ovalie est une colonie
Sonia El Barbecha — L’Ennemi intime, ou la France qui « regarde son passé en face », mais en biglant !
Rouben Koulaksezian — L’amour de la France expliqué aux Arabes
Rouben Koulaksezian — Arménie : mémoire instrumentalisée pour cause de
racisme à légitimer d’urgence
Entretien avec Walid Charara — « La guerre contre l’Iran aura bien lieu… »
Pour le commander ou s’abonner : Email : abonnementindigene@yahoo.fr
Tél. : 06 28 06 60 35
L’abonnement pour 11 numéros coûte seulement 22 euros (transport compris) mais les abonnements de soutien à 40 euros sont les bienvenus.
De : Homme fatal
mardi 30 octobre 2007
NO COMMENT par les STREETREPORTERS
NO COMMENT. Hier. Impression de "ça va bien finir par passer". La pluie ? Les sans-abris ? Les sans-abris sous la pluie ?
severine escobar
Cet hindou devant le manège...
Léger écho du mouvement étudiant dans la presse généraliste
L'Unef appelle à la mobilisation le 20 novembre
NOUVELOBS.COM | 30.10.2007 | 18:41
L'Unef appelle les étudiants à se mobiliser le 20 novembre prochain aux côtés des syndicats de la Fonction publique. Le principal syndicat étudiant assure dans un communiqué diffusé mardi qu'une "grogne monte depuis quelques semaines" dans les universités, notamment contre la réforme sur l'autonomie.
Selon l'Unef, cette "grogne" a entraîné mardi le blocage par des étudiants des universités de Toulouse, Rouen et Tolbiac à Paris. Par ailleurs, la faculté des Lettres et Sciences d'Aix-en-Provence a été fermée ce même jour, sur décision de la direction, "jusqu'à nouvel ordre".
"Barrages filtrants"
Dans un communiqué diffusé mardi, elle fait état de la "mise en place de 'barrages filtrants' installés par quelques étudiants", à l'aide de "mobilier prélevé dans les salles d'enseignement". La direction "a ordonné la levée des barrages (...) Il s'en est suivi des menaces physiques et verbales. Devant cette situation et afin de prévenir tout risque de débordement", selon le communiqué, la direction a décidé de fermer le site "jusqu'à nouvel ordre".
"Depuis quelques semaines", assure l'Unef, "les assemblées générales à l'appel des organisations d'étudiants et de personnels se multiplient dans les universités".
AG et manifestations
Selon le syndicat, qui a participé à plusieurs AG, 500 étudiants se sont réunis à Paris-I-Tolbiac. Ils étaient 600 selon le Collectif contre l'autonomie des universités (CCAU). L'Unef a dénombré également 100 à Paris-VIII-Saint-Denis, 100 à Paris VI, 300 à Paris-X-Nanterre, 250 à Reims et entre 600 et 800 à Toulouse II-le Mirail. Ils étaient, selon le CCAU, une centaine également à Paris III-Sorbonne nouvelle.
A Rouen, où un blocage filtrant a été mis en place dès lundi, environ 800 étudiants selon la police se sont réunis en AG et ont voté la poursuite du mouvement. L'AG de Toulouse II a voté le blocage à partir de mardi prochain, celle de Reims un barrage filtrant mercredi.
Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes. Ils étaient 250 à Rouen, selon l'Unef, 150 à Paris selon le CCAU, environ 250 selon la police et les étudiants à Toulouse.
Mesures sociales
La plupart du temps, les assemblées générales votent des motions demandant l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités et des mesures sociales pour les étudiants. A Paris, des mesures en faveur du logement ont été ajoutées.
Le 20 novembre, les fédérations syndicales de fonctionnaires appellent elles aussi à une journée de grève. Elles veulent dénoncer les suppressions de postes, les modalités de réforme de la Fonction publique annoncées le 19 septembre par Nicolas Sarkozy et pour réclamer l'ouverture de négociations salariales.
L'Union nationale des étudiants de France dit se joindre à l'appel lancé par les fédérations de fonctionnaires pour le 20 novembre, exhortant les étudiants "à faire de cette date une journée d'action dans les universités permettant d'amplifier la mobilisation".
Mobilisation des salariés
Selon l'Unef, "les étudiants s'inquiètent en premier lieu de la loi sur l'autonomie des universités et de ses menaces sur le service public d'enseignement supérieur, mais ils se mobilisent aussi pour exiger du gouvernement une prise en compte de leurs revendications, demandant notamment des mesures pour sortir les étudiants de la précarité et leur permettre de réussir en licence".
Enfin, affirme l'Unef, "les étudiants sont solidaires des mobilisations des salariés sur la question des retraites, du pouvoir d'achat ou encore des franchises médicales et souhaitent démontrer leur attachement à un système social solidaire".
"On ne peut pas encore parler de mouvement national mais il y a une grogne locale qui monte", expliquait-on mardi au siège national de l'Unef à Paris. Selon le syndicat étudiant, des assemblées générales sont prévues dans la plupart des universités d'ici au 20 novembre. (avec AP)
Non aux manifs, Non aux grèves..on ne veut pas savoir, pas voir, pas entendre

Dans une lettre adressée au préfet de police, le "Collectif des Riverains de la rue de la Banque et de ses alentours" se plaint des "perturbations" engendrées par le campement.Les riverains de la rue
de la Banque protestent
NOUVELOBS.COM | 30.10.2007 | 17:13
Excédés par les perturbations engendrées par le campement de mal-logés installé depuis plus de trois semaines sur une partie des trottoirs, des riverains de la rue de la Banque ont écrit au préfet de police Michel Gaudin, dans une lettre du 25 octobre, rendue publique mardi 30. Le "Collectif des Riverains de la rue de la Banque et de ses alentours" fait part de sa "colère". "Les riverains, résidents, commerçants et visiteurs de ce secteur souffrent des perturbations engendrées par une situation intolérable (nuisances nocturne et journalière, insalubrité, insécurité)", écrit le Collectif.
Une quarantaine de signatures
La rue de la Banque se situe dans un quartier de bureaux, peu animé la nuit.
"Nous exigeons que l'espace public soit rendu à son usage normal et à la libre circulation de tous. (...) Nous comptons sur votre diligence pour que tout redevienne normal et que la tranquillité revienne", selon le texte.
La lettre est assortie d'une quarantaine de signatures, dont celles de commerçants qui déplorent une perte sensible de chiffre d'affaires. Un restaurateur a dit à l'AFP qu'il envisageait de licencier un de ses six salariés en raison de sa baisse d'activité depuis le 3 octobre, date de l'installation du campement.
25 Novembre CICP Concert Film Soutien PALESTINE

Vu sur SAMIZSAT.NET
Palestine – concert hip hop (CICP – 25 novembre 2007)
Dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale (du 17 au 25 novembre)
PALESTINE CONCERT HIP HOP
SOIREE DE SOLIDARITE AVEC LE CENTRE AL-FENEIQ (PALESTINE)
AU CICP, 21TER RUE VOLTAIRE, PARIS 11e
(Métro: Rue des Boulets ou Nation)
Le Dimanche 25 novembre 2007 – à partir de 17h
AVEC :
* PHELBS
* PENSÉE URBAINE
* LA K-BINE
*
DJ Oriental & Initiation Dabké
*
Projection de films sur la Palestine (issus d’un projet de l’association regarde a vue http://www.regardeavue.com/phoenix/?cat=7 ) et rencontre avec une délégation de jeunes palestiniens du camp de réfugiés de Deihsheh.
Pour plus d’info: 01 43 72 15 73
contact : info@cicp21ter.org
http://www.cicp21ter.org
Mis en ligne par : Pedro le 30 octobre 2007 @ 13.15.55
Front des facs
mardi 30 octobre 2007 (16h08) :
Fermeture de la fac de lettres d’Aix, AG et manifestation.
Vu sur BELLACIAO
Ces mêmes personnes ne s’en sont pas tenues là et, pour empêcher toute mobilisation, ont obtenu la fermeture administrative de l’Université de manière à compromettre la tenue de l’Assemblée Générale prévue dans le grand hall.
Les étudiants mobilisés ont, en réponse, décidé de tenir malgré tout l’Assemblée Générale en plein air, sur le parvis de l’Université.
Plus de 600 étudiants s’y sont prononcé clairement pour 3 revendications phares :
-> L’abrogation immédiate de la loi Pécresse.
-> Le réinvestissement massif de l’Etat dans le Service Public de l’Enseignement Supérieur.
-> L’arrêt immédiat de la casse générale des Services Publics, ils ont en ce sens apporté leur soutien aux revendications des salariés qui y sont confronté et décidé de se joindre à eux lors de la manifestation du 20 novembre.
Les étudiants présents ont ensuite décidé de partir manifester leur mécontentement sur le champ, et se sont rassemblés devant le Rectorat, puis devant la Mairie.
Les Etudiants Communistes d’Aix-en-Provence et les élus UEC de la fac de lettres, pleinement investis dans le mouvement condamne la décision arbitraire de l’administration de l’Université et affirment leur détermination à mettre en échec le démantèlement du Service Public d’Enseignement Supérieur voulu par le gouvernement.
Ils appellent l’ensemble des étudiants à rejoindre le mouvement, l’abrogation du CPE a montré qu’il était possible d’imposer la volonté populaire aux dirigeants les plus autistes.
mjcf13.gauchepopulaire.fr
De : UEC AIX-JC 13
mardi 30 octobre 2007
TRIPLEMENT DE LA PAYE DE SARKO....par amendement, la fonction publique appréciera...
AFP
AFP - il y a 1 heure 7 minutes
L'amendement du gouvernement, adopté en commission et qui devait être débattu dans l'après-midi dans le cadre de l'examen des crédits "Pouvoirs publics", prévoit "d'aligner les modalités de rémunération du président de la République sur celles du Premier ministre".
Interrogé par l'AFP, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi a évoqué la somme de 19.000 euros par mois.
"Il s'agit d'un traitement exclusif de toutes pensions, retraites, primes", a précisé M. Karoutchi dans les couloirs de l'Assemblée.
Interrogé par l'AFP, Matignon a indiqué que le Premier ministre touche une indemnité de 14.518,95 euros bruts mensuels (un peu plus s'il est fonctionnaire), plus 4.171,75 euros (soit 18.690,7 euros), le montant annuel étant calculé sur la base de 12 mois (224.288,4 euros).
Auteur d'un livre sur "L'argent caché de l'Elysée", le député apparenté PS René Dosière estime que le chef de l'Etat touche actuellement environ 6.000 euros nets mensuels.
Avant l'amendement, la "dotation du chef de l'Etat" prévue dans le budget 2008 était de 101.125 euros.
Le ministère de la crise du logement s’élargit et « n’exclut » pas de réquisitionner !

Après trois semaines de campement, il n’y a pas encore de solution de relogement pour les familles sans logis qui campent rue de la Banque, même si un dialogue est amorcé avec le ministère du logement depuis hier.
Puisque Mme Boutin, Ministre du logement, affirme qu’elle « n’exclut pas de réquisitionner », en particulier des immeubles appartenant à de grandes compagnies d’assurance, le Ministère de la Crise du Logement a décidé de passer à l’action et de fournir les adresses d’immeubles vides que la Ministre pourrait réquisitionner pour y faire des logements pour les sans-logis.
La manifestation de soutien aux familles sans-logis de la rue de la banque, qui a rassemblé près de 400 personnes s’est déplacée devant 4 immeubles vides depuis de nombreux mois, aux 50, 52 et 52 bis rue Lafitte et 22 rue de la Victoire dans le 9ème arrondissement de Paris, appartenant aux AGF et qui accueillait auparavant le siège de la Banque de Chine.
Ces immeubles sont des exemples parmi des centaines d’autres possibles, puisqu’il y a à Paris environ 136 000 logements vacants (chiffres INSEE) et des dizaines de milliers de m2 de bureaux vides possibles à transformer en logement.
Le ministère de la crise du logement, composé de Jeudi Noir, Macaq et Droit Au Logement (DAL), a été rejoint par le Comité Actions Logement (CAL) et le Comité Des Sans Logis (CDSL). Il accompagnera cette semaine les sans-logis des différents mouvements déposer des demandes de réquisition pour ces immeubles, selon l’ordonnance de 1945.
Nous refusons que les réquisitions se limitent au « plan grand froid » et continuerons à exiger l’application de la loi de réquisition selon la procédure de l’ordonnance de 1945, pour permettre aux sans-logis d’être relogés dans de vrais logements et d’arrêter de croupir dans des hébergements hôteliers indignes et coûteux.
Nous exigeons : Le relogement immédiat des sans logis en lutte, Des mesures pour lutter contre la crise du logement et la cherté des loyers : la régulation des loyers et la production d’au moins un million de logements sociaux en urgence.
Des mesures d’urgence pour loger tout de suite 100 000 ménages sans logis ou très mal logés dans de vrais logements : l’application de la loi de réquisition, la location aidée dans le privé, la mobilisation des logements HLM en particulier ceux qui sont vacants dans le cadre de programmes de démolition. L’arrêt des expulsions sans relogement ...
Ministère de la crise du logement : 24 rue de la Banque - Paris 2e - Métro Bourse
CAL - CDSL - DAL - Jeudi Noir - MACAQ
lundi 29 octobre 2007
Source/auteur : http://www.solidaires-paris.org/
Il y a 1an ,dans le métro de Barcelone, inoui !!
Par tian , le 27/10/2007/LE POST
Cette vidéo qui montre l'agression d'une jeune Equatorienne à Barcelone indigne toute l'Amérique Latine et la Catalogne. L'agresseur présumé, âgé de 21 ans, a été retrouvé lundi par la police espagnole, il est assigné à domicile et attend son jugement.
La scène que vous découvrez sur la vidéo soulève un vent de colère dans toute l'Amérique latine. Elle montre l'agression d'une jeune Équatorienne, le 7 octobre dernier à Barcelone, par un Espagnol de 21 ans. Après avoir suscité une indignation générale en Espagne, c'est au tour des pays d'Amérique Latine de dénoncer cet acte odieux de violence raciste. L'agression, qui a été filmée par les caméras du métro barcelonnais, a été retransmise sur toutes les chaînes de télévision et a été diffusée sur Internet et vue par des milliers d'internautes latino-américains.
Par tian , le 27/10/2007
Aujourd'hui dans les Facs : ca gronde.
12h00 - la sorbonne - Manifestation le 30 octobre a 15 contre la répression anti syndicale
12h30 - fac de nanterre - AG Mardi 30 Octobre 12h30
13h00 - Fac de Tolbiac - AG à Paris 1 - Tolbiac
13h00 - Tolbiac - Assemblée Générale Mardi 30 octobre
Expulsions locatives en forte hausse
¬ La Fondation Abbé Pierre s’indigne du nombre croissant d’expulsions, signe d’une dérive sociale
Lundi 29 octobre 2007 ./HNS-INFO
L’augmentation atteint plus de 22 % sur les cinq dernières années selon les chiffres fournis par le Ministère de la Justice. Plus grave encore : les premières tendances connues des expulsions avec recours à la force publique s’élèvent à plus de 28 % (chiffres Ile-de-France) !
Ces chiffres illustrent une lente mais inexorable dérive sociale. Car la hausse des procédures est étroitement liée à l’augmentation du coût des loyers et des charges locatives (fuel, gaz, etc...) notamment.
Ainsi, les catégories frappées d’expulsion sont de plus en plus nombreuses. Les travailleurs pauvres, les plus de 60 ans, les classes moyennes et les personnes en perte d’emploi deviennent eux aussi victimes d’une pression financière qu’ils ne peuvent plus assumer.
Pour autant, les publics les plus touchés restent les plus fragiles. À quelques mois de la mise en application du Droit au logement opposable, sachant que l’une des cinq catégories prioritaires au regard de cette loi concerne les ménages expulsés sans relogement, cette dérive est inquiétante.
Le risque demeure que ce nouveau droit ouvert reste passablement virtuel : les ménages menacés d’expulsions vont s’ajouter aux 600 000 ménages prioritaires déjà concernés à très court terme pour un contingent préfectoral - seul outil de recours inscrit dans la loi DALO - qui n’excède pas 50 à 60 000 logements par an !...
Au regard de cette situation dramatique et afin d’éviter un engorgement des commissions départementales de médiation et des tribunaux administratifs, la Fondation Abbé Pierre s’alarme. Elle réclame une bonne politique de prévention (médiations, ouverture de droits, apurement de dettes...) qui permettrait de réduire sensiblement le recours à la pire des solutions. Elle demande aux pouvoirs publics qu’une réflexion visant à prendre des mesures énergiques incluant un moratoire des expulsions soit engagée immédiatement.
Source/auteur : http://www.fondation-abbe-pierre.fr...
Mis en ligne le mardi 30 octobre 2007, par laprincesse
Le Sénat pointe les faiblesses du vote électronique

29 octobre, 2007
Le Sénat pointe les faiblesses du vote électronique
(...) Le Sénat s'est penché sur la situation du vote électronique dans une dizaine de pays européens (1). Et l'étude de législation comparée qui vient d'être publiée conclut que « de façon générale, le vote électronique ne parait pas répondre aux espoirs qu'il a nourris [...] la Suisse semblant cependant constituer une exception ».
Depuis sa mise en place à grande échelle en 1999 en Belgique, le recours aux machines pour le vote électronique a en effet été émaillé d'incidents et de retour en arrière. Si la formule a déjà été utilisée par 44 % des électeurs, sa généralisation n'est plus à l'ordre du jour. Aux Pays-Bas, où 90 % de la population votent désormais de cette manière, les autorités ont été contraintes de « retirer l'agrément à certaines machines à voter utilisées, obligeant une dizaine de communes à revenir au vote traditionnel pour les élections législatives de 2006 ».
Bien décidé à déployer le vote électronique au niveau national par les élections européennes de 2004, le gouvernement irlandais a lui aussi du faire machine arrière à la suite d'un avis négatif rendu en 2003 par une commission officielle. Depuis le processus est suspendu.
Le vote électronique est utilisé pour certaines élections locales depuis 2000 au Pays de Galles et en Angleterre, relève l'étude du Sénat. Cependant son extension n'est plus envisagée. En 2003, « la Commission électorale avait émis des doutes sur la fiabilité des diverses méthodes employées. » En Espagne, en Italie et au Portugal, le vote électronique ne fait aujourd'hui l'objet que de tests sans valeur juridique. Comme ce fut le cas en France jusqu'aux élections régionales et cantonales de 2004.
Enfin, semblant infirmer l'un des arguments phares développés par les distributeurs de machines, les Länder allemands ont abandonnée l'idée d'une généralisation du vote électronique, notamment « à cause du coût de l'opération », précise le Sénat, « considéré comme trop important par rapport aux économies attendues ».
(...) En France pour les élections présidentielles de 2007, 81 communes ont utilisé, sur la base du volontariat, le vote électronique au premier tour du scrutin. Au second tour, elles n'étaient plus que 77, certaines ayant préféré suspendre l'expérience. Au total, ce mode de consultation aura concerné un peu plus de 1,2 million d'électeurs.
01Net 22 octobre 2007
A Dubaî : l'immigration choisie dans toute sa splendeur..grève= expulsion
AFP
AFP - il y a 34 minutes
Le haut responsable, Houmaid ben Dimas, a annoncé la prochaine "expulsion de 4.000 travailleurs qui ont fait la grève et commis des actes de vandalisme (...). Les organismes compétents ont été contactés pour mettre en application les mesures nécessaires", a-t-il dit selon le journal Emarat Al Youm.
"Les ouvriers ne veulent pas travailler et nous n'allons pas les y obliger", a-t-il ajouté.
Les autorités des Emirats arabes unis avaient décidé de prendre des sanctions sévères après la grève de milliers d'ouvriers étrangers ce week-end à Dubaï. Le droit de grève y reste interdit et le mouvement s'est accompagné de violences, rarissimes dans le pays.
Plusieurs centaines de milliers d'ouvriers du bâtiment, originaires principalement d'Inde, du Pakistan et du Bangladesh, travaillent sur les chantiers de construction dans les Emirats, notamment à Dubaï, où est en construction la plus haute tour du monde, Burj Dubai.
M. Ben Dimas avait déclaré lundi que "les grévistes avaient franchi une ligne rouge, ce que nous ne pouvons pas tolérer".
Samedi, plus de 4.000 ouvriers du bâtiment avaient bloqué la principale artère menant à la zone de libre-échange de Jebel Ali (sud-ouest de Dubaï), avant de jeter des pierres contre des voitures, dont 18 au moins ont été sérieusement endommagées.
Des milliers d'ouvriers d'autres entreprises se sont ensuite joints aux grévistes.
Les forces anti-émeutes sont intervenues au canon à eau pour disperser les manifestants qui s'en sont pris à des voitures des forces de l'ordre.
Un hélicoptère a survolé la zone pour filmer la scène et identifier les meneurs.
Dimanche, le mouvement de grève s'était étendu à trois autres zones de Dubaï mais la police avait pu maîtriser la situation et renvoyer les grévistes dans leurs logements.
29/10/2007
Liste des métiers pour immigrés: cirque ! esclavage !
Que pensez-vous de la mise en place, par le gouvernement, d'une liste des métiers, pour choisir les travailleurs immigrés ?IMMIGRATION CHOISIE
Le Nouvel Observateur 29/10/07
Violaine Carrère,
chargée d'étude au GISTI
- Je tiens, de prime abord, à préciser que cette liste, dévoilée par le quotidien Libération, dans son édition du lundi 29 octobre, reste, pour l'instant, une information officieuse. Et même s'il n'y pas eu de démenti de la part du cabinet de Brice Hortefeux (ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale), il ne s'agit que de documents préparatoires.
Du reste, nous ne sommes pas étonnés, car la mise en place d'une telle liste avait été annoncée par la loi "Hortefeux" sur l'immigration, qui vient d'être adoptée, et sur laquelle le Conseil Constitutionnel doit bientôt se prononcer. Nicolas Sarkozy, clame déjà depuis plusieurs mois qu'il compte choisir une immigration de travail.
Il s'attache à la distinguer cette dernière de l'immigration familiale, ce qui nous paraît plutôt discutable, puisque, de fait, nombre de personnes, qui sont arrivées en France, en raison de leurs liens familiaux - les conjoints de Français, d'une part, ou les membres de la famille d'un ressortissant étranger, d'autre part - travaillent en France. De même qu'une très grande majorité de sans-papiers. Cela prouve que notre économie a besoin d'eux.
Plus avant, on peut dire que cette liste des métiers a été élaborée à partir d'outils qui posent question. En effet, en 2004, alors que la droite était déjà au pouvoir, le monopole de l'ANPE sur le recueil de l'offre d'emploi a été supprimé par la loi de "cohésion sociale" -les employeurs n'étant, dès lors, plus obligés de déposer leurs offres à l'ANPE. Or, la définition des "secteurs en tension" (propos d'un membre du cabinet de Brice Hortefeux), telle qu'elle figure dans la liste, n'est autre que le fruit d'une comparaison entre offres et demandes, au regard des chiffres de l'ANPE.
Et comme, dans les faits, de nombreux employeurs ne passent plus par l'ANPE, la liste ne peut évidemment pas prendre en compte l'état réel du marché du travail : on est en plein cirque !
Reste une chose capitale : si l'on veut ouvrir, aux étrangers, la possibilité de travailler d'une manière régulière dans notre économie, il serait d'abord plus logique de régulariser les sans-papiers qui se trouvent déjà sur notre territoire.
La loi Hortefeux sur l'immigration a prévu la possibilité, pour les travailleurs sans-papiers qui résident déjà sur le territoire français, de demander, sous certaines conditions (promesse d'embauche), leur régularisation.
Quelles sont, selon vous, leurs véritables chances de régularisation ?
- Pour l'instant, on est dans l'expectative. Ce que l'on peut toutefois constater, c'est qu'il s'agit bien, au terme de la loi, d'une autorisation "exceptionnelle". Ce sera donc nécessairement discrétionnaire, et variable d'une préfecture à l'autre. On peut, en outre, se demander pourquoi on ne changerait pas plutôt la réglementation, afin de régulariser de plein droit ceux qui sont déjà en France, parfois même depuis des années, et qui, de fait, occupent des emplois "en tension".
Si le véritable souhait de Nicolas Sarkozy est d'encourager l'immigration de travail, ce serait la première mesure logique à prendre. Au lieu de cela, l'on assiste à un distinguo subtil – à moins qu'il ne soit plutôt grossier -, entre les ressortissants issus des pays non européens, pour qui on organise le pillage des cerveaux, et ceux, ressortissants des nouveaux états membres, à qui l'on réserve les emplois peu qualifiés.
Or, on sait bien, au regard des expériences du passé, ou même contemporaines, que cela ne fonctionne pas. L'Allemagne avait, par exemple, souhaité faire venir des informaticiens d'Inde. Cette grande campagne ciblée s'est soldée par un échec cuisant.
Les flux migratoires obéissent à d'autres logiques, que cet utilitarisme migratoire que d'aucuns essayent de mettre en place.
Lors de sa récente visite au Maroc, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que son "horizon est de faire passer l'immigration professionnelle de 7% à 50% des personnes qui s'installent durablement en France". Qu'en pensez-vous ?
- On est devant une manipulation flagrante des chiffres. A quoi correspondent ces 7% d'immigration professionnelle? D'où sort ce chiffre?
Cela correspond à l'immigration "choisie", telle que définie par Nicolas Sarkozy, et qu'il oppose au concept d'immigration "subie", sans d'ailleurs jamais préciser ce que c'est.
Il s'agit surtout de l'immigration que la France ne peut refuser, car elle relève de textes internationaux, qu'elle a signée, et qui régissent l'immigration familiale, par exemple, mais aussi le droit d'asile. Notons, à ce propos, que les demandeurs d'asile travaillent eux aussi, et, très souvent, de manière dissimulée.
En réalité, cette notion d'immigration professionnelle ne sert qu'à désigner une catégorie de migrants sur laquelle on peut exercer une pression aigüe.
L'idée, c'est que toute immigration est en général de travail : la majorité des immigrés travaille.
Derrière cette notion d'immigration professionnelle, se cache, en fait, la volonté de contrôler la pérennité du séjour, qui est calquée sur la durée des besoins pour notre économie.
C'est cela que nous, à l'UCIJ (le collectif Uni(e)s Contre une Immigration Jetable), appelons l'"immigré jetable".
Et ce n'est rien d'autre qu'une forme moderne d'esclavage.
Interview de Violaine Carrère, par François Miguet
(Le lundi 29 octobre 2007)
QUE FAIT LA POLICE ? N° 14 en ligne
Editorial : Police Républicaine ?
Il faut rappeler les faits. Il faut dire les mots. Il faut décrire les hommes. Comme à une époque que l’on croyait révolue, les autorités utilisent un vocabulaire codé. L’essentiel étant de laisser croire qu’il ne se passe rien que de très légal. C’est vrai, quoi, l’Etat a bien le droit de se séparer d’une immigration, non-souhaitée, qui encombre le territoire national. Il convient pourtant d’y mettre les formes, et la sémantique est appelée à la rescousse. 0n ne rafle pas – quel gros mot – on interpelle, on procède à des contrôles. On ne déporte pas – quel rappel horrible à un triste passé – on expulse !
Longtemps, on a cru que l’activité des policiers de Vichy – à l00% de leur effectif – faisait partie d’un mauvais cauchemar. Ceux-là, sans broncher, avaient été capables de rafler des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards grabataires. Depuis la Libération, nous étions persuadés qu’en démocratie le moindre accroc aux droits de l’homme les plus élémentaires était désormais impossible. Comme la France ne pouvait être que la plus belle des démocraties, il allait de soi que de telles mauvaises manières ne pouvaient plus se reproduire chez nous.
C’était oublier les véritables rafles “d’indigènes” dans les colonies françaises, pour trouver de la chair à canon, lors des deux guerres mondiales et même au cours des conflits post-coloniaux du Vietnam et d’Algérie. Ce serait faire table rase du comportement de la police française tout au long du conflit algérien, avec son cortège de rafles et d’assassinats de militants nationalistes. Comment passer par pertes et profits cette sinistre nuit du 17 octobre 1961 – à Paris- et ces centaines de morts algériens tous Français à cette époque ?
Le temps a passé. Notre police ne s’intéresse surtout qu’à ces sans-papiers, qui n’ont pas “vocation à rester en France”, comme le disait Lionel Jospin, en janvier 2002. Bien sûr, il n’y a plus de camps de concentration – simplement des centres de rétention. Si l’un ne déporte plus à bord de wagons à bestiaux, il est fait appel à des avions de ligne où les parias sont maltraités par les policiers de la PAF, très actifs au cours de ces vols vers l’Afrique.
Ce serait pratiquer un amalgame sordide que de comparer cette répression ordinaire à l’activité de nos policiers français, au temps de l’occupation nazie. On ne tue plus que par mégarde, ou simplement en “légitime défense”. Cela au service d’un ordre démocratique qui, parfois, se laisse aller à perdre ses repères. Les policiers qui raflent des enfants de sans-papiers jusque dans les écoles, ou des ouvriers sur leur lieu de travail, sont des hommes ordinaires. Ce serait leur faire injure que de dénoncer ce zèle à mal faire. Un véritable outrage envers ces fonctionnaires qui ne font qu’obéir aux ordres. Ceux qui ont servi sous Vichy, pour le compte de la Gestapo, n’ont pas eu d’autre ligne de défense, lorsqu’après la Libération ils étaient redevenus des policiers républicains.
Ah oui, un détail qui change tout. En 1942, nos policiers avaient le certificat d’études primaires. En 2007, on n’entre dans la police que si l’on est titulaire du baccalauréat.
Maurice Rajsfus
QUE FAIT LA POLICE ? – Bulletin d’information anti-autoritaire – Nouvelle série – Numéro 14 – Novembre 2007
Le dernier numero de Que fait la police ? est disponible en ligne sur
http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=228
Après les CRS violeurs, les policiers voleurs, joueurs et alcoolos … Et encore, on n’a pas tout vu : traverser en dehors d’un passage clouté devient un « comportement suspect » …
L’ensemble des numéros en ligne est disponible sur
http://quefaitlapolice.samizdat.net
La suite : http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=228
QUE FAIT LA POLICE ? – Bulletin d’information anti-autoritaire
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Mis en ligne par : Pedro le 29 octobre 2007 @ 20.15.54
Des tout petits enfants victimes des rafles,c'est ça la France sous Sarkozy
LIBE BLOG/A l'école des sans-papiers
..Le 25 octobre dans le Loiret, un nourrisson de trois semaines (trois semaines !) était placé en garde à vue avec ses parents moldaves, puis en rétention et qui, finalement libéré par le juge des libertés et de la détention, a été débarqué par les gendarmes sur un coin de trottoir, sans aucun secours.
Le lendemain, vendredi 26 octobre à Sens (Yonne) en fin de matinée, la police arrêtait une ressortissante malienne sans papiers, Mme Sima.
Cette mère de trois enfants (Yamadou 8 ans, Bambo Moussa 22 mois et Ladji 4 mois) fait habituellement une heure de ménage à la poste de Saint-Clément (banlieue de Sens) de 8h30 à 9h30. Elle rentre ensuite chez elle, en autobus, où son mari garde les deux petits, l’aîné étant à l’école. Son mari part ensuite pour son propre travail, en prenant un train à 10h26.
Quand elle arrive au bureau de poste, le vendredi 26 octobre, la responsable lui annonce qu’elle ne peut plus travailler car elle n’a pas de papiers et elle la chasse. Mme Sima demande à téléphoner pour qu’un ami vienne la chercher car il n’y a pas de bus. Refusé. Elle part donc à pied pour rejoindre la station où elle prendra un autre bus. Mais là, l’attendent visiblement quatre policiers qui fouillent son sac et l’embarquent. Coïncidence ? Peu probable. La question est de savoir si c’est la police qui a prévenu la poste ou la poste qui a dénoncé son employée. Mme Sima demande aux policiers à passer chez elle car elle a un bébé qu’elle allaite. Refusé.
Ne la voyant pas rentrer, son mari suppose que, comme cela s’est produit quelques fois, son bus a quelques minutes de retard : il part prendre son train en confiant l’enfant de 22 mois à la voisine et en laissant le bébé qui dort dans son berceau (le père dit avoir laissé la clé à la voisine, qui, elle, soutient le contraire mais cela n’a pas de sens : on ne voit pas pourquoi M. Sima aurait laissé son enfant de 22 mois à quelqu’un à qui il ne voudrait pas donner sa clé).
Pendant ce temps, Mme Sima est placée en garde à vue. Elle n’est ramenée chez elle qu’à midi, heure à laquelle les policiers constatent que Bambo Moussa est chez la voisine et Ladji seul dans l’appartement. Elle est autorisée à l’allaiter. Les policiers fouillent l’appartement en attendant que Yamadou rentre de l’école. Ils embarquent alors tout le monde : les «grands» sont placés «dans un foyer», le bébé «à la Croix-Rouge». Ladji sera amené à sa mère deux fois dans l’après-midi et la soirée du vendredi pour qu’elle l’allaite. En revanche il ne lui a plus été présenté entre le vendredi soir et le samedi 11 heures, date de sa libération. Sevrage à la hache. Dans l’après-midi, les douleurs dues aux montées de lait obligent Mme Sima à se rendre à l’hôpital.
Il semblerait qu’informé des faits, le cabinet de M. Hortefeux ait demandé la libération de Mme Sima et précisé qu’il n’y aurait pas d’APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière). M. Sima est convoqué le 30 octobre à 9 heures au commissariat de Sens pour «la régularisation de sa situation», lui a-t-on dit oralement. A voir.
Mais l’urgence n’est pas là : les enfants sont maintenant confiés à l’ASE (aide sociale à l'enfance), le procureur ayant pris une ordonnance de placement provisoire assortie d’une interdiction de visite. L’aîné est dans un foyer à Sens, les deux petits à la Croix-Rouge à Migennes, à 40 km du domicile des parents. C’est proprement scandaleux ! Si Ladji s’est retrouvé seul dans un appartement, c’est du fait de l’intervention de la police et de son refus de laisser Mme Sima passer chez elle pour le récupérer.
La suite des événements est tout aussi honteuse : depuis quand les services de police et de justice sont-ils habilités à décider du sevrage d’un enfant, hors de tout contrôle médical pour lui et pour sa mère (Mme Sima n’a vu aucun médecin au cours de sa garde à vue) ? Après les tests ADN, la rafle au faciès, l’interpellation à domicile, le placement en rétention d’enfant de trois semaines, la confiscation des enfants serait-elle la dernière mesure imaginée par le ministère de la Rafle et du drapeau pour lutter contre les familles immigrées ?
• Richard Moyon •
Magistrats et personnel de justice en grève le 29 Novembre

Ce matin, au Palais de Justice de Paris. REUTERS
Démarche rare dans ce corps, les magistrats et personnels de justice seront en grève le 29 novembre. Ce matin, la ministre de la Justice, Rachida Dati, a été chahutée lors d'une visite au Palais de justice de Paris.Réforme de la carte judiciaire: les magistrats appellent à la grève
LIBERATION.FR : lundi 29 octobre 2007
Les magistrats et personnels de justice appellent à la grève le 29 novembre pour protester contre la réforme de la carte judiciaire, une démarche rare dans ce corps. Les syndicats de magistrats ont boycotté lundi la visite de la ministre Rachida Dati au palais de justice de Paris, où elle a annoncé la suppression de 13 tribunaux d'instance sur 76 dans les ressorts des cours d'appels de Paris et Versailles.
Des personnels se sont regroupés dans les couloirs du palais, sous la surveillance de gendarmes, dans une ambiance houleuse. Une banderole montrait Nicolas Sarkozy s'adressant à Rachida Dati en ces termes : "Rachida, maintenant que j'ai divorcé, tu peux supprimer les tribunaux".
Le mot d'ordre de grève pour le 29 novembre est lancé par le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) et les trois principaux syndicats de personnels de justice Usaj (Union syndicale autonome justice), CGT et CFDT. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), qui n'est pas opposée aussi radicalement à la réforme, a expliqué qu'elle allait consulter ses instances pour savoir si elle rejoignait le mouvement - perspective très probable.
"A priori, il n'y a pas de raison qu'on ne s'y associe pas", a dit Christophe Régnard, secrétaire général de ce syndicat.
Le SM et l'USM dénoncent la réforme qui entraîne, selon eux, des fermetures de services publics sans logique, sans méthode, sans concertation et sans moyens financiers. Ils soulignent qu'aucune création de tribunal n'est prévue, alors que la carte est inchangée depuis 1958. La population française a augmenté depuis lors de 20 millions d'habitants. Ils estiment qu'avec 6,519 milliards d'euros, incluant le fonctionnement des prisons (2,4% du budget de l'Etat), le système actuel ne peut fonctionner normalement.
Dati promet d'entendre les inquiétudes
"C'est une fausse réforme. C'est un coup de gomme donné sur ce qui fonctionne le mieux, les tribunaux d'instance, sans concertation véritable et sans réflexion", a déclaré lors d'une conférence de presse lundi Hélène Franco, secrétaire générale du SM. "Mme Dati ne sait pas où elle va, c'est consternant, elle est en train de rater la réforme qu'il ne fallait pas rater, on repart pour 50 ans de n'importe quoi", a ajouté Christophe Régnard.
Lors d'une conférence de presse après sa visite au palais de justice de Paris, Rachida Dati a promis de tenir compte des oppositions mais a affiché sa fermeté. "Ces inquiétudes, je les entends et je les intègre, c'est normal. (...) Il y a des résistances pour des raisons d'usages et d'habitudes", a-t-elle dit. "Ce n'est pas du courage de faire cette réforme, c'est simplement une nécessité, les Français attendent cela", a-t-elle ajouté.
La réforme de la carte judiciaire, lancée en juin, a pour objectif déclaré de rationaliser la répartition des juridictions. Ce dossier fait l'objet de vives contestations chez les élus locaux de gauche comme de droite, qui craignent une sanction des électeurs lors des municipales de mars 2008. La place Vendôme a déjà renoncé au principe initial de la réforme - un tribunal de grande instance (TGI) par département, une cour d'appel par région - pour se concentrer sur la suppression de petits tribunaux d'instance (TI), qui gèrent les petits litiges civils et pénaux.
La ministre a abandonné le comité consultatif national et a écarté l'annonce d'un plan national au profit d'un tour de France des cours d'appel qui doit se terminer mi-novembre. Pour l'heure, quelque 80 TI et six tribunaux de grande instance sont promis à la fermeture. Au total, 200 TI devraient être supprimés, ainsi qu'une vingtaine de TGI.
Les syndicats de magistrats soulignent qu'aucune économie ne pourra être réalisée, puisque les locaux, souvent bâtiments historiques, resteront à la charge de la collectivité, tandis que les personnels transférés devront être indemnisés.
A Dunkerque on marque les migrants !!!!
Peut-on barder au feutre vert le dos de la main d'une demi-douzaine de sans-papiers? C'est la question que pose le Mrap dans la région de Dunkerque, après avoir photographié plusieurs étrangers, un chiffre inscrit sur la peau.Dans le Nord, des étrangers marqués d'un chiffre sur la main
Par Chloé Leprince (Rue89) 20H39 29/10/2007
Le 24 octobre, Aissa Zaibet, du Mrap local, raconte avoir rencontré "dans un bosquet", une cinquantaine d'étrangers en transit qui arrivaient de Lille et à qui il destinait "de la nourriture et des couvertures". Sur le poignet de l'un d'entre eux, il découvre en lui serrant la main un chiffre au marqueur vert. Il raconte:
"En appercevant cela, je l'ai prié en arabe de relever la manche de son blouson, et c'est alors que j'ai compris que c'était un chiffre. J'ai demandé combien étaient dans ce cas-là: ils étaient six ou sept. Ils disent avoir été arrêtés quelques heures puis relâchés à Lille, avant de gagner le littoral dunkerquois."
Depuis le milieu de la semaine dernière, le militant du Mrap alerte peu à peu son réseau associatif et dénonce "des pratiques inhumaines". Il a également adressé un courrier à Rama Yade, Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie (respectivement secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale et ministre de l'Intérieur) "parce qu'on ne peut pas marquer les gens comme des bêtes".
Au Mrap, on précise ignorer encore qui, du centre de rétention ou d'un commissariat de l'agglomération lilloise, a marqué la main des migrants. Mais, sur son blog, l'an dernier, Aissa Zaibet racontait déjà, photo à l'appui, un précédent identique, en janvier 2006.
Chez Emmaüs Dunkerque, Jean-Pierre Masclet confirme que ce n'est pas la première fois que de telles pratiques se font jour:
"Avec l'été, les choses s'étaient calmées. Mais depuis plusieurs années et la fermeture de Sangatte, j'ai constaté régulièrement des chiffres au marqueur sur la main de migrants. C'est la Police de l'air et des frontières qui procède ainsi, notamment l'hiver, pour aiguiller les gens vers des bus dans le cadre du plan 'grand froid' et les envoyer dans des centres d'hébergement, par exemple des centres d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada). Rouge pour un centre, bleu pour un autre. C'est scandaleux!"
Sollicitée lundi soir, la PAF, à Dunkerque comme à Lille, ne donnait pas suite aux questions de Rue89.
